La mare aux mots
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Le vilain petit canard

Des petits romans pour l’égalité filles-garçons [article en libre accès]

Par 10 avril 2017 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, on découvre des histoires qui bousculent les clichés, avec des petites filles et des petits garçons qui ne s’en laissent pas conter. Quatre courts romans pour s’interroger, débattre, réfléchir… parce qu’il n’y a pas d’âge pour aborder l’égalité !

Mattéo fête prochainement son anniversaire et a, pour l’occasion, confectionné une magnifique carte mêlant requins, camions, cœurs et paillettes. Séduit.e.s par l’invitation, ses ami.e.s acceptent de bon cœur, et entreprennent de lui chercher un cadeau. Mais pas facile de trouver la bonne idée pour un camarade qu’ils ne connaissent pas si bien, car il est arrivé deux mois plus tôt. Qu’à cela ne tienne, les enfants se débrouillent pour obtenir une liste de ce que souhaite Mattéo par l’intermédiaire de sa mère. Et là, c’est la stupéfaction ! Car sur la liste, on trouve un ballon de foot, une voiture de police, des dragons… mais aussi une dinette, un petit poney et une poupée ! On s’étonne, on s’inquiète, on n’y croit pas… Et puis petit à petit, on débat. Dans la petite bande, tout le monde y va de son avis et se creuse la tête : mais qui est donc cet étrange garçon dont les goûts ne rentrent dans aucune case ?
Ah, les jouets genrés et leurs rayons rose et bleus… Ce petit livre prend la question à bras le corps et permet aux plus jeunes de creuser leur réflexion. Si l’on peut lui reprocher un aspect un peu trop pédagogique (c’est d’ailleurs la maitresse, à l’aide d’un exercice plutôt malin, qui va aider les enfants à y voir un peu plus clair), le texte a le mérite d’inciter à réfléchir par soi-même, en suivant le débat que les enfants vont mener entre eux. Le sujet y est traité avec pertinence et simplicité, et le questionnement des personnages montre bien l’absurdité de la répartition. : les dauphins, c’est forcément pour les filles ? Mais alors ce sont les requins qui sont pour les garçons ? Et les perles, c’est un truc de filles ? Mais un dragon en perles, c’est pour qui ? Un petit roman qui fera sûrement réagir les jeunes lecteurs et lectrices, donc, et qui leur offre aussi une très jolie histoire d’amitié !
Un court roman parfait pour évoquer le sujet des jouets genrés.

Quand la maîtresse a demandé aux élèves d’écrire une pièce de théâtre sur le Moyen-Âge, Noé a choisi une histoire de chevalier et de princesse, certain qu’elle plairait à la belle Pénélope, dont il est éperdument amoureux. Pourtant, à la lecture, la petite fille a l’air peu convaincue et même passablement énervée. Pourquoi Noé aurait-il forcément le rôle du combattant courageux et elle celui de la demoiselle attendant comme une idiote en haut de sa tour ? Un peu déboussolé, le petit garçon se confie à son ami Azote le troll, qui trouve que les filles sont bien compliquées… Les deux amis entreprennent alors de répéter à leur tour la pièce de théâtre, dans l’espoir de comprendre ce qui a bien pu rendre Pénélope aussi furieuse. Mais Ozone, la sœur d’Azote, a elle aussi bien du mal à jouer les demoiselles en détresse : elle se bagarre, vient en aide au chevalier, et va jusqu’à l’embrasser brusquement sans lui demander son avis ! Vexés, les garçons décident de faire cavaliers seuls, mais une mésaventure survenue en chemin va leur montrer que les garçons aussi ont parfois besoin d’être sauvés…
Cette fois c’est aux contes traditionnels que l’on s’intéresse, avec leur lot de princesses éplorées et de chevaliers téméraires. Si le roman traite le sujet avec humour (et nous offre aussi une belle dose de péripéties), je dois dire que j’ai tout de même été un peu gênée à la lecture par le baiser forcé de la trollesse sur le petit garçon que j’ai trouvé évoqué assez légèrement, quand on voit combien il est important d’enseigner le consentement à toutes et tous. L’inversion des rôles (ici c’est la fille/trollesse qui force le garçon) peut cependant être vue comme un moyen de dénoncer un acte très présent dans les histoires classiques, et d’évoquer le sujet avec les jeunes lecteur.trice.s qui auront sûrement un avis sur la question. Malgré cette légère réserve, ce nouveau tome de Noé et Azote reste un très bon petit roman, qui évoque les clichés avec malice et pertinence et ne manquera pas de susciter le débat chez les plus jeunes !
Un bon petit roman pour réfléchir aux rôles traditionnels et bousculer les clichés !

