La mare aux mots
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Migrants

Blessures de guerre

Par 2 septembre 2019 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, des mots et des images qui tentent de panser les douleurs et les blessures de guerre.

Le jour où la guerre est arrivée
Texte de Nicola Davies (traduit de l’anglais par Nelle Hainaut-Baertsoen), illustré par Rebecca Cobb
Éditions Mijade
14 €, 285 x 243 mm, 32 pages, imprimé en Chine, 2019.
La Lionne, le vieil homme et la petite fille
Texte de Nathalie Clément et d’Yves-Marie Clément, illustré par Madeleine Pereira
Éditions du Pourquoi Pas ?
9,50 €, 150 x 190 mm, 77 pages, imprimé en France, 2019.

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Deux albums sur des sujets sensibles

Par 13 août 2019 Livres Jeunesse

Aujourd’hui je vous propose de découvrir deux beaux albums, forts et émouvants : Refuge de Sandra le Guen et Stéphane Nicolet et Le sourire de Suzie d’Anne Crahay… Bonne lecture !

Refuge
Texte de Sandra le Guen, illustré par Stéphane Nicolet
Les P’tits Bérets
13,50 €, 187×266 mm, 36 pages, imprimé en France, 2019.
Le Sourire de Suzie
d’Anne Crahay
CotCotCot Editions
12,50 €, 150×167 mm, 28 pages, imprimé en Europe, 2019.

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Ceux et celles qui partent… [ARTICLE EN ACCÈS LIBRE]

Par 11 juillet 2019 Livres Jeunesse

Deux petits romans où il est joliment question d’entraide et de solidarité envers ceux et celles qui, un jour, n’ont pas eu d’autre choix que de quitter leur pays meurtri.

Il s’appelle Nadim et son prénom veut dire compagnon. Dans la petite ville, les bonnes volontés s’affairent en vue de réserver le plus chaleureux des accueils à sa famille. Les enfants de l’école n’ont retenu qu’une chose : ce jeune garçon viendrait, semble-t-il, de la jungle. Leur imagination débordante s’imagine alors les feuillages et les arbres majestueux, s’enrobe aussitôt d’une chaleur étouffante et ce soupçon d’exotisme suffit à les rendre impatients. Mais Nadim arrive à l’école et leur ressemble bien plus qu’ils·elles ne l’imaginaient. Sa langue est autre, ses gestes dénotent et sa spontanéité amuse.
Deux mondes se mêlent ainsi dans ce récit : celui des enfants, qui n’ont pas encore conscience des raisons qui ont conduit Nadim à venir en France et celui des adultes qui se démènent pour adoucir une réalité terrifiante qu’ils·elles connaissent. Dans un petit texte d’une grande humanité, Marie Fouquet rappelle combien l’entraide peut être salvatrice. Solidarité, altruisme et amitié naissante, autant de valeurs qui sont ici mises en avant comme un pied de nez aux intolérant·e·s et aux esprits injustement étriqués.
Un petit roman qui redonne foi en l’humanité.

Les langues se délient et la rumeur enfle. Non loin de la mairie, un camp de réfugié·e·s s’est installé et voilà que les gros titres de la presse ne cessent d’alerter les habitant·e·s sur cette arrivée qui divisent la population. Certain·e·s affichent ostensiblement leur mécontentement et d’autres sont sensibles à la situation de ces familles qui ont tout quitté pour trouver une vie meilleure. Elsa n’a que quatorze ans mais elle se sent prise à la gorge par une émotion qui la submerge : comment les aider ? Comment leur apporter un tant soit peu de confort ? Difficile de s’impliquer quand son père voit d’un très mauvais œil ces étrangers qu’il ne semble pas apprécier. En cachette, et avec l’aide de quelques personnes de bonne volonté, elle tente par tous les moyens d’apporter un peu de douceur et de confort à ces gens qui n’ont plus rien. Et si la caravane abandonnée non loin de chez elle pouvait abriter la famille de Bachir ?
Il ne vous faudra pas beaucoup de pages pour apprécier cette histoire de rencontre. Deux adolescent·e·s et deux vies que tout oppose. Et pourtant, à travers l’engagement de cette héroïne passionnée, c’est aussi une amitié pudique qui s’écrit. Malgré son jeune âge, Elsa fait partie de ces personnages qu’on aime aussitôt qu’on la découvre tant sa force d’esprit et sa persévérance sont exemplaires. Elle transforme sa révolte et son incompréhension en interrogeant le monde qui l’entoure et chaque page témoigne de sa volonté sans pareille pour affronter ces adultes qui ont encore beaucoup à apprendre sur la solidarité et l’entraide.
Un petit roman qui relate à merveille la fougue des indigné·e·s et l’engagement adolescent.

Mon ami de la jungle
Texte de Marie Fouquet, illustré par Amélie Clavier
Éditions Kilowatt dans la collection Les Kapoches
7,30 €, 140×180 mm, 48 pages, imprimé en Europe, 2018.
La Cache
de Thierry Robberecht
Éditions Mijade dans la collection Zone J
6 €, 178 x 124 mm, 76 pages, imprimé en Belgique, 2019

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Un album à l’air marin et un roman tout en pudeur

Par 29 avril 2019 Livres Jeunesse

D’ici, je vois la mer est un bel album dépaysant et qui nous emmène dans un village de mineurs sur une côte canadienne. La Vie en rouge nous fait partager le quotidien d’une écolière en proie à la peur de s’exprimer devant les autres. Deux ouvrages empreints de délicatesse.

D’ici, je vois la mer
Texte de Joanne Schwartz (traduