La mare aux mots
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Martine Bourre

Enfances

Par 12 juin 2017 Livres Jeunesse

Dans les quatre albums du jour, de jeunes enfants qui ne veulent pas grandir, aiment disparaître ou ont de l’imagination à revendre.

L’enfant et le bonsaï
Texte de José Campanari (traducteur.trice non crédité.e), illustré par Luciano Lozano
Belin Jeunesse
12,90 €, 177×248 mm, 44 pages, imprimé en Belgique chez un imprimeur éco-responsable, 2016.
Heidi joue à cache-cache
de Fiona Woodcock (traduit par Nathalie Nédélec-Courtès)
Hatier Jeunesse
13,95 €, 266×268 mm, 34 pages, lieu d’impression non indiqué, 2016.
Petite fourmi
de Martine Bourre
Didier Jeunesse
11,10 €, 190×190 mm, 32 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2017.
Le pestacle
d’Ilya Green
Didier Jeunesse
11,10 €, 195×175 mm, 30 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2010.

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Chut ! J’écoute l’histoire !

Par 15 mai 2014 CD non musical, Livres Jeunesse

Aujourd’hui, on va se taire, si si ! On se tait et on écoute, il y a quelqu’un qui nous raconte une histoire… Une chronique en deux parties (la suite sera demain) une nouvelle fois en chronique croisée avec Maman Baobab (parce qu’on aime ça !).

La boîte à joujouxIl y a une nouvelle dans la boîte à joujoux. Mademoiselle Chouchou est une jolie poupée de porcelaine et en la voyant le maire et Polichinelle se sentent troublés. Mais c’est surtout le soldat de plomb numéro 7 qui perd ses moyens quand il croise son chemin, et voilà qu’il s’arrête en plein défilé, causant une sacrée pagaille ! Ces deux-là ont eu un gros coup de foudre et même si le soldat doit faire un séjour au cachot pour avoir mis le désordre, Mademoiselle Chouchou l’attendra. Mais Polichinelle ne voit pas ça du même œil…

Une amie m’avait conseillé ce livre-CD en me disant que c’était l’un de ses plus gros coups de cœur en littérature jeunesse… je n’ai absolument pas été déçu ! Magnifiques illustrations de Régis Lejonc, superbe histoire écrite par Rascal et racontée par Natalie Dessay, très belle musique de Debussy interprétée par l’Ensemble Agora… Tout était réuni pour faire un petit bijou, et c’est réussi ! Petits comme grands, on tombe sous le charme de cette belle histoire d’amour entre des jouets, de ces personnages qui regardent le ciel peint sur le plafond de la boîte à joujoux. On trouve des merveilles dans les grands livres-CD de chez Didier jeunesse, j’ai trouvé mon chouchou !
Des extraits sur le site de Didier Jeunesse.

Et en parlant de chouchou…

Bulle et Bob au jardinC’est une belle journée, une journée idéale pour être dans le jardin et ça tombe bien, Bulle et Bob doivent planter des tomates cerise. On met ses gants, ses bottes, on prend les plans de tomates et hop on s’y met. D’abord il faut arracher les mauvaises herbes (mais attention aux bonnes !), on remue la terre (en croisant des vers de terre), puis on plante et on arrose (si on arrive à ouvrir le robinet !). On profite aussi pour réviser ses légumes, regarder se promener les escargots et passer les nuages et même servir de perchoir à coccinelles. Décidément, c’est une belle journée.

Quel bonheur de retrouver Bulle et Bob, les deux héros imaginés par Natalie Tual et mis en image par Ilya Green. Une petite histoire entrecoupée de chansons où l’on se sent enveloppé dans un cocon de tendresse sans que ça ne soit jamais mièvre. C’est doux, c’est tendre, c’est beau. Quel joli moment ! Et bien-sûr il y a l’humour piquant de la pétillante auteur-interprète comme lorsque les enfants jouent au jeu des légumes (citer ceux qu’on connait) et que Bulle propose les frites. Les enfants adorent, l’écoutent en boucle, chantent et les parents ne soupirent pas en entendant pour une énième fois leurs marmots relancer le CD.
Des extraits sur le site de Didier Jeunesse et le même vu par Maman Baobab.

Ogres et OgressesIl y avait une ogresse qui avait entendu ce qu’une chèvre disait à ses sept chevreaux pour qu’ils lui ouvrent la porte et qui décida de se faire passer pour elle. Il y avait aussi une cuisinière qu’on appelait la grosse Suzon qui s’intéressait beaucoup à un jeune garçon que son maître avait trouvé dans une forêt quand il n’était qu’un bébé. Il y avait, enfin, une ogresse qui avait profité du départ d’un homme pour aller voir chaque jour sa fille, Aïcha et lui sucer le doigt.

Trois contes qui mettent en scène des ogres et des ogresses sont réunis dans ce très beau livre-CD sorti chez Didier Jeunesse. Le premier, L’ogresse et les sept chevreaux, la version libanaise d’un conte bien connu illustré par Martine Bourre, nous l’avions déjà chroniqué ici lors de sa sortie dans la collection À petits petons. Le dernier, Aïcha et l’ogre, un conte tunisien illustré par Vanessa Hié, nous l’avions chroniqué ici lors de sa sortie dans la collection Il était une (mini) fois. Il n’y a donc que le second que nous découvrons dans cette version, Trouvé-dans-un nid, une adaptation d’un conte des frères Grimm illustrée par Rémi Saillard. Tous les trois sont racontés par la conteuse Praline Gay-Para et on se régale ! Quel bonheur de l’écouter conter ces trois histoires pleines d’humour. On est happé par sa voix, sa façon de raconter et on enchaîne les trois histoires avec le plus grand plaisir !
Le même vu par Butiner de livres en livres et À l’ombre du saule et des extraits sur le site de Didier Jeunesse.

