La mare aux mots
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Marjolaine Leray

Vive la différence !

Par 5 juin 2017 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, on célèbre la différence à travers quatre beaux albums.

Fourchon
Texte de Kyo Maclear (traduit par Fanny Britt), illustré par Isabelle Arsenault
La pastèque dans la collection Pamplemousse
14 €, 198×248 mm, 36 pages, imprimé en Malaisie, 2011.
Comme tout le monde
Texte de Charlotte Erlih, illustré par Marjolaine Leray
Talents Hauts
13 €, 205×140 mm, 40 pages, imprimé en République Tchèque, 2017.
On n’est pas si différents !
Texte de Sandra Kollender, illustré par Claire Cantais
La ville brûle dans la collection Jamais trop tôt
13 €, 170×240 mm, 48 pages, imprimé en Union Européenne, 2015.
Le chat qui est chien
Texte d’Alex Cousseau, illustré par Charles Dutertre
Rouergue
14 €, 210×297 mm, 32 pages, lieu d’impression non indiqué, 2016.

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Maestro !

Par 13 janvier 2017 Livres Jeunesse, Musique pour enfants

Aujourd’hui, de la musique pour petits et grands, dans ces deux livres-CD qui réunissent de grands noms ! On commence avec des chants accessibles dès la naissance, et l’on poursuit avec un beau conte plein d’émotion.

Georgia, tous mes rêves chantent
Texte de Timothée de Fombelle, illustré par Benjamin Chaud et lu par Cécile de France
Gallimard Jeunesse musique
24,90€, 250×290 mm, 44 pages, imprimé en Roumanie, 2016.
Je chante avec mon bébé
Texte d’Agnès Chaumié, illustré par Loren Capelli, Bénédicte Guettier, Marjolaine Leray et Louise Heugel
Enfance et Musique
24,90€, 237×209 mm, 165 pages, imprimé en Belgique, 2013.

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Les invité-e-s du mercredi : Marjolaine Leray et Galia Tapiero ( + concours)

Par 14 mai 2014 Les invités du mercredi

Aujourd’hui, nous recevons un de mes plus gros coups de cœur de ces derniers mois : Marjolaine Leray. Auteur et illustratrice, elle a sorti il y a quelques années une version jubilatoire du Petit Chaperon Rouge (Un Petit Chaperon Rouge) et dernièrement Avril, le poisson rouge l’histoire d’un poisson neurasthénique. J’adore son humour, j’adore son trait de crayon, bref je suis fan ! À la suite de cette interview, vous pourrez tenter de gagner Avril le poisson rouge grâce à Actes Sud Junior. Ensuite, c’est à Galia Tapiero, auteur et éditrice (Kilowatt) qu’on aime beaucoup que j’ai proposé de nous donner un coup de cœur et un coup de gueule. Bon mercredi à vous !


L’interview du mercredi : Marjolaine Leray

Marjolaine LerayParlez-nous de votre parcours.
Dessiner, c’est un truc que je fais depuis toute petite (même si j’ai longtemps eu des lacunes en ce qui concerne les rayons de soleil réguliers et concentriques). Alors à la fin du collège, quand j’ai réalisé que c’était possible d’en faire un métier, je me suis orientée en filière arts appliqués, dans un lycée à Nantes.
Ensuite, je suis venue étudier à Paris, à l’école Duperré où j’ai passé un BTS communication visuelle.
J’ai commencé à travailler comme graphiste à la fin de mes études. C’est encore aujourd’hui mon métier principal, que j’exerce à mon compte.

Un petit chaperon rougeQuelle technique utilisez-vous pour vos illustrations ?
Je dessine aux crayons de couleur. Comme j’appuie beaucoup, j’ai mis un moment à en trouver qui tiennent le coup. J’en rachète régulièrement : le rouge s’épuise vite.
La plupart du temps, je fais de tout petits croquis rapides pour saisir l’attitude de mon personnage. Je passe ensuite au format réel. Là, ça se complique, car je dessine très vite, de façon impulsive. C’est donc souvent assez maladroit et bancal au départ. Alors je recommence plusieurs fois le même dessin. Jusqu’à ce que ça soit gribouillé tout en ressemblant à quelque chose.
J’essaye de ne pas trop me préoccuper du « bien faire ».

