La mare aux mots
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Lecteurs en herbe (collection)

Princesse d’un pays imaginaire et jeune Indienne

Par 7 janvier 2019 Livres Jeunesse

On vous avait laissé avec une chronique sur des livres parlant de femmes ayant existé, la première chronique de l’année met en avant deux filles fictives, mais avec des destins forts (racontés dans de longs albums). On commence ce voyage au royaume des Mille Félicités avant de partir pour l’Inde.

Princesse Mabelle
de Marc Daniau
Seuil Jeunesse
15,50 €, 215×320 mm, 64 pages, imprimé en Espagne, 2018.
La tresse, ou le voyage de Lalita
Texte de Laëtitia Colombani, illustré par Clémence Pollet
Grasset Jeunesse dans la collection Lecteurs en herbe
14,90 €, 233×288 mm, 48 pages, imprimé en Espagne, 2018.

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Cinq pépites pour un retour en fanfare

Par 1 février 2016 Livres Jeunesse

Le blog revient donc aujourd’hui. Il n’y a pas eu de chroniques ici depuis le 21 août. Alors bien sûr il y a eu le webzine, mais c’était un peu différent. Donc retour aujourd’hui avec cinq albums coup de cœur, j’avais envie de revenir avec du très bon, de très beaux ouvrages. Les cinq meilleurs albums que j’ai lu ces derniers mois.

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Des enfants, des salades et un pommier

Par 13 février 2015 Livres Jeunesse

Spphie et les petites saladesOlga a trouvé des graines de salade dans sa poche, elle propose à ses amis de faire du jardinage. Bon, les salades c’est pas ce qu’il y a de plus passionnant, mais le jardinage c’est rigolo, alors tout le monde s’y met, chacun à sa manière… mais, du coup, toutes les salades ne poussent pas pareil et bientôt ça crée des jalousies…
Ah qu’on aime Sophie, Ana, Olga et Gabriel, les personnages d’Ilya Green. On vous a déjà parlé de La dictature des petites couettes dans la même série, cette fois-ci c’est donc la petite Sophie qui n’est pas contente de voir que sa salade ne pousse pas aussi bien que celle des autres. C’est drôle et poétique, mais surtout c’est une vision très juste de l’enfance et des enfants. Les illustrations sont pleines de pep’s et de couleur. Ici, on est vraiment fan !

Un pommier dans le ventreRaphaël mange les pommes en entier, enfin presque, il ne laisse que la queue, mais tout le reste est englouti. Mais un jour, un ami qui le voit dévorer ainsi ses pommes l’avertit : s’il mange des pépins, un pommier va lui pousser dans le ventre ! Alors tout à coup, Raphaël a peur… Il sent d’ailleurs que ça commence à pousser…
Qui n’a pas cru à ce genre de choses quand il était petit ? Notre héros est bien embêté, que fera-t-il si un pommier lui pousse dans le ventre ? Là aussi, c’est un album qui sent bon l’enfance, qui sonne juste. Les illustrations qui accompagnent le texte ont un vrai côté rétro à tel point qu’on imagine de premier abord qu’il s’agit d’une réédition d’un vieil album (alors qu’en réalité l’édition originale est sortie chez La courte échelle il y a deux ans).
Un magnifique album aux illustrations rétro qui croque avec justesse les petites naïvetés des enfants.
Le même vu par Clarabel et Maman Baobab.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué des albums d’Ilya Green (La dictature des petites couettes, Achile et la rivière, Bulle et Bob au jardin, Nos beaux doudous, Bulle et Bob à l’école, Mon arbre, Marre du rose, Bulle et Bob préparent Noël, Les plus belles berceuses jazz, Bulle et Bob à la plage, Peter Pan et Wendy, Bulle et Bob dans la cuisine et Le masque) et de Gérard DuBois (Arlequin, Charlot, Guignol & Cie).

Sophie et les petites salades
d’Ilya Green
Didier Jeunesse
11,10 €, 200×180 mm, 42 pages, imprimé en France, 2008.
Un pommier dans le ventre
Texte de Simon Boulerice, illustré par Gérard DuBois
Grasset Jeunesse dans la collection Lecteurs en herbe
13,50 €, 196×228 mm, 48 pages, imprimé en Espagne, 2014.