On reste d’ailleurs avec Praline Gay-Para

Ti Moun dit non !Un tout petit garçon nommé Ti Moun voulait devenir grand. Il décida d’aller voir les animaux pour leur demander ce qu’ils mangeaient pour être si forts ! Seulement voilà… il a beau vouloir être grand il n’a pas envie de manger des os comme le chien, de l’herbe comme le bœuf, du foin comme le cheval… mais au fait… pourquoi veut-il être aussi grand et fort ?

Prends le temps de grandir doucement, voilà le conseil qui est donné à Ti Moun. Dans cette très jolie histoire signée Praline Gay-Para (et racontée par elle-même sur le CD), on parle donc de vouloir grandir trop vite, de l’impatience. La conteuse l’explique en fin d’ouvrage, ce sont deux contes, l’un afro-américain et l’autre haïtien qui sont à l’origine de cette histoire. Illustrée par Lauranne Quentric, c’est un bien joli conte en randonnée où l’on rappelle l’importance de dire non et que l’on prend beaucoup de plaisir à écouter.
Le même vu par Les riches heures de Fantasia et par Maman Baobab et des extraits sur le site de Syros.

les aventures de p'tit bonhommeUn p’tit bonhomme des bois se promenait dans la forêt quand tout à coup un blaireau le vit. L’animal se dit qu’il en ferait bien son repas, et se mit à le suivre. Quelques pas plus loin, un renard vit le p’tit bonhomme des bois. Il n’avait jamais mangé ça et se dit que cela devait être bon ! Et en plus il était accompagné d’un blaireau, le repas allait être copieux ! Il se mit à les suivre. Puis ils furent rejoints par un renard, un loup et un ours…
P’tit Bonhomme se réveilla avec une faim de loup. Vite, il lui fallait quelque chose à se mettre sous la dent, il fila à la boulangerie et demanda du pain au boulanger. Sauf que rien n’est gratuit, et s’il voulait du pain, comme il n’avait pas de sous, le P’tit Bonhomme devait fournir de la farine. Ainsi notre petit héros couru chez le meunier. Sauf que rien n’est gratuit, s’il voulait de la farine notre petit bonhomme devait fournir du blé ! Et pour avoir du blé il lui faudrait trouver du crottin, pour avoir du crottin il lui faudrait de l’herbe et pour avoir de l’herbe il devait trouver de l’eau…

Deux contes en randonnée drôles et poétiques signés par le génial Pierre Delye. Je connaissais ses livres, je l’avais découvert sur scène, je ne l’avais pas encore écouté en CD. Alors bien-sûr rien ne vaut le spectacle vivant mais quel bonheur que de l’écouter nous conter ces deux histoires, prendre les voix des personnages. On sourit, on rit même parfois, on passe un moment délicieux (autant les parents que les enfants). Côté illustrations, Martine Bourre pour Le P’tit Bonhomme des bois et Cécile Hudrisier pour La grosse faim de P’tit Bonhomme (qu’on avait d’ailleurs déjà chroniqué ici). Les deux illustratrices ont utilisé de nombreuses matières pour leurs collages, c’est riche en détails, et c’est beau ! Un disque-CD plein de malice pour passer un moment exquis !
Des extraits sur le site de Didier Jeunesse.

mon meilleur meilleur amiQu’il est agaçant à être toujours de bonne humeur cet Arlequin à l’habit coloré ! Oiseau gris n’en peut plus ! Il a l’impression que sa vie est morne à côté ! Il décide de jouer un tour au joyeux personnage, il va moins rigoler, ça c’est sûr !
Malika se rend compte un matin qu’elle n’a plus que 103 peluches. Elle en avait 110 avant ! Sa maman lui explique qu’elles étaient usées, qu’il faut à un moment se séparer de certaines affaires, mais rien à faire Malika n’est pas contente. À partir de ce jour elle décide de recompter tout le temps ses peluches et un jour… Malika pousse un cri, il y en a 104 ! Qui est ce nouveau venu qui a deux bouches et qui dit s’appeler Monstre Monstre (faut dire qu’il dit tout en double !) ?

Sorti chez Planète Rebelle, Mon meilleur meilleur ami regroupe donc deux histoires signées Jennifer Couëlle et racontées ici par Françoise Diep. Dans la première il est donc question de bonne humeur et de ceux qui jalousent cet optimisme. Dans la seconde, on parle de grandir, de devoir se séparer de certaines choses liées à l’enfance. Deux très jolies histoires joliment mises en images par Josée Bisaillon. Deux histoires pleines d’humour et de douceur, adaptées aux plus petits.
Des extraits sur le site de Planète Rebelle.

Les aventures de la famille MotorduIls en vivent des aventures les Motordu ! Un jour le prince à pâle au ventre (si ça se trouve c’est lapin dix huitres), une autre fois, comme on est en jouet c’est le temps des grandes balances et on part vers la Botte d’Azur, un autre jour ils s’aperçoivent qu’il y a un fantôme dans le chapeau, il y a aussi la fois où Marie-Parlotte a reçu un cheval appelé Belle-Chic en cadeau et enfin la fois où Motordu reçoit un père hoquet qui fait plein de bêtes hips et qui refuse qu’on le mette en cage.

Je pense que vous êtes nombreux à connaître Le prince de Motordu. J’ai grandi en lisant les livres de Pef et notamment les aventures de ce héros qui vit dans un chapeau avec la princesse Dézécolle et ses enfants Marie-Parlotte et Nid de Koala. Ici, les mots sont donc remplacés mais habillement, avec beaucoup d’humour, les doubles sens sont nombreux et hilarants. C’est la première fois que je découvrais ces livres sous forme de CD et je suis quand même sceptique ! Dans les livres du prince de Motordu, parfois on a besoin de relire une phrase pour en comprendre tous les sens, et en CD… c’est plus difficile ! Ça défile, on réfléchit à ce que l’on vient d’entendre et on se perd ! Et il n’y a pas les illustrations pour nous aider. Ma fille de six ans a quand même pris énormément de plaisir à l’écouter et riait en entendant les dialogues décalés de ces cinq histoires lues par Pef lui-même.
Le même vu par Maman Baobab.

