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Mélanie Allag

Du berger à la bergère : Jonathan Garnier et Mélanie Allag

Par 8 août 2018 Les invités du mercredi

Cet été encore, on vous propose à nouveau la rubrique du berger à la bergère tous les mercredis. Cette rubrique vous avait tellement plu les deux derniers étés, nous nous devions de la reprendre (il faut dire qu’à nous aussi elle plaît beaucoup) ! Donc tous les mercredis jusqu’à la rentrée, ce sont des auteur·trice·s et des illustrateur·trice·s qui posent trois questions à un·e auteur·trice ou un·e illustrateur·trice de leur choix. Puis c’est à l’interviewé·e d’en poser trois à son tour à son intervieweur·euse d’un jour. Après Rémi Courgeon et Albertine, Martin Page et Éric Pessan, Alexandre Chardin et Lucie Pierrat-PajotFranck Prévot et Hélène Delbart on continue ces mercredis de l’été avec Jonathan Garnier qui a choisi de poser des questions à Mélanie Allag.

Jonathan Garnier : Comment as-tu vécu ton passage de l’illustration à la BD et, entre ces deux médias, lequel préfères-tu ?
Mélanie Allag : J’avais délaissé la BD depuis ma sortie des Beaux-arts d’Angoulême au profit de l’illustration jeunesse pour des raisons de temps, de motivation et aussi car le rythme de l’illustration en presse et édition me convenait très bien à l’époque et me permettait de gagner correctement ma vie.
Quand je me suis finalement décidée à me lancer sur un album BD, avec Aurélien Ducoudray et L’Anniversaire de Kim Jong Il (Delcourt) c’est parce que je voyais ce que mon expérience dans l’illustration jeunesse pouvait apporter à son histoire. C’était un peu le récit idéal pour s’y remettre. L’histoire était très dure mais vue par les yeux d’un enfant. Et mon dessin amenait la distance et le décalage dont le récit avait besoin.
Ça a été un véritable marathon, durant lequel j’ai énormément appris, je ne m’étais jamais attelée à un si gros chantier, et j’ai pris un plaisir énorme sur le découpage. Je resterai éternellement reconnaissante à Aurélien de m’avoir laissée aussi libre et de m’avoir fait confiance pour dessiner cette histoire. Ce qui est génial sur un album aussi long (140 pages) c’est à quel point on progresse, alors forcément après une expérience comme ça, on a envie de recommencer même si c’est hyper dur, crevant, exigeant et j’en passe…
Je continue pourtant à trouver mon compte en illustration. C’est juste que pour moi ce sont deux manières différentes de réfléchir.
En illustration, il faut avoir l’esprit de synthèse, arriver en une seule image à évoquer plusieurs choses, et ça c’est vraiment quelque chose qui m’amusera toujours.
La BD c’est plus laborieux dans mon cas, l’image séquentielle permet de jouer avec le temps d’une autre manière, c’est moins instinctif, mais je suis têtue, du coup j’aime assez ce côté casse-tête chinois. Alors aujourd’hui je ne pourrais pas dire ce que je préfère, je suis très heureuse d’avoir la chance de faire les deux.
En ce moment je suis sur la BD, j’ai le nez dedans, je suis repartie sur un nouveau projet avec Aurélien Ducoudray (Le repas des Hyènes, chez Delcourt aussi) mais j’ai pour la suite, des projets jeunesse en attente, très motivants aussi, alors je resterai je pense aussi longtemps que possible, un agent double.