À part ça ?

Amis parisiens, ou des environs, si vous êtes parents d’un enfant de 18 mois à 4 ans on vous conseille un super festival de cinéma adapté à eux ce week end : le Tout-Petits cinéma. Renseignements ici.

Gabriel

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Liberté et bonheurs

Par 25 septembre 2014 Livres Jeunesse

Le monde t'appartient« La vie t’appartient. Et tu appartiens au monde. » Voilà comment commence Le monde t’appartient de Riccardo Bozzi et Olimpia Zagnoli. Pour illustrer la première phrase, un rond coloré sur une page blanche, pour la seconde un rond blanc sur une page colorée. Des formes éclatées seront ensuite accompagnées de « Tu es libre. C’est une chance », puis des formes rangées « Tu es libre. Même s’il y a parfois des limites ». On parlera ensuite de la liberté de croire, ou de ne pas croire, d’aimer et de ne plus aimer, de tenter des expériences… mais d’en subir les conséquences, et de tant d’autres choses encore.
Ici, on parle donc de la liberté. Le monde t’appartient est un livre très graphique et en même temps vraiment beau (et pourtant je ne suis généralement pas fan des livres graphiques). Les illustrations sont épurées, tout comme le texte et l’ensemble est parfaitement cohérent. Il peut être un départ à une discussion (ou même à un travail en classe), c’est en tout cas un bien bel ouvrage.
Un livre graphique plein de philosophie pour parler de la liberté.
Le même vu par Clarabel et par Liyah.

SaMa boîte à petits bonheurs grand-mère lui a offert une boîte en porcelaine, elle a décidé d’y glisser tout ce qu’elle aime : quand elle saute dans les flaques les jours de pluie, les bulles de savon qu’elle fait avec Lili, les copains et les copines, les jeux, les après-midi passées ensemble. Elle a de la chance, elle a une boîte à bonheur.
On retrouve le duo de Le ventre de maman, Les bras de papa et Dans mon petit cœur, Jo Witek et Christine Roussey. Comme chaque fois, c’est extrêmement délicat, poétique et vraiment esthétique. Le trait à la fois drôle et plein de délicatesse de Christine Roussey est irrésistible.
Les volets à ouvrir sont nombreux, parfois bien cachés, et chaque fois on va être heureux de découvrir les petits bonheurs qu’ils cachent.
Un livre délicat et poétique sur les petits bonheurs de la vie.

mon année au CPÀ noter que Christine Roussey vient d’illustrer un ouvrage écrit par Susie Morgenstern, Mon année au CP ! sorti également chez De La Martinière Jeunesse. Un petit coffret qui contient un livre avec des histoires, un cahier d’activités, des étiquettes pour mettre sur les cahiers et des marques-pages. Un petit ouvrage plutôt sympathique (mais qui m’a moins séduit) pour les enfants de CP.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué des ouvrages de Jo Witek (Mauv@ise connexion, Un jour j’irai chercher mon prince en skate et Le ventre de maman) et de Christine Roussey (Wilo et Mi, la légende de La Grise, Le ventre de maman et Les cocottes à histoires). Retrouvez aussi notre interview de Jo Witek.

Le monde t’appartient
Texte de Riccardo Bozzi, illustré par Olimpia Zagnoli
Grasset Jeunesse dans la collection Lecteurs en herbe
12,50 €, 187×246 mm, 48 pages, imprimé en Chine, 2014.
Ma boîte à petits bonheurs
Texte de Jo Witek, illustré par Christine Roussey
De La Martinière Jeunesse
14,95 €, 250×260 mm, 28 pages, imprimé en Chine, 2014.

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Un monstre et un peintre

Par 20 juin 2014 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, je vous propose deux ouvrages entre l’album et le roman jeune lecteur. Deux très beaux livres.