Le monstre poilu et 3 autres histoiresC’est l’histoire d’un monstre qui était couvert de poils, un monstre poilu qui était d’une laideur abominable ! Un jour, alors qu’il passait par là, le roi fut capturé par le monstre poilu. Celui-ci accepta de le laisser partir s’il lui ramènerait le premier enfant qu’il croiserait. Sauf que le premier enfant qu’il croisa fut sa fille…
Léon était un roi qui ne supportait pas qu’on soit plus beau que lui. Quand quelqu’un osait cet affront, le roi lui faisait couper la tête. Les gens se mirent donc à s’enlaidir et forcément… plus personne ne tomba amoureux de personne et plus aucun bébé ne naissait. Jusqu’au jour où…
Il était une fois une sorcière qui aimait manger des enfants. Forcément, aux alentours ceux-ci ne sortaient plus et donc n’allaient plus à l’école. Forcément, ils devenaient idiots. Un jour, la sorcière croisa la route de deux de ces garnements, Pincemi et Pincemoi.

Quatre histoires d’Henriette Bichonnier (Le monstre poilu, Le retour du monstre poilu, Le roi des bons et Pincemi, Pincemoi et la sorcière) qui ont toutes été illustrées par Pef et surtout, mis à part Le retour du monstre poilu, qui ont marqué mon enfance (cela dit, je ne suis pas certain que Gallimard y ai pensé en faisant cette compilation). J’ai lu ces parodies de contes alors que j’avais 8-9 ans, à chaque Noël, chaque anniversaire, chaque occasion, je demandais un livre de Pef et ceux-là faisaient partie de mes préférés (avec Rendez-moi mes poux). Près de 30 ans plus tard, j’ai vu ma fille être morte de rire en entendant les « poil à » de la petite Lucille ou les blagues de Pincemi et Pincemoi. Ces histoires ne vieillissent pas, elles amusent toujours autant les enfants. Gallimard regroupe ici quatre lectures (enregistrées, respectivement, en 1984, 2014, 1990 et 2014) faites par Francis Perrin, Max de Bley, Pierre Junière, William Pinville et Pef lui-même. Pour tout vous dire, autant j’ai adoré découvrir Le monstre poilu, Le retour du monstre poilu et Pincemi, Pincemoi et la sorcière dans cette version CD, autant j’ai trouvé horripilante la lecture de Le roi des bons. Les comédiens surjouent… c’est assez insupportable ! Mais mis à part ce bémol, voilà des histoires pleines d’humour qui vont ravir les enfants et rappeler des souvenirs à pas mal de parents.

Les petits oiseauxL’hiver est là, une vieille fermière rentre ses poules et ravitaille une mangeoire à oiseaux en graines et boules de graisse. Pinsons, sittelles torchepots et moineaux friquets arrivent à toute volée. Mais alerté par les piaillements, un chat ne tarde pas à venir se tapir, prêt à bondir. Il va tenter plusieurs fois, les oiseaux vont se succéder, l’un d’eux sera-t-il moins rapide que le félin ?

Béatrice Fontanel pour le texte, Jérôme Deschamps qui le raconte, Antoine Guilloppé qui illustre et des musiques des plus grands musiciens pour accompagner le tout. François Couperin, Antonio Vivaldi, Maurice Ravel, Igor Stravinsky, Eino Juhani Rautavaara, Jean Françaix… Ce sont les œuvres évoquant des oiseaux de quatorze compositeurs dont on retrouve des extraits ici. En plus de la présentation succincte des musiciens, on trouvera aussi une description des oiseaux présents dans l’histoire. Les magnifiques illustrations d’Antoine Guilloppé ont fait pousser des « waouh » à ma fille. Une bien jolie histoire magnifiquement illustrée et accompagnée de très belles musiques classiques.
Une émission qui en parle, Les traverses du temps sur France Musique.

Quelques pas de plus…
Retrouvez toutes les histoires racontées sur CD que nous avons chroniquées sur notre album Pinterest.
Nous avons déjà chroniqué des ouvrages de Rascal (L’ours qui danse, Le temps des ours, Le plus joli des rêves et Tout le monde fait caca), Natalie Dessay (La petite sirène), l’Ensemble Agora (La petite sirène), Régis Lejonc (Loup ?, La mer et lui, Le petit chaperon rouge ou La petite fille aux habits de fer blanc et Obstinément Chocolat), Natalie Tual (Comptines pour compter, Bulle et Bob à l’école, Comptines pour chanter les couleursBulle et Bob préparent Noël, Bulle et Bob à la plage, Bulle et Bob dans la cuisine et Chansons pour chanter Noël), Ilya Green (Nos beaux doudous, Bulle et Bob à l’école, Mon arbre, Marre du rose, Bulle et Bob préparent Noël, Les plus belles berceuses jazz, Bulle et Bob à la plage, Peter Pan et Wendy, Bulle et Bob dans la cuisine et Le masque), Praline Gay-Para (Aïcha et l’Ogre, Petit beignet rond et doré, L’ogresse et les sept chevreaux et Au loup !), Martine Bourre (La truie et le loup, L’ogresse et les sept chevreaux, Les Deux Vieux & l’Arbre de vie, Au bain, mon lapin ! et La souris qui cherchait un mari), Rémi Saillard (Petit beignet rond et doré, (Rois et reines de France, Les histoires des musiciens de Brême racontées dans le monde, Au chat et à la souris, Dans ma rue et Ami ou ennemi ?), Vanessa Hié (Mon secret rit tout le temps et Le carnaval des animaux), Pierre Delye (La petite poule rousse, Mais il est où ce gros matou ? et La grosse faim de P’tit Bonhomme), Cécile Hudrisier (Comptines pour mon bébé, Le gâteau de Ouistiti, La moufle, Comptines pour compterComptines pour chanter les couleursLa petite poule rousse, Mais il est où ce gros matou ?, La grosse faim de P’tit Bonhomme, Il était une fois… Contes en haïku, Les plus belles chansons anglaises et américaines, P’tit biscuit ou L’histoire du bonhomme de pain d’épices qui ne voulut pas finir en miette, Comptines pour chanter en anglais, Le fil rouge, Chansons pour chanter Noël et Comptines pour chanter la ferme), Jennifer Couëlle (Je t’aime comme toi), Françoise Diep (Les deux cailloux et Le loup et la soupe aux pois), Josée Bisaillon (J’ai un bouton sur le bout de la langue), Pef (Aux fous les pompiers !Le Ré-si-do-ré du Prince de Motordu et Le conte chaud et doux des chaudoudoux), Béatrice Fontanel (Mon copain Bogueugueu et Bogueugueu est amoureux) et Antoine Guilloppé (Le voyage d’Anoki, Les musiciens de Brême, La mouffle, Loup noir, Grand blanc, Première neige,Plein soleil, Qui dit noir dit blanc, Pleine lune et Akiko la rêveuse). Retrouvez aussi nos interviews de Natalie Tual Cécile Hudrisier  et Antoine Guilloppé.

