La mare aux mots
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Chut ! J’écoute encore une histoire !

Par 16 mai 2014 Livres Jeunesse

On a commencé hier, voici la suite de notre sélection de CD et livres-CD pour écouter des histoires (toujours en chronique croisée avec Maman Baobab).

pierre et les voyousCe matin, Pierre refuse d’aller à l’école prétextant être malade. Sa mère voit bien qu’il ne l’est pas et l’oblige à y aller, pourtant le jeune garçon traîne des pieds. Arrivé dans l’établissement il retrouve Clara, son amie et Sébasse, le gros dur qui le surnomme Vivaldi et se moque de lui. Parce que Pierre joue du piano et peut-être parce qu’il est un peu plus chétif, il est le souffre-douleur de Sébasse et de ses copains. Mais sa rencontre avec Joachim, un jeune hockeyeur va peut-être changer la donne !

Troisième aventure de Pierre, après avoir croisé un pialeno et avoir rencontré Clara, le voici donc maintenant harcelé par une bande de voyous. Comme pour chaque livre-CD de la collection, un compositeur est mis à l’honneur. Après Prokofiev et Shuman, ici on va entendre du Tchaïkovski et des extraits de l’Album pour enfants op.39. C’est décidément une série qu’on aime beaucoup tant pour la qualité des illustrations que du point de vue de l’histoire racontée. Et bien sûr les choix musicaux ! Encore une nouvelle aventure d’un héros qu’on aime décidément beaucoup.
Des extraits sur le site de l’éditeur.

Pierre traqué par le tracQuand Pierre rentre chez lui, il entend courir les notes de musique. Qui joue aussi bien cette Arabesque de Debussy ? C’est sa vieille tante Juliette. Mais elle a beaucoup changé, elle semble si frêle, si fragile. Toute la famille a l’air triste en l’écoutant, Pierre se pose des questions. Il se rend vite compte qu’en plus Juliette tient des propos incohérent, mais que se passe-t-il ? En fait il va apprendre que la vieille dame souffre de la maladie d’Alzheimer et que tout semble s’envoler de sa tête. Au moment de jouer à son tour, il ne trouve plus les notes, aurait-il la même maladie ?

C’est donc la quatrième (et dernière à ce jour) aventure du jeune pianiste et c’est certainement la plus forte, la plus touchante. Ici, c’est accompagné par le Children’s Corner de Debussy que nous suivons cette histoire de perte de mémoire et de trac. On recroise le pialeno, personnage important du premier opus et bien entendu on retrouve la jolie Clara. Une histoire forte, belle avec des illustrations toujours aussi jolies et un accompagnement musical de grande qualité.
Des extraits sur le site de l’éditeur.

HalbBaka, la grand-mère de Tallinn lui offre pour ses dix ans sa clarinette, celle qui lui appartenait. La famille de Balka a été si dispersée par les guerres qu’il ne lui reste plus que la musique à transmettre et surtout une mélodie, celle que lui avait apprise sa mère, qui la tenait de sa mère, qui la tenait elle-même de sa mère et ainsi de suite. Sauf que Balka a vieilli, elle ne se souvient plus. La dernière partie de la mélodie s’est envolée de sa tête. Alors Tallin va tenter d’aider sa grand-mère à retrouver la partie manquante, ça sera le début d’un grand voyage.

Une bouffée d’émotion, un livre-CD extrêmement fort. Déjà parce que, personnellement, la musique Klezmer m’émeut énormément, me touche particulièrement. Ensuite parce que cette histoire sur la transmission est particulièrement belle. Enfin parce les illustrations de Barroux sont, comme d’habitude, superbes. Cette grand-mère dont les souvenirs s’envolent et cette petite fille vont retourner dans le village d’origine de la vieille dame, en espérant retrouver ce qui est perdu. Pendant ce temps, pendant qu’elles se demandent quelle est la fin de la mélodie, que la grand-mère dépérit, le chien Frageh (qui veut dire question en yiddish) grossit de plus en plus, jusqu’à devenir gigantesque. On parle donc de la transmission, de la sénilité, mais aussi des relations intergénérationnelles, de la création (et même en arrière-plan de la guerre, de la persécution des juifs, des villages détruits en Serbie). Un magnifique livre-CD avec une histoire et une musique bouleversante et de magnifiques illustrations.
Un site dédié avec des extraits et vu par Enfantipages.

