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Les invités du mercredi : Amélie Graux, Muriel Montagut et Loren Bes (+ concours)

Par 26 novembre 2014 Les invités du mercredi

En ce mercredi d’ouverture du salon de Montreuil, nous recevons tout d’abord Amélie Graux, une illustratrice aux multiples facettes. Puis j’ai demandé à l’auteur-éditrice et à l’illustrateur de Léopold et le chat perché de nous parler de cet ouvrage que j’ai particulièrement aimé. Entre les deux vous pourrez gagner J’aime mes cauchemars illustré par Amélie Graux, grâce à Gallimard Jeunesse. Bon mercredi à vous


L’interview du mercredi : Amélie Graux

Amélie GrauxParlez-nous de votre parcours.
Dès que j’ai été en âge de tenir un crayon, j’ai rempli des kilo-tonnes de feuilles de dessins en tout genre. Je dessinais aussi à quatre mains avec mon grand-frère et mon voisin. Le dessin a toujours été au centre de ma vie, et une prodigieuse source de plaisir.
Alors j’ai, tout naturellement, fait des études d’Arts aux Arts Décoratifs de Paris où je me spécialisai en Animation. Après notre diplôme, un film en pâte à modeler, réalisé en collaboration avec Anne-Laure Bizot, qui obtint un prix à Annecy et fut acheté par Canal +, Qui veut du pâté de foie ?, je décidai de faire des livres.

Quels livres ont marqué votre enfance et votre adolescence ?
max et les maximonstresBien des livres ont marqué mon enfance.
Ils sont nombreux car ma mère, passionnée de littérature, nous inondait d’ouvrages passionnants.
Je citerais tous les livres de Roald Dahl, dont l’Énorme crocodile et Sacrées sorcières.
Max et les maximonstres, évidemment !
Sendak est vraiment parmi mes illustrateurs favoris !
Les trois brigands et Héloïse m’ont également fortement marquée, ainsi que des tas d’autres mais là on n’en finirait plus.

Vous n’utilisez pas toujours les mêmes techniques, si on pense, par exemple, aux Oops et Ohlala vont à l'écoleOops et Ohlala ou à Pouce. Quelles sont ces techniques et comment choisissez-vous la technique que vous allez utiliser pour un projet ?
Ma technique et mon style évoluent tout le temps parce que sinon, quel ennui !
Ce que je recherche avant tout, c’est l’expression des personnages, il est donc impératif que mon dessin reste vivant, voilà pourquoi je remplis des tas de carnets de croquis, beaucoup réalisés dans le métro, inépuisable source de modèle vivant. Je participe au collectif De lignes en ligne, de croqueurs dans le métro : http://www.delignesenligne.com/croqueurs.php?IdAuteur=164#.

J'aime mes cauchemarsParlez-nous aussi de votre dernier album, J’aime mes cauchemars.
L’album J’aime mes cauchemars a été un véritable coup de cœur. J’ai lu le scénario de Séverine Vidal et je me suis aussitôt projetée dans l’histoire. J’ai eu la vision de ce que je voulais faire. Tout est allé très vite, j’ai tout de suite trouvé les personnages. Je me réveillais la nuit en pensant aux compositions des images, ce fut très exaltant !

Quelques mots sur vos projets ?
Je viens de finir le quatorzième de mes imagiers à toucher et je travaille sur la suite de mon album C’est pas moi c’est mon loup, chez Milan, sur la suite de Pouce chez Flammarion et sur un album écrit par Susie Morgenstern chez Nathan.
Et puis Séverine Vidal m’a proposé une petite série de livres, intitulée June et Jo qui me plaît drôlement. Nous allons la présenter chez Gallimard et ça risque d’être plutôt savoureux…

Bibliographie sélective :

  • Mes animaux préférés, texte et illustrations, Milan (2014).
  • Révolution dans la savane, illustration d’un texte de la classe de CP-CE1 de l’école Jean de La Fontaine à Neuilly-sur-Marne, Talents Hauts (2014).
  • Série Oops et Ohlala, illustration de textes de Mellow, Talents Hauts (2013-2014), que nous avons chroniqués ici, ici, ici, ici, ici, ici et .
  • J’aime mes cauchemars, illustration d’un texte de Séverine Vidal, Gallimard Jeunesse Giboulées (2014), que nous avons chroniqué ici.
  • Je fais le marché, texte et illustrations, Milan (2014).
  • Dis papa, dis maman, tu fais quoi quand j’suis pas là ?, illustration d’un texte de Camille Seydoux, Sarbacane (2014).
  • Pouce !, illustration d’un texte d’Alice Brière-Haquet, Père Castor (2014), que nous avons chroniqué ici.
  • Comptines des papas, illustration d’un texte de Gilles Diederichs, Nathan (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Mon pirate à moi, illustration d’un texte de Myriam Ouyessad, Élan Vert (2013).
  • Mon papa, c’est le roi !, illustration d’un texte de Sandrine Lamour, Lito (2012).
  • 9 mois pour attendre un petit frère ou une petite sœur, illustration d’un texte de Catherine Dolto et Colline Faure-Poirée, Gallimard Jeunesse Giboulées (2012), que nous avons chroniqué ici.

