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Matthieu Maudet

Les invité.e.s du mercredi : Jean-Luc Englebert et Matthieu Maudet, Olivier Tallec, Isabelle Bonameau, Stéphane Nicolet et… Jean-Luc Englebert (+ concours)

Par 3 février 2016 Les invités du mercredi

Pour le premier invité du mercredi après notre reprise, je ne voulais pas n’importe qui ! C’était important d’avoir quelqu’un dont on aime beaucoup le travail : j’ai tout de suite pensé à Jean-Luc Englebert (qu’on n’avait jamais interviewé !), et il a immédiatement accepté. Je suis donc ravi que notre premier interviewé de l’année soit ce grand auteur-illustrateur. À la suite de cette interview, vous pourrez tenter de gagner Un ours à l’école, son dernier album. Ensuite, et avant de retrouver les prochains mercredis nos rubriques habituelles (En vacances avec…, Le coup de cœur et le coup de gueule de…, Parlez-moi de… et un petit nouveau), je vous propose de lire le Dis, tu peux lui demander… ? qui n’avait pas été diffusé cet été pour cause d’arrêt du blog. Matthieu Maudet, Olivier Tallec, Isabelle Bonameau, Stéphane Nicolet et… Jean-Luc Englebert (encore lui !) avaient répondu à la question de Tristan, 6 ans, « Comment l’illustrateur sait qu’il a terminé ses illustrations ? ». Bon mercredi à vous !


L’interview du mercredi : Jean-Luc Englebert

Jean-Luc Englebert

Comment êtes-vous devenu auteur-illustrateur ?
Un peu par hasard. Je suis venu à Bruxelles pour suivre le cours de bande dessinée à Saint-Luc (une école d’art comme les beaux-arts). C’était la seule école qui proposait ce cours. Nous sommes en 1986. Mais beaucoup de cours théoriques (philo…) ou de dessin se faisaient avec la section Illustration. C’est là que j’ai vraiment découvert l’univers du livre jeunesse (Ungerer, Sendak…). En sortant de mes études, les possibilités de publier de la BD étaient difficiles (une première crise de la BD a vu la disparition de beaucoup de magazines BD comme À Suivre, Tintin, Pilote…). Je me suis assez naturellement tourné vers le livre jeunesse. Pastel venait d’être créée à Bruxelles (1988) et avec un ami, Jean-Luc Cornette, nous leur avons proposé un projet. Christiane Germain, éditrice à l’époque l’a… refusé. Mais je suis revenu avec un projet seul. Refusé lui aussi. Mais l’envie était là. J’ai surtout retravaillé mon dessin, trop typé BD. Pendant environ deux ans, je revenais chez Pastel… Christiane a été patiente et surtout de bon conseil. Puis un jour, elle a accepté une de mes histoires : Ourson a disparu. Il est sorti en 94…

jean-Luc EnglebertQue reste-t-il de votre formation BD dans votre travail d’aujourd’hui ?
Beaucoup de choses. J’ai refait de la BD. Une série qui s’appelait Gusgus sur un scénario de Christian Durieux est parue chez Dupuis. J’ai quand même dû réapprendre les codes de la BD. Être plus rigoureux dans mon dessin. La lecture des cases est différente, plus rapide. J’aime raconter une histoire uniquement par l’image. Je me dis que si on comprend ce que je dis par le dessin, alors c’est gagné aux 3/4. Je me souviens que gamin j’ai mis du temps à lire les Tintin, je veux dire les bulles, les dialogues. Par contre je les connaissais par cœur grâce aux images. C’était la force d’Hergé : son découpage de la narration et le dessin qui va à l’essentiel. C’est ce que j’essaie de faire, y compris dans mes albums jeunesse. Ma mini-série Mon petit crocodile et Petit roi crocodile ont été créés comme ça : une suite d’images sans texte dans un premier temps, puis j’y ai rajouté les dialogues.
Ce qu’il me reste aussi, c’est cette envie de raconter de petites histoires en suite d’images. C’est souvent de cette façon que je démarre un projet dans mes carnets.

jean-Luc EnglebertQuelles techniques d’illustration utilisez-vous ?
Encre de Chine pour le trait et aquarelles. Parfois peinture acrylique (Mon petit crocodile ou Une histoire et un câlin).

Vous alternez les histoires dont vous êtes l’auteur-illustrateur et l’illustration des histoires des autres, est-ce un travail totalement différent ? Est-ce que l’auteur que vous êtes n’est pas tenté d’intervenir dans les histoires des autres ?
Ce sont souvent des rencontres. Le travail est différent au départ, quand je fais les premières esquisses, le découpage. Il faut qu’à un moment j’aie cette impression que c’est moi qui ai écrit l’histoire. Quand je travaille avec un auteur, je sais qu’il a des attentes, des envies, voire des images en tête sur son projet. Le jeu pour moi est de trouver ce qu’il attend tout en proposant ma vision personnelle. jean-Luc EnglebertJ’aime quand il y a des aller-retour entre moi et l’auteur, je fais des propositions de dessins qui, parfois, induisent un changement dans son texte. Mais aussi de son côté il peut m’aiguiller vers des choses auxquelles je ne pense pas. Mais j’interviens peu sur le texte en lui-même. Je suis un illustrateur qui s’est mis à écrire parce qu’au départ il ne connaissait pas de scénaristes. Je ne me sens pas « auteur » dans le sens où je ne pourrai jamais faire un texte sans le support du dessin.

