La mare aux mots
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Lionel Larchevèque

Des romans pour les jeunes lecteurs-trices !

Par 13 septembre 2016 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, je vous propose une héroïne pleine de peps et trois petits romans pleins d’humour sortis chez Samir éditeur. Des romans destinés aux enfants qui commencent à lire tout seuls.

Brune du Lac – Le chevalier inconnu
Texte de Christelle Chatel, illustré par Sébastien Pelon
Nathan dans la série Brune du Lac
6,90 €, 145×190 mm, 56 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2014.
Brune du Lac –  Frayeur au château
Texte de Christelle Chatel, illustré par Sébastien Pelon
Nathan dans la série Brune du Lac
6,90 €, 145×190 mm, 55 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2014.
Brune du Lac – Prête pour le tournoi !
Texte de Christelle Chatel, illustré par Sébastien Pelon
Nathan dans la série Brune du Lac
6,90 €, 145×190 mm, 60 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2015.
Brune du Lac – Au voleur !
Texte de Christelle Chatel, illustré par Sébastien Pelon
Nathan dans la série Brune du Lac
6,90 €, 145×190 mm, 58 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2015.
Brune du Lac – Dans la gueule des Loups Noirs
Texte de Christelle Chatel, illustré par Sébastien Pelon
Nathan dans la série Brune du Lac
6,90 €, 145×190 mm, 64 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2016.
Joe, roi du lasso
Texte de Sylvie de Mathuisieulx, illustré par Lionel Larchevêque
Samir Éditeur dans la collection Farfelu
6 €, 135×180 mm, 32 pages, imprimé à Beyrouth, 2015.
Lo disporition
Texte de Gwendoline Raisson, illustré par Sinan Hallak
Samir Éditeur
6 €, 135×180 mm, 32 pages, imprimé à Beyrouth, 2012.
Le Petit Homme qui vivait dans mon nez
Texte de Fabien Tillon, illustré par Gaël Remise
Samir Éditeur dans la collection Farfelu
6 €, 135×180 mm, 32 pages, imprimé à Beyrouth, 2015.

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Comme chats et chiens

Par 8 février 2016 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, je vous propose de rencontrer des chats… et un chien.

Sept viesQui est-il vraiment ? On croit le connaître, mais le connaissons-nous ? Il aime être seul et pourtant il aime la compagnie des autres. Est-il comme son père ? Quel est le mot qui le définit le mieux ? Personne ne le connaît vraiment…
Le texte de Walid Taher est très poétique, mais ce qui captive d’emblée quand on ouvre Sept vies, ce sont les illustrations (parfaitement mises en valeur par le beau papier choisi par les formidables éditions Le port à jauni). Chaque page est totalement différente de la précédente, chaque dessin semble être l’œuvre d’un artiste différent. C’est déroutant et captivant. Le seul point commun des illustrations, mis à part qu’elles représentent des chats, c’est la beauté qui s’en dégage, on a l’impression de regarder ici un livre d’art. En adaptant le livre égyptien, l’éditrice a fait le choix de garder le sens de lecture arabe (on commence le livre par la droite) et de laisser le texte original. Un livre bilingue, pour s’ouvrir aux autres cultures et admirer la beauté de l’écriture arabe (et l’on peut évidemment voir à travers ces deux écritures qui cohabitent, une analogie au fait de vivre ensemble, malgré nos différences). On parle ici du caractère qu’on hérite, de la personnalité qu’on se construit, de la liberté, d’être nous.
Un magnifique ouvrage à tout point de vue, qui séduira les amoureux.euses de belles illustrations, ceux et celles qui aiment les beaux textes, les amateur.trice.s de beaux objets et même les autres !

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Dis, tu peux lui demander… ? (Saison 2, 7/9)

Par 12 août 2015 Les invités du mercredi

Cet été, comme l’été dernier, vous pourrez lire, tous les mercredis, une question d’enfant et la réponse d’auteur-e-s, illustrateur-trice-s, éditeur-trice-s… Aujourd’hui, c’est une question de Madeleine, 7 ans : « Dans certains livres, on trouve parfois après l’histoire des informations documentaires. Est-ce que c’est l’auteur qui écrit cette partie ? Si oui, est-ce qu’il doit faire des recherches pour savoir autant de choses ? ». Les auteur-e-s Sigrid Baffert, Mymi Doinet, Anne Ferrier, Lionel Larchevêque, Véronique Massenot et Isabelle Wlodarczyk et l’éditrice Galia Tapiero ont accepté de lui répondre, vous découvrirez, en même temps qu’elle leurs réponses. Chacune des questions retenues fait en plus gagner un ouvrage à l’enfant qui l’a posée. Cette question Igor et Souky à la tour Eiffelpermet donc à Madeleine d’avoir la chance de recevoir, grâce aux éditions des éléphants, Igor et Souky à la tour Eiffel un album justement avec une partie documentaire écrit par Sigrid Baffert et illustré par Sandrine Bonini. Dans cet album (chroniqué ici), les deux héros récurrents visitent le célèbre monument parisien. Igor et Souky c’est une super série dont deux nouveaux tomes sortiront à la rentrée.