Retrouvez Amélie Graux sur son site : http://grasduchou.ultra-book.com.

Concours
Grâce à Gallimard Jeunesse Giboulées, je vais faire un heureux parmi vous. Parlez-moi en commentaire de vos enfants et de leurs cauchemars (anecdote, etc.). Si vous n’en avez pas envie ou si vous n’avez pas d’enfant, vous pouvez dire que vous souhaitez juste participer. Je tirerai au sort parmi vos réponses et l’heureux-se gagnant-e recevra, J’aime mes cauchemars. Vous avez jusqu’à mardi 20 h. Bonne chance à tous !


Parlez-moi de… Léopold et le chat perché

Régulièrement, on revient sur un livre qu’on a aimé avec son auteur, éventuellement son illustrateur et son éditeur. L’occasion d’en savoir un peu plus sur un livre qui nous a plu. Cette fois-ci, c’est sur un de nos coups de cœur, Léopold et le chat perché (chroniqué ici), de Muriel Montagut et Loren Bes que j’ai eu envie de revenir.

Oups éditionsMuriel Montagut (l’éditrice, Oups édition) :
Oups
est une association de bénévoles convaincus que l’acceptation de l’autre passe parfois par la banalisation de sa différence. L’homoparentalité telle que nous la traitons dans nos livres est un élément subsidiaire de nos histoires. Néanmoins elle est là, clairement posée et ouvertement banalisée, pour que les enfants, concernés par ce type de situation familiale, puissent y puiser des modèles identificatoires qui leur font défaut.
En effet, nul besoin pour eux d’explication sur leur fonctionnement familial qu’ils connaissent parfaitement. Par contre, ils ne peuvent qu’apprécier des héros qui leur ressemblent, vivant des aventures ordinaires et extraordinaires, avec en toile de fond, deux mères ou deux pères qui veillent attentivement sur eux.
Nos histoires s’adressent bien sûr à tous les enfants qui pourront peut-être puiser dans ces livres l’idée que cette différence familiale en somme est des plus insignifiantes…
Le site d’Oupshttp://www.oupseditions.fr.

Loren BesLoren Bes (l’illustrateur) :
J’ai énormément apprécié illustrer ce livre-ci. Ce Léopold, et ce chat perché, cette famille et l’univers de pirates un peu saugrenu. Ce contraste entre cet univers un peu fou, sautillant, poissons frais, cuistot et hamac débraillé, péroquetant et pétaradant, et l’univers de l’école, la vision d’un certain sérieux, apprentissage, rangé, une certaine formalité, la transmission, je l’espère, de valeurs et propos pensés. Et cet enfant, ce chat, cette rencontre qui apparaît juste au milieu, comme une petite étincelle qui lie ces deux univers.
J’ai tout à fait par hasard découvert l’association éditoriale Oups. Leur ligne éditoriale m’a attiré, prendre part à cette petite brique de tolérance, au sein de ce grand édifice qui est en train de se construire m’a beaucoup plu. J’aime, et je prends position. Il me semble, pour ma part, que l’illustration et mes choix de livres sont la meilleure opportunité que j’ai de m’exprimer. Les mots ce n’est pas trop mon truc, mon expression est bien souvent emberlificotée… les traits par contre, les couleurs, j’arrive bien mieux à les placer.
Les premiers échanges avec Muriel ont fini de me convaincre, on était sur la même longueur d’onde quant aux propos à « défendre », quant au livre qu’on envisageait, quant à la forme que l’on voulait lui donner. Et ceci est assez rare pour être noté et souligné ! J’ai aussi beaucoup aimé la légèreté, la finesse, la justesse, et la sagesse de sa vision des choses.
Muriel avait vu un dessin de pirates sur mon site, et tout en insistant sur le fait qu’elle me laissait toute liberté, m’a suggéré « c’est un peu comme ça que je verrai les choses ». Ce genre de mot met en confiance, et permet de se plonger dans les images sans trop se poser de questions… se laisser aller au gré de l’inspiration. L’univers pirate, je ne sais pas vraiment « pourquoi », m’amène vers des couleurs à dominante sépia, quelque peu « tâché », par les aléas, l’intensité, l’aventure de la vie. Le chat est vert. C’est comme ça !! Probablement resté perché trop longtemps.
J’essaye que chaque livre soit différent des autres, qu’il ait une sorte d’identité, unique. Donc c’est ce que j’ai essayé ici, dans cet univers que j’ai trouvé joyeux, serein, teinté d’une certaine poésie, et enrobé de sens.
Le site de Loren Bes : http://lorenbes.com.

