La mare aux mots
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Layla Benabid

Coups de coeur en pagaille !

Par 16 décembre 2014 Livres Jeunesse

Aujourd’hui pour mon avant-dernière chronique de 2014 (samedi, toute l’équipe de La Mare aux Mots vous parlera cuisine), j’avais envie de vous faire partager plusieurs coups de cœur, pour bien terminer l’année (et pourquoi pas vous aider à terminer vos achats de Noël) : il y en a des (très) grands, des plus petits, avec beaucoup de texte ou très peu, on rit ou on s’émeut ! Bref, du bonheur pour tous les goûts !

choco et gélatineChoco et Gélatine sont deux bonbons en forme d’oursons, l’un en gélatine et l’autre en chocolat. Ils se sont rencontrés au travail. Ils s’aiment, mais seulement à l’abri des regards puisqu’une loi sévit : les sucreries au chocolat ne doivent pas côtoyer les autres. Dans le bus, à la piscine, dans la rue, c’est chacun de son côté. Trop malheureux, ils décident de partir à la recherche d’un endroit qui les accueillerait tous les deux, sans faire de différence. C’est le Bigoût City Bus qui les emmènera dans ce pays de tolérance et de respect mutuel…
J’ai vraiment eu un gros coup de cœur pour cette histoire qui nous emmène dans un pays imaginaire, plutôt attirant au premier regard, mais qui nous rappelle des événements bien tristes de notre réalité… Yann Kebbi nous fait réfléchir l’air de rien à des problématiques bien de notre temps, malheureusement : le racisme, l’intolérance, la non-acceptation de la différence… Le tout grâce à des illustrations très grandes et fourmillantes de détails humoristiques, jusque dans les moindres recoins des décors, et à un texte simple, accessible à tous…
Choco et Gélatine est un livre à lire à plusieurs pour observer les images, s’interroger sur le texte et ouvrir une réflexion sur la tolérance !
Vous pouvez visualiser quelques pages intérieures sur le site des éditions Sarbacane.

pedro crocodile et george alligatorOn continue avec un album plein d’humour !
Georges et Pedro sont cousins. L’un est alligator, l’autre crocodile. Ils en ont plus qu’assez que tout le monde les confonde… Ils décident donc de quitter la jungle pour aller directement expliquer la différence aux enfants, et pourquoi pas en manger un ou deux au passage… Et bien ! Ils ne sont pas au bout de leurs surprises… et nous des fous-rires !
Effectivement, à la lecture de ce grand album de Delphine Perret, tout illustré en noir et blanc à l’exception des deux reptiles verts (moi-même je n’ose plus les nommer, de peur de les confondre…) qui tranchent sur la page, j’ai ri de bon cœur ! Le texte est savoureux, plein d’humour qui fera sourire autant les parents que les enfants !
Pedro Crocodile et George Alligator ne s’en laissent pas conter, mais ne sont pas très futés quand même, et ils nous régalent !
Un album pour faire la lumière avec humour sur une question qui a déjà turlupiné des générations d’enfants : quelle est la différence entre un crocodile et alligator ?

fables de la fontaineBeaucoup plus classique, j’ai vraiment beaucoup aimé cette réédition des Fables de Jean de La Fontaine, si joliment mises en valeur par les découpages de papier d’Emmanuel Fornage qui ont ensuite été photographiés pour servir d’illustrations. Le Corbeau et le Renard, La Cigale et La Fourmi, Le loup et l’agneau, mais également les textes moins connus comme L’Ours et les deux Compagnons ou bien encore Le Coche et La Mouche, ce sont quinze textes qui sont ainsi mis en valeur.
Un grand livre, une belle reliure, des pages épaisses, une très belle mise en page et donc des illustrations très originales, pour redécouvrir ces textes intemporels d’une bien belle manière. Cet album est artistique et c’est tout à fait le genre de livre que j’aimerais laisser ouvert sur un meuble, rien que pour le plaisir des yeux.
Vous pouvez visualiser quelques pages intérieures sur le site des éditions Circonflexe.

célestin rêveCélestin est un pantin de bois. Il attend avec tristesse sur l’étagère d’un magasin de jouets. En effet, il y a longtemps, il prenait vie sous les doigts de Gaspard, qui sous le chapiteau du cirque manipulait ses ficelles pour émerveiller les enfants. Le duo fonctionnait à merveille… Jusqu’au jour de la faillite, où ils durent se séparer. Depuis, Célestin attend d’être choisi sur cette étagère. Et s’il prenait son destin en main en s’évadant plutôt que d’attendre de manière passive ? Et s’il retrouvait Gaspard ?
Impossible, en lisant cette belle histoire, de ne pas penser au conte de Pinocchio, un autre pantin célèbre. Et pourtant, ils sont si différents ! Avec poésie et délicatesse, Isabelle Wlodarczyk nous propose cette jolie histoire d’amitié, qui nous permet aussi de réfléchir au temps qui passe, avec sensibilité. Les illustrations de Toni Demuro sont très tendres, et expressives : on ressent toute la mélancolie et la nostalgie qui se dégagent des personnages !
Célestin rêve est un bel album pour mettre en valeur l’amitié, que rien ou presque ne peut détruire !
Vous pouvez découvrir quelques pages intérieures sur le site des éditions Rêves Bleus.

les trois dragonsÉtoile du Nord, Pierre de Lune et Fleur de Sel sont trois dragons des mers. Ils sont frères et ont des caractères très différents. Le premier est avare, le second sournois et manipulateur, le troisième gourmand et rieur. Tous les trois sont attirés par les pierres précieuses et tout ce qui brille. Ils s’en remettent donc à Gandevelour, la reine des ténèbres, pour qu’elle les aide à trouver les spécimens les plus brillants de l’océan… Mais à quel prix ?
Avec Les Trois Dragons, Lucie Vandevelde nous plonge au plus profond des mers, (notamment grâce à une présentation à la verticale) !
Avec des illustrations oniriques et poétiques et un texte riche, elle nous propose un conte intelligent dans lequel on prend plaisir à s’égarer pour mieux en apprécier les détails.

au pays des dragonsPour compléter la lecture et prolonger le séjour au pays des dragons, elle nous propose également un Carnet d’Artiste Au Pays des Dragons, qui complète l’album. Dessiner, colorier, compléter des illustrations, inventer son propre univers, voilà tout ce que propose ce cahier souple.
Une bien jolie manière de poursuivre la lecture et de s’immerger encore un peu plus au cœur des océans !

