La mare aux mots
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Jean Regnaud

Les invités du mercredi : Delphine Garcia, Jean Regnaud, Aude Picault et Mélanie Edwards

Par 16 avril 2014 Les invités du mercredi

Aujourd’hui, nous recevons Delphine Garcia, une illustratrice que j’ai découverte il y a peu à travers deux facettes très différentes. D’un côté Jean et Marguerite (sorti chez Les p’tits bérets), un album très personnel, et de l’autre son personnage de Gwen la bigouden (chez Locus Solus). J’ai eu envie de parler de ses influences et de son travail avec elle. Ensuite, pour notre rubrique Parlez-moi de… j’ai eu envie de revenir sur le superbe Mais… comment naissent les parents (que nous avons chroniqué ici) avec ses auteurs et son éditrice. Bon mercredi à vous !


L’interview du mercredi : Delphine Garcia

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©Anne-Sophie Gacoin – ansog.net

Parlez-nous de votre parcours ?
Haute comme trois pommes, j’étais déjà passionnée par le dessin et franchement, je ne voyais pas quoi faire d’autre ! Naturellement, je me suis orientée vers un BAC arts appliqués à Brest puis un BTS communication visuelle à Quimper. À la fin de mes études, j’ai trouvé un poste de graphiste à Paris et n’imaginais absolument pas me mettre à mon compte 3 ans plus tard.
Aujourd’hui, je vis à Bordeaux avec ma petite famille.

OH LES BELLES COULEURSQuelles techniques utilisez-vous pour vos illustrations ?
J’aime varier les plaisirs et ne pas me limiter à un style précis. Mon côté « graphiste » certainement.
J’utilise les techniques traditionnelles comme l’aquarelle, l’encre ou les crayons de couleur, mais aussi l’ordinateur pour l’ajout de matières par exemple.

Quelles étaient vos lectures d’enfant, d’adolescente ?
Je n’ai jamais été une grande lectrice (pas bien !), vivant à Tahiti jusqu’à mes 8 ans, j’étais plutôt plage, cocotiers et tortue ! Dur dur, le retour en Bretagne ! Je me suis plongée dans la musique et le dessin. Ma mère a gardé tous mes livres d’enfant, contes, Casimir, Fantômette… j’étais fascinée par les illustrations.

Jean et MargueritePouvez-vous nous dire quelques mots sur l’album Jean et Marguerite ?
Cet album est très personnel. Jean Coatéval, célèbre accordéoniste en Bretagne et Marguerite ont vraiment existé. Tous les deux étaient très attachants. À l’époque, j’étais jeune accordéoniste soliste dans les Fest-Noz, ils m’ont pris sous leurs ailes comme de vrais grands-parents.
Je travaillais sur le projet lorsque Manuel Rulier m’a contacté. Son texte est chantant et léger, il a tout de suite compris mes attentes. Les dessins sont très différents de mes autres albums, un trait vivant, dansant, correspondait mieux à l’ambiance du livre.
Ce projet est resté quelques années dans les cartons sans trouver d’éditeur, et un beau jour… Caroline Pérot des P’tits Bérets me contacte. Aujourd’hui, miracle, il est en librairie ! Mon seul regret :  que Jean et Marguerite ne soient plus là pour le lire.

COUV CAHIER JEU GWEN JPEGY a-t-il des illustrateurs actuels que vous aimez particulièrement ?
Un tas !
Si je dois en sélectionner : la finesse du trait de Marie Desbons, le génie de Frédéric Pillot, l’exotisme de Judith Gueyfier (amie de lycée)…

Quels sont vos projets ?
Mon prochain album « Panique à la plage ! » avec les personnages de Marco, petit garçon plein de vie et Polo, son canard à roulettes doit sortir fin avril aux éditions Locus Solus. J’espère très vite une suite de leurs aventures mais aussi de Gwen la bigoudène.
Je réfléchis également à d’autres projets, en solo ou avec d’autres auteurs talentueux. Actuellement, je cogite à l’élaboration de livres plus graphiques, notamment, sur un en particulier, mêlant photos et illustrations, en collaboration avec une amie photographe.

Bibliographie :

Retrouvez Delphine Garcia sur son site : http://www.dg-freedesign.com


Parlez-moi de… Mais… comment naissent les parents ?

Régulièrement, on revient sur un livre qu’on a aimé avec son auteur, éventuellement son illustrateur et son éditeur. L’occasion d’en savoir un peu plus sur un livre qui nous a plu. Cette fois-ci, c’est sur un de nos coups de cœur, Mais… comment naissent les parents ? (chroniqué ici), de Jean Regnaud et Aude Picault que j’ai eu envie de revenir (avec aussi l’éditrice, Mélanie Edwards).