Muriel Montagut (l’auteur) :
En premier lieu, j’avais envie en écrivant ce texte d’explorer l’univers de la piraterie en jouant avec les codes habituels, comme suggérer que des pirates puissent avoir un idéal de non-violence.
Pour les éditions Oups, je trouvais intéressant de parler du sentiment de différence que beaucoup d’enfants peuvent ressentir à l’école : pour les camarades de Léopold, enfant pirate, qui met les pieds dans une école pour la première fois de sa vie, quelque chose ne colle pas. Ce n’est pas le fait qu’il ait deux pères, ça, ce n’est pas si étonnant. C’est plutôt qu’il soit pirate qui est intrigant. Pourrait-il vraiment être un vrai pirate comme en rêvent les enfants ?
J’ai découvert l’univers tout en suggestion et en finesse de Loren Bes, qui incite au voyage et à la poésie. On apprécie l’équilibre de chaque illustration pour ce qu’elle dégage d’une manière générale, mais on adore aussi s’y perdre dans le détail… J’ai tout de suite eu envie de travailler avec lui. Au fil de notre collaboration, je découvrais qu’il se jouait des couleurs comme j’appréciais le double sens des mots, avec un fond d’humour et de décalage qui m’a vraiment séduite.
Je crois que ce plaisir partagé peut s’éprouver à la lecture du livre : on le termine avec l’idée que si l’essentiel est dans la belle rencontre d’un enfant pirate avec un chat perché, et il est peut-être tout autant dans une multiplicité d’ailleurs…

Léopold et le chat perchéLéopold et le chat perché
Texte de Muriel Montagut
Illustré par Loren Bes
Sorti chez Oups éditions
2014.
Chroniqué ici.

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Des amis perchés

Par 15 septembre 2014 Livres Jeunesse

Nos deux héros du jour vont trouver l’amitié perchée sur un arbre.

Léopold et le chat perchéLéopold vit avec ses deux pères sur un bateau de pirate, c’est d’ailleurs ce qu’il est, un pirate ! Le cuisinier du bateau interroge un jour l’enfant pour savoir si l’école ne lui manque pas. L’école ? Léopold ne s’était jamais posé la question ! Il voudrait voir ce que c’est, ses pères acceptent. Mais quand, en classe, Léopold doit dessiner sa famille, personne ne le croit, « les enfants pirates, ça n’existe pas ! ». Léopold devra prouver qu’il est bien, qui il dit être.
Oups éditions est une nouvelle maison d’édition dont le but est la banalisation de l’homoparentalité. Ici, Léopold a deux papas, mais c’est juste une donnée, ça ne change rien à l’histoire, disons-le clairement, on s’en fout qu’il ait deux papas ! Et ça, c’est quand même une super idée. Je l’avais déjà dit, on avancera beaucoup plus avec des livres où les « différences » sont des données parmi tant d’autres qu’avec des livres « militants » qui ne s’adressent qu’aux gens concernés (je rêve d’un copain de Tchoupi ou de Petit Ours brun vivant dans une famille homoparentale).
Ici, on parle de l’école, de l’amitié, du fait de se défendre autrement que par la violence. Et surtout, c’est le talentueux Loren Bes qui illustre cette histoire, et c’est franchement beau !
Pour tout savoir sur cette jolie maison d’édition : http://www.oupseditions.fr.

Le renard perchéUn enfant voit un renard perché sur une haute branche d’un arbre. Celui-ci lui explique qu’il attend un ami, c’est pour ça qu’il regarde au loin. L’enfant se joint à lui, ensemble ils vont attendre. Il va aussi nourrir l’animal qui n’ose pas descendre de peur de rater son ami. Il y aura aussi la pluie, le vent, mais rien n’y fait, tous deux continuent d’attendre. Mais l’enfant s’interroge, que se passera-t-il quand l’ami arrivera ? Il s’entend si bien avec le renard…
Le renard perché est un album extrêmement poétique, tant dans le texte que dans les illustrations. On parle ici, vous l’aurez compris, d’amitié. C’est très doux, très tendre, c’est le genre d’album qu’on lit et relit avec plaisir et qu’on peut même ouvrir pour admirer les illustrations délicates. Bien sûr, on repense à un livre bien connu (et avec lequel j’ai personnellement du mal), mais ici il n’est pas question d’apprivoiser, mais plutôt de rencontre, d’amitié partagée, l’animal est ici à égalité avec l’enfant.
Un album aussi esthétique que poétique sur l’amitié.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué plusieurs ouvrages de Loren Bes (Le monde imaginaire de Martin, Les yeux du parapluie et Raconte-moi la Révolution…) et nous l’avons également interviewé.
D’autres livres sur l’homoparentalité et l’homosexualité dans notre album Pinterest.

Léopold et le chat perché
Texte de Muriel Montagut, illustré par Loren Bes
Oups éditions
14 €, 210×210 mm, 48 pages, imprimé en Espagne, 2014.
Le renard perché
Texte de Quitterie Simon, illustré par Magali Dulain
Casterman dans la collection les albums Casterman
13,95 €, 240×310 mm, 32 pages, imprimé en France, 2014.

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Une imagination débordante

Par 22 septembre 2013 Livres Jeunesse

Et si on s’évadait ?