Vous pouvez visualiser quelques pages intérieures de ces ouvrages sur le site des éditions Les Minots.

kaléidoscope d'histoiresLes éditions Kaléidoscope ont 25 ans !
À cette occasion, une anthologie de publications marquantes du quart de siècle de cette maison d’édition est parue !
En tout ce sont 25 albums qui sont regroupés dans ce grand livre, et c’est une réussite ! Il y en a pour tous les âges, pour tous les goûts et pour tous les styles, et on se rend compte que certains titres publiés il y a 25 ans n’ont pas pris une ride ! D’une histoire à l’autre, on change d’univers, on passe par toutes les émotions et on se régale ! La mise en page initiale a forcément été modifiée pour s’adapter à ce nouveau format, mais on ne perd rien !
Kaléidoscope d’histoires, c’est une belle sélection, un très beau recueil, pour découvrir ou redécouvrir 25 ans d’albums et les partager avec les plus jeunes !

nutsUn écureuil vole un fruit à un autre écureuil. Il s’enfuit avec son butin qu’il laissera un peu plus loin parce qu’il a trouvé mieux à chaparder : une fleur. Ses victimes se lancent à sa poursuite, et sont bien décidées à se venger !
Mais il continue de les narguer, jusqu’au moment où la chance tourne…
Rira bien qui rira le dernier, comme on dit souvent !

costerQuand on est un petit animal de compagnie, type cochon d’inde ou hamster, la cohabitation avec ses congénères est parfois difficile… Impossible d’être tranquille quand l’un des deux est complètement excité, qu’il saute partout, grimpe, et gesticule sans trop faire attention à ce qu’il se passe autour de lui…
Il va falloir mettre au point un plan d’attaque pour le calmer, c’est une question de survie !

pichienDans un square, un chien poursuit un pigeon. Il est déterminé, il saute, il détale, il revient, il repart, mais ne lâche pas son objectif des yeux. Mais le pigeon se défend, en esquivant les coups de pattes et les coups de langue… Comme ça ne suffit pas à décourager le chien, le volatile va être obligé d’employer les grands moyens…
Et je peux vous dire que ça va calmer les ardeurs du chien !

panchemarAlors qu’il se promène dans les bambous, un jeune panda se retrouve nez à nez avec une panthère. Effrayé, il court, il s’enfuit, toujours poursuivi. Une racine le fait trébucher, et il s’apprête à passer un sale quart d’heure… Il ferme les yeux, terrorisé, et quand il les rouvre, plus de panthère à l’horizon ! Ouf ! Mais une petite souris passe par là, et finalement, cette fois-ci, c’est lui le méchant !

Ces quatre petits albums sont quatre petits bijoux, sans texte mais avec de très belles illustrations de Layla Benabid.
Quatre histoires sans paroles plus subtiles qu’il n’y paraît, qui m’ont fait pouffer lors de leur découverte tant l’image, tout en noir et blanc avec uniquement une couleur par album, est vivante et expressive. Et puis finalement, cet écureuil qui embête tout le monde, ce hamster un peu agaçant, ce chien excité un peu fou, et ce panda qui aussi doux qu’il soit a également sa part d’ombre, bien qu’ils soient des animaux, ont finalement bien des traits de caractère communs avec les humains…
C’est simple et fort !
Vous pouvez découvrir des pages intérieures de ces albums sur le site des éditions Rêves Bleus.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué d’autres livres d’Isabelle Wlodarczyk (Surtout ne prends pas froid, Léo et Célestin, Sur mon arbre perché et La petite disparue), Toni Demuro (La cheneuille), Lucie Vandevelde (Dans mes rêves et Le jardin des secrets) et Layla Benabid (Chapillon, Kid-do, Nounours et Li-loup).
Retrouvez également nos interviews d’Isabelle Wlodarczyk, Lucie Vandevelde et Layla Benabid.

Choco et Gélatine
de Yann Kebbi
Sarbacane
16,50 €, 263  x 372 mm, 40 pages, imprimé en Malaisie, 2014.
Pedro Crocodile et George Alligator
de Delphine Perret
Les fourmis rouges
16,50 €, 247 x 328 mm, 24 pages, imprimé au Portugal, 2014.
Les Fables de La Fontaine
Illustrées par Emmanuel Fornage
Circonflexe
29 €, 277 x 370 mm, 70 pages, imprimé en Chine, 2014.
Célestin rêve
Texte d’Isabelle Wlodarczyk, illustré par Toni Demuro
Rêves bleus
10 €, 145 x 210 mm, 36 pages, imprimé en France, 2014.
Les trois dragons
de Lucie Vandevelde
Les Minots
14 €, 240 x 195 mm, 32 pages, imprimé en France, 2014.
Carnet d’artiste : Au pays des dragons
de Lucie Vandevelde
Les Minots
13 €, 210 x 270 mm, 24 pages, imprimé en France, 2014.
Kaléidoscope d’histoires
Collectif
Kaléidoscope
25 €, 228 x 285 mm, 237 pages, imprimé en Italie, 2014.
Nuts
de Layla Benabid
Rêves bleus dans la collection Cartoons
5,90 €, 150 x 150 mm, 32 pages, imprimé en France, 2014.
Coster
de Layla Benabid
Rêves bleus dans la collection Cartoons
5,90 €, 150 x 150 mm, 32 pages, imprimé en France, 2014.
Pichien
de Layla Benabid
Rêves Bleus dans la collection Cartoons
5,90 €, 150 x 150 mm, 32 pages, imprimé en France, 2014.
Panchemar
de Layla Benabid
Rêves bleus dans la collection Cartoons
5,90 €, 150 x 150 mm, 32 pages, imprimé en France, 2014.

