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Julien Béziat

Les invité·e·s du mercredi : Julien Béziat, Michaël Escoffier et Roland Garrigue

Par 27 mars 2019 Les invités du mercredi

Aujourd’hui, nous partons à la rencontre de Julien Béziat, auteur de superbes albums et créateur de Berk le doudou ! Ensuite, Michaël Escoffier et Roland Garrigue nous racontent la naissance de l’adorable Princesse Kevin. Bon mercredi à vous !


L’interview du mercredi : Julien Béziat

Pouvez-vous nous parler de votre parcours ?
Après des études d’arts plastiques longues (licence, master, agrégation et doctorat), j’ai été prof d’arts plastiques en collège puis à la fac de Bordeaux Montaigne, où j’enseigne à temps plein depuis 2011. En parallèle, j’ai toujours dessiné toutes sortes de choses, et j’ai très vite été attiré par les albums jeunesse, sans doute par leur forme brève et concise, à travers laquelle il faut arriver à dire beaucoup, avec peu.
J’ai proposé mon premier projet d’album aux éditions Pastel (antenne belge de l’École des loisirs) en 2010, Mäko, et il est sorti l’année suivante : c’était déjà formidable ! En plus, ce premier album a reçu ensuite une Pépite au salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil, ce qui m’a encouragé à poursuivre… J’ai aussi la chance d’avoir rencontré Odile Josselin, éditrice chez Pastel, elle a choisi de publier mon premier livre, et m’a toujours suivi sur les projets suivants, même très différents des précédents. J’ai pour le moment 5 albums publiés depuis 2011 chez Pastel, un nombre limité car je suis donc enseignant-chercheur en Arts plastiques en même temps, difficile parfois de tout concilier d’ailleurs ! J’ai l’impression d’avoir encore beaucoup de choses à explorer, et pas mal d’envies et d’idées d’albums dans mes tiroirs… J’espère donc être encore un peu au début de mon parcours d’auteur illustrateur.

Où trouvez-vous l’inspiration pour vos histoires ?
Souvent des lieux et de ce qu’ils contiennent d’histoires, de rêveries et d’imaginaires. Par exemple, dans Le bain de Berk (Pastel, 2016), la première envie est de proposer un album qui se passera entièrement dans une baignoire. C’est à la fois très limité, et très stimulant : comme pour un enfant qui s’amuse avec ses jouets de bain, une simple baignoire peut devenir une piscine avec son plongeoir (le robinet…), une mer de brume, un océan déchainé, etc. J’ai très vite pensé que le bain c’est aussi un lieu particulier pour les sons, les glouglous, les bruits étouffés par la mousse. À partir de ces différentes situations, peu à peu le récit prend forme et se construit, et les personnages apparaissent en fonction de leur rôle dans l’histoire. À vrai dire, on n’a pas toujours une idée très claire au départ de ce que l’on veut faire, cela part d’une envie, d’un croquis, d’une anecdote, d’un détail observé, mais qui accrochent, nous touchent d’une manière particulière, et donnent envie de produire des images et des histoires.

Vous êtes à la fois auteur et illustrateur de vos albums : comment se passe l’élaboration de vos livres ? Travaillez-vous d’abord sur le texte ou sur l’image ?
Je commence toujours par dessiner, souvent de minuscules croquis, mais qui me permettent de penser l’histoire en images, d’avoir une vue d’ensemble sur la succession des images et la structure des doubles pages. Il y a aussi pas mal de dessins plus précis faits sur des carnets, de personnages, de lieux, de situations : beaucoup de ces croquis ne se retrouveront pas dans l’album au final, mais ils sont un passage nécessaire. Textes et images se précisent ensuite ensemble, et sont pensés simultanément car sont indissociables. Mes textes sont enfin toujours pensés à haute voix, car ce sont souvent des livres qu’on lit aux enfants, et j’aime jouer sur les sons, les bruits, les différences de rythme dans le récit, cela m’amuse beaucoup. J’espère donc que petits et grands s’amusent aussi à les lire !
Mais c’est une cuisine vraiment personnelle, et chaque auteur illustrateur travaille différemment, certains ont besoin d’écrire l’ensemble du texte par exemple avant de commencer à dessiner. Et ces manières de travailler diffèrent aussi selon les albums.

