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Des petits romans pour l’égalité filles-garçons [article en libre accès]

Par 10 avril 2017 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, on découvre des histoires qui bousculent les clichés, avec des petites filles et des petits garçons qui ne s’en laissent pas conter. Quatre courts romans pour s’interroger, débattre, réfléchir… parce qu’il n’y a pas d’âge pour aborder l’égalité !

Mattéo fête prochainement son anniversaire et a, pour l’occasion, confectionné une magnifique carte mêlant requins, camions, cœurs et paillettes. Séduit.e.s par l’invitation, ses ami.e.s acceptent de bon cœur, et entreprennent de lui chercher un cadeau. Mais pas facile de trouver la bonne idée pour un camarade qu’ils ne connaissent pas si bien, car il est arrivé deux mois plus tôt. Qu’à cela ne tienne, les enfants se débrouillent pour obtenir une liste de ce que souhaite Mattéo par l’intermédiaire de sa mère. Et là, c’est la stupéfaction ! Car sur la liste, on trouve un ballon de foot, une voiture de police, des dragons… mais aussi une dinette, un petit poney et une poupée ! On s’étonne, on s’inquiète, on n’y croit pas… Et puis petit à petit, on débat. Dans la petite bande, tout le monde y va de son avis et se creuse la tête : mais qui est donc cet étrange garçon dont les goûts ne rentrent dans aucune case ?
Ah, les jouets genrés et leurs rayons rose et bleus… Ce petit livre prend la question à bras le corps et permet aux plus jeunes de creuser leur réflexion. Si l’on peut lui reprocher un aspect un peu trop pédagogique (c’est d’ailleurs la maitresse, à l’aide d’un exercice plutôt malin, qui va aider les enfants à y voir un peu plus clair), le texte a le mérite d’inciter à réfléchir par soi-même, en suivant le débat que les enfants vont mener entre eux. Le sujet y est traité avec pertinence et simplicité, et le questionnement des personnages montre bien l’absurdité de la répartition. : les dauphins, c’est forcément pour les filles ? Mais alors ce sont les requins qui sont pour les garçons ? Et les perles, c’est un truc de filles ? Mais un dragon en perles, c’est pour qui ? Un petit roman qui fera sûrement réagir les jeunes lecteurs et lectrices, donc, et qui leur offre aussi une très jolie histoire d’amitié !
Un court roman parfait pour évoquer le sujet des jouets genrés.

Quand la maîtresse a demandé aux élèves d’écrire une pièce de théâtre sur le Moyen-Âge, Noé a choisi une histoire de chevalier et de princesse, certain qu’elle plairait à la belle Pénélope, dont il est éperdument amoureux. Pourtant, à la lecture, la petite fille a l’air peu convaincue et même passablement énervée. Pourquoi Noé aurait-il forcément le rôle du combattant courageux et elle celui de la demoiselle attendant comme une idiote en haut de sa tour ? Un peu déboussolé, le petit garçon se confie à son ami Azote le troll, qui trouve que les filles sont bien compliquées… Les deux amis entreprennent alors de répéter à leur tour la pièce de théâtre, dans l’espoir de comprendre ce qui a bien pu rendre Pénélope aussi furieuse. Mais Ozone, la sœur d’Azote, a elle aussi bien du mal à jouer les demoiselles en détresse : elle se bagarre, vient en aide au chevalier, et va jusqu’à l’embrasser brusquement sans lui demander son avis ! Vexés, les garçons décident de faire cavaliers seuls, mais une mésaventure survenue en chemin va leur montrer que les garçons aussi ont parfois besoin d’être sauvés…
Cette fois c’est aux contes traditionnels que l’on s’intéresse, avec leur lot de princesses éplorées et de chevaliers téméraires. Si le roman traite le sujet avec humour (et nous offre aussi une belle dose de péripéties), je dois dire que j’ai tout de même été un peu gênée à la lecture par le baiser forcé de la trollesse sur le petit garçon que j’ai trouvé évoqué assez légèrement, quand on voit combien il est important d’enseigner le consentement à toutes et tous. L’inversion des rôles (ici c’est la fille/trollesse qui force le garçon) peut cependant être vue comme un moyen de dénoncer un acte très présent dans les histoires classiques, et d’évoquer le sujet avec les jeunes lecteur.trice.s qui auront sûrement un avis sur la question. Malgré cette légère réserve, ce nouveau tome de Noé et Azote reste un très bon petit roman, qui évoque les clichés avec malice et pertinence et ne manquera pas de susciter le débat chez les plus jeunes !
Un bon petit roman pour réfléchir aux rôles traditionnels et bousculer les clichés !

C’est la rentrée pour le jeune Omar Canard, qui débarque dans une nouvelle école après un déménagement. Dès son arrivée, les ennuis commencent : on se moque de son manteau flambant neuf, on rit de son prénom, on le traite de vilain, de petit, de canard. À la récré, on lui propose tout de même une partie de football, mais Omar refuse, pas vraiment intéressé. Car la passion du petit garçon, ce n’est pas le ballon rond, mais la danse. Le soir, sur le chemin de la maison, il passe devant un lac où s’ébattent de magnifiques cygnes, et reste émerveillé devant leur beauté. C’est décidé, il sera aussi beau que ces derniers, et il dansera avec eux. En deux temps trois mouvements, le petit garçon se fabrique un beau costume, et entame sa carrière de danseur…
Voilà une réécriture du vilain petit canard vraiment originale. Plus court que les deux précédents, ce livre est parfaitement adapté aux débutant.e.s en lecture, avec son texte réduit à l’essentiel, ses dialogues représentés sous forme de bulles et la grande place qu’il laisse aux illustrations. Malgré sa simplicité, Le Vilain Petit Canard (ou presque) propose une variation autour du conte très bien amenée doublée d’une jolie histoire à la conclusion particulièrement émouvante. On peut aussi saluer la diversité présente dans les illustrations, qui font figurer des personnages de toutes origines, ce qui n’est malheureusement pas encore si courant (même si l’on progresse !).
Une vraie réussite, à mettre entre toutes les mains !