Jonathan Garnier : Depuis quelques mois tu postes sur ton instagram (https://www.instagram.com/melallag) des dessins assez dingues (je suis super fan !) dans des univers assez éloignés des livres que tu as pu publier. Est-ce que tu portes ces univers depuis longtemps ou te sont-ils venus en réaction à un travail et des commandes dans l’illustration jeunesse peut-être un peu trop sages à ton goût ?
Mélanie Allag : C’est un peu les deux je pense, je fais de l’illustration jeunesse depuis une dizaine d’années, et plus précisément de la commande, les choses se sont enchaînées comme ça et cela m’a permis de dessiner des choses très variées dans des genres et des techniques très différentes, sans jamais m’ennuyer mais cela reste quand même de la commande et donc forcément assez éloigné de mon univers personnel. J’ai essayé de garder une pratique de dessin libre dans les carnets mais j’ai eu une grosse période où je ne trouvais plus le temps, et l’énergie pour ça.
Ma première BD, m’a permis de retrouver de l’aisance et du plaisir alors que j’étais un peu en pilote automatique, et dessiner des choses horribles ça peut être un vrai bonheur…
Et sur cette lancée, j’ai fait le Inktober (un dessin à l’encre par jour, en suivant une liste de mots imposés). La contrainte est simple et efficace, ça oblige à sortir de ses habitudes.
Pour moi ça a été un peu comme ouvrir la boîte de pandore, et j’ai recommencé à dessiner pour moi tous les jours. Je pense que j’avais accumulé un monstrueux et envahissant tas de choses et d’histoires qui n’avaient pas pu s’exprimer dans mon travail avant et que c’était le bon timing pour faire sortir tout ça. Donc étant habituée aux contraintes de travail, je m’en suis mise plein, mais de mon propre chef : 1 dessin par jour, changer de support, changer d’outils, etc. Et puis je suis devenue un peu accro à cette gymnastique. Le dessin est une puissante drogue.

Jonathan Garnier : Si l’envie d’écrire te prenait (peut-être est-ce déjà le cas), pourrais-tu nous citer un livre, un film et une chanson, qui t’accompagnerait dans cet exercice, comme source d’inspiration ou de motivation.
Mélanie Allag : Oulala ! Alors je vais botter en touche sur cette question car j’écris très peu. (Sauf mes rêves que je dessine le plus souvent mais que je dois écrire quand ils sont trop compliqués.) Je dessine avec de la musique en permanence, je regarde des films et des séries en dessinant. Mais quand je story-board, ou quand j’écris des bouts d’histoires, j’ai besoin de tout mon processeur, alors le silence est mon allié. La musique peut jouer un rôle préparatoire, pour me mettre dans une ambiance particulière de travail mais j’écoute trop de choses différentes, je n’arriverais pas à citer juste une chanson et du coup cet entretien ferait 10 pages, et me demanderait un mois de réflexion, même problème pour les films et les livres.

Mélanie Allag : Tu es scénariste mais connaissant un peu ton parcours et pour avoir eu l’occasion de dédicacer à tes côtés, tu es aussi un très bon dessinateur, as-tu parfois l’envie d’illustrer un de tes récits, ou si non, te semble-t-il que le fait de dessiner apporte quelque chose de particulier à ta manière d’écrire pour la BD ?
Jonathan Garnier : Très bon dessinateur, je n’irai pas jusque-là ! J’ai avant tout un bagage d’illustrateur/graphiste, je n’ai commencé à écrire qu’il y a peu. J’avais un certain niveau technique en dessin mais je n’étais pas satisfait par mon graphisme et ce que j’en faisais. Du coup, j’ai finalement lâché le dessin, notamment pour me mettre à la photographie.
Mais j’avoue que le fait de gérer un récit de A à Z, du scénario au dessin, me tente bien. J’ai en tête un projet de one shot qui pourrait s’y prêter, un huis clos à la Robinson Crusoé qui m’offrirait l’occasion d’être moins dans la technique et plus dans l’ambiance. Maintenant il me faut trouver le temps et vu mon planning… ce sera peut-être pour mes vieux jours !
En tout cas, savoir dessiner m’aide à facilement visualiser les scènes que je souhaite écrire et à les retranscrire précisément aux dessinateurs avec qui je travaille. Cela me permet aussi d’avoir un outil de plus pour communiquer avec dessinateurs et éditeurs, un petit croquis étant parfois plus parlant qu’une longue explication !

Mélanie Allag : L’écriture a-t-elle toujours fait partie de ta vie, ou est-ce par le dessin (le tien ou celui des autres) ou par d’autres sources que l’envie d’écrire est née ?
Jonathan Garnier : Lorsque j’étais jeune, j’avais déjà en tête de devenir auteur BD mais en tant que dessinateur car je considérais que l’écriture n’était pas pour moi. Finalement, comme je le disais, je n’étais pas satisfait par mon dessin. L’envie d’écrire ne m’est donc pas venue du souhait de développer des personnages, des univers que j’aurais visuellement créés. Par contre, le fait de perdre un moyen d’expression a peut-être provoqué une frustration chez moi qui a pu, inconsciemment, me pousser vers l’écriture.
Accompagner des auteurs dans l’écriture de leurs projets, lorsque j’étais éditeur, de parler avec eux de méthode, de narration, m’a aussi permis de me préparer à cette pratique.
Le premier déclencheur visuel a été une série de photographie d’une petite japonaise, Mirai-chan, par Kotori Kawashima. Elle était tellement photogénique, expressive, que j’ai voulu lui donner vie au-delà de ces photos, sachant que j’avais déjà l’envie d’écrire sur l’enfance. Momo était née.
Pour Bergères Guerrières, tout est parti de dessin d’Amélie Fléchais. L’image a donc une grande importance dans mon processus d’écriture.

Mélanie Allag : As-tu un petit cérémonial, des conditions particulières pour te mettre à travailler sur un récit, ou arrives-tu à travailler un peu partout et n’importe quand ?
Jonathan Garnier : En journée j’ai du mal à bosser. Je me disperse pas mal avec toutes les sollicitations que je peux recevoir par mails, téléphone… En tant que scénariste, je travaille sur plusieurs projets en même temps, je cumule donc les co-auteurs et maisons d’édition qui peuvent me contacter à tout moment de la journée.
L’après-midi j’ai donc surtout la tête dans les mails, l’organisation de mes déplacements (ateliers, dédicaces), le travail de relecture de scénarios, de découpages et de planches. Je me consacre vraiment à l’écriture la nuit. Là je peux rester focus des heures sans être déconcentré par des éléments extérieurs. Je me couche souvent vers 4 h du mat, des fois plus tard quand je suis lancé et me lève en fin de matinée. Mais j’ai conscience que le jour où j’aurai un enfant, tout cela va changer !
Je peux travailler n’importe où et j’aime particulièrement travailler dans le train ! Pas de connexion internet, rien pour me déconcentrer, juste moi face à mon ordi portable, c’est parfait.

Mélanie Allag : As-tu, en tant qu’auteur, envie d’explorer d’autres médias que celui de la bande dessinée ?
Jonathan Garnier : J’adorerais faire du documentaire photo ou vidéo. L’audiovisuel m’intéresse beaucoup, que ce soit pour de l’animation ou pour du live, de la série ou du long-métrage. Avoir l’occasion de travailler sur l’adaptation en long-métrage animé de Bergères Guerrières me permet déjà de mettre un pied dans ce média, c’est chouette !
À terme, j’aimerais me frotter à la réalisation, tout en continuant la bande dessinée, car cela reste mon premier amour et c’est un média dans lequel on a une énorme liberté.

Bibliographie sélective de Mélanie Allag :

  • L’équipage le plus terrible du monde, illustration d’un texte de Richard Petitsigne, P’titGlénat (2018).
  • Série Les animaux de Lou, illustration de textes de Mymi Doinet, Nathan (2010-2018), que nous avons chroniqué ici.
  • Pendant que le loup n’y est pas, illustration d’un texte de Bénédicte Rivière, L’élan Vert (2017).
  • Série Les grandes années, illustration de textes de Mymi Doinet, Nathan (2017).
  • Série Les contes du CP, illustrations de texte de Magdalena, Père Castor (2014-2016), que nous avons chroniqué ici.
  • L’anniversaire de Kim Jong-Il, dessins d’après un scénario d’Aurélien Ducoudray, Delcourt (2016)
  • Mon parc d’attractions, illustration d’un texte de Myriam Ouyessad, L’élan vert (2014), que nous avons chroniqué ici.
  • Série Mode d’emploi, illustration de textes d’Alice Brière-Haquet, P’tit Glénat (2012-2014), que nous avons chroniqué ici.
  • Défends-toi !, illustration d’un texte de Géraldine Collet, L’Élan Vert (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Dis-moi pourquoi ?, collectif, Larousse (2012), que nous avons chroniqué ici.
  • L’écologie des petits, illustration d’un texte d’Yvette Barbetti, Lito (2012), que nous avons chroniqué ici.

Bibliographie de Jonathan Garnier :

  • série Momo (2 tomes), scénario illustré par Rony Hotin, Casterman (2017), que nous avons chroniqué ici et .
  • série Bergères guerrières (1 tome), scénario illustré par Amélie Fléchais, Glénat (2017), que nous avons chroniqué ici.
  • DoggyBags – tome 8, collectif, Ankama (2015).

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Quelques premières lectures

Par 26 juin 2015 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, je vous propose quelques ouvrages pour les tout jeunes lecteurs.

Le parfum du voyageC’est avec ses animaux qu’il voyage. Un crocodile empaillé, un chien, un coq, une musaraigne et surtout des chats le suivent partout. Avec eux, il a visité le Vésuve ou encore les chutes du Niagara, il a vu les bulbes du Kremlin et eu le vertige en haut de la tour Eiffel. Avec eux, il a senti le parfum du voyage.
On commence par un très bel ouvrage, Le parfum du voyage d’Anne Bouin et Vincent Bourgeau. Texte poétique, belles illustrations, beau papier, couverture à rabats… C’est un livre première lecture particulièrement réussi !
Un joli petit roman pour voyager.

Oedipe et l'énigme SphinxLe sphinx, un monstre au corps de lion, à la tête de femme, aux ailes de vautour et à la queue de serpent, terrorisait la population. Créon promit que celui qui le vaincrait épouserait la reine et deviendrait roi. Œdipe se présenta.
Sorti dans la collection ma première mythologie chez Hatier Poche, Œdipe et l’énigme du Sphinx va réjouir les jeunes lecteurs passionnés d’Histoire ! Ceux qui aiment les histoires d’aventures, sans rien connaître de la mythologie, apprécieront également cette histoire pleine de suspense !
Œdipe et le Sphinx à portée des jeunes lecteurs.

Les contes du CP - Boucle d'or et les 3 oursIl y avait Papa Ours, Maman Ours et Bébé Ours. Ils vivaient dans la forêt dans une petite maison. Un jour qu’ils étaient partis se promener, une blondinette nommée Boucle d’or goûta leur soupe, testa leurs chaises et même leurs lits !
Pas besoin de vous raconter l’histoire de Boucle d’Or et les trois ours, grand classique ! Magdalena l’a adaptée ici pour les lecteurs en herbe pour la collection Les contes du CP (des contes classiques adaptés au niveau de lecture du CP). Les illustrations de Mélanie Allag sont superbes et pleines d’humour, ce qui ne gâche rien !
Après l’avoir tant écouté, vos enfants seront fiers de lire eux-mêmes un grand classique !

Les contes du CP - Le loup et les 7 chevreauxProfitant de l’absence de la chèvre, un loup fait tout pour entrer dans sa maison pour manger ses sept petits.
Sorti dans la même collection, Le loup et ses sept chevreaux reprend lui aussi un grand classique des contes. Écrit, comme le précédent, par Magdalena, c’est, ici, Églantine Ceulemans qui illustre avec des dessins proches de la BD.

Je commence à lire T9 - La Mauvaise humeurAujourd’hui, Émilie est de très mauvaise humeur ! Stéphane et Sidonie n’arrivent pas à lui redonner le sourire. Elle ne veut pas se lever, elle ronchonne et elle se met même à pleurer ! Ben alors, Émilie ?
On vous a déjà parlé de la collection Je commence à lire avec… émilie. Adaptations du dessin animé d’après le personnage de Domitille de Pressensé, ce sont des petits livres que les fans d’Émilie sont ravis de lire tout seuls. C’est très simple à déchiffrer, le texte et court et en fin d’ouvrage on trouve même quelques jeux en rapport avec la lecture.

Je commence à lire T10 - Les robotsAujourd’hui, Émilie et Sidonie jouent à être des robots. Stéphane les regarde amusé et décide de jouer avec elles. Il sera leur contrôleur ! Quand arrivent les cousins, les robots sont encore plus nombreux !
On retrouve là encore Émilie et ses ami-e-s dans une aventure pleine d’humour. En lisant l’histoire, les enfants vont adorer imiter les robots en détachant bien les syllabes.

