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Julia Wauters

Les invité·e·s du mercredi : Gaya Wisniewski, Régis Lejonc et Julia Wauters

Par 14 novembre 2018 Les invités du mercredi

Il y a peu je vous ai parlé de Mon bison, que j’ai beaucoup aimé. j’ai donc voulu en savoir plus sur son autrice, Gaya Wisniewski. Elle a accepté de répondre à mes questions. Ensuite, c’est à une nouvelle question bête, que Régis Lejonc et Julia Wauters ont bien voulu répondre : « Est-ce qu’il faut avoir lu un roman pour faire la couv’ et comment on choisit ce qu’on mettra sur la couv’ ? » Bon mercredi à vous.


L’interview du mercredi : Gaya Wisniewski

Parlez-nous de votre parcours
Je suis née dans les crayons et papiers puisque j’ai deux parents artistes. Dessiner a toujours été mon moyen d’expression.
J’ai terminé mes deux dernières années de secondaire dans l’option art plastique à L’institut Saint-Luc à Bruxelles et poursuivi à Saint-Luc en Illustration.
Ensuite j’ai fait un CAP (certificat d’aptitude pédagogique) pour pouvoir enseigner le dessin.
Et pendant douze ans, j’ai donné des cours de composition, couleur, dessin, volume… à l’institut Saint-Luc Bruxelles à des adolescents entre 15 et 19 ans.
À côté de mon travail, je réalisais des expos, des marchés de créateurs. J’ai aussi eu quelques contacts avec des maisons d’édition mais cela n’a jamais abouti.
J’adorais enseigner aux ados mais en parallèle j’étais attirée par le monde de l’enfance, j’ai alors combiné l’enseignement à Saint-Luc avec celui d’animatrice d’atelier au Wolf (Maison de la littérature de jeunesse).
Là j’étais baignée dans les livres jeunesse et mon envie de raconter des histoires n’a fait que croître…

Vous venez de sortir Mon bison chez MeMo, parlez-nous de cet album, comment il est né, comment vous avez travaillé sur ce projet.
C’est dans le Gers, lors d’un « Festival de l’illustration » à Sarrant que tout a commencé.
Je m’étais inscrite à l’atelier de Joanna Concejo, dont j’admirais le travail.
Elle nous a parlé de sa façon d’aborder la réalisation d’un livre et nous a montré ses carnets de recherches.
Ce fut un très beau moment de partage. De ce stage, je garde cette sensation : elle a mis une clef dans mon dos, tourné et tout débloqué.
Je suis rentrée à la maison et j’ai repensé à cette façon de ne pas aborder spécialement le texte en premier (ce qui me bloquait depuis tant d’années). On m’avait appris à d’abord réfléchir à la mise en page, la place du texte…
Et ici pour Mon bison, j’ai juste dessiné ce que j’avais depuis longtemps en moi…
L’image d’un bison, peut être dû à mes origines slaves. 🙂
J’ai choisi le fusain, une technique que j’affectionne particulièrement.
Pendant des semaines, j’ai dessiné, dessiné mon bison, les visions que j’avais avec lui, les sensations d’enfant, les souvenirs…
Et puis j’ai mis tout bout à bout et lors d’une discussion avec mon compagnon, toute l’histoire m’est apparue. Je parlais effectivement de la mort mais pour moi cela allait plus loin. C’était plus ce sentiment de devoir laisser partir les petites choses qui nous font grandir.
Accepter les changements, et se souvenir de ce que cela nous a apporté.
J’ai ensuite écrit l’histoire, à la première personne car mon bison est là depuis longtemps, j’aime à penser que c’est celui qui veille sur les bons moments qui ne sont pas encore arrivés.

Pour un premier album, il a eu un bel accueil de la part de la presse et des libraires.
On est toujours très heureux quand quelque chose de personnel touche les autres.
Ce qui me touche moi c’est la manière dont les gens s’approprient l’histoire, ils me racontent ce que ça leur fait. Ça me touche énormément : quand une dame m’a dit qu’elle l’avait offert à sa maman pour lui dire qu’elle l’aimait, quand une petite fille me dit : il a l’air doux le bison, quand j’ai vu une personne très sérieuse avoir les larmes aux yeux à la fin de la lecture…
J’ai vraiment eu une belle rencontre avec MeMo, ils ont pris mon album « tout entier » sans jamais me demander de donner un nom à mon bison. Trouver un éditeur n’est pas facile, j’avais envoyé Mon bison à 19 maisons d’édition. Il faut croire en ses rêves. 🙂

J’aimerais que vous nous parliez de votre technique d’illustration
Il y a du fusain, je l’emploie de manières différentes, j’étale et je dessine les lumières avec la gomme, je redéfinis les contours avec la pointe du fusain, j’effleure juste le papier avec la tranche du fusain… pour finir, je rehausse les blancs avec un « posca » blanc.
Et pour ce qui est de la couleur, c’est de l’aquarelle.