Dans la même série, on retrouve également Cendrillon (ou presque). Reposant sur le même principe, celui-ci nous propose une réécriture de l’histoire de la célèbre princesse à travers le personnage de la petite Sandi, une fillette passionnée de football. Bien que très douée, cette dernière peine à s’intégrer dans l’équipe de filles de son quartier, car deux méchantes sœurs se moquent de sa tenue en piteux état. Quand vient le jour du grand concours départemental destiné à désigner la meilleure joueuse, les sœurs l’écartent du groupe. Peinée, la fillette va se réfugier à la bibliothécaire où travaille sa marraine, qui lui dégote une tenue de sport et décide illico presto de l’emmener au tournoi. Sandi y montre toute l’étendue de son talent, mais au moment de désigner la grande gagnante, elle prend peur et s’enfuit. Heureusement, la petite fille a semé sur son chemin une de ses chaussures de foot, et les organisateurs vont vite identifier la mystérieuse joueuse !
Tout aussi réussi que Le Vilain Petit Canard, Cendrillon (ou presque) s’adresse aux enfants un tout petit peu plus à l’aise avec la lecture (mais reste tout de même très accessible). Les références au conte y sont nombreuses, bien trouvées et plutôt rigolotes (la super marraine bibliothécaire conduit par exemple une voiture orange baptisée Citrouille). On peut saluer également le fait qu’ici les clichés sont démontés sans même être mentionnés : le don pour le football de la petite fille et la présence d’une équipe de filles sont présentés comme des choses tout à fait normales. Voilà donc une petite Cendrillon bien différente de celle que l’on connait, et dont le courage et la débrouillardise sont particulièrement salvateurs !
Une Cendrillon nouvelle génération, qui donne un bon coup de pied dans le conte originel et démonte au passage pas mal de clichés !

Le garçon qui jouait à la poupée
de Roger Judenne
Oskar dans la collection Premiers romans
8,95 €, 130×200 mm, 42 pages, imprimé en Europe, 2016.
Noé et Azote T.9 : Coup de théâtre !
Texte de Mim et Benoît Bajon, illustré par Aurélie Guillerey
Magnard Jeunesse dans la collection Mes premiers romans
5,90 €, 145×195 mm, 48 pages, imprimé en Belgique, 2017.
Le Vilain Petit Canard (ou presque)
Texte de René Gouichoux, illustré par Rémi Saillard
Nathan dans la collection Premières lectures
5,60 €, 145×190 mm, 31 pages, imprimé en France, 2017.
Cendrillon (ou presque)
Texte de René Gouichoux, illustré par Rémi Saillard
Nathan dans la collection Premières lectures
5,60 €, 145×190 mm, 31 pages, imprimé en France, 2017.

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Chut ! J’écoute l’histoire !

Par 15 mai 2014 CD non musical, Livres Jeunesse

Aujourd’hui, on va se taire, si si ! On se tait et on écoute, il y a quelqu’un qui nous raconte une histoire… Une chronique en deux parties (la suite sera demain) une nouvelle fois en chronique croisée avec Maman Baobab (parce qu’on aime ça !).

La boîte à joujouxIl y a une nouvelle dans la boîte à joujoux. Mademoiselle Chouchou est une jolie poupée de porcelaine et en la voyant le maire et Polichinelle se sentent troublés. Mais c’est surtout le soldat de plomb numéro 7 qui perd ses moyens quand il croise son chemin, et voilà qu’il s’arrête en plein défilé, causant une sacrée pagaille ! Ces deux-là ont eu un gros coup de foudre et même si le soldat doit faire un séjour au cachot pour avoir mis le désordre, Mademoiselle Chouchou l’attendra. Mais Polichinelle ne voit pas ça du même œil…

Une amie m’avait conseillé ce livre-CD en me disant que c’était l’un de ses plus gros coups de cœur en littérature jeunesse… je n’ai absolument pas été déçu ! Magnifiques illustrations de Régis Lejonc, superbe histoire écrite par Rascal et racontée par Natalie Dessay, très belle musique de Debussy interprétée par l’Ensemble Agora… Tout était réuni pour faire un petit bijou, et c’est réussi ! Petits comme grands, on tombe sous le charme de cette belle histoire d’amour entre des jouets, de ces personnages qui regardent le ciel peint sur le plafond de la boîte à joujoux. On trouve des merveilles dans les grands livres-CD de chez Didier jeunesse, j’ai trouvé mon chouchou !
Des extraits sur le site de Didier Jeunesse.

Et en parlant de chouchou…

Bulle et Bob au jardinC’est une belle journée, une journée idéale pour être dans le jardin et ça tombe bien, Bulle et Bob doivent planter des tomates cerise. On met ses gants, ses bottes, on prend les plans de tomates et hop on s’y met. D’abord il faut arracher les mauvaises herbes (mais attention aux bonnes !), on remue la terre (en croisant des vers de terre), puis on plante et on arrose (si on arrive à ouvrir le robinet !). On profite aussi pour réviser ses légumes, regarder se promener les escargots et passer les nuages et même servir de perchoir à coccinelles. Décidément, c’est une belle journée.