« Dans certains livres, on trouve parfois après l’histoire des informations documentaires. Est-ce que c’est l’auteur qui écrit cette partie ? Si oui, est-ce qu’il doit faire des recherches pour savoir autant de choses ? »
(Madeleine 7 ans)

Sigrid Baffert :
Bonjour Madeleine,
Plusieurs cas sont possibles : parfois, c’est l’auteur qui écrit cette partie, d’autres fois, il peut s’agir de l’éditeur, ou encore d’un « spécialiste » à qui l’éditeur fait appel lorsque le thème est très pointu.
L’intérêt de tels ajouts documentaires en fin de livre est d’élargir le sujet. Ça permet de donner à découvrir d’autres points importants que le récit n’a pas pu aborder, de préciser certains détails techniques, ou encore de nuancer un propos. Très souvent, ces recherches ont servi de tremplin en amont à l’auteur pour écrire l’histoire.
Car oui, la plupart du temps, l’auteur doit faire des recherches, il ne sait pas tout sur tout ! C’est justement ce qui est passionnant : il apprend des choses sur des sujets très variés qu’il n’aurait sans doute jamais abordés sans la nécessité de l’écriture, qu’il s’agisse ou non d’une commande.
Dans le cas des Mercredis d’Igor et Souky, une série d’albums de docu-fiction, c’est moi, l’auteur, qui effectue les recherches. Elles m’aident à aborder la partie fiction et sont écrites en premier, puis je me lance dans l’histoire. À la fin, on relit ensemble avec l’éditeur (les Éléphants), on affine. L’illustratrice de la série (Sandrine Bonini) dessine de petits cabochons pour aérer cette partie plus « aride ». Avec elle, tout devient digeste !
La première difficulté est qu’il faut faire des choix. « Qu’est-ce qui fait sens pour un enfant ? », il faut trouver des exemples imagés, percutants, insolites, amusants.
La seconde difficulté est qu’il faut sans cesse revérifier les sources et les données.
Il y a toujours la crainte de faire une erreur. On a beau relire cent fois, une information peut échapper ou évoluer, et une fois que le livre est imprimé, c’est trop tard ! Les chiffres et l’actualité se périment vite et certains sujets sont subjectifs.
Mais à vrai dire, les informations purement documentaires en fin d’ouvrage ne sont pas celles qui me posent le plus de difficultés. Les plus délicates sont celles qui sont distillées au sein même d’un récit de fiction. Quand on écrit un roman ou un album, il ne faut pas étouffer le lecteur avec un pudding de documentation, l’enjeu est de réussir à insérer les informations (techniques ou historiques) sans en avoir l’air, de les mêler à la narration de la manière la plus fluide et la plus naturelle possible, à travers l’action et les dialogues. Un bon auteur de fiction doit savoir coudre la technique dans l’ourlet de l’histoire avec du fil invisible.

Igor et Souky à la tour EiffelSigrid Baffert vient de sortir deux Igor et Souky aux éditions des éléphants (Igor et Souky à la tour Eiffel et Igor et Souky au zoo de Paris) côté albums et côté romans Juste à côté de moi (La joie de lire) et La fille qui avait deux ombres (l’école des loisirs). À la rentrée, on découvrira deux nouveaux Igor et Souky (Igor et Souky à l’Opéra et Igor et Souky dans les égouts). Retrouvez-la sur son site : www.sigrid-baffert.com.

Mymi Doinet :
Oui, j’aime tout particulièrement ce travail de documentaliste, une façon pour moi de devenir incollable sur bien des thèmes. Et puis je trouve qu’un mini documentaire venant compléter une fiction est une piste de découvertes interactives pour les p’tits loups qui font leurs premiers vrais grands pas dans la lecture.
J’ai ainsi tout spécialement créé une double d’infos documentaires pour Les animaux de Lou et désormais aussi pour la série mettant en scène la tour Eiffel (Premières lectures parues chez Nathan). Pour tout ce qui est des documentaires sur la faune par exemple, je demande une relecture attentive à des spécialistes animaliers et de Marc Giraud, « bestiologue » auteur naturaliste hors pair, qui connaît tout des animaux, du minus acarien à la giga baleine bleue.