Marianne

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Les invité-e-s du mercredi : Thanh Portal et Layla Benabid ( + concours)

Par 15 octobre 2014 Les invités du mercredi

Aujourd’hui, c’est Thanh Portal qui répond à nos questions. Nous voulions en savoir plus sur son parcours et son travail. À la suite de cette interview, vous pourrez tenter de gagner Léo et Célestin grâce aux éditions L’escamoteur. Ensuite, c’est à Layla Benabid que j’ai proposé de nous donner un coup de cœur et un coup de gueule. Bon mercredi à vous !


L’interview du mercredi : Thanh Portal

Thanh PortalPouvez-vous nous parler de votre parcours ?
Rhalala… j’ai un parcours un peu chaotique mais cohérent je crois.
Dans les grandes lignes, j’ai fait un CAP art de la reliure puis librairie puis bac littéraire/arts plastiques puis fac de lettres. C’est à ce moment-là que j’ai arrêté de peindre et dessiner pour de mauvaises raisons sans doute.
Et c’est bien plus tard que j’ai repris les pinceaux, comme s’il m’avait fallu faire ce tour du livre pour passer le cap et oser me lancer. De fait, je suis autodidacte.

Quels sont les livres qui ont marqué votre enfance et votre adolescence ?
Petite, il y avait peu de livres à la maison, mais j’avais une très belle collection de livres-Charlie et la chocolateriedisques de chez Casterman que je me passais en boucle, puis la bibliothèque rose et verte, il y a eu aussi Sempé et Roald Dahl que j’adorais et beaucoup de classiques et les contes de Gripari.
Adolescente, je lisais tout ce qui me passait entre les mains, j’ai toujours été une lectrice compulsive : Vian, Loisel, Pennac, Dostoievski, Queneau, Perec, Akira etc., etc…

J’ai eu l’occasion de vous le dire, je trouve que votre dessin a énormément évolué, que s’est-il passé ?
Merci ! Car je le prends comme un compliment. Et j’espère qu’il va continuer à évoluer !
Comme j’ai eu une grosse interruption et que je n’ai pas fait d’école, je répare une frustration par beaucoup de travail, je cherche encore et toujours, j’expérimente, je rêve.
Léo et CélestinEt certains accidents de la vie font que mes pinceaux vont sur des sentiers qui bifurquent.

Quelles techniques d’illustrations utilisez-vous ?
J’aime le traditionnel, sentir la couleur qui se pose sur le papier. J’aime aussi mélanger les techniques. J’ai une préférence pour la gouache et l’encre de Chine mais j’utilise aussi l’aquarelle ou les crayons de couleur ou le papier découpé. Tout dépend du texte et de mes envies du moment.

Vous illustrez autant des albums que des romans, quel est l’exercice que vous préférez ?
J’aime les deux !
L’exercice n’est pas le même. En album, les illustrations sont vouées à offrir une véritable narration en parallèle et complémentaire
En roman, les illustrations se font plus discrètes et accompagnent le texte.

Le Petit PrincipeComment avez-vous travaillé, par exemple, sur Le petit principe ?
Houla ! J’étais très impressionnée par le texte et la maison d’édition ! (comprendre : je suis restée des jours devant ma feuille blanche)
Il fallait me départir de toute l’imagerie du Petit Prince de St Exupéry. J’ai abordé le texte comme une œuvre à part entière, ce qu’il est.
Il me paraissait évident d’utiliser l’encre et faire plein de traits pour signifier le mouvement de l’espace, tout ça relevé par des touches de couleur à la gouache.
Une fois que j’avais déterminé les moments que je voulais illustrer, je n’ai plus réfléchi et ai illustré assez instinctivement.

Vous avez sorti plusieurs ouvrages avec Isabelle Wlodarczyk, parlez-nous de votre collaboration ?
J’ai rencontré Isabelle grâce à Facebook il y a maintenant 2 ans. J’étais tombée par hasard sur quelques phrases d’elle et de suite j’ai été séduite par son style. Je lui ai donc Sur mon arbre perchéécrit, nous avons fait connaissance, nous nous sommes découvert des affinités communes et elle a accepté de m’écrire des textes.
Depuis nous sommes devenues très complices, elle m’offre des textes très beaux et poétiques ou des textes rigolos et farfelus selon nos humeurs.
Il arrive aussi que je gribouille, lui soumette une idée et sa plume s’emballe.
Nous avons des dizaines de projets, de rêves, d’idées… Hélas nous manquons de temps et nous rêvons d’être coincées dans un lieu loin de tout pour les réaliser…

Quels sont vos projets ?
Là je finis un livre en papier découpé et gouache écrit par ma complice Isabelle Wlodarczyk qui paraîtra chez Philomèle début 2015.
Puis j’enchaîne par des commandes très variées et enthousiasmantes comme un documentaire scientifique, un album avec une poulette et des livres numériques. Je vous tiendrai au courant.

Bibliographie :

Retrouvez Thanh Portal sur son book : http://thanh.ultra-book.com.

Concours
Comme je vous le disais juste avant cette interview, grâce aux éditions L’escamoteur, je vais pouvoir faire un-e chanceux-ceuse parmi vous ! En effet, l’un-e de vous va pouvoir gagner un exemplaire du petit roman Léo et Célestin écrit par Isabelle Wlodarczyk et illustré par Thanh Portal (que nous avions chroniqué ici) ! Pour participer au tirage au sort racontez-moi un souvenir avec votre grand-père ou un souvenir de vos enfants avec leur grand-père. Vous avez jusqu’à mardi 20 h ! Bonne chance à tous !


Le coup de cœur et le coup de gueule de… Layla Benabid

Régulièrement, un acteur de l’édition jeunesse (auteur, illustrateur, éditeur…) nous parle de deux choses qui lui tiennent à cœur. Une chose qui l’a touché, ému ou qui lui a tout simplement plu et sur laquelle il veut mettre un coup de projecteur, et au contraire quelque chose qui l’a énervé. Cette semaine, c’est l’auteur/illustratrice Layla Benabid qui nous livre son coup de cœur et son coup de gueule.