La boîte à joujoux
Texte de Rascal, conté par Natalie Dessay, musique de Claude Debussy jouée par l’Ensemble Agora, illustré par Régis Lejonc
Didier Jeunesse dans la collection Contes musicaux
23,80 €, 270×270 mm, 43 pages, CD 35 min. environ, imprimé en France, 2005.
Bulle et Bob au jardin
Texte et musique de Natalie Tual, conté et chanté par Natalie Tual, Gilles Belouin, Erell et Antoine Paineau-Tual, illustré par Ilya Green
Didier Jeunesse dans la collection Polichinelle
17,70 €, 210×210 mm, 40 pages, CD 15 min. environ, imprimé en France, chez un imprimeur éco-responsable, 2014.
Ogres et Ogresses
Contés par Praline Gay-Para, illustrés par Martine Bourre, Rémi Saillard et Vanessa Hié
Didier Jeunesse dans la collection À petit petons
21,30 €, 240×225 mm, 96 pages, CD 35 min. environ, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2014.
Ti Moun dit non !
Conté par Praline Gay-Para, illustré par Lauranne Quentric
Syros dans la collection Paroles de conteurs
15,90 €, 205×320 mm, 32 pages, CD 11 min. environ, imprimé en France, 2014.
Les aventures de p’tit Bonhomme
Contés par Pierre Delye, illustrés par Grégory Allaert, Martine Bourre et Cécile Hudrisier
Didier Jeunesse
21,30 €, 240×225 mm, 64 pages, CD 17 min. environ, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2011.
Mon meilleur meilleur ami
Texte de Jennifer Couëlle, raconté par Françoise Diep, illustré par Josée Bisaillon
Planète rebelle dans la collection Conter Fleurette
23 €, 200×200 mm, 38 pages, CD 20 min. environ, imprimé au Canada, 2011.
Le monstre poilu et 3 autres histoires
Textes d’Henriette Bichonnier, lus par Francis Perrin, Pef, Max de Bley, Pierre Junière et William Pinville
Gallimard Jeunesse dans la collection Écoutez lire
12,90 €, CD 40 min. environ, 2014.
Les aventures de la famille Motordu, volume 1
Textes de Pef, lu par Pef
Gallimard Jeunesse dans la collection Écoutez lire
12,90 €, CD 1h02 environ , 2014.
Les petits oiseaux
Texte de Béatrice Fontanel, raconté par Jérôme Deschamps, illustré par Antoine Guilloppé
Naïve livres
20 €, 245×275 mm, 42 pages, CD 33 min environ, lieu d’impression non indiqué, 2013.

À part ça ?

affiche-eclatsdelire-2014Puisqu’on parle d’Ilya Green dans cet article… elle fait partie des organisateurs  de la première fête de la littérature jeunesse au Vigan (dans le gard) ce samedi (le 17 mai). Au programme : des dédicaces (Ilya Green, donc, Stéphane Servant, Mélusine Thiry, Claire Franek et bien d’autres !), des lectures, des ateliers, des expos… bref si vous êtes dans le coin, ça risque d’être rudement chouette ! Tous les infos sur leur blog : http://eclatsdelireduvigan.blogspot.fr et même sur facebook : https://www.facebook.com/leseclatsdelireduvigan ! Vous y allez et vous nous racontez ?

Gabriel

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Des contes

Par 24 avril 2014 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, je vous propose une sélection de contes que vous connaissez sûrement.

La truie et le loupTrois fermières discutaient de ce qu’elles feraient à manger pour Mardi gras. La première comptait tuer sa poule, la seconde sa dinde et la dernière sa truie. La poule, qui avait tout entendu, alla prévenir la dinde et la truie et toutes les trois s’enfuirent. Seulement à force de marcher la poule fut fatiguée et ne pouvait plus avancer. La truie lui construisit une maison en petit bois. Puis ce fut la dinde qui à son tour ne put plus avancer, la truie lui fabriqua une maison en bois moyen. Enfin, la truie à son tour voulut se reposer et se fabriqua une maison en gros bois. Le loup passa devant la maison de la poule…

Vous aurez peut-être reconnu Les trois petits cochons, en voici une version issue de la tradition orale française racontée par Jean-Louis Le Craver. Je dis bien racontée, car ici l’écriture est orale et l’on prend énormément de plaisir à lire à voix haute les dialogues truculents. Je le dis régulièrement pour les livres de chez Didier Jeunesse, mais quel plaisir pour nous, parents, de lire des livres écrits par des conteurs ! On y met des intonations, on joue avec les enfants. Et ceux-ci se régalent ! Et autant vous dire qu’ici, un loup qui pète sur les maisons pour les faire voler… ils sont fans ! Pour ses illustrations, Martine Bourre utilise collages, morceaux de cartons, plantes… et le caleçon du loup est irrésistible ! Encore, un super conte sorti dans la collection À petits petons.
Des extraits sur le site de Didier Jeunesse.