La tour Eiffel à New York !Mymi Doinet est auteure. Elle a notamment écrit la série Les animaux de Lou et Les copains du CP (tous deux chez Nathan). Elle vient de sortir la suite de La tour Eiffel à des ailes, La tour Eiffel à New York, illustré par Mélanie Roubineau chez Nathan là encore.
Son site : http://mymidoinet.blogspot.fr.

Anne Ferrier :
En général, c’est l’auteur lui-même qui rédige la partie documentaire. On fait des recherches qui peuvent prendre du temps, c’est vrai, mais comme en général on a effectué ces recherches avant, pour écrire le roman lui-même (si on parle d’un personnage historique, ou d’un château qui existe vraiment, par exemple, il vaut mieux avoir fait des recherches avant d’écrire l’histoire, pour être sûr de ne pas raconter trop de bêtises), il n’y a plus qu’à récupérer les notes qui nous ont servi pour le roman, et hop ! le travail est déjà fait !
Et moi, j’adooooore effectuer des recherches, j’adore apprendre plein de choses qui ne me serviront sans doute jamais : par exemple, sais-tu que les tatouages existaient déjà à la préhistoire ? Et qu’en shimaore (la langue de Mayotte), un escargot est un kowa ? Bon, c’est vrai, c’est difficile à caser dans une conversation. 😉
Parfois, c’est l’éditeur qui se charge de la partie documentaire, parce qu’il souhaite quelque chose de très précis par exemple : dans la série sur l’enfance des héros arthuriens, à la fin de chaque album l’éditeur a souhaité insérer une petite BD qui reprend les éléments essentiels de l’histoire.

Dernier combatAnne Ferrier vient de sortir, avec Régine Joséphine, une nouvelle aventure des Chroniques étranges des enfants Trotter, Le dernier combat (Oskar) et un album chez Utopique, Mon extra grand frère.
Retrouvez-la sur son site : http://www.anne-ferrier.fr.

Lionel Larchevêque :
Bonjour Madeleine !
Dans les trois livres que j’ai faits pour la collection Le thé aux histoires, il y a d’abord une histoire et quelques pages documentaires sur le même thème. Pour le Graoully (un célèbre dragon qui vivait autrefois à Metz !), et La nuit du Kougelhopf c’est quelqu’un qui travaille au musée qui a aidé à écrire la deuxième partie du livre. Pour Mannele, c’est une pâtissière de talent qui a proposé une recette très gourmande !
Comme tu vois, ce sont à chaque fois des spécialistes de la question ! Je pense que c’est plus intéressant ainsi, car le lecteur peut apprendre davantage de choses, et moi aussi par la même occasion…
Car moi, pour écrire une histoire, j’ai souvent besoin de me documenter, et de lire beaucoup, mais je retiens peu de choses, je ne garde que des idées pour mon histoire. Chacun son métier ! 🙂

ManneleLionel Larchevêque a sorti il y a peu Mannele (aux éditions Feuilles de menthe, avec Clotilde Perrin). À la rentrée, on découvrira Je voulais un chat (chez Alice) et Joe, roi du lasso avec Sylvie de Mathuisieulx (chez Samir Éditeur).
Retrouvez-le sur son site : http://lionellarcheveque.blogspot.fr.

Véronique Massenot :
Chère Madeleine,
je pense qu’il y a plusieurs réponses à ta question, car tous les éditeurs ne fonctionnent pas de la même façon. Je vais donc te parler de mon expérience à moi, celle que je connais le mieux !
Dans la collection Pont des Arts, pour laquelle j’écris régulièrement des histoires inspirées par l’œuvre de grands artistes, les deux cas se sont présentés.
Pour mes premiers livres (Chagall, Hokusai, Le Corbusier, Picasso…) c’est moi, l’auteure de l’album, qui ai aussi rédigé la double-page documentaire terminant le livre – celle qui raconte la vie de l’artiste, son époque, sa manière de créer… Mais pour les suivants (le facteur Cheval ou Matisse) la formule a changé : maintenant, c’est l’éditeur qui s’en occupe directement avec son partenaire spécialiste de l’enseignement (CANOPÉ).
J’avoue que j’aimais beaucoup le faire. Ce n’était pas compliqué parce que, pour inventer l’histoire du livre, de toutes façons, je fais beaucoup de recherches sur l’artiste, sa vie, son travail, ses idées… (Quand c’est possible, je vais voir l’œuvre « en vrai » au musée, par exemple.) Ce que j’invente ensuite y est forcément relié. C’est d’ailleurs le but de cette collection : faire un pont entre les arts !
Cela dit, je participe toujours à cette dernière double-page. Car une partie de celle-ci (La marmite des auteurs) est désormais réservée aux créateurs du livre (texte et images) qui peuvent expliquer ce qui les intéresse chez l’artiste choisi et comment ils ont travaillé chacun : pourquoi l’auteur a-t-il eu l’idée de tel ou tel personnage, pourquoi l’illustrateur a préféré peindre de telle ou telle manière… C’est drôle parce que, finalement, au lieu d’être rédacteur du documentaire comme avant, l’auteur en est presque devenu une partie du sujet !