Une princesse au palaisComme tous les mercredis elle attend sa grand-mère au café, installée à une table, la même que d’habitude. Autour d’elle ça vit… des amoureux qui se retrouvent, des religieuses qui fêtent un anniversaire, une femme à la tête d’antilope, des comédiennes du théâtre d’à côté qui boivent un café, le patron a la tête d’ours qui ne s’arrête jamais,… tout en observant ce petit monde, elle s’ennuie un peu, elle dessine…

Une princesse au palais est un album qui ne laisse pas indifférent : chef d’œuvre pour certains, « mais qu’est-ce que c’est que ce truc » pour d’autres (j’avoue me situer entre les deux, un pied de chaque côté). Cécile Roumiguière et Carole Chaix créent un monde entre réalité et imaginaire, celui que se créent les enfants quand ils s’ennuient. L’enfance le personnage en sort un peu, car on parle aussi de grandir ici… remportera-t-elle avec elle le doudou qui l’accompagne ? Qu’est ce qui fait que son ventre est « dur et noué »? Un grand album extrêmement poétique, très graphique, à l’atmosphère étrange. Le genre d’album qui marque.
Une vidéo qui vous permettra d’entrer dans cet univers. Réécoutez l’émission Écoute, il y a un éléphant dans le jardin qui en parle longuement avec ses auteurs.

Le monde imaginaire de MartinMartin aime s’évader, il s’enfuit dans un palais qu’il a créé pour éviter les moqueries (faut dire que les rêveurs, on s’en moque souvent). Martin a inventé son monde et finalement il est plus heureux là… s’il y restait ?

Les thèmes abordés dans Le monde imaginaire de Martin sont nombreux (volontaires ou non), on parle ici de la création (Martin dessine son monde), de l’imaginaire mais aussi, d’après moi, de l’autisme (Martin s’enferme dans son monde loin des autres). Je suis toujours aussi fan du dessin de Loren Bes qui a encore ici fait un travail superbe (même si j’ai l’impression qu’il a voulu rendre son univers plus « accessible » notamment dans le personnage de Martin). Un très bel album sur les rêveurs.
Vous pouvez le feuilleter ici.

Quelques pas de plus
Ce n’est pas la première fois que nous faisons une chronique sur l’imaginaire, vous pouvez par exemple lire celle-ci ou celle-là.
Nous avons déjà chroniqué des livres de Corinne Boutry (Anatole et le chêne centenaire) et Loren Bes (Les yeux du parapluie et Raconte-moi la Révolution…). Retrouvez aussi notre interview de Loren Bes.

Une princesse au palais
Texte de Cécile Roumiguière, illustré par Carole Chaix
Éditions Thierry Magnier
19€, 276×376 mm, 40 pages, imprimé au Portugal, 2012.
Le monde imaginaire de Martin
Texte de Corinne Boutry, illustré par Loren Bes
Mazurka
13€, 210×270 mm, 36 pages, imprimé en Union Européenne, 2013.

A part ça ?

On a a jouté une interview, celle de Lesly Carrer, dans notre fiche sur les vendeurs de droits à l’étranger, allez la lire .

Gabriel

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Les invités du mercredi : Cécile Hudrisier et Loren Bes (+ concours)

Par 29 août 2012 Les invités du mercredi

La rentrée arrive et donc on reprend nos bonnes vieilles habitudes et on retrouve nos invités du mercredi et les bonus habituels (un nouveau bonus, en alternance avec En vacances avec, La chronique de et Le coup de cœur et le coup de gueule de arrive d’ici quelques semaines). Pour bien commencer l’année et ne pas regretter que les vacances soient finies il me fallait de bons invités ! Et c’est Cécile Hudrisier qui a accepté de répondre à mes questions et Loren Bes avec qui nous (re)partons en vacances ! Ah et un dernier détail… aujourd’hui le blog a un an ! Souvenez-vous…


L’interview du mercredi : Cécile Hudrisier

Inutile de présenter, je pense, Cécile Hudrisier, illustratrice de grand talent à qui on doit notamment Le fil rouge et de nombreux livres chez Didier Jeunesse (dont Comptines pour chanter en anglais qui est à gagner à la fin de l’interview). Chez La mare aux mots on l’apprécie beaucoup et je sais que vous êtes également nombreux à l’apprécier. Merci à elle d’avoir accepté cette interview.

Quel a été votre parcours ?
Après une maîtrise d’arts plastiques soutenue à Toulouse en 1999, je me suis orientée vers le domaine de l’illustration jeunesse. J’ai commencé par envoyer un book à Milan Presse, j’ai obtenu quelques rendez-vous dans les rédactions, et c’est ainsi que l’aventure a commencé !
Tout en travaillant pour les différents magazines publiés par Milan presse, j’ai eu envie de proposer un projet personnel que je venais d’écrire et d’illustrer (Gégé et les moutons) à une maison d’édition dont j’avais repéré le catalogue : Didier Jeunesse. Mon travail étant très en matière (bois, carton, papiers collés, ficelle…), j’ai pensé que je pourrais intéresser cette maison d’édition. J’avais vu juste : Gégé et les moutons est sorti en 2000 grâce à cette première collaboration avec Didier Jeunesse. Recevoir ce premier carton rempli de livres « faits » par moi fut l’un des plus beaux jours de ma vie.
Depuis, les albums se sont enchaînés, la plupart édités chez Didier Jeunesse, quelques uns chez Milan ou Thierry Magnier, et je reste toujours aussi émue quand le carton d’exemplaires d’auteur arrive chez moi !