Comment naissent vos histoires ? Par exemple, comment est né Un ours à l’école ?
Certaines histoires naissent à partir de mon quotidien. Par exemple Le cauchemar de poche (épuisé malheureusement) vient d’une histoire vécue avec ma fille aînée. Pour Un ours à l’école il y a eu un dessin au lavis d’encre de chine, sur une feuille de papier, puis je lui dessine un bonnet… tiens c’est marrant, je fais quoi avec ça ? Donne-moi une histoireEn fouillant dans mes carnets à dessins (j’en ai souvent 4 ou 5 que je remplis en même temps), j’y retrouve d’autres images d’ours : seul assis dans une forêt par exemple Et j’ai démarré l’histoire, sans texte, une suite de dessins. J’avais aussi envie de représenter beaucoup d’enfants en même temps dans une histoire, une classe.

Les livres ont une grande importance dans vos histoires, ils en ont une aussi importante dans la vie ?
Oui. Même si je ne suis pas un grand ou gros lecteur, à une époque dans mon enfance c’était omniprésent. Des BD surtout. J’aime être entouré de livres, j’aime les librairies mais encore plus les brocantes pour y dénicher des vieux livres pour enfants. Pour moi, comme pour beaucoup, c’était un moyen de plonger dans d’autres univers, vivre des aventures.

La plupart de vos albums sont édités par Pastel, la relation avec votre éditrice c’est quelque chose d’important pour vous ?
J’ai fait peu de livres chez d’autres éditeurs, souvent des commandes d’ailleurs. Oui chez Pastel, je me sens « chez moi ». Il y a une vraie relation de confiance, voire d’amitié. Que ce soit maintenant avec Odile Josselin ou au départ avec Christiane Germain, je me suis toujours senti porté. Accompagné dans mes projets. Je pense que c’est assez rare dans l’édition. C’est bien de trouver la bonne personne avec qui faire des livres.

Quelles étaient vos lectures d’enfant, d’adolescent ?
Jean-Luc EnglebertLa BD. Beaucoup, L’école de Spirou, Tintin, les Schtroumpfs, Gaston Lagaffe, Spirou et Fantasio. Ado, je lisais les livres à lire pour l’école… sans plus. Puis il y eut Chaland, Tardi, Mattotti, le magazine À Suivre… Les romans, c’est venu plus tard, quand je suis venu à Bruxelles.

Quels sont vos projets ?
J’ai un projet de livre chez Pastel, écrit par Catherine Grive. Il sortira dans la collection Off de Pastel. Je viens de terminer les illustrations pour un roman Mouche à l’école des loisirs écrit par Christian Oster. Il sortira au mois de mai, je pense. Thierry Lenain m’a proposé d’illustrer un de ses textes dans une collection qu’il va diriger chez Oskar éditions. Plus d’autres projets…

Une dernière question, si quelqu’un qui ne vous connaît pas lit cette interview et veut vous découvrir avec un seul de vos albums, lequel lui conseilleriez-vous ?
Un ours à l’école. C’est mon dernier.

Bibliographie sélective :

Retrouvez Jean-Luc Englebert sur son site : http://englebert.ultra-book.com.

Concours :
Grâce aux éditions l’école des loisirs je vais pouvoir offrir à l’un.e de vous un exemplaire du très bel album de Jean-Luc Englebert, Un ours à l’école. Pour participer, dites nous, en commentaire à cet article, quel est le plus beau livre que vous avez lu pendant notre absence (depuis août). Nous tirerons au sort parmi toutes vos réponses, vous avez jusqu’à mardi 20 h ! Bonne chance à tou.te.s !


Dis, tu peux lui demander… ?

L’été dernier, vous avez pu lire, tous les mercredis, une question d’enfant et la réponse d’auteur.e.s, illustrateurs.trices, éditeurs.trices… Il en restait une qui n’avait pas été diffusée… c’est une question de Tristan, 6 ans : « Comment l’illustrateur sait qu’il a terminé ses illustrations ? ». Les illustrateurs.trices Matthieu Maudet, Olivier Tallec, Isabelle Bonameau, Stéphane Nicolet et… Jean-Luc Englebert ont accepté de lui répondre, vous découvrirez, en même temps que lui, leurs réponses.

« Comment l’illustrateur sait qu’il a terminé ses illustrations ? » (Tristan, 6 ans)

Matthieu Maudet:
Bonjour Tristan,
C’est très simple, c’est quand il entend : « À table ! »
Malheureusement, non, ça serait trop simple…
En fait, tant que les illustrations ne sont pas envoyées chez l’imprimeur, il est encore temps de recommencer (ça m’est déjà arrivé).
Mais la meilleure solution, c’est quand même de bien faire ses essais avant, pour savoir ce que l’on cherche à obtenir comme résultat.
Pour le reste, il faut essayer de trouver un équilibre entre le texte, les personnages, les décors…
Et ne pas en mettre partout juste pour remplir la page.