Jean RegnaudJean Regnaud (auteur) :
Au départ, je voulais écrire une petite histoire toute simple pour expliquer à un enfant qui était né grâce à une PMA la genèse de sa création. Je souhaitais à tout prix éviter que cette particularité puisse être comprise comme une différence. C’est pourquoi le récit que j’ai imaginé met sur un pied d’égalité la PMA et toutes les autres façons de venir au monde, ou plutôt, de créer ses parents. Car, c’est une évidence, quelle que soit la manière dont on le conçoit ou reçoit (dans un lit, via une FIV, grâce à une adoption, avec d’autres mamans ou d’autres papas), c’est quand l’enfant arrive dans notre famille que nous devenons un parent.
L’envie d’écrire ce livre m’est venue bien avant les manifestations contre le mariage pour tous et les polémiques visant le contenu de certains ouvrages jeunesse. Ces opinions rétrogrades désirent un monde qui n’existe plus, mon histoire dépeint simplement, et humblement, le monde tel qu’il est. Dans nos maternelles, les enfants ont aujourd’hui des genèses chimiques, des parentèles ésotériques, et je suis très fier d’appartenir à ce monde ouvert et tolérant.
Enfin, je suis particulièrement heureux que Aude Picault ait accepté d’illustrer cette histoire. C’est elle qui a eu l’idée d’incarner les personnages par des petits animaux. Son talent graphique a apporté au récit une belle âme et une réelle douceur.

Aude PicaultAude Picault (illustratrice) :
J’illustre rarement les histoires des autres, mais celle de Jean m’a tout de suite plu, par sa simplicité, son humour et sa justesse.
Il pose un point de vue d’enfant imparable sur ce qui existe, en dehors des jugements « adultes » qui veulent diviser la vie en « Ça c’est bien, ça, c’est mal ».
J’aime dessiner mes histoires avec des animaux. Pour celle de Jean, ce choix me semblait aussi adéquat : après tout, combien de façons incroyables de se reproduire les animaux n’ont-ils pas déjà inventées ?
Le site d’Aude Picaulthttp://www.audepicault.com.

Mélanie EdwardsMélanie Edwards (éditrice):
Lorsque j’ai reçu le projet de Jean et Aude, j’ai aussitôt autant aimé le texte que les illustrations (ce qui n’est pas toujours le cas quand un auteur et un illustrateur arrivent ensemble). Dans les petits crayonnés d’Aude, il y avait déjà la poésie, la délicatesse et la tendresse qu’on retrouve dans l’album. J’ai donc choisi un petit format, qui me paraissait bien préserver le côté intime et personnel du propos de Jean.
L’histoire, toute simple, m’a plu pour son humour, pour la façon qu’elle avait d’inverser l’éternelle question existentielle « d’où je viens ». Et surtout parce qu’elle ne posait aucun jugement sur les différentes situations de famille des enfants. Chacun raconte comment ses parents sont nés, et on ne se dit jamais que l’histoire de l’un est plus enviable que celle d’un autre. Pour l’anecdote, Jean avait écrit un livre Ma maman est partie en Amérique, elle a rencontré Buffalo Bill (Gallimard), Aude avait publié une BD qui s’appelait Papa (L’Association) en hommage à son père, et moi, en tant qu’auteur, j’avais publié un album qui s’intitulait Et me voilà ! (Bayard Jeunesse), qui racontait treize naissances différentes, alors nous étions faits pour nous rencontrer autour de Mais… comment naissent les parents ? Et le livre s’est fait avec une facilité très appréciable, dans le dialogue, l’échange et le plaisir. Je suis très contente qu’il paraisse à un moment où de grands débats agitent la société, parce qu’il apporte des réponses d’une simplicité désarmante, qui me paraissent justes et vraies, en adéquation avec la vie réelle des enfants, et de leurs parents.
Le site de Magnardhttp://www.magnard.fr.

Mais... comment naissent les parents ?Mais… comment naissent les parents ?
Texte de Jean Regnault
Illustré par Aude Picault
Sorti chez Magnard
2014.
Chroniqué ici.

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Ah les parents…

Par 13 mars 2014 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, on va parler d’un douloureux problème : les parents. Dans cette sélection d’ouvrages (dont la plupart sont quand même extraordinaires, aujourd’hui votre banquier va me détester) on va en rencontrer des absents (et même quand ils sont là), des qui jurent, des qui nous enquiquinent, des qui espèrent un peu trop de nous, mais surtout des qui nous aiment. Mais commençons par répondre à une grande question : Comment naissent les parents ?