Est-ce que vous imaginez illustrer les mots des autres ou vous ne souhaitez faire que des projets en tant qu’autrice-illustratrice ?
Pour l’instant MeMo me permet de partager tout mon univers, illustration et histoires ce qui est une grande chance dans la création. Mais les belles rencontres peuvent amener à partager des univers, alors peut être un jour…

Quelles étaient vos lectures d’enfant, d’adolescente ?
Richard Scarry, j’adore son monde et je relis ses albums avec plaisir à mes deux petits garçons. Béatrix Potter, les livres magiques de J.S Goodall, Tove Jansson avec les adorables Moumines, et un de mes livres préférés La famille petitplats de Alan et Janet Ahlberg.
Adolescente je ne lisais pratiquement pas. Juste les livres obligatoires pour l’école. Mais un jour ma marraine m’a offert Mon bel oranger de José Mauro de Vasconcelos. J’ai terminé le livre en pleurs, cela m’a fort marqué.

Quels sont les auteur·trice·s et les illustrateur·trice·s dont le travail vous touche particulièrement aujourd’hui ?
Joanna Concejo tout son travail au crayon est superbe et ses atmosphères me parlent, Anne Brouillard (elle possède une magnifique technique), Axel Scheffler, Inga Moore (Le vent dans les Saules et La maison au fond des bois sont deux de mes livres fétiches), les livres de Chiaki et Ko Okada (je prends souvent le temps de me replonger dans C’est toi le printemps ?), Shaun Tan j’adore autant ses dessins que ses histoires remplies de poésie. Et puis je suis une grande fan de pop-up… donc les livres de Louis Rigaud et Anouck Boisrobert sont à portée de main dans la bibliothèque.

Quelques mots sur vos projets ? D’autres albums à sortir ?
Ma rencontre avec MeMo, m’a apporté beaucoup de confiance dans l’écriture de mes histoires. On a beaucoup d’échanges sur mon univers, leurs envies de livres avec mes histoires… Et un autre livre sortira en 2019. Technique différente, plus coloré.
L’histoire est toujours personnelle mais il y aura de l’aventure… et de la neige !

Bibliographie :

  • Mon bison, texte et illustrations, MeMo (2018), que nous avons chroniqué ici.


Ma question est peut-être bête, mais…

Régulièrement, on osera poser une question qui peut sembler un peu bête (mais l’est-elle vraiment ?) à des auteur·trice·s, illustrateur·trice·s, éditeur·trice·s… Histoire de répondre à des questions que tout le monde se pose ou de tordre le cou à des idées reçues. Cette fois-ci, j’ai demandé à Régis Lejonc et Julia Wauters « Est-ce qu’il faut avoir lu un roman pour faire la couv’ et comment on choisit ce qu’on mettra sur la couv’ ?». Je vous propose de lire leurs réponses. Si vous avez des questions bêtes, n’hésitez pas à nous les proposer !

Régis Lejonc (illustrateur):
Pour illustrer la couverture d’un roman, il n’est pas obligatoire de lire le roman. C’est toujours mieux bien sûr parce qu’en le faisant on se fabrique des images qui serviront la représentation graphique des personnages et de l’ambiance générale de l’histoire.
J’ai illustré récemment les couvertures de deux romans : Les larmes des Avalombres d’Alexandre Chardin aux éditions Magnard, et la ré-édition de la trilogie rassemblée sous le titre Malo de Lange de Marie-Aude Murail aux éditions École des Loisirs.
Pour Les larmes des Avalombres j’ai lu intégralement le roman en amont des réalisations des illustrations. L’intérieur du livre est également illustré. Cela m’a permis de me plonger en profondeur dans l’ambiance très particulière de ce récit fantastique. C’était absolument obligatoire de faire ainsi.
Pour Malo de Lange, j’ai parlé avec Marie-Aude Murail de la vision qu’elle avait des personnages, comment elle se les figurait afin d’approcher au plus près de sa vision à elle, plutôt que de mon interprétation. Lire l’ensemble n’était pas nécessaire dans ce cas particulier.
Dans les deux cas, ce qui importe le plus est d’être au plus proche des intentions de l’auteur du roman.
C’est totalement différent de l’album où la vision, l’interprétation de l’illustrateur sont souhaitées. L’image y prenant une plus grande place aussi sur l’ensemble narratif.

Julia Wauters (illustratrice):
Si vous m’aviez posé cette question il y a dix ans, j’aurais affirmé sans l’ombre d’une hésitation : « évidemment qu’il faut avoir lu le livre pour en faire la couverture ! »
Mais après quelques années passées à en faire, force est de constater que délais oblige, ça n’est pas toujours ce qui se passe réellement : traduction pas encore prête, texte encore en correction, ou juste transmis trop peu de temps avant de devoir rendre la première esquisse pour les représentants.
Quand le texte est très court bien sûr, pour des premiers romans, je le lis toujours.
Et quand je l’ai, même si le texte est long et que la lecture sur ordi n’est pas la plus agréable, je lis souvent au moins une bonne partie… mais je l’avoue, c’est plus parce que lire est une de mes activités favorites que parce que c’est absolument nécessaire.
C’est toujours génial de « lire » pour son travail, surtout un texte auquel très peu de personnes ont eu accès puisqu’il n’est pas encore publié : je ne me lasse pas de ce privilège… et puis comme on a rarement d’échange avec l’auteur ou l’autrice du texte, je trouve que prendre contact avec ses mots est un devoir minimum.