Votre dernier album, La nuit de Berk, met particulièrement en avant le travail sur la lumière. Quelles techniques d’illustration utilisez-vous ?
Pour La nuit de Berk j’ai fait plusieurs essais, et la présence du noir, des nombreuses zones d’ombre, m’a finalement encouragé à choisir une technique mixte avec une grande partie numérique et un dessin final à la tablette : cela me permettait d’ajuster les couleurs et lumières, car l’intérêt de cet album est de jouer sur le point de vue, ce que l’on perçoit et ce qu’on imagine, ce qui est dans la lumière ou dans l’ombre… Cela a d’ailleurs été un peu compliqué de trouver un équilibre dans les zones sombres, l’image est toujours plus claire et lumineuse sur un écran, et il faut travailler aussi en fonction des premières épreuves d’imprimerie pour essayer d’obtenir l’effet désiré sur le papier imprimé.
Dans tous les cas, j’aime chercher une technique qui va s’adapter au mieux à l’idée du livre. Pour les trois albums dans lesquels on retrouve le personnage de Berk par exemple, les outils utilisés sont différents en fonction des lieux représentés. Dans Le Mange-doudous (Pastel, 2013), tout se passe dans une chambre, il y a des tissus, des peluches… il fallait quelque chose de « chaud », et le plus pertinent a été de travailler sur un papier épais avec une technique très simple, peinture et gros crayons. Pour l’album suivant, Le bain de Berk, le lieu est différent : la baignoire, avec ses carreaux, ses brillances, ses transparences, ses jouets en plastiques… J’avais plus de mal à traduire cela avec peinture et crayons, et j’ai finalement trouvé qu’une technique tout numérique permettait de mieux travailler toutes ces textures, et cet aspect artificiel des matériaux.

Quelles étaient vos lectures d’enfant, d’adolescent ?
Toutes sortes de lectures, il y avait beaucoup de livres à la maison. Des albums pour enfants, plein de bandes dessinées (j’ai deux grands frères, ce qui m’a permis d’arriver au milieu d’une belle collection de BD !), et des romans.

Quelques mots sur vos prochains projets ? Est-ce qu’une nouvelle aventure de Berk le Doudou est prévue ?
Peut-être que l’on verra un nouveau Berk en effet un de ces jours ! Mais avant, j’espère pouvoir faire un album encore différent. Il est difficile d’en dire plus car j’en suis au début, aux premières images, mais si tout va bien on devrait le voir sortir au printemps 2020.

Bibliographie :

  • La nuit de Berk, l’école des loisirs (2018), que nous avons chroniqué ici.
  • Le bain de Berk, l’école des loisirs (2016), que nous avons chroniqué ici.
  • Alors, ça roule ?, l’école des loisirs (2015).
  • Le Mange-doudous, l’école des loisirs (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Mäko, l’école des loisirs (2011).

Parlez-moi de… Princesse Kévin

Régulièrement, on revient sur un livre qu’on a aimé avec son auteur·trice, son illustrateur·trice et son éditeur·trice. L’occasion d’en savoir un peu plus sur un livre qui nous a interpellés. Cette fois-ci, c’est sur Princesse Kevin que nous revenons avec Michaël Escoffier et Roland Garrigue. Nous n’avons malheureusement pas eu de réponse de l’éditrice.

Michaël Escoffier (auteur):
La première version de Princesse Kevin que j’ai écrite date de 2015.
Comme souvent, c’est le titre qui s’est imposé en premier. Je voulais vérifier l’hypothèse farfelue selon laquelle n’importe quel livre avec le mot Princesse dans le titre se vendait comme des petits pains. J’ai cherché quel autre mot on attendrait le moins après Princesse, histoire de jouer un peu avec les stéréotypes, et Kevin s’est imposé assez vite. Restait à imaginer la trame de l’histoire, les circonstances dans lesquelles un enfant nommé Kevin se retrouvait en princesse et jusqu’où ça le mènerait.
C’est en général le processus que je suis pour un nouveau projet. D’abord le titre, puis l’histoire. Je me comporte comme un lecteur qui déambule dans une bibliothèque remplie de milliers d’ouvrages, et qui va être attiré par un titre, ou une image de couverture, et va avoir envie d’ouvrir le livre pour découvrir ce qui s’y cache.
Un fois l’histoire achevée, je l’ai proposée à Roland Garrigue, avec qui j’avais envie de travailler depuis longtemps. Il me semblait capable d’insuffler à Kevin toute la légèreté nécessaire pour faire de la lecture de cette histoire un moment de plaisir. Le projet est passé entre les mains de plusieurs éditeurs avant d’atterrir sur le bureau de Karine Leclerc (P’tit Glénat). Ce n’est pas un album facile à défendre, et il fallait qu’on trouve la personne qui avait envie de nous accompagner sur ce projet, plus par conviction personnelle, parce qu’elle était sensible au sujet, que par intérêt financier (car nous n’imaginions pas en vendre beaucoup).
On a pas mal échangé sur ce qu’on voulait montrer et comment on allait le montrer. Il y a d’abord eu un casting pour savoir qui interpréterait le rôle de Kevin. Roland a dessiné tout un tas d’enfants différents et nous nous sommes accordés sur le même. Puis l’histoire a un peu évolué au fil des différents story-boards. C’est une étape souvent nécessaire pour tester différentes versions et mettre de l’huile dans les rouages de l’histoire. Est venu ensuite le choix des couleurs, et le rose s’est imposé assez vite. On avait conscience que c’était sans doute un obstacle pour pas mal de lecteurs potentiels. Un livre rose, avec un garçon comme personnage principal : on prenait le risque de se couper à la fois du lectorat masculin et féminin. Mais on voulait aller au bout de notre démarche, et Karine nous a suivis.
Finalement, le succès du livre est inespéré. Et j’ose croire que ce n’est pas uniquement parce qu’il y a le mot princesse dans le titre.