Mais... comment naissent les parents ?Un souriceau se pose une question, cette question lui tourne en tête depuis quelque temps… Comment naissent les parents ? Il aimerait bien demander à son papa ou à sa maman, mais ils sont bien trop occupés, alors il demande à son copain Robin qui lui explique que c’est parce que ses parents s’aimaient beaucoup que son papa a mis son pollen dans la fleur de sa maman. Yasmine, elle, a une autre version. Elle n’a pas du tout fabriqué ses parents comme ça, ils avaient beau beaucoup s’aimer leur pollen et leur fleur ne faisaient rien alors il a fallu remplir des papiers et ça n’a pas duré neuf mois, mais trois ans. Tim a encore une autre version à base d’éprouvettes, pour Maïté avec ses deux mamans c’est encore autre chose. Ça en fait des façons de fabriquer les parents !

Gros coup de cœur pour cet album tout en délicatesse et en poésie, tant dans les illustrations que dans le texte. On parle donc ici de toutes les façons de devenir parents (et donc de toutes les façons de faire un bébé, vous l’aurez compris), mais vraiment avec une infinie douceur. Un livre qui sait autant manier l’humour, la poésie et être aussi bien illustré, on ne peut qu’adhérer. Un magnifique ouvrage.

Le Papa MystèreDans la cour de l’école, les enfants discutent, parlent de leur week-end. Zazie est triste de savoir que Cindy n’a pas de papa, Alfredo et Clodomir, eux, ne sont pas tristes du tout et ils se moquent même « Cin-dy -sans-pa-pa ! Cin-dy -sans-pa-pa ! » chantent-ils. Mais Cindy ne va pas se laisser faire, elle leur raconte qu’elle a bel et bien un papa, qu’il est agent secret et que si elle l’appelle…

J’ai toujours beaucoup de mal avec les adaptations de dessins animés qui reprennent, comme illustrations, des captures d’écrans. Je trouve ça, disons-le franchement, particulièrement laid. La novélisation de la série Mademoiselle Zazie n’échappe pas à la règle (et comparer ces illustrations à celles de Delphine Durand… c’est assez violent !). Passé ce manque d’esthétique de cet album, Zazie est un personnage qu’on adore. Les histoires sont souvent très bien trouvées et racontent généralement des situations pas forcément « classiques » de façon complètement anodines. Cindy n’a pas de papa, et alors ? Où est le souci. Même si l’on préfère (largement) les livres originaux signés Thierry Lenain et Delphine Durand, Le papa mystère est un album très sympathique et plein d’humour pour dédramatiser la monoparentalité.
Le même vu par Les lectures de Liyah et Chez Clarabel.

Papa, regarde !Petit Ours regarde par la fenêtre, il aperçoit des fleurs violettes et questionne son père à leur sujet. Trop occupé à lire le journal celui-ci lui répond distraitement, sans trop lever l’œil par la fenêtre. Mais il est vite étonné par ce que lui décrit son fils.

Énormément d’humour et de poésie dans ce très bel album sorti chez HongFei. Qui n’a jamais vécu cette situation avec ses enfants ? Bien trop occupé on répond distraitement à leurs questions avant de nous rendre compte qu’il y a un énorme quiproquo. La naïveté des enfants, face à notre esprit trop cartésien quand on est en train de faire autre chose. Pour illustrer ce très joli texte, Sophie Roze a utilisé des collages, on se surprend à toucher les pages en croyant que nos doigts vont trouver des matières. Magnifique !
Courez voir les extraits sur le blog de HongFei.

Dragons Père Et FilsLe papa de Strokkur ne lui a pas dit « Tu seras un homme, mon fils » (et pour cause… Strokkur est un dragon !), mais c’est à peu près ça. Parce qu’il le trouve grand maintenant, il doit faire honneur à sa famille et brûler quelques maisons dans un village. Strokkur n’a pas vraiment envie, mais d’après son père c’est la tradition, on ne peut pas y couper ! Après une nuit agitée, voilà donc notre petit dragon en direction du village. Il trouve une petite maisonnette en bois un peu isolée… c’est parfait ! Sauf que le petit garçon qui habite là le voit et est tout excité de voir un dragon ! Et puis question truc à brûler il a une bien meilleure idée… un bâtiment plus grand où il n’aime pas trop aller…

Ah ces parents qui veulent imposer leurs choix à leurs enfants… Strokkur n’a bien sûr aucune envie de faire ce que son père lui demande, mais il a si peur de le décevoir… Au lieu de terroriser les habitants, notre petit dragon va se faire des amis et il se peut bien qu’il soit assez malin pour trouver les bons arguments face à son père. On peut être fier de ses enfants pour de multiples raisons. On parle donc ici de transmission (ou pas), d’amitié, de malice. On s’amuse beaucoup des situations et l’on admire les belles planches de Ronan Badel. Là encore, un très très bel album.