ALARM J’aime les animaux. Alors forcément mon coup de cœur et mon coup de gueule vont parler de ces derniers. Ou plutôt des humains face à ces derniers.

Mon coup de cœur est énorme et il va à l’Association ALARM à Marseille. Elle regroupe – sous la forme d’un Collège Solidaire et exempt de hiérarchie – des individu-e-s bénévoles qui ont pour volonté l’abolition totale et définitive de toutes formes d’exploitation animale (tant pour le non humain que pour l’humain), de domination, de discrimination et du spécisme.
Layla BenabidJ’ai eu la chance de croiser le chemin de cette association à un moment important de ma vie où j’avais la sensation d’être seule au monde et seule face aux atrocités que l’on commet sur les animaux pour notre alimentation, nos divertissements, notre façon de nous habiller etc…
Sans ces belles personnes et leur motivation à informer les gens de ce qu’il se passe dans leur dos ou sous couvert de jolies publicités mensongères, je pense sincèrement que ma santé mentale aurait eu du mal à tenir le coup.
Aujourd’hui je fais partie de cette association. Si vous souhaitez en apprendre plus sur ALARM, rendez-vous sur la page Facebook : https://www.facebook.com/alarm13?fref=ts ou sur le site : http://alarm-asso.fr/

Layla BenabidPour le coup de gueule… c’est plus difficile car j’en ai plusieurs !!! Je pourrais parler de corrida (sérieusement ça existe encore ça ?), de cirque avec des animaux, d’élevages intensifs, de fourrure, de foie gras etc… etc… la liste est malheureusement longue.
Je vais quand même faire un coup de gueule contre la vivisection.
On nous fait encore croire en (bientôt) 2015 que la vivisection (expérimentation sur des animaux vivants en laboratoires) est nécessaire, incontournable pour l’avancée de la science. Or il est tout simplement prouvé par des chercheurs, des chirurgiens, des professeurs que c’est faux. Que la vivisection est même un frein à la recherche. Qu’elle est dangereuse pour les humains. Qu’est-ce qui donc justifie la torture psychologique et physique puis la mort de millions d’animaux ?Antidote
Il est grand temps de réagir et d’agir pour que cette barbarie inutile cesse. Déjà en achetant uniquement des marques de produits ménagers et cosmétiques qui ne testent pas sur les animaux. Puis en soutenant Antidote Europe que je vous invite à découvrir sur leur site : http://antidote-europe.org/ et à suivre sur leur page Facebook : https://www.facebook.com/pages/Antidote-Europe/116011605129575?fref=ts

 Layla BenabidBibliographie :

À noter également que depuis 2007, Layla Benabid participe au fanzine BD amateur Anachronique.

Retrouvez Layla Benabid sur son blog : http://layla.over-blog.fr mais vous pouvez aussi la suivre sur Facebook.

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Les invités du mercredi : Layla Benabid et Olivier Tallec (+ concours)

Par 27 novembre 2013 Les invités du mercredi

Après avoir lu la très bonne série Cartoons sortie chez Rêves Bleus, j’ai eu très envie d’en savoir plus sur son auteur, Layla Benabid. Je lui ai donc posé quelques questions sur son parcours, son travail et ses projets. À la suite de cette interview, vous pourrez tenter de gagner des livres de cette collection. Puis nous partirons en vacances (on en a besoin) avec le génial Olivier Tallec. C’est pas un bon mercredi, ça ?


L’interview du mercredi : Layla Benabid

Layla BenabidQuel a été votre parcours ?
Après avoir obtenu mon BAC Littéraire option Arts Plastiques, j’ai passé un BTS Communication Visuelle option Graphisme Édition Publicité. Une fois mes études terminées, j’ai testé plusieurs métiers différents dans plusieurs domaines en passant de l’aide aux personnes en situation de handicap à la reprographie et au théâtre. Puis un jour… je me suis souvenue de ce que je voulais faire depuis toujours… dessiner. Chose que je faisais pour le plaisir soit pour moi, soit pour le super fanzine de Bande dessinée, Anachronique (dont je fais toujours partie).
J’ai rencontré l’équipe d’Anachronique au Zarmatelier, un atelier regroupant de grands talents de la BD à Marseille, où je commençais à apprendre les bases de la BD grâce à des cours que les auteurs donnaient.
En 2010, je me suis décidée à tenter l’aventure en solitaire en tant qu’illustratrice free-lance. Li-LoupPuis en 2011, peu après la naissance de ma fille, je me suis lancée dans le milieu de l’édition jeunesse. Très vite, j’ai signé mon 1er contrat avec les Éditions Limonade pour l’album Le Journal de Juju Gribouille dont le texte est de Laurie Cohen.

Quelles étaient vos lectures d’enfant, d’adolescente ?
Je me souviens que je lisais Pif Gadget quand j’étais toute petite ! Puis j’ai plongé dans les classiques de la BD Astérix, Tintin, Lucky Luke, Gaston Lagaffe… sinon, en roman, je lisais les aventures de Black l’étalon noir (et de son fils) et d’autres romans qui évoquaient la relation enfant/animal… j’ai toujours été une amoureuse des animaux…
À 16 ans j’étais totalement amoureuse d’Arthur Rimbaud.
Ah et puis les lectures obligatoires au collège et au lycée ! 😉

Kid-doQuelles techniques d’illustrations utilisez-vous ?
Je travaille toujours au crayon gris d’abord ! Je suis assez traditionnelle pour ce coup-là. Quand j’encre, c’est aussi à la main. Ensuite pour les couleurs, soit je les réalise aux crayons de couleur et aquarelle, soit en numérique une fois mon dessin scanné.