Roland Garrigue (illustrateur):
C’est Michaël qui m’a proposé le texte. Ce n’est pas si fréquent et ça mérite d’être souligné : l’auteur m’a directement envoyé son texte et non un éditeur… ce qui augmente le risque en travaillant sur un projet qui risquerait d’être refusé mais ce qui laisse le temps à la réflexion et aux premières recherches avant d’aller le proposer. En général ça laisse la possibilité d’aller dans des directions plus surprenantes et d’essayer de nouvelles techniques. Aussi j’ai tout de suite adoré le titre du projet : dès que je me le répète il me fait rire ! Je connaissais le travail de Michaël avec Mathieu Maudet et j’ai été séduit par ce projet surprenant et plein d’humanité. J’ai fait quelques essais et ensuite Karine l’a accepté ! Il n’y avait plus qu’à… Quand je fais des rencontres dans les écoles, je parle de mes livres en cours de réalisation aux enfants… j’ai immédiatement compris à quel point ce projet avait du sens et de l’importance en voyant la réaction des enfants et surtout des garçons quand ils découvraient les portraits de princesse Kevin !!! Les questions un peu provocatrices que l’histoire abordent avec subtilité et humour et en laissant beaucoup de liberté dans les réponses sont très adaptées aux enfants que j’ai vus. Je suis très content d’avoir eu un texte comme celui-ci à illustrer et j’aimerais assister à des lectures dans les classes ! Hihi !
C’est dans les classes aussi que j’ai acquis la conviction que la robe de Kevin devait être rose et même un rose flashy ! Karine nous a suivis en acceptant qu’on utilise un ton direct rose fluo. J’étais très anxieux du résultat parce que pour l’inclure dans des images faites à la main c’était expérimental et un peu risqué. En découvrant le livre (alors que ce n’est pas souvent le cas) ça a été une super bonne surprise ! 


Princesse Kevin

Texte de Michaël Escoffier, illustré par Roland Garrigue
sorti chez P’tit Glénat (2018),
chroniqué ici.

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Aujourd’hui, deux jolies histoires pleines de découvertes ! La première nous fait retrouver l’adorable Berk le doudou dans une drôle d’escapade nocturne, et la seconde nous raconte la promenade au parc d’un petit rond rouge à déplacer dans tous les sens.

La nuit de Berk
de Julien Béziat
L’école des loisirs
13,50 €, 217×320 mm, 36 pages, imprimé en Belgique, 2018.
Petit Rond Rouge devient grand
de Claire Zuchelli-Romer
Milan
13,90 €, 175×248 mm, 14 pages, lieu d’impression non indiqué, 2018.

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Aujourd’hui, on s’intéresse à ces adorables créatures qui accompagnent les nuits et qui recueillent les secrets : les doudous !

Le doudou des bois
Texte d’Angélique Villeneuve, illustré par Amélie Videlo
Sarbacane
15,50 €, 235×315 mm, 32 pages, imprimé en France, 2016.
Le bain de Berk
de Julien Béziat
l’école des loisirs
13,50 €, 216×300 mm, 40 pages, imprimé en Belgique, 2016.

