La mare aux mots
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Leïla Brient

Des amours et des rêves

Par 24 avril 2017 Livres Jeunesse

Aujourd’hui on part, direction la rue des Amours avec Carl Norac et Carole Chaix comme guides puis on découvre un ministère pas comme les autres… Le ministère du rêve !

Rue des amours
Texte de Carl Norac, illustré par Carole Chaix
À pas de loups
17 €, 170×270 mm, 72 pages, imprimé en France, 2016.
Le ministère du rêve
Texte d’Anne Loyer, illustré par Leïla Brient
Les Ptits Bérêts 
13,50 €, 186×268 mm, 32 pages, imprimé en France, 2017.

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Des romans pour les jeunes lecteurs.trices

Par 18 avril 2016 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, je vous propose une sélection de petits romans pour les enfants qui commencent à lire.

Socrate et son papa
Texte d’Einar Øverenget (traduit par Aude Pasquier), illustré par Øyvind Torseter
La joie de Lire dans la collection Philosophie et autres chemins
10 €, 150×180 mm, 52 pages, imprimé en République Tchèque, 2015.
Qui es-tu Morille ? / D’où viens-tu Petit-Sabre
d’Hélène Vignal
Rouergue dans la collection Boomerang
6,50 €, 120×170 mm, 64 pages, imprimé en France, 2016.
Super-Maman
Texte de Gwendoline Raisson, illustré par Sinan Hallak
Samir Éditeur dans la collection Farfelu
6 €, 138×180 mm, 32 pages, imprimé au Liban, 2011.
Maman est un oiseau
Texte d’Anne Loyer, illustré par Leïla Brient
Bulles de savon
6 €, 125×190 mm, 49 pages, imprimé en France, 2015.
Jambon, fromage et potiron
de Sandrine Kao
Syros dans la collection Mini Syros
3 €, 110×165 mm, 45 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2015.
L’énigme du flan empoisonné
Texte de Christine Palluy, illustré par Cyrielle
Hatier Jeunesse dans la collection Hatier Poche
4,99 €, 142×190 mm, 48 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2015.
Parfait achète le pain tout seul
Texte de Nathalie Dargent, illustré par Yannick Thomé
Milan dans la collection Les Inséparables
5,90 €, 120×160 mm, 48 pages, imprimé en Roumanie, 2016.
Lucas s’est fait traiter de fils de lute
Texte de Nathalie Dargent, illustré par Yannick Thomé
Milan dans la collection Les Inséparables
5,90 €, 120×160 mm, 48 pages, imprimé en Roumanie, 2016.
Aminata veut des sous
Texte de Nathalie Dargent, illustré par Yannick Thomé
Milan dans la collection Les Inséparables
5,90 €, 120×160 mm, 48 pages, imprimé en Roumanie, 2016.
Juliette est toute seule dans sa classe
Texte de Nathalie Dargent, illustré par Yannick Thomé
Milan dans la collection Les Inséparables
5,90 €, 120×160 mm, 48 pages, imprimé en Roumanie, 2016.
L’orthophoniste
Texte de Mim, illustré par Jess Pauwels
Magnard Jeunesse dans la collection Mes premiers romans
5,90 €, 147×195 mm, 42 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2016.
La tour Eiffel à New York !
Texte de Mymi Doinet, illustré par Mélanie Roubineau
Nathan dans la collection Premières lectures
5,60 €, 145×191 mm, 32 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2015.
La tour Eiffel se balade à Paris !
Texte de Mymi Doinet, illustré par Mélanie Roubineau
Nathan dans la collection Premières lectures
5,60 €, 145×191 mm, 32 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2016.