Parlez-moi de la collection sans paroles, Cartoons, sortie chez Rêves bleus.
Cette collection c’est un peu mon « premier bébé » dans le sens où je suis aussi bien au scénario qu’au dessin.
Au tout début, j’ai présenté Li-Loup à différentes maisons d’édition. Pour moi c’était un peu l’épreuve du feu… En effet, malgré qu’il soit un album pour les tous petits, il est assez personnel. Pour moi, s’il était accepté, je méritais ma place dans le milieu de l’édition. Sinon, non.Chapillon
Heureusement pour moi, plusieurs maisons ont répondu positivement. Certaines ne pouvaient pas l’éditer, mais étaient très enthousiastes, d’autres le voulaient.
J’ai envoyé Li-Loup un dimanche, Cyril Armange m’a contacté dès le lundi ! J’ai été très agréablement surprise. D’autant plus qu’il m’a proposé de publier non pas un, mais quatre albums en même temps. Sa confiance en moi et en mon travail m’a porté. Quelques mois plus tard Li-Loup, Chapillon, Nours et Kid-do sont sortis.

Est-ce difficile de travailler sur un album sans texte ou ça donne encore plus de liberté ?
Je ne sais pas si c’est plus difficile… c’est un exercice que j’adore en tout cas. Pour que cela fonctionne, on doit bien prendre le temps de la narration par l’image et les expressions des personnages sont très importantes. Et oui, cela offre une certaine liberté, car le lecteur fera aussi ce qu’il voudra des images qu’il verra donc il est possible d’ouvrir des chemins à l’imagination là où un dialogue ou un texte ne lui laisserait pas trop de place.

NoursQuels sont vos projets ?
J’espère bientôt pouvoir parler d’une suite à la collection Cartoons.
Sinon, si tout va bien, un roman jeunesse sortira vers le mois de mars aux Éditions P’tit Baluchon avec Olivier Dupin à la plume et moi-même au crayon !
Après pour ce qui est des « projets », j’en ai plein !! Plusieurs en collaboration avec d’excellents auteurs tels qu’Olivier Dupin, Ingrid Chabbert, Laurie Cohen, Olivier Pog, Géraldine Hary… D’autres projets en collaboration avec des personnes qui ne sont pas encore auteurs sont tenus au chaud pour le moment. D’autres encore où je suis également au scénario attendent leur tour… je pense même faire passer des textes à d’autres illustrateurs pour tenter une nouvelle étape dans cette belle aventure qu’est l’édition jeunesse. En gros, je ne manque pas de projets, je manque un peu de temps par contre (la vie de maman quoi ! 🙂 )

Bibliographie :

  • Li-loup, album sans texte, Rêves bleus (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Kid-do, album sans texte, Rêves bleus (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Nours, album sans texte, Rêves bleus (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Chapillon, album sans texte, Rêves bleus (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Le Journal de Juju Gribouille, illustration d’un texte de Laurie Cohen, Limonade (2013)
  • Notre pense pas bête, collectif, P’tit Baluchon (2012)
  • Un soleil pour Madagascar, collectif, Limonade (2012)
  • Je m’amuse au Japon, Collectif, Limonade (2012)
  • Je m’amuse en Inde, Collectif, Limonade (2012)

À noter également que depuis 2007, Layla Benabid participe au fanzine BD amateur Anachronique.

Retrouvez Layla Benabid sur son blog : http://layla.over-blog.fr mais vous pouvez aussi la suivre sur Facebook.

Comme je vous le disais avant l’interview, je vais faire des chanceux parmi vous ! En effet, grâce aux éditions Rêves bleus trois d’entre vous vont pouvoir gagner deux livres de la collection Cartoons. Pour participer au tirage au sort, dites-moi quels sont les deux que vous préférez parmi Li-loup, Chapillon, Nours et Kid-do… et pourquoi ! Vous avez jusqu’à mardi mercredi 10 h ! Bonne chance à tous.


En vacances avec… Olivier Tallec

Une fois par mois, je pars en vacances avec un artiste (je sais vous m’enviez). Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais moi j’adore partir comme ça avec quelqu’un, on apprend à le connaître notamment par rapport à ses goûts… cet artiste va donc profiter de ce voyage pour me faire découvrir des choses. On emporte ce qu’il veut me faire découvrir. On ne se charge pas trop… 5 de chaque ! 5 albums jeunesse, 5 romans, 5 DVD, 5 CD, sur la route on parlera aussi de 5 artistes qu’il veut me présenter et c’est lui qui choisit où l’on va… 5 destinations de son choix. Cette fois-ci, c’est Olivier Tallec qui s’y colle, merci à lui !
Allez en route !

5 albums jeunesse :

  • Le dictionnaire du père Noël de Solotareffmax et les maximonstres
  • Max et les maximonstres
  • Un atlas
  • Le canard, la mort et la tulipe de Wolf Erlbruch
  • Calvin & Hobbes (même si c’est pas complètement jeunesse)

5 romans :Un livre blanc

  • Laura Kasischke Esprit d’hiver
  • Serguei Essénine La Ravine
  • Harry CrewsCar
  • Philippe VassetUn livre blanc
  • Mathias EnardZone

5 DVD :Jackie Brown

  • Aguirre la colère de Dieu
  • Apocalypse now
  • Rio Bravo
  • Raging Bull
  • Jacky Brown

5 CD :Patti - radio ethiopia

  • Gene Harris & the three soundsElegant Soul
  • Patti Smith group Radio Ethiopia
  • Anne GastinelBach6 suites pour violoncelle
  • LCD Soundsystem
  • LoveForever changes

5 artistes :Anish Kapoor

  • Claude Lévèque
  • Anish Kapoor
  • Christian Boltanski
  • Annette Messager
  • Tendance Floue (collectif)
5 lieux :
  • LisbonneKoya-San (Japon)
  • île de Pâques
  • la rivière Kayan (Indonésie)
  • Stromboli
  • Darjeeling
  • Lisbonne

(je sais ça fait six…)

Olivier TallecOlivier Tallec est illustrateur.