Le YarkOn est le seul blog sur la littérature jeunesse en France à n’avoir pas parlé du Yark, je pense… il fallait corriger ça.
Saviez-vous qu’il existait un monstre se nourrissant d’enfants ? Mais attention, pas n’importe lesquels, seulement les enfants sages comme des images. En effet si le Yark, car tel est son nom, mange un enfant capricieux il risque sa vie, son corps ne le supporte pas. Seulement voilà, vous le savez certainement, les enfants modèles ne sont pas les plus faciles à trouver… Notre Yark n’a pas une vie facile.
Le Yark commence comme un film d’horreur pour enfant. Dès le premier chapitre, l’auteur décrit le goût du monstre pour les os qui craquent sous les dents, son amour des yeux moelleux qu’il suce comme des bonbons fondants ou même du cerveau qui lui fait penser aux chamallows. On se dit que Bertrand Santini doit vraiment détester les enfants pour écrire de telles choses qui vont les terrifier et les empêcher de dormir pendant les mois qui suivent la lecture de cet ouvrage… Et pourtant… pourtant ma fille de six ans a adoré au point de me préciser Le Yark « Papa… tu pourras dire dans ta chronique que Le Yark c’est trop bien ? ». Je le lui ai lu en plusieurs fois et chaque fois c’était pour elle un supplice de ne pas savoir la suite, de devoir attendre le lendemain.
Tant au niveau du texte que des illustrations (et même de l’objet, car l’édition est particulièrement soignée), on a l’impression d’avoir entre les mains un grand classique. On sait d’office que c’est un livre qui restera (il a d’ailleurs reçu une palanquée de prix dont, encore récemment, le prestigieux prix Versele).
On parle ici d’amitié, de différence, mais avec beaucoup d’humour, un humour noir comme on aime.
Un livre réjouissant, qui fait du bien, pour tous les enfants qui aiment avoir un peu peur, bref un livre indispensable à toute bibliothèque !
Le yark a sa page fan sur Facebook.

Le peintreShibuya était apprenti peintre. Avant lui, son père avait exercé le même métier. Shibuya le savait, même s’il ne l’avait pas connu. Sa mère lui racontait souvent l’histoire de cet homme, parti en France alors qu’elle attendait leur enfant. Elle n’avait pas osé lui dire qu’il allait être père, pour ne pas qu’il renonce à vivre son rêve et parfois elle s’en voulait d’avoir privé Shibuya de lui. Le jeune homme décida un jour de partir pour la France pour aller sur la tombe de son père.
On change complètement d’univers avec Le peintre, traduction d’un ouvrage japonais sorti chez Nobi Nobi !. C’est un conte extrêmement poétique, avec des illustrations un peu particulières (pour être très franc, ce genre d’illustration ne me parle pas trop, mais c’est vraiment personnel et je vous propose de vous faire votre propre avis).
On parle ici de voyage, de transmission, de paternité. On parle aussi, forcément, beaucoup de peinture, des couleurs et notamment du blanc d’Utrillo, très présent dans l’ouvrage.
Un conte étrange, envoûtant, onirique tout droit venu du Japon.
Des extraits en ligne.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué des ouvrages de Bertrand Santini (L’étrange réveillon) et Laurent Gapaillard (Histoire du prince Pipo, de Pipo le cheval et de la princesse Popi).

Le Yark
Texte de Bertrand Santini, illustré par Laurent Gapaillard
Grasset-Jeunesse dans la collection Lecteurs en herbe
13 €, 150×210 mm, 76 pages, imprimé en France, 2011.
Le peintre
Texte de Kaho Nashiki (traduit par Myriam Dartois-Ako), illustré par Iku Dekune
Nobi Nobi !
13,50 €, 211×266 mm, 48 pages, imprimé en Slovaquie, 2014.

À part ça ?

pack_biscotoVous le savez, on aime beaucoup le journal de BD Biscoto (on vous en a parlé par exemple). En ce moment ils proposent un pack absolument irrésistible ! Pour 11 € (frais de ports compris) vous recevrez 11 numéros de 2013 (ce n’est pas un magazine d’actu donc pas d’importance), un set de cartes postales, un paper toy, un autocollant et un poster ! Franchement, moi je serai vous… J’irai en courant ici.

Gabriel

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