La mare aux mots
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Inde

De la musique

Par 26 novembre 2018 Livres Jeunesse, Musique pour enfants

Aujourd’hui, je vous propose une chronique musicale. Des CD ou des livres-CD pour chanter et danser… tout en faisant le tour du monde ! Demain, vous pourrez lire une suite à cette chronique : des CD et livres-CD pour écouter des histoires.

Le colibri chante et danse
Sélection musicale et illustrations de Mariana Ruiz Johnson, avec la participation de Grupo Cántaro
La Montagne Secrète
19,50 €, 210×210 mm, 65 pages, 39 min. env., imprimé à Hong Kong, 2018.
Shanta, voyage musical en Inde
Textes de Caroline Chotard, musiques de Zaf Zapha, illustrations de Charlotte Cottereau
LaCaZa Musique dans la collection Tout s’métisse
18 €, 180×210 mm, 56 pages, 45 min. env, imprimé en Union Européenne, 2018.
Comptines de cajou et de coco
Collectage de Nathalie Soussana, réalisation musicale de Jean-Christophe Hoarau, illustrations de Judith Gueyfier
Didier Jeunesse dans la collection Comptines du Monde
23,80 €, 274×274 mm, 60 pages, 46 min. env., imprimé en Italie chez un imprimeur éco-responsable, 2018.
Maroc, comptines danses et berceuses
par Halima Hamdane et Zakariae Heddouchi
Arb Music
Autour de 15 €, 33 min. env., 2018.
Guinée, comptines danses et berceuses
par Sia Tolno
Arb Music
Autour de 15 €, 32 min. env., 2018.
Be Happy ! Mes plus belles comédies musicales
Livre écrit par Susie Morgenstern et illustré par Sébastien Mourrain
Didier Jeunesse dans la collection Livres-disques Classique & Jazz
23,80 €, 273×273 mm, 48 pages, 64 min. env., imprimé en Italie chez un imprimeur éco-responsable, 2018.
Zut fête Noël
de Zut
Dessous de Scène
Autour de 12 €, 31 min. env., 2018.
Minute papillon !
Chansons d’Alain Schneider, illustrations de Vincent Farges
Les éditions des Braques
18 €, 210×210 mm, 36 pages, 62 min. env., imprimé en Union Européenne, 2018.

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Un voyage autour du monde grâce aux contes

Par 28 avril 2014 Livres Jeunesse

Inde, Groenland, Corée, Maghreb et Afrique de l’Ouest, aujourd’hui on va voyager grâce à de superbes contes (avec en bonus dans le À part ça ? un DVD pour continuer le voyage).

rajaDepuis des générations, dans la famille de Raja on est magicien. Quand son père l’appelle pour qu’il vienne prouver au monde qu’il est un magicien lui aussi, qu’il n’est pas la honte de la famille, le jeune garçon préférerait aller amuser la belle Devika. Même si lui ne s’amuse pas à répéter des tours, il accepte. Le soir même le voilà qui déclame une formule magique et devient invisible. Il s’amuse à faire des farces et vient poser un baiser sur le nez de Devika, mais au matin personne ne le croit, nul n’a été témoin du prodige, forcément ! Alors le lendemain soir Raja recommence, cette fois-ci il fait disparaître des objets, mais ce coup-ci on croit que c’est un voleur qui les a dérobés et non Raja qui a utilisé sa magie. Il décide de s’acheter une tortue et de partir faire le tour du monde sur son dos, jurant de revenir avant que son père ne soit vieux. Autour de lui, on se moque. Devika, elle, ne rit pas et s’enferme dans sa tour pour cacher ses larmes.

Raja est un grand album absolument magnifique, une petite merveille. Superbe histoire d’amour au pays des magiciens indiens sublimée par les illustrations d’Aurélia Fronty. Le genre de conte que les parents prennent autant de plaisir à lire que les enfants (d’ailleurs, c’est typiquement le genre de livre qu’achètent aussi les adultes sans enfants). Un grand conte (mon résumé ne raconte même pas le premier tiers) pour tous ceux qui aiment les beaux livres et les belles illustrations.
Plusieurs illustrations intérieures sur le billet de ce blog.