Quels sont les illustrateurs qui ont marqué votre enfance et votre adolescence ? Vous ont-ils inspirée ?
J’avoue, je ne suis pas une grande lectrice. Petite, j’avais peu d’albums. Je me souviens de recueils de Grimm et Andersen aux illustrations assez flippantes, style gravures, que j’aimais beaucoup. Je me souviens aussi de la série des Martine, avec la précision des illustrations… L’histoire, je m’en fichais, ce qui m’intéressait c’était chaque petit détail dans l’illustration, une petite coccinelle cachée sous un brin d’herbe,… j’adorais décortiquer chaque image jusqu’à la connaître par cœur.
Aujourd’hui encore, j’ai gardé ce goût pour l’anecdote, la « micro-histoire ». J’essaie toujours de rajouter des petits détails dans mes illustrations. C’est comme le cadeau « Bonux », on croît avoir tout lu, tout vu, et puis, hop, surprise !
On se sent alors comme un lecteur privilégié, mis dans la confidence…

Comment travaillez-vous ? Quelle est votre technique ?
J’ai différentes techniques, c’est justement ce qui me plaît dans ce métier. Un jour je suis bricoleuse, armée de mon pistolet à colle et d’un gros cutter, le lendemain, je suis couturière avec des ciseaux extra fins et des fils colorés, le jour d’après je joue du pinceau et j’aquarellise, je dessine au crayon, je peins, le suivant, je scanne des tissus et bidouille mes couleurs à l’infographie. Bref, je me sens plus plasticienne qu’illustratrice. J’aime ce côté touche à tout.

Vous êtes une des jeunes illustratrices les plus connues, est-ce que cette célébrité vous permet plus de liberté ?
Euh ? Je me demande si la question s’adresse bien à moi, là ! Sans rire, je ne suis plus vraiment jeune… et « célèbre » ! ouhlà…on en est loin, hein…
Bon, en tout cas, oui, connue ou pas, je me sens libre de pouvoir choisir les projets qui me motivent le plus et ça, c’est un grand bonheur ! Je travaille chaque jour avec plaisir sur des histoires qui me font rire ou qui m’émeuvent. Et cela fait maintenant 13 ans que ça dure… Certains de mes albums sont de beaux succès (souvent partagés avec « mon » auteur fétiche Pierre Delye) ce qui me permet d’être sans doute plus sereine.

Quels sont vos projets ?
Je travaille actuellement sur les dernières planches de mon prochain album perso P’tit Biscuit ou l’histoire du bonhomme de pain d’épices qui ne voulut pas finir miettes qui paraîtra à l’automne chez Didier jeunesse. Cela faisait presque 10 ans que je n’avais pas eu d’album « complet », texte et illustration. Je suis très impatiente de voir ce P’tit Biscuit imprimé. J’ai passé beaucoup de temps à lui mitonner une histoire qui me ressemble. Cruelle…mais drôle ! et j’ai cogité longuement sur l’univers que je voulais déployer derrière lui. Poétique, léger, juste évoqué. De l’aquarelle, quelques papiers découpés. C’est tout.
A part ça, je travaille aussi sur l’illustration d’un recueil de haïkus écrits par Agnès Domergue qui paraîtra chez Thierry Magnier début 2013.
Et j’ai toujours des commandes régulières pour la presse enfantine.
Bref, je ne m’ennuie jamais. Et ça me convient très bien : je détester m’ennuyer.

Bibliographie sélective :

  • Comptines pour chanter en anglais, Didier Jeunesse, 2012.
  • Comptines pour chanter la savane, Didier Jeunesse, 2012.
  • Le fil rouge, illustrations d’un texte de Géraldine Collet, Philomèle, 2011 (chroniqué sur La mare aux mots ici)
  • Chansons pour chanter Noël, Didier Jeunesse, 2011 (chroniqué sur La mare aux mots ici)
  • Comptines pour chanter la ferme, Didier Jeunesse, 2011
  • L’ogre qui aurait dû aller à l’école, illustrations d’un texte de Marie-Sabine Roger, Lito, 2011
  • Podlapin, avec Philippe Jalbert, éditions Thierry Magnier, 2010
  • Comptines pour se régaler, Lito, 2009.
  • La Moufle, illustrations d’un texte de Florence Desnouveaux, Didier Jeunesse, 2009
  • Bonne nuit petit kaki !, illustrations d’un texte de Cécile Bergame, Didier Jeunesse, 2009.
  • Sssi j’te mords, t’es mort ! , illustrations d’un texte de Pierre Delye, Didier Jeunesse, 2008.
  • La petite poule rousse, illustrations d’un texte de Pierre Delye, Didier Jeunesse, 2007.
  • Oh hisse, petit escargot !, illustrations d’un texte de Cécile Bergame, Didier Jeunesse, 2006.
  • Le guide de survie du collège, illustrations d’un texte de Christine Naumann-Villemin, Milan, 2006.
  • La grosse faim de p’tit bonhomme, illustrations d’un texte de Pierre DelyeDidier Jeunesse, 2005.
  • Sur le dos d’une souris, illustrations d’un texte de Cécile BergameDidier Jeunesse, 2004.