merci facteurVéronique Massenot a sorti cette année deux albums : Merci Facteur ! (illustré par Isabelle Charly, chez L’élan Vert, une petite vidéo pour le découvrir) et Le Vieux Tigre et le Petit Renard (illustré par Peggy Nille, toujours chez L’élan Vert).
Retrouvez-la sur son site : http://veroniquemassenot.net.

Isabelle Wlodarczyk :
Bonjour Madeleine,
En fait, ça dépend : parfois, ce sont des spécialistes qui écrivent la partie documentaire. Dans mes livres, je demande à la faire parce que pour gribouiller mes bouquins, je me documente beaucoup. J’aime bien ensuite raconter ce que j’ai lu, restituer les faits. Ça demande, comme tu le dis, de faire des recherches, un peu comme un détective : tu farfouilles dans les articles, les documents. Parfois, tu lis même des vieux papiers aux archives et tu te plonges dans le passé ! Il m’arrive de tomber sur des histoires incroyables, des disparitions étranges, des morts louches… C’est là que je puise mes idées de romans.

Voltaire écraser l'infâmeIsabelle Wlodarczyk est auteure. Elle vient de sortir Voltaire, écraser l’infâme chez Oskar et elle sortira prochainement deux ouvrages en rapport avec l’Odyssée d’Homère : L’odyssée d’Homère pour réfléchir (chez Oskar) et Pénélope d’après l’Odyssée d’Homère (chez Amaterra). Retrouvez-la lors de l’interview que nous avons fait d’elle et sur son site.

Galia Tapiero (Kilowatt) :
Bonjour Madeleine,
Parfois les informations documentaires sont écrites par l’auteur mais pas souvent. Cela dépend de l’auteur et aussi de la longueur et de la difficulté de la partie documentaire. Mais quelle que soit la personne qui écrit, il faut faire des recherches pour être sûr de ne pas se tromper, pour ne pas oublier des informations importantes, pour vérifier une date ou un nom. On fait des recherches sur internet et on va à la bibliothèque. C’est passionnant de découvrir un nouveau sujet et d’apprendre. Chez Kilowatt, la partie documentaire de l’histoire Les Beignets de ma mère a été écrite par l’auteur et l’éditrice. Marion le Hir de Fallois, l’auteur, avait déjà vécu en Louisiane et s’intéressait beaucoup au sujet de la ségrégation. C’est elle qui a eu l’idée de rajouter une recette de cuisine. D’autres auteurs ont envie d’écrire des histoires sans se soucier du documentaire. Chaque livre est unique.

Galia Tapiero est éditrice chez Kilowatt.
Le site de la maison d’édition : http://www.kilowatt.fr.

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À taaaaaable !

Par 3 avril 2015 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, je vais vous parler d’un de mes sujets préférés : la nourriture !

ManneleQui était cette vieille femme qui vivait à l’écart et qui intriguait tant les gens ? Une ogresse pour certains, une sorcière pour d’autres. Il y en a même qui pensait qu’elle était une divinité hindo-brahmanique ! Chaque samedi, elle venait au village, toujours pour acheter la même chose, mais chacun se tenait à l’écart. Pourtant un samedi, elle ne vint pas et l’épicier demanda à son fils de lui porter ce qu’elle achetait habituellement.
Un conte qui fait un peu peur, magnifiquement illustré par Clotilde Perrin. On parle des préjugés et des rumeurs, de la peur, des légendes. On parle aussi de l’amitié intergénérationnelle et de la gourmandise (car, tant pis je raconte la fin, si la vieille dame mange bien des enfants… ils sont en brioche !).
Une belle histoire magnifiquement illustrée qui est suivie par la recette des Mannele, les bonshommes en brioche qui nous viennent d’Alsace.