Quelles étaient vos lectures d’enfant, d’adolescente ?
Dès que j’ai commencé à savoir lire, j’ai déchiffré les BD de la maison (les classiques : Gaston Lagaffe, Asterix…)
Avril le poisson rougeTous les mercredis, on allait à la bibliothèque municipale chercher une nouvelle fournée de lectures. À chaque fois, le dilemme était le même : par quel livre commencer ?
J’ai lu les livres de l’École des Loisirs (Le Magicien des couleurs entre autres), l’intégrale des J’aime lire, les livres sur les monstres de Colin et Jacqui Hawkins, Papa m’a dit que son meilleur ami était un homme-grenouille d’Alain Le Saux, etc.
Ado, j’ai épluché la collection Cascade. Puis, quand j’en ai eu assez des livres à destination d’un jeune public, je suis allée voir du côté des romans.
Je n’étais pas toujours très sélective, je lisais ce qui me tombait sous la main. Ça pouvait aller du mode d’emploi du magnétoscope jusqu’au guide des poissons d’aquarium.

Quand on lit Avril le poisson rouge et Un petit chaperon rouge, on peut dire que vous avez un humour corrosif, la mièvrerie ce n’est pas votre truc ?
Avril le poisson rougeAhah ! J’aime bien quand ça décoiffe et que ça gratte un peu. Ce qui est attendu m’ennuie. J’aime quand ça fait sourire malgré soi, parce que : « là tout de même, ça va un peu loin ! » M’amuser des petites transgressions, d’un décalage texte-image ou d’une surprise.
Et puis aussi tenter d’oublier tous les adjectifs qu’en tant qu’adulte, on colle sur le front des enfants.

Y a-t-il des illustrateurs actuels que vous aimez particulièrement ?
Dans la BD, il y a Blutch. Son trait.
Sfar aussi. Les faux maladroits en règle générale.
Et en jeunesse, Kitty Crowther pour son ton si particulier…

Quels sont vos projets ?
Je n’ai pas de projet de livre assez avancé pour en parler. Mais actuellement, j’essaye de consacrer un peu moins de temps au graphisme, et un peu plus à l’écriture et au dessin.

Bibliographie :

Retrouvez Marjolaine Leray sur son blog : http://marjolaineleray.com.

Concours
Comme je vous le disais juste avant cette interview, grâce à Actes Sud Junior, je vais pouvoir offrir à l’un de vous un exemplaire d’Avril le poisson rouge de Marjolaine Leray (album que l’on avait chroniqué ici) ! Pour participer au tirage au sort, dites-moi en commentaire de cet article si vous et vos enfants aimez les histoires à l’humour grinçant, quels sont vos albums préférés quand on parle de ce genre d’humour ? Vous avez jusqu’à mardi 10 h ! Bonne chance à tous !


Le coup de cœur et le coup de gueule de… Galia Tapiero

Régulièrement, un acteur de l’édition jeunesse (auteur, illustrateur, éditeur…) nous parle de deux choses qui lui tiennent à cœur. Une chose qui l’a touché, ému ou qui lui a tout simplement plu et sur laquelle il veut mettre un coup de projecteur, et au contraire quelque chose qui l’a énervé. Cette semaine, c’est l’auteur et éditrice Galia Tapiero qui nous livre son coup de cœur et son coup de gueule.

Un coup de gueule ? Est-il finalement nécessaire d’infliger aux lecteurs la liste (trop longue) d’agacements quotidiens ?
Les revenus de dirigeants de grosses sociétés qui augmentent, des dividendes indécents quand les salaires sont gelés voire qu’il y a eu des licenciements ! La remise en cause du droit à l’avortement en Espagne ou dans n’importe quel pays !! Le DSM5 (établi aux États-Unis) sur lequel s’appuient les normes de la psychiatrie, passant de moins de 100 pathologies à 297. Outil d’évaluation ou instrument de fabrication des pathologies ? C’est sans fin et pourtant on ne peut ignorer ces dysfonctionnements au risque de les banaliser ou les oublier, alors j’essaie de rester vigilante, attentive, concernée, participative, impliquée et surtout de ne pas trop râler (c’est peut-être le plus difficile).