Mais en vérité, je crois qu’une fiche de lecture intelligente faite par un bon éditeur·trice est parfois bien suffisante :
Pour faire une couverture, il nous faut les bons ingrédients : le genre, le contexte, des mots clefs sur le fond et la forme (ambiances, objets, accessoires importants, paysage emblématique)… Et puis un titre définitif avec lequel on va jouer visuellement. Nul besoin de répéter ce que dit le titre mais on va chercher à le compléter ou au contraire brouiller les pistes, à le rendre plus ambigu.
Il m’est arrivé une seule fois de travailler sur une couverture qui a complètement changé de titre en cours de route : le dessin est reparti à zéro aussi, forcément.
Je travaille pour des collections ou des séries : il y a donc aussi, préexistant au texte un principe visuel :
Pour les Héroïques chez Talents hauts, la directrice de collection (Jessie Magana) me fait parvenir une fiche détaillée avec résumé, extraits, citations, pistes visuelles, c’est toujours très bien fait, on y sent l’amour du texte, le respect de son auteur·trice. Cette série de couvertures que je réalise (avec Marie Rébulard à la direction artistique) est volontairement à la limite de l’abstraction. Il s’agit plus d’ambiances colorées, de matières qui évoquent un paysage, un contexte et si l’on peut une tension dramatique : un bout de tissu rouge coincé dans les rames du tram, une mer agitée, l’ombre d’un aigle sur un sol rocailleux…
Pour les mini romans de Syros, première commande (il y a 10 ans !) que je poursuis toujours, il n’y a jamais de décor : que des personnages. L’attention sera surtout sur leurs expressions, la position du corps et un élément qui va suggérer le contexte. Avec en 4e toujours, un petit détail compréhensible seulement à la lecture du livre.
Pour la série des cousins Karlsson, chez Thierry Magnier, une des contraintes est de représenter les quatre cousins à chaque fois en couverture ce qui peut être un casse-tête dans un petit format comme celui-là. On est plus ici dans l’illustration d’une scène extraite du livre et ça n’est pas forcément ce que je préfère mais cela se comprend pour cette série qui tient vraiment sur l’identification à ces quatre personnages aux personnalités très différentes.
Ce qui m’amuse le plus en fait, c’est lorsque la composition se fait graphique, que titre et dessin ne font plus qu’un, que typographie et dessins sont entremêlés et que la couverture soit riche de signes mais mystérieuse. Voire qu’on puisse la regarder d’un nouvel œil après la lecture du roman, comme si désormais on avait la clef pour la comprendre entièrement. Mais avant cela, il faut attirer l’œil sur une table de librairie, donner envie d’ouvrir le livre ! Comme pour l’affiche d’un évènement, on a envie de rassembler le plus de personnes.
Pour moi, les couvertures de l’éditeur anglais Penguin sont un modèle en la matière (et ce, depuis longtemps), elles ont la force des bonnes affiches.
En France, les éditions Toussaint Louverture, le Tripode et le Nouvel Attila portent une attention particulière à l’objet livre aussi : toujours des couvertures intéressantes, très différentes à chaque fois mais reconnaissables à leur exigence graphique. Le travail des éditions Zulma aussi, avec ses couvertures en motifs (dessinées par David Pearson à chaque fois) me séduit depuis le début, c’est à la fois pointu et intemporel, évocateur et mystérieux.
Et la jeunesse n’est pas en reste : Les éditions Hélium livrent souvent des couvertures hyper fortes : j’adore celle d’Olivier Charpentier pour Bird (Crystal Chan) ou celle de Gérard Lo Monaco pour Une tribu dans la nuit (Glenda Millard) pour ne citer qu’eux. Toute les couvertures de la collection En voiture Simone chez Thierry Magnier avec ses couleurs vives et ses illustrations fourmillantes sont réussies, la nouvelle collection Grande polynie chez memo est une merveille (mention spéciale pour Milly Vodovic de Nastasia Rugani illustré par Jeanne Macaigne)… et beaucoup d’autres qu’il serait trop long de citer.
Il m’est arrivé d’acheter un livre pour sa couverture, sans avoir entendu parler ni du texte ni de l’auteur·trice. C’est à mon sens le signe ultime d’une couverture réussie !