L'orphelinUn petit orphelin vivait dans un village du Groenland. Sans famille, il vivait dehors, dormait avec les chiens qui étaient les seuls à l’accepter parmi eux. Parfois, il profitait d’un morceau de viande jeté à ses compagnons de misère. Même les enfants du village lui menaient la vie dure, quand il s’approchait, ils le jetaient à terre et le battaient. Ainsi était la vie de ce pauvre orphelin. Son seul refuge était la montagne où il allait fuir la méchanceté des hommes. Sa vie commença à changer le jour où, sous les conseils d’une vieille femme qui avait eu pitié de lui, il alla crier au ciel de l’aider.

Là encore, je ne vous raconte que la première partie de ce superbe conte signé par Anouk Grinberg. Grosse surprise, en ce qui me concerne, car je ne connaissais que la comédienne (que j’aime beaucoup) et je découvre donc avec L’orphelin l’auteur et l’illustratrice. Et quel talent ! Elle nous raconte donc ce conte du Groenland avec énormément de délicatesse, tant dans le texte que dans les illustrations. Une histoire dure parfois (mais la plupart des enfants aiment les histoires tristes, c’est nous, les parents, qui souvent reculons), mais forte. Un album magnifique sur la différence, le rejet, la fragilité. Le genre d’album qui marque profondément le lecteur, le genre d’ouvrage qu’on garde longtemps dans sa bibliothèque et dans sa tête.
Retrouvez le conte et une partie des illustrations sur le blog d’Anouk Grinberg.

L.01EJDN000928.N001_PriYonHee_C_FRPrincesse Yong Hee avait pour amie la Lune. Un soir alors que la princesse célébrait son amie, le Dragon des Mers bondit des eaux et dévora l’astre. Pour la première fois, Princesse Yong Hee quitta son château et partit pour sauver la lune. Pour cela, il lui faudrait l’aide de la Terre, du Vent et de la Nuit.

Là encore, mais quelle merveille ! (oui, je sais, cette chronique sera douloureuse pour votre portefeuille). Tant le superbe conte d’Agnès Bertron-Martin que les sublimes illustrations d’Aurélia Fronty (oui, encore elle). Ici, il est donc question d’une princesse qui part affronter un dragon, aidée par les éléments. On parle donc d’amitié, de surmonter ses peurs, d’oser se battre contre les plus forts. Un livre magnifique.

Le petit oiseau au grain de bléUn petit oiseau, fort intelligent, s’accrocha un grain de blé autour du cou puis alla narguer le pacha en chantant sous ses fenêtres qu’il avait quelque chose que lui n’avait pas. Imaginez la colère du puissant homme qui demanda à ses serviteurs de voler à l’oiseau son grain de blé. Sauf que le chant recommença et cette fois si l’oiseau persiflait que le pacha était si jaloux de lui qu’il lui avait volé ce qu’il n’avait pas.

On quitte l’Asie pour le Maghreb avec ce très bon conte, plein d’humour dont le texte est signé Michel Piquemal et les illustrations Peggy Nille. Une histoire parfois cruelle, surprenante et drôle. On parle ici de la fierté, de l’intelligence des plus faibles face aux puissants. Peggy Nille nous surprend une fois encore avec de très belles illustrations assez éloignées de son univers habituel. Un conte absolument délicieux aux couleurs chaudes du Maghreb.
Le même vu par Enfantipages.

Les deux caillouxAu milieu de la brousse, dans un marigot, se disputaient deux pierres. On entendait sans cesse leurs insultes. Un génie fatigué d’entendre les noms d’oiseaux que s’échangeaient les deux pierres, sortit du marigot et leur offrit des jambes pour leur permettre de voir le monde. Voilà donc nos cailloux qui marchent, qui marchent, qui marchent… et qui pour la première fois se sentent fatigués, affamés. Mais que manger quand on est une pierre ? Grâce à une idée du petit caillou les voilà bientôt avec neuf perdrix (six tuées par le petit et trois par le grand). Jaloux, le gros caillou proposa de manger d’abord la chasse du petit puis ils partageront plus tard sa chasse à lui. Sauf que quand la faim se fit à nouveau sentir, il ne voulait évidemment plus partager.