Puisque c'est comme ça, je m'en vais !Émile est VRAIMENT de mauvaise humeur ! Une bagarre à l’école avec son copain et une réprimande de la maîtresse. Forcément, il ramène sa mauvaise humeur à la maison et ne supporte pas la moindre contrariété. Aussi quand sa maman lui refuse qu’il fasse de la peinture (alors que c’est l’heure du bain), Émile prend une grave décision : il s’en va ! Il file dans sa chambre, prépare son sac à dos, il va partir loin, très loin, loin de maman, loin de la maîtresse, loin des copains qui l’embêtent… mais avant, un bain plein de mousse c’est quand même tentant ! Et après, adieu tout le monde ! Enfin… après manger car maman a fait son plat préféré…

Décidément dans cette chronique, que de merveilles ! Tant sur le plan graphique (superbes illustrations d’Alexandra Pichard) que sur le plan scénaristique, Puisque c’est comme ça, je m’en vais ! est un album irrésistible. On rit de ce petit colérique (qui se fait bien avoir par les ruses de sa maman), de cette mère qui reste stoïque face aux menaces de départ de son fils (et le conforte même dans son idée). On parle ici donc des colères, des enfants qui veulent partir « parce que c’est mieux ailleurs », et de l’amour des parents qui savent transformer une mauvaise journée en bon moment. Un magnifique album.
Des extraits en ligne.

Le petit tabarnakPapa tape, tape, tape avec son marteau quand tout à coup… TA-BAR-NAK ! Ouh la la pour qu’il utilise ce mot c’est qu’il doit être vraiment vraiment fâché, car on n’a pas le droit de dire ça ! Mais au fait… ça veut dire quoi Tabarnak ? Oups c’était la question à ne pas poser à un papa déjà en colère. Peut-être que les copains sauront, eux…

Tabarnak, pour ceux qui ne le savent pas, est un juron québécois. Dans cet album, on parle donc des gros mots qui échappent parfois aux parents (si vous n’en dites pas, c’est bien vous êtes parfaits !). Que ce soit un album québécois nous arrange assez (je ne sais pas vous, mais moi j’ai du mal à imaginer un album pour enfants avec le mot « putain ») ! Beaucoup d’humour dans cet album aux illustrations qui font penser à des bandes dessinées avec des traits pleins de mouvement. On s’amuse beaucoup en lisant les versions de chaque enfant sur l’origine de ce mot à ne pas dire. Encore un très bel album sorti chez La pastèque.

ça sent bon la mamanComme tous les soirs, Maman Taupe lit une histoire à son Taupinou puis dodo… Taupinou n’a pas envie, il aimerait rester blotti contre sa maman, il a peur tout seul, les bruits de la nuit l’effrayent. Maman a une idée, elle décroche son foulard et le donne à son enfant « Un peu de moi auprès de toi », un foulard qui sent bon la maman et qui saura rassurer Taupinou.

On finit dans un nuage de douceur et de tendresse. Avec une histoire toute simple, Émile Jadoul et Claude K. Dubois nous offrent un petit bijou de poésie. On parle ici de la peur de la nuit, de l’odeur rassurante, de l’amour. Car les parents, même s’ils nous embêtent, même s’ils disent des gros mots, même s’ils sont parfois trop occupés pour nous écouter, ils sont quand même là pour nous rassurer et nous donner beaucoup d’amour.
Le même vu par Bricabook, Chez Clarabel et À l’ombre du saule.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué des ouvrages de Jean Regnaud (Ma maman est en Amérique, elle a rencontré Buffalo Bill), Sophie Roze (L’autre bout du monde), Ronan Badel (Billie du bayou, le banjo de Will, Billie du bayou, SOS Garp en détresseHenri ne veut pas aller au centre de loisirs, Cucu la praline se déchaîne, Emile se déguise, Bob le loup, Émile veut une chauve-souris, Émile est invisible, Émile fait la fête, Émile veut un plâtre, La mémé de ma mémé, Tout ce qu’une maman ne dira jamais et Le pépé de mon pépé), Alexandra Pichard (Les socquettes blanches, Nina et les oreillers et Muette), Émile Jadoul (Comme un secretCanaille a oublié son doudou, Canaille ne veut pas aller à l’école, Canaille va chez le docteurCanaille n’aime pas la soupeMon bonnetLes mains de papa, A l’eau, Hourra, AglaglaTout le monde y va, Gros pipi, A la douche et A la folie) et Claude K. Dubois (Ma feuille !, L’histoire de mon bébé, Papa, maman… avant et La valise rouge). Retrouvez aussi nos interviews de Ronan Badel et d’Émile Jadoul.