TanbouAlors qu’elle pleure parce qu’elle n’arrive pas à chanter, Marie rencontre Donga. Il lui propose de l’aider, pour cela il lui demande de revenir le voir le lendemain. Quand elle revient, il a un tambour pour elle, le même tambour qu’avaient le père de Donga, ses grands-pères et même ses arrière-grands-pères. À l’école la maîtresse confisque le tambour. Donga raconte à Marie comment, il y a longtemps, des hommes avaient décidé que les gens comme lui seraient des marchandises. Il lui explique pourquoi ces tambours sont importants et il la rassure, quand la maîtresse connaîtra l’histoire, elle le lui rendra.

Il y a énormément d’émotion dans ce livre-CD. Grâce à l’histoire, grâce à la musique, grâce aux magnifiques illustrations. Au son du tambour et d’une version africaine de la comptine À la Claire Fontaine, on nous parle donc d’esclavage. À hauteur d’enfant, cet ouvrage sorti en 2000 et qui vient de ressortir, réussi à nous parler de ce sujet délicat sans aucune lourdeur, sans que ça soit pesant. Et quel plaisir de retrouver la chanteuse Maya Barsony qui interprète ici le rôle de Marie. Un magnifique livre-CD pour évoquer l’esclavage.

Le secret de grand-pèreSes parents ont un peu honte de son vieux grand-père, un paysan… pensez donc, eux qui habitent la ville ! Pourtant, lui l’aime ce vieil homme et dès qu’il le peut, il va lui tenir compagnie. Un jour, le grand-père évoque sa femme, disparue il y a vingt ans et tient des paroles bien énigmatiques… Le petit fils va connaître le secret de son grand-père.

J’avoue que je ne connaissais pas Le secret de grand-père de Michael Morpurgo sorti en 1997. C’est donc une version racontée par Frédéric Dimnet qui vient de sortir chez Gallimard Jeunesse dans la très bonne collection écouter lire. Une magnifique histoire sur l’amitié entre un petit fils et son grand-père, sur la transmission, sur l’amour de la campagne… et tant de choses encore (que je ne peux vous révéler pour ne pas vous révéler trop de l’histoire). Découpé en deux parties (le petit fils et son grand père puis une histoire de l’enfance du grand-père qu’il raconte), c’est un roman passionnant, captivant. Une très belle histoire.

JAMES et la GROSSE PECHEJames Henry Trotter est orphelin depuis que ses parents ont été écrasés par un rhinocéros échappé d’un zoo. Il est élevé par deux tantes ignobles : Tante Piquette et Tante Éponge. James est leur souffre-douleur, leur domestique. Un jour le chemin de James croise celui d’un vieil homme qui lui dit lui vouloir du bien et lui offre un sachet mystérieux en lui disant de bien y faire attention que ce qu’il contient changera sa vie. Malheureusement, James laisse échapper son sachet au pied d’un pêcher… Il pense qu’il ne lui arrivera donc rien de positif, qu’il va devoir continuer à servir ses tantes. Mais le lendemain, une pêche géante a poussé dans l’arbre et celle-ci va changer sa destinée.

Grand classique de la littérature jeunesse américaine, James et la grosse pêche est un roman des années soixante qui n’a pas pris une ride… par contre cette version CD des années quatre-vingt un peu ! Mais quel plaisir de redécouvrir cette aventure riche en rebondissement, où un petit orphelin va voyager dans une pêche accompagné d’animaux aux caractères bien trempés. Soyons honnête, je n’ai pas lu le roman et je ne connaissais que l’adaptation ciné signée Henry Sellick (réalisateur de L’étrange Noël de Mr Jack) que j’aime énormément. Ma fille de six ans et moi avons pris énormément de plaisir à entendre le roman raconté, entre autre, par Claude Villers.
Un extrait sur le site de Gallimard.