Tom PouceUn couple se désespérait de ne pas avoir d’enfant, il aurait tant aimé en avoir même s’il n’avait eut que la taille d’un pouce ! Quelqu’un les entendit puisque c’est un enfant précisément de cette taille que la femme mit au monde sept mois plus tard. Alors qu’il guidait un cheval niché dans son oreille, des hommes s’aperçurent de son existence et voulurent l’acheter… c’était le début d’une grande aventure.

Grand classique, mais pas forcément très connu, Tom Pouce ressort avec les belles illustrations colorées de Vincent Mathy dans un grand album de la collection Contes & classiques de chez Magnard. Ce n’est pas parce qu’on est tout petit qu’on ne peut pas s’en sortir dans la vie (non je ne parle pas de moi) ! Tom Pouce est très malin et malgré le fait qu’il va être mangé par une vache puis par un loup il réussira à rentrer chez ses parents par ses propres moyens. Un classique des frères Grimm qui ressort avec des illustrations colorées, entre rétro et modernité.
Des extraits en ligne.

Hansel Et GretelDeux enfants prénommés Hansel et Gretel entendirent leurs parents dire qu’ils allaient les perdre dans la forêt. Hansel eut l’idée de ramasser des petits cailloux blancs, les sema sur le chemin et ainsi ils rentrèrent à la maison. Le lendemain quand les parents recommencèrent Hansel n’eut pas le temps de ramasser à nouveau des cailloux et sema des miettes de pain… sauf que les oiseaux les mangèrent. Perdus dans la forêt, ils tombèrent sur une maison en pain d’épices et commencèrent à la manger, ils ne savaient pas qui vivait là…

Je ne m’étais jamais rendu compte de la similitude entre Le petit Poucet et Hansel et Gretel. J’ai revu le premier ces jours derniers et en lisant le deuxième je me suis aperçu à quel point les débuts des deux histoires étaient identiques. On retrouve donc ce grand classique des frères Grimm illustré par une artiste qu’on aime beaucoup : Sophie Lebot. Elle croque avec délicatesse ce conte cruel (il y a quand même une sorcière qui fait engraisser un petit garçon pour le rendre plus dodu avant de le manger et une mère à qui c’est égal de perdre ses enfants dans la forêt !). Un album sorti dans la collection Les classiques du Père Castor (et donc à petit prix).

Le chat bottéAlors que ses frères avaient reçu un moulin pour l’un et un âne pour l’autre, un homme n’eut qu’un chat pour héritage à la mort de son père. Que faire de l’animal ? Le manger et se faire un manchon avec sa peau ? Le félin, qui était intelligent, eut une autre idée… Un âne, dont le maître estimait qu’il était trop vieux et qu’il fallait s’en débarrasser, partit sur les routes pour échapper à l’abattoir. En chemin il rencontra un chien, un chat et un coq qui tous n’étaient plus aimés de leurs maîtres. Ensemble, ils décidèrent de partir devenir musiciens à Brème. Un loup qui était très maigre rencontra un chien qui lui semblait bien nourri. Le chien proposa au loup une vie plus belle…

Trois contes sont réunis dans ce petit livre qui ressemble à un carnet : Le chat botté (de Charles Perrault), Les musiciens de Brème (des Frères Grimm) et Le loup et le chien (de Jean de la Fontaine). Ici, on parle des animaux dont on se débarrasse quand ils ne nous servent plus, de la liberté. Les animaux, même s’ils semblent finis, ne sont pas si bêtes… Bien entendu, ce sont des contes et un chat, même avec des bottes, vous fera rarement gagner un château dans la vraie vie… mais ces trois histoires sont un début de réflexion sur ce qu’on fait avec les animaux de compagnie. Sorti dans la collection Les contes affables chez Manannan éditions, ce sont ici les textes d’époque (originaux pour le Charles Perrault et le Jean de la Fontaine, traduction de 1875 pour celui des Frères Grimm). Un petit recueil qui tient dans la main pour redécouvrir des contes classiques.

Dame HiverUne jeune fille vivait avec sa belle-mère et sa demi-sœur. Elle était belle et travailleuse, pendant que l’autre était laide et paresseuse. C’est elle qui accomplissait les tâches ménagères et souvent elle filait au bord du puits. Un jour, alors qu’elle avait les doigts en sang à force de filer, sa bobine tomba dans le puits. Sa belle-mère l’obligea à aller la chercher. C’est là qu’elle rencontra Dame Hiver et qu’elle entra à son service.

C’est un magnifique conte des frères Grimm qu’a sorti Didier Jeunesse dans la collection Il était une (mini) fois, dont je vous avais déjà parlé. Des petits livres non illustrés à prix tout doux (3 €). C’est le genre de conte qui nous est familier avec la belle-mère méchante, la demi-sœur fainéante, la belle qui fait tout, la cupidité des deux premières qui les entraînera vers leur chute (pendant que la gentille sera récompensée). Et malgré le fait que l’on connaisse par cœur ce genre de conte, c’est toujours un plaisir de les retrouver dans des versions différentes. Un classique des frères Grimm qu’on a plaisir à découvrir ou à retrouver.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué des ouvrages de Martine Bourre (L’ogresse et les sept chevreaux, Les Deux Vieux & l’Arbre de vie, Au bain, mon lapin ! et La souris qui cherchait un mari), les Frères Grimm (Les musiciens de Brême, Le vieux Cric Crac, Le voleur de lune, Les musiciens de Brême, L’homme à la peau d’ours, Tom Pouce, Le petit chaperon rouge, Blanche Neige, Hansel et Gretel et Hans la chance), Vincent Mathy (C’est beurk, j’adore ! et Petits ruisseaux), Sophie Lebot (Blanche Neige, Le ventre de maman, Victor et les AmulettesLa princesse de Fertabelle et la princesse de Fertamaline) et Charles Perrault (Cendrillon, Le chat beauté, Le petit chaperon rougeLe chat botté et Le petit Poucet dans la collection Les contes en chanson chez Larousse, Peau d’âne illustré par Charlotte Gastaut, Le petit chaperon rouge dans une version « herbier » et une version sans texte et Cendrillon en petit théâtre d’ombre). Retrouvez aussi notre interview de Sophie Lebot.