Mais… comment naissent les parents ?
Texte de Jean Regnaud, illustré par Aude Picault
Magnard Jeunesse
11,90 €, 200×200 mm, 32 pages, imprimé en France, 2014.
Le papa mystère
de L. Nord (d’après Thierry Lenain)
Nathan dans la série Mademoiselle Zazie
5,95 €, 174×221 mm, 30 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2014.
Papa, regarde !
Texte de Hui-Ying Chiu (traduit par Chun-Liang Yeh), illustré par Sophie Roze
HongFei
13,90 €, 193×253 mm, 34 pages, imprimé en Belgique, 2014.
Dragons père et fils
Texte d’Alexandre Lacroix, illustré par Ronan Badel
Père Castor
13,50 €, 240×300 mm, 32 pages, imprimé en France, 2014.
Puisque c’est comme ça, je m’en vais !
Texte de Mim, illustré par Alexandra Pichard
Magnard Jeunesse
13,90 €, 230×270 mm, 32 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2014.
Le petit Tabarnak
de Jacques Goldstyn
Éditions de la Pastèque
18 €, 191×241 mm, 80 pages, imprimé au Canada, 2014.
Ça sent bon la maman
Texte d’Émile Jadoul, illustré par Claude K. Dubois
Pastel
11,50 €, 176×246 mm, 32 pages, imprimé en Italie, 2013.

À part ça ?

Le rire médecinL’association Le rire médecin organise une braderie solidaire dans ses nouveaux locaux à Paris (XIXe). Notez sur vos agendas, ce sont les vendredi 4 et samedi 5 avril au 64/70 rue de Crimée 75 019, de 10 heures à 20 heures. Plusieurs grandes enseignes (Chicco, Djeco, Doudou et Compagnie, Editions Dupuis, Faber-Castell, Ikéa, LuluCastagnette, Moulin Roty, Ravensburger, Vtech, Zadig & Voltaire…) se sont mobilisées et ont offert des produits qui permettront à l’association de récolter des fonds. L’argent servira à financer la venue de clowns professionnels dans les services pédiatriques et ainsi offrir des moments magiques aux enfants hospitalisés. Quand on peut faire un beau geste, tout en faisant de bonnes affaires… pourquoi se priver ?

Gabriel

 

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Vous prendrez bien des bulles ?

Par 25 octobre 2013 Livres Jeunesse

Quelques BD pour les enfants et les ados, ça vous dit ?

Zita la fille de l'espaceAlors qu’ils jouent dans la campagne, Zita et Joseph voient s’écraser une météorite. En allant voir de plus près ils trouvent un étrange objet qui sort de la boule tombée du ciel. Le bouton rouge qui est au centre de l’objet est bien intrigant, Zita décide d’appuyer dessus et les voilà propulsés dans un autre monde ! Zita devra sauver Joseph qui a été enlevé par une sorte de monstre à tentacules. La jeune fille va vivre une grande aventure qui ne sera pas de tout repos, faire des rencontres des plus étranges et elle va devoir savoir à qui elle peut faire confiance…

Zita, la fille de l’espace est une BD pleine de pep’s comme on aime. Le personnage principal est typiquement le genre de personnage auquel les enfants s’attachent (une petite fille ordinaire, un peu casse-cou, qui va vivre une aventure extraordinaire). On ne s’ennuie pas une seconde, il y a un vrai suspense, une bonne intrigue (c’est une BD de près de 200 pages donc c’est important !). L’objet lui-même est très beau, Rue de Sèvres (nouvelle maison d’édition BD créée par L’école des loisirs) a fait un beau boulot : petit format, papier épais, couverture à rabats. Les illustrations de Ben Hatke sont pleines d’humour, de modernité et en même temps magnifiques. Une très bonne BD pour les jeunes lecteurs (à partir de 8 ans d’après l’éditeur) fans de science-fiction.
Des extraits sur Bédéthèque et une vidéo.
Le même vu par Bricabook et par Délivrer des livres.