Bibliographie sélective de Régis Lejonc :

  • Oddvin, le prince qui vivait dans deux mondes, illustration d’un texte de Franck Prévot, HongFei (2018), que nous avons chroniqué ici.
  • Le Jardin du Dedans-Dehors, illustration d’un texte de Chiara Mezzalana, Les éditions des éléphants (2017), que nous avons chroniqué ici.
  • Tu seras ma princesse, illustration d’un texte de Marcus Malte, Sarbacane (2017), que nous avons chroniqué ici.
  • Bagdan et la louve aux yeux d’or, illustration d’un texte de Ghislaine Roman, Seuil jeunesse (2016), que nous avons chroniqué ici.
  • Kodhja, avec Thomas Scotto, Thierry Magnier (2015).
  • L’Ogre Babborco, illustration d’un texte de Muriel Bloch, Didier Jeunesse (2015), que nous avons chroniqué ici.
  • Ianos et le dragon d’étoiles, illustration d’un texte de Jean-Jacques Fdida, Didier Jeunesse (2015), que nous avons chroniqué ici.
  • La poupée de Ting-Ting, illustration d’un texte de Ghislaine Roman, Seuil jeunesse (2014), que nous avons chroniqué ici.
  • La mer et lui, illustration d’un texte d’Henri Meunier, Notari (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Loup ?, collectif, Association Mange-Livre (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Lumières, l’encyclopédie revisitée, collectif, L’édune (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • La rue qui ne se traverse pas, illustration d’un texte d’Henri Meunier, Notari (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Obstinément Chocolat, illustration d’un texte d’Olivier Ka, L’édune (2011), que nous avons chroniqué ici.
  • Le Petit Chaperon rouge ou La Petite Fille aux habits de fer-blanc, illustration d’un texte de Jean-Jacques Fdida, Didier Jeunesse (2010), que nous avons chroniqué ici.
  • La boîte à joujoux, illustration d’un texte de Rascal, Didier Jeunesse (2005), que nous avons chroniqué ici.
  • Fait pour ça, texte illustré par David Merveille, Actes Sud Junior (2004), que nous avons chroniqué ici.
  • Ma voisine est amoureuse, texte et illustrations, Actes Sud Junior (2003), que nous avons chroniqué ici.

Bibliographie sélective de Julia Wauters :

  • Le garçon rose malabar, illustration d’un texte de Claudine Aubrun, Syros (2018).
  • La légende de saint Nicolas, illustration d’un texte de Robert Giraud, Père Castor (2017).
  • Au fond des bois, illustration d’un texte d’Anne Cortey, Sarbacane (2017).
  • Un ours, des ours, collectif, Sarbacane (2016), que nous avons chroniqué ici.
  • Quand la sagesse vint aux ânes : Fables, illustration d’un texte de Pierre Ruaud, Amaterra (2015).
  • Poésies dans l’air et dans l’eau, illustration d’un texte de Kochka, Père Castor (2015).
  • Meslama la sorcière, illustration d’un texte de Jennifer Dalrymple, Cambourakis (2015).
  • Fanfare, illustration d’un texte d’Anne Cortey, Sarbacane (2014).
  • Lumières, l’encyclopédie revisitée, collectif, L’édune (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • La légende de Saint-Nicolas, illustration d’un texte de Robert Giraud, Père Castor (2012).
  • Rhino a un truc qui lui gratte le dos, illustration d’un texte de Karine-Marie Amiot, Albin michel (2011).
  • Les fous du platane : Et autres histoires à en perdre la tête, illustration d’un texte de Jean Louis Maunoury, Sarbacane (2011).
  • Petit Chat découvre le monde, illustration d’un texte de Claire Ubac, Benjamin média (2010), que nous avons chroniqué ici.
  • Matakonda la Terrible, illustration d’un texte d’Anne Vantal, Actes Sud junior (2009).
  • Ma grande sœur m’a dit, illustration d’un texte de Gilberte Niamh Bourget, Hélium (2009), que nous avons chroniqué ici.
  • Vents dominants, scénario illustré par Glen Chapron, Sarbacane (2009).

Le site de Julia Wauters : http://juliawauters.tumblr.com.

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Les invité.e.s du mercredi : Henri Godon et Julia Wauters

Par 7 décembre 2016 Les invités du mercredi

Aujourd’hui, on part pour le Québec pour en savoir plus sur l’un des chanteurs les plus enthousiasmants du moment, Henri Godon ! Ensuite, on retrouve l’auteure/illustratrice talentueuse Julia Wauters  pour notre rubrique En vacances avec… Bon mercredi à vous.


L’interview du mercredi : Henri Godon

Henri GodonComment est né le personnage Henri Godon ?
Depuis 20 ans, je parcours les écoles du Québec dans un programme du ministère de l’Éducation « La culture à l’école ». Je rencontre des centaines d’enfants annuellement. En leur présence, je chante, je conte et je crée. À chaque fois, les rencontres deviennent une fête. J’ai toujours eu beaucoup de plaisir avec le public des 5 à 11 ans. Et puis un jour, je me suis aperçu que j’avais plusieurs chansons dans mon tiroir qui s’adressaient à eux. J’ai donc décidé de mettre en branle le projet sous le pseudonyme Henri Godon.
Au Québec, nous avons une musique traditionnelle qu’on appelle du « rigodon ». Puisque je jouais de l’accordéon et que mes chansons avaient parfois des tendances issues de la musique traditionnelle, le jeu de mot « Henri Godon » est donc né de cette idée.