Nous Quand On Sera GrandsMatthieu Maudet est auteur et illustrateur. Il a sorti l’année dernière Nous, quand on sera grand avec Jean Leroy à l’école des loisirs et il sortira bientôt Bonjour pompier avec Michaël Escoffier, toujours à l’école des loisirs. Vous pouvez le retrouver ici dans une interview que nous avions réalisée de lui et sur son site : http://matthieumaudet.blogspot.fr.

Olivier Tallec
Par une sorte de miracle qui fait qu’à un moment, cela devient une évidence.
Il n’y a pas de règle, il y a juste un moment où tout semble s’équilibrer et bien fonctionner. C’est du ressenti et cela n’obéit à aucune règle.
Comme lorsque tu parles pour expliquer quelque chose, il y a un moment où tu t’arrêtes de parler parce que tu crois que ton interlocuteur a compris. C’est un peu pareil avec un dessin.
Parfois cela m’arrive de penser que c’est fini et de me rendre compte le lendemain que non, ce n’était pas fini.
Ou de revenir dessus le lendemain, et parfois de tout rater parce que je n’aurais pas dû retravailler le dessin.
C’est un peu mystérieux tout ça…

Les quiquoi et l'étrange sorcière tombée du cielOlivier Tallec est auteur et illustrateur. Il vient de sortir Les quiquoi et l’étrange sorcière tombée du ciel avec Laurent Rivelaygue chez Actes Sud Junior. Vous pouvez le retrouver ici dans une interview que nous avions réalisée de lui et sur son site : http://www.oliviertallec.fr.

Isabelle Bonameau
Bonjour Tristan,
Ta question est curieuse… Je ne la comprends pas bien mais je vais tenter d’y répondre.
Il me semble évident que je sais quand j’ai terminé mes illustrations tout simplement quand elles sont finies… C’est-à-dire que quand j’illustre un livre, je commence par la première page et j’avance progressivement vers la dernière page. Une fois que la dernière page est faite, je sais que mes illustrations sont terminées. Mais parfois, il m’arrive de décider de refaire une illustration au regard de tout l’ensemble du livre fini car cela me parait mieux. Je pense aux couvertures de livres par exemple. On peut avoir une meilleure idée de la couverture idéale une fois toutes les illustrations réalisées.

9782211225991FSIsabelle Bonameau est auteure et illustratrice. Elle a sorti de nouvelles aventures de ses héros Maud et Pierre, Maud et Pierre à toute vitesse !, l’année dernière à l’école des loisirs dans la collection Mouche.
Vous pouvez la retrouver sur sa page facebook.

Stéphane Nicolet
Quand il est content de lui, Tristan, et qu’il trouve que son image est jolie et pleine de sens. Parfois, le lendemain, tu regardes ton image et finalement tu la trouves complètement ratée, à refaire. Parfois aussi, c’est l’éditeur qui trouve que ce n’est pas terminé, parce que ce n’est pas les couleurs qu’il avait imaginées, alors tu dois tout recommencer en râlant (et même en disant des gros mots, j’avoue).

Recherche super princesseStéphane Nicolet est illustrateur. Il vient de sortir chez Nathan, Recherche super princesse, un album d’Orianne Lallemand qu’il a illustré.
Vous pouvez le retrouver sur son site : https://www.behance.net/stephanenicolet.

Jean-Luc Englebert
Je ne le sais pas vraiment toujours. J’ai juste le sentiment que je ne pourrais rien ajouter d’autre alors je mets le dessin de côté pendant un jour ou deux. Ensuite je le regarde à nouveau et là je vois s’il est fini ou pas.
Je sens qu’un dessin est fini quand j’ai le sentiment que j’ai pu mettre sur le papier tout ce que j’avais en tête, que le lecteur pourra bien comprendre ce que j’ai voulu représenter.

Un ours à l'écoleJean-Luc Englebert est auteur et illustrateur. Il vient de sortir Un ours à l’école (Pastel) dont il a fait le texte et les illustrations et Ulysse 15 de Christine Avel (l’école des loisirs) qu’il a illustré.
Vous pouvez en savoir plus sur son site : http://englebert.ultra-book.com/portfolio… et plus haut !

 

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Dis, tu peux lui demander… ? (Saison 2, 6/9)

Par 5 août 2015 Les invités du mercredi

Cet été, comme l’été dernier, vous pourrez lire, tous les mercredis, une question d’enfant et la réponse d’auteur-e-s, illustrateur-trice-s, éditeur-trice-s… Aujourd’hui, c’est une question de Rose, 8 ans et demi : « Est-ce qu’il arrive qu’on vous demande de dessiner une histoire et que le texte vous donne pas envie, ou que vous n’y arriviez pas, pas d’inspiration ? ». Les illustrateur-trice-s Mathieu Maudet, Jean-Luc Englebert, Isabelle Bonameau, Olivier Tallec et Stéphane Nicolet ont accepté de lui répondre, vous découvrirez, en même temps qu’elle leurs réponses. Chacune des questions retenues fait en plus gagner un ouvrage à l’enfant qui l’a posée. CetteNotre cabane question permet donc à Rose d’avoir la chance de recevoir, grâce aux éditions Kilowatt, Notre cabane un roman écrit par Amélie Billon et illustré par Solenn Larnicol qui sortira le 24 août. Ce roman, qui raconte le projet de construction d’une cabane qui s’annonce plus compliqué que prévu, inaugure une toute nouvelle collection chez Kilowatt, Les kapoches (des romans à lire dès 7-8 ans).