Là encore, ce n’est que le tout début de ce grand conte qui nous vient d’Afrique de l’Ouest. La suite sera un enchaînement de situations que les cailloux n’avaient même pas imaginé. Leur dispute fera même couler une rivière de sang. Un très beau conte étiologique (vous savez, ces contes qui nous explique la création d’un élément, d’un phénomène naturel…) plein d’humour pour expliquer pourquoi les cailloux sont devenus muets avec de grandes et belles illustrations signées Cécile Gambini. Là encore un magnifique album.
Quelques illustrations intérieures sur le site de Didier Jeunesse.

Quelques pas de plus…
D’autres chroniques sur des contes du Monde ? Ici par exemple ou ou encore .
Nous avons déjà chroniqué des ouvrages de Carl Norac (Bazar Circus et Petites histoires pour rêver dans sa poche), Aurélia Fronty (Comptines de rose & de safran, Le roi de la montagne en hiver, Un jour grand-père m’a donné un ruisseau et Une si belle entente), Agnès Bertron-Martin (Mes cinq premières histoires à la petite école), Michel Piquemal (Mamouchka et le coussin aux nuages et L’étoile de Noël), Peggy Nille (Le voleur de lune, Le Petit Chaperon Rouge, Les amoureux du ciel, Le nom du diable et Contes d’un autre genre), Françoise Diep (Le loup et la soupe aux pois) et Cécile Gambini (Mes premières berceuses et Chez Mémé). Retrouvez aussi notre interview de Peggy Nille.

Raja
Texte de Carl Norac, illustré par Aurélia Fronty
Didier Jeunesse
17,30 €, 280×370 mm, 42 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2009.
L’orphelin
d’Anouk Grinberg
Cèdre Lune
14 €, 265×200 mm, 40 pages, imprimé en Italie, 2014.
Princesse Yong Hee et la perle de la nuit
Texte d’Agnès Bertron-Martin, illustré par Aurélia Fronty
Père Castor
13,50 €, 266×287 mm, 32 pages, imprimé en Chine, 2014.
Le petit oiseau au grain de blé
Texte de Michel Piquemal, illustré par Peggy Nille
Bulle de savon
13 €, 190×190 mm, 32 pages, imprimé en Union Européenne, 2014.
Les deux cailloux
Texte de Françoise Diep, illustré par Cécile Gambini
Didier Jeunesse dans la collection Contes du monde
14,20 €, 240×310 mm, 32 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2014.

À part ça ?

Sur le chemin de l'écoleComme le disait Nelson Mandela, « L’éducation est l’arme la plus puissante pour changer le monde », sauf qu’on n’a pas le même accès à l’éducation suivant là où l’on se trouve. Pour aller à l’école, Jackson, un Kenyan de 11 ans, et sa petite sœur doivent marcher quinze kilomètres (soit deux heures), en portant chacun un bidon d’eau et un morceau de bois et en évitant les éléphants. Zahira, jeune Marocaine de 12 ans, a un trajet de quatre heures pour parvenir à son internat. Au programme chemins caillouteux et recherche de voitures compatissantes. Pour Carlos, Argentin de 11 ans, et sa petite sœur, c’est une heure trente de cheval chaque matin. Quant à Samuel, Indien de 13 ans en fauteuil roulant, il lui être poussé par ses frères pendant une heure et demie avant d’arriver à l’école. Quatre enfants du monde dont on suit le chemin pour arriver en classe. Un film absolument passionnant, magnifique pour se rappeler l’importance de l’école et comment certains bravent les dangers et marchent des heures quand parfois, ici, certains traînent des pieds. Un film très fort qui vient de sortir en DVD et Blu-ray. Le film y est disponible en VF ou en VO (personnellement, j’ai déjà du mal avec les doublages sur les films, alors sur un documentaire c’est absolument impossible ! J’ai préféré lire le peu de dialogues à ma fille et le regarder dans les langues d’origine), on y retrouve aussi trois jolis bonus sur l’un des personnages du film (sa venue en France, la projection du film à Paris en sa présence et la projection du film dans son école). À voir absolument (et vu le prix, pourquoi se gêner ?).