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Des monstres qui font peuuuuuuuuuuur !!!!! (enfin presque…)

Par 18 novembre 2013 Livres Jeunesse

Des albums qui nous parlent de monstres terrifiants… ou qui aimeraient l’être ! Cinq albums surtout très drôles.

La croccinelleElle court, elle court la croccinelle, la croccinelle aux grandes dents… et gare à vous si vous croisez son chemin ! Tout ce qu’elle trouve elle le croque ! Heureusement que le coq sheriff est là pour mettre le hola. Stop la croccinelle! On arrête de tout croquer ! Mais finalement, quand le loup arrive… il va peut-être falloir continuer un peu à dévorer !

Ah le fameux duo Michaël Escoffier / Matthieu Maudet, on vous en parle régulièrement (encore dernièrement avec le génial Le ça) mais qu’est-ce qu’on aime leurs livres, leur esprit décalé ! On s’amuse énormément à la lecture des aventures de cette croccinelle, on est même tenté de chanter la première partie (sur l’air d’Il court le furet) avant d’être stoppé dans notre comptine par le coq. Forcément, les enfants s’éclatent à écouter cette histoire et en redemandent (vous savez les fameux « encore » quand l’histoire est finie). Un livre plein de pep’s, décalé, vraiment (mais vraiment) drôle… je suis fan !

GrongGrong est un monstre, le mot n’est pas galvaudé ! Il mord, il fait peur, il se régale des larmes des enfants et leurs cris le réjouissent. Ainsi, à la nuit tombée, Grong vient faire peur aux enfants, et dans ce domaine il est doué ! Sauf qu’un jour, l’amoureuse de Grong lui dit lui préférer Brouk… alors là forcément Grong se ramolit, il passe sa journée à manger des cookies, il compte ses poils de nez et il n’a plus envie du tout d’être Grong… il n’est plus inspiré, il ne fait plus peur aux enfants… Pauvre Grong !

Si je vous dis que l’album est signé Estelle Billon-Spagnol vous ne serez pas étonnés. Elle signe encore un album férocement drôle, avec un personnage méchant… mais attachant ! A travers l’histoire de ce monstre, on parle des coups de mou, des chagrins d’amour, des doutes qui nous empêchent d’avancer. C’est drôle, bourré de détails. Décidément Estelle Billon-Spagnol fait autant rire les enfants que les parents.

Vive la différenceLes trolls sont désordonnés et sales, ils passent leur temps à se faire peur et ils vivent dans la crasse. Pas Hippolyte Patel. Lui il aime le rangement, il est gentil et poli. Les enfants sont sages, ordonnés, serviables. Pas Pétula Pétal, elle, elle adore sauter sur son lit en criant et mettre ses doigts dans son nez. Forcément les trolls ne comprennent pas Hippolyte Patel. Forcément les parents de Pétula Pétal ne la comprennent pas. Donc nos deux héros fuient et ils finissent par se rencontrer. De leur rencontre germe une idée, et si on échangeait les places ?

Beaucoup d’humour ici aussi dans cet album sur la différence. Est-ce si important de ne pas être dans le moule, dans la norme, doit-on faire changer les gens qui ne sont pas comme nous ou les accepter comme ils sont ? C’est un très bon album pour aborder ce genre de sujet, ils sont traités avec beaucoup d’humour, le genre d’humour qui plait aux enfants (tout comme chez Escoffier/Maudet et Billon-Spagnol ce n’est pas du tout mièvre). Troll qui aime le thé et les macarons ou petite fille bruyante et bondissante, tout le monde a sa place et Vive la différence !

Le Mange DoudousIl s’est passé un truc assez effrayant, les doudous de cet enfant étaient là, tranquilles sur le lit pendant qu’il était à l’école (c’est Berk son canard qui le lui a raconté), quand une chose bizarre est entrée dans la chambre. Une sorte de patate molle… elle s’est approchée et a avalé Lapinot ! Imaginez la terreur des autres doudous ! Ils ont essayé de fuir mais rien à faire, il les trouvait tous et les mangeait un à un. Et plus il en mangeait, plus il grossissait. Il fallait que ça cesse, heureusement Berk était là !

