La mare aux mots
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Italie

À l’aube du XXe siècle

Par 4 juillet 2017 Livres Jeunesse

Aujourd’hui on fait la connaissance de deux héroïnes courageuses et intrépides : Jolanda et Calpurnia. Deux héroïnes qui vont devoir faire face à des drames : la Première guerre mondiale pour l’une et la société patriarcale pour l’autre…

Hors-Champ
de Chiara Carminati (traduit par Bernard Friot)
La joie de lire
14,50 €, 143×211 mm, 172 pages, imprimé en Europe, 2017.
Calpurnia et Travis
de Jacqueline Kelly (traduit par Dominique Kugler)
L’école des loisirs
18,50 €, 149×218 mm, 366 pages, imprimé en France, 2017.

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Voyage dans l’espace et le temps

Par 20 mars 2017 Livres Jeunesse

Aujourd’hui on plonge en plein Paris communard, à la rencontre de Louise Michel et Jules Vallès et puis on migre direction l’Italie et ses mille et une merveilles…

La commune
Texte de Christophe Ylla-Somers, illustré par Yvan Pommaux
l’école des loisirs
11,80 €, 232×300 mm, 36 pages, imprimé en France, 2017.
Une Italie
de Johan Dayt
Maison Eliza
14,50 €, 125×220 mm, 88 pages, imprimé en France, 2017.

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À une époque lointaine…

Par 2 février 2016 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, on remonte dans le temps grâce à deux formidables romans historiques : celle qui sentait venir l’orage d’Yves Grevet et Il faut sauver la reine de Carl Aderhold et Michèle Lancina. Deux romans qui mettent en scène des héroïnes aussi intrépides que courageuses et qui questionnent le genre, chacun à leur manière…

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Pas facile, la famille

Par 12 mai 2015 Livres Jeunesse

alors alfred« Alors, Alfred ? » Voici la phrase que notre jeune héros entend le plus. Il est toujours un peu à côté de ses baskets, en décalage par rapport aux événements et ce qu’on attend de lui. Cette attitude nonchalante ne manque pas de mettre sa grand-mère sur les nerfs. Selon elle, il faut lui apprendre la vie ! Le faire redescendre de force de la lune et lui remettre les deux pieds bien enfoncés dans le sol ! Alfred n’en peut plus de cette vieille sorcière qui ne cesse de l’accabler de reproches et d’émettre des jugements sur l’éducation que lui prodiguent ses parents. Un jour, Alfred décide de laisser de côté sa discrétion habituelle et de clouer le bec de cette grand-mère envahissante. Mais comment assumer qu’on n’aime pas un membre de sa famille quand on a que 8 ans ?
Ce roman aborde une question rarement abordée avec les enfants, celle des conflits familiaux. Dans la famille d’Alfred, sa grand-mère est parvenue à imposer ses jugements sans que personne ne s’y oppose. Les parents d’Alfred étant souvent en déplacement, c’est à elle que revient la tâche de garder les enfants. Mais elle use et abuse de cette position et ne tarit pas de critique envers son petit fils ou ses parents. La révolte d’Alfred est celle que ses parents n’ont jamais osé mener des années durant contre cette personnalité toxique.
Si ces situations ont lieu dans beaucoup de familles, il est peu courant de rencontrer un tel franc-parler : Alfred ne se fait pas punir pour s’être opposé à sa grand-mère, il est normal de se rebeller contre une personne malfaisante, quel que soit son lien de parenté ou son statut. Ce court roman plaira aux jeunes lecteurs sensibles aux relations, parfois compliquées, entre les membres d’une même famille. Véritable plaidoyer pour la tolérance, il rappelle qu’il est parfois difficile d’aimer son prochain, même quand il est issu de la même lignée.

