La mare aux mots
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Meritxell Martí

Je crois qu’il va y avoir un bébé…

Par 5 février 2018 Livres Jeunesse

Thématique souvent abordée, voici trois nouveaux livres sur l’arrivée d’un bébé. Vu par une aînée, par un chat et même par le bébé lui-même !

Juste un petit peu
Texte de Yûko Takimura (traduit par Fédoua Lamodière), illustré par Nagako Suzuki
Nobi Nobi ! dans la collection 1,2,3 Soleil
12,50 €, 196×268 mm, 32 pages, imprimé en Roumanie, 2017.
Une drôle de petite soeur
de Kaya Doi (traduit par Manon Debienne)
Nobi Nobi ! dans la collection 1,2,3 Soleil
10,50 €, 146×194 mm, 40 pages, imprimé en Roumanie, 2017.
Quand je t’attendais – Ton histoire dans le ventre de Maman en taille réelle
Texte de Meritxell Martí (traducteur·trice non crédité·e), illustré par Xavier Salomó
Gautier Languereau
20 €, 265×265 mm, 12 pages, imprimé en Chine, 2018.

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Les invité.e.s du mercredi : Laurent Moreau, Xavier Salomó, Meritxell Martí et Justine de Lagausie (+ concours)

Par 25 mai 2016 Les invités du mercredi

Laurent Moreau fait partie de ces illustrateurs dont le travail me transporte, m’enchante. Je ne connaissais absolument pas la personne qui se cache derrière ces superbes illustrations, j’ai eu envie de savoir qui il était, il a accepté de répondre à mes questions. Ensuite, c’est avec Xavier Salomó, Meritxell Martí et Justine de Lagausie (des éditions Seuil Jeunesse) que nous avons rendez-vous pour la rubrique Parlez-moi de… Ensemble, il et elles reviennent sur leur album très original, L’histoire Perdue. Bon mercredi à vous !


L’interview du mercredi : Laurent Moreau

Laurent MoreauComment êtes-vous devenu illustrateur ? Parlez-nous de votre parcours
Comme beaucoup d’enfants, j’aimais beaucoup dessiner. Je ne dessinais pas forcément mieux que mes copains, mais en grandissant je ne me suis jamais arrêté de dessiner. Après le collège, j’ai fais des études professionnelles en industries graphiques. J’ai appris le métier d’imprimeur durant 6 ans. J’aime beaucoup les techniques d’impressions comme la gravure, la sérigraphie… J’adore observer un livre, toucher le papier, sentir l’encre, regarder les trames… Aujourd’hui, dans mon travail d’illustrateur ou de graphiste, lorsque je réalise une image, je sais comment elle va être imprimée et quelles sont les contraintes à prendre en compte. Mon travail aussi est influencé par mon goût pour l’imprimerie : couleurs restreintes, petits points, importance de la typographie… À la suite de cette formation, je me suis orienté vers le graphisme et l’illustration. J’ai eu la chance de pouvoir suivre les cours de l’École des Arts Décoratifs de Strasbourg. C’est là que j’ai vraiment découvert le métier d’illustrateur.

Laurent MoreauQuelles techniques d’illustration utilisez-vous ?
Je travaille presque exclusivement à la main, je ne suis pas très à l’aise avec l’ordinateur… Donc, je dessine aux crayons, je peins à la gouache, je découpe, je colle… Les techniques varient… Je dessine beaucoup dans des carnets, des idées, des recherches, des dessins personnels qui me servent ensuite pour mes projets de livres. Dans ces carnets, je m’amuse à utiliser différents outils. Je n’ai pas vraiment de technique préférée, j’aime la spontanéité, le geste, la ligne, les petits points… J’ai tout de même axé mon travail autour de l’utilisation de la couleur à la gouache.

Qui attend quiPouvez-vous nous parler de Qui attend qui ?, l’album qui vient de sortir chez Père Castor ?
C’est Laure Dufresne, l’éditrice, qui m’a proposé d’illustrer le texte de Jo Hoestlandt. J’avais déjà eu l’occasion de rencontrer Jo sur des salons et j’avais beaucoup apprécié nos échanges. Son texte m’a plu. Je le trouve extrêmement doux et j’aime beaucoup cette fin un brin cruelle. C’est l’éditrice qui a suggéré l’idée des volets à soulever. C’était une très bonne idée. Cela sert parfaitement le propos. Concernant le travail d’illustration, il s’agissait pour moi de ma première publication pour de très jeunes lecteurs, j’ai cherché à composer des illustrations très simples, graphiques et colorées, dans un univers assez symbolique et hors du temps.