Originaire du sud, le sang chaud et bavarde, je m’emporte et ne peux pas non plus me limiter à un seul coup de cœur ! Il va en priorité au Dr M. à Villejuif qui soigne sans relâche, avec passion et abnégation, à des instituteurs et professeurs rencontrés sur les routes de revue-dessinéeFrance, qui gardent la foi dans leur métier malgré des conditions de travail difficiles. Une société où les systèmes de santé, d’éducation et de justice ont encore en leur sein des personnes qui croient en leur métier me rend presque optimiste.
Et pour finir avec plus de légèreté, un coup de cœur pour la Revue Dessinée, qui en est à son 3e numéro. 4 numéros par an avec des reportages et de l’actualité en bandes dessinées ! Un de mes petits plaisirs trimestriels à lire en écoutant les Tindersticks (live en concert au Bloomsbury Theatre-mars 1995) !


Galia TapieroGalia Tapiero est auteur et éditrice (Kilowatt).

Bibliographie personnelle :

Les derniers titres qui viennent de sortir chez Kilowatt :

Le site de Kilowatt : http://www.kilowatt.fr.

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Autour du Petit Chaperon Rouge

Par 31 mars 2014 Livres Jeunesse

Les variations autour du Petit Chaperon Rouge sont nombreuses (on en a même parlé sur le forum), en voici trois autres avec à chaque fois des fins surprenantes.

Un petit chaperon rougeUne petite fille avec un chaperon rouge se promène quand tout à coup elle croise un loup. Celui-ci l’attrape et l’interroge. L’enfant dit aller chez sa grand-mère, le loup a d’autres projets pour elle… mais c’est mal connaître cette petite fille !

On commence par un gros coup de cœur ! Un petit chaperon rouge est sorti il y a quelques années et ressort aujourd’hui en format souple (mais légèrement plus grand que l’original) dans la collection à petit prix Encore une fois… chez Actes Sud Junior. Je connaissais Marjolaine Leray grâce à Avril le poisson rouge, un album que j’avais également adoré. Son trait est assez particulier, ses gribouillages donnent des dessins extraordinaires et surtout elle a un humour bien piquant comme j’aime. Ici, le petit chaperon ne se laisse pas faire, la chute est absolument géniale. Pourquoi se laisserait-il embêter par un loup ? Non mais des fois ! Un album extrêmement drôle et terriblement graphique.
Des extraits en ligne et le même vu par Chez Clarabel, Un petit bout de Bib(liothèque) et Les lectures de Kik.

Le loup de la 135 eUn garçon se souvient. C’était un jour où sa mère lui avait demandé de porter au vieux Johnson, son grand-père, un panier de provisions. Tout vêtu de rouge, l’enfant des quartiers pauvres devait traverser la ville, son panier sous le bras. Quand il rencontra Chili Vince, le loup du quartier, celui-ci lui proposa une course jusqu’à chez le vieux Johnson. Confiant, l’enfant lui donna l’adresse. Chili Vince passerait sous terre, là où est le métro, et notre héros par les rues. La fin ne sera pas forcément celle que l’on croit.

Le loup de la 135e aussi est un album sorti il y a quelques années qui ressort en album à petit prix. C’est un bel hommage au Petit Chaperon Rouge. Transposé ici à New York dans un quartier pas trop rupin, le conte prend une autre tournure. Le texte, magnifique, est signé Rebecca Dautremer, surtout connue pour ses illustrations. Elle nous prouve ici à quel point elle sait manier avec grâce et poésie la langue française. Même si ce n’est pas elle qui illustre l’ouvrage (mais Arthur Leboeuf) on retrouve quand même l’univers de l’illustratrice dans ces superbes planches. Un bien bel album pour une version moderne d’un conte classique.
Le même vu par Papier de Soie (avec des illustrations intérieures).

Le petit chaperon qui n'était pas rougeAnouchka vivait dans le nord de la Russie. Elle était tout le temps vêtue de gants bleus, d’un manteau bleu et d’une chapka bleue, si bien qu’on l’appelait Le Petit Chaperon Bleu. Parce que sa grand-mère est malade, elle devait lui porter un pot de miel. Sa mère lui avait recommandé de faire attention aux animaux dangereux qui traînent dans la forêt, mais Anouchka n’écoutait pas toujours les bons conseils… Rassurez-vous tout ça se terminera bien… ou pas !