Apprenti Chevalier Bonne chance pour leTournoiLe chevalier Bernard de Main-Matin-de-Bonheur se prépare pour un grand tournoi, le tournoi des trois nations. S’il veut gagner, il lui faut faire attention à tout… mais avec un écuyer comme Solal, un garçon très étourdi, ce n’est pas facile…
Beaucoup d’humour dans ce nouvel épisode de L’apprenti chevalier, la série de Christophe Nicolas, Rémi Chaurand et Bérengère Delaporte ! Solal est décidément impayable. Ici, les parents peuvent lire la narration et les enfants les dialogues dans les bulles, un bon moyen de lire en famille !

Que la vie est belle dans l'espaceTokiri le petit lièvre et Kouma la grande girafe regardent le ciel étoilé et ils rêvent. Ils rêvent d’aller se promener dans l’espace. Grâce à leur ami Marabout les voilà bientôt habillés comme des cosmonautes et un en rien de temps ils sont propulsés dans les airs ! Ils ne sont pas près d’oublier leur voyage !
Même principe que dans le précédent, on va aussi partager la lecture grâce aux bulles ! René Gouichoux et Mylène Rigaudie nous racontent une histoire pleine de rebondissements et d’humour, de quoi enchanter les jeunes lecteurs !

Quelques pas de plus…
D’autres idées de premières lectures ici ou .

Le parfum du voyage
Texte d’Anne Bouin, illustré par Vincent Bourgeau
Autrement
8,95 €, 140×220 mm, 40 pages, imprimé en Chine, 2014.
Œdipe et l’énigme du Sphinx
Texte d’Hélène Kérillis, illustré par Grégoire Vallancien
Hatier Jeunesse dans la collection Premières lectures
4,99 €, 142×190 mm, 47 pages, imprimé chez un imprimeur éco-responsable, 2014.
Boucle d’or et les trois ours
Texte de Magdalena, illustré par Mélanie Allag
Castor Poche dans la collection Les contes du CP
5,60 €, 150×195 mm, 32 pages, imprimé en France, 2015.
Le loup et les sept chevreaux
Texte de Magdalena, illustré par Églantine Ceulemans
Castor Poche dans la collection Les contes du CP
5,60 €, 150×195 mm, 32 pages, imprimé en France, 2015.
La mauvaise humeur d’Émilie
d’après Domitille de Pressensé
Casterman dans la collection Je commence à lire avec… émilie
4,95 €, 144×190 mm, 40 pages, imprimé en Chine, 2015.
Les robots
d’après Domitille de Pressensé
Casterman dans la collection Je commence à lire avec… émilie
4,95 €, 144×190 mm, 40 pages, imprimé en Chine, 2015.
Bonne chance pour le tournoi !
Texte de Christophe Nicolas et Rémi Chaurand, illustré par Bérengère Delaporte
Nathan dans la collection Premières lectures et dans la série L’apprenti chevalier
5,60 €, 140×185 mm, 32 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2015.
Dans l’espace !
Texte de René Gouichoux, illustré par Mylène Rigaudie
Nathan dans la collection Premières lectures et dans la série Que la vie est belle !
5,60 €, 140×185 mm, 32 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2015.

À part ça ?

10178015_1031628496848535_3056833699093020026_nON A BESOIN DE VOUS !
Au départ de la mare aux mots nous avions fait un sondage pour vous connaître, connaître vos envies, vos attentes. Seulement voilà, le blog aura bientôt quatre ans et l’on avait envie de le refaire !
Nous aimerions que vous répondiez SINCÈREMENT à « quelques » questions, ça nous aidera énormément ! Ce blog nous le faisons pour vous, il est important que nous connaissions vos attentes.
Comme c’est un peu pénible comme exercice, pour vous remercier 10 d’entre vous gagneront un ouvrage (voir photo) et les 10 suivants un badge La mare aux mots !