La truie et le loup
Texte de Jean-Louis Le Craver, illustré par Martine Bourre
Didier Jeunesse dans la collection À petits petons
11,50 €, 232×217 mm, 40 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2014.
Tom Pouce
Texte de Jacob et Wilhelm Grimm (traducteur non crédité), illustré par Vincent Mathy
Magnard Jeunesse dans la collection Contes & classiques
13,90 €, 280×240 mm, 48 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2014.
Hansel et Gretel
Texte d’après Les Frères Grimm (auteur non crédité), illustré par Sophie Lebot
Père Castor dans la collection Les classiques du Père Castor
4,75 €, 210×180 mm, 24 pages, imprimé en France, 2014.
Le chat botté
Textes de Charles Perrault, Les frères Grimm (traduction de Frédéric Baudry) et Jean de la Fontaine, illustrés par Julien Delval
Manannan éditions dans la collection Les contes affables
4,50 €, 100×150 mm, 64 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2013.
Dame Hiver
Texte de J. et W. Grimm (traduction de François Mathieu)
Didier Jeunesse dans la collection Il était une (mini) fois
3 €, 115×165 mm, 28 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2014.

À part ça ?

Une petite vidéo pour en savoir plus sur un illustrateur qu’on aime beaucoup, Matthieu Maudet.

Gabriel

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Chaperons rouges, vilains canards, boucles d’or et d’autres encore

Par 6 mai 2013 Livres Jeunesse

Aujourd’hui des contes que nous connaissons (même si parfois on les a un peu oubliés) mais parfois dans des versions moins connues ou originales.

On commence avec deux livres de la somptueuse collection Contes du temps d’avant Perrault.

La barbe bleue ou Conte de l'oiseau d'Ourdi

Un homme vivait seul dans son château, il était craint, on disait même qu’il ressemblait à une bête. Sa barbe était si noire qu’elle en avait des reflets bleutés… on l’appelait donc Barbe Bleue. On disait que six fois il s’était marié et que six fois ses femmes étaient mortes. Imaginez donc la peur des gens du village quand une des filles vivant parmi eux décida de l’épouser…

La barbe bleueJ’avoue que j’avais un souvenir très lointain de ce conte mais en le lisant tout me revenait, la petite porte à ne pas ouvrir, la clef ensanglantée. Je suis toujours surpris par la cruauté des contes pour enfants (celui-ci a rarement été édulcoré et finalement la version de ce livre est assez proche de celle que nous connaissons), surpris que ça ne les traumatise pas plus. Car ici c’est vraiment une histoire dure (le cadavre des femmes retrouvées dans la cave, la fin de Barbe Bleue,…), un conte cruel qui pourtant plaît. Les illustrations de Claude Cachin sont absolument magnifiques, elles ressemblent presque à des photos par moment ou à des tableaux de Georges de la Tour. Un très très beau travail d’illustrations.

Le petit chaperon rouge

Une petite fille voulait absolument quitter sa maison et se promener dans la forêt. Sa mère le lui avait interdit et pour gagner du temps lui avait promis qu’elle n’irait que quand ses souliers de fer blanc et son habit seraient usés. La petite fille fit tout ce qu’il faut pour les user le plus vite possible. Son habit déchiré sa mère la revêtit d’un grand manteau de velours rouge et lui accorda d’aller dans la forêt si elle allait chez sa grand-mère. Chemin faisant, l’enfant rencontra le loup…

Le petit chaperon rougeVous aurez reconnu l’histoire du petit Chaperon Rouge sauf qu’ici on est loin de la version aseptisée… et ça va même très loin, le loup « déchire en morceaux » la grand-mère et fera boire son sang à la petite fille. L’enfant va devoir se déshabiller devant le loup et se coucher nue contre lui. On parle souvent de métaphore avec la pédophilie dans beaucoup de contes avec des loups, c’est ici encore plus flagrant. Ici aussi les illustrations (signées Régis Lejonc) sont très belles avec un rouge éclatant et un loup vraiment terrifiant. Une version inédite du petit chaperon rouge.

J’avais déjà chroniqué La belle au bois dormant dans cette collection (ici) et j’avoue être très fan, les livres sont absolument superbes avec leur papier épais, leur dos toilé,… au niveau édition c’est une pure merveille. C’est une chose rare que de lire les contes d’origine, ceux transmis par oralité, avant qu’ils n’aient été écrits… et quel bonheur ! Jean-Jacques Fdida a une superbe plume et ce sont vraiment des livres agréables à lire, la langue est belle. Des petits joyaux à faire entrer d’urgence dans sa bibliothèque.

l'ogresse et les sept chevreaux

Une chèvre avait sept chevreaux, elle avait peur pour eux quand elle devait s’absenter… elle craignait que l’ogresse ne vienne les dévorer. Elle leur faisait toujours la même recommandation : de demander à la personne qui frappait de passer sa queue par la chatière et ne surtout pas ouvrir si celle-ci était rêche et sèche.

l'ogresse et les sept chevreauxVous connaissez certainement le conte du loup et des sept chevreaux (que j’avais d’ailleurs chroniqué ici dans une très belle version sortie chez OQO), voici sa version libanaise ! J’aime toujours retrouver des versions étrangères (et exotiques pour nous) des contes que nous connaissons, ici je n’ai pas été déçu. Quel bonheur de retrouver cette mère prête à tout pour sauver ses petits et de découvrir une ogresse dévoreuse de chevreaux et de gâteaux au miel. Même si le fond reste le même il y a beaucoup de différences assez savoureuses. Praline Gay-Para a écrit un très beau texte, très rythmé, c’est un bonheur que de le lire à voix haute. Martine Bourre a  fait des illustrations « à l’orientale », avec des collages. Un bien bel album, une version qui change d’un des contes qui me ramène le plus en enfance.