Bande annonce :

Sur le chemin de l’école, un film de Pascal PlissonThe Walt Disney Company France. Autour de 9 € pour le DVD et de 13 € pour le Blu-Ray.

Gabriel

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Voyageons grâce aux histoires

Par 30 septembre 2013 Livres Jeunesse

Ça vous dit de voyager ? Aujourd’hui je vous propose un conte du Sahel, un conte turc, une histoire qui se passe en Afghanistan et des contes du Maroc. Nous irons même, dans le A part ça, au bord du Mékong, du Zambèze et du Gange.

Le chant des géniesUn homme qui refusait de continuer à vivre dans la pauvreté décida de cultiver un champ qu’on disait appartenir aux génies. On lui avait pourtant dit que les génies n’aimaient pas qu’on touche à cette terre mais il ne voyait pas d’autres façons de gagner de l’argent. A peine avait-il commencé, que les génies intervinrent… pour l’aider ! Mais allaient-ils être toujours aussi bienveillants ?

Le chant des génies qui vient de ressortir au format « poche » chez Actes Sud Junior, est un magnifique conte traditionnel du Sahel. Le texte est superbe et les nombreuses répétitions (les génies disent toujours les deux mêmes phrases) font que les enfants participent. Ils tremblent et rient à l’écoute des aventures de ce pauvre homme (et de sa famille). Ils imaginent même ce qui va découler des actions des personnages. Les belles illustrations d’Emre Orhun participent au côté « angoissant » du conte. Un très beau conte.

Le Nuage amoureuxEn jouant de son pipeau, un derviche avait créé un monde. Un monde dans lequel vivait le terrifiant Seyfi le Noir et la douce Aïché. Seyfi possédait toute la terre de ce petit monde sauf un petit jardin qui appartenait à Aïché. Bien entendu l’homme rêvait de s’en emparer, et pourquoi pas d’avoir Aïché pour le même prix ! Il allait devoir tenter milles ruses pour que le jardin lui appartienne… mais c’était sans compter sur un nuage amoureux d’Aïché qui allait tout faire pour aider la jeune fille.

Le nuage amoureux est un superbe texte, extrêmement poétique, magnifiquement écrit par Nâzim Hikmet, un auteur turc qui a passé une partie de sa vie en prison, a reçu le prix international de la paix en 1955 avant d’être déchu de sa citoyenneté turque et a fini sa vie en exil. Je ne connaissais pas cet auteur mais c’est vraiment une très belle plume. Ici on est entre le roman et l’album (c’est un album dont le texte est assez long) et chaque phrase est magnifiquement ciselée. Les illustrations d’Oya Lydia Bierschwale (qui n’est pas une contemporaine de Nâzim Hikmet puisqu’elle est née près de 20 ans après sa mort) sont très belles, elles ajoutent encore plus de poésie au texte et elles ont le charme des illustrations du Moyen Orient. Un magnifique album.

Le sourire de la montagneUn roi avait ramené un dieu de ses voyages. Pas un dieu qui punit, comme ceux qui vivent au-dessus de la montagne, non un dieu bienfaisant, un dieu souriant. Le roi voulu donc lui faire construire une statue sculptée à même la montagne pour qu’elle donne confiance à ceux qui doivent y monter. Une grande statue souriante. La construction pris des années mais la statue est faite pour rester longtemps.

François Place signe un très bel album qui nous rappelle bien entendu ces grands Bouddha de Bamiyan qui ont été détruit il y a quelques années alors qu’ils trônaient la depuis des milliers d’années. Le roi qui construit la statue veut que son peuple ait un dieu bon, qui veille sur lui et qui lui donne du courage, pas un dieu qui l’effraie et l’empêche d’avancer. Un très bel album plein de poésie et de philosophie sur ces sourires qui nous aident à avancer.