« Est-ce qu’il arrive qu’on vous demande de dessiner une histoire et que le texte vous donne pas envie, ou que vous n’y arriviez pas, pas d’inspiration ? » (Rose 8 ans et demi)

Matthieu Maudet :
Bonjour Rose,
Quand un auteur ou un éditeur m’envoie un texte, je me demande d’abord si j’aime l’histoire, la façon dont elle est racontée et en général j’ai des images qui me passent en tête. Si je n’imagine rien, c’est signe que l’histoire ne m’embarque pas, donc que je ne l’illustrerai pas.
Il m’arrive aussi d’aimer une histoire, de la retravailler avec l’auteur et puis au moment de dessiner, je ne sais plus comment faire.
Alors je fais des essais, des tas d’essais et parfois je ne trouve pas le bon dessin, la bonne technique. Je trouve que mes dessins ne seront pas les bons pour cette histoire, qu’il y a sans doute quelqu’un d’autre qui le fera mieux que moi. Ça arrive… mais heureusement pas trop souvent !
Je vais te donner un exemple, un de mes livres Le panier est une histoire de sorcière.
Quand j’ai lu la première phrase de ce texte écrit par Jean Leroy, je ne voulais pas du tout dessiner une sorcière. En lisant la suite, j’ai commencé à accrocher à l’histoire et en même temps j’imaginais une sorcière de profil et en ombre chinoise. J’avais trouvé le « truc » pour cette histoire.

l'animauxMatthieu Maudet est auteur et illustrateur. Il a sorti au mois d’avril L’animaux avec Michaël Escoffier chez Frimousse et il sortira à la rentrée Nous quand on sera grand avec Jean Leroy à l’école des loisirs. Vous pouvez le retrouver ici dans une interview que nous avions réalisée de lui et sur son site : http://matthieumaudet.blogspot.fr.

Jean-Luc Englebert :
Ça m’arrive oui. J’ai déjà refusé des textes, soit parce qu’ils ne me convenaient pas, soit qu’ils n’étaient pas bons.
Il m’est arrivé aussi de ne pas trouver d’inspiration pour une histoire, c’était pour Les poupées c’est pour les filles. Puis un an plus tard, Ludovic Flamant m’a demandé de le relire et j’ai tout de suite vu quel genre d’illustration je pouvais mettre sur son texte.

Donne-moi une histoireJean-Luc Englebert est auteur et illustrateur. Il vient de sortir Donne-moi une histoire (Pastel) dont il a fait le texte et les illustrations et Ulysse 15 de Christine Avel (l’école des loisirs) qu’il a illustré. À la rentrée, on découvrira Un ours à l’école (Pastel).
Son site : http://englebert.ultra-book.com/portfolio.

Isabelle Bonameau :
Bonjour Rose,
Oui, cela arrive. Cela m’est arrivé une fois. J’ai tout de suite prévenu la personne qui m’avait demandé d’illustrer le texte pour lui dire que je ne pourrais pas le faire.
Il est vrai que j’illustre très peu de textes d’autres auteurs. La plupart du temps, j’illustre mes propres histoires.
Mais parfois, il arrive que je me dise que je n’arriverais jamais à illustrer une de mes histoires, que c’est trop difficile. Dans ce cas (et aussi en cas de manque d’inspiration), je vais chercher des livres à la bibliothèque sur le sujet pour m’en inspirer.

Le grand-père de Maud et PierreIsabelle Bonameau est auteure et illustratrice. Elle a sorti une nouvelle aventure de Maud et Pierre, Le grand-père de Maud et Pierre, l’année dernière à l’école des loisirs et l’on retrouvera ces deux héros à la rentrée avec Maud et Pierre à toute vitesse !, toujours à l’école des loisirs.
Vous pouvez la retrouver sur sa page facebook.

Olivier Tallec :
Non cela n’arrive pas vraiment, car j’ai la chance de pouvoir choisir les textes que j’illustre.
Donc à la première lecture j’ai déjà des images qui me viennent en tête. Et si ce n’est pas le cas, je le mets de côté quelque temps. Je vais feuilleter d’autres livres, je vais marcher…
Mais si vraiment je ne suis pas inspiré c’est mauvais signe…

 Les Quiquoi et l'étrange maison qui n'en finit pas de grandirOlivier Tallec est auteur et illustrateur. Il vient de sortir Les Quiquoi et l’étrange maison qui n’en finit pas de grandir avec Laurent Rivelaygue chez Actes Sud Junior et il sortira à la rentrée Blob, l’animal le plus laid du monde avec Joy Sorman, toujours chez Actes Sud Junior.
Vous pouvez le retrouver ici dans une interview que nous avions réalisée de lui et sur son site : http://www.oliviertallec.fr.

Stéphane Nicolet:
Oui ça peut arriver Rose ! Un texte que tu n’aimes vraiment pas ne te donne pas assez d’énergie pour fabriquer des images. Tu te dis que de toute façon ça ne fera pas un bon livre, que c’est une perte de temps : imagine une glace au camembert, même si tu ajoutes beaucoup de chantilly, ça reste une glace au camembert :-).