Quel bonheur de retrouver Bulle et Bob, les deux héros imaginés par Natalie Tual et mis en image par Ilya Green. Une petite histoire entrecoupée de chansons où l’on se sent enveloppé dans un cocon de tendresse sans que ça ne soit jamais mièvre. C’est doux, c’est tendre, c’est beau. Quel joli moment ! Et bien-sûr il y a l’humour piquant de la pétillante auteur-interprète comme lorsque les enfants jouent au jeu des légumes (citer ceux qu’on connait) et que Bulle propose les frites. Les enfants adorent, l’écoutent en boucle, chantent et les parents ne soupirent pas en entendant pour une énième fois leurs marmots relancer le CD.
Des extraits sur le site de Didier Jeunesse et le même vu par Maman Baobab.

Ogres et OgressesIl y avait une ogresse qui avait entendu ce qu’une chèvre disait à ses sept chevreaux pour qu’ils lui ouvrent la porte et qui décida de se faire passer pour elle. Il y avait aussi une cuisinière qu’on appelait la grosse Suzon qui s’intéressait beaucoup à un jeune garçon que son maître avait trouvé dans une forêt quand il n’était qu’un bébé. Il y avait, enfin, une ogresse qui avait profité du départ d’un homme pour aller voir chaque jour sa fille, Aïcha et lui sucer le doigt.

Trois contes qui mettent en scène des ogres et des ogresses sont réunis dans ce très beau livre-CD sorti chez Didier Jeunesse. Le premier, L’ogresse et les sept chevreaux, la version libanaise d’un conte bien connu illustré par Martine Bourre, nous l’avions déjà chroniqué ici lors de sa sortie dans la collection À petits petons. Le dernier, Aïcha et l’ogre, un conte tunisien illustré par Vanessa Hié, nous l’avions chroniqué ici lors de sa sortie dans la collection Il était une (mini) fois. Il n’y a donc que le second que nous découvrons dans cette version, Trouvé-dans-un nid, une adaptation d’un conte des frères Grimm illustrée par Rémi Saillard. Tous les trois sont racontés par la conteuse Praline Gay-Para et on se régale ! Quel bonheur de l’écouter conter ces trois histoires pleines d’humour. On est happé par sa voix, sa façon de raconter et on enchaîne les trois histoires avec le plus grand plaisir !
Le même vu par Butiner de livres en livres et À l’ombre du saule et des extraits sur le site de Didier Jeunesse.

On reste d’ailleurs avec Praline Gay-Para

Ti Moun dit non !Un tout petit garçon nommé Ti Moun voulait devenir grand. Il décida d’aller voir les animaux pour leur demander ce qu’ils mangeaient pour être si forts ! Seulement voilà… il a beau vouloir être grand il n’a pas envie de manger des os comme le chien, de l’herbe comme le bœuf, du foin comme le cheval… mais au fait… pourquoi veut-il être aussi grand et fort ?

Prends le temps de grandir doucement, voilà le conseil qui est donné à Ti Moun. Dans cette très jolie histoire signée Praline Gay-Para (et racontée par elle-même sur le CD), on parle donc de vouloir grandir trop vite, de l’impatience. La conteuse l’explique en fin d’ouvrage, ce sont deux contes, l’un afro-américain et l’autre haïtien qui sont à l’origine de cette histoire. Illustrée par Lauranne Quentric, c’est un bien joli conte en randonnée où l’on rappelle l’importance de dire non et que l’on prend beaucoup de plaisir à écouter.
Le même vu par Les riches heures de Fantasia et par Maman Baobab et des extraits sur le site de Syros.

les aventures de p'tit bonhommeUn p’tit bonhomme des bois se promenait dans la forêt quand tout à coup un blaireau le vit. L’animal se dit qu’il en ferait bien son repas, et se mit à le suivre. Quelques pas plus loin, un renard vit le p’tit bonhomme des bois. Il n’avait jamais mangé ça et se dit que cela devait être bon ! Et en plus il était accompagné d’un blaireau, le repas allait être copieux ! Il se mit à les suivre. Puis ils furent rejoints par un renard, un loup et un ours…
P’tit Bonhomme se réveilla avec une faim de loup. Vite, il lui fallait quelque chose à se mettre sous la dent, il fila à la boulangerie et demanda du pain au boulanger. Sauf que rien n’est gratuit, et s’il voulait du pain, comme il n’avait pas de sous, le P’tit Bonhomme devait fournir de la farine. Ainsi notre petit héros couru chez le meunier. Sauf que rien n’est gratuit, s’il voulait de la farine notre petit bonhomme devait fournir du blé ! Et pour avoir du blé il lui faudrait trouver du crottin, pour avoir du crottin il lui faudrait de l’herbe et pour avoir de l’herbe il devait trouver de l’eau…

Deux contes en randonnée drôles et poétiques signés par le génial Pierre Delye. Je connaissais ses livres, je l’avais découvert sur scène, je ne l’avais pas encore écouté en CD. Alors bien-sûr rien ne vaut le spectacle vivant mais quel bonheur que de l’écouter nous conter ces deux histoires, prendre les voix des personnages. On sourit, on rit même parfois, on passe un moment délicieux (autant les parents que les enfants). Côté illustrations, Martine Bourre pour Le P’tit Bonhomme des bois et Cécile Hudrisier pour La grosse faim de P’tit Bonhomme (qu’on avait d’ailleurs déjà chroniqué ici). Les deux illustratrices ont utilisé de nombreuses matières pour leurs collages, c’est riche en détails, et c’est beau ! Un disque-CD plein de malice pour passer un moment exquis !
Des extraits sur le site de Didier Jeunesse.

mon meilleur meilleur amiQu’il est agaçant à être toujours de bonne humeur cet Arlequin à l’habit coloré ! Oiseau gris n’en peut plus ! Il a l’impression que sa vie est morne à côté ! Il décide de jouer un tour au joyeux personnage, il va moins rigoler, ça c’est sûr !
Malika se rend compte un matin qu’elle n’a plus que 103 peluches. Elle en avait 110 avant ! Sa maman lui explique qu’elles étaient usées, qu’il faut à un moment se séparer de certaines affaires, mais rien à faire Malika n’est pas contente. À partir de ce jour elle décide de recompter tout le temps ses peluches et un jour… Malika pousse un cri, il y en a 104 ! Qui est ce nouveau venu qui a deux bouches et qui dit s’appeler Monstre Monstre (faut dire qu’il dit tout en double !) ?

Sorti chez Planète Rebelle, Mon meilleur meilleur ami regroupe donc deux histoires signées Jennifer Couëlle et racontées ici par Françoise Diep. Dans la première il est donc question de bonne humeur et de ceux qui jalousent cet optimisme. Dans la seconde, on parle de grandir, de devoir se séparer de certaines choses liées à l’enfance. Deux très jolies histoires joliment mises en images par Josée Bisaillon. Deux histoires pleines d’humour et de douceur, adaptées aux plus petits.
Des extraits sur le site de Planète Rebelle.

Les aventures de la famille MotorduIls en vivent des aventures les Motordu ! Un jour le prince à pâle au ventre (si ça se trouve c’est lapin dix huitres), une autre fois, comme on est en jouet c’est le temps des grandes balances et on part vers la Botte d’Azur, un autre jour ils s’aperçoivent qu’il y a un fantôme dans le chapeau, il y a aussi la fois où Marie-Parlotte a reçu un cheval appelé Belle-Chic en cadeau et enfin la fois où Motordu reçoit un père hoquet qui fait plein de bêtes hips et qui refuse qu’on le mette en cage.

Je pense que vous êtes nombreux à connaître Le prince de Motordu. J’ai grandi en lisant les livres de Pef et notamment les aventures de ce héros qui vit dans un chapeau avec la princesse Dézécolle et ses enfants Marie-Parlotte et Nid de Koala. Ici, les mots sont donc remplacés mais habillement, avec beaucoup d’humour, les doubles sens sont nombreux et hilarants. C’est la première fois que je découvrais ces livres sous forme de CD et je suis quand même sceptique ! Dans les livres du prince de Motordu, parfois on a besoin de relire une phrase pour en comprendre tous les sens, et en CD… c’est plus difficile ! Ça défile, on réfléchit à ce que l’on vient d’entendre et on se perd ! Et il n’y a pas les illustrations pour nous aider. Ma fille de six ans a quand même pris énormément de plaisir à l’écouter et riait en entendant les dialogues décalés de ces cinq histoires lues par Pef lui-même.
Le même vu par Maman Baobab.

Le monstre poilu et 3 autres histoiresC’est l’histoire d’un monstre qui était couvert de poils, un monstre poilu qui était d’une laideur abominable ! Un jour, alors qu’il passait par là, le roi fut capturé par le monstre poilu. Celui-ci accepta de le laisser partir s’il lui ramènerait le premier enfant qu’il croiserait. Sauf que le premier enfant qu’il croisa fut sa fille…
Léon était un roi qui ne supportait pas qu’on soit plus beau que lui. Quand quelqu’un osait cet affront, le roi lui faisait couper la tête. Les gens se mirent donc à s’enlaidir et forcément… plus personne ne tomba amoureux de personne et plus aucun bébé ne naissait. Jusqu’au jour où…
Il était une fois une sorcière qui aimait manger des enfants. Forcément, aux alentours ceux-ci ne sortaient plus et donc n’allaient plus à l’école. Forcément, ils devenaient idiots. Un jour, la sorcière croisa la route de deux de ces garnements, Pincemi et Pincemoi.

Quatre histoires d’Henriette Bichonnier (Le monstre poilu, Le retour du monstre poilu, Le roi des bons et Pincemi, Pincemoi et la sorcière) qui ont toutes été illustrées par Pef et surtout, mis à part Le retour du monstre poilu, qui ont marqué mon enfance (cela dit, je ne suis pas certain que Gallimard y ai pensé en faisant cette compilation). J’ai lu ces parodies de contes alors que j’avais 8-9 ans, à chaque Noël, chaque anniversaire, chaque occasion, je demandais un livre de Pef et ceux-là faisaient partie de mes préférés (avec Rendez-moi mes poux). Près de 30 ans plus tard, j’ai vu ma fille être morte de rire en entendant les « poil à » de la petite Lucille ou les blagues de Pincemi et Pincemoi. Ces histoires ne vieillissent pas, elles amusent toujours autant les enfants. Gallimard regroupe ici quatre lectures (enregistrées, respectivement, en 1984, 2014, 1990 et 2014) faites par Francis Perrin, Max de Bley, Pierre Junière, William Pinville et Pef lui-même. Pour tout vous dire, autant j’ai adoré découvrir Le monstre poilu, Le retour du monstre poilu et Pincemi, Pincemoi et la sorcière dans cette version CD, autant j’ai trouvé horripilante la lecture de Le roi des bons. Les comédiens surjouent… c’est assez insupportable ! Mais mis à part ce bémol, voilà des histoires pleines d’humour qui vont ravir les enfants et rappeler des souvenirs à pas mal de parents.

Les petits oiseauxL’hiver est là, une vieille fermière rentre ses poules et ravitaille une mangeoire à oiseaux en graines et boules de graisse. Pinsons, sittelles torchepots et moineaux friquets arrivent à toute volée. Mais alerté par les piaillements, un chat ne tarde pas à venir se tapir, prêt à bondir. Il va tenter plusieurs fois, les oiseaux vont se succéder, l’un d’eux sera-t-il moins rapide que le félin ?

Béatrice Fontanel pour le texte, Jérôme Deschamps qui le raconte, Antoine Guilloppé qui illustre et des musiques des plus grands musiciens pour accompagner le tout. François Couperin, Antonio Vivaldi, Maurice Ravel, Igor Stravinsky, Eino Juhani Rautavaara, Jean Françaix… Ce sont les œuvres évoquant des oiseaux de quatorze compositeurs dont on retrouve des extraits ici. En plus de la présentation succincte des musiciens, on trouvera aussi une description des oiseaux présents dans l’histoire. Les magnifiques illustrations d’Antoine Guilloppé ont fait pousser des « waouh » à ma fille. Une bien jolie histoire magnifiquement illustrée et accompagnée de très belles musiques classiques.
Une émission qui en parle, Les traverses du temps sur France Musique.

Quelques pas de plus…
Retrouvez toutes les histoires racontées sur CD que nous avons chroniquées sur notre album Pinterest.
Nous avons déjà chroniqué des ouvrages de Rascal (L’ours qui danse, Le temps des ours, Le plus joli des rêves et Tout le monde fait caca), Natalie Dessay (La petite sirène), l’Ensemble Agora (La petite sirène), Régis Lejonc (Loup ?, La mer et lui, Le petit chaperon rouge ou La petite fille aux habits de fer blanc et Obstinément Chocolat), Natalie Tual (Comptines pour compter, Bulle et Bob à l’école, Comptines pour chanter les couleursBulle et Bob préparent Noël, Bulle et Bob à la plage, Bulle et Bob dans la cuisine et Chansons pour chanter Noël), Ilya Green (Nos beaux doudous, Bulle et Bob à l’école, Mon arbre, Marre du rose, Bulle et Bob préparent Noël, Les plus belles berceuses jazz, Bulle et Bob à la plage, Peter Pan et Wendy, Bulle et Bob dans la cuisine et Le masque), Praline Gay-Para (Aïcha et l’Ogre, Petit beignet rond et doré, L’ogresse et les sept chevreaux et Au loup !), Martine Bourre (La truie et le loup, L’ogresse et les sept chevreaux, Les Deux Vieux & l’Arbre de vie, Au bain, mon lapin ! et La souris qui cherchait un mari), Rémi Saillard (Petit beignet rond et doré, (Rois et reines de France, Les histoires des musiciens de Brême racontées dans le monde, Au chat et à la souris, Dans ma rue et Ami ou ennemi ?), Vanessa Hié (Mon secret rit tout le temps et Le carnaval des animaux), Pierre Delye (La petite poule rousse, Mais il est où ce gros matou ? et La grosse faim de P’tit Bonhomme), Cécile Hudrisier (Comptines pour mon bébé, Le gâteau de Ouistiti, La moufle, Comptines pour compterComptines pour chanter les couleursLa petite poule rousse, Mais il est où ce gros matou ?, La grosse faim de P’tit Bonhomme, Il était une fois… Contes en haïku, Les plus belles chansons anglaises et américaines, P’tit biscuit ou L’histoire du bonhomme de pain d’épices qui ne voulut pas finir en miette, Comptines pour chanter en anglais, Le fil rouge, Chansons pour chanter Noël et Comptines pour chanter la ferme), Jennifer Couëlle (Je t’aime comme toi), Françoise Diep (Les deux cailloux et Le loup et la soupe aux pois), Josée Bisaillon (J’ai un bouton sur le bout de la langue), Pef (Aux fous les pompiers !Le Ré-si-do-ré du Prince de Motordu et Le conte chaud et doux des chaudoudoux), Béatrice Fontanel (Mon copain Bogueugueu et Bogueugueu est amoureux) et Antoine Guilloppé (Le voyage d’Anoki, Les musiciens de Brême, La mouffle, Loup noir, Grand blanc, Première neige,Plein soleil, Qui dit noir dit blanc, Pleine lune et Akiko la rêveuse). Retrouvez aussi nos interviews de Natalie Tual Cécile Hudrisier  et Antoine Guilloppé.