thumb-large-henrigodonL’image est très présente dans l’univers d’Henri Godon, on trouve même une appli, c’était important pour vous ?
Puisque j’ai aussi une carrière avec le groupe de musique Les Tireux d’Roches (http://www.tireuxderoches.com), je désirais apparaître seulement dans un univers de bande dessinée pour le projet Henri Godon. Je me suis mis à travailler avec l’illustrateur Fabio Pellegrino. Mais avec le temps, Henri Godon a eu plusieurs apparitions et il ne se cache plus derrière l’illustration. Mais les illustrations de Fabio font maintenant partie intégrante du projet.

D’où viennent vos idées pour écrire vos chansons ?
C’est en côtoyant les élèves dans les écoles, en écoutant leurs conversations, en discutant avec eux à la récréation. Je considère que mon métier est d’abord de faire de la création. J’ai toujours un petit calepin et je note des idées au fil du quotidien.

thumb-large-hg_coverNous n’avons pas encore eu la chance de vous voir sur scène, parlez-nous un peu de votre spectacle et aurons-nous la chance de vous voir bientôt en France ?
Mais bien sûr que vous en avez eu la chance. Nous avons fait quelques virées en France et l’accueil est incroyable. J’adore le jeune public français et je prends un malin plaisir à les taquiner sur leur drôle d’accent. J’ai fait des salles de spectacles où tous les enfants connaissaient les paroles. Je fus réellement ému. Nous serons de retour pour une petite tournée en février 2017.

Parlez-nous de votre parcours
J’ai commencé ma carrière avec des spectacles de contes. J’ai ensuite monté un groupe de musique traditionnelle du Québec où je joue de l’accordéon. Avec ce groupe, nous faisons le tour du monde depuis maintenant près de 20 ans. Parallèlement, j’ai toujours resté près des enfants car, lorsque je m’en éloigne, je m’ennuie de leur joie de vivre et leur spontanéité. J’ai toujours aimé la créativité des enfants et c’est pourquoi je vais toujours à leur rencontre dans les écoles. Nous créons des chansons, de la musique, on fait des vidéos, on invente des histoires… Donc, le conte, la chanson, l’accordéon, la guitare composent ma boîte à outils. Et je fais mon parcours avec ça.

thumb-large-henri_godon_pochette_webY a-t-il des chanteurs ou chanteuses pour enfants qui vous ont inspiré, qu’écoutiez-vous quand vous étiez petit ?
Je n’ai pas vraiment d’influence. Lorsque j’étais enfant, les émissions de télévision jeunesse étaient créatives, farfelues et sans but éducatif. J’aime toujours ce concept. Mes chansons n’ont pas de visée pédagogique et mes histoires ne finissent jamais avec une morale. Je trouve que les enfants sont très intelligents et j’essaie d’être à leur hauteur.

Quelques mots sur vos projets ?
Henri Godon est pour moi une belle aventure. J’adore mon métier et j’espère pouvoir continuer encore longtemps. Je suis présentement à l’écriture d’histoires et de nouvelles chansons pour jeune public. On dirait que mes chansons contribuent à mettre de la joie et du plaisir dans les familles et les écoles.
En ce qui me concerne, ça me rend heureux de voir les gens heureux.
Voilà.

Discographie :

  • La vie rêvée (2016), que nous avons chroniqué ici.
  • Chansons pour toutes sortes d’enfants (2014), que nous avons chroniqué ici.

Retrouvez Henri Godon sur son site http://www.henrigodon.com.


En vacances avec… Julia Wauters

Régulièrement, je pars en vacances avec un. e artiste (je sais vous m’enviez). Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais moi j’adore partir comme ça avec quelqu’un, on apprend à la.le connaître notamment par rapport à ses goûts… cet.te artiste va donc profiter de ce voyage pour me faire découvrir des choses. On emporte ce qu’elle.il veut me faire découvrir. On ne se charge pas trop… 5 de chaque ! 5 albums jeunesse, 5 romans, 5 DVD, 5 CD, sur la route on parlera aussi de 5 artistes qu’il.elle veut me présenter et c’est elle.lui qui choisit où l’on va… 5 destinations de son choix. Cette fois-ci, c’est avec Julia Wauters que je pars ! Allez en route !

