La mare aux mots
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Mères

Une drôle de naissance et quelques pas de danse

Par 30 novembre 2018 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, je vous propose deux livres très différents. Le premier est un court roman sur une naissance pour le moins étonnante. Quant au second, il nous embarque dans le monde de la musique et nous en met plein les yeux et les oreilles ! C’est parti !

Caribou Baby
Texte de Meg Rosoff (traduit par Clémentine Beauvais)
Rageot
11,90 €, 120×210 mm, 96 pages, imprimé en France, 2018.
Mes musiques pour danser
Textes de Chantal Janisson illustrés par Aurélie Guillerey
Gründ
16,95 €, 228×228 mm, 12 pages, imprimé en Chine, 2018.

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Des mères

Par 15 juin 2018 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, je vous propose cinq beaux albums qui mettent des mères à l’honneur.

Maman
Texte d’Hélène Delforge, illustré par Quentin Gréban
Mijade
20 €, 279×349 mm, 66 pages, imprimé en Belgique, 2018.
Nous
de Paloma Valdivia (traducteur·trice non crédité·e)
La joie de lire dans la collection Les versatiles
9,80 €, 200×200 mm, 44 pages, imprimé en Chine, 2018.
Moi, ma maman…
de Komako Sakai (traduit par Corinne Quentin)
Mijade dans la collection Les petits Mijade
5,20 €, 155×190 mm,32 pages, imprimé en Belgique, 2018.
Timoto aime très beaucoup sa maman
de Rémi Courgeon
Nathan dans la collection Timoto
6,95 €, 168×240 mm, 32 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2018.
Le plus beau des colliers
Texte d’Annelise Heurtier, illustré par Elisa Caroli
Casterman dans la collection Les albums Casterman
13,95 €, 280×235 mm, 32 pages, imprimé en France, 2018.

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En haut d’un arbre et les pieds dans l’eau

Par 11 août 2017 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, on part pour la forêt à la rencontre d’un écureuil et d’une grosse bête abandonnée, puis on va se rafraichir sur la banquise avec une bande d’animaux rigolos, dans deux très chouettes petits albums !

Je ne suis pas ta maman
de Marianne Dubuc
De La Martinière Jeunesse
12,90 €, 178×241 mm, 72 pages, imprimé au Portugal, 2017.
Elle est bonne ?
de Jean Gourounas
L’atelier du poisson soluble
15 €, 163×208 mm, imprimé en Espagne, 2017.

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Pas facile, la famille

Par 12 mai 2015 Livres Jeunesse

alors alfred« Alors, Alfred ? » Voici la phrase que notre jeune héros entend le plus. Il est toujours un peu à côté de ses baskets, en décalage par rapport aux événements et ce qu’on attend de lui. Cette attitude nonchalante ne manque pas de mettre sa grand-mère sur les nerfs. Selon elle, il faut lui apprendre la vie ! Le faire redescendre de force de la lune et lui remettre les deux pieds bien enfoncés dans le sol ! Alfred n’en peut plus de cette vieille sorcière qui ne cesse de l’accabler de reproches et d’émettre des jugements sur l’éducation que lui prodiguent ses parents. Un jour, Alfred décide de laisser de côté sa discrétion habituelle et de clouer le bec de cette grand-mère envahissante. Mais comment assumer qu’on n’aime pas un membre de sa famille quand on a que 8 ans ?
Ce roman aborde une question rarement abordée avec les enfants, celle des conflits familiaux. Dans la famille d’Alfred, sa grand-mère est parvenue à imposer ses jugements sans que personne ne s’y oppose. Les parents d’Alfred étant souvent en déplacement, c’est à elle que revient la tâche de garder les enfants. Mais elle use et abuse de cette position et ne tarit pas de critique envers son petit fils ou ses parents. La révolte d’Alfred est celle que ses parents n’ont jamais osé mener des années durant contre cette personnalité toxique.
Si ces situations ont lieu dans beaucoup de familles, il est peu courant de rencontrer un tel franc-parler : Alfred ne se fait pas punir pour s’être opposé à sa grand-mère, il est normal de se rebeller contre une personne malfaisante, quel que soit son lien de parenté ou son statut. Ce court roman plaira aux jeunes lecteurs sensibles aux relations, parfois compliquées, entre les membres d’une même famille. Véritable plaidoyer pour la tolérance, il rappelle qu’il est parfois difficile d’aimer son prochain, même quand il est issu de la même lignée.