La boîte à joujoux
Texte de Rascal, conté par Natalie Dessay, musique de Claude Debussy jouée par l’Ensemble Agora, illustré par Régis Lejonc
Didier Jeunesse dans la collection Contes musicaux
23,80 €, 270×270 mm, 43 pages, CD 35 min. environ, imprimé en France, 2005.
Bulle et Bob au jardin
Texte et musique de Natalie Tual, conté et chanté par Natalie Tual, Gilles Belouin, Erell et Antoine Paineau-Tual, illustré par Ilya Green
Didier Jeunesse dans la collection Polichinelle
17,70 €, 210×210 mm, 40 pages, CD 15 min. environ, imprimé en France, chez un imprimeur éco-responsable, 2014.
Ogres et Ogresses
Contés par Praline Gay-Para, illustrés par Martine Bourre, Rémi Saillard et Vanessa Hié
Didier Jeunesse dans la collection À petit petons
21,30 €, 240×225 mm, 96 pages, CD 35 min. environ, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2014.
Ti Moun dit non !
Conté par Praline Gay-Para, illustré par Lauranne Quentric
Syros dans la collection Paroles de conteurs
15,90 €, 205×320 mm, 32 pages, CD 11 min. environ, imprimé en France, 2014.
Les aventures de p’tit Bonhomme
Contés par Pierre Delye, illustrés par Grégory Allaert, Martine Bourre et Cécile Hudrisier
Didier Jeunesse
21,30 €, 240×225 mm, 64 pages, CD 17 min. environ, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2011.
Mon meilleur meilleur ami
Texte de Jennifer Couëlle, raconté par Françoise Diep, illustré par Josée Bisaillon
Planète rebelle dans la collection Conter Fleurette
23 €, 200×200 mm, 38 pages, CD 20 min. environ, imprimé au Canada, 2011.
Le monstre poilu et 3 autres histoires
Textes d’Henriette Bichonnier, lus par Francis Perrin, Pef, Max de Bley, Pierre Junière et William Pinville
Gallimard Jeunesse dans la collection Écoutez lire
12,90 €, CD 40 min. environ, 2014.
Les aventures de la famille Motordu, volume 1
Textes de Pef, lu par Pef
Gallimard Jeunesse dans la collection Écoutez lire
12,90 €, CD 1h02 environ , 2014.
Les petits oiseaux
Texte de Béatrice Fontanel, raconté par Jérôme Deschamps, illustré par Antoine Guilloppé
Naïve livres
20 €, 245×275 mm, 42 pages, CD 33 min environ, lieu d’impression non indiqué, 2013.

À part ça ?

affiche-eclatsdelire-2014Puisqu’on parle d’Ilya Green dans cet article… elle fait partie des organisateurs  de la première fête de la littérature jeunesse au Vigan (dans le gard) ce samedi (le 17 mai). Au programme : des dédicaces (Ilya Green, donc, Stéphane Servant, Mélusine Thiry, Claire Franek et bien d’autres !), des lectures, des ateliers, des expos… bref si vous êtes dans le coin, ça risque d’être rudement chouette ! Tous les infos sur leur blog : http://eclatsdelireduvigan.blogspot.fr et même sur facebook : https://www.facebook.com/leseclatsdelireduvigan ! Vous y allez et vous nous racontez ?

Gabriel

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Entre les petites mains, ils ne craignent… pas grand-chose !

Par 16 février 2014 Livres Jeunesse

Une nouvelle sélection de livres cartonnés qu’on peut laisser aux tout-petits sans trop de risques.

Mon imagier des animaux familiers Et l’on commence par une collection qu’on connaît bien : les Kididoc. Deux nouveaux imagiers signés Nathalie Choux, Mon imagier des jouets et Mon imagier des animaux familiers. Dans le premier, les enfants vont donc retrouver le tambour, la dînette, les cubes, la pâte à modeler… et comme chaque fois dans les Kididoc on va aussi manipuler : bouger les pièces du puzzle, faire écrire des crayons de couleur… bien entendu, c’est en manipulant des volets épais qui sont solides (c’est une des choses que je préfère dans les Kididoc, ils ont vraiment trouvé un système pour que l’enfant puisse faire bouger les animations sans que ça soit fragile). Mon imagier des jouetsDans Mes animaux familiers, même principe on va manipuler la langue du chien pour lui faire lécher son écuelle, passer une pelote de laine d’un chat à l’autre ou tourner la roue du hamster. On retrouve donc ici le nom des animaux familiers les plus courants, du chien à la souris en passant par les poissons ou les lapins. Dans les deux ouvrages, comme dans chaque Kididoc il y a des petites questions à poser à l’enfant pour lui faire deviner des petites choses ou pour lui faire exprimer ses goûts. Une collection solide et colorée, parfaite pour les tout-petits !


On joue ! Toujours chez Nathan, une autre collection dont on vous a déjà parlé et que j’aime beaucoup : les Petit Nathan. Deux nouveaux livres dans la collection : On joue ! et On mange ! Dans le premier, on fait la course avec un petit singe. Sur un vélo, dans une voiture de course, dans une fusée et même sur un terrain de foot tout va très vite, il faut faire tourner la roue pour être encore plus rapide (attention aux parents qui détestent les bruits, la roue n’est pas silencieuse !). Dans on mange !, on part à la On mange !rencontre d’un petit lapin qui grignote sa chaussure, croque dans une pomme de pin, goûte du sable et même un livre ! Heureusement, ses parents sont là pour lui rappeler que le mieux c’est de croquer dans des carottes ! Ici, rien à tourner, mais des coins du livre en matière à mordiller (comme les anneaux de dentition). Petit bémol tout de même, expliquer aux enfants qu’un livre ne se mange pas… avec un livre dont les coins se mordillent… Deux albums conçus par une spécialiste du développement des tout-petits, avec des illustrations vives et colorées d’Emiri Hayashi.