Sans les mains et en danseuseTout commence dans un jardin en Champagne. Il y a une mère qui arrive en poney (qui, tous les deux, finissent par tournoyer dans le ciel), le Général de Gaulle, des portes qui rétrécissent, des escaliers qui remontent en descendant, des histoires racontées en fin de repas et qui mettent la famille mal à l’aise, une bergère avec des lèvres en colle UHU, un mur contre lequel on est adossé mais qui est devant et même Jane Birkin !

Mais quel grand moment ! Mais quel bonheur que d’écouter Sans les mains et en danseuse de Pépito Matéo ! J’ai ri (pas juste souri, vraiment ri), j’ai été ému, je ne me suis pas ennuyé une seconde pendant les soixante-quinze minutes que durent cette histoire complètement loufoque. On est ici dans une sorte de rêve, où tout est possible. Pépito Matéo joue avec les mots, les expressions, on se régale ! Une folle histoire, pas toujours aussi déjantée qu’elle en a l’air, racontée par un conteur absolument génial. Un CD qui est entré directement dans mes albums de contes préférés.
Des extraits sur le site de Oui’dire.

Sans les mains et en danseuse
Et parce que ce texte est extrêmement riche, vous pouvez retrouver une version écrite très joliment illustrée par Marion Fournioux sortie chez Winioux. Plus d’infos ici : http://editionswinioux.com/-Sans-les-mains-et-en-danseuse.


Le mariage d'Atyek


CHRONIQUE RETIRÉE A LA DEMANDE D’ARMELLE AUDIGANE



DiablerieCinq histoires de diables. Une filandière qui rencontre le malin et qui lui propose de faire son travail, en échange elle devra dire son nom et son âge, sans ça… Un ancien soldat errant à qui tout le monde refuse l’aumône, à qui le diable va proposer de porter une peau d’ours pendant sept ans et s’il le fait il le rendra riche (mais en plus de la peau d’ours, il lui faudra aussi ne plus se laver, ne plus se couper les cheveux, ne plus se couper les ongles…), en sera-t-il capable ? Quand Dieu a créé l’homme et la femme, il les a fait égaux, de même force… mais l’homme n’était pas d’accord ! Il est retourné voir Dieu pour qu’il soit plus fort et plus grand. Ainsi la femme allait obéir… sauf que le Diable s’en mêla. Un roi qui refuse de laisser sortir sa fille parce qu’il a peur que le diable l’enlève et qui finira par lui laisser sa liberté pour qu’elle ne meure pas d’ennui. Notre jeune fille part donc découvrir le monde, avec une épée que son père lui a confié… et elle lui sera utile… Un disciple qui demande à son maître la différence entre l’Enfer et le Paradis.

Je connaissais déjà certaines des histoires que raconte Elisa de Maury (Le diable et la tissandière est une histoire connue qu’on retrouvait dans Le nom du diable, chroniqué ici, et Peau d’Ours est un conte des frères Grimm qu’on avait déjà chroniqué ici) mais quel plaisir que d’écouter ces histoires racontée avec autant de talent ! Issues de contes traditionnels, ces histoires sont captivantes. C’est aussi grâce à la qualité de son des CD Oui’Dire, on est enveloppé par la voix et la musique, on oublie tout ce qui se passe autour de nous, happé par les histoires. Cinq contes de grande qualité, comme on les aime, racontés par une conteuse très talentueuse.
Des extraits sur le site de Oui’dire.

Quelques pas de plus…
Retrouvez toutes les histoires racontées sur CD que nous avons chroniquées sur notre album Pinterest.
Nous avons déjà chroniqué des ouvrages de Mathieu Boutin, Paule Trudel-Bellemarre et Denise Trudel (Pierre et Clara et Pierre et le pialeino), Barroux (Un bond de géant – 1969, on a marché sur la lune, Méga-Loup, Mon voyage en gâteauKako le terrible et La rentrée de Noé), Roal Dahl (Matilda) et Pépito Matéo (Le petit Cépou et Le carnaval des animaux). Retrouvez aussi notre interview de Barroux.