Boucle d'or

Une petite fille nommée Boucle d’Or s’était perdue en forêt, sa mère lui avait pourtant demandé de ne pas s’y aventurer mais vous savez comment c’est, on fait un pas, puis un autre et nous voilà perdu. boucle d'orHeureusement elle trouva une petite maison sur son chemin, une maison dans laquelle elle vit une grande chaise, une moyenne chaise et une petite chaise…

Qui ne connaît pas l’histoire de Boucle d’Or ? Ici c’est la géniale Charlotte Gastaut qui l’illustre et c’est un pur régal. Cette illustratrice de grand talent nous avait déjà ravis avec Poucette, Peau d’âne,… dans la même collection. On veut bien qu’elle nous refasse tous les contes classiques ! Ce sont des contes qu’on aime avoir et ses illustrations sont superbes. Certaines images sont en noir et blanc et « doré », une pure merveille.

Le Rossignol et l'empereur de Chine

L’empereur de Chine avait des jardins si grands qu’il ne les connaissait pas entièrement. Un jour on lui rapporta que dans ses jardins vivait un rossignol dont le chant était une des plus belles choses qu’on puisse entendre. Il voulut donc qu’on Le rossignol et l'empereur de Chinelui rapporte cet oiseau et le garda pour lui, dans une belle cage dorée. Mais l’empereur aimait écouter souvent son chant, et le rossignol ne pouvait chanter tout le temps donc on lui en fabriquât un mécanique sertit de pierres précieuse bien plus beau que l’original et qui chantait sans se lasser… Le vrai rossignol pouvait donc partir… jusqu’au jour où…

Je vous ai déjà parlé à plusieurs reprises de ce très beau conte d’Andersen qui évoque tellement de choses dans notre époque actuelle (tradition contre modernité, choses naturelles contre choses plus « pratiques »,…). Cette très belle version sortie chez Chan-Ok a été réécrite par Kochka et est magnifiquement illustrée par Qu Lan. Un grand album très beau, très poétique qui fait part belle aux illustrations. Un beau voyage dans la Chine ancestrale.

On change radicalement de style avec deux adaptations de contes… en bande dessinées (sans texte).  Le Soldat de Plomb

Un petit garçon reçu en cadeau des soldats de plombs. Tous semblaient identiques pourtant l’un deux n’avait qu’une seule jambe. Il le mit donc à part, sur une table où étaient posés une fusée, un château, un dragon… et une danseuse. Tout de suite entre le soldat et la danseuse ce fût le coup de foudre… mais un petit diable caché dans une boîte allait vite se débarrasser de ce rival. C’était le début d’une longue aventure pour notre petit soldat.

vilain petit canard

Une canne couvait ses œufs, de jolis petits canards en sortirent bientôt… et un autre bien moins joli. Tout de suite rejeté, l’oiseau allait devoir se trouver une famille, des gens comme lui… un parcours pas de tout repos !

LE VAILLANT SOLDAT DE PLOMBLe vaillant soldat de plomb et Le vilain petit canard version bandes dessinées sans parole… il fallait y penser ! Les enfants dès 3 ans peuvent donc suivre seuls case après case les périples du petit soldat et du cygne (oui en fait le canard n’en est pas un, rappelez-vous). Une bonne façon d’apprendre à lire les images et de s’initier à la bande dessinée. En fin d’ouvrage on nous propose d’apprendre à dessiner les personnages de l’histoire (avec une méthode pas à pas) et on retrouve l’histoire version texte. Les illustrations sont très « BD pour enfants », j’avoue que personnellement ce n’est pas ce qui me touche le plus mais ça fonctionne bien auprès du public concerné ! D’autres titres existent dans la même collection.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué un livre de Jean-Jacques Fdida (La belle au bois dormant ou Songe de la vive ensommeillée), des livres de Régis Lejonc (Obstinément Chocolat et La rue qui ne se traverse pas), un livre de Praline Gay-Para (Au loup !), plusieurs livres de Martine Bourre (Les Deux Vieux & l’Arbre de vie, Au bain, mon lapin ! et La souris qui cherchait un mari), plusieurs livres de Charlotte Gastaut (Peau d’âne, PoucetteMon amie est princesse et Mais que fait la police ? ), plusieurs livres écrits par Kochka (Peau d’âne et Dans ma ville il y a…), enfin nous avons déjà chroniqué plusieurs contes d’Andersen (un CD regroupant plusieurs de ses contes, La petite fille aux allumettes illustré par Fabrice Backès, Les habits neufs de l’empereur illustré par Parastou Haghi et un recueil sorti chez Lito, Contes d’Andersen).
Vous pouvez retrouver tous les contes classiques que nous avons chroniqué avec le tag contes classiques.