Inspecteur LondubecStéphane Nicolet est illustrateur. Il a sorti il y a peu une BD ayant pour héros l’Inspecteur Londubec, La cigogne marche sur des œufs (que nous avons chroniqué ici) avec Emmanuel Tredez aux éditions du Long Bec. Il sortira à la rentrée Recherche super princesse avec Orianne Lallemand chez Nathan.

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Quelques réflexions sur l’amitié

Par 19 juin 2015 Livres Jeunesse

le pirate et le roiAprès le naufrage de son galion, le roi Jehan 1er se retrouve à partager la vie d’un pirate, lui-même échoué sur une île déserte. Malgré les abords un peu rudes de son compagnon et leur différence évidente de classe sociale, une amitié naît entre les deux hommes qui partagent leur temps entre l’aménagement de l’île, la chasse et la cueillette, et la dégustation de lait de coco au coin du feu. Au fil des jours, ils finissent par se ressembler comme des frères. Un matin, le pavillon de la marine royale apparaît à l’horizon, l’amitié entre le roi et le hors-la-loi résistera-t-elle à ce sauvetage inattendu ?
Matthieu Maudet et Jean Leroy sont adeptes d’un humour « pince-sans-rire » et cet album ne déroge pas à la règle. L’accueil réservé au royal naufragé par Matt le pirate est bien loin de l’étiquette dévolue aux grands de ce monde. Jehan 1er est rapidement ramené à la dure réalité : sur une île déserte, tous les hommes sont égaux dans la survie. « Les rois ne pêchent pas », se plaint-il. « Alors, mange ta main… », lui balance l’autre, « et garde l’autre pour demain ! ». On se délecte de ce ton gouailleur qui nous embarque dans cette histoire d’amitié incongrue. Il faut dire que les illustrations jouent superbement du dramatique de la situation, en travaillant la houle dans l’immensité de l’océan ou la profondeur de la jungle inhospitalière. Mais comme souvent quand le duo Maudet-Leroy est dans le coup, il faut se méfier du piège qui nous est tendu : une amitié entre un pirate et un roi, pensez-vous sincèrement que ça peut exister ? Cet album se savoure de page en page jusqu’au retournement final qui ne manque pas de nous voler un dernier sourire.
Un vrai plaisir.
Le même vu par Chez Clarabel


Amélie et le poissonLa petite Amélie se prélasse sur la plage quand un petit poisson vient jouer avec elle. Chaque jour, ils s’amusent ensemble, découvrent l’océan, profitent de l’été. Amélie aime tellement son nouvel ami qu’elle voudrait rester toujours avec lui. Elle entreprend donc de l’emporter avec elle et l’installe dans un bocal qu’elle a spécialement aménagé pour lui. Mais le poisson dépérit, privé de sa liberté.
Cette petite histoire toute simple donne un exemple édifiant de l’importance du respect de l’autre. En amitié, les rapports doivent être réciproques et les envies de l’un ne doivent pas empiéter sur la liberté de l’autre. Les illustrations mêlent un aspect naïf et une certaine dureté des traits aux crayons. Elles traduisent avec justesse les sentiments de la petite fille : elle ne cherche pas volontairement à faire du mal à son compagnon, elle est plus qu’enthousiaste à l’idée de rester près de lui, et elle ne comprend pas pourquoi il se détourne d’elle et elle le vit mal. Parfois, simplement en ne pensant qu’à soi, on peut perdre un ami.
Une lecture pleine d’enseignements.
Le même vu par Délivrer des livres

C'est Quoi Un AmiAujourd’hui, personne ne veut jouer avec Hugo. Il croise pourtant beaucoup d’enfants de son âge, mais ils semblent complètement absorbés par leurs jeux ou leurs conversations avec leurs amis. Hugo aimerait tellement partager ce genre de relation avec quelqu’un, mais comment trouver un ami ? Qu’est-ce que c’est, exactement ?
Être ami, est-ce se ressembler ? Avoir les mêmes goûts ? Est-ce pour toute la vie ? À l’image de la collection C’est quoi l’idée ? et de la série télévisée du même monde, ce petit livre incite les plus jeunes à se poser des questions sur le monde qui les entoure et les sentiments qu’ils ressentent. La bouille toute ronde d’Hugo les aide bien à s’identifier et à partager ses questionnements. La réflexion n’est pas forcément de haute volée, elle reste destinée aux petits, mais elle a le mérite de les encourager à s’interroger sur un aspect central de leur vie de petits humains : l’amitié. Le propos est d’ailleurs abordé du point de vue de l’exclusion. À l’âge auquel on commence à se faire une place dans la société, il est très constructif de réfléchir à cette question.
Le même vu par Chez Clarabel

Reste mon ami Petit-OursPetit-Ours et Nestor partent jouer dans la forêt, mais les désaccords ne tardent pas à s’immiscer dans leurs jeux. Tant pis, ils poursuivront leurs occupations chacun de leur côté, fâchés. Mais quand Petit-Ours doit venir en aide à un louveteau en bien mauvaise posture, il sait bien en qui il peut avoir confiance pour lui prêter main-forte.
Les amis, c’est sympa pour jouer, mais c’est aussi essentiel pour traverser des épreuves difficiles et s’entraider. Les deux ours savent mettre leur brouille de côté quand un danger menace. Cette mignonne petite histoire apprend qu’en amitié, il y a peut-être des maux, mais que le plus important est de savoir s’excuser et de tirer une leçon de ses agissements.
Un livre tendre et un récit rassurant pour les petits.
Le même vu par Les lectures de Liyah.