ALMAJ’aimerais que vous nous parliez d’un de vos albums qui m’a particulièrement marqué, le superbe Alma.
C’est assez rare pour moi d’illustrer le texte d’un auteur. Je travaille principalement sur des projets personnels. Mais de temps en temps j’ai un coup de cœur ! Le texte de Stéphane Audeguy en fait partie ! J’ai été ému à la lecture de son texte et j’ai eu tout de suite envie de l’illustrer. En fait, je crois même que j’ai envisagé cette histoire comme si c’était moi qui l’avais écrite. Ça peut paraître étrange, mais je pense que c’est ce qui m’a permis de prendre énormément de plaisir à composer et réaliser les illustrations.

Quelles étaient vos lectures d’enfant, d’adolescent ?
Je n’étais pas un grand lecteur… Mais quelques lectures m’ont marqué. Enfant, j’ai adoré l’univers foisonnant de Richard Scarry. Adolescent, j’ai été subjugué par Laurent Moreaul’écriture de Charles Bukowski. Aujourd’hui, je suis un grand fan de Charles Schulz et ses Peanuts.

Et quel.le.s sont les illustrateurs.trices qui vous inspirent aujourd’hui ou dont le travail vous séduit, tout simplement ?
J’admire beaucoup d’illustrateurs aux univers variés… Je peux en citer certains : Atak, Blexbolex, Benoît Bonnemaison-Fitte, Katrin Stangl, Geoff McFetridge, Rachel Levit… Je pourrais en citer encore beaucoup, je vais m’arrêter là !

Quels sont vos projets ?
Je travaille sur l’écriture d’un nouveau projet d’album. Il s’agit d’un grand imagier panorama du monde. laurent MoreauUne déambulation d’un jeune garçon autour du monde. Ce personnage va traverser de grands paysages sans réellement les apprécier et les contempler…

Une dernière question, si quelqu’un qui ne vous connaît pas lit cette interview et veut vous découvrir avec un seul de vos ouvrages, lequel lui conseilleriez-vous
Je crois que je conseille de lire le livre Après paru chez Hélium. Je pense qu’il s’agit de l’ouvrage le plus personnel, autant pour le texte que pour les illustrations. Bonne lecture !

Laurent Moreau

Retrouvez Laurent Moreau sur son site : http://zeroendictee.free.fr.

Bibliographie sélective :

  • Qui attend qui, illustration d’un texte de Jo Hoestlandt, Père Castor (2016).
  • Le livre de la jungle, illustration d’un texte de Véronique Ovaldé d’après Rudyard Kipling, Gallimard Jeunesse, (2016).
  • Dans la forêt des masques, une histoire à raconter, texte et illustrations, Hélium (2015).
  • Ma famille sauvage, texte et illustrations, Hélium (2013).
  • Après, texte et illustrations, Hélium (2013).
  • Alma n’est pas encore là, illustration d’un texte de Stéphane Audeguy, Gallimard Jeunesse (2012), que nous avons chroniqué ici.
  • Nuit de rêve, texte et illustrations, Actes Sud Junior (2012).
  • À quoi penses-tu ?, texte et illustrations, Hélium (2011).
  • Mini Rikiki Mimi, illustration d’un texte de Christine Beigel, Benjamins Média (2011), que nous avons chroniqué ici.
  • Valentin…, texte et illustrations, Actes Sud Junior (2010).
  • L’enfant dans la tempête, texte et illustrations, Rouergue (2009).
  • Jour de pêche, illustrations, Actes Sud Junior (2008).

Concours :
Grâce aux éditions Père Castor, l’un.e de vous va pouvoir gagner Qui attend qui, le superbe dernier album de Laurent Moreau. Pour participer, il vous suffit juste de laisser un commentaire sous cet article. Le gagnant ou la gagnante sera tiré.e au sort parmi tous les commentaires. Vous avez jusqu’à mardi 20 h. Bonne chance à tous et à toutes !


Parlez-moi de… L’histoire perdue

Régulièrement, on revient sur un livre qu’on a aimé avec son auteur, son illustrateur.trice et/ou son éditeur.trice. L’occasion d’en savoir un peu plus sur un livre qui nous a plu. Cette fois-ci, c’est sur L’histoire perdue (chroniqué ici), un bel album plein d’humour mais surtout un album totalement original. Son auteure (Meritxell Martí), son illustrateur (Xavier Salomó) et son éditrice (Justine de Lagausie, des éditions Seuil Jeunesse) ont accepté de nous en parler.