Bibliographie sélective :

  • Coffret Grand Loup & Petit Loup, illustration d’un texte de Nadine Brun-Cosme, Père Castor (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Marlaguette, illustration d’un texte de Marie Colmont, Père Castor (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Michka, illustration d’un texte de Marie Colmont, Père Castor (2013).
  • Kevin et les extraterrestresRestons Calmes !, illustration d’un texte de Laurent Rivelaygue, Père Castor (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Joyeux Noël Rita et Machin, illustration d’un texte de Jean-Philippe Arrou-Vignod, Gallimard Jeunesse
     (2012), que nous avons chroniqué ici.
  • Maurice Carême chanté par Domitille, illustration du livret du CD, Naïve (2012), que nous avons chroniqué ici.
  • Mon cœur en miettes, illustration d’un texte de Charlotte Moundlic, Père Castor (2012), que nous avons chroniqué ici.
  • Le slip de bain, ou les pires vacances de ma vie, illustration d’un texte de Charlotte Moundlic, Père Castor (2011), que nous avons chroniqué ici.
  • Pas de pitié pour les baskets, illustration d’un texte de Joy SormanActes Sud Junior (2010), que nous avons chroniqué ici.
  • La croûte, illustration d’un texte de Charlotte Moundlic, Père Castor (2009), que nous avons chroniqué ici.
  • Le plus féroce des loups, illustration d’un texte de Sylvie Poillevé, Père Castor (2005), que nous avons chroniqué ici.

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Maintenant, j’ai un ami

Par 15 novembre 2013 Livres Jeunesse

Unis main dans la main
A chaque seconde
On rit de ses chagrins
Quand on possède un bon copain
Avoir un bon copain, Jean Boyer

Dans les albums du jour il sera question de rencontres, d’amitié, d’entraide. Et je vous préviens, il y aura quelques pépites.

Une rencontreUne renarde rôde. Il fait froid, c’est l’hiver et la neige recouvre le sol. Elle s’approche d’un village, bien entendu elle est chassée par les habitants mais de la fenêtre de sa chambre un enfant observe. Il voit la renarde se réfugier dans la serre, il décide de l’aider.

Une rencontre est un album sans texte (comme tous les albums de la collection Histoire sans paroles très joliment sous-titrée Pour lire avant de savoir lire). Les très belles planches toutes en longueur sont signées Princesse Camcam et elles sont absolument magnifiques. Elle reprend ici le principe des papiers découpés qu’on avait adoré dans L’album de famille. C’est un album très doux, extrêmement poétique. Le petit garçon aide la renarde qui cherchait où mettre au monde ses petits, la renarde offrira un beau cadeau au petit garçon. Un magnifique album, format à l’italienne, présenté dans un fourreau en carton.
Vous pouvez voir des illustrations issues du livre sur le site de Princesse Camcam.

Le lion et l'oiseauAlors qu’il jardinait, Lion trouva un oiseau par terre, l’oiseau était blessé, il fallait le soigner. Ses amis avaient continué leur vol et il était maintenant seul. Lion allait prendre soin de lui, le réchauffer, le nourrir. Lion, qui vivait seul, était ravi de ce nouvel ami et ensemble ils regardaient passer l’hiver, bien au chaud. Au printemps, l’oiseau était guéri, ses amis repassèrent, il pouvait donc les rejoindre. Lion se retrouva à nouveau seul… il espérait que son ami reviendrait le voir.

Le lion et l’oiseau de Marianne Dubuc est également un magnifique album. Ici aussi on parle d’entraide, d’amitié. Le livre est extrêmement doux, poétique et si, contrairement au précédent, il y a du texte, c’est un texte court, parfois plusieurs pages n’en contiennent pas. J’avais déjà chroniqué un livre édité par La pastèque il y a peu (Joseph Fipps) et j’ai le même coup de cœur ici. Décidément une maison d’édition qui fait de beaux livres (tant niveau édition que dans le contenu), une maison d’édition à suivre de près !
Le même vu par Le cabas de Za, Enfantipages et Œil d’ailleurs.

coffret Grand loup et Petit loupGrand Loup avait toujours vécu sur sa colline, sous son arbre. Un jour il vit arriver Petit Loup qui s’installa aussi sous l’arbre… Grand Loup ne savait pas quoi faire, qui était cet inconnu ? Il le regardait du coin de l’œil. La nuit vint, Grand Loup se coucha, Petit Loup aussi. Grand Loup eu pitié de Petit Loup et partagea avec lui son drap de feuille. Très vite ces deux-là devinrent amis. Grand Loup connut le manque quand Petit Loup disparut (avant de revenir, rassurez-vous). Il accomplit un dangereux périple pour lui offrir une feuille qui le tentait tant et il partit à sa recherche quand Petit Loup se perdit.

Connaissez-vous Grand Loup & Petit Loup, cette série de Nadine Brun-Cosme et Olivier Tallec ? Trois albums sont sortis, ils sont ici regroupés en petit format dans un coffret. Si vous ne connaissez pas ces albums, ce sont des bijoux de poésie. Des textes superbes, extrêmement riches (ma préférence va à La feuille qui ne tombait pas, le deuxième livre, où Petit Loup désire plus que tout une feuille qui se trouve tout en haut de l’arbre, il a envie de la toucher, de la goûter et de se voir dedans. Grand Loup va aller la chercher pour lui mais il a tant attendu avant de le faire que la feuille se désagrège à peine il la touche, et elle tombe en poussière. Finalement, Petit Loup recevra une pluie de morceaux de la feuille mais il arrivera à en manger un petit bout, un morceau frôlant sa joue lui montrera qu’elle est douce et en regardant les morceaux tomber il verra à quel point elle brillait… magnifique). Les illustrations d’Olivier Tallec sont bien sûr superbes (Olivier Tallec…) et il nous réserve une surprise dans le dernier tome, quelque chose qui m’a laissé sans voix, perplexe, qui m’a donné envie d’en parler avec lui. Bref, voilà réunis 3 albums merveilleux, dans un bien joli petit coffret.
Grand Loup & Petit Loup (le premier album du coffret) vu par Le cabas de Za.

MarlaguetteMarie-Olga était une petite fille que tout le monde appelait Marlaguette. Un jour qu’elle cueillait des champignons dans les bois elle rencontra le loup ! Bien sûr le loup la prit dans sa gueule mais l’enfant se débattait tellement que le loup finit par se cogner… il ne bougeait plus, un peu de sang coulait de son front. Marlaguette ne pouvait pas le laisser comme ça. Ce fut le début d’une belle histoire.