la nuit du kougelhopfDans une nuit glaciale, trois hommes avancent montés sur des chevaux. La route a été longue, les chevaux sont fatigués. Ils croisent enfin un village, ils savent qu’ils vont pouvoir enfin se reposer. Sauf qu’au village, personne ne leur ouvre. Ici, on n’aime pas les étrangers surtout que l’un des hommes a la peau noire, le laisser entrer porterait malheur à la maison. Pourtant un enfant, ravi de recevoir trois princes, va ouvrir sa porte. Avec son père, Hans Kougel ils vont accueillir ces hommes qui vont leur offrir un étrange pain.
C’est une des versions de la légende du kougelhopf que nous raconte Lionel Larchevêque dans cette très belle histoire (superbement illustrée par Julie Faulques). On nous raconte donc la création de cette pâtisserie venue d’Alsace (en fin d’ouvrage on va trouver la recette et une partie documentaire)

Albert au pays du MunsterAlbert va passer ses vacances chez son oncle et sa tante dans les Vosges. Il va y rencontrer Tino, une jeune fille intrépide qui sent très fort des pieds… Mais si l’odeur ne venait pas de la jeune fille ? Forcément quand on parle du munster, on parle d’odeur ! Sorti dans la même collection que les deux ouvrages précédents, il est donc ici question du célèbre fromage vosgien. En fin d’ouvrage, un documentaire et une recette qui met l’eau à la bouche.

KIKI fait des crêpesKiki a une crêpe party avec ses copains, en plus, c’est lui qui s’occupe des crêpes ! Enfin… heureusement que sa maman est là pour l’aider à faire la pâte et lui montrer comment faire ! Sauf que Kiki, qui fait ses crêpes à la poêle, a un souci… Quand il les fait sauter, elles ne retombent jamais !
On connaît bien maintenant Kiki, le héros de Vincent Malone et Jean-Louis Cornalba. Kiki et ses allitérations en [k] et son humour ravageur. Kiki fait des crêpes garde la même recette que les précédents, et comme c’est une recette qu’on aime on ne s’en lasse pas !
Vive Kiki !
Le même vu par Des livres, etc.

Gâteau !Un coup de fil qui annonce un gâteau, forcément on fonce ! Sauf que les deux chats héros de cette histoire n’ont pas de chance… Le vélo est dégonflé, la voiture ne démarre pas, le bus est déjà passé, visiblement il n’y a pas de train… Vont-ils trouver une solution ?
Un album sans texte avec de très jolies illustrations sorti chez une maison qui connaît bien les livres sur la nourriture : La palissade ! Entre la BD et l’album jeunesse, voilà une histoire pleine d’humour avec deux héros très expressifs !

Le goût de la vanilleUn petit moineau gourmand s’envole. Il va suivre des sacs de riz et embarquer sur un cargo. Et voilà notre moineau dans un pays qu’il ne connaît pas et qui va découvrir des saveurs qu’il ne connaît pas.
Le goût de la vanille de Bob Graham est un album aussi doux que la vanille (un peu trop à mon goût, d’ailleurs). L’histoire d’un oiseau et d’une petite fille qui vont goûter pour la première fois de la vanille. On parle donc de la découverte des saveurs nouvelles, on parle aussi du voyage, de la nourriture qui traverse les océans.
Un album plein de douceur.
Le même vu par Sous le feuillage.

Et GloupsAu fond de l’océan, un zooplancton s’étire quand soudain… une crevette qui passe par là l’avale ! La crevette se sent bien, elle se repose sur le sable, mais soudain… un éperlan la gobe ! L’éperlan a bien mangé, il est ravi, mais soudain…
Vous l’aurez compris, on parle ici de la chaîne alimentaire. Sauf que l’album est plein de surprises, les choses ne se passent pas toujours comme on les imagine ! On soulève des volets, on découvre qui vient de prendre son repas. C’est drôle, ludique et en même temps pédagogique (on apprend qui mange quoi).
Un petit album plein d’humour et de suspense.

Lou p'tit loup et les abeillesLou P’tit Loup adore le miel. Sauf que qui dit miel, dit abeille ! Et les abeilles, ça pique… Pourtant, aidé par son ami Nounours, ils vont tenter de se déguiser pour ne pas se faire repérer des abeilles… Encore faut-il aller à la bonne adresse !
On commence à connaître le nouveau héros d’Antoon Krings (auteur des Drôles de petites bêtes), Loup p’tit loup. Un héros tendre qui plaît beaucoup aux enfants qui aiment les histoires pleines de douceur. Dans cette histoire, on apprend que c’est un sacré gourmand. Grâce à l’amitié et l’entraide, il va assouvir son envie de se régaler.
Le nouvel épisode d’une série aux belles illustrations à la peinture.
Le même vu par Enfantipages.