Pierre et les voyous
Texte de Mathieu Boutin, illustré par Paule Trudel Bellemare, Musique de Piotr Tchaïkovski interprétée par Denise Trudel
Planète rebelle dans la collection Conter Fleurette
22 €, 205×205 mm, 76 pages, CD 1h20 environ, imprimé au Canada, 2010.
Pierre traqué par le trac
Texte de Mathieu Boutin, illustré par Paule Trudel Bellemare, Musique de Claude Debussy interprétée par Denise Trudel
Planète rebelle dans la collection Conter Fleurette
22 €, 205×205 mm, 64 pages, CD 1h18 environ, imprimé au Canada, 2012.
Halb, l’autre moitié
Texte de Sigrid Baffert raconté par Elsa Zylbertein, illustré par Barroux, musique d’Alexis Ciesla
Les éditions des Braques dans la collection Un livre – Un CD
18,30 €, 212×214 mm, 36 pages, CD 42 min. environ, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2014.
Tanbou
Texte et illustrations de Piotr Barsony, percussion Ka d’Edmony Krater
Syros
19,95 €, 239×310 mm, 30 pages, CD 13 min. environ, imprimé en Espagne, 2014.
Le secret de grand-père
Texte de Michael Morpugo (traduit par Diane Ménard), lu par Frédéric Dimnet
Gallimard Jeunesse dans la collection Écoutez lire
12,90 €, CD 1h05 environ, 2014.
James et la grosse pêche
Texte de Roald Dahl (version abrégée traduite par Maxime Orange), lu par Claude Villers, Sophie Wright, Geneviève Lezy, Henri Marteau et Christine Martin
Gallimard jeunesse dans la collection Écoutez lire
15,90 €, CD 2h08 environ, 2014.
Sans les mains et en danseuse
de Pépito Matéo
Oui’dire dans la collection Contes d’auteurs
17 €, CD 1h16 environ, 2013.
Le mariage d’Atyek
de Armelle & Peppo Audigane
Oui’dire dans la collection Contes d’auteurs
17 €, CD 52 min. environ, 2013.
Diableries
d’Élisa de Maury
Oui’dire dans la collection Contes d’auteurs
17 €, CD 1h01 environ, 2005.

À part ça ?

On vous parle dans cette chronique de Oui’dire, et on vous en parle régulièrement car c’est une super maison d’édition. C‘est un label discographique qui a un magnifique catalogue d’histoires à écouter pour les parents et pour les enfants. Ils ont besoin de vous pour continuer leurs beaux projets. Je vous laisse cliquer sur ce lien, vous en saurez plus !

Gabriel

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Juste différent (+ concours des deux ans du blog)

Par 29 août 2013 Livres Jeunesse

Aujourd’hui le blog a deux ans (voir après l’article avec des cadeaux à gagner !) et j’avais envie de faire pour l’occasion une chronique avec un sujet qui nous tient à cœur… j’aurais pu choisir « anti sexisme » (qui est quand même le sujet que je préfère aborder) mais j’ai choisi la différence, car comme le disait le poète « C’est vrai, faut de tout tu sais. Faut de tout c’est vrai. Faut de tout pour faire un monde ».

pieds nusPlus de chaussure, plus de chaussette, il marcherait maintenant pieds nus, il l’avait décidé ! Pieds nus dans la rue (malgré le froid), pieds nus à l’école (malgré le désaccord du directeur),… ses parents avaient beau tout tenter, c’est pieds nus qu’il resterait ! Tim grandit ainsi, les pieds libres.

Pieds nus est un magnifique album signé Rémi Courgeon (auteur/illustrateur au grand talent). Il parle ici d’accepter les gens tels qu’ils sont, si Tim veut vivre pieds nus devons-nous l’en empêcher ? Est-ce parce que dans notre société tout le monde porte des chaussures qu’on doit obliger ceux qui ne veulent pas à en avoir ? Au-delà des chaussures on parle évidemment de liberté, liberté de choix, liberté d’expression. Tim va aller loin, très loin même pieds nus. Les illustrations sont merveilleuses et l’objet lui-même est magnifique (couverture à bord franc, beau papier, grandes illustrations). Un magnifique ouvrage drôle et poétique signé Rémi Courgeon.