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C’est la belle nuit de Noël…

Par 12 décembre 2014 Livres Jeunesse

combien de nuits reste-t-il avant noelCe matin, Petit Ours réveille bien tôt Papa Grizzli tout excité, car c’est Noël ! Sauf que non… il reste quatre nuits et Petit Ours devra patienter. En attendant, Papa Grizzli dit qu’il faut trouver un sapin. Le lendemain matin, Petit Ours réveille encore Papa Grizzli… il a oublié qu’il restait encore trois nuits…
Combien de nuits reste-il avant Noël est un album très tendre sur un petit ours trop pressé et son papa toujours patient, toujours doux avec son enfant (à noter d’ailleurs qu’il n’y a pas de maman et que c’est un album mettant en scène une famille monoparentale). On est vraiment dans l’esprit de Noël avec des illustrations très douces, mais on ne tombe dans la mièvrerie. L’album est plein d’humour et la chute est irrésistible.
Un album plein de douceur pour compter les jours avant Noël.

Le Noël de BalthazarBalthazar et Pépin préparent Noël et se rendent compte qu’ils n’ont pas de cadeau l’un pour l’autre. Tour à tour, ils vont chez le marchand, mais étant sans le sou ils proposent un troc. Sauf que Balthazar va échanger ses billes et acheter un cadeau pour le train de Pépin et Pépin va donner son train contre quelque chose pour les billes de Balthazar…
Balthazar et Pépin sont des personnages qu’on adore. Ici encore c’est une histoire vraiment douce et tendre. On parle de faire des cadeaux même sans argent, de la générosité, du partage.
Un très joli conte de Noël mettant en scène deux personnages qu’on aime décidément beaucoup.

Le réveillon de PolochonPolochon n’est pas du genre naïf, il le sait que ce n’est pas le Père Noël qui apporte les cadeaux, malgré ce que lui dit son amie Lili. Alors cette année il a décidé de repousser son hibernation, il sera là pour le réveillon. Lili se fait une joie de passer ce beau moment avec son ami et prépare déjà le repas… sauf que tout ne se passe pas comme prévu…
Ici encore c’est une histoire qui met en valeur l’amitié et l’entraide. Lili aura bien besoin de son ami, car elle va se perdre dans la forêt. Là aussi, c’est une histoire très tendre et non dénuée d’humour. Avec de bien jolies illustrations de Leïla Brient.
Un conte original sur l’amitié et la magie de Noël.

20 bonnes raisons de croire au Père Noël Et si le Père Noël n’existait pas ? Et bien figurez-vous que nous serions dans le caca ! Et ça Michaël Escoffier le démontre très bien ! Car du coup, comme il l’explique, les rennes seraient au chômage, du coup elles traîneraient au café, forcément les chasseurs s’en prendraient aux lapins… et je ne vous raconte pas la suite !
Alors là, c’est clair qu’on est loin de la mièvrerie, mais forcément avec Michaël Escoffier, on se marre ! Sa démonstration de l’utilité de croire au Père Noël tient (à peu près la route), est complètement délirante et est surtout hilarante ! Les illustrations de Romain Guyard accompagnent à merveille le délire de Michaël Escoffier.
Enfin un livre qui nous explique pourquoi il faut que le Père Noël existe !

Le petit sapinUn sapin vivait dans la forêt. Jamais heureux, jamais satisfait, il espérait une vie meilleure. Il enviait les sapins qui partaient chaque année, coupés par les hommes. Mais un jour, ce fut son tour, et tout ne fut pas si merveilleux…
Conte classique d’Andersen, Le petit sapin se pare ici de bien beaux habits puisque c’est Charlotte Gastaut qui illustre l’histoire. On parle ici du destin des sapins de noël, de leur « naissance » à leur fin tragique, à travers cette histoire on parle aussi de Noël, des traditions, mais également de se satisfaire de ce que l’on a, que l’herbe n’est pas forcément plus verte ailleurs.
Un classique d’Andersen magnifiquement mis en image par Charlotte Gastaut.

La fabuleuse aventure du Père NoëlC’est bientôt Noël et Kim et Clara ne sont pas encore prêts… Avec eux, on va préparer Noël et surtout tout savoir sur cette fête, en France, mais aussi dans le reste du monde. Traditions, croyances, Histoire…
La fabuleuse aventure du Père Noël est un Kididoc spécial Noël ! Avec, comme d’habitude, des volets à ouvrir, des animations à tourner, des pop up… c’est riche d’informations et en même temps ludique et plein d’humour.
Un album pas bête sur Noël pour les petits curieux !