Meritxell Martí, auteure :
L’histoire perdue est née de nos « luttes de créativité ».
Xavier et moi travaillons en tandem, il nous faut donc une bonne coordination des jambes pour choisir les décisions à prendre. Très souvent, nous allons dans le même sens. Pourtant, parfois, nous avons des doutes : On tourne à gauche ? Tu es sûre ? Je crois que oui. L'histoire perdue (croquis préparatoires)Et toi ? Non, c’est mieux par là…
Faire un album à deux, c’est un peu comme monter à deux sur une bicyclette. C’est vrai qu’il vaut mieux décider a priori où l’on va, mais c’est en avançant que l’on découvre de nouveaux chemins – des sentiers à demi cachés –  que l’on a envie d’emprunter. Et il n’est pas certain au départ que l’autre a aussi envie d’y aller.
On sait que les chemins bien tracés, bien définis, ne sont pas toujours ceux qui nous donnent la plus grande joie. Alors, laissons l’imprévu nous guider et nous inspirer ! L'histoire perdue (croquis préparatoires)C’est comme cela qu’Eva, l’héroïne de L’histoire perdue, perd le fil du récit. Et en le perdant, en se perdant, elle nous mène dans une autre histoire, cachée, perdue et – nous l’espérons – surprenante.
L’histoire perdue raconte ces expériences du duo qui, au final, se terminent bien, après avoir suscité des heures d’hésitation et de désaccord. Heureusement, pendant ces luttes, on s’amuse bien !

Xavier Salomó, illustrateur :
L’histoire perdue est l’album le plus difficile que nous ayons fait jusqu’à présent. Un vrai défi ! En fait, nous avons réalisé quatre maquettes avec quatre histoires différentes. L'histoire perdue (croquis préparatoires)Le plus rigolo, c’est que la deuxième histoire avait convaincu l’éditeur et que c’est nous qui avons dit « non ». Parce que nous voulions aller plus loin ! C’est ainsi que, deux semaines après avoir fini la maquette, nous avons refusé la proposition de l’éditeur et avons entamé une histoire encore mieux.
Je pense que, pour s’engager dans la création d’un album, il faut y être vraiment attaché, car c’est un travail énorme, surtout pour l’illustrateur (mais je ne voudrais pas commencer une nouvelle dispute avec l’auteure, ha, ha, ha !). Je croyais au départ qu’il suffisait que l’auteure écrive une histoire et l’illustrateur fasse ce que bon lui semble pour l’illustrer. Mais, pendant la construction de ce livre, 15-16_couleurnous nous sommes rendus compte que ce qui serait vraiment intéressant, ce serait de construire une histoire cachée que le lecteur ne découvrirait pas jusqu’à la fin, et dans laquelle toutes les pièces se réuniraient et prendraient soudain sens. C’est pour cela que nous avons travaillé et retravaillé beaucoup cet album… Enfin bref, j’espère que les lecteurs vont aimer cette histoire perdue.

Justine de Lagausie, éditrice :
J’adore travailler avec Xavier et Meritxell : ils ont un enthousiasme communicatif et chacun de leur nouveau projet est le résultat d’une sorte de ping-pong créatif d’où jaillissent sans cesse de nouvelles idées. 19-20 croquisIls ont un très grand respect de leurs lecteurs et cherchent toujours à leur offrir des albums soignés où aucun détail n’est laissé au hasard.
Quand j’ai reçu la première maquette de L’Histoire perdue, j’ai tout de suite été emballée par le projet : mettre en scène un dialogue conflictuel (et comique !) entre l’auteur et l’illustrateur, quelle bonne idée ! L'histoire perdue (croquis préparatoires) L’effet de surprise est immédiat et le lecteur se demande dès le début où tout cela va le mener.
La première version racontait une histoire très différente, avec moins de péripéties, mais le principe était déjà là, et il était suffisamment original pour donner envie d’avancer.

L'histoire perdue (croquis préparatoires)

Couv’ refusée

histoire perdue couv finale
L’histoire perdue
Texte de Meritxell Martí, illustré par Xavier Salomó.
Sorti au Seuil Jeunesse (2016).
Chroniqué ici.