C’est ici que ça se passe : https://docs.google.com/…/1ICLmIl2zOGMJStssg3XvF4…/viewform…
Répondez sincèrement (sinon ça n’a aucun intérêt), aucune question n’est obligatoire (mais évitez de toutes les passer), il n’y a pas de bonnes et de mauvaises réponses (et nous cirer les pompes ne vous fera pas gagner plus facilement).

Merci à vous ! (vous avez jusqu’au 1er septembre).

Gabriel

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Les jeunes lecteurs mènent l’enquête

Par 24 juillet 2014 Livres Jeunesse

Une sélection de petites enquêtes pour les jeunes lecteurs.

Les tip top et les plans secretsIl y a les enfants, Théo, Inès et Pétronille (appelés les TIP) et le chat Top. Ils vivent dans l’hôtel où leur père est cuisinier.
Aujourd’hui, un grand savant arrive dans l’hôtel, les enfants sont pressés de le rencontrer, mais grâce à Top ils aperçoivent quelque chose de louche… Un homme espionne le savant et au moment de partir il glisse même un papier sous le banc où il était assis… Les Tip-Top vont mener l’enquête !
Voilà typiquement le genre de héros que j’aimais quand j’étais enfant. Des sœurs et frères débrouillards, indépendants, intrépides qui aiment mener des enquêtes, décoder des messages secrets, démasquer des bandits !
C’est à Christine Palluy que l’on doit ce petit roman destiné aux 6-7 ans d’après l’éditeur, auteur que l’on aime beaucoup ici !
Pour les jeunes lecteurs fans d’enquêtes !

SortiQui a enlevé odilon dans la même collection que le précédent, Qui a enlevé Odilon ?. On y retrouve les Tip-Top ! Ici, il est question d’un perroquet qui a disparu. Les trois enfants vont devoir faire preuve d’intelligence et de malice pour retrouver le volatile. Ils seront aidés par Top, leur fidèle chat… qui devra faire attention de ne pas être accusé d’avoir mangé l’oiseau !
Une autre très bonne aventure, Les mystères du Grand-Hôtel est vraiment une super série à suivre de près !

IgorIgor petit vampire, Vladimir, Molaire et Mimi-Sanguine sont devant la télé pour regarder leur émission préférée Les monstres ont un effroyable talent quand tout à coup, pendant la pause publicitaire, ils aperçoivent le Père Noël… sauf qu’ils ne le reconnaissent pas du tout ! Quel est ce gorille vert, poilu, aux grandes oreilles pointues qui se fait passer pour lui ? Les jeunes vampires décident de mener l’enquête et pour ça de partir dans le village du Père Noël.
Beaucoup d’humour dans ce petit roman de Yann Walker illustré par Henri Fellner et sorti dans la collection Folio Cadet. Ici, on nous indique que c’est à lire tout seul pour les jeunes apprentis lecteurs niveau 2, et il y a des chances qu’ils apprécient cette lecture !
Qui est donc ce monstre qui se fait passer pour le Père Noël et qu’a-t-il fait du vrai ? Heureusement, les petits vampires sont là !

KikekoaOn Est De Vrais Espions et Ornicar ont décidé d’être de vrais espions ! Pour l’occasion, ils se rebaptisent même Kike 007 et Orni 008 et les voilà qui ligotent Kidodou pour lui faire avouer qui est son chef… Quand tout à coup ils entendent des bribes de conversation de leurs parents qu’ils trouvent assez louches. Voilà une enquête pour eux !
Ici aussi, c’est un petit roman première lecture (pour les élèves de CP d’après l’éditeur). Il peut se lire à deux voix, l’adulte lit le texte et les enfants le dialogue. Un joli moyen de partager la lecture, de laisser l’enfant participer. L’histoire et les dessins sont pleins d’humour, ça devrait plaire à beaucoup d’enfants !