C’est la rentrée pour le jeune Omar Canard, qui débarque dans une nouvelle école après un déménagement. Dès son arrivée, les ennuis commencent : on se moque de son manteau flambant neuf, on rit de son prénom, on le traite de vilain, de petit, de canard. À la récré, on lui propose tout de même une partie de football, mais Omar refuse, pas vraiment intéressé. Car la passion du petit garçon, ce n’est pas le ballon rond, mais la danse. Le soir, sur le chemin de la maison, il passe devant un lac où s’ébattent de magnifiques cygnes, et reste émerveillé devant leur beauté. C’est décidé, il sera aussi beau que ces derniers, et il dansera avec eux. En deux temps trois mouvements, le petit garçon se fabrique un beau costume, et entame sa carrière de danseur…
Voilà une réécriture du vilain petit canard vraiment originale. Plus court que les deux précédents, ce livre est parfaitement adapté aux débutant.e.s en lecture, avec son texte réduit à l’essentiel, ses dialogues représentés sous forme de bulles et la grande place qu’il laisse aux illustrations. Malgré sa simplicité, Le Vilain Petit Canard (ou presque) propose une variation autour du conte très bien amenée doublée d’une jolie histoire à la conclusion particulièrement émouvante. On peut aussi saluer la diversité présente dans les illustrations, qui font figurer des personnages de toutes origines, ce qui n’est malheureusement pas encore si courant (même si l’on progresse !).
Une vraie réussite, à mettre entre toutes les mains !

Dans la même série, on retrouve également Cendrillon (ou presque). Reposant sur le même principe, celui-ci nous propose une réécriture de l’histoire de la célèbre princesse à travers le personnage de la petite Sandi, une fillette passionnée de football. Bien que très douée, cette dernière peine à s’intégrer dans l’équipe de filles de son quartier, car deux méchantes sœurs se moquent de sa tenue en piteux état. Quand vient le jour du grand concours départemental destiné à désigner la meilleure joueuse, les sœurs l’écartent du groupe. Peinée, la fillette va se réfugier à la bibliothécaire où travaille sa marraine, qui lui dégote une tenue de sport et décide illico presto de l’emmener au tournoi. Sandi y montre toute l’étendue de son talent, mais au moment de désigner la grande gagnante, elle prend peur et s’enfuit. Heureusement, la petite fille a semé sur son chemin une de ses chaussures de foot, et les organisateurs vont vite identifier la mystérieuse joueuse !
Tout aussi réussi que Le Vilain Petit Canard, Cendrillon (ou presque) s’adresse aux enfants un tout petit peu plus à l’aise avec la lecture (mais reste tout de même très accessible). Les références au conte y sont nombreuses, bien trouvées et plutôt rigolotes (la super marraine bibliothécaire conduit par exemple une voiture orange baptisée Citrouille). On peut saluer également le fait qu’ici les clichés sont démontés sans même être mentionnés : le don pour le football de la petite fille et la présence d’une équipe de filles sont présentés comme des choses tout à fait normales. Voilà donc une petite Cendrillon bien différente de celle que l’on connait, et dont le courage et la débrouillardise sont particulièrement salvateurs !
Une Cendrillon nouvelle génération, qui donne un bon coup de pied dans le conte originel et démonte au passage pas mal de clichés !

Le garçon qui jouait à la poupée
de Roger Judenne
Oskar dans la collection Premiers romans
8,95 €, 130×200 mm, 42 pages, imprimé en Europe, 2016.
Noé et Azote T.9 : Coup de théâtre !
Texte de Mim et Benoît Bajon, illustré par Aurélie Guillerey
Magnard Jeunesse dans la collection Mes premiers romans
5,90 €, 145×195 mm, 48 pages, imprimé en Belgique, 2017.
Le Vilain Petit Canard (ou presque)
Texte de René Gouichoux, illustré par Rémi Saillard
Nathan dans la collection Premières lectures
5,60 €, 145×190 mm, 31 pages, imprimé en France, 2017.
Cendrillon (ou presque)
Texte de René Gouichoux, illustré par Rémi Saillard
Nathan dans la collection Premières lectures
5,60 €, 145×190 mm, 31 pages, imprimé en France, 2017.

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Comme un roman

Par 19 décembre 2016 Livres Jeunesse

Les albums du jour ne se lisent pas en quelques minutes, ils ressemblent plutôt à de petits romans.

Moi, canard
Texte de Ramona Bădescu, illustré par Fanny Dreyer
Cambourakis
16 €, 145×218 mm, 68 pages, imprimé en Lettonie, 2016.
Le voyage d’Ignacio
Texte d’Anne Cortey, illustré par Vincent Bourgeau
Grasset
15 €, 185x257en mm, 44 pages, imprimé en Espagne, 2016.
Sally Jones – La grande aventure
de Jakob Wegelius (traduit par Agneta Ségol et Marianne Ségol-Samoy)
Thierry Magnier
15,50 €, 160×263 mm, 112 pages, imprimé en République Tchèque, 2016.
La première de la classe est une extra terrestre
Texte de Virginy L. Sam, illustré par Estelle Billon-Spagnol
De la Martinière Jeunesse
12,90 €, 180×330 mm, 64 pages, imprimé en France, 2016.
Le magicien d’Oz
Texte de Michel Laporte (d’après L. Frank Baum), illustré par Olivier Latyk
Père Castor
15,50 €, 227×246 mm, 60 pages, imprimé en Chine, 2016.