Je Sais Faire Toute SeuleToujours chez Nathan (qui fait quand même beaucoup de livres cartonnés pour les tout-petits), deux ouvrages dans une nouvelle collection au graphisme vintage : Je sais faire toute seule et Maintenant je suis grand. Dans le premier, une petite fille nous raconte qu’elle choisit ses vêtements, se mouche, mange sa pomme, éteint sa lumière… sans l’aide de personne. Maintenant Je Suis GrandDans le second, un petit garçon nous explique que depuis qu’il a grandi il peut cueillir ses pommes, courir, jouer dans les vagues… Même si c’est un peu étrange d’avoir sorti une version fille et une version garçon, j’adore le graphisme de ces deux livres cartonnés qu’on pourrait prendre pour des rééditions de livres anciens. Ce genre d’illustrations est un peu à la mode, mais personnellement ce n’est pas pour me déplaire ! Deux petites histoires plaisantes aux illustrations rétro.

À croquer ! Avez-vous déjà fait le poireau ? Je suis certain que quelqu’un vous a déjà couru sur le haricot… Vous êtes plutôt blanc comme une endive ou rouge comme une tomate ? Vous l’aurez compris, on va jouer avec la langue française et les expressions autour des fruits et des légumes. Un petit livre cartonné signé Modeste Madoré et sorti chez Océan éditions qui va permettre d’apprendre le nom de ces choses qu’on mange. Des illustrations pleines d’humour pour un petit album vraiment original et très réussi.

Un énorme câlin pour Martin !Envie d’un énorme câlin ? Je vous présente Martin ! On a l’habitude des livres avec une marionnette à doigt, ici c’est un grand livre avec une grande marionnette pour la main entière ! Un énorme câlin pour Martin ! nous raconte l’histoire de l’ours Martin qui a envie de faire un câlin à ses amis… mais ce ne sera pas si facile que ça ! L’histoire est surtout un prétexte pour faire participer les enfants (ils doivent faire un câlin à la marionnette), on peut la raconter en la jouant complètement. En général, les enfants adorent !


Y A Plus De PlaceY’a plus de place ? Si si c’est l’avantage d’un blog par rapport à un journal papier, on peut en mettre autant qu’on veut ! Un nouvel album de Malika Doray nous ravit toujours. Ici, on va partir en voyage sur un bateau… s’il y a une place pour nous ! En effet la barque se rempli petit à petit et l’on a beau se dire qu’il n’y a plus de place on n’ose pas refuser à l’ami qu’on croise de se joindre à nous. Sauf qu’au bout d’un moment… Alors on pense bien sûr à La mouffle avec cette histoire pleine d’humour, personnellement je suis très fan du graphisme épuré de Malika Doray et ses livres sont toujours parfaitement adaptés aux tout-petits (qui n’ont pas besoin de 1001 détails et voient surtout les contrastes forts). Encore un très bel ouvrage signé par une illustratrice qu’on aime décidément beaucoup.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué des ouvrages de Nathalie Choux (Coccinelle ouvre ses ailesLa poulette et les trois maisonnettes, Mon imagier de la famille, Chevaliers, Toutes les réponses aux questions que vous ne vous êtes jamais posées, Mon imagier de la maison, Mon imagier des formes, Mon imagier de Noël, L’ogresse poilueDe vrais amis, Mon imagier des saisons et Mon imagier de la nuit), Christel Denolle et Emiri Hayashi (Regarde comme je t’aimeBonne nuit Rosalie, Bonjour mon bébé !, Coucou les animaux !, On se cache ?, On s’habille ? et On fait du bruit !), Emiri Hayashi sans Christelle Denolle  (Regarde dans la neige et Regarde dans la mer) et Malika Doray (Un manteau de pluie pour la fourmi…, 4 petits livres de saisons, Le grand livre de tout même de petits pois, Le mariage, une histoire à colorier, Nous ce qu’on préfère, Près du grand érable, Dans le ventre des dames, des fois, il y a un bébé… et Quand ils ont su…). Nous avons également déjà interviewé Malika Doray.

Mon imagier des animaux familiers
de Nathalie Choux
Nathan dans la collection Kididoc
7,95 €, 170×170 mm, 10 pages, imprimé en Chine, 2014.
Mon imagier des jouets
de Nathalie Choux
Nathan dans la collection Kididoc
7,95 €, 170×170 mm, 10 pages, imprimé en Chine, 2014.
On joue !
Texte de Christel Denolle, illustré par Emiri Hayashi
Nathan dans la collection Petit Nathan
9,95 €, 177×178 mm, 10 pages, imprimé en Malaisie, 2014.
On mange !
Texte de Christel Denolle, illustré par Emiri Hayashi
Nathan dans la collection Petit Nathan
9,95 €, 177×178 mm, 10 pages, imprimé en Malaisie, 2014.
Je sais faire toute seule
Texte de Stephen Krensky (traduteur non indiqué), illustré par Sara Gillingham
Nathan
7,90 €, 165×227 mm, 12 pages, imprimé en Allemagne, 2014.
Maintenant je suis grand
Texte de Stephen Krensky (traduteur non indiqué), illustré par Sara Gillingham
Nathan
7,90 €, 165×227 mm, 12 pages, imprimé en Allemagne, 2014.
À croquer !
de Modeste Madoré
Océan éditions dans la collection Océan Baba
9,50 €, 150×150 mm, 26 pages, imprimé en Malaisie, 2013.
Un énorme câlin pour Martin !
Texte de David Melling (traduit par Hugless Douglas)
Larousse
14,90 €, 270×274 mm, 10 pages, imprimé en Chine, 2013.
Y’a plus de place
de Malika Doray
École des loisirs dans la collection Loulou & Cie
10,70 €, 180×240 mm, 24 pages, imprimé en Malaisie, 2014.

À part ça ?