A paraître :

  •  Mais il est où ce gros matou ?, illustrations d’un texte de Pierre DelyeDidier Jeunesse, 2012.
  • P’tit Biscuit, ou l’histoire du bonhomme de pain d’épices qui ne voulut pas finir en miettes, Didier Jeunesse, 2012.
  • Il était une fois, petit haïku, (titre provisoire), illustrations d’un texte d’Agnès Domergue, 2013

Son site : http://leschosettes.canalblog.com/

Comme je vous le disais au début de l’interview, je vous propose de gagner Comptines pour chanter en anglais grâce aux excellentes éditions Didier Jeunesse. On va faire simple et puisque la rentrée approche… quelles sont vos bonnes résolutions pour cette rentrée ? Je tirerai au sort parmi vos réponses et le gagnant recevra ce très beau livre-CD. Vous avez jusqu’à lundi 20h !


En vacances avec… Loren Bes

Une fois par mois, je pars en vacances avec un artiste (je sais vous m’enviez). Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais moi j’adore partir comme ça avec quelqu’un, on apprend à le connaître notamment par rapport à ses goûts… cet artiste va donc profiter de ce voyage pour me faire découvrir des choses. On emporte ce qu’il veut me faire découvrir. On ne se charge pas trop… 5 de chaque ! 5 albums jeunesse, 5 romans, 5 DVD, 5 CD, sur la route on parlera aussi de 5 artistes qu’il veut me présenter et c’est lui qui choisit où l’on va… 5 destinations de son choix. Cette fois-ci c’est Loren Bes qui s’y colle, merci à lui !
Allez en route !

Merci Gabriel d’être venu avec moi, en voyage… Je t’avais déjà prévenu, on part pour l’Amérique Centrale… 3 pays, véridique. Le Honduras, et sa toute petite île d’Utila, dans la mer des Caraïbes, je ne suis pas très « mer » à la base, mais l’occasion s’est présentée, puis le Guatemala, ses volcans, ses lacs et lagunes, mais aussi ses ruines Maya très impressionnantes, et pour finir le sud du Mexique. Alors allons y ! T’es prêt ? Ne te charge pas trop surtout, parce que je ne porterai pas ton sac hein, j’ai assez du mien…et de celui de ma copine, Chloé, quand on a passé 17h dans un bus, tout entortillés, tordus et du coup endoloris.

Je n’ai pas pris de CD avec moi…je suis désolé, mais j’ai pris des cassettes :

  • Neil Young (Harvest) pour la route en bus
  • Massive Attack pour se relaxer…
  • Bjork, son dernier, Biophilia
  • Mano Solo (International shalalalala concert accoustique)
  • Et puis vu qu’on est en Amérique Centrale j’ai aussi pris Lhassa et Gotan Project, et… bon stop.

Je n’ai pas pris de DVD avec moi…je suis désolé, mais j’ai pris des cassettes :

  • Detachament avec Adrien Brody, vu dans le mini ciné d’Utila
  • The hours, qu’on a regardé à Panajachel au bord de la lagune, souviens-toi Gabriel ! T’as pas déjà oublié !?!!
  • Gadjo dilo, de Tony Gatlif, et tant qu’on y est ses autres films, notamment Exil, puis Liberté et Transylvania, ces 2 derniers que je n’ai toujours pas eu l’occasion de voir, alors c’est l’occasion !
  • Les amours imaginaires, marrant avec des Québécois partout !!
  • Et un film d’animation aussi, de Bill Plympton, Des idiots et des anges.

Par contre j’ai amené mes 5 albums jeunesse, ceux qui m’ont inspirés et un peu accompagnés, dans ma vie de jeune, puis de dessinateur… :

  • Porculus de Arnold Lobel,
  • Plouf de Philippe Corentin,
  • L’arbre sans fin de Claude Ponti
  • La sorcière Camomille de Enric Larreula & Roser Capdevila
  • Le petit vampire de Joann Sfar

5 romans…bah ça c’est Chloé qui les a pris, parce que sinon j’avoue… que je les aurais pas amené, ça pèse !!!!!!!! Mais du coup, bah je les lis, ou elle me les lis quand je dessine (ou quand je dors des fois)… et c’est :

  • La horde du Contrevent de Damasio
  • Quelques romans de Stephen King… et là y avait Marche ou crève dans nos bagages…
  • Fahrenheit 451 de Bradbury
  • En attendant Godot de Beckett (hein, faut que je lise les classiques, surtout quand ils sont si bons !)
  • Et un livre en anglais, trouvé dans une bibliothèque abandonnée à Utila, et que je lis en ce moment : The importance of being an earnest d’Oscar Wilde.