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Des héroïnes comme on les aime

Par 28 mars 2016 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, je vous présente Éva, Julia et Lola, trois héroïnes comme on les aime.

L’histoire perdue
Texte de Meritxell Martí, illustré par Xavier Salomó
Seuil Jeunesse
13,50 €, 285×220 mm, 40 pages, imprimé en Espagne, 2016.
Julia et les monstres perdus
de Ben Hatke (traducteur.trice non crédité.e)
Dargaud
7,95 €, 245×182 mm, 32 pages, imprimé en Belgique chez un imprimeur écoresponsable, 2015.
Les tourterelles
Texte de Karine Guiton, illustré par Maurèen Poignonec
La palissade
13,50 €, 218×280 mm, 28 pages, imprimé en France chez un imprimeur écoresponsable, 2016.

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Ça grince

Par 18 mai 2015 Livres Jeunesse

Ernest Maître du mondeIl est minuscule, il est moche, il est mal élevé… et pourtant c’est le maître du monde ! Ernest est un microbe. Il ne vous fait pas peur ? Et bien, vous devriez ! Vous devriez même trembler, vous cacher. Sinon il va vous arriver la même chose qu’au professeur Plöck et ça, croyez-moi, vous n’en avez pas envie ! Je ne suis même pas certain que vous vouliez savoir ce qui est arrivé au professeur Plöck, mais si c’est le cas lisez Ernest Maître du monde d’André Bouchard… mais je vous aurai prévenu !
J’aime décidément beaucoup l’humour grinçant d’André Bouchard. Ici encore, l’auteur-illustrateur nous embarque dans une histoire loufoque et décalée où un microbe accomplit ses méfaits avec un grand sourire. Les situations qu’il provoque sont tout simplement hilarantes et feront rire tous les amateurs d’humour noir (parents comme enfants). La chute, elle, est totalement irrésistible et interpelle le lecteur qui devient un personnage du livre. Gros coup de cœur.
Un personnage drôlement méchant dont je suis vraiment fan.
Le même vu par Sous le feuillage et par Enfantipages.

Cherche nounouDans une petite rue où tout semble bien se passer une annonce est posée sur un arbre. On cherche une baby-sitter. À l’adresse indiquée, une femme se prépare à recevoir les candidats, elle leur a préparé un thé et des gâteaux. Sur le canapé passent une tortue qui semble trop âgée, un éléphant qui manque peut-être d’agilité ou même un vautour qui ne rassure pas vraiment. Aucun ne semble être le candidat recherché. Ah, attendez, il se peut bien que…
La chute, totalement inattendue, risque de vous surprendre et de bien faire rire, là encore, ceux qui aiment l’humour grinçant. On doit ce bel album à un duo qu’on aime beaucoup sur La mare aux mots, Meritxell Martí et Xavier Salomó  et on les retrouve ici avec plaisir.
Un album idéal pour les amateurs d’histoires un peu cruelles.
Des extraits sur le site de l’éditeur.
Le même vu par Délivrer des livres.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué des livres d’André Bouchard (Y a un louuuuhouu !, L’abominable sac à main, Avant quand y avait pas l’école et Quand papa était petit il y avait des dinosaures), de Meritxell Martí (Les trois petits cochons et Le petit chaperon rouge) et de Xavier Salomó (Les trois petits cochons, Le petit chaperon rouge, OFF, Range ta chambre ! et Atchoum). Retrouvez aussi notre interview de Xavier Salomó.

Ernest Maître du Monde
d’André Bouchard
Seuil Jeunesse
13,50 €, 240×310 mm, 48 pages, imprimé en France, 2015.
Cherche nounou
de Meritxell Martí et Xavier Salomó 
Sarbacane
13,90 €, 260×210 mm, 32 pages, imprimé en Malaisie, 2015.

À part ça ?

COUV BREVE-COPIES-DU-BAC-T2-Vous ignorez certainement que comme les fleuves ont tendance à descendre ils se jettent dans la Méditerranée, que les riches quittent la France à cause de l’IVG, qu’avec le GPS les homosexuels peuvent faire des enfants sans femmes, que les États-Unis font leur 14 juillet le 4 pour se faire remarquer ou que ce que nous devons à l’état c’est 760 € ! Et bien vous l’apprendrez (et des tas d’autres choses encore) grâce à Brèves de copies de Bac 2 sorti chez Chifflet & Cie. C’est parfois drôle, parfois affligeant, parfois désespérant, parfois touchant. On passe un bon moment. Brèves de copies de Bac 2, 10 €, Chifflet & Cie.