Ma maman est en Amérique elle a rencontré Buffalo BillJean vit avec son papa et avec Yvette, une dame qui s’occupe de lui et de son petit frère. Aujourd’hui, c’est la rentrée et il est un peu stressé, surtout au moment de dire ce que font ses parents… Jean a aussi une voisine, Michèle, qui lui lit des cartes postales que la mère de Jean lui envoie en secret. Elle voyage beaucoup cette maman, heureusement que Michèle est là pour lui donner des nouvelles ! Car entre son papa absent, sa maîtresse qui lui fait un peu peur, le psychologue de l’école et les amies de sa grand-mère qui passent leur temps à dire « les pauvres… » quand ils le voient lui et son frère, ce n’est pas toujours tout rose !

Ma maman est en Amérique, elle a rencontré Buffalo Bill est un magnifique album (qui vient d’ailleurs d’être adapté au cinéma) signé Jean Regnaud et Émile Bravo. On aborde ici les familles monoparentales, la maman qui n’est plus là, mais avec une infinie poésie, beaucoup de pudeur. La mort de la maman est juste évoquée, par petites touches. On parle aussi ici d’amitié, Michèle raconte à Jean les aventures de sa mère, de la Suisse aux États-Unis pour lui faire croire que sa maman est toujours là, qu’elle voyage. Bien sûr il y a des moments un peu plus durs, où nos poils se dressent, comme quand Jean et son frère se demandent s’ils se souviennent encore de leur mère. C’est surtout une magnifique bande dessinée sur l’enfance, sur l’imagination des enfants, les mondes dans lesquels ils se réfugient et la dureté de la réalité. Un véritable coup de cœur.
Des extraits en ligne.
Le même vu par Enfantipages et par Les lectures de Liyah.

Isadora DuncanDepuis son enfance, Isadora a la danse dans la peau. Devant les vagues, sur une plage de San Francisco elle danse. Née dans une famille très pauvre, elle arrivera à ramener un peu d’argent grâce à son don. Sa vie est faite de coups de chance (alors qu’elle vient d’une famille très pauvre, elle accumulera les succès) et de malheurs (notamment la mort de ses enfants).

La vie d’Isadora Duncan de son enfance à sa mort tragique, voilà ce que nous racontent Josépha Mougenot et Jules Stromboni dans cette magnifique bande dessinée sortie dans la collection Grands Destins de Femmes chez Naïve. L’objet est très beau et les illustrations sont superbes, pleines de mouvement. Jules Stromboni croque avec talent les facéties du personnage, son humour. Les pages les plus dures sont également magnifiques (le visage d’Isadora Duncan qui se décompose jusqu’à devenir tel un spectre quand elle apprend la mort de ses enfants). Une vraie réussite qui m’a donné envie de découvrir les autres titres de la collection : Françoise Dolto, Virginia Woolf, Dian Fossey et Coco Chanel.
Extraits en ligne.

DoraDora est une jeune fille qui travaille dans un service d’archives du Berlin Document Center (où sont réunis tous les documents qui ont été saisis aux nazis après la guerre). Mais Dora ne fait pas qu’y travailler, elle fait des recherches, telle une espionne, sur son père qui a été déporté. Nous sommes en 1959, la guerre est finie depuis 14 ans maintenant, elle est à la fois loin et proche. Certains nazis sont toujours recherchés, Dora va faire partie de ceux qui essayent de les retrouver.

Dora de Minaverry sorti aux éditions L’agrume est une magnifique BD (on peut même dire roman graphique). Esthétiquement très réussi, c’est surtout une histoire passionnante, mêlant la vie d’une jeune fille juive et l’Histoire. Ici, on est entre le thriller et le roman d’espionnage tout en racontant l’histoire de Dora, ses amitiés, ses amours. Une histoire très documentée (d’ailleurs, on nous montre beaucoup de documents d’époque, par exemple les tableaux présentant les insignes des prisonniers d’un camp de concentration ou les témoignages recueillis lors du procès de Nuremberg), passionnante, mais aussi par moment très dure (je le précise pour bien signifier que ce n’est pas un ouvrage pour les jeunes lecteurs, plutôt les ados voire les adultes). En tout cas, un magnifique ouvrage.
Des extraits en ligne.

detective rollmopsRollMops est un célèbre détective (enfin célèbre c’est lui qui le dit !). Il vous propose de l’assister dans ses enquêtes qui ne sont pas de tout repos ! Avec lui on risque de tourner en rond (dans une BD qui forme une boucle) et de perdre notre sens de l’orientation !