C’est également une version très originale du Petit Chaperon Rouge qu’a écrite Sandrine Beau. Transposée en Russie, la petite fille croisera un ours… mais aussi un tigre de Sibérie et un lapin. Sandrine Beau ne s’est pas contentée de faire une version russe du conte, elle apporte beaucoup d’éléments dans l’histoire. Mais c’est surtout la fin qui nous surprend. Tout d’abord, on ouvre grands les yeux en lisant le dénouement… avant de se rendre compte qu’on nous en propose une autre… puis une autre… Enfin, on nous propose même d’écrire la nôtre, appelant ainsi les enfants à être créatifs, à faire marcher leur imagination. Marie Desbons a mis en image cette histoire avec beaucoup d’humour et des couleurs qui pétillent. Un bel album original qui réinvente le Petit Chaperon Rouge… et nous invite aussi à le réinventer à notre sauce.
Le même vu par Livresse des mots (avec des illustrations intérieures).

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué des ouvrages de Marjolaine Leray (Avril le poisson rouge), Rebecca Dautremer (La chèvre aux loups et Les deux mamans de Petirou), Sandrine Beau (Manolo, un boudeur de petit fantôme, Manolo, un cochon de petit fantômeFées d’hiver, Je suis une lionne, L’Ogre qui n’avait peur de rien, La girafe en maillot de bainRouge Bitume, Ma maman est comme ça, Mon papa est comme ci, On n’a rien vu venir, Roulette Russe Tome 1 Noël en Juillet, Des crêpes à l’eau, L’hippopotin, L’été où mon grand-père est devenu jaunophile, L’étrangleur du 15 Août, et Quand on sera grands) et Marie Desbons (Ivan et le Loup grisLe messager du clair de lune et Céleste, une étoile dans la nuit). Retrouvez aussi notre interview de Sandrine Beau et notre En vacances avec Rebecca Dautremer.

Un petit chaperon rouge
de Marjolaine Leray
Actes Sud Junior dans la collection Encore une fois
4,95 €, 152×190 mm, 40 pages, imprimé au Portugal, 2014 (première édition 2009).
Le loup de la 135e
Texte de Rebecca Dautremer, illustré par Arthur Leboeuf
Seuil dans la collection Seuil’issime
5,90 €, 149×190 mm, 37 pages, imprimé en France, 2014 (première édition 2008).
Le petit chaperon qui n’était pas rouge
Texte de Sandrine Beau, illustré par Marie Desbons
Milan dans la collection Mes albums Milan
9,90 €, 205×250 mm, 30 pages, imprimé en Espagne, 2014.

À part ça ?

Comme tous les mois, nous vous donnons aujourd’hui nos coups de cœur du mois dernier. En mars, c’était donc, pour Marianne : C’est toi le printemps ? de Ko Okadaet Chiaki Okada (Seuil Jeunesse),Coucou ! de Fiona Roberton (Circonflexe) et Mamie a besoin de bisous d’Ana Bergua et Carme Sala (Océan Jeunesse). Et pour moi : Le trou d’Øyvind Torseter (La joie de Lire), Mais… comment naissent les parents ? de Jean Regnaud et Aude Picault (Magnard Jeunesse) et Qui quoi qui d’Olivier Tallec (Actes Sud Junior).
Côté romans, comme chaque nouveau trimestre, nous avons choisi les romans qui nous ont le plus plu dans les trois mois qui viennent de s’écouler. Pour le premier trimestre de 2014 il s’agit, pour Marianne, L’aventure selon Mo de Sheila Turnage (Seuil Jeunesse), L’affaire Olympia, les secrets mathématiques de T. Folifou de Mickaël Launay et Benjamin Bachelier (Editions Le Pommier) et Histoires de la maison qui voulait déménager d’Hervé Walbecq (L’école des loisirs). Et pour moi : Chevaliers et princesses avec gigot de Christian Oster, Pascal Lemaître, Audrey Poussier et Delphine Perret (L’école des loisirs), Les ailes de la sylphide de Pascale Maret (Thierry Magnier) et Un jour j’irai chercher mon prince en skate de Jo Witek (Actes Sud Junior.
Retrouvez nos coups de cœur des mois précédents sur le blog, sur Facebook (ici pour les albums et pour les romans) et sur Pinterest (ici pour les albums et pour les romans).