Gabriel

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Drôles de loups

Par 15 janvier 2015 Livres Jeunesse

arrête de bouderALERTE ! Le loup fait grève ! Les trois petits cochons, la chèvre de Monsieur Seguin, le Petit Chaperon rouge et les autres n’en reviennent pas et ils décident de tout faire pour qu’il revienne, sinon plus d’histoires…
Les enfants vont adorer croiser ici des tas de personnages de contes qu’ils connaissent bien. Arrête de bouder est un album plein d’humour avec de très belles planches signées Sébastien Chebret. On parle donc de l’utilité des méchants dans les histoires (et donc de l’utilité d’avoir peur). C’est un très bel hommage aux contes et un album vraiment réussi.
Parce qu’un conte sans loup c’est moins drôle, voilà un album plein d’humour.
Des extraits sur le site de l’éditeur.

La gentille petite LouLou s’ennuie, elle n’a pas de copain. Les moutons s’enfuient quand ils la voient, les trois petits cochons se cachent, même les sept chevrettes qui vivent à côté se terrent dans leur maison… mais pourquoi tout le monde lui en veut ?
Même si l’on ne voit Lou qu’à la toute fin, on se doute assez vite à quelle race elle appartient ! Ici aussi, c’est évidemment un hommage aux contes, on y croise plusieurs personnages bien connus des enfants. En fin d’ouvrage, on nous propose même de découper des masques pour se déguiser en personnages du livre.
Un album plein d’humour et de poésie, qui rend hommage aux contes classiques.
Des extraits sur le site de l’éditeur.

Chaperon rouge et trois petits cochons, SalomoTrois petits cochons se construisirent une maison. Le premier en fit une en paille, le second en bois, le troisième en brique… pendant ce temps-là, le loup rôdait.
Un enfant, qui portait un chaperon rouge, se rendait chez sa grand-mère… quand il croisa le loup…
Ici, ce sont les vrais contes qui sont racontés (même s’ils sont résumés) dans deux très beaux livres pop-up proches des livres-théâtres. On s’émerveille en voyant les beaux décors découpés de Xavier Salomó, on regarde partout (et même à travers les fenêtres) pour voir les détails cachés. Je regrette juste que les textes soient résumés à ce point (j’ai l’impression qu’il faut déjà connaître l’histoire pour comprendre), mais ne boudons pas notre plaisir devant ces beaux ouvrages.
Deux très beaux livres-pops up signés par un illustrateur que nous aimons décidément beaucoup.
Extraits sur le site de l’illustrateur.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué des livres de Sébastien Chebret (Les étoiles d’Hubert, La mystérieuse lettre au Père NoëlMon album à compter et L’entrée en maternelle), d’Isabelle Wlodarczyk (Célestin rêve, Surtout ne prends pas froid, Léo et Célestin, Sur mon arbre perché et La petite disparue), Rémi Saillard (Bonnets rouges et bonnets blancs, Pousse Piano ou la symphonie des nouveaux mondes, Ogres et ogresses, Petit Beignet rond et doré, Rois et reines de France, Les histoires des musiciens de Brême racontées dans le monde, Au chat et à la souris, Dans ma rue, et Ami ou ennemi ?) et Xavier Salomó  (OFF, Range ta chambre ! et Atchoum)
Retrouvez également notre interview d’Isabelle Wlodarczyk.

Arrête de bouder
Texte de Christophe Pernaudet, illustré par Sébastien Chebret
Les p’tits bérets dans la collection La tête sur l’oreiller
12,90 €, 207×211 mm, 32 pages, imprimé au Portugal, 2014.
La gentille petite Lou
Texte d’Isabelle Wlodarczyk, illustré par Rémi Saillard
Les éditions du Ricochet
16,50 €, 245×355 mm, 36 pages, imprimé en Pologne, 2014.
Les trois petits cochons
Texte de Meritxell Martí (traduit par Roberto Bravo), illustré par Xavier Salomó
Bayard Jeunesse
10,90 €, 208×188 mm, 10 pages, imprimé en Chine, 2014.
Le petit chaperon rouge
Texte de Meritxell Martí (traduit par Roberto Bravo), illustré par Xavier Salomó
Bayard Jeunesse
10,90 €, 208×188 mm, 10 pages, imprimé en Chine, 2014.

Gabriel

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