5 10 albums jeunesse

  • mon chagrinPrendre & donner, Lucie Félix
  • Mon chagrin, Malika Doray
  • Sam et Tom : l’incroyable aventure, Mac Barnett et Jon Klassen
  • Les vers de terre mangent des cacahuètes, Élisa Géhin
  • Gaston, Christian Robinson et Kelly DiPucchio
  • La chambre du lion, Adrien Parlange
  • Jo singe garçon, Beatrice Alemagna
  • Bébés chouettes, Martin Waddell et Patrick Benson
  • Remue-ménage chez madame K, Wolf Erlbruch
  • Ernest et Célestine, Gabrielle Vincent

Paul au parc5 BD

  • La série de Paul, de Michel Rabagliati
  • 5000 kilomètres par seconde, de Manuele Fior
  • Une vie de famille agréable, d’Antoine Marchalot
  • Le voleur de livre, d’Alessandro Tota et Pierre Van Hove
  • Tout le catalogue des formidables éditions 2024

Mrs Dalloway, Virginia Woolf5 romans

  • Le carnet d’or, Doris Lessing
  • Réparer les vivants, Maylis de Kerangal
  • Tout ce que j’aimais, Siri Hustvedt
  • Mrs Dalloway, Virginia Woolf
  • Les corrections, Jonathan Franzen

5 auteurs

  • Alice Munro
  • Jean Echenoz
  • Patrick Modiano
  • Yoko Ogawa
  • Paul Auster

5 10 DVD

  • Take Shelter, Jeff Nichols
  • Certains l'aiment chaudLa vie aquatique, Wes Anderson
  • Bright Star, Jane Campion
  • This Is 40, Judd Apatow
  • Sacré Graal, The Monty Python
  • Bienvenue à Gattaca, Andrew Nichols
  • Certains l’aiment chaud, Billy Wilder
  • Le Lauréat, Mike Nichols
  • To be or not to be, Ernst Lubitsch
  • et la dernière saison de Black mirror, juste parfaite.

Creedence Clearwater Revival, Cosmo's Factory5 albums

  • Kate Bush, Hounds of Love
  • Fleetwood Mac, Rumours
  • Creedence Clearwater Revival, Cosmo’s Factory
  • Tame Impala, Lonerism
  • The Notwist, Neon Golden

10 chansons

  • La fête noire, de Flavien Berger
  • Memories, de Fenster
  • Reach a bit further, de Wild BeastHow do i know, de Here we go magic
  • Heavy wave, de Motoroma
  • Santa Fé, de Beirut
  • I hope you die, de Molly Nilsson
  • Home, de LCD soundsystem
  • How do I know, de Here we go magic
  • Elle ne t’aime pas, de La Femme
  • Jet in jungle, de Damaged Bug

5 artistes

  • Vallotton
  • Hockney
  • Sonia Delaunay
  • Paul Cox
  • Laure Wauters (et oui c’est ma sœur mais son travail m’inspire tous les jours)

5 lieux

  • Le quartier de Gracia à Lisbonne
  • Le Trastevere à Rome
  • Coogee à Sydney
  • Mae hong son dans le nord de la Thaïlande
  • Williamsburg à Brooklyn

Julia Wauters est auteure et illustratrice.

Bibliographie sélective :

  • Un ours, des ours, collectif, Sarbacane (2016), que nous avons chroniqué ici.
  • Quand la sagesse vint aux ânes : Fables, illustration d’un texte de Pierre Ruaud, Amaterra (2015).
  • Pierre et le loup, illustration d’un texte de Bernard Friot, Milan (2015).
  • Poésies dans l’air et dans l’eau, illustration d’un texte de Kochka, Père Castor (2015).
  • Meslama la sorcière, illustration d’un texte de Jennifer Dalrymple, Cambourakis (2015).
  • Le pays où l’on arrive jamais, illustration d’un texte d’André Dhôtel, Flammation (2015).
  • Fanfare, illustration d’un texte d’Anne Cortey, Sarbacane (2014).
  • Youk le râleur, illustration d’un texte de François Beaune, Hélium (2014).
  • Lumières, l’encyclopédie revisitée, collectif, L’édune (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • La légende de Saint-Nicolas, illustration d’un texte de Robert Giraud, Père Castor (2012).
  • Une nuit, loin d’ici : Un bestiaire qui se dévoile de page en page, texte et illustrations, Hélium (2011).
  • Rhino a un truc qui lui gratte le dos, illustration d’un texte de Karine-Marie Amiot, Albin michel (2011).
  • Les fous du platane : Et autres histoires à en perdre la tête, illustration d’un texte de Jean Louis Maunoury, Sarbacane (2011).
  • Quatre histoires du petit Chaperon rouge racontées dans le monde, illustration d’un texte de divers auteur. e. s avec Aurore Petit, Syros (2010).
  • Petit Chat découvre le monde, illustration d’un texte de Claire Ubac, Benjamin média (2010), que nous avons chroniqué ici.
  • Le rire de Milo, illustration d’un texte de Eglal Errera, Actes Sud junior (2009).
  • Matakonda la Terrible, illustration d’un texte d’Anne Vantal, Actes Sud junior (2009).
  • Ma grande sœur m’a dit, illustration d’un texte de Gilberte Niamh Bourget, Hélium (2009), que nous avons chroniqué ici.
  • Vents dominants, scénario illustré par Glen Chapron, Sarbacane (2009).

Le site de Julia Wauters : http://juliawauters.tumblr.com.