La pizzaEt maintenant une pizza, ça vous dit ? D’accord, mais avant, vous savez, vous, comment a été créée la pizza ? Et bien grâce à Raphaël Fejtö vous allez le savoir !
Entre l’album et le documentaire, ce petit livre sur l’invention de la pizza est drôle, bien conçu et vraiment adapté aux plus jeunes. On a vraiment l’impression de lire une histoire… tout en apprenant l’Histoire d’un plat que les enfants connaissent bien !
La pizza est un des titres de la collection Les p’tites inventions et il donne bien envie de connaître les autres ouvrages de la série !

Pour finir cette chronique, je vous propose de passer aux fourneaux !

Cuisine marocaine des petits chefsEt l’on commence par le très beau livre de cuisine marocaine sorti aux Éditions du Jasmin. Salade de laitue à l’orange, briwattes aux légumes, tajine aux légumes du soleil, yaourt aux fruits secs, thé à la menthe… ici, les recettes sont simples, à la portée des enfants (même si l’aide des parents est vivement conseillée). Chaque recette est complétée par une petite info et l’on trouve même des petits détails pratiques et des informations sur les épices.
Un album de cuisine aux belles illustrations, sorti en partenariat avec l’Institut du monde arabe.

Coffret copcakes pour les enfantsUn petit cupcake ? Les éditions Usborne nous proposent un coffret avec un livre de recettes, des caissettes en papier (beaucoup) et des piques de décoration (20). Les recettes sont simples, bien expliquées (étape par étape) et l’on va pouvoir tester plus de vingt recettes de cupcakes. On y trouve aussi des conseils, des idées et des informations sur les allergies ! Par contre, le coffret (et son contenu) étant fabriqué en Chine nous n’avons pas osé utiliser les caissettes (qui sentaient extrêmement fort les produits chimiques).
Un coffret avec lequel on va s’amuser à créer de jolis cupcakes… et l’on va surtout se régaler !

Quelques pas de plus…
Un tableau pinterest regroupe les livres de cuisine pour enfant que nous avons chroniqués.
Nous avons déjà chroniqué des ouvrages de Lionel Larchevêque (La princesse qui n’aimait pas les princes, Arsène veut grandir et Mamythologie), de Clotilde Perrin (Le bonhomme et l’oiseau et L’ogre bouquiniste), de Julie Faulques (L’histoire de vraie de Kiki la tortue géante et  L’histoire vraie de Ralfone l’orang-outan), de Vincent Malone (Histoires avant de bien dormir, Mon ami le zombie, Kiki est kaki, Kiki a un kiki, Kiki en Amérique, La grande petite bibliothèque de Rose et Émile, Kiki kiffe l’écolePapa Houêtu, Maman HoutuvaKiki fout le camp, Kiki King de la banquise, Kiki fait caca et Quand papa était petit il y avait des dinosaures), de Jean-Louis Cornalba (Histoires avant de bien dormir, Kiki est kaki, Kiki a un kiki, Kiki en Amérique, Kiki kiffe l’école, Kiki fout le camp, Kiki King de la banquise et Kiki fait caca), de Terkel Risbjerg (Crocs), de Corinne Boutry (Le monde imaginaire de Martin et Anatole et le chêne centenaire), de Laurent Richard (Ca…caca…catastrophe !, Au lit Ludo, Au revoir, bonjour !, Le seul roi, c’est moi, Tao, le petit samouraï, La malédiction de la sorcière, Plus vite !, et On a volé la recette de la galette des rois !), d’Antoon Krings (Lou P’tit Loup et la bergère et L’herbier des drôles de petites bêtes) et de Raphaël Fejtö (À quoi tu sers ?).  Retrouvez aussi notre interview de Lionel Larchevèque.