La Petite Poule RoussePetite Poule Rousse a besoin d’aide pour semer son blé, le récolter, le moudre, pétrir son pain… mais à aucun moment, ses amis ne sont disponibles pour l’aider. Elle travaille donc seule… et c’est également seule qu’elle profite du fruit de son travail : il est trop tard pour venir réclamer un bout de pain !
Nouvelle adaptation du conte traditionnel La petite poule rousse, ce petit album aide les enfants les plus jeunes à se questionner sur leurs actes : les amis de la petite poule ne se comportent pas comme tels, est-ce vraiment de l’amitié ? Petite poule n’a-t-elle pas raison de conserver tout son pain pour elle ? Le format cartonné et les doux personnages fabriqués par Miss Clara confortent les jeunes lecteurs à prendre cette célèbre histoire en main pour commencer à la lire seuls et peut-être pour réfléchir à quel genre d’amis ils veulent être.
Une version sympathique de cette histoire bien connue.
Le même vu par Les lectures de Liyah.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué d’autres livres de Jean Leroy (Une place au soleilC’est Papy qui choisit, Canaille fête son anniversaire, Un jeune loup bien éduqué, Anoki, Canaille a oublié son doudou, Canaille ne veut pas aller à l’école, Canaille va chez le docteur, Canaille n’aime pas la soupe et Si j’étais un oiseau…), de Matthieu Maudet (Ab et CéLe MoustocOuvre-moi ta porteUn jeune loup bien éduquéLa croccinelleLe çaBonjour facteur et Bonjour docteur) et de Jacques Després (Kola, au revoir tétine). Retrouvez aussi nos interviews de Matthieu Maudet et de Jean Leroy.

Le pirate et le roi
Texte de Jean Leroy, illustré par Matthieu Maudet
l’école des loisirs 
12,20 €, 198 x 263 mm, 36 pages, imprimé en France, 2015.
Amélie et le poisson
d’Helga Bansch
Talents hauts
12,50 €, 256 x 217 mm, 25 pages, imprimé en Belgique, 2015.
C’est quoi un ami ?
d’après Oscar Brenifier, illustré par Jacques Després
Nathan dans la collection C’est quoi l’idée ?
7,95 €, 160 x 210 mm, 32 pages, imprimé en France, 2014.
Reste mon ami Petit-Ours !
d’Ursel Scheffler et Ulises Wensell, traduit par Marie-José Lamorlette
Gautier Languereau dans la collection Tu me lis une histoire ?
4,95 €, 160 x 180 mm, 32 pages, imprimé en Espagne, 2015.
La petite poule rousse,
illustré par Miss Clara
Gautier Languereau dans la collection Tu me lis une histoire ?
4,95 €, 160 x 180 mm, 32 pages, imprimé en Espagne, 2015.

À part ça ? 

C’est quoi l’idée ? est également une série animée qui retrace les aventures d’Hugo au pays de la philosophie. Retrouvez toutes les vidéos concernant l’amitié, le partage, la peur et toutes les questions que se posent les enfants sur le site de France Télévisions Éducation.

Laura

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Pour apprendre autrement !

Par 8 mai 2015 Livres Jeunesse

AlphaConnaissez-vous le code alpha international, ou alphabet radio ? C’est un code utilisé dans l’aviation, la police ou chez les pompiers, pour communiquer par radio en étant sûr de se faire comprendre et où chaque lettre correspond à un mot. Par exemple, vous voulez épeler le mot « banane » (oui, je suis sûre que les pompiers utilisent beaucoup le mot « banane »), vous dites : bravo-alpha-november-alpha-november-echo. Finies les conversations du type :
« B.
– Hein ?
– B.
– J’ai pas compris. D comme David ou P comme Paulette ?
– Nan, B. Comme Bernard. »
De cet alphabet dont je viens de prouver l’utilité au quotidien (sauf que personne ne le connaît, donc en fait ça sert à rien), Isabelle Arsenault, déjà connue pour ses superbes ouvrages Jane, le renard & moi, et Virginia Wolf, tire un abécédaire tout en finesse et en sensibilité. Sur la page de gauche, les mots de l’alphabet radio, sur la page de droite, l’illustration correspondante. Face à « delta », un avion en papier. Face à « hotel », une maison rouge de Monopoly. Face à « Juliet », un flacon dans lequel se dessine le reflet d’une jeune fille. Face à « Romeo », un poignard dans lequel se dessine le reflet d’un jeune homme. Eh oui, on ne pouvait pas attendre d’Isabelle Arsenault un abécédaire basique : dans ce code très terre-à-terre, elle a vu un magnifique moyen de familiariser les enfants à l’alphabet et au langage codé et, y insufflant son talent, elle en a fait de la poésie.
Des extraits sur le site de l’auteure.