SUZANNE est à la hauteurDès l’enfance Suzanne (quel joli prénom) se démarquait par sa grande taille. A l’orphelinat où elle vivait, la plupart de ses camarades lui arrivaient aux genoux ! Pas facile de mettre ses chaussettes, faire du vélo ou même tenir sous un bureau avec des jambes grandes comme des échasses… et forcément on est sujet à plaisanterie, victime de moquerie… Jusqu’au jour où elle se rend compte que son « handicap » est une force !

Suzanne est à la hauteur est sorti dans la très jolie collection Les papareils chez Talents Hauts. Superbes illustrations un peu rétro, ce petit livre est un très bel album sur la différence. Alors bien-sûr personne ne fait cinq fois la taille de ses camarades mais c’est parfois comme ça qu’on se voit, on accentue toujours les choses qui nous complexent. Fred L. veut aussi nous montrer que tout défaut a son avantage, qu’une pièce a deux faces, qu’on peut prendre nos différences comme des freins ou au contraire comme une force. Un album plein d’humour.

Le livre de mamanElle a toujours vu sa mère avec un livre, toujours le même. Un livre qu’elle parcoure sans arrêt… mais sans le lire. Parce qu’elle vient d’un pays où l’on n’apprend pas à lire aux petites filles, cette mère ne sait pas lire. Elle ne peut aider que par des encouragements quand sa fille fait ses devoirs. Elle veut que son enfant aille plus loin qu’elle, qu’elle apprenne ce qu’elle n’a pas appris, qu’elle ait une meilleure vie… et si cet enfant lui apprenait aussi à lire ?

Le livre de maman est un très joli livre qui aborde un sujet finalement peu abordé : l’illettrisme des parents. Un texte sensible et poétique pour aborder ce sujet difficile. Au-delà de l’illettrisme on parle de la transmission (qui ne se fait pas que dans un sens), du partage, de l’amour entre un enfant et ses parents, de l’éducation des petites filles dans certains pays. Le texte est simple mais dit plein de choses. Les illustrations douces de Cécile Bondon rendent l’histoire moins dure. On ne part pas tous avec les mêmes chances dans la vie. Un livre qui a eu le soutien d’Amnesty International.
Des extraits en ligne.

Quelques pas de plus…
Retrouvez nos autres chroniques sur la différence sur notre fiche thématique.
Nous avons déjà chroniqué plusieurs livres de Rémi Courgeon (Toujours debout, Pas de ciel sans oiseaux et Elvis Presley) et d’Ingrid Chabbert (Y’a un monstre à côté, Les chaussettes qui puentIndira l’indépendante, Firmin, Un accordéon sinon rien, La vérité sort toujours de la bouche des enfants, La mémoire aux oiseaux, L’oiseau, Les écharpes de Mamie Berthe, Tonnerre de catch, La fête des deux mamans, Raconte-moi la révolution, Les yeux du parapluie, Sur les quais et Le bateau de Malo).

Pieds nus
de Rémi Courgeon
Seuil Jeunesse
13,90€, 195×225 mm, 80 pages, imprimé en Belgique, 2013.
Suzanne est à la hauteur
de Fred L.
Talents Hauts dans la collection Les papareils
13€, 159×218 mm, 40 pages, imprimé en Italie, 2011.
Le livre de maman
Texte d’Ingrid Chabbert, illustré par Cécile Bondon
Des ronds dans l’O
13,50€, 205×270 mm, 24 pages, imprimé en Espagne chez un éditeur éco-responsable, 2013.

Concours des deux ans !

Le blog a deux ans (La mare aux mots, un peu plus car le forum a été créé en novembre 2009). Deux ans, plus de 800 articles, plus de 100 interviews, près de 5000 commentaires et 4000 fans facebook ! Merci à vous qui nous suivez, qui commentez, qui participez d’une manière ou d’une autre (merci infiniment à ceux qui nous font des dons). C’est grâce à vous que nous continuons, parce que vous partagez nos articles et les commentez que nous trouvons l’énergie pour en publier un chaque jour. Pour vous remercier on a décidé d’organiser un « petit » concours. J’ai demandé à onze éditeurs s’ils étaient d’accord de vous faire gagner un album que nous avons adoré Marianne ou moi, ils ont accepté (merci infiniment à eux). Vous allez donc pouvoir gagner non pas des livres qu’on a trouvé « pas mal » ou « sympa » mais des livres qu’on a adoré et qu’on a choisi spécialement pour vous, c’est un beau cadeau non ? Voici ce que vous pouvez gagner :
Dans l'herbe