BON j’espère que t’as fais un bon voyage !!!!!!! J’ai plein de dessins, c’est parfait ! Retour en France dans 20 jours. Dégouté que tu doives déjà partir, pauvre ! Je t’enverrais le dessin que j’ai fais de nous quand on allait observer les tortues ok ?

Allez, bisettes !

Bibliographie

Merci à Loren Bes pour ces réponses et son dessin ! Retrouvez le sur son beau site : http://lorenbes.com et sur sa page fan facebook.

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L’invité du mercredi : Loren Bes (+ concours)

Par 29 février 2012 Les invités du mercredi

J’ai découvert Loren Bes grâce aux Éditions des Samsara et l’album Raconte-moi la Révolution… J’ai tout de suite été très fan de son dessin, de son univers. Lorsque j’ai ouvert le magnifique Les yeux du parapluie tout ce que je pensais a été confirmé et bien au delà ! Loren Bes fait des illustrations absolument superbes, très largement au dessus de la moyenne de ce qu’on trouve dans les albums pour enfants. Ce sont de vraies œuvres d’art. Je trouve ça génial que nos enfants puissent découvrir de tels dessins, qu’on ne leur donne pas toujours des choses simples ou aseptisées, qu’on leur fasse aussi découvrir de belles illustrations, travaillées, plus complexes. Loren Bes a accepté de répondre à quelques questions, je suis heureux de publier ses réponses qui sont absolument passionnantes. Un artiste à découvrir absolument.

La mare aux mots : Quel a été votre parcours ?
Loren Bes : Dessinant constamment, tout le temps, où que je sois, et ce depuis tout petit, c’est l’option Arts plastiques du lycée que je me devais de ne pas rater… Une entrée en matière dans la matière, les concepts et l’esprit artistique (contemporain) a alors commencée… complétant et enrichissant ce qui était déjà ma passion pour le croquis, le dessin. D’ailleurs, à cette époque, deux bons dessinateurs de ma classe (enfin…du fond de ma classe) ont contribué à me donner des vagues de motivation et d’inspiration supplémentaires. A ce moment là…c’était le dessin qui m’attirait par dessus tout.
Par la suite, pendant mes années d’Arts appliqués à l’université du Mirail à Toulouse (qui m’ont plus appris à compter les secondes, les minutes, et à rêvasser qu’à approfondir quoique ce soit d’autre), j’ai quand même réussis à obtenir de faire deux stages chez 3 illustrateurs : Magali Bardos & Vincent Desplanche (région toulousaine, 2008) et Joel Valentin (Savoie, 2009, sous la tente). A ce moment là la question d’une profession se posait de plus en plus à moi…créer je ne l’avais toujours fait essentiellement que pour moi, mais les petits boulots à côté ont commencé à me peser. L’illustration me semblait un bon compromis entre la création/l’expression, mais également une profession…le tout pimenté d’un challenge, à savoir ‘une collaboration artistique’, une complémentarité entre un écrit et mes images…
En été 2010, j’ai donc décidé de me consacrer pleinement à l’illustration.

La mare aux mots : Comment travaillez-vous ? Quelle est votre technique ?
Loren Bes : Ce que je vais écrire va peut-être sembler un peu bizarre…mais j’ai un peu de mal à décrire ma démarche…
Donc : je fais un crayonné très rapide. Puis je passe à l’étape « raclure du papier ». Je passe donc des couleurs (aquarelle surtout, mais aussi tout ce que je trouve à proximité : encre, acrylique, huile même (voir d’autres choses moins habituelles)), dirige des taches, des nerfs, des rates, des raclages, et je laisse le tout macérer et sécher… Ce n’est qu’une fois sec que je délimite les contours et passe au graphisme…

La mare aux mots : Je trouve que vos illustrations sont de vraies œuvres d’art, cela va au-delà de l’illustration jeunesse, est-ce un avantage ou un handicap vis à vis des éditeurs ?
Loren Bes : Merci pour ces mots !! Je ne peux pas encore dire si c’est un avantage ou un handicap, mais j’ai en effet l’impression que les éditeurs jeunesse sont parfois un peu septiques, par crainte, m’a-t’on dit quelques fois, de perturber les enfants dans le sens où la lecture de mes images est peut être un peu trop confuse, dense ou difficile pour certains jeunes enfants…et il est vrai que les éditeurs qui m’ont fait confiance n’arrivent pas trop, par la suite, à mettre un âge précis pour ces livres (ce qui à vrai dire n’est pas pour me déplaire)… j’essaye d’être en accord et en phase avec le texte que j’illustre, mais il est vrai que j’essaye avant tout de faire de « l’illustration-création » plutôt que de la seule ‘illustration’.