Ab et CéAb est un grand bonhomme rouge, Cé est un petit bonhomme noir, et tous deux sont amis. Ils ne se parlent pas beaucoup, pas du tout même, mais ensemble, ils sautent d’une falaise en feu et plongent dans une flaque, ils rencontrent un koala qui les invitent à manger, ils dorment à la belle étoile mais sont surpris par l’orage, ils s’échappent d’un zoo tenu par un zèbre… Bref, ils en vivent, des aventures, en 26 lettres !
Cet album, qui se déplie comme un accordéon, est un abécédaire, comme le laisser présager son titre, mais un abécédaire un peu particulier, puisqu’il est consacré aux onomatopées ! « Aaahh » fait Cé quand il tombe, « Boum » fait son avion quand il s’écrase, « Ding Ding Ding » fait la cloche du bateau qui passe derrière eux, « Grrr » fait la grenouille sur laquelle ils sont tombés… On suit avec plaisir les deux petites créatures qui passent d’une île à la jungle, d’un bivouac en montagne à un poulailler, d’une usine à l’enclos d’un yack. Au premier coup d’œil, on se demande où est la cohérence, en dehors des onomatopées, pourquoi avoir mis des quilles dans le poulailler, pourquoi avoir fait passer une navette spatiale dans la nuit étoilée… Et puis ça fait tilt ! Ce qu’on avait pris d’abord pour un « simple » abécédaire des onomatopées se transforme en imagier, et on reprend chaque volet de l’accordéon cartonné pour trouver dans les très jolis dessins colorés tous les mots qui commencent par la lettre concernée. Et c’est assez génial !

Les petites heuresOn ne dirait pas comme ça, mais les enfants ont des journées rudement chargées, comme Tom. À 7 h 50, c’est l’heure du chocolat chaud : hum, la bonne odeur du cacao. À 8 h 10, c’est l’heure des chasses aux trésors : où est donc passée la deuxième chaussure ? À 10 h, c’est l’heure du Top départ : faites vrombir les tricycles ! À 13 h 35, c’est l’heure de rien, parce que c’est bien, parfois, de ne rien faire. À 15 h 15, c’est l’heure des couleurs : à vos pinceaux ! À 18 h 15, c’est l’heure des grandes traversées… dans le bain ! Et à 20 h 30, c’est l’heure des songes et de leurs mondes incroyables !
Pas facile pour les enfants de se figurer le temps qui passe et l’emploi du temps de la journée, surtout quand on ne sait pas lire l’heure. Voilà une jolie façon d’apprendre les heures importantes de la journée et de les rassurer sur ces moments loin de la maison qui peuvent leur sembler insurmontables. Avec beaucoup de poésie, Gwen Keraval donne vie à tous les « grands » moments des journées des enfants, avec de très belles illustrations au charme vintage. Celle de l’heure des songes est vraiment splendide !
Des extraits sur le site de l’auteur.
Le même vu par La Soupe de l’espace et Maman Baobab

Il est midi petite sourisQu’est-ce qu’elle travaille, la p’tite souris ! Le lundi, à Paris, dans la chapelle, elle fait de la dentelle ; le mardi, à Quimper, dans un hôtel, elle fait des bretelles ; le mercredi, à Angoulême, dans la ruelle, elle fabrique des ombrelles ; le jeudi, à Saint-Leu, sur la passerelle, elle tricote des gilets de flanelle… Quelle semaine !
L’auteure Bernadette Pourquié reprend ici la comptine « Bonjour Madame, quelle heure est-il ? », en imaginant d’autres situations, dans d’autres villes, avec d’autres personnages. Chaque page est l’occasion pour l’enfant d’apprendre sans en avoir l’air : les jours de la semaine d’abord, les villes ensuite, les couleurs enfin. Dans des tons plutôt gris, rehaussés par quelques touches de couleurs, les illustrations mettent en situation des personnages dans leur vie quotidienne, avec des adultes, des enfants, des animaux, et plein de détails à repérer : les enfants adorent ! Si après ça, ils ne connaissent pas les jours de la semaine sur le bout des doigts, il n’y a plus d’espoir que ça arrive un jour !
Le même vu par Le tiroir à histoires.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué des ouvrages d’Isabelle Arsenault (La Boîte à souvenirs), de Matthieu Maudet (Le MoustocOuvre-moi ta porteUn jeune loup bien éduquéLa croccinelleLe çaBonjour facteur et Bonjour docteur), de Gwen Keraval (La Princesses Tralala10 contes de ChineDrôle de planète !Yoshka et La sorcière au nez de fer) et de Aude Poirot (Le charme d’Angèle et La chauve-souris). Retrouvez aussi notre interview de Matthieu Maudet.

Alpha
D’Isabelle Arsenault
La Pastèque
15 €, 197×197 mm, 60 pages, imprimé en Asie, 2015.
Ab et Cé
De Matthieu Maudet
l’école des loisirs, dans la collection loulou & cie
11,30 €, 288×282 mm, 28 pages, imprimé en Malaisie, 2015.
Les petites heures
De Gwen Keraval
Fleur de Ville
12,90 €, 195×195 mm, 30 pages, imprimé en Catalogne 2014.
Il est midi petite souris
Texte de Bernadette Pourquié, illustré par Aude Poirot
Frimousse
15 €, 207×308 mm, 18 pages, imprimé en Slovénie, 2014.