On finit rapidement en musique ? Deux albums sortis chez Didier Jeunesse (donc c’est forcément bien).
Bulle et Bob préparent NoëlOn commence par la réédition en plus grand format de Bulle et Bob préparent Noël. Bulle et Bob, ce sont deux héros qu’on adore. La géniale Natalie Tual qui raconte et chante, les magnifiques illustrations d’IIya Green. Les enfants (les tout-petits comme les plus grands) chantent à tue-tête les chansons et se régalent avec l’histoire. Pour en savoir plus, retrouvez ma chronique de la première édition, ici.

Comptines et chansons de NoëlRien de nouveau non plus (mais que du bon) dans Comptines et chansons de Noël puisque c’est une compilation de livres-disques de chez Didier Jeunesse. On retrouve d’ailleurs une chanson extraite de Bulle et Bob, mais aussi Hervé Suhubiette ou encore les Weepers Circus. Ici, on va donc chanter Noël (en français ou pas), sur des musiques douces ou sur des airs de rock… bref un disque de Noël pas du tout monotone et qui change un peu ! Avec les compilations Didier Jeunesse, on n’est jamais déçu !

Combien de nuits reste-t-il avant Noël
Texte de Mark Sperring (traduit par Rémi Stéfani), illustré par Sébastien Braun
Casterman dans la collection Les Albums Casterman
13,95 €, 275×250 mm, 32 pages, imprimé en Chine, 2014.
Le Noël de Balthazar
Texte de Emma Kelly et Marie-Hélène Place, illustré par Caroline Fontaine-Riquier
Hatier Jeunesse dans la collection Les histoires des petits
5,30 €, 190×142 mm, 40 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2014.
Le Réveillon de Polochon
Texte de Bénédicte Carboneill, illustré par Leïla Brient
Les éditions du Pas de l’échelle
10,45 €, 200×240 mm, 32 pages, imprimé en Union européenne, 2014.
20 bonnes raisons de croire au Père Noël
Texte de Michaël Escoffier, illustré par Romain Guyard
Frimousse dans la collection 20 bonnes raisons
18 €, 235×306 mm, 40 pages, imprimé en Malaisie, 2010.
Le petit sapin
Auteur non crédité, d’après Andersen, illustré par Charlotte Gastaut
Père Castor dans la collection les classiques du Père Castor
4,75 €, 210×180 mm, 24 pages, imprimé en France, 2014.
La fabuleuse aventure du Père Noël
Texte d’Anne-Sophie Baumann, illustré par Éric Gasté
Nathan dans la collection Les albums Kididoc
15,90 €, 266×267 mm, 24 pages, imprimé en Malaisie, 2014.
Bulle et Bob préparent Noël
Texte de Natalie Tual et Gilles Belouin, illustré par Ilya Green
Didier Jeunesse dans la collection Polichinelle
17,70 €, 215×215 mm, 35 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2014.
Comptines et chansons de Noël
Collectif
Didier Jeunesse dans la collection Chansons et comptines d’ici
17,20 €, CD : 40 min., 2014.

À part ça ?

Pour le fun (faites sortir les enfants)…

(plus proche de ce que je pense de Noël)