Dans l’herbe de Komako Sakaï et Yukiko Kato édité par L’école des loisirs, un petit bijou de poésie, des illustrations magnifiques (Komako Sakaï est une de mes plus belles découvertes de cette année). Un superbe album sur l’enfance.
Chroniqué ici.Augustine ne rentre plus dans ses bottes

Augustine ne rentre plus dans ses bottes de Lydia Devos et Arnaud Madelénat édité par Le pommier. Quand les enfants grandissent… un très bel album plein d’humour aux grandes illustrations.
Chroniqué ici.
Turandot

Turandot du génial Dedieu, édité par HongFei, chef d’œuvre, tout simplement, un des plus beaux albums (le plus beau ?) que nous ayons chroniqué. Un grand album plein de poésie aux illustrations absolument magnifiques.
Chroniqué ici.Les souliers écarlates

Les souliers écarlates de Gaël Aymon et Nancy Ribard édité par Talents Hauts. Un magnifique conte sur la violence faites aux femmes (mais ça reste un conte pour enfants). Un texte d’un des meilleurs auteurs de la littérature jeunesse.
Chroniqué ici.

C'est ferméC’est fermé de Duval MC et Caroline Dalla, édité par L’initiale. Une histoire malicieuse, drôle et décalée (qui ne peut être lue parce qu’elle est fermée) servie par des illustrations originales, un vrai coup de coeur !
Chroniqué ici.Quelque chose de grand

Quelque chose de grand de Sylvie Neeman et Ingrid Godon, édité par La joie de lire. Un petit enfant qui demande à un grand ce qu’il peut faire pour faire quelque chose de grand justement… Un texte et des illustrations pleins de poésie !
Chroniqué ici.
sweet sixteen

Sweet Sixteen d’Annelise Heurtier édité par Casterman, un roman sur les premiers noirs qui sont allés dans une université de blancs aux États Unis. Un récit passionnant, captivant. Annelise Heurtier a une plume incroyable.
Chroniqué ici.Petite souris

Petite souris d’Alison Murray édité par Hatier Jeunesse, un album aux sublimes illustrations (gros coup de cœur pour cette illustratrice), plein de douceur et de poésie.
Chroniqué ici.

La fille verteLa fille verte de Vincent Cuvellier (qui sort très prochainement Je suis un papillon) et Camilla Engman  édité par Gallimard Jeunesse. Entre enfance et adolescence, on suit une jeune fille qui s’interroge et se réfugie dans son jardin. Curieux, poétique et joliment illustré, un « album-roman » pour ados original !
Chroniqué ici.adam_bd

Adam est fort de Sophie Lescaut et Éléonore Thuillier édité par Kaléidoscope. Adam n’est pas très grand, mais à bord de son tricycle, il a l’étoffe d’une super-héros… Jusqu’à quel point ? Tendresse et humour sont au rendez-vous de ce bel album !
Chroniqué ici.
Bob le loup

Bob le loup de Jean-Luc Le Pogam et Ronan Badel, édité par P’titGlénat une magnifique histoire sur les a priori, sur les apparences. Ne jamais juger quelqu’un à ce qu’il semble être !
Chroniqué ici.

Alors comment gagner ces livres ? Je ne vous demanderai pas de partager sur les réseaux sociaux (mais je ne vous empêche pas de le faire car forcément ça nous fait de la pub !) ou de répondre à des questions toutes plus difficiles les unes que les autres… simplement de laisser un commentaire sous cet article. Vous pouvez dire ce que vous voulez ! Pourquoi vous nous suivez ou même pourquoi vous ne nous aimez pas, vous participerez quand même ! Bref dites ce que vous voulez !

Il y aura 4 gagnants, le premier remportera 5 livres, le suivant 3 et les trois suivants un chacun ! Vous avez jusqu’à mardi 20 h… bonne chance à tous !

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Deux romans plein de suspense signés Malika Ferdjoukh

Par 5 août 2013 Livres Jeunesse

Connaissez-vous Malika Ferhjoukh ? Un auteur a découvrir absolument ! Voici deux de ses romans.