La très grande BD, Détective Rollmops est illustrée par quelqu’un qu’on aime beaucoup : Olivier Philipponneau (souvenez-vous Perdu et Le peindre des drapeaux). Avec Renaud Farace ils ont créé un album très original, déjanté et en même temps très graphique (c’est souvent ce qu’il manque à ce genre de BD… c’est souvent assez laid). L’objet, lui-même, est très beau : très grand format, papier épais. C’est une BD très originale où les auteurs s’amusent à surprendre le lecteur, il ne faudra pas toujours lire dans l’ordre « habituel », il faudra même parfois plier pour savoir la suite. Intelligent, original, très graphique et complètement déjanté, on aime !
Des extraits (et beaucoup plus) sur le site dédié au Détective Rollmops.

Chi 3Ça y est, la jeune chatte Chi a découvert comment ouvrir la porte de la maison et elle peut donc aller se promener avec Noiraud… sauf que dans l’immeuble des Yamada les chats sont interdits, attention à ne pas se faire prendre, car la concierge veille ! Avec Noiraud elle va faire les 400 coups, elle va surtout découvrir l’amitié. Chi fait aussi la connaissance d’une petite fille nommée Juri qui lui semble très excitée ! Chi partira-t-elle vivre chez elle pour éviter aux Yamada une expulsion ?

Chi 4Les Yamada ont enfin trouvé un nouvel appartement où les animaux sont acceptés. Fini de toujours avoir peur de la gardienne… Mais qui dit nouvel appart dit déménagement… Pas facile pour Chi de s’y retrouver dans ce nouvel univers ! Qu’est-ce que c’est que cet endroit avec plein de choses de chez soi… sans que ce soit chez soi ? Il va falloir prendre ses marques et surtout bien marquer son territoire surtout qu’ici il y a d’autres animaux : la chatte très élégante Alice et le chien foufou David. On assiste aussi au partage du repas et au douloureux problème des griffes…

Chi 5Chi commence à s’y faire à sa nouvelle maison, c’est devenu son quotidien. Elle expérimente la chatière (pas évident au début !), découvre le bonheur de se faire passer une brosse pour enlever les poils morts, mais fait aussi beaucoup de bêtises à cause d’un rouleau de ruban adhésif. Elle va aussi retrouver Alice, qui est vraiment différente d’elle, le chien tout fou, et un vieux camarade (et peut-être même quelqu’un d’encore plus important…).

Chi, une vie de chat est une série que j’adore. Je vous avais déjà parlé des tomes 1 et 2 (et je vous parlerai prochainement des tomes 6 à 9). On suit donc la vie d’une petite chatte dans la famille Yamada (composée d’un petit garçon et de ses parents) et on reconnaît complètement nos chats, leurs habitudes, leurs côtés attendrissants… et leurs côtés exaspérants ! C’est extrêmement bien croqué. Au-delà d’une série sur les chats, c’est aussi une belle fenêtre sur la culture japonaise et la vie d’une famille dans ce pays qu’on connaît généralement peu (tout en restant accessible, je le précise, car il m’est arrivé de voir des mangas dans lesquels je me sentais perdu, les références culturelles étant tellement présentes). On rit beaucoup, mais pas seulement. La BD plaît autant aux jeunes enfants (ma fille de 5 ans la « lit » sans lire le texte) qu’aux grands (on l’a même offerte à des adultes). Bref une série dont on est vraiment fans et qu’il vous faut découvrir de toutes urgences… si ce n’est déjà fait !
À savoir : l’auteur sera présente cette année à Montreuil !
Les mêmes vu par La littérature de Judith et Sophie, par Sous le feuillage et par Fantasia (forcément !).

Les cadeaux d'Axel 1Alex reçoit un paquet par la poste, c’est sa grand-mère qui a pensé à lui pour son anniversaire et lui a envoyé un casque de Viking. À peine le casque mis, voilà Alex devenu un vrai Viking qui doit sauver une jeune fille qui est menacée par un ours ! Notre héros va devoir être rusé pour combattre l’animal et conquérir la jeune fille.

P’tit Viking est le premier tome de Les cadeaux d’Axel. Cette BD aurait pu figurer dans ma chronique de lundi sur l’imaginaire des enfants, car ici c’est de ça qu’on parle, Axel a beaucoup d’imagination et un simple casque le fait devenir un autre, le transporte dans un pays lointain. Le petit garçon qui serre (non sans raison) son ours dans la dernière planche de l’album est, le temps d’une aventure, un héros qui sauve une jeune fille (jeune fille qui existe dans le vrai quotidien d’Axel). Peu de dialogues, de grandes cases, on est ici dans de la BD pour les plus jeunes (tout jeunes lecteurs, voire même un peu avant). Les illustrations sont aussi belles que drôles, derrière l’humour il y a énormément de tendresse. Un très beau départ pour cette série, on attend la suite avec impatience !
Des extraits en ligne.