Gabriel

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De beaux voyages

Par 3 octobre 2014 Livres Jeunesse

la bassine jardin de CélestinCélestin n’avait pas un grand jardin, juste trois pommiers et quelques fleurs, le tout dans une bassine. Pourquoi avoir plus grand, puisque ce jardin lui suffisait ? Son petit jardin faisait même des envieux, ses voisins en avaient des biens plus grands qu’ils entretenaient avec soin… pourtant ils ne donnaient rien ! Alors forcément Célestin était mal vu, on se méfiait de lui, on essayait de percer son secret… Un secret ? Célestin n’en avait pas, il le répétait « c’est le jardin qui décide ». Un jour, on vit même venir un homme riche qui voulait acheter la bassine et le jardin pour exploiter le filon. Malgré tout l’argent proposé, Célestin répondit encore et toujours que c’était le jardin qui choisissait, pas lui. Et puis bon, à quoi bon être riche quand on a un aussi beau jardin ? Mais un matin…
C’est une très belle histoire que signe Marie Zimmer, un conte moderne où un jardin est maître de son destin, où pour être heureux on n’a pas besoin de beaucoup plus qu’une bassine rouillée, trois pommiers et quelques fleurs. Le texte extrêmement poétique est accompagné de douces et belles illustrations de Leïla Brient.
Un très bel ouvrage pour se rappeler l’importance des choses rares, des petits bonheurs sans prix qui nous rendent heureux.
Des illustrations intérieures sur le blog de l’illustratrice.

«Polka et Hortense C’est le grand jour ! » crie Polka à son amie Hortense pour la réveiller. Elle a encore sommeil, mais il n’y a pas une minute à perdre, il faut partir ! Un long voyage est prévu, il ne faut pas tarder. Nos amis ont décidé d’aller voir ce qu’il y a derrière la montagne, même la carte ne le dit pas ! Personne n’est jamais monté jusque-là, trop peur de tomber de l’autre côté. Mais Hortense et Polka sont bien décidés… enfin… ils ne sont pas non plus très rassurés… En chemin, ils entendent des bruits bizarres, ils croisent Edmond qui tente de les décourager… mais il faut continuer ! Vont-ils y arriver ?
On retrouve les héros de Edmond la fête sous la lune pour une belle histoire d’amitié et d’aventure. On parle aussi de surmonter sa peur et d’entraide. Les illustrations de Marc Boutavant sont lumineuses, pleines de pep’s et tendres à la fois.
On avait beaucoup aimé Edmond la fête sous la lune, voilà une très jolie suite qui laisse présager le début d’une série… on est pas contre !

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué des ouvrages de Leïla Brient (L’accumulatôr à bidouilleries, Mélina et Les écharpes de Mamie Berthe), Astrid Desbordes (Edmond la fête sous la lune) et Marc Boutavant (Chien Pourri à l’école, Chien Pourri à la plage, Chien Pourri, Mon copain Bogueugueu, Bogueugueu est amoureux et Edmond la fête sous la lune). Retrouvez aussi notre interview de Leïla Brient.

La bassine jardin de Célestin
Texte de Marie Zimmer, illustré par Leïla Brient
Naïve
14 €, 225×307 mm, 30 pages, lieu d’impression non indiqué, 2014.
Polka et Hortense, la grande aventure
Texte d’Astrid Desbordes, illustré par Marc Boutavant
Nathan dans la collection Album Nathan
10 €, 222×275 mm, 24 pages, imprimé en France, 2014.

À part ça ?

Biscoto jumeauxLe nouveau Biscoto est sorti ! Ce n’est pas un numéro double… c’est un numéro spécial jumeaux ! On y croise donc jumeaux et jumelles, mais aussi un scarabée qui se bat avec une fourmi, un professeur très perspicace, les frères J’humehaut et J’humebas (trouverez-vous les différences entre les deux ?), un tamanoir caché, des gouttes d’eau, un aéroglisseur à fabriquer… Et bien sûr un feuilleton, des nouvelles, des tas de BD, des blagues, des devinettes, des jeux… Biscoto c’est le journal plus fort que costaud ! Un super journal pour enfants qu’on adore (le journal, pas les enfants) !
Biscoto n° 20 : Les jumeaux, 3,50 € le numéro, 35 € l’abonnement (ici). Où le trouver ? Ici !