Mahboul le sage et autres contes marocainsKarim refusait tout ce que sa mère lui donnait à manger, lassée un jour elle lui demande ce qui lui ferait plaisir… « de la purée de pommes de terre ! ». Sauf que lorsqu’il l’eue devant lui… il n’en voulut pas non plus ! Un homme sans travail décidât de déménager avec sa famille dans un autre village pour y trouver un emploi. Mais forcément il fallait aussi trouver où dormir ! Après avoir essuyé plusieurs refus, une vieille dame accepta enfin… sauf qu’ils ignoraient que c’était une ogresse. Mahboul était surnommé ainsi parce que tout le monde le pensait idiot. Pensez… il ne disait jamais non ! Pourtant une simple amande trouvée par terre allait lui apporter le plus grand des bonheurs.

Halima Hamdane raconte Mahboul le sage et les deux autres contes marocains issus de la tradition orale qui l’accompagnent… et c’est un pur bonheur ! Car le très bel album illustré par Nathalie Novi est accompagné d’un CD. On se régale à l’écouter nous raconter ces histoires où les mots arabes accompagnent les mots français sans que ça gène la compréhension. Entre chaque conte on écoute une petite comptine traditionnelle. A la fin du CD les contes sont même repris intégralement en arabe. C’est un beau voyage qu’on nous propose ici. J’ai eu la chance de voir Halima Hamdane raconter une de ces histoires il y a peu, si elle passe près de chez vous foncez ! Mais en attendant je vous conseille chaudement de l’écouter dans de très beau livre-CD.
Des extraits (du CD et du livre) en ligne.

Quelques pas de plus…
Nous aimons vous faire voyager régulièrement grâce aux contes, retrouvez par exemple notre dernière chronique de contes du monde.
Nous avons chroniqué plusieurs livres de Nathalie Novi (Mamouchka et le coussin aux nuages, Yeghvala, la belle sorcière et La petite sirène.

Le chant des génies
Texte de Nacer Khémir, illustré par Emre Orhun
Actes Sud Junior dans la collection Encore une fois
4,95€, 150×190 mm, 39 pages, imprimé au Portugal, 2013.
Le nuage amoureux
Texte de Nazim Hikmet (traduit par Münevver Andaç), illustré par Oya Lydia Bierschwale
Gallimard Jeunesse Giboulées
14,50€, 230×257 mm, 42 pages, imprimé en France, 2013.
Le sourire de la montagne
de François Place
Gallimard Jeunesse
16€, 225×237 mm, 32 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2013.
Mahboul le sage
Texte d’Halima Hamdane, illustré par Nathalie Novi
Didier Jeunesse dans la collection Contes et Voix du monde
16€, 218×218 mm, 35 pages, CD 22 min., imprimé en France chez un éditeur éco-responsable, 2013.

A part ça ?

LES GENS DU FLEUVE - 3D DVDAu bord du Gange on va rencontrer la Mataji, grande prêtresse, Deidi Von Schaewen, une photographe amatrice d’arbre sacrés ou le Sadhu Clic (qui tient son nom au fait qu’il fait beaucoup de photo) et on va assister à de grandes cérémonies religieuses. Au bord du Mékong un pêcheur funambule initie son fils, des archéologues essayent de préserver des vestiges et un hollandais cherche des plantes médicinales rares. Au bord du Zambèze un pêcheur risque sa vie pour nourrir sa famille, un riche hôtelier raconte l’histoire du pays et des gardes forestiers luttent contre les braconniers. Trois DVD, trois magnifiques voyages où non seulement on découvre des paysages d’une beauté à couper le souffle mais on rencontre aussi des hommes et des femmes qui vivent là, au bord de ces trois grands fleuves. Comment oublier la joie de Joseph, pêcheur, vivant un premier vol en hélicoptère, comment ne pas trembler devant le fils de Som Nieng qui va risquer sa vie en traversant le fleuve déchaîné sur une corde… Trois magnifiques voyages à vivre avec les enfants (ou pas… mais personnellement ma fille de cinq ans a adoré les regarder en plusieurs fois).