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Deux sœurs et des ours

Par 5 décembre 2016 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, deux très beaux albums. Dans le premier on rencontrera deux sœurs identiques physiquement et pourtant si différentes. Dans le second, des ours, beaucoup d’ours… et quels ours !

Passion et Patience
de Rémi Courgeon
Milan
16,95 €, 260×365 mm, 40 pages, imprimé en Union Européenne, 2016.
Un ours, des ours
Collectif
Sarbacane
25 €, 265×330 mm, 72 pages, imprimé en France, 2016.

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Belles planches

Par 9 août 2013 Livres Jeunesse, Loisirs Créatifs et Cahiers d'activités

Aujourd’hui je vous propose deux très beaux ouvrages avec de belles planches.

Lumières L'encyclopédie revisitéeQuelle bonne idée que de reprendre le principe de L’encyclopédie de Diderot. De belles planches (ici signées Martin Jarrie, Régis Lejonc, Charles Dutertre, Jean-François Martin, Julia Wauters, Tom Schamp, Clotilde Perrin, Rascal, Vincent Pianina, Albertine et Janick Coat, excusez du peu !) accompagnées de textes pour tout savoir dans tous les domaines. Alors bien entendu ici tous les domaines ce n’était pas possible (rappelons que L’encyclopédie de Diderot faisait 28 volumes) mais 11 thèmes (Agriculture, Histoire Naturelle, Anatomie & Chirurgie, Sciences, Métiers de bouche, Beaux-Arts, Transports, Écriture & Imprimerie, Armes & Soldats, Mode et Artisanat) chacun illustrés par un illustrateur différent. Le résultat est superbe, c’est un magnifique album entre documentaire et livre d’art. Lumières, L’encyclopédie revisitée n’est en rien un ouvrage rébarbatif, déjà c’est plein d’humour (certaines informations farfelues sont totalement inventées, elles sont heureusement signalées par un picto), c’est engagé (à l’image de l’original) et vraiment passionnant (même l’introduction sur Diderot est très intéressante).
En savoir plus sur ce magnifique ouvrage : http://www.lumieres-encyclopedie.fr/

Le grand livre d’activités Deyrolle n°2 Tout le monde connaît les planches de Deyrolles (même s’il n’en connaît pas le nom), Gallimard Jeunesse a eu la bonne idée d’en tirer un très bel album de loisirs créatifs (enfin c’est même le deuxième). Ici, face aux grandes planches sur les reptiles, les bois, pour les plantes, on va jouer au jeu des sept différences, retrouver des paires, colorier, faire du tangram ou retrouver avec quel bois est fait tel objet. Les planches sont magnifiques (pour ceux qui aiment les graphismes un peu rétro), on apprend plein de choses et les activités proposées sont bien faites (on pouvait craindre le truc accessoire, bricolé, il n’en est rien). S’amuser en apprenant et dans un grand album très esthétique, voilà ce que propose Le grand livre d’activités Deyrolle 2 (un cahier d’activité qu’on ne va pas jeter après l’avoir fini !).

Lumières, l’encyclopédie revisitée
Textes de Franck Prévot, illustré par un collectif
Éditions L’Édune / CRDP de Champagne-Ardenne
24,90€, 250×345 mm, 125 pages, imprimé en France (à Langres, ville de naissance de Diderot), 2013.
Le grand livre d’activités Deyrolle n°2
de Collectif
Gallimard Jeunesse
12,90€, 260×340 mm, 47 pages, imprimé en Italie, 2013.

Gabriel

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Écoute la voix du conteur…

Par 1 octobre 2012 Livres Jeunesse

Après la musique, aujourd’hui je vous propose de découvrir quatre livres-CD, quatre histoires contées que l’enfant peut suivre sur un livre (et voilà une bonne manière d’être tranquille un petit moment !).

Une grande sœur et son petit frère parcourent les saisons. Chacune d’elle est l’occasion d’une grande fête et la petite fille raconte au petit garçon ce que font les animaux, leurs secrets.

L’objet est superbe tout d’abord (le livre est grand avec un beau papier et les illustrations signées Julia Wauters sont magnifiques), chaque page de saison fourmille de détails, on passe du temps à les regarder (et à chercher un chien super sportif caché dans les 4 planches). La musique du CD est très belle, douce et mélodique (d’ailleurs on nous propose la version instrumentale de l’histoire dans les dernières pistes et c’est du pur bonheur). Le récit est très beau également. Chaque fois Grande sœur raconte ce que font les animaux et avec les enfants on peut s’amuser à les chercher sur la planche. Entre chaque saison on écoute des sons (cris d’animaux, sons de la nature,…) en rapport avec la page précédente. Chaque changement de page est indiqué par un petit bruit (très pratique pour les enfants et si simple qu’on se demande pourquoi tous les livres-CD ne le proposent pas !). Enfin, la dernière piste propose des devinettes sonores… Reconnaîtrez-vous (la guêpe, le pingouin ou encore le cerf ?). Ma grande sœur m’a dit est beau, instructif, complet,… vraiment un bien bel album, ici ça a été un vrai coup de cœur !