Super PotamoSuper Potamo est un superhéros… enfin il aimerait bien ! Quels sont ses super pouvoirs ? Il est super sympa… super gentil… ok ça s’arrête là ! Forcément, imaginez les autres superhéros, ils n’ont pas trop envie de se liguer avec Super potamo ! Tant pis il va sauver le monde seul… mais où aller, il y a déjà des superhéros partout ! Il n’y a pas une place pour lui ?

Beaucoup d’humour dans Super Potamo. Ce personnage me fait penser aux enfants, un brin turbulents, assez bagarreurs qui aiment jouer à « c’est moi le plus fort » et à « c’est moi le chef ». Super Potamo veut se battre, combattre les méchants, il fait tout pour les provoquer et prouver qu’il est un super héros (forcément, il se fait ratatiner). On rit bien de ce héros un poil crispant et de son mauvais caractère. Là aussi, c’est une BD jeune public (dès 6 ans d’après l’éditeur).
Des extraits sur le site de l’éditeur.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà fait plusieurs chroniques BD par exemple ici, ou encore ici (mais vous pouvez toutes les retrouver sous le tag BD)

Zita, la fille de l’espace T.1
de Ben Hatke
Rue de Sèvres dans la série Zita, la fille de l’espace
11,50€, 150×215 mm, 192 pages, imprimé en France, 2013.
Ma maman est en Amérique, elle a rencontré Buffalo Bill
de Jean Regnaud et Émile Bravo
Gallimard
16€, 195×265 mm, 122 pages, imprimé en Espagne, 2007.
Isadora Duncan
de Josepha Mougenot et Jules Stromboni
Naïve dans la collection Grands destins de Femmes
23€, 185×230 mm, 104 pages, imprimé en France, 2013.
Dora
de Minaverry (traduit par Chloé Marquaire)
L’agrume dans la série Dora
18€, 170×240 mm, 170 pages, imprimé en France, 2009.
Détective Rollmops
de Renaud Farace et Olivier Philipponneau
The Hoochie Coochie
17€, 300×400 mm, 28 pages, imprimé en France, 2013.
Chi, une vie de chat Tome 3
Texte de Konami Kanata (traduit par Fédoua Lamodière)
Glénat Kids dans la série Chi
10,75€, 130×180 mm, 146 pages, imprimé en Italie, 2011.
Chi, une vie de chat Tome 4
Texte de Konami Kanata (traduit par Kayo Chassaigne et Elodie Lepelletier)
Glénat Kids dans la série Chi
10,75€, 130×180 mm, 150 pages, imprimé en Italie, 2011.
Chi, une vie de chat Tome 5
Texte de Konami Kanata (traduit par Kayo Chassaigne et Elodie Lepelletier)
Glénat Kids dans la série Chi
10,75€, 130×180 mm, 146 pages, imprimé en Italie, 2011.
Les cadeaux d’Axel – p’tit Viking
Texte de Thomas Priou
Paquet dans la collection Le p’tit paquet
11€, 245×210 mm, 30 pages, imprimé en Belgique, 2013.
Super Potamo
Texte de Davide Cali et Raphaëlle Barbanègre
Bang Ediciones dans la collection Mamut
10€, 190×260 mm, 50 pages, imprimé en Espagne, 2013.

A part ça ?

Biscoto La préhistoireBiscoto, Le journal plus fort que costaud ! (dont on vous avait déjà parlé) sort son numéro 9 ! Et c’est un numéro spécial préhistoire (chaque numéro est sur un thème), l’époque où pouvait dessiner sur les murs sans se prendre de savon. Ici, on va rencontrer des mammouths, faire des jeux, lire des blagues, fabriquer un collier de chamane, mais bien sûr lire des BD (hilarantes). Dans ce numéro, cerise sur le mammouth, Vincent Malone nous raconte l’histoire (délirante) de l’arrière-arrière-arrière-arrière-grand-mère de l’arrière arrière-arrière arrière-grand-mère de l’arrière-arrière-arrière-arrière-grand-mère du Petit Chaperon Rouge (qu’on appelait le Petit Chimpanzé au Cul Rouge). Et comme à chaque fois, on retrouve aussi la suite des aventures de Francis saucisson et celle du feuilleton Les années bacchante. On adore Biscoto pour son côté original, déjanté. Un journal de BD pour enfants qui liront dans quelques années Fluide Glacial ou mieux, le Psikopat !
Le site de Biscoto : http://biscotojournal.com et Biscoto est sur Facebook.

Gabriel

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