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Des livres… et un peu plus

Par 9 juin 2016 Livres Jeunesse, Numérique

Parfois, le livre… n’est pas qu’un livre… Il y a un petit bonus. Aujourd’hui, je vous propose des livres avec un ajout numérique et un livre avec des cubes.

Copain ?
de Charlotte Gastaut
Albin Michel Jeunesse dans la collection Histoires Animées
15 €, 175×238 mm, 22 pages, imprimé en Pologne, 2016.
Chouette !
de Léna Mazilu
Albin Michel Jeunesse dans la collection Histoires Animées
15 €, 175×238 mm, 22 pages, imprimé en Pologne, 2016.
La Fabrique à contes
Auteur.e non crédité.e, illustré par Mylène Rigaudie
Auzou
14,95 €, 210×301 mm, 12 pages, imprimé en Chine, 2016.

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L’histoire vous dit peut-être quelque chose…

Par 4 mai 2015 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, je vous propose une sélection d’ouvrages dont les histoires sont généralement connues… mais qui s’éloignent parfois de l’originale.

une bible 3dAu début, il n’y avait rien. Rien. Rien du tout. Puis Dieu a inventé la lumière et bien d’autres choses, dont l’Homme. Le premier s’appelait Adam. D’une de ses côtes, Dieu fit la première Femme, elle ne portait pas de nom. Ils vivaient heureux dans l’Eden jusqu’au jour où la femme fit ce qui était pourtant interdit : croquer dans une pomme de l’arbre de la connaissance. Ensuite, il y eut Caïn et Abel, Noé, Abraham et plus tard, bien plus tard, Jésus.
Que l’on soit croyant ou non, Une bible de Philippe Lechermeier et Rebecca Dautremer est un sublime ouvrage. Près de 400 pages magnifiquement (et le mot est faible) illustrées. Certaines histoires sont connues soit parce qu’on a une culture chrétienne, soit parce qu’on a regardé les grosses productions cinématographiques avec Charlton Eston. On parle du déluge et de Noé, de l’exode et de Moïse qui ouvrit les eaux, de Jonas et du poisson géant, la crucifixion de Jésus… Les Une biblehistoires sont de beaux contes, surtout racontés par Philippe Lechermeier qui alterne les genres littéraires (prose, poésie, théâtre…). C’est souvent très noir et ça ne s’adresse pas aux plus jeunes. C’est, dans tous les cas, un ouvrage extraordinaire, un livre comme on en voit peu, entre le livre d’art et l’album jeunesse, un livre qu’on ne se lasse pas de feuilleter, de regarder, d’admirer. Le genre de livre qu’on ne range pas dans une bibliothèque, qu’on laisse plutôt à portée de main, qu’on soit croyant ou non.
Un des textes les plus anciens, revu pour être relu « comme un roman », sublimé par les illustrations extraordinaires d’une de nos plus grandes illustratrices.
Plus d’informations (extraits, vidéos…) sur le site de Rebecca Dautremer.
Le même vu par Le cabas de Za et Livres et merveilles.

La moufle Palluy RibeyronAlors qu’il marchait dans la neige, Igor a perdu sa moufle. Pour Souris Jolie, c’est une aubaine ! Elle a trouvé où se protéger du froid. Mais alors qu’elle est bien installée, elle entend un petit bruit, c’est Grenouille Fripouille qui aimerait bien la rejoindre… Sourie Jolie ne peut pas laisser son amie dehors, elle l’invite. Tant qu’ils ne sont que deux…
Christine Palluy réécrit ce grand classique en lui donnant une nouvelle fin. Le texte est poétique et les mots bien choisis, c’est un régal de le lire à voix haute. Les illustrations sont signées par le génial Samuel Ribeyron, un pur bonheur !
Un conte classique revisité avec poésie tant dans le texte que dans les illustrations. Une des (la ?) plus belles versions du conte.
Le même vu par Des livres etc et Enfantipages.

Le Petit Chaperon rouge reste un des plus grands classiques et surtout un des contes les plus revisités. Trois nouvelles versions viennent de sortir.