Mannele
Texte de Lionel Larchevêque, illustré par Clotilde Perrin
Le thé aux histoires dans la collection Parfum d’Alsace et de Lorraine
13,90 €, 238×205 mm, 32 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2014.
La nuit du kougelhopf
Texte de Lionel Larchevêque, illustré par Julie Faulques
Le thé aux histoires dans la collection Parfum d’Alsace et de Lorraine
13,90 €, 238×205 mm, 32 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2014.
Albert au pays du munster
Texte d’Amandine Meyer, illustré par Thomas Gosselin
Le thé aux histoires dans la collection Parfum d’Alsace et de Lorraine
13,90 €, 238×205 mm, 32 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2014.
Kiki fait des crêpes
Texte de Vincent Malone, illustré par Jean-Louis Cornalba
Seuil Jeunesse dans la collection L’ours qui pète
6,90 €, 160×160 mm, 32 pages, imprimé en France, 2015.
Gâteau !
de Terkel Risbjerg
La Palissade
10,50 €, 157×164 mm, 30 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2015.
Le goût de la vanille
de Bob Graham (traduit par Michèle Moreau)
Didier Jeunesse
13,90 €, 207×300 mm, 40 pages, imprimé en Chine, 2015.
Et gloups !
Texte de Corinne Boutry, illustré par Laurent Richard
Beluga
11 €, 155×220 mm, 28 pages (+ rabats), imprimé en Italie, 2014.
Lou P’tit Loup et les abeilles
d’Antoon Krings
Gallimard Jeunesse Giboulées dans la série Lou P’tit Loup
6,20 €, 195×195 mm, 28 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2014.
La pizza
de Raphaël Fejtö
Playbac dans la collection Les p’tites inventions
6,90 €, 150×200 mm, 32 pages, imprimé en Slovénie chez un imprimeur éco-responsable, 2015.
Coffret cupcakes pour les enfants
de Fiona Patchett et Abigail Wheatley (traduit par Nathalie Chaput, Véronique Dreyfus, Claire Lefebvre, Christine Sherman et Caroline Slama).
Usborne
14,95 €, 192×244 mm, 64 pages, imprimé en Chine, 2015.
Cuisine marocaine des petits chefs
d’Amal Harizia
Éditions du Jasmin
13,50 €, 220×220 mm, 32 pages, imprimé en Belgique, 2015.

À part ça ?

Cuisiner pour ses enfantsOn termine avec un ouvrage qui ne s’adresse pas directement aux enfants, mais qui les concerne quand même ! Cuisiner pour ses enfants pour qu’ils finissent toujours leurs assiettes, sorti chez Larousse est un petit livre (format poche) qui propose une centaine de recettes qui risquent de plaire aux difficiles ! Pizza au chèvre et aux pommes de terre, spaghettis à la sauce et au basilic, gâteau d’anniversaire au chocolat, mais aussi petites soupes à la tomate et à la carotte, gnocchis au mascarpone et aux tomates ou encore salade de semoule tricolore. On va manger de tout, en se régalant ! Et comme toujours avec les petits livres de cuisine Larousse la maquette est claire et belle (avec de belles photos), les recettes sont faciles et le livre est à petit prix (moins de 6 € !). Bref, on adore !
Cuisiner pour ses enfants pour qu’ils finissent toujours leur assiette, auteur non crédité, Larousse (dans la collection Tous à Table !), 5,95 €.

Gabriel

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Chouette, on peut mettre deux Alice Brière-Haquet dans la valise !

Par 10 juillet 2014 Livres Jeunesse

Vous savez (sinon vous le saurez) à quel point j’aime la plume d’Alice Brière-Haquet. Deux de ses albums viennent de ressortir en petit format. Petit format ça veut dire petit prix… mais ça veut aussi dire « facile à transporter ». Voilà donc deux super albums à mettre dans sa valise.

la princesse qui n'aimait pas les princesIl était une fois, dans un royaume lointain, une princesse qui, d’après son père, était bonne à marier. Il faut dire qu’elle avait réussi à faire une super mayonnaise. On fit donc venir, comme de coutume, tous les princes des environs afin de trouver mari. Seulement, voilà, aucun d’eux ne lui plaisait. Il fallut donc chercher plus loin… puis encore plus loin, car jamais la princesse ne trouvait celui qui faisait battre son cœur… jusqu’au jour où…
Vous avez peut-être entendu parler de La princesse qui n’aimait pas les princes. Il faisait partie des livres pointés du doigt par quelques coincés du bulbe qui souhaitaient une littérature jeunesse dont rien ne dépasse, lisse et qui, surtout, ne promeut pas des choses que la morale réprouve. Forcément, cette histoire de princesse qui à la fin (oui, je vous raconte la fin, mais si vous n’y tenez pas passez donc au prochain retour à la ligne) se rend compte qu’elle préfère une fille à tous ces princes.
C’est drôle, bien écrit (comme toujours avec Alice Brière-Haquet), on se régale ! Dans ses illustrations, Lionel Larchevèque rend hommage à de nombreux personnages de la littérature jeunesse et là aussi quel bonheur !
Un super album à lire, à relire et à rerelire pour se rappeler qu’il ne faut pas toujours prendre les chemins balisés.