Gabriel

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Ça pique un peu…

Par 27 mai 2013 Livres Jeunesse

Aujourd’hui on s’intéresse à des livres que j’adore, ceux à l’humour un peu piquant, loin de toute mièvrerie. Ce genre d’album qui fait autant marrer les parents que les enfants.

On commence avec un tout nouveau héros, Kiki de Vincent Malone.

kiki king banquiseTout commence sur la banquise, quand un pingouin fit un clin d’œil coquin à une madame pingouin… et c’est le coup de foudre ! De cette union naît Kiki, un petit pingouin énergique et casse-cou. Mais un jour, suite à un craquement de banquise, Kiki est séparé de ses parents… le voilà parti pour de grandes aventures !

Le 1er épisode de la série culte encore inconnue ! nous prévient le bandeau, Kiki King de la banquise est un album très drôle, complètement crétin (dans le bon sens du terme, si si y’en a un). On rit vraiment des jeux de mots, des situations,… Il y a des tas de petit plus comme un avant-propos très drôle « ce qu’il faut savoir par cœur pour comprendre », une frise historique sur laquelle est placée la vie de Kiki. Vincent Malone joue avec les sons et son texte est bourré d’allitérations (Là, Kiki fait le casse-cou avec une catapulte et des cailloux), Jean-Louis Cornalba truffe ses images de petits détails drôles, bref on se marre bien en lisant Kiki King de la banquise (et y’a même des petits messages écolos) !

Kiki fait cacaOh Kiki est bizarre… il est rouge et crispé… mais que se passe-t-il ? Il reste bloqué, accroupi et pendant ce temps des requins passent et repassent sous sa mini-banquise… Ah… Kiki fait caca…

Je vous raconte un peu la chute de Kiki fait caca dans mon résumé mais elle est dans le titre ! On retrouve le même humour, le même grain de folie dans la suite des aventures de Kiki (ici le bandeau prévient Si vous avez aimé Huis clos de Jean-Paul Sartre, vous allez adorer Kiki fait caca !), et je dirai même que ce tome 2 est plus drôle que le tome 1 (mais je suis très humour sur le caca…). Et puis qui ne s’est pas demandé pourquoi son enfant avait arrêté toute activité et paraissait tout à coup hyper concentré… jusqu’à s’apercevoir qu’il allait bientôt falloir changer sa couche… ?

Kiki king de la naquiseUn nouveau héros, une nouvelle série dans laquelle Vincent Malone ose tout (faire des référence au tome 2 dans le tome 1, des bandeaux absurdes, des requins coprophages (oui on apprend aussi du vocabulaire),…) et ça fait drôlement du bien ! Le tome 3 arrive… vivement !

Dans Kiki fait caca, le narrateur s’adresse au personnage principal qui fait face au lecteur, principe que j’adore et qui est aussi utilisé dans les Emile.

Emile se déguiseC’est carnaval, faut se déguiser ! Emile n’a pas envie… si c’est pour être encore en prince charmant ou en tomate… on le comprend ! Allez Emile fait un effort… ok Emile veut bien mais c’est lui qui choisit son déguisement !

Avec Emile on ne s’ennuie jamais, on ne devine jamais ce que va nous faire ce petit garçon ! J’adore ce personnage (je vous avais déjà parlé de Émile veut une chauve-souris, Émile est invisible, Émile fait la fête, Émile veut un plâtre), c’est drôle, bien écrit, décalé,… c’est une des meilleures séries actuelles (ce n’est pas un hasard si le premier tome a reçu le prix sorcière). Un album plein d’humour, c’est comme ça et pas autrement !

LES SOEURS TSSSForcément quand on parle d’humour piquant on pense à Estelle Billon-Spagnol !

Ne croyez pas la première page de cet album, non les sœurs Tsss ne sont pas deux petites filles absolument charmantes (d’ailleurs quelqu’un a eu la bonne idée de rajouter « faux » sous le texte), les sœurs Tsss sont plutôt des pestes qui la ramènent en permanence, savent tout mieux que tout le monde et se moque du physique de leur camarades… alors vraiment il faudrait être tordu pour les trouver absolument charmantes !

soeurs TSSSAh que j’aime les albums avec des pestouilles comme Les sœurs Tsss (ou comme Emile), des personnages hilarants en albums mais qu’on ne souhaiterait pas avoir comme enfant (quoiqu’un peu de caractère c’est bien aussi). Et qui sait mieux qu’Estelle Billon-Spagnol les croquer ? Un album très drôle, légèrement politiquement incorrect comme on les aime. Entrez dans l’univers des sœurs Tsss, vous ne le regretterez pas. Quoique…

Avril le poisson rougeAvril est un poisson rouge qui a eu une adolescence difficile (ses parents étaient aqualitiques), il aimerait s’enfuir de son bocal.