La barbe bleue ou Conte de l’Oiseau d’Ourdi
de Jean-Jacques Fdida, illustré par Claude Cachin
Didier Jeunesse dans la collection Contes du temps d’avant Perrault
14,20€, 130×190 mm, 58 pages, imprimé en France chez un éditeur éco-responsable, 2011
Le Petit Chaperon rouge ou La Petite Fille aux habits de fer-blanc
de Jean-Jacques Fdida, illustré par Régis Lejonc
Didier Jeunesse dans la collection Contes du temps d’avant Perrault
14,20€, 130×190 mm, 60 pages, imprimé en France chez un éditeur éco-responsable, 2010
L’ogresse et les sept chevreaux
de Praline Gay-Para, illustré par Martine Bourre
Didier Jeunesse dans la collection à petits petons
5,50€, 164×166 mm, 30 pages, imprimé en France chez un éditeur éco-responsable, 2013
Boucle d’Or & les 3 ours
de Rose Celli, illustré par Charlotte Gastaut
Père Castor
13,50€, 240×300 mm, 32 pages, imprimé en France, 2013
Le rossignol et l’empereur de Chine
de Kochka d’après Andersen, illustré par Qu Lan
Chan-Ok
13,25€, 260×280 mm, 32 pages, imprimé en France, 2013
Le Vaillant Soldat de plomb
de Hélène Beney, illustré par Olivier Supiot
Bamboo dans la collection Pouss’ de Bamboo
9,95€, 210×285 mm, 48 pages, imprimé en France chez un éditeur éco-responsable, 2013
Le Vilain Petit Canard
de Hélène Beney, illustré par Curd Ridel
Bamboo dans la collection Pouss’ de Bamboo
9,95€, 210×285 mm, 48 pages, imprimé en France chez un éditeur éco-responsable, 2013

A part ça ?
Un peu de poésie ? The Icebook

 

Gabriel

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Des pépés, des mémés, de l’amour et de la poésie

Par 25 février 2013 Livres Jeunesse

Des pépés et des mémés, deux albums très poétiques.

Les deux vieux et l'arbre de vieUn pépé et une mémé vivaient heureux dans une cabane construite dans une clairière. La vie était belle avec comme bande son le chant des oiseaux, comme occupations couper du bois pour l’un et faire des confitures pour l’autre. Un matin quelque chose se passa, il y avait une graine sous la table ! Pépé décida qu’il fallait la laisser, ne plus balayer. De la graine naquit un arbre, de plus en plus grand, un arbre qui prit de la place dans leur maison et dans leur vie. Jusqu’au jour où ils décidèrent d’y grimper.

Voilà un album très doux, très poétique. Un album qui laisse l’imagination compléter arbredevie_double1l’histoire, de quoi nous parle-t-on ici ? De la mort ou tout simplement de deux petits vieux qui font un beau voyage ? Que symbolise l’arbre qui pousse dans la maison et qui finalement prend toute la place ? Le texte de Patrick Fishmann est très beau et il fait partie de ces textes agréables à lire à voix haute, car les sonorités sont belles, son écriture est extrêmement délicate. Ces deux petits vieux sont très touchants avec leur vie paisible mais avec plein de malice. Martine Bourre a illustré cet album par de magnifiques collages de papiers déchirés, des matières,… Un album doux et délicat, plein de poésie.

Les deux maisonsDans une maison tout en sel vivait un vieux tout en sel et une vieille tout en sucre qui passaient leurs vies à se disputer. Ils s’aimaient pourtant mais les disputes revenaient toujours. Si bien qu’un jour le petit vieux chassa la petite vieille. Celle-ci dut retenir ses les deux maisonslarmes pour ne pas fondre. Elle se construisit une maison en terre mais elle était malheureuse, son petit vieux lui manquait…

Je connaissais déjà ce conte car il est présent dans le CD Croqu’en bouille (que j’ai chroniqué ici) mais quel bonheur de le trouver ici illustré par Samuel Ribeyron. C’est en fait un conte grec, et je trouve très belle l’histoire de ces deux petits vieux, cette histoire sur la dispute et la réconciliation, c’est plein de poésie et d’humour. Forcément les illustrations en volume de Samuel Ribeyron rajoutent encore plus de poésie à cette magnifique conte. C’est d’ailleurs un album qui figure sur la liste de l’éducation nationale au cycle 2 et c’est un album dont je suis tombé amoureux !

Quelques pas de plus…
Si vous cherchez des livres sur les grands parents suivez le tag grand-parents.
Nous avons déjà chroniqué des livres de Martine Bourre : Au bain, mon lapin ! et La souris qui cherchait un mari. Nous avons interviewé Samuel Ribeyron ce mercredi (vous avez jusque ce soir pour gagner le très beau Salade de fruits d’ailleurs) et chroniqué plusieurs de ses livres : 38 perroquets, Le grand papa et sa toute petite fille, Super Beige, Super Beige, le retour, Beau voyage, Yllavu, Pi, Po, Pierrot et Salade de fruit. Et aussi les films Et 10,11,12 Pougne le Hérisson, L’hiver de Léon, Le printemps de Mélie et L’été de Boniface.

Les Deux Vieux & l’Arbre de vie
de Patrick Fischmann, illustré par Martine Bourre
Didier Jeunesse
12,50€, 256×257 mm, 36 pages, imprimé en France sur papier recyclé
Les deux maisons
de Didier Kowarsky, illustré par Samuel Ribeyron
Didier Jeunesse dans la collection A petit petons
5,50€, 160×170 mm, 20 pages, imprimé en France sur papier recyclé.

A part ça ?

Enseignants, saviez-vous que Canson met une mine à votre disposition ? L’atelier Canson (réservé aux enseignants) vous permet de télécharger des tutoriels, de trouver des tas d’idées à réaliser avec les enfants pour les cycles 1 à 3. Et il y a même une rubrique « Histoire des arts », un guide pratique bien détaillé, et des onglets qui n’attendent que les commentaires des enseignants ainsi que les réalisations faites sur le thème. On peut aussi participer à des concours, exploiter des albums Didier Jeunesse,… bref c’est extrêmement complet, varié et c’est gratuit. A découvrir AB-SO-LU-MENT !

Gabriel

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