Le Petit Chaperon rouge n'a pas tout vuElle a neuf ans et vit avec sa mère. Elle adore le rouge alors sa mère lui a fait un manteau rouge à capuche. Elle l’adore et le porte tout le temps, si bien qu’on l’a appelée Le Petit Chaperon rouge. Aujourd’hui, elle va voir sa grand-mère quand, tout à coup, elle heurte une chose poilue et malodorante…
Beaucoup d’humour dans Le Petit Chaperon rouge n’a pas tout vu, mais un humour subtil, poétique. On rencontre les personnages (Le Petit Chaperon rouge, le loup, les animaux de la forêt et la grand-mère) un par un et ils s’expriment tous à la première personne. Le loup est gourmand mais n’a aucune intention de manger qui que ce soit ! Les illustrations sont délicates. La fin risque de vraiment vous surprendre !
Une version poétique et drôle du Petit Chaperon rouge.

Le petit chaperon rouge les contes défaitsParce que sa mère était folle de rouge, elle ne l’habillait qu’en cette couleur. Elle lui avait même fait faire un petit chaperon rouge, forcément c’était devenu son surnom. Un jour qu’elle allait voir sa mère-grand malade pour lui porter un petit pot de beurre et une galette elle rencontra un loup un peu menteur…
Pas le même genre d’humour que dans le précédent, ici, on se marre bien. Le Petit Chaperon rouge consulte un psy à cause de sa mère qui ne l’habille que d’une couleur ou demande à un facteur combien ça coûterait de poster le petit pot de beurre et la galette plutôt que de se déplacer. Les répliques de la petite fille et du loup sont tordantes et la fin (un peu cruelle) a scié ma fille !
Une version loufoque du Petit Chaperon, un humour très BD.

Un petit chaperon à croquerIl était une fois une petite fille qu’on surnommait Le Petit Chaperon rouge à cause de son habit. Elle avait un sacré caractère et à force de lire l’histoire du Petit Chaperon rouge elle savait qu’il fallait se méfier du loup… pourtant un jour elle fit exprès de parler fort pour l’attirer, et forcément il arriva…
Une autre version pleine d’humour du célèbre conte. L’auteur se sert du fait que tout le monde connaisse l’histoire (y compris les héros) pour tout chambouler. Là encore, c’est assez proche de l’univers BD tant dans l’ambiance que dans les illustrations (et la plupart du texte est sous forme de dialogue dans des bulles).
Une version déjantée et vraiment drôle du Petit Chaperon rouge.

On quitte le Petit Chaperon rouge (mais vous trouverez tous les Petit Chaperon rouge qu’on a croisé sur le blog ici)… même si l’on va le recroiser dans les deux albums suivants.

La petite fille de pain d'épiceSongeant à sa propre fille, une vieille dame avait cuisiné une petite fille de pain d’épice. Mais à peine l’avait-elle mise sur le rebord de la fenêtre pour refroidir que celle-ci s’était enfuie pour ne pas être mangée… Sauf qu’elle tomba nez à nez avec Le Petit Chaperon rouge qui justement n’avait plus de galette à cause d’une grand-mère trop gourmande. Notre petite fille de pain d’épice fila et rencontra… le Petit Poucet !
Vous l’aurez compris, ici Céline Lamour-Crochet adapte le Petit bonhomme de pain d’épice et lui fait rencontrer des personnages de contes. Les enfants adorent retrouver dans des histoires inédites des personnages qu’ils connaissent déjà. Ici, ils sont ravis de voir à chaque page le héros d’un de leurs contes préférés. Florian Le Priol accompagne le texte avec des couleurs chaudes et des illustrations pleines de vie.
Un conte revisité qui va ravir ceux qui aiment recroiser les personnages de leurs histoires préférées.

Il n'y a pas d'autruches dans les contes de féesJe ne sais pas si vous avez remarqué (c’est pourtant évident), mais dans les contes dont nous venons de parler (et dans ceux dont nous allons parler ensuite), il n’y a pas d’autruche ! Je sens que vous êtes en train de réfléchir, « même dans… » et non dans aucun ! Vous allez peut-être trouver ça étrange, vous allez penser à un oubli ou un complot anti-autruche. Rien de tout ça, il y a une bonne raison à cette absence.
Dans cet album hilarant, Gilles Bachelet met en situation l’autruche dans les contes classiques et très vite on comprend pourquoi cet animal est absent de ces histoires. Imaginez l’autruche avec un chaperon rouge, dans un lit pendant cent ans ou face à sept nains… Gilles Bachelet s’amuse à ridiculiser l’animal… et l’on s’amuse avec lui.
Dix-huit grandes planches pleines pages pour un album drôle et décalé.

Rapidement, quelques autres livres de contes récemment sortis.

pas de violon pour les sorcièresTrois sorcières sont entrées sans frapper dans la maison de la famille ours. Elles ont décroché les violons du mur et en ont joué mais les ont cassés. Papa ours s’est demandé qui avait joué de sa contrebasse, maman ours s’est demandé qui avait joué de son violoncelle et Petit Ours s’est demandé qui avait joué de son violon.
Une version pleine de rythme des trois petits cochons illustrée par Joëlle Jolivet.

le vilain petit canardUne cane qui couvait eut la surprise de voir sortir de l’un de ses œufs un caneton très laid. Très vite, elle décida de s’en débarrasser, comment pouvait-elle élever un enfant aussi différent ? Notre vilain petit canard erra donc avant de rencontrer quelqu’un qui l’accepta. Un classique d’Andersen, revisité ici par Pascal Vilcollet dans un album petit format.