Gabriel

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Les invités du mercredi : Gaëlle Perret, Alice Brière-Haquet, Leïla Brient et Caroline Pérot (+ concours)

Par 5 février 2014 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, le hasard se joue encore de nous et on pourrait presque dire que c’est un mercredi spécial Les p’tits bérets ! L’invitée de l’interview, Gaëlle Perret, vient de sortir un très bel ouvrage dans cette maison d’édition et j’ai eu envie d’en savoir plus sur elle et sur ce livre, La soupe aux épices (que nous vous proposons de tenter de gagner). Ensuite, pour notre rubrique Parlez moi de… c’est également un livre sorti chez Les p’tits bérêts, Mélina, sur lequel nous reviendrons avec son auteur (Alice Brière-Haquet), son illustratrice (Leïla Brient) et son éditrice (Caroline Pérot). Bon mercredi à vous !


L’interview du mercredi : Gaëlle Perret

Gaëlle PerretQuel a été votre parcours ?
J’ai écris mon premier poème à 9 ans, je ne me souviens que du début : « il est venu à petits pas » ou quelque chose comme ça, ça parlait du Père Noël ! Mais j’ai vraiment commencé à écrire sérieusement à partir de 15 ans et ça a été comme une révélation, quelque chose de plus fort, de plus grand que moi, ça m’a plu.
J’ai commencé des études d’Histoire avec le projet d’intégrer une école de journalisme, bien sûr l’idée cachée c’était d’écrire encore et toujours, puis j’ai découvert la sociologie et l’ethnologie. Apprentie ethnologue, j’ai enquêté sur les ateliers d’écriture. J’ai ensuite travaillé en agence de com’. Une formidable école pour apprendre à écrire vite, à remettre sans cesse son travail en question, à désapprendre le sentimentalisme envers ses écrits, à raturer, à réécrire sans cesse.
J’ai aussi exercé tout un tas de métiers petits ou pas, serveuse, apprentie libraire, apprentie bibliothécaire, placeuse dans un théâtre, petite main pour retranscrire des enregistrements terriblement ennuyeux, apprentie secrétaire, garde d’enfants, etc…
En 2001, j’ai fait le grand saut et quitté Paris pour une autre vie, j’ai continué à écrire pour moi, pour les autres, des commandes, des envies, des besoins, ce petit plus à côté de ma vie.
Puis mon cœur s’est agrandi, j’ai eu des enfants, j’ai perdu mes grands-parents et je suis devenue grande. Après des nouvelles noires publiées dans des revues confidentielles, après des concours d’écriture gagnés ou presque, après des milliers de poèmes qui dorment encore bien au chaud dans mes tiroirs, Brigitte Leblanc des éditions Gautier Languereau, me commande mon premier texte. C’est devenu un album, Un jour grand-père m’a donné un ruisseau paru en 2010. Puis c’est au tour de Caroline Pérot des éditions des P’tits Bérets de me faire confiance avec La Soupe aux épices, parue en novembre dernier, une autre commande.

Quelles étaient vos lectures d’enfant, d’adolescente ?
Du pot de Nutella, aux panneaux sur la route, des affiches de ciné au plan de métro, des modes d’emploi Un jour mon grand-père m'a donné un ruisseauà n’importe quoi, tout ce qui était écrit, était à lire ! Le soir, mon père était la voix du soir, c’était un moment extra, attendu. Je n’ai eu de cesse de savoir lire pour finir les livres entamés lors de ces rendez-vous mais je me suis bien gardée d’avouer que je savais déjà lire dès les premiers mois du CP pour préserver ce moment.
Je me souviens des albums de mes parents petits qu’ils m’avaient donné, leurs odeurs, de petit ours brun, des albums de Martine et d’Émilie, de la bibliothèque rose et verte, des histoires de la Comtesse de Ségur, puis plus tard des Castor Poche, les Jules Verne, les contes de tous horizons…  La BD, avec Tintin, Boule & Bill, Astérix…
Adolescente, il y a eu La Cicatrice, Poil de Carotte, Chiens perdus sans collier, Un sac de billes, ça c’était ma grand-mère qui m’alimentait, Prévert, Vian, L’attrape cœur, Camus, Madame Bovary, Zola, les romans russes, américains, italiens, espagnols, Cent ans de solitude, Barjavel, Kundera, 1984, La machine à remonter le temps, Chroniques martiennes. .. tout ce qui me tombait sous la main, tout ce qu’on voulait bien me prêter, ce qu’on m’offrait…
Les livres ont été longtemps mes meilleurs amis. Surtout enfant, je me préparais une pile de livres à lire pour les mercredis passés chez ma nourrice. Au lycée, les livres sont des souvenirs liés à des amitiés. Le livre qui m’a fait quitter l’enfance c’est Le Pull over rouge. Voyage au bout de la nuit a été un choc terrible et merveilleux, alors on pouvait écrire comme ça ? J’ai trouvé ça magnifique. La découverte de Djian m’a ouvert d’autres horizons d’écriture. Et puis la poésie depuis toujours, un fil conducteur, quelque chose qui sauve et empêche de tomber. Je me suis construite avec mes lectures. Chaque livre, a été une porte qui s’ouvre vers un monde, un petit bout de monde, de l’air pour mes poumons, un terreau pour l’imagination et surtout une expérience rien qu’à soi, quelque chose que personne ne peut nous prendre.