Une vidéo qui montre bien l’univers du livre-CD :


Le soleil et la lune se sont aimés follement, puis la passion a pris fin, ils se sont séparés. Chacun de leur côté ont versé une larme en repensant à cet amour. La larme de la lune est devenue Petite Lune et celle du soleil une boule qui roulait tout le temps qu’on a appelé Roule-Toujours. Ce dernier espère retrouver Petite Lune et pour ça il va faire un grand voyage, en route il va passer par un tout petit jardin où pousse une énorme carotte (et il faudra toute une équipe solidaire pour l’arracher) et il va rencontrer un escargot qui va lui expliquer pourquoi ses congénères ont leur maison sur le dos (tout ça a à voir avec le retard à une distribution du roi des animaux). Ce voyage va être surtout l’occasion de grandir et d’évoluer.

C’est une belle histoire que livre ici Anne Boutin-Pied, un conte où l’on parle de l’amour, des rencontres, de la solidarité,… Elle ajoute à son histoire principale des petits contes qui s’intègrent dans le récit et de petites chansons dont certaines à geste (toutes les chansons sont d’ailleurs reprises en fin de CD). Le CD est très agréable à écouter, la voix d’Anne Boutin-Pied envoûte et captive les enfants. Le livre est illustré par Bernadette Després, illustratrice des célèbres Tom Tom et Nana. Un bien joli livre-CD.

Extrait du conte :


Un bûcheron avait beaucoup d’enfants, tant qu’ils ne savaient plus combien et tous remplissaient sa maison. Seulement voilà comment nourrir tout ce petit monde ? Un matin l’homme parti dans l’espoir de  trouver de quoi les rassasier. Après avoir marché il trouva une petite maison dans laquelle il y avait beaucoup de choses à manger… mais il ignorait que c’était la maison de la sorcière au nez de fer !

C’est un conte hongrois qu’a adapté ici Olivier Noack. Moi j’adore les contes du monde, c’est souvent original, loin de ce qu’on a l’habitude d’entendre avec tout de même un petit lien de parenté, quelques ressemblances. Ici donc on a affaire à une sorcière au nez de fer si long qu’il touche le sol (c’est dit dans l’histoire mais le dessin ne le montre pas), elle avance d’ailleurs dans la neige grâce à ce nez… et elle est assez terrifiante ! C’est une histoire qui fait un peu peur (le fils de la sorcière est encore plus monstrueux !). Olivier Noack est passionnant à écouter et les illustrations sont très belles. On a l’impression d’être au coin du feu et d’écouter le conteur nous parler de cette horrible sorcière… et on frissonne !

Le conte entier raconté par Olivier Noack :


Le petit Cépou est le dernier d’une grande fratrie, il vit avec ses parents, chômeurs (qui regardent les jeux à la télé), à Saint Denis. Un jour ses parents décident de les perdre dans la forêt de parcmètres et de panneaux publicitaires. Heureusement le petit Cépou a semé des chewing gum et a taggué par endroit.

Pépito Matéo reprend l’histoire du petit Poucet et la transpose en banlieue parisienne dans une version « moderne » (je serai tenté de dire années 70) avec des mots en verlan, notamment. Le petit Cépou prend le métro ou joue aux jeux vidéo dans les cafés. Pépito Matéo joue, comme à son habitude, avec les mots, les sons. Les illustrations ont un côté BD (je pense à Margerin par exemple) et on accroche… ou pas ! (j’avoue être dans la 2ème catégorie). Si vous aimez les contes détournés, les ambiances à la Renaud période début des années 80 c’est pour vous !

Le conte entier raconté par Pépito Matéo :


Quelques pas de plus…
Une autre histoire contée par Pépito Matéo que nous avons chroniquée : Le carnaval des animaux et un autre livre illustré par Julia Wauters que nous avons chroniqué : Petit Chat découvre le monde. D’autres livres-CD ici.

Ma grande sœur m’a dit, les saisons en musique
de Gilberte Niamh Bourget, illustré par Julia Wauters, musique de Laurent Sauvagnac
Hélium
20€, 260×325 mm, 24 pages, imprimé en Italie
Roule-Toujours ! ou la lune dans la tête
de Anne Boutin-Pied, illustré par Bernadette Després
Éponymes Jeunesse
16€, 220×220 mm, 48 pages, lieu d’impression non indiqué
La sorcière au nez de fer
de Olivier Noack, illustré par Gwen Keraval
Syros dans la collection Paroles de conteurs
15,90€, 205×320 mm, 32 pages, imprimé en France
Le petit Cépou
de Pépito Matéo, illustré par Bruno Heitz
Syros dans la collection Paroles de conteurs
15,90€, 205×320 mm, 32 pages, imprimé en France

A part ça ?

Un très bon article, coup de gueule, de Clémentine Beauvais sur les livres pour enfants qui relaient des idées sexistes (vous savez à quel point on aime ça ici…) : http://clementinebleue.blogspot.co.uk/2012/09/la-honte.html

Gabriel

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