Les musiciens de BrêmeQuatre animaux (un âne, un chien, un chat et un coq) dont plus personne ne voulait se rencontrèrent un jour. Ensemble, ils décidèrent de partir à Brème pour être musiciens. Mais leur route croisa celle de dangereux bandits. Ensemble, on est plus forts. Un classique des frères Grimm qui ressort en format souple chez le Père Castor illustrée par Amélie Dufour.

la Belle au bois dormant MajewskiParce qu’une méchante fée lui avait jeté un sort, une princesse était condamnée à dormir cent ans. Dans cette belle version illustrée par Marc Majewski, l’histoire ne s’arrête pas au mariage avec le prince, la suite de l’histoire (que je n’avais lue que dans le magnifique ouvrage de Jean-Jacques Fdida) est aussi présente.

Le Chat bottéLe fils d’un meunier ne reçut qu’un chat comme héritage. Il trouvait cet animal totalement inutile. La suite de l’histoire lui prouva le contraire. Autre grand classique sorti dans la même collection que le précédent (Contes & Classiques chez Magnard Jeunesse), Le Chat botté est, quant à lui, joliment illustré par Sandrine Desmazières.

les contes de fées illustrés usborneLa belle au bois dormant, Le Rossignol et l’empereur, La Belle et la Bête, Le Peintre et les dragons, La Fille du roi et la grenouille et cinq autres contes classiques sont regroupés dans Les contes de fées illustrés sorti chez Usborne. On aime les recueils de contes (surtout avec une belle couverture à l’ancienne comme ici), malheureusement les illustrations intérieures sont d’une autre époque… et pas de la meilleure !
Le même vu par Maman Baobab.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqués des ouvrages de Philippe Lechermeier (Ce qu’il y avait sur l’image…), de Rébecca Dautremer (Babayaga, Le loup de la 135e, La chèvre aux loups et Les deux mamans de Petirou), de Christine Palluy (Les Tip-Top et les plans secrets, Qui a enlevé Odilon ?, Histoires d’aventurières, Princesses d’Afrique, Princesses de la cour de Versailles aux palais de Vienne et Princesses de tous les pays), de Samuel Ribeyron (Yllavu, Ce n’est pas très compliqué, Les plus belles chansons anglaises et américaines, 38 perroquets, Le grand papa et sa toute petite fille, Super Beige, Super Beige, le retour, Beau voyage, Yllavu, Pi, Po, Pierrot et Salade de fruit. Et aussi les films Et 10,11,12 Pougne le Hérisson, L’hiver de Léon, Le printemps de Mélie et L’été de Boniface), de Charles Perrault (Peau d’âne, Le chat botté, Cendrillon, Le chat beauté, Le petit chaperon rougeLe chat botté et Le petit Poucet dans la collection Les contes en chanson chez Larousse, Peau d’âne illustré par Charlotte Gastaut, Le petit chaperon rouge dans une version « herbier » et une version sans texte et Cendrillon en petit théâtre d’ombre), de Zelda Zonc (C’est pas toi qui commandes !, On est de vrais espions !, Kikekoa et Ornicar, On est de vrais espions !), de Rémi Chaurand (Quel beau troubadour !), de Céline Lamour-Crochet (La veilleuse pour Juliette, Laurélie la chauve souris et Ydriane), de Florian Le Priol (Patatra la p’tite sorcière et les crapauds), de Gilles Bachelet (Le chevalier de Ventre-à-terre), de Joëlle Jollivet (Le ventre de l’arbre et autres contes d’Afrique de l’Ouest, Légendes de Bretagne, Le schmat doudou, Au loup, Zoologique et 10 p’tits pingouins autour du monde), de Kochka (Les cygnes sauvages, À l’heure du loup, Le rossignol et l’empereur de Chine, Peau d’Âne et Dans ma ville il y a…), des Frères Grimm (Contes de Grimm, Grimm contes choisis, Tom Pouce, Les musiciens de Brême, Le vieux Cric Crac, Le voleur de lune, Les musiciens de Brême, L’homme à la peau d’ours, Tom Pouce, Le petit chaperon rouge, Blanche Neige, Hansel et Gretel et Hans la chance), d’Amélie Dufour (Tom Pouce et Où est cachée la maîtresse ?) et de Sandra Desmazières (Le garçon qui voulait se déguiser en reine). Retrouvez aussi notre interview de Christine Palluy, de Samuel Ribeyron et de Florian Le Priol