la fille qui avait deux ombresÉlisa, ne supporte plus sa grand-mère. Il faut dire que Rose se comporte comme un vrai chef de clan. Despotique, sans tendresse, elle ne rate pas une occasion de rappeler à sa fille et son beau-fils qu’ils vivent sous son toit avec leurs enfants et qu’ils doivent se plier à ses règles. Les parents d’Élisa se sont en effet installés dans le corps de ferme familial après avoir perdu leur emploi. La famille vivote, chacun cherche sa place, mais l’équilibre fragile est dangereusement menacé quand Élisa décide de se dresser contre le joug de la matriarche. En même temps, tout va de travers ces derniers temps : des objets changent de place mystérieusement, de vieilles lettres en italien refont surface, Rose prend des décisions délirantes… Il va falloir bien du courage à la jeune collégienne pour se confronter à la colère de sa grand-mère et découvrir quelles sont les blessures qu’elle a enfouies derrière son attitude de tyran domestique.
Dès les premières pages de ce roman, on s’installe, on se fait une place bien douillette, et on laisse la magie opérer. Ce roman est peuplé de personnages au magnétisme solaire, auprès desquels on se réfugie volontiers, comme Élisa le fait dans le grenier de la maison où elle s’est construit un petit théâtre. Les rapports humains sont décrits avec une finesse travaillée, mais jamais maniérée, à l’image des silences bienveillants entre Élisa et son père en tête à tête à la table du petit déjeuner, ou la protection distante qu’exerce son grand frère envers sa petite sœur au caractère entêté. Happé par cette famille, on embrasse également ses problèmes. Le mal-être d’Élisa résonne en chacun : elle souffre des non-dits qui accablent certaines familles, des rapports de force non résolus qui empoisonnent la vie familiale. La quête d’Élisa est comme une aventure intérieure dans une contrée méconnue et intime : celle de l’histoire de sa famille.
Le roman de Sigrid Baffert évoque la question des secrets de famille avec une grande subtilité. Il parle de transmission, de vieillesse, de la difficulté des rapports familiaux, d’amour, aussi… le tout dans une langue très imagée et dans un style aussi vif qu’intelligent. On quitte cette famille presque à regret au terme de la lecture. On aimerait prolonger les moments passés avec Jules, le grand-père, occupé à trouver la meilleure combinaison pour sa bière artisanale, on voudrait fouiner encore le grenier à la recherche d’un vieux chariot de Poste ou d’un buste de couture à remettre en état…
Un très joli texte qui allie humour, mystère, et surtout tendresse : une réussite !
Le même vu par Chez Clarabel et Enfantipages.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué un ouvrage de Clotilde Bernos (Ram et Lila) et de Sigrid Baffert (Halb, l’autre moitié).

Alors, Alfred ?
de Clotilde Bernos
Bulles de savon
7,50 €, 140 x 190 mm, 96 pages, imprimé en République Tchèque, 2015.
La fille qui avait deux ombres
de Sigrid Baffaert
l’école des loisirs dans la collection Médium
15,80 €, 148 mm × 218 mm, 267 pages, imprimé en France, 2015.

À part ça ?

telle mere telle filleOn remplit les albums de naissance de nos bambins avec une attention de collectionneurs : « Ah, son premier sourire, et les premiers pas, son premier mot ! Qu’est-ce qu’elle était mignonne à cet âge-là ! » Les éditions Minus vous proposent de poursuivre l’expérience une fois vos enfants, en l’occurrence vos filles, devenues grandes. Pas toujours facile de garder de bons rapports mères-filles quand l’adolescence montre son nez ! Ce petit cahier a pour ambition de renouer le dialogue sous le signe de l’humour. Ce cahier à remplir à quatre mains revient sur les bons souvenirs (la maman se souvient du choix du prénom, de la naissance…), on compare ses enfances à une génération d’intervalle, on se dit des choses importantes (« ce que j’admire chez toi » contre « ce qui m’agace »), d’autres plus futiles. Lili Scratchy met son dessin pop au service d’un petit carnet qui déjoue les pièges du cliché. Le ton est toujours un peu décalé, à l’image de la liste des ressemblances à cocher par la mère « tu as le caractère du caniche de ta grand-mère, ou les pieds de ton père… ». On est loin de la vision un peu bête des fifilles qui prennent le vernis à ongles de leur maman ! Parfait pour passer entre mère et grande fille.
Telle mère, telle fille, de Lili ScratchyMinus éditions, collection Grand Minus, 2015.

Laura

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Inventaires

Par 27 janvier 2015 Livres Jeunesse

les robesVerte, jaune, rose,… En soie, en coton, avec ou sans jupon. À motifs, unie, longue, courte, avec ou sans accessoires, il y en a pour tous les goûts !
Vingt robes, vingt dames qui les portent à merveille, et vingt portraits de ces personnalités toutes différentes : voilà ce que propose Les robes, ce bel et grand album de Germano Zullo et Albertine ! Dans un album grand format, on découvre ces vingt tranches de vie. À gauche, quelques phrases pleines d’humour et de tendresse, que l’on devine dites par un enfant, et à droite, une grande illustration pour admirer les robes colorées, qui collent aux caractères de celles qui les portent. C’est beau !
Un album en forme de catalogue, d’inventaire, une galerie de portraits pleine de sensibilité, pour les petits et les (très) grands !

un éléphant et autres animaux de compagnieUn chat, un chien, un lapin, rien que de très classique en matière d’animal de compagnie ! Mais que dire d’une pieuvre, d’une taupe, d’un caméléon, d’un phacochère, ou bien encore d’un éléphant ? Certes, c’est moins courant, mais c’est loin d’être facile à vivre tous les jours !
Joséphine, Michelle, Alfred et les autres nous présentent chacun leur tour leur compagnon ! Et ça déménage ! Charlotte Voake signe une histoire pleine d’humour, avec une chute qui devrait faire sourire petits et grands, et la met en images avec des illustrations vivantes et  colorées !
Un album simple et tendre, pour rire en famille !

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué d’autres livres d’Albertine et Germano Zullo (Le génie de la boîte de raviolis, Dada et  À la montagne) et Charlotte Voake (Coucou les jumeaux). Retrouvez également notre interview d’Albertine et Germano Zullo.

Les robes
Texte de Germano Zullo, illustré par Albertine
La joie de lire
19,90 €, 287 x 378 mm, 48 pages, imprimé en Chine, 2014.
Un éléphant et autres animaux de compagnie
de Charlotte Voake
Gallimard Jeunesse
13,50 €, 276 x 226 mm, 30 pages, imprimé en Chine, 2014.

À part ça ?

Christophe Niemann mêle dessins et objets du quotidien ! Amusant et surprenant !

Marianne

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