la fille qui avait deux ombresÉlisa, ne supporte plus sa grand-mère. Il faut dire que Rose se comporte comme un vrai chef de clan. Despotique, sans tendresse, elle ne rate pas une occasion de rappeler à sa fille et son beau-fils qu’ils vivent sous son toit avec leurs enfants et qu’ils doivent se plier à ses règles. Les parents d’Élisa se sont en effet installés dans le corps de ferme familial après avoir perdu leur emploi. La famille vivote, chacun cherche sa place, mais l’équilibre fragile est dangereusement menacé quand Élisa décide de se dresser contre le joug de la matriarche. En même temps, tout va de travers ces derniers temps : des objets changent de place mystérieusement, de vieilles lettres en italien refont surface, Rose prend des décisions délirantes… Il va falloir bien du courage à la jeune collégienne pour se confronter à la colère de sa grand-mère et découvrir quelles sont les blessures qu’elle a enfouies derrière son attitude de tyran domestique.
Dès les premières pages de ce roman, on s’installe, on se fait une place bien douillette, et on laisse la magie opérer. Ce roman est peuplé de personnages au magnétisme solaire, auprès desquels on se réfugie volontiers, comme Élisa le fait dans le grenier de la maison où elle s’est construit un petit théâtre. Les rapports humains sont décrits avec une finesse travaillée, mais jamais maniérée, à l’image des silences bienveillants entre Élisa et son père en tête à tête à la table du petit déjeuner, ou la protection distante qu’exerce son grand frère envers sa petite sœur au caractère entêté. Happé par cette famille, on embrasse également ses problèmes. Le mal-être d’Élisa résonne en chacun : elle souffre des non-dits qui accablent certaines familles, des rapports de force non résolus qui empoisonnent la vie familiale. La quête d’Élisa est comme une aventure intérieure dans une contrée méconnue et intime : celle de l’histoire de sa famille.
Le roman de Sigrid Baffert évoque la question des secrets de famille avec une grande subtilité. Il parle de transmission, de vieillesse, de la difficulté des rapports familiaux, d’amour, aussi… le tout dans une langue très imagée et dans un style aussi vif qu’intelligent. On quitte cette famille presque à regret au terme de la lecture. On aimerait prolonger les moments passés avec Jules, le grand-père, occupé à trouver la meilleure combinaison pour sa bière artisanale, on voudrait fouiner encore le grenier à la recherche d’un vieux chariot de Poste ou d’un buste de couture à remettre en état…
Un très joli texte qui allie humour, mystère, et surtout tendresse : une réussite !
Le même vu par Chez Clarabel et Enfantipages.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué un ouvrage de Clotilde Bernos (Ram et Lila) et de Sigrid Baffert (Halb, l’autre moitié).

Alors, Alfred ?
de Clotilde Bernos
Bulles de savon
7,50 €, 140 x 190 mm, 96 pages, imprimé en République Tchèque, 2015.
La fille qui avait deux ombres
de Sigrid Baffaert
l’école des loisirs dans la collection Médium
15,80 €, 148 mm × 218 mm, 267 pages, imprimé en France, 2015.

À part ça ?

telle mere telle filleOn remplit les albums de naissance de nos bambins avec une attention de collectionneurs : « Ah, son premier sourire, et les premiers pas, son premier mot ! Qu’est-ce qu’elle était mignonne à cet âge-là ! » Les éditions Minus vous proposent de poursuivre l’expérience une fois vos enfants, en l’occurrence vos filles, devenues grandes. Pas toujours facile de garder de bons rapports mères-filles quand l’adolescence montre son nez ! Ce petit cahier a pour ambition de renouer le dialogue sous le signe de l’humour. Ce cahier à remplir à quatre mains revient sur les bons souvenirs (la maman se souvient du choix du prénom, de la naissance…), on compare ses enfances à une génération d’intervalle, on se dit des choses importantes (« ce que j’admire chez toi » contre « ce qui m’agace »), d’autres plus futiles. Lili Scratchy met son dessin pop au service d’un petit carnet qui déjoue les pièges du cliché. Le ton est toujours un peu décalé, à l’image de la liste des ressemblances à cocher par la mère « tu as le caractère du caniche de ta grand-mère, ou les pieds de ton père… ». On est loin de la vision un peu bête des fifilles qui prennent le vernis à ongles de leur maman ! Parfait pour passer entre mère et grande fille.
Telle mère, telle fille, de Lili ScratchyMinus éditions, collection Grand Minus, 2015.