Marlaguette est un conte classique que vous avez peut-être lu enfant et que vos parents ont peut-être même lu lorsqu’ils l’étaient eux-mêmes (il date de 1952). La version sortie dans les classiques du Père Castor est très connue. Ce bon vieux Père Castor a eu une super idée en la ressortant dans un grand album, au dos toilé, illustré par le génial Olivier Tallec. Les grandes planches sont absolument magnifiques, c’est vraiment un régal de redécouvrir les aventures de cette petite fille qui pardonne à celui qui voulait la manger et décide de lui venir en aide. On y parle aussi de la nature (et de ne pas aller contre elle). Une magnifique histoire d’amitié et d’entraide qui, éditée il y à 60, n’a pas vieillit depuis.

Le petit pêcheur et le squeletteTong vit dans une petite cabane, aux portes de la ville. Comme tous les matins, l’enfant part à la pêche sur son bateau, mais ce matin le ciel est sombre, très vite la mer se déchaîne. Tong pousse tout à coup un cri d’horreur, un squelette vient de monter dans son bateau et se dresse maintenant devant lui, imaginez la terreur du petit garçon qui lutte pour faire tomber cet occupant. Tong arrive a rentrer chez lui mais le squelette est toujours là, l’enfant s’évanouit. Le squelette ramasse l’enfant, l’aide à revenir à lui, s’en occupe puis découvre son image dans un miroir, à son tour il est terrorisé et s’effondre, ça sera l’enfant qui, à son tour, s’occupera de lui.

Le petit pêcheur et le squelette est un album bien singulier, il pourrait paraître terrifiant (le squelette arrive dans l’histoire avec un gros plan pleine page) mais ma fille de cinq ans (assez froussarde habituellement) n’a pas du tout été effrayée par ce conte (la notion de squelette n’est pas forcément associée à un revenant pour les petits). Ici aussi on parle d’entraide, ces deux-là vont s’occuper tour à tour l’un de l’autre. Et la fin est des plus heureuses (le squelette redeviendra humain grâce aux soins du petit garçon). Les illustrations sont superbes et accompagnent parfaitement ce joli conte, bien original.
Le même vu par Les livres de Dorot’.

Deux clownsUn clown blanc regardait vers l’horizon mais ne voyait rien venir, accompagné de son cheval il décida donc de quitter son pays. Il rencontra un petit homme perché sur un arbre, il lui expliqua que, grâce à de la peinture, il redonnait de la couleur aux arbres qui avaient perdu leurs feuilles. Les deux hommes sympathisèrent, ensemble ils partagèrent un repas puis jouèrent de la musique. Ils remarquèrent qu’ils avaient le même nez rouge et qu’en les voyant les enfants riaient. Un cirque passait par là, ils décidèrent de le suivre pour en devenir les clowns.

Deux clowns est aussi une très belle histoire d’amitié que nous propose Éric Battut, l’histoire de deux hommes, assez différents, mais avec quelques points communs, qui vont devenir amis. On reconnaît bien sur ici le clown blanc et l’Auguste, deux personnages connus chez les clowns. Ce bel album est sorti dans une toute jeune maison d’édition, Bulles de savon, qui a déjà un beau catalogue. A suivre donc (mais nous en reparlerons) !

D'une île à l'autreColin, Max et Rémi jouaient ensemble tous les jours sur leur rocher qu’ils appelaient leur île. C’était LEUR territoire, personne n’avait le droit de s’en approcher. Les trois garçons avaient chacun leur caractère, l’un aimait construire des tours et des châteaux, l’autre adorait courir, le troisième aimait les drapeaux. Un jour, Sarah arriva. Hors de question qu’elle joue avec eux, une fille ! Imaginez donc ! Alors elle les observa de loin, sur son propre rocher. Seulement, quand Sarah mit un drapeau, les garçons continuèrent à jouer mais en gardant un œil vers là-bas… Le lendemain ils était deux sur le rocher de Sarah… et ils n’étaient plus que deux sur le rocher des garçons.

D’une île à l’autre nous parle aussi d’amitié, d’aller à la rencontre de l’autre, peu importe sa couleur, peu importe son sexe. C’est tellement mieux de faire les choses à plusieurs que seul dans son coin, et comme le dit l’expression, plus on est de fous, plus on rit. De très belles illustrations à la peinture signées Sylvie Serprix mettent en image le texte de Nadine Brun-Cosme (dont on a déjà parlé dans cette chronique). Un très bel album pour aller vers l’autre qui a eu le soutien d’Amnesty International.
Le même vu par Enfantipages.

ChapillonUn papillon vole, un chat le poursuit. Le chat s’élance… va-t-il l’attraper ? Non, le chat retombe sur ses pattes et le papillon vole toujours. On retente de plus haut… le chat tombe dans la mare. Allez une autre tentative ?

On a commencé par un album sans texte, on termine la chronique par un album sans texte. Chapillon de Layla Benabid fait partie de la collection Cartoons de chez Rêves Bleus dont nous vous avions déjà parlée ici. Une très jolie collection de petits albums souples en noir et blanc (avec une couleur en plus). Ici on parle donc de l’histoire d’amitié entre un papillon et un chat, eux qu’on croyait ennemis. Un album très graphique et très esthétique, très tendre.
Le même vu par Butiner de livres en livres.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué des livres de Princesse Camcam (Le jardin de Clara, Je danse à l’Opéra, L’album de famille, Marie de Paris, Marie voyage en France, Drôles de marchés ! et La fille aux cheveux d’encre), Nadine Brun-Cosme (Trop c’est trop et Le prince amoureux), Olivier Tallec (Le plus féroce des loups, Pas de pitié pour les baskets, Kevin et les extraterrestres, Restons Calmes !, Joyeux Noël Rita et MachinMaurice Carême chanté par Domitille, Mon cœur en miettesLe slip de bain, ou les pires vacances de ma vie et La croûte), Éric Battut (Mes petits bateaux, Le petit poisson rouge, Arthur 1er et le trône à trois pieds, Quand Grand-Mère revenait, Monsieur Scarlatine, Comme un pou), Sylvie Serprix (Samiha et les fantômes et Contes d’un autre genre) et Layla Benabid (Kid-do, Nours et Li-loup). Retrouvez aussi notre interview de Princesse Camcam.

