La mare aux mots
Parcourir le tag

Line Parmentier

Un peu de poésie et de philosophie

Par 23 avril 2012 Livres Jeunesse

Un jour où Beth raconte des histoires aux poissons elle rencontre une drôle de dame qui semble perdue. Celle-ci explique qu’elle est Eulalie de La grande Rêverie et qu’elle cherche la Rue des objets perdus dans laquelle elle espère retrouver le cœur de Monsieur sans Cœur.

Au résumé vous l’aurez compris on a affaire ici à un album extrêmement poétique. Les métaphores ne manquent pas, et tout l’album est très tendre, très doux. Les mots et l’histoire d’Amélie Billon-Le Guennec et les illustrations de Line Parmentier vont parfaitement bien ensemble, il y a cette douceur, cette poésie qui les unit. Un album plein de charme avec une petite touche d’humour rafraichissante, un album très doux qui fait un bien fou.

Un peintre se désespère de voir apparaître une tête de dragon dans sa calligraphie (ce qui serait signe, d’après la légende, qu’il est un artiste accompli). Il décide d’arrêter son art et se fait engager comme serviteur, c’est alors que des têtes de dragons éphémères vont apparaître dans les traces de sa serpillère !

Quel plaisir de retrouver un nouvel album des éditions HongFei ! Et quel album ! Thierry Dedieu nous livre ici un beau conte sur la création artistique et sur la persévérance. J’avais déjà parlé de cet artiste pour son magnifique Le maître des estampes au Seuil et on retrouve ici un peu le même esprit, on retrouve surtout la beauté des dessins d’inspiration chinoise. L’histoire est absolument superbe, pleine de poésie, de philosophie et même d’humour. Décidément HongFei continue de nous faire rêver, de nous faire voyager. Comme d’habitude l’objet est très beau (ici la tranche est toilée et la couverture toujours avec ce beau vernis sélectif).

Augustin est un vieux monsieur que tout le monde appelle lorsqu’il y a quelque chose à réparer. De l’horloge du village au tracteur du voisin rien ne lui résiste ! On dit même qu’on l’a vu réparer des verres de cristal qui étaient tombés d’un plateau sans qu’on ne voit la moindre trace de colle. Un artiste ! Connaissant ce don, un jour un petit garçon lui apporte un oiseau mort en lui demandant de le réparer. Augustin sait qu’il ne le peut pas, que c’est impossible mais devant les larmes de l’enfant il lui promet de faire quelque chose… C’est le début du nouvelle vie.

Mais quelle beauté que cet album ! C’est extrêmement poétique, terriblement touchant. Je connaissais le travail de Rémi Courgeon de loin, je n’avais jamais rien lu de lui et je suis tombé sous le charme. C’est une histoire qu’on lit et relit pour y trouver chaque fois de nouvelles choses, c’est profond, philosophique, chacun y comprend des choses différentes. On peut y voir aussi un album sur la transmission (Augustin va apprendre au petit garçon ce qu’il sait faire), on peut y voir aussi un album sur les oiseaux (l’auteur est généreux dans les noms de races !), on peut y voir un album sur la mort, pourquoi pas. C’est riche, c’est beau. L’album est grand (22,5 sur 31,5 cm), en papier épais qui sent bon… bref un vrai coup de cœur !

Quelques pas de plus…
L’avis de Des pages et des images sur Eulalie de la grande rêverie.
Nos chroniques sur Le maître des estampes de Thierry Dedieu.

Eulalie de la grande rêverie
d’Amélie Billon-Le Guennec, illustré par Line Parmentier
Des ronds dans l’O
10€
Dragons de poussière
de Thierry Dedieu
HongFei
13,95€
Pas de ciel sans oiseaux
de Remi Courgeon
Mango Jeunesse
12,90€

———————————————————————————————————————

A part ça ?

A partir d’aujourd’hui vous trouverez en fin de chronique, juste avant ce que j’appelle « les blocs de fin », Quelques pas de plus. C’est une sorte de petit supplément, pour aller plus loin, avec des liens en rapport avec les livres chroniqués.

Gabriel

You Might Also Like

Secured By miniOrange