Avec mamanAh les relations parents/enfants… Ça ne s’arrête pas à l’enfance ! C’est avec beaucoup d’humour qu’Alban Orsini croque une relation au quotidien entre une mère et son fils à travers leurs SMS. Vous avez peut-être (certainement même) déjà lu ces échanges sur le blog Avec Maman (ou sur les réseaux sociaux), des captures d’écran du téléphone d’un fils mettant en ligne ses conversations avec sa mère. Certains se sont même demandés si c’étaient de vrais messages ou si c’était une fiction… Avec la sortie du livre Avec Maman plus de doutes, il y avait bien un auteur derrière tout ça. Voici donc rassemblés plus de 350 échanges souvent hilarants, souvent tendres entre un fils (généralement exaspéré) et sa mère (qui découvre les nouvelles technologies). J’ai beaucoup souri à la lecture de ces conversations, j’ai parfois ri et j’ai même eu la larme à l’œil à la fin. C’est vraiment très bien fait, pas juste des SMS balancés comme ça, il y a vraiment une trame dramatique, un scénario, c’est bourré de clins d’œil, on recroise des personnages au fur et à mesure des échanges (le voisin Boris, Diane la petite amie du fils, Grisouille le chat confié à la mère, le Grapfenstrüc, la grand-mère…). Et parce que rien ne vaut des extraits, allez-voir certains de ces échanges sur le blog. Le livre est illustré par Vivilablonde (Les petites filles top-modèles). Un très bel ouvrage qui prouve qu’on peut faire passer énormément avec une forme d’écriture surprenante.
Avec Maman, Alban Orsini, Chiflet & Cie, 12,95 €.

Gabriel

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C’est mon jouet !

Par 18 août 2013 Livres Jeunesse

Aujourd’hui on va parler des jouets, celui qu’on veut plus que tout, celui qu’on adore et ceux qu’on ne veut pas prêter.

Un amour de ballonAkiko a reçu un ballon d’un commerçant, quelle joie ! Elle décide de ne plus le quitter, mais celui-ci essaye de fuir…

Mais quel bonheur chaque fois de retrouver les albums de Komako Sakaï ! Des histoires toutes simples en apparence mais qui parlent tellement de l’enfance, elle croque parfaitement ce que vivent les petits. Et ses illustrations… j’en ai déjà parlé plusieurs fois, j’en suis très fan ! Ici on parle donc du bonheur d’avoir un ballon (je suis toujours étonné que ça marche avec quasiment tous les enfants), de le voir voler, de vouloir tout faire avec lui (manger, dormir,…) et de la tristesse quand c’est fini (car les ballons ont quand même une durée de vie très aléatoire !). C’est doux, sensible, extrêmement poétique, très esthétique… bref un petit bijou !

Nils, barbie et le problème du pistoletSon père lui a promis que s’il soufflait toutes ses bougies d’un coup Nils aurait le jouet qu’il veut pour son anniversaire, forcément ça motive ! Un grand souffle et pari réussi, on file au magasin où Nils se choisi la plus belle des barbies ! Quoi ? une barbie ? Mais Nils est un garçon c’est hors de question pour son père, et s’il prenait plutôt un révolver ?

Beaucoup d’humour tant dans les dessins que dans le texte pour aborder ce sujet qui nous tient vraiment à cœur à La mare aux mots : l’anti sexisme, notamment dans les jouets. Le père de Nils est prêt à tout pour convaincre son fils (et ça va peut-être se retourner contre lui). On parle ici des moqueries, du libre arbitre, de laisser nos enfants être ce qu’ils sont, des a priori,… Un album très réussi même si j’avoue ne pas être sensible à ce genre d’illustration.

Camille ne veut pas prêter ses jouetsQuelle joie de recevoir ses amis tout une après-midi pour jouer avec soi ! Allez on monte tous dans la chambre et c’est parti ! Ah non ces cubes sont à moi, et cette poupée aussi…

Comme d’habitude, Camille aborde des sujets que les enfants connaissent bien, ici le fait de ne pas vouloir prêter ses jouets. C’est avec beaucoup d’humour (surtout dans la chute de l’histoire) que Nancy Delvaux aborde ce sujet que nombre de parents connaissent. Ces enfants qui sont heureux quand des camarades viennent, mais s’ils pouvaient ne toucher à rien… Même si cette série a un côté « vieillot » elle sait parfaitement aborder le quotidien des enfants.

Quelques pas de plus…
D’autres livres qui luttent contre les clichés sexistes sur notre fiche thématique.
Nous avons déjà chroniqué des livres de Komako Sakaï (Le lapin en pelucheL’ours et le chat sauvage et Dans l’herbe), plusieurs aventures de Camille (Camille et la rentrée des classes, Camille fait du poneyCamille va à la piscine, Camille ne veut pas dormir, Camille a fait un cauchemar, Camille a oublié Nounours, Camille va à l’hôpital) et un autre livre d’Aline de Pétigny (Juste un mot).

Un amour de ballon
Texte de Komako Sakaï (traduit par Florence Seyvos)
L’école des loisirs
12,70€, 195×260 mm, 34 pages, imprimé en France, 2005.
Nils, Barbie et le problème du pistolet
Texte de Kari Tinnen, illustré par Mari Kanstad Johnsen (traduit par Jean-Baptiste Coursaud)
Albin Michel Jeunesse
14,50€, 215×305 mm, 32 pages, imprimé en France, 2013.
Camille ne veut pas prêter ses jouets
Texte de Nancy Delvaux, illustré par Aline de Pétigny
Hemma dans la série Camille
4,95€, 210×210 mm, 14 pages, imprimé en Belgique, 2009.

Gabriel

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