Le Chat d'ElsaDans une grande maison vivait Elsa. Elle aurait pu s’ennuyer seule comme ça, mais non, car Elsa avait un chat. Ses parents, qui ne voyaient pas son ami, félicitaient Elsa pour son imagination jusqu’au jour où ils en eurent assez de ses histoires bizarres. De l’imagination ? Des histoires bizarres ? Mais non Elsa n’inventait rien ! Il était là ce chat ! Qui aurait vidé le pot de confiture ou fait des dessins sur les livres de papa, sinon ? Quand même pas Elsa !
Le chat d’Elsa est une très jolie histoire, pleine d’humour, sur l’imagination des enfants (et sur les amis imaginaires), sur les parents un peu trop absents et sur les bêtises. Elsa ne se sent jamais seule avec son ami. Et qui prouve qu’il n’existe pas ? Qui prouve aussi que ce n’est pas Elsa l’amie imaginaire du chat ?
Père Castor a eu bien raison de ressortir ce très joli album illustré par la talentueuse Magali Le Huche.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué des ouvrages d’Alice Brière-Haquet (Pouce !, Le petit prinche, Le bonhomme et l’oiseau, Rouge !Mon voyage en gâteau, MélinaPierre la Lune, Mademoiselle Tricotin, Une vie en bleu, Aliens mode d’emploi, Dis-moi l’oiseau, Le peintre des drapeaux, Paul, A quoi rêve un pissenlit ? et Perdu !), Lionel Larchevèque (Arsène veut grandir et Mamythologie) et Magali Le Huche (Les Pourquoi de Non-Non, Pépito super-héros, Drôles de courses pour Monsieur Ours, Non-non veut faire du sport mais a un peu la flemme, Le loup et la soupe aux pois, A la piscine, L’arpenteur, Le voyage d’Agathe et son gros sac, Le poisson perroquet). Nous les avons interviewé tous les trois, retrouvez nos interviews d’Alice-Brière Haquet, Lionel Larchevèque et Magali le Huche.

La princesse qui n’aimait pas les princes
Texte d’Alice Brière-Haquet, illustré par Lionel Larchevèque
Actes Sud Junior dans la collection Encore une fois…
4,95 €, 150×190 mm, 40 pages, imprimé au Portugal (2014, première édition : 2010).
Le chat d’Elsa
Texte d’Alice Brière-Haquet, illustré par Magali Le Huche
Père Castor dans la collection Les p’tits albums du Père Castor
5,50 €, 170×210 mm, 32 pages, imprimé en France (2014, première édition : 2011).

À part ça ?

Parce qu’après tout on a le droit aussi de lire des livres pour nous…

meres anonymesIl y a Angélique, Caroline, Marie… et beaucoup d’autres. Elles se rejoignent parfois le soir pour échanger, pour parler de leurs expériences, pour s’entraider, se sentir moins seules. Toutes se retrouvent aux Mères Anonymes. Il y a la mère complètement dépassée, la maman solo, celle qui aimerait insulter ses enfants, celle qui prend des trucs pour tenir le coup…
Mères anonymes de Gwendoline Raisson et Magali Le Huche c’est une BD dans laquelle beaucoup de parents risquent de se reconnaître. Il faudrait attaquer en justice tous ceux qui nous disent, quand on attend un enfant, « tu verras c’est QUE du bonheur ! ». Pour se rendre compte de ce qui nous attend, il vaut mieux lire Mères Anonymes.
Une super BD (à l’édition soignée) bourrée d’humour et de tendresse pour rire de situations pas toujours drôles.
Extraits.
Mères Anonymes, scénario de Gwendoline Raisson, illustrations de Magali Le Huche, Dargaud, 17,95 €, 2013.

Le guide du mauvais père 2Je vous avais déjà parlé du Guide du Mauvais Père… Il n’a pas fini d’être horrible avec ses enfants puisque voici le tome 2 !
Pour être le meilleur papa du monde il n’hésite pas à nourrir ses enfants de sushis et magnums au chocolat et le tout en regardant la télé, il critique les autres parents devant ses enfants, il adore faire durer le suspense quand il s’agit d’arracher une dent (accrochée à un fil qui est relié à une porte), en vacances, il prévient son fils qu’il a le lit le plus proche de la porte pour protéger sa sœur si un psychopathe entre… Bref, vous l’aurez compris, ce père ne fait pas toujours tout pour rassurer les enfants, il est même parfois plus que limite… et pourtant on l’adore !
Une super BD avec un humour bien mordant.
Extraits.
Le guide du mauvais père -2-, de Guy Delisle, Shampooing, 9,95 €, 2014

Une autre super BD sur la parentalité que l’on avait chroniqué : We are Family.

Gabriel

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