Quelques images :

Les gens du fleuve, 5h50 (3DVD), France télévision (24,99€ prix de vente conseillé).

Gabriel

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Voyageons, en Inde ou en ballon !

Par 4 juin 2013 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, je vous emmène en voyage !
la maison de la famille hippoOn embarque d’abord avec la famille Hippo (ça faisait longtemps que je n’avais pas mis les hippopotames à l’honneur !).
Toto vit avec ses parents et sa petite soeur, dans leur boutique-bazar. Ils ont beaucoup de succès auprès des habitants, jusqu’au jour où une grande route est construite et incitent les clients à préférer la ville pour faire leurs courses. Pour gagner en visibilité, ils décident d’accrocher une belle enseigne lumineuse… et de gros ballons. Résultat : en pleine nuit, la maison s’envole ! Voilà la famille Hippo embarquée dans une drôle d’aventure : ils vont devoir affronter la tempête, mais aussi sauver un fou brun (un oiseau maritime) un peu maladroit. Fêtés en héros par la famille et les amis du jeune volatile imprudent, ils se rendent compte que la vie de star n’est décidément pas faite pour eux, et décident de repartir à l’aventure, à laquelle ils ont finalement pris goût.

famille hippoJ’ai eu un véritable coup de cœur pour cet album écrit et illustré par Yukio Abe. Les illustrations, justement, c’est ce qui m’a d’abord impressionnée : extrêmement fouillées, on ne sait pas où donner de la tête : on passe un long moment à observer les détails de la maison, ou bien la foule qui ovationne les hippopotames courageux. Et en même temps, les héros sont toujours mis en valeur, comme éclairés. C’est vraiment un univers particulier, et on en prend plein les yeux. Et comme en plus, l’histoire est vivante, originale, et pleine d’humour, on a vraiment affaire à un album de qualité !

Maintenant, direction les rives de l’Océan Indien…

ram et lila (2)

Ram et Lila c’est l’histoire de deux amis, voisins, qui aiment passer des heures sous le margousier. Un jour, Ram trouve dans ses branches un tout petit singe, Tombi. Mais une nuit, l’animal disparaît, et les deux enfants décident de partir à sa recherche. On les suit donc dans leur périple, au milieu des temples hindous et des jungles denses, à la rencontre de personnages, de traditions et de cultures indiennes.

Avec ce conte, Clotilde Bernos nous emmène loin, très loin de notre quotidien.ram et lila Même si j’ai trouvé les visages des enfants un peu étranges, les illustrations, mélange de dessins et de collages nous transportent directement en Inde. Ram et Lila sont attachants, et pleins de vie, et on le suit avec plaisir dans leurs aventures pleines de péripéties et de rencontres. Voici un album idéal pour faire découvrir aux plus jeunes un peu de la culture indienne !

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué plusieurs livres qui mettent en scène des hippopotames : Mon hippopotame, Jojo l’hippopo sur son bateau, Jojo l’hippopo dans son avion, Au revoir, bonjour.

La maison-ballon de la Famille Hippo
de Yukio Abe
Nobi-Nobi
15,50 €,300 x 229 mm, 40 pages, imprimé en République Tchèque, 2013
Ram et Lila
de Clotilde Bernos
Les P’tits Totems
13,90 €, 220 x 220 mm, 40 pages, imprimé en Union Européenne, 2012

A part ça ?

Pour terminer cette chronique placée sous le signe du voyage, je vous invite à suivre Yu Yamauchi, qui a photographié 600 levers de soleils au sommet du mont Fuji ! Evasion garantie !

Marianne

 

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Elles, à travers l’Histoire

Par 5 avril 2013 Livres Jeunesse

Quatre femmes, fictives ou réelles, au destin exceptionnel.