La mare aux mots : Parlez moi de l’album Raconte moi la révolution, comment avez-vous procédé pour l’illustrer ?
Loren Bes : Raconte moi la révolution a à la base, été décidé comme un livre qui serait rouge, noir et blanc. C’est Ingrid Chabbert qui me l’a tout d’abord suggéré, et moi j’étais tout à fait partant.
Au passage, j’ai pour commencé d’ailleurs eu la chance de cette rencontre sensiblement-artistique avec Ingrid, qui a engendré des projets auxquels je tiens très particulièrement, qui m’ont permis de me surpasser. Elle a compris mon univers et a réussis à me proposer des écrits entortillant nos deux univers à merveille.
Ce texte épuré et intense, je le voyais également épuré et intense dans les images qui l’accompagneraient. Une fois le texte entre les mains, j’ai réalisé un carnet de croquis entier avec des dessins de luttes, de révoltes, de cris, de force. Je suis ensuite allé à la répétition d’une pièce de théâtre. Pour échauffer leur improvisation, la prof a demandé à ses élèves de tourner en rond, et CLAP, à son clappement de mains, de se tourner vers le public (donc moi (qui était seul dans la salle)) et de hurler sans parole (seulement avec leurs gestes, leur visage et leur expression). Je me suis donc retrouvé dans une ambiance assez bizarre, mais extrêmement riche et intense ! Et j’ai dessiné dessiné, des cris sourds de révolte, des gestes fougueux et parfois menaçants, des bouches ouvertes, des dents, des glottes, des sourcils froncés, en V, des regards pénétrants, des bras en l’air, … des corps contre-plongeants…, jusqu’à casser mon crayon (véridique). Et puis par la suite, ces croquis m’ont accompagné et ont inspiré ces illustrations.

La mare aux mots : Avez-vous des illustrateurs qui vous inspirent, qui ont marqué votre enfance et adolescence ?
Loren Bes : A vrai dire, je découvre beaucoup plus de choses maintenant qu’enfant ou adolescent… étant enfant je n’ai pas été tellement entouré de livres illustrés. Mes ‘inspirateurs’ sont variés… Petit, je regardais beaucoup de Tex Avery, aux dessins exagérés comiques et dynamiques. Quelques-uns tels que Claude Ponti et ses personnages étranges, tous ces détails m’ont également accompagné. Un an à la fac d’histoire de l’art, bien plus tard, m’a fait découvrir pas mal d’artistes, de peintures, croquis, dessins, sculptures, tendances, et courants artistiques…
Personnellement, je suis très attiré et probablement inspiré par des styles et traits tels que ceux de Nicolas De Crecy, Sylvain Chomet, Manu Larcenet, Benjamin Flao, Dran, et d’autres artistes qui circulent actuellement…beaucoup trop à vrai dire pour que je puisse tous les citer !

La mare aux mots : Quels sont vos projets ?
Loren Bes : Globalement…mon grand projet serait d’arriver à vivre sereinement de l’art, de la création et de l’illustration.
J’ai, en attendant, des projets d’expositions et d’ateliers avec les jeunes…et cela en parallèle de projets de livres. Après mes 4 premières publications, toute récentes, auxquelles je tiens beaucoup et que je compte accompagner dans leur petit bonhomme de chemin… je suis en ce moment en train de finaliser les illustrations d’un album à paraître aux éditions Planète rêvée (ça c’est une nouvelle inédite !!). Puis un second album à paraître aux éditions des Samsara : un texte très beau et poétique qu’a écrit Ingrid Chabbert Sur le fil, et enfin un recueil de courts poèmes écris par Eunice Martins qui sera publié par la jolie maison d’édition Strapontin en automne prochain.
J’ai également le projet de voyager lointainement… en compagnie de Chloé ma copine inspirante, ainsi bien sûr que de mon crayon et aquarelle !!

Sa bibliographie :
– Raconte-moi la Révolution… texte d’Ingrid Chabbert, Éditions des Samsara
Les yeux du parapluie texte d’Ingrid Chabbert, Éditions Belcastel
Et l’oiseau s’envole... texte de Marie-Hélène Lafond, Éditions Belcastel
Le mystérieux carnet de Gaston texte de Catibou, Éditions Belcastel

Merci à Loren Bes pour ces réponses. Retrouvez le sur son beau site : http://lorenbes.com et sur sa page fan facebook.

J’ai le plaisir de faire gagner à l’un d’entre vous le très bel album Les yeux du parapluie, grâce aux Éditions Belcastel. Pour cela dites-moi, en commentaires, quel est votre dessin de Loren Bes préféré dans ses albums sur facebook : https://www.facebook.com/media/albums/?id=141862709176877 (oui je suis un gros malin je vous force à découvrir son travail !). Indiquez moi le numéro de l’image et dans quel album elle se trouve. Je tirerai au sort parmi les réponses, vous avez jusqu’à lundi 14 h !

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