Une bible
Textes de Philippe Lechermeier, illustrés par Rebecca Dautremer
Gautier Languereau
45 €, 250×275 mm, 381 pages, imprimé en Italie, 2014.
La moufle
Texte de Christine Palluy, illustré par Samuel Ribeyron
Milan dans la collection Mes albums Milan
9,90€, 205×255 mm, 40 pages, imprimé en Espagne, 2015.
Le Petit Chaperon rouge n’a pas tout vu
de Mar Ferrero (traduit par Cécile Hermellin)
Gallimard Jeunesse Giboulées
10,50 €, 180×238 mm, 40 pages, imprimé en Espagne, 2015.
Le Petit Chaperon rouge
Texte de Fabrice Colin d’après Charles Perrault, illustré par Zelda Zonk
Playbac dans la collection Les contes de fées défaits
11,90 €, 207×245 mm, 32 pages, imprimé en Slovénie chez un imprimeur éco-responsable, 2015.
Un petit chaperon à croquer
Texte de Rémi Chaurand, illustré par François Maumont
Milan dans la collection Mes albums Milan
9,90€, 200×245 mm, 24 pages, imprimé en Espagne, 2015.
La petite fille en pain d’épice
Texte de Céline Lamour-Crochet, illustration de Florian Le Priol
La Palissade
13,90 €, 290×195 mm, 36 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2015.
Il n’y a pas d’autruches dans les contes de fées
de Gilles Bachelet
Seuil Jeunesse
15,20 €, 300×305 mm, 22 pages, imprimé en Belgique, 2008.
Pas de violon pour les sorcières
Texte de Catherine Fogel, illustré par Joëlle Jolivet
Seuil Jeunesse dans la collection Seuil’issime
5,90 €, 150×190 mm, 32 pages, imprimé en France, 2015 (première édition 1995).
Le Vilain Petit Canard
Texte de Sophie Koechlin d’après Andersen, illustré par Pascal Vilcollet
Deux coqs d’or dans la collection Mes contes préférés
4,90 €, 153×156 mm, 32 pages, imprimé en Roumanie chez un imprimeur éco-responsable, 2015.
Les musiciens de Brême
Texte de Kochka d’après les Frères Grimm, illustré par Amélie Dufour
Père Castor dans la collection Les classiques du Père Castor
4,75 €, 210×180 mm, 24 pages, imprimé en France, 2015.
La Belle au bois dormant
Texte de Charles Perrault, illustré par Marc Majewski
Magnard Jeunesse dans la collection Contes & Classiques
13,90 €, 280×238 mm, 32 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2014.
Le Chat botté
Texte de Charles Perrault, illustré par Sandra Desmazières
Magnard Jeunesse dans la collection Contes & Classiques
13,90 €, 280×230 mm, 48 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2014.
Les contes de fées illustrés
Collectif
Usborne
16,95 €, 181×229 mm, 352 pages, imprimé en Chine, 2015


À part ça ?

conteurs.netVous aimez les conteur-euse-s, vous voulez recevoir un-e conteur-euse dans votre structure ou vous êtes vous-même conteur-euse ? Conteurs.fr c’est le portail du conte et des arts de la parole. On peut y trouver les festivals ou les spectacles qui vont se dérouler près de chez nous, contacter des conteur-euse-s, regarder des vidéos, voir les dernières parutions de CD/DVD et bien d’autres choses encore. Le site est un peu confus, pas toujours facile de s’y retrouver mais avec un peu de patience et de recherche vous devriez trouver ce que vous cherchez ! Une newsletter hebdo vous assurera de ne rien louper. Vous pouvez vous y abonner ici.

Gabriel

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Chaperons rouges, vilains canards, boucles d’or et d’autres encore

Par 6 mai 2013 Livres Jeunesse

Aujourd’hui des contes que nous connaissons (même si parfois on les a un peu oubliés) mais parfois dans des versions moins connues ou originales.

On commence avec deux livres de la somptueuse collection Contes du temps d’avant Perrault.

La barbe bleue ou Conte de l'oiseau d'Ourdi

Un homme vivait seul dans son château, il était craint, on disait même qu’il ressemblait à une bête. Sa barbe était si noire qu’elle en avait des reflets bleutés… on l’appelait donc Barbe Bleue. On disait que six fois il s’était marié et que six fois ses femmes étaient mortes. Imaginez donc la peur des gens du village quand une des filles vivant parmi eux décida de l’épouser…

La barbe bleueJ’avoue que j’avais un souvenir très lointain de ce conte mais en le lisant tout me revenait, la petite porte à ne pas ouvrir, la clef ensanglantée. Je suis toujours surpris par la cruauté des contes pour enfants (celui-ci a rarement été édulcoré et finalement la version de ce livre est assez proche de celle que nous connaissons), surpris que ça ne les traumatise pas plus. Car ici c’est vraiment une histoire dure (le cadavre des femmes retrouvées dans la cave, la fin de Barbe Bleue,…), un conte cruel qui pourtant plaît. Les illustrations de Claude Cachin sont absolument magnifiques, elles ressemblent presque à des photos par moment ou à des tableaux de Georges de la Tour. Un très très beau travail d’illustrations.