la soupe aux épicesParlez-moi de La soupe aux épices, comment est né cet album ?
D’un défi de mon éditrice, écrire un livre autour des épices pour une nouvelle collection intitulée Leau à la bouche ! L’idée d’un voyage s’est imposée assez vite, l’idée de cartes postales, de correspondance aussi. Je voulais un récit d’aventures qui fassent voyager, rêver et réfléchir un peu, en hommage à tous les récits d’aventure que j’ai aimé. Je voulais aussi de la gourmandise, des rencontres, des couleurs.
Mais pourquoi la soupe ? Peut-être un clin d’œil à la soupe que ma grand-mère voulait que je mange pour grandir. Je détestai la soupe ! J’ai appris à l’aimer. Au fil du temps les goûts changent. L’idée était de montrer qu’un plat est plus qu’un mélange de produits, c’est d’abord une histoire, une transmission et un partage. Je voulais aussi rendre hommage au texte de Jean Giono, le Voyageur immobile. Bref, tous plein d’ingrédients pour un résultat dense, peut-être trop, mais j’avais envie de ça, d’une surdose d’informations, d’un périple mystérieux et d’une quête.

Vous connaissiez les pays dont vous parlez dans l’ouvrage ?
Je connais Cancale, j’y suis allée deux fois, j’y ai même  rencontré Olivier Roellinger. Je suis allée également au Maroc mais la réalité s’arrête là. Nous n’avons pas fait le tour du monde pour en rendre compte dans la Soupe mais il y a en effet un gros travail de documentation derrière l’histoire. De mon côté, j’ai lu pas mal de choses, j’ai fait des recherches, j’ai cherché des anecdotes pour agrémenter le récit. Élodie (Balandras, l’illustratrice, NDLR) a elle aussi beaucoup documenté son dessin et a classé sa doc par pays. Cela dit, nous serions ravies d’avoir l’occasion de tester en vrai les aventures de Malo 🙂

D’autres ouvrages à venir ?
Oui j’espère 🙂
J’ai toujours mes poèmes bien au chaud dans mes tiroirs ; un roman en cours qui parle d’identité et d’une bande d’enfants des rues, un projet d’album autour du chocolat dans l’esprit de la soupe aux épices, c’est à dire un récit gourmand et documenté. Plein d’idées, de bout d’histoires commencées et pas finies… Et des piles de livres à lire !

Bibliographie :

Retrouvez Gaëlle Perret sur son blog.

Concours
Comme je vous le disais avant cette interview, grâce aux éditions Les p’tits bérets, je vais faire un chanceux parmi vous ! L’un de vous gagnera l’album La soupe aux épices, que nous avions chroniqué
ici. Pour participer, c’est simple… parlez moi des épices ! Est-ce que vous aimez sentir les pots d’épices, les faites-vous sentir à vos enfants, quelles sont vos épices préférées… bref parlez-nous d’épices ! Vous avez jusqu’à mardi 10 h ! Bonne chance à tous.