Une rencontre
de Princesse Camcam
Autrement dans la collection Histoire sans paroles
12€, 260×150 mm, 32 pages, imprimé en Chine, 2013.
Le lion et l’oiseau
de Marianne Dubuc
La Pastèque dans la collection Pamplemousse
16,40€, 199×249 mm, 60 pages, imprimé à Singapour, 2013.
Coffret Grand Loup & Petit Loup
Textes de Nadine Brun-Cosme, illustrés par Olivier Tallec
Père Castor
18€, 140×170 mm, 3×32 pages, imprimé en Chine, 2013.
Marlaguette
Texte de Marie Colmont, illustré par Olivier Tallec
Père Castor
13€, 280×260 mm, 32 pages, imprimé en Chine, 2013.
Le petit pêcheur et le squelette
de Chen Jiang Hong
L’école des loisirs
12,70€, 285×290 mm, 48 pages, imprimé en Italie, 2013.
Deux Clowns
d’Éric Battut
Bulles de savons
14€, 310×230 mm, 32 pages, imprimé en Union Européenne, 2013.
D’une île à l’autre
Texte de Nadine Brun-Cosme, illustré par Sylvie Serprix
Talents Hauts
14,80€, 226×306 mm, 25 pages, imprimé en Italie, 2013.
Chapillon
de Layla Benabid
Rêves Bleus dans la collection Cartoons
5,90€, 150×150 mm, 32 pages, imprimé en France, 2013.

A part ça ?

Les auteurs ne sont déjà pas bien riches, la loi des finances 2014 propose de les taxer encore plus. Une pétition à lire (et à signer) ici.

Gabriel

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Enfants et animaux

Par 4 octobre 2013 Livres Jeunesse

Les enfants aiment les animaux (quand ils sont élevés en les respectant !) et l’inverse est souvent vrai (sauf quand les animaux ont eu des épisodes douloureux avec des enfants pas cools). Aujourd’hui on parle de cette belle amitié.

Bas les pattes ZacArthur et Zac sont inséparables, aussi quand le petit garçon va à l’école, le chien le suit ! D’accord les chiens sont interdits dans l’établissement mais tant pis ! Zac sera donc là pour la récré, le cours de dessin et même la cantine !

Ah les illustrations d’Alison Murray… (avec Komako Sakaï et Suzy Lee c’est un de mes plus gros coup de cœur depuis que j’ai créé La mare aux mots). Ici on parle donc de l’amitié entre un enfant et son chien mais aussi d’une journée d’enfant, du lever au coucher en passant par l’école ou l’histoire du soir. De l’humour, des illustrations au style rétro, une jolie histoire (sans adultes), voilà un bien bel album !
Le même vu par Fantasia.

Kid-do
Sur une plage, un enfant scrute l’horizon avec ses jumelles. Au loin, dans la mer, il aperçoit une bouteille… contient-elle un message ? Il doit le savoir ! Il se précipite mais très vite il est rejoint par un dauphin… qui lui vole la bouteille… puis se glisse sous lui ! Doit-il en avoir peur ?

Nours
C’est l’hiver, la neige recouvre le sol. Alors qu’il fait nuit, deux enfants sortent mains dans la mains en courant pour s’amuser… C’est trop tentant ! Au programme jet de boules de neige et roulades… quand tout à coup deux ours arrivent… Amis ou ennemis ?

Li-Loup
Un enfant court après un loup, celui-ci se cache dans la forêt. L’enfant le rejoint mais les voilà dans le noir ! Heureusement la petite fille a une lampe… la course recommence, jusqu’à ce que…

Trois petits livres très beaux sur les apparences trompeuses et l’amitié entre des enfants et des animaux. Ici non plus pas d’adultes, juste des enfants et des ours, un dauphin ou un loup. Sans texte mais avec des illustrations très belles, voilà une collection qu’on a adorée ici. Chaque livre est entièrement en noir, blanc et une couleur. Le noir est superbe, très profond et il n’y a ici aucune nuance (pas de gris). Bref les livres sont vraiment très esthétiques. Un autre livre est sorti dans cette même collection, Chapillon, nous en reparlerons prochainement !

L'ABC-des-chiensLe Griffon Bruxellois (qui est drôle et affectueux… mais qui n’aime pas les enfants), le Poodle Barbone (l’animal de compagnie idéal), le Rottweiller (qui doit être dressé avec une grande rigueur) ou le Volpino Italiano (connu pour son instinct de garde), vous saurez tout sur les chiens !

L’ABC des chiens vous présente donc 26 races de chiens de l’Afghan Hound au Zwergpincher. De petits textes à hauteur d’enfant pour en savoir plus sur ces compagnons à quatre pattes. Julie Eugène croque avec beaucoup d’humour ces animaux. Une sorte de documentaire qui va plaire aux fans de chiens.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué un livre d’Alison Muray (Petite souris).
Nous avons déjà parlé des animaux de compagnie avec Sale Matou prend un bain, Je veux un animal, Cet élan est à moi, La tapette à mouche, Le pigeon qui voulait un chien, J’ai adopté un crocodile,…

Bas les pattes Zac !
d’Alison Murray (traduit par Yann Walcker)
Hatier Jeunesse
13,50€, 281×257 mm, 24 pages, imprimé en Chine, 2013.
Kid-do, Nours et Li-loup
de Layla Benabid
Rêves bleus dans la collection Cartoons
5,90€ chacun, 150×150 mm, 32 pages chacun, lieu d’impression non indiqué, 2013.
L’ABC des chiens
de Julie Eugène
Éditions L’Édune
14€, 200×200 mm, 56 pages, imprimé en Union Européenne, 2013.


A part ça ?

Vous pouvez tenter de gagner les beaux livres de la collection Cartoons présentés dans cette chronique sur le site de Rêves bleus.

Gabriel

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