Le petit chaperon rouge

Une petite fille voulait absolument quitter sa maison et se promener dans la forêt. Sa mère le lui avait interdit et pour gagner du temps lui avait promis qu’elle n’irait que quand ses souliers de fer blanc et son habit seraient usés. La petite fille fit tout ce qu’il faut pour les user le plus vite possible. Son habit déchiré sa mère la revêtit d’un grand manteau de velours rouge et lui accorda d’aller dans la forêt si elle allait chez sa grand-mère. Chemin faisant, l’enfant rencontra le loup…

Le petit chaperon rougeVous aurez reconnu l’histoire du petit Chaperon Rouge sauf qu’ici on est loin de la version aseptisée… et ça va même très loin, le loup « déchire en morceaux » la grand-mère et fera boire son sang à la petite fille. L’enfant va devoir se déshabiller devant le loup et se coucher nue contre lui. On parle souvent de métaphore avec la pédophilie dans beaucoup de contes avec des loups, c’est ici encore plus flagrant. Ici aussi les illustrations (signées Régis Lejonc) sont très belles avec un rouge éclatant et un loup vraiment terrifiant. Une version inédite du petit chaperon rouge.

J’avais déjà chroniqué La belle au bois dormant dans cette collection (ici) et j’avoue être très fan, les livres sont absolument superbes avec leur papier épais, leur dos toilé,… au niveau édition c’est une pure merveille. C’est une chose rare que de lire les contes d’origine, ceux transmis par oralité, avant qu’ils n’aient été écrits… et quel bonheur ! Jean-Jacques Fdida a une superbe plume et ce sont vraiment des livres agréables à lire, la langue est belle. Des petits joyaux à faire entrer d’urgence dans sa bibliothèque.

l'ogresse et les sept chevreaux

Une chèvre avait sept chevreaux, elle avait peur pour eux quand elle devait s’absenter… elle craignait que l’ogresse ne vienne les dévorer. Elle leur faisait toujours la même recommandation : de demander à la personne qui frappait de passer sa queue par la chatière et ne surtout pas ouvrir si celle-ci était rêche et sèche.

l'ogresse et les sept chevreauxVous connaissez certainement le conte du loup et des sept chevreaux (que j’avais d’ailleurs chroniqué ici dans une très belle version sortie chez OQO), voici sa version libanaise ! J’aime toujours retrouver des versions étrangères (et exotiques pour nous) des contes que nous connaissons, ici je n’ai pas été déçu. Quel bonheur de retrouver cette mère prête à tout pour sauver ses petits et de découvrir une ogresse dévoreuse de chevreaux et de gâteaux au miel. Même si le fond reste le même il y a beaucoup de différences assez savoureuses. Praline Gay-Para a écrit un très beau texte, très rythmé, c’est un bonheur que de le lire à voix haute. Martine Bourre a  fait des illustrations « à l’orientale », avec des collages. Un bien bel album, une version qui change d’un des contes qui me ramène le plus en enfance.

Boucle d'or

Une petite fille nommée Boucle d’Or s’était perdue en forêt, sa mère lui avait pourtant demandé de ne pas s’y aventurer mais vous savez comment c’est, on fait un pas, puis un autre et nous voilà perdu. boucle d'orHeureusement elle trouva une petite maison sur son chemin, une maison dans laquelle elle vit une grande chaise, une moyenne chaise et une petite chaise…

Qui ne connaît pas l’histoire de Boucle d’Or ? Ici c’est la géniale Charlotte Gastaut qui l’illustre et c’est un pur régal. Cette illustratrice de grand talent nous avait déjà ravis avec Poucette, Peau d’âne,… dans la même collection. On veut bien qu’elle nous refasse tous les contes classiques ! Ce sont des contes qu’on aime avoir et ses illustrations sont superbes. Certaines images sont en noir et blanc et « doré », une pure merveille.

Le Rossignol et l'empereur de Chine

L’empereur de Chine avait des jardins si grands qu’il ne les connaissait pas entièrement. Un jour on lui rapporta que dans ses jardins vivait un rossignol dont le chant était une des plus belles choses qu’on puisse entendre. Il voulut donc qu’on Le rossignol et l'empereur de Chinelui rapporte cet oiseau et le garda pour lui, dans une belle cage dorée. Mais l’empereur aimait écouter souvent son chant, et le rossignol ne pouvait chanter tout le temps donc on lui en fabriquât un mécanique sertit de pierres précieuse bien plus beau que l’original et qui chantait sans se lasser… Le vrai rossignol pouvait donc partir… jusqu’au jour où…

Je vous ai déjà parlé à plusieurs reprises de ce très beau conte d’Andersen qui évoque tellement de choses dans notre époque actuelle (tradition contre modernité, choses naturelles contre choses plus « pratiques »,…). Cette très belle version sortie chez Chan-Ok a été réécrite par Kochka et est magnifiquement illustrée par Qu Lan. Un grand album très beau, très poétique qui fait part belle aux illustrations. Un beau voyage dans la Chine ancestrale.