La plume de MarieLa mère de Marie était femme de chambre de Madame de Rochecourt. A la mort de celle-ci (Marie avait 3 ans), l’enfant a été recueilli par la famille de Rochecourt. Le temps passe et Marie est maintenant au service de la famille et surtout des enfants. Mais ayant grandi là, avec eux, Marie a appris à lire… et surtout à écrire. Le jour où Pierre Corneille doit venir séjourner au château, la jeune fille de maintenant 13 ans, est heureuse de rencontrer celui qui pour elle est un modèle car oui… la jeune fille se rêve écrivaine.

Ah la plume de Clémentine Beauvais (oui elle était facile celle-là), c’est toujours un grand plaisir de la retrouver. Ici elle nous conte donc l’histoire d’une jeune fille qui va échapper à son destin. Née fille de servante elle se rêve autre chose, elle se bat contre les préjugés (à cette époque une femme qui écrit est très mal vue). Le roman est terriblement bien écrit, alternant texte en prose et théâtre en vers. Clémentine Beauvais adopte ici merveilleusement un style classique, elle utilise des mots de l’époque (expliqués dans un lexique, malheureusement en fin d’ouvrage). C’est un très très bon roman, passionnant de bout en bout (il y a une bonne intrigue) et qui rappelle le contexte historique de l’époque, la façon dont les femmes étaient traitées, par exemple. Clémentine Beauvais est décidément une des plus belles plumes actuelles.

Après une histoire totalement fictive, deux épisodes fictifs de la vie de personnages bien réels.

Indira l'indépendanteIndira, jeune indienne, part étudier en Angleterre. Sa gouvernante est inquiète, comment la jeune fille va-t-elle se débrouiller seule dans ce pays inconnu ? Indira va vite rencontrer Owen Baxter, un jeune homme séduisant, qui va lui présenter ses amis… un groupe activiste qui lutte justement contre le colonialisme des anglais dans son pays.

Indira l’indépendante est un (trop) court roman sur un petit passage imaginé (c’est le principe de la collection Héros d’ailleurs) de la vie de celle qui deviendra la première femme premier ministre de l’Inde. Son départ de son pays natal et ses rencontres à Londres. C’est terriblement passionnant et du coup on regrette forcément de ne pas avoir la suite (cela dit il nous suffira de lire une vraie biographie d’Indira Gandhi pour combler cette frustration). Ingrid Chabbert a intégré un petit suspense très agréable, Indira l’indépendante est un livre absolument passionnant.

Golda Meir de bois et de feuGolda est une jeune fille qui aime aider les autres. Alors qu’elle était âgée de 10 ans elle a fait une collecte pour acheter des livres pour les enfants pauvres. Ses parents, juifs européens, aimeraient plutôt ne pas se faire remarquer dans le village américain où ils ont décidé d’immigrer. Aujourd’hui, âgée de 13 ans, elle s’est pris d’amitié pour un vieil homme noir (le seul du village) et est bien heureuse de le trouver quand le vieux Feldman l’approche de trop près…

Nicolas Lefrançois raconte ici une histoire fictionnelle de Golda Meir, comme pour le livre précédent. C’est absolument passionnant, très prenant et aussi très dur… Je ne connaissais pas cet auteur mais il sait captiver, émouvoir. Il a une très belle plume. Ici aussi on aura envie d’en savoir plus sur Golda Meir. Au-delà même de la rapide biographie présentée en fin d’ouvrage.

Ces deux ouvrages présentent donc un épisode fictionnel de la jeunesse de personnages ayant existé afin d’éveiller la curiosité du lecteur et l’amener à s’interroger sur la biographie du personnage historique mis en scène. Personnellement je trouve le principe un peu étrange… Pourquoi inventer un passage alors que ces personnes ont eu de vraies vies (et qui ont été relatées à plusieurs reprises). Ces deux livres sont vraiment très bons, bien écrits, mais ils laissent un goût étrange je trouve… Pour un enfant c’est un peu bizarre de lui dire que la personne a vraiment existé… mais pas ce qu’il lit dans le livre… Si jamais il étudie ce personnage à l’école ensuite, que fera-t-il de ce récit ? Après ce n’est peut-être que mon opinion.