Marie

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Un mooooonstre !!!!!

Par 6 février 2015 Livres Jeunesse

Un monstre à chaussettesUn enfant hurle, faut dire qu’il y a de quoi… y’a un monstre à chaussettes ! Oh attendez… ce n’est pas un monstre à chaussettes, c’était un déguisement et dessous c’est un fantôme à lunettes ! UN FANTÔME À LUNETTES !!!! c’est pas rassurant ! Ah, mais en fait…
Après le fantôme à lunettes, il y aura un crocodile frisé, la dame de la bibliothèque (elles vont apprécier…) ou encore un tigre en sandalettes, bref chaque fois on est rassuré de voir que c’est un déguisement, mais ce qu’on découvre est finalement aussi effrayant ! Bien sûr, on rit beaucoup en lisant ce nouvel album du génial Éric Veillé (surtout quand un adulte sait mettre le ton et hurler à chaque nouveau monstre). C’est vraiment drôle et jamais lassant, car ce n’est pas qu’une suite de monstres. Les illustrations sont pleines de pep’s, colorées, vivantes, modernes. Bref ici on adore !
Encore un super album d’Éric Veillé, un album à lire en hurlant !
Des extraits sur le site d’Actes Sud Junior et l’avis du Tiroir à Histoires.

Le MoustocUn moustique pique un vieux coq, mais ce dernier n’en a rien à faire et lâche un énorme pet sur le moustique… Qu’avait mangé le coq, l’histoire ne le dit pas, mais voilà que notre moustique se transforme en MOUSTOC ! Il n’a maintenant plus qu’une obsession, et ne cesse de le répéter « MANGER ! ». De son côté, comme tous les vendredis matin, Mademoiselle Lacourge va faire des tagliatelles aux queues de cochon et se rend donc chez son boucher, timidement, comme d’habitude. Leurs destins vont se croiser.
Michaël Escoffier/Matthieu Maudet, l’un des duos (LE duo ?) les plus efficaces de la littérature jeunesse. C’est drôle, plein de suspense et de rebondissements (à chaque instant, on croit que le moustoc va piquer Mademoiselle Lacourge mais il se passe toujours un truc). On pense à un dessin animé de Tex Avery. Les enfants adorent la répétition du seul mot prononcé par le moustoc et répète « Manger » en rigolant, bref un album vraiment réussi.
Un album où les enfants se marrent autant que les parents, un album plein de rebondissements, un album signé Michaël Escoffier et Matthieu Maudet, quoi !
Des extraits sur le site de Matthieu Maudet.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué d’autres livres d’Éric Veillé (Mon imagier après la tempête et Tout sur le grand méchant loup), de Michaël Escoffier (20 bonnes raisons de croire au Père Noël, Ouvre-moi ta porte, Le chevalier noir, L’anniversaire, La croccinelle, Le ça, Tous les monstres ont peur du noir, Trois petits riens, Le jour où j’ai perdu mes super pouvoirs, Zizi, Zézette, mode d’emploi, Le grand lapin blanc, Vacances à la ferme, Bonjour FacteurLa plume, Sans le A et Bonjour Docteur) et de Matthieu Maudet (Ouvre-moi ta porte, Un jeune loup bien éduqué, La croccinelle, Le ça, Bonjour facteur et Bonjour docteur).
Retrouvez également nos interviews d’Eric Veillé, Michaël Escoffier et Matthieu Maudet.

Un monstre à chaussettes !
d’Éric Veillé
Actes Sud Junior
13,50 €, 205×248 mm, 25 pages, imprimé en Belgique, 2014.
Le moustoc
Texte de Michaël Escoffier, illustré par Matthieu Maudet
Frimousse dans la collection Maxi’Boum
15 €, 237×306 mm, 30 pages, imprimé en Malaisie, 2011.

À part ça ?

QuotiAprès le Petit Quotidien (pour les 6-10 ans) et Mon quotidien (pour les 10-14)… voici que débarque chez les marchands de journaux Quoti ! Ce nouveau magazine s’adresse aux 4-8 ans et n’a de point commun avec ses deux aînés que son éditeur (et certains membres de son équipe éditoriale), car Quoti n’est pas un quotidien, mais un bimestriel. Il ne parle pas non plus d’actu. C’est donc une (super) revue pour les plus jeunes. Deux grandes histoires (l’une signée Adèle Tariel, l’autre est un épisode des Pyjamasques, les héros de Romuald), une BD, une partie documentaire (deux pages sur le lynx, deux pages sur le chamois, mais aussi sur la neige et la vie au Pôle Nord), des jeux, des devinettes, des coloriages, des comptines, un quiz, du bricolage, des conseils de lecture (et ils sont très bons ! On retrouve par exemple Ce n’est pas très compliqué de Samuel Ribeyron), de jeux ou d’applis, un courrier des parents… Dans Quoti, y’a de quoi lire ! C’est donc le numéro 1 et ici on est déjà fans. On peut feuilleter un extrait et même s’abonner sur ce même lien !
Quoti, 4,90 € (abonnement d’un an à 24,90 €), Playbac presse.

Gabriel

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