L'assassin de papaValentin vit seul avec son père, une partie de l’année sur une péniche abandonnée et l’autre (quand il fait trop froid) dans la loge d’une amie gardienne d’immeuble. Leur vie se résume à faire la manche dans le métro, récupérer de la nourriture après les marchés et aller aux bains douches municipaux deux fois par mois. Pas d’école pour Valentin, son père le répète « ce n’est pas obligatoire », c’est l’instruction qui l’est, et instruire son fils, ça, il sait le faire. Mais un jour un événement vient troubler ce quotidien fait de débrouille, un assassin rôde dans le quartier et Valentin et son père vont l’identifier. Pourtant pas question de témoigner, le père de Valentin sait qu’il sera amené à Nanterre, lieu étrange d’où les SDF reviennent rasés et plus vraiment eux-mêmes.

Je n’avais lu qu’un seul roman de Malika Ferdjoukh, Angie change de peau, et décidément j’aime la plume et l’humour de cet auteur. On retrouve d’ailleurs quelques similitudes entre ces deux romans : la vie faite de débrouille et la confrontation des gens vivant dans la rue avec ceux vivant dans la richesse. Même si on affaire ici à un roman policier ça va bien au-delà. On parle ici de ceux qui vivent dans la rue, de l’illettrisme, des différences sociales. Mais sans lourdeur, avec humour (lorsque Valentin s’imagine qu’un homme qui parle de ses SICAV a six caves ou qu’il entend quelqu’un dire « je ne veux pas me jeter des fleurs » et qu’il s’imagine cette femme en train de s’envoyer des fleurs en pleine figure par exemple). C’est aussi un magnifique roman sur Paris. Un petit polar très riche.

Sombres citrouillesUn mort… il y a un mort dans le potager. Les cousins Hermès (14 ans), Colin-six ans, et les jumelles Annette et Violette (9 ans) ne savent pas comment réagir face à ce mort… qui prévenir ? Et puis ça tombe assez mal c’est l’anniversaire de Papigrand, le moment de l’année où Mamigrand convoque tout le monde, ça va gâcher la fête… il vaut le mieux le cacher. Mais il y a quand même une autre question importante… qui a tué cet homme ? Papigrand, qui avait une conversation musclée avec lui peu de temps avant ? La très sèche Mamigrand ? L’oncle Gil qui est confus sur son emploi du temps ? Le professeur de piano qui semble mentir sur ses allers et venues ? L’étrange tante Edith ? Et surtout qui était cet homme ?

Le roman commence donc par la découverte d’un corps et nous raconte ensuite ce qu’il s’est passé avant … et c’est tout simplement passionnant ! Entre Agatha Christie et le film Godford Park. Les personnages nous sont présentés un par un et la plupart sont un peu troubles. Malika Ferdjoukh plante directement le décor, on entre dans cette famille étrange où tous les adultes sont assez antipathiques, où les secrets semblent être nombreux. Histoires d’amour cachées, morts suspectes, secrets pleins les placards,… le portrait d’une famille où chaque personnage est divinement croqué, de la grand-mère qui règne sur son monde au fils de la domestique frêle et maladif en passant par les jumelles espiègles, le garçon de 14 ans fou amoureux de sa cousine de 16 ou le grand-père qui semble ne plus se préoccuper de ce qui se passe autour de lui. Un roman qui tient en haleine jusqu’au bout, qu’on a du mal à refermer avant la fin, un petit bijou. Le roman a d’ailleurs reçu le Prix Sorcières en 2000.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué des livres de Malika Ferdjoukh (Les quatre sœurs, 4 saisons, bandes dessinées illustrées par Lucie Durbianon, Aggie change de vie et Quatre Soeurs, illustré par Cati Baur).

L’assassin de papa
de Malika Ferdjoukh
Syros dans la collection Souris noire
6€, 121×181 mm, 90 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2013.
Sombres citrouilles
Texte de Malika Ferdjoukh
L’école des loisirs dans la collection Médium
9,20€, 125×190 mm, 222 pages, imprimé en France, 1999.

Gabriel

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