Laura

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Et si l’on visitait, avec des héros, Venise, Londres et Pékin ?

Par 20 février 2014 Livres Jeunesse

Un petit voyage, ça vous dit ? Suivez les guides !

Bons baisers tarés de VeniseAh Venise… la ville des amoureux… est-il un meilleur endroit pour s’embrasser ? Après avoir tenté de nombreux lieux parisiens, notre amoureux éconduit va essayer d’embrasser son aimée sur la place Saint-Marc, sur une gondole, au musée Guggenheim et même sur le pont des Soupirs… Y parviendra-t-il ?

Après Bons Baisers ratés de Paris, revoilà notre héros qui va tenter d’embrasser sa belle un peu partout à Venise. Comme dans le précédent opus, c’est surtout l’occasion de découvrir la ville. Car il va essayer dans tous les lieux célèbres de Venise et avec lui on va donc découvrir les musées, les places, les rues… de la cité des Doges. Comme pour le précédent, c’est vraiment plein d’humour et l’on s’amuse aussi à rechercher notre couple, héros du livre, dans les grandes planches (à la Où est Charlie). Après Paris (et avant New York), quel plaisir d’espérer un baiser dans ce grand album hommage à la ville des amoureux.
Le même vu par Sous le feuillage.

Jeu de piste à LondresLa souris petit rat, Moussy, est à Londres pour danser un ballet au Royal Opera. Avec ses amies danseuses, elles se réjouissent déjà de visiter la capitale anglaise quand Soureev, leur professeur leur signale que non, elles sont là pour danser, pas pour visiter ! Mais voilà que soudain, Soureev se fait enlever par un mystérieux individu qui donne rendez-vous à nos petites danseuses au Trafalgar Square… c’est le début d’un grand parcours et d’une enquête pas de tout repos.

On connaissait les albums à dérouler de Nathalie Infante, voici son premier album ! On retrouve donc la fameuse souris, Moussy dans ce voyage à Londres. Alors bien entendu, la recherche de leur professeur les amènera dans des lieux célèbres de la capitale anglaise, mais on trouvera également de nombreux clins d’œil à la culture britannique (les Beatles, Alice au pays des merveilles…). Un album plein d’humour et très coloré pour parcourir Londres.

Une journée à PékinUne petite fille joue à cache-cache avec son chat, celui-ci en profite pour s’enfuir et voilà notre héroïne qui traverse Pékin et va même voyager dans le temps.

On termine avec un album bien singulier, une première partie très graphique, sans texte, principalement en noir et blanc, mais avec quelques détails en couleur (la robe de l’enfant, un personnage qui sort d’un portrait…). Ensuite, un texte nous raconte, avec des mots, l’histoire que l’on vient de voir. Enfin, l’auteur nous parle de Pékin, des personnages que l’enfant croise, des lieux qu’elle parcourt (on va même ici trouver des photos). C’est un album très original, très poétique, très beau. Un bien bel ouvrage pour visiter le Pékin moderne et le Pékin du passé.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué des ouvrages de Davide Cali (Je n’ai pas fait mes devoirs parce que…Super Potamo et Bons Baisers ratés de Paris) et de Nathalie Infante (Moussy, danseuse de balai, Marmottos seule contre le yéti, Moussy le petit tas de l’opéra et Une drôle de fourmilière). Retrouvez aussi notre interview de Nathalie Infante.

Bons ratés baisers de Paris
Texte de Davide Cali, illustré par Isabella Mazzanti
Gulf Stream dans la collection Les grands albums
19,50 €, 255×315 mm, 40 pages, lieu d’impression non indiqué, 2014.
Jeu de piste à Londres
de Nathalie Infante
Les éditions Marie-Louise
15 €, 190×265 mm, 32 pages, imprimé en France, 2013.
Une journée à Pékin
de Sun Hsin-Yu (traduit par Juan Wu)
L’École des loisirs
12,70 €, 240×265 mm, 40 pages, imprimé en France, 2013.

À part ça ?

Pour ses enfants, Samantha Lee fait que sa nourriture raconte des histoires

Gabriel

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