Beaucoup d’humour ici aussi dans l’histoire de ce monstre mangeur de doudous qui prend la forme, ou certains attributs, de ce qu’il ingère (la forme du lapin, la trompe de l’éléphant, les zébrures du zèbres,…). Je suis un peu obligé de vous révéler la fin, vous ne m’en voudrez pas j’espère, mais c’est grâce à Berk, le doudou préféré du petit garçon, celui qu’il traine partout, à tel point que ses parents ne peuvent pas le laver, que tout le monde sera sauvé (je vous laisse imaginer). On sourit avec cette histoire de doudou dont les illustrations sont vraiment très belles. A noter un petit clin d’œil hommage au regretté Mario Ramos. Un très bon album.

ousteN’avancez plus ! C’est fini, on s’arrête là. De toutes façons il y a des pancartes partout vous voyez bien, on vous le dit de ne pas avancer, qu’il y a des ours, que le danger est partout. Mais pourquoi vous continuez ? Faites demi-tour on vous dit ! Vous voulez vraiment avancer dans cette forêt ? Tant pis pour vous…

J’adore ces livres où on s’adresse au lecteur, ils permettent vraiment de jouer avec l’enfant, de le faire participer. Ici, on avance donc dans cette forêt de plus en plus terrifiante, on soulève des volets, espérant ne pas tomber sur un ours, et même quand on arrive sur une maison, alors qu’un écriteau prévient qu’on y mange les enfants (et qu’il faut se méfier des brocolis), on continue. Finalement tout à l’air calme, ils ont l’air gentils ces ours… le final n’en sera que plus drôle ! On chuchote, on interroge les enfants (sont-ils sûr de vouloir continuer l’histoire ?), on crie quand vient le dénouement… Un autre livre à « encore » (voir premier livre de la chronique).

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué des livres de Michaël Escoffier et Matthieu Maudet (Le ça, Bonjour facteuret Bonjour Docteur), Michaël Escoffier sans Matthieu Maudet (Tous les monstres ont peur du noir, Trois petits riens, Sans le A et Le jour où j’ai perdu mes supers pouvoirs, Zizi, zézette mode d’emploi, Le grand lapin blanc, Vacances à la ferme et La plume), Matthieu Maudet sans Michaël Escoffier (Papy), Estelle Billon-Spagnol (Bonne nuit Eddie, La catcheuse et le danseur, Bad Lino, Les chaussettes qui puent, Les soeurs Tsss, La planète des mius, Ti-Jack, Chiche !, La rentrée de Jacotte, Jacotte en vacances, 5h22, Petit Lagouin, Le jardin du secret, Jacotte, Le petit bois du dimanche soir, À table et Mister Mok) et Sally Grindley (Cher Max). Nous avons également interviewé Michaël Escoffier, Matthieu Maudet et Estelle Billon-Spagnol.

La croccinelle
Texte de Michaël Escoffier, illustré par Matthieu Maudet
Frimousse
13€, 205×250 mm, 36 pages, imprimé en Slovénie, 2013.
Grong
d’Estelle Billon-Spagnol
Frimousse dans la collection Maxi’Boum
15€, 236×307 mm, 32 pages, imprimé en Malaisie, 2013.
Vive la différence !
Texte de Leigh Hodgkinson (traduit par Anne Krief)
Gallimard Jeunesse
12,90€, 236×297 mm, 32 pages, imprimé en Chine, 2013.
Le Mange-doudous
de Julien Béziat
Pastel
13,50€, 216×305 mm, 40 pages, imprimé en Belgique, 2013.
Ouste !
Texte de Sally Grindley (traduit par Maurice Lomré), illustré par Peter Utton
Pastel
14€, 217×270 mm, 30 pages, imprimé en Chine, 2013

A part ça ?

Les petits canards de papierLes petits canards de papier est composé de 3 courts métrages extrêmement doux et poétiques. Ce sont des petits films tournés en 1961 en Chine qui ressortent aujourd’hui. On pense aux petits dessins animés qu’on voyait avec l’école. Les deux premiers sont muets et j’avoue que, même si je trouvais ça très beau techniquement ces personnages en papier découpés et pliés animés, j’ai eu très peur que les deux enfants de 5 ans qui m’accompagnaient s’ennuient. Et bien pas du tout ! Ils sont ressortis ravis, enchantés ! Il est question de dix canards qui sortent de l’œuf alors que leur mère n’est pas là et qui partent découvrir le monde (et doivent se méfier du renard qui rôde), de trois petits canards qui partent chasser les papillons en faisant attention au chat et d’un lapin et d’un chat dont l’un des deux sera accusé à tort de la bêtise de l’autre. C’est un programme qui doit tourner un moment pour que les écoles puissent le voir (contrairement à beaucoup de films qui disparaissent très vite de l’affiche). Il est actuellement dans une trentaine de salles et je vous le conseille fortement !
La bande annonce.

Gabriel

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