SortiNage Petit Phoque dans la même collection et sur le même principe de lecture à deux voix, Les animaux de Lou, Nage petit phoque ! deMymi Doinet et Mélanie Allag nous raconte comment Lou et ses camarades vont tout faire pour sauver un phoque englué dans une marée noire lors d’une sortie de classe.
Un charmant petit roman avec un côté écolo pas désagréable et les jolies illustrations de Mélanie Allag.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué des livres de Christine Palluy (Histoires d’aventurières, Princesses d’Afrique, Princesses de la cour de Versailles aux palais de Vienne et Princesses de tous les pays), Yann Walcker (Pépito super-héros et Coccinelle ouvre ses ailes), Henri Fellner (La rentrée des animaux et La mode), Arnaud Alméras (Calamity Mamie à l’hôpital et Les bêtises magiques de Lucie Caboche ), et Mélanie Allag (Mon parc d’attractionsAliens mode d’emploi, Défends-toi !, Dis-moi pourquoi ? L’écologie des petits). Retrouvez aussi notre interview de Christine Palluy.

Les Tip-Top et les plans secrets
Texte de Christine Palluy, illustré par Cyrielle
Hatier Jeunesse dans la collection Les mystères du Grand Hôtel
4,99 €, 143×190 mm, 47 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2014.
Qui a enlevé Odilon ?
Texte de Christine Palluy, illustré par Cyrielle
Hatier Jeunesse dans la collection Les mystères du Grand Hôtel
4,99 €, 143×190 mm, 47 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2014.
Igor petit vampire, opération Père Noël
Texte de Yann Walcker, illustré par Henri Fellner
Gallimard Jeunesse dans la collection Folio Cadet
4,90 €, 140×190 mm, 31 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2013.
Kikekoa et Ornicar, On est de vrais espions !
Texte d’Arnaud Alméras, illustré par Zelda Zonk
Nathan dans la collection Premières lectures
5,60 €, 147×192 mm, 29 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2013.
Les animaux de Lou, Nage, Petit Phoque !
Texte de Mymi Doinet, illustré par Mélanie Allag
Nathan dans la collection Premières lectures
5,60 €, 147×192 mm, 31 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2013.

À part ça ?

Un aperçu du prochain Antoine Guilloppé.. Vivement !

Gabriel

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Destinations variées

Par 17 juin 2014 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, on part au parc d’attractions et en Espagne !

Mon parc d'attractionsEt si on passait la journée au parc d’attractions ? Train fantôme pour se débarrasser de la petite sœur, glissade en bouées, chaises volantes, montagnes russes pour aller à l’école, bonbons et grande roue pour s’endormir sous les étoiles, le programme s’annonce sympathique ! En tout cas, ce petit garçon s’en donne à cœur joie !

Mon parc d’attractions est un album qui déménage ! C’est une histoire simple mais rythmée, avec un texte de Myriam Ouyessad plein d’énergie et de rimes , et des illustrations très colorées et dynamiques (on comprend bien que les manèges vont vite, poils et cheveux sont décoiffés !) de Mélanie Allag, qui permet de s’amuser sans bouger de son canapé !

la sieste du taureauCap sur l’Andalousie ! Il y fait chaud, très chaud, et une mouche embête un taureau… Et ce n’est vraiment pas une bonne idée ! Le voilà qui déboule dans la ville et sème la zizanie ! Mercedes, Dolores, Manuel, Pedro affrontent la bête !

Avec La sieste du taureau, on plonge directement dans le Sud de l’Espagne : les couleurs des illustrations de Marianne Larvol sont une première étape ! Ajoutons à cela un texte de Gérard Alle plein d’aventures et de prénoms locaux, et à la fin de l’album, une petite carte de la région et quelques infos pour compléter l’histoire et il y a fort à parier que vous vous écriiez OLE avant de refermer le livre !

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué d’autres livres de Myriam Ouyessad (Le mouton qui ne croyait pas au Grand Méchant Loup) et Mélanie Allag (Aliens mode d’emploi, Défends-toi !, Dis-moi pourquoi ? L’écologie des petits)

Mon parc d’attractions
Texte de Myriam Ouyessad, illustré par Mélanie Allag
L’élan vert
12,70 €, 235 x 297 mm, 24 pages, imprimé en Chine, 2014.
La sieste du taureau
Texte de Gérard Alle, illustré par Marianne Larvol
Locus Solus
11,90 €, 228 x 272 mm, 32 pages, imprimé en France, 2013.

A part ça ?

Le désert n’est pas que sable… Guy Tal en photographie les magnifiques couleurs !