On change radicalement de style avec deux adaptations de contes… en bande dessinées (sans texte).  Le Soldat de Plomb

Un petit garçon reçu en cadeau des soldats de plombs. Tous semblaient identiques pourtant l’un deux n’avait qu’une seule jambe. Il le mit donc à part, sur une table où étaient posés une fusée, un château, un dragon… et une danseuse. Tout de suite entre le soldat et la danseuse ce fût le coup de foudre… mais un petit diable caché dans une boîte allait vite se débarrasser de ce rival. C’était le début d’une longue aventure pour notre petit soldat.

vilain petit canard

Une canne couvait ses œufs, de jolis petits canards en sortirent bientôt… et un autre bien moins joli. Tout de suite rejeté, l’oiseau allait devoir se trouver une famille, des gens comme lui… un parcours pas de tout repos !

LE VAILLANT SOLDAT DE PLOMBLe vaillant soldat de plomb et Le vilain petit canard version bandes dessinées sans parole… il fallait y penser ! Les enfants dès 3 ans peuvent donc suivre seuls case après case les périples du petit soldat et du cygne (oui en fait le canard n’en est pas un, rappelez-vous). Une bonne façon d’apprendre à lire les images et de s’initier à la bande dessinée. En fin d’ouvrage on nous propose d’apprendre à dessiner les personnages de l’histoire (avec une méthode pas à pas) et on retrouve l’histoire version texte. Les illustrations sont très « BD pour enfants », j’avoue que personnellement ce n’est pas ce qui me touche le plus mais ça fonctionne bien auprès du public concerné ! D’autres titres existent dans la même collection.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué un livre de Jean-Jacques Fdida (La belle au bois dormant ou Songe de la vive ensommeillée), des livres de Régis Lejonc (Obstinément Chocolat et La rue qui ne se traverse pas), un livre de Praline Gay-Para (Au loup !), plusieurs livres de Martine Bourre (Les Deux Vieux & l’Arbre de vie, Au bain, mon lapin ! et La souris qui cherchait un mari), plusieurs livres de Charlotte Gastaut (Peau d’âne, PoucetteMon amie est princesse et Mais que fait la police ? ), plusieurs livres écrits par Kochka (Peau d’âne et Dans ma ville il y a…), enfin nous avons déjà chroniqué plusieurs contes d’Andersen (un CD regroupant plusieurs de ses contes, La petite fille aux allumettes illustré par Fabrice Backès, Les habits neufs de l’empereur illustré par Parastou Haghi et un recueil sorti chez Lito, Contes d’Andersen).
Vous pouvez retrouver tous les contes classiques que nous avons chroniqué avec le tag contes classiques.

La barbe bleue ou Conte de l’Oiseau d’Ourdi
de Jean-Jacques Fdida, illustré par Claude Cachin
Didier Jeunesse dans la collection Contes du temps d’avant Perrault
14,20€, 130×190 mm, 58 pages, imprimé en France chez un éditeur éco-responsable, 2011
Le Petit Chaperon rouge ou La Petite Fille aux habits de fer-blanc
de Jean-Jacques Fdida, illustré par Régis Lejonc
Didier Jeunesse dans la collection Contes du temps d’avant Perrault
14,20€, 130×190 mm, 60 pages, imprimé en France chez un éditeur éco-responsable, 2010
L’ogresse et les sept chevreaux
de Praline Gay-Para, illustré par Martine Bourre
Didier Jeunesse dans la collection à petits petons
5,50€, 164×166 mm, 30 pages, imprimé en France chez un éditeur éco-responsable, 2013
Boucle d’Or & les 3 ours
de Rose Celli, illustré par Charlotte Gastaut
Père Castor
13,50€, 240×300 mm, 32 pages, imprimé en France, 2013
Le rossignol et l’empereur de Chine
de Kochka d’après Andersen, illustré par Qu Lan
Chan-Ok
13,25€, 260×280 mm, 32 pages, imprimé en France, 2013
Le Vaillant Soldat de plomb
de Hélène Beney, illustré par Olivier Supiot
Bamboo dans la collection Pouss’ de Bamboo
9,95€, 210×285 mm, 48 pages, imprimé en France chez un éditeur éco-responsable, 2013
Le Vilain Petit Canard
de Hélène Beney, illustré par Curd Ridel
Bamboo dans la collection Pouss’ de Bamboo
9,95€, 210×285 mm, 48 pages, imprimé en France chez un éditeur éco-responsable, 2013

A part ça ?
Un peu de poésie ? The Icebook

 

Gabriel

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