On termine avec un personnage réel et de vrais épisodes de sa vie.

Marie-Antoinette à fleur de peauAntonia est la quinzième fille de l’impératrice d’Autriche. Plusieurs de ses sœurs ont déjà fait un beau mariage, elle sera, à 14 ans, la femme du dauphin de France et deviendra quelques années plus tard la reine Marie-Antoinette. Tout d’abord effrayée par cette nouvelle vie, puis délaissée par son mari, elle prendra petit à petit de l’assurance et deviendra une femme détestée de son peuple.

Le roman commence par l’exécution de Marie-Antoinette raconté par une femme qui semble en être le témoin. Elle nous contera ensuite la vie exceptionnelle de celle qu’on appellera « L’autrichienne ». C’est un roman passionnant pour les férus d’Histoire, qui grouille de petits détails, d’informations en tous genres que personnellement j’ignorais. Un roman de plus de 200 pages qui se lit très vite grâce à des petits chapitres racontant chacun un évènement, un épisode ou une anecdote de la vie de Marie-Antoinette. Mais je dois avouer que j’ai été dérouté par la « construction » du récit. La femme qui raconte l’histoire parle à Marie-Antoinette, s’adresse à elle directement « vous êtes la quinzième enfant de l’impératrice », « vous apprenez la terrible nouvelle », « c’est votre jour de gloire »,… et je trouve que ça gène un peu pour vraiment rentrer dans l’histoire, en tout cas personnellement ça m’a gêné. Ces passages à la deuxième personne alternent avec des passages à la première personne où Marie-Antoinette raconte elle-même sa vie, ses sentiments, ses peurs, ses troubles, passages que j’ai, personnellement, préféré. En dehors de cette construction peu commune (et qui ne dérangera peut-être pas certains d’entre vous !), c’est un roman captivant, passionnant sur un des personnages les plus connus de notre Histoire, on nous montre ici non seulement le personnage impassible et hautain mais aussi la femme dont la douleur est semblable à celle des autres femmes lors de la perte d’un enfant. Une femme dont la carapace se fendille petit à petit.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué plusieurs livres de Clémentine Beauvais (Les petites filles top-modèles, La pouilleuse et On n’a rien vu venir) et d’Ingrid Chabbert (Firmin, Un accordéon sinon rien, La vérité sort toujours de la bouche des enfants, La mémoire aux oiseaux, L’oiseau, Les écharpes de Mamie Berthe, Tonnerre de catch, La fête des deux mamans, Raconte-moi la révolution, Les yeux du parapluie, Sur les quais et Le bateau de Malo). Nous les avons également interviewée toutes les deux, retrouvez notre interview de Clémentine Beauvais et notre interview d’Ingrid Chabbert. Nous avons aussi chroniqué un livre de Nicolas Lefrançois (Makala, la légende des beignets au maïs) et un d’Éric Simard (Le crayon qui voulait voir la lune).

La plume de Marie
de Clémentine Beauvais, illustré par Anaïs Bernabé
Talents Hauts dans la collection Livres et égaux
8€, 135×180 mm, 120 pages, imprimé en Italie, 2011.
Indira l’indépendante
d’Ingrid Chabbert
Zoom éditions dans la collection Héros d’ailleurs
8,90€, 120×170 mm, 72 pages, imprimé en République Tchèque, 2013
Golda Meir, de bois et de feu
de Nicolas Lefrançois
Zoom éditions dans la collection Héros d’ailleurs
8,90€, 120×170 mm, 72 pages, imprimé en République Tchèque, 2013
Marie-Antoinette, A fleur de peau
de Éric Simard
Oskar éditeur dans la collection histoire
9,95€, 115×170 mm, 230 pages, imprimé en Europe, 2013

A part ça ?

La géniale Kik crée un blog sur les livres pour enfants et la religion. Ça s’appelle Des enfants, des livres et la religion et c’est ici : http://desenfantsdeslivresetlareligion.blogspot.com

Gabriel

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