Avril, le poisson rouge est aussi un album très drôle, assez difficile à résumer (comme vous pouvez le voir plus haut…). Chaque planche est hilarante (et très graphique). Quelques exemples pour que ça soit plus parlant, quand on nous dit que ses parents sont passés à autre chose on voit deux sushis à côté du bocal d’Avril, un canard en plastique flotte dans le bocal quand on nous dit qu’il aimerait dompter des bêtes sauvages,… c’est subtil, drôle, piquant et très esthétique. Je suis fan d’Avril.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué des livres de Vincent Malone (Papa, Houêtu ?, Maman  Houtuva ? et Quand Papa était petit y avait des dinosaures),  Vincent Cuvellier (La fille verte, La première fois que je suis née, Émile veut une chauve-souris, Émile est invisible, Émile fait la fête, Émile veut un plâtre), Ronan Badel (Bob le loup, Émile veut une chauve-souris, Émile est invisible, Émile fait la fête, Émile veut un plâtre, La mémé de ma mémé, Tout ce qu’une maman ne dira jamais et Le pépé de mon pépé) et Estelle Billon Spagnol (La planète des mius, Ti-Jack, Chiche !, La rentrée de Jacotte, Jacotte en vacances, 5h22, Petit Lagouin, Le jardin du secret, Jacotte, Le petit bois du dimanche soir, À table et Mister Mok. Nous avons aussi interviewé Estelle Billon-Spagnol.

Kiki King de la banquise
de Vincent Malone, illustré par Jean-Louis Cornalba
Seuil Jeunesse dans la collection L’ours qui pète
8,90€, 217×219 mm, 38 pages, imprimé en Italie, 2013.
Kiki fait caca
de Vincent Malone, illustré par Jean-Louis Cornalba
Seuil Jeunesse
dans la collection L’ours qui pète
5,90€, 166×168 mm, 24 pages, imprimé en France, 2013
Emile se déguise
de Vincent Cuvellier, illustré par Ronan Badel
Gallimard Jeunesse dans la série Emile
6€, 175×206 mm, 24 pages, imprimé en France, 2013.
Les soeurs Tsss
d’Estelle Billon-Spagnol
Auzou dans la collection Auzou-bidule
6,50€, 190×145 mm, 32 pages, imprimé en Chine, 2013
Avril le poisson rouge
de Marjolaine Leray
Actes Sud Junior
11,50€, 157×158 mm, 40 pages, imprimé en France, 2013

A part ça ?

We are familyEt puisqu’on parle d’humour pour les enfants… parlons d’humour pour les grands… à propos des enfants. We are Family est une BD qui vient de sortir, écrite par Marie Pavlenko, illustrée par Teresa Valero, elle nous parle du quotidien d’un couple et de leurs deux fils (communément appelés Têtard et Mini Troll) et c’est tout simplement hilarant. Hilarant mais pas seulement, car entre les sorties gênantes des enfants en public, leurs réparties qui nous laissent sans voix et les scènes tordantes du quotidien (sur le papier, car un peu plus crispantes quand on les vit) il y a les scènes de tendresse (ah quand un enfant vous dit qu’être près de vous lui donne des petits frissons ou qu’on est son gros cœur de la galaxie...). We are Family n’est vraiment pas que drôle, on y reconnaît parfaitement nos quotidiens avec nos enfants, parfois attendrissants parfois crispants. Marie Pavlenko nous livre ses petites anecdotes qui sentent le vécu, qui nous font sourire, nous mettent une larme au coin de l’oeil… et nous font nous sentir moins seuls. Une des plus jolies BD que j’ai lu sur le sujet, parce que ses auteurs n’ont pas essayé de faire de l’humour à tout prix, à toutes les pages, mais vraiment nous parler du quotidien, de nos vies.
Vous pouvez lire les premières planches sur le site Bedetheque.com.
We are family de Marie Pavlenko, illustrée par Teresa Valero, Delcourt, 13,95€, 2013.

Gabriel

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