Marianne

 

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Petites bêtes et extra-terrestres

Par 9 juillet 2013 Livres Jeunesse

On connaissait les guides de voyage, ou les manuels de cuisine ou de bricolage. Voici des albums pour tout savoir sur les bestioles qui nous entourent (et que l’on ne soupçonne pas) et les extra-terrestres !

Couv-LesPetitesBetes-vUn « mouton » de poussière derrière un meuble, une boiserie qui grince, les plis sur la peau ou des nœuds dans les cheveux le matin au réveil… Jusque là, rien de bien extraordinaire, tout le monde a connu ça au moins une fois. Mais saviez-vous que tous ces petits éléments du quotidien, auxquels on ne prête même pas attention, étaient le fait de petits êtres qui peuplent les chambres ? Oui, Bouléroulé, Quoscinus et autres Tornados, sont de toutes petites bêtes étranges qui s’activent quand on a les yeux fermés. Tout s’explique !

Avec Les petites bêtes bizarres de ta chambre à coucher, Loes Riphagen répertorie tous ces habitants invisibles dans un guide complet et pratique, avec illustrations, dimensions, habitudes de vie, bruit, signes de reconnaissance. Voilà de quoi comprendre bien des phénomènes nocturnes, jusque là souvent mystérieux ! Et surtout de quoi rire !! J’aime ce principe d’essayer de trouver des explications loufoques à de petits détails du quotidien, et je pense que ça plaît aussi beaucoup aux enfants, qui s’y essayent eux-même souvent. Ce n’est pas toujours très fin, mais je pense que ça fait partie du jeu. Sur un ton faussement sérieux et scientifique, l’auteur nous plonge dans un monde imaginaire plein d’humour et d’imagination. A savourer avant d’éteindre la lumière !

aliens mode d'emploiUn chien, un chat, un lapin… Tout ceci est d’un classique ! Le dernier compagnon à la mode, c’est un Alien ! C’est bien gentil mais s’occuper d’une telle bestiole ne coule pas de source. Pas de panique, Aliens mode d’emploi est LE guide à avoir en pareille situation : en 10 conseils pratiques et illustrés, on apprend à choisir l’alien, à le nourrir correctement (sachez qu’il faudra vous procurer une glace galactique à la mousse de météorites), l’habiller, le laver, l’occuper, l’éduquer, l’installer, le coucher, ou bien encore gérer les éventuelles crises (et croyez-moi une crise d’alien, ça ne doit pas être rigolo tous les jours !).  C’est complet !

Alice Brière-Haquet et Mélanie Allag ont dû prendre du plaisir à créer cet album pour enfants, plein d’humour décalé. Ça se sent dans les textes courts et alienspercutants, et les illustrations pleines d’humour qui les accompagnent. On rit, on compare tout cela à des situations rencontrées avec d’autres animaux domestiques (encore une fois, j’aime ce mélange entre le quotidien proche des jeunes lecteurs et la grande fantaisie permise par la littérature jeunesse), et on se dit que vraiment, adopter un alien demande une certaine maîtrise. Si chez vous, ce projet revient souvent au dîner, ce guide est pour vous. Il permettra à votre famille de déterminer en toute conscience, et avec le sourire, si une de ces bestioles pourrait avoir une place dans votre foyer. Indispensable !

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué des livres d’Alice Brière-Haquet (Dis-moi l’oiseau, Le peintre des drapeaux, Paul, A quoi rêve un pissenlit ?, Perdu !) et Mélanie Allag (Défends-toi !, Dis-moi pourquoi ?, L’écologie des petits).

Les petites bêtes bizarres de ta chambre à coucher
Texte et illustrations de Loes Riphagen (traduit par Jean-Michel Frère et Ditte Van Brempt)
Éditions Clochette dans la collection Le LivreAmi
12,95 €, 215 x 260 mm, 32 pages, imprimé en Belgique, 2013
Aliens mode d’emploi
Texte d’Alice Brière-Haquet. Illustrations de Mélanie Allag.
P’tit Glénat
11 €, 307 x 216 mm, 26 pages, imprimé en Espagne, 2013

Marianne

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