Parlez-moi de… Mélina

Régulièrement, on revient sur un livre qu’on a aimé avec son auteur, éventuellement son illustrateur et son éditeur. L’occasion d’en savoir un peu plus sur un livre qui nous a plu. Cette fois-ci, c’est sur Mélina (chroniqué ici), d’Alice Brière Haquet, Leïla Brient et Caroline Pérot sorti chez Les p’tits bérets que j’ai eu envie de revenir.

Alice Brière HaquetAlice Brière-Haquet (auteur):
Mélina, c’est l’histoire d’une triple rencontre.
D’abord, celle de… Mélina ! He oui, Mélina existe. C’était une de mes premières élèves. Je préparais le CAPES tout en faisant un remplacement dans un collège de campagne pour gagner quelques sous et me frotter au métier. Je n’avais aucune expérience, les enfants n’avaient aucune pitié, et j’en ai souvent bavé, mais j’en ai aussi tiré de précieux souvenirs. Mélina en fait partie. Jeune fille de la cité d’à côté, elle revendiquait haut et fort ses origines manouches, mais n’en gardait que le côté grande-gueule, volontiers violent. En fait, Mélina se servait de ses origines comme d’une excuse, et non comme d’une culture. Ensemble on s’est plongées dans les contes tziganes et elle a été toute émue de voir que les héros portaient des noms de sa famille. Ses parents étaient analphabètes, elle n’avait jamais eu de livre chez elle, mais elle a emporté celui-là pour le lire à son petit frère. Je ne sais pas ce que Mélina est devenue, et je ne me fais pas trop d’illusion sur la machine à broyer qu’est notre système scolaire, mais ce fut vraiment une belle rencontre. Rien à voir avec la Mélina toute douce du livre, donc, mais tout de même : après elle, mes corrections de rédactions étaient un peu plus fleuries je crois.
Ma seconde rencontre est celle d’une chanson. Maria-Szusanna de Michèle Bernard. Elle m’a beaucoup émue le jour où je l’ai découverte, par hasard, à la radio et je l’ai recroisée plusieurs fois par la suite. Chaque fois elle réveille en moi cette envie de préparer une petite valise, et de partir. Pas pour m’enfuir comme se l’imaginent les sédentaires ! « Partir c’est mourir un peu », ok, mais c’est pour renaître un peu plus loin ! En matière de voyage, la réincarnation est infinie, alors pourquoi se contenter d’une vie ? Bref, j’ai beaucoup d’admiration pour les gens du voyage… Dans mon idéal, j’embarquerais dans une caravane et suivrais un groupe de forains pour leur faire classe. Sauf que mon amoureux est fils de maçon, il aime la pierre et le solide, alors on a trouvé le compromis de changer régulièrement de pays et de voyager le plus souvent qu’on peut, toujours de la manière la plus « vraie » possible.
Ma troisième rencontre, et la plus importante pour la naissance du livre, c’est bien sûr celle de Leïla Brient, ou pour être exacte, son image de petite fille, sa future Mélina. Cette image, je l’ai rencontrée sur un forum, à l’occasion d’un Projet Tandem, des manifestations virtuelles que l’on s’organise entre auteurs-illustrateurs pour se rencontrer et monter des projets. Cette image m’a tout de suite tapée dans l’œil, dans le cœur. Alors l’histoire de Mélina et mes envies de vie nomade, sont remontées d’un coup et se sont posées sur le papier. L’histoire était là. Je lui ai proposé, elle lui a plu, et on a décidé de préparer un dossier qu’on présenterait à un éditeur. Mais cela n’a pas été nécessaire. Le jour où j’ai mis cette première image et un bout de texte sur mon blog, je recevais un mail de Caroline des éditions P’tits Bérets. Le coup de cœur l’avait saisi à son tour et elle voulait suivre le projet. C’est ainsi un livre qu’on a fait entièrement ensemble.
Finalement Mélina est assez exemplaire de ce qui fait un livre : un bout de vie, une touche d’influence artistique, et puis de belles rencontres de gens qui vous font confiance. C’est tout, et c’est tant. Merci les filles ♥
Retrouvez Alice Brière-Haquet en interview sur notre blog et sur son blog.

Leila BrientLeïla Brient (illustratrice) :
L’histoire de Mélina ? Dur de dire où elle commence, c’est une petite pierre sur un long chemin, une petite pierre précieuse bien sûr !
Quand j’ai fait cette première image dont parle Alice, c’était en partant du thème « petit pois » … Cette petite fille, je l’avais déjà dessiné des milliers de fois, dans ma tête ou sur une feuille, sans comprendre qui elle était. Quand Alice m’a envoyé son texte, je ne tenais plus en place : je rencontrais Alice, avec qui j’avais très envie de travailler depuis que j’avais mis un crayon entre mes doigts et je rencontrais enfin Mélina. Les mots d’Alice étaient magnifiques, dansants et évidents : Mélina, ma petite fille, c’était celle qui chante dans cette musique que je ne peux plus écouter, Le temps des gitans, c’était celle qui baragouine le russe et le roumain, mes langues rêvées, celle qui dansait sur le No smoking orchestra
L’histoire de Mélina résonne en de multiples endroits, des endroits que je croyais épars, des souvenirs, des sensations, des musiques et des livres, des engagements… mais en faisant les illustrations, j’ai surtout pensé à mon Papi et à cette famille qui depuis des décennies, a posé ses caravanes sur le terrain d’en face et qu’on appelle « les Voisins » (avec une chouette majuscule) et qui sont « comme de la famille ». A ces soirées-ciné où le papa apportait d’énormes sacs de chouchous ou à sa façon de nous expliquer comment rempailler une chaise ou cuisiner de l’écureuil même si « y’a quand même rien à bouffer là d’dans »…
Je ne peux pas m’empêcher de penser qu’avec la magie des mots d’Alice, l’histoire de Mélina va résonner chez beaucoup de gens…. On a tous des rêves un peu nomades, non ?
Retrouvez Leïla Brient en interview sur notre blog et sur son blog.

Caroline PérotCaroline Pérot (éditrice chez Les p’tits bérets) :
C’est un album tellement poignant que du coup je ne sais pas trop par quoi commencer. Le projet a été présenté par Alice via un mail. On avait déjà travaillé avec elle sur Mademoiselle Tricotin, et son écriture est si poignante et délicate qu’une nouvelle collaboration s’imposait à terme. Sa gentillesse et son implication dans son écriture sont deux autres arguments qui jouent en sa faveur. Donc le texte est arrivé avec quelques illustrations de Leïla que je ne connaissais pas encore. C’était avant Montreuil 2011… J’ai été touchée par la douceur des traits de dessins de Leïla et en même temps une force dans les couleurs par endroits… Le mélange des techniques était intéressant et servait bien le texte poétique d’Alice. La thématique perpétuellement d’actualité a fini de nous séduire… Car finalement le choix d’éditer ne s’est pas posé longtemps, un texte aussi poétique sur le sujet des gens du voyage nous est apparu comme indispensable pour faire passer des messages de tolérance et d’ouverture… On évoque leur culture, les gens aiment bien le jazz manouche, pourtant il ne faut pas mélanger avec les gens du voyage, c’est parfois cette hypocrisie qu’il me paraissait aussi important d’évoquer à demi-mot…
Ce livre fait partie de ces projets évidents, qui nous arrivent un beau jour sur notre bureau et on n’hésite pas une seule seconde… aux lecteurs de nous dire maintenant si le message transmis les a convaincu…
Le site des P’tits bérets.

MélinaMélina
Texte d’Alice Brière-Haquet
Illustré par Leïla Brient
Sorti chez Les p’tits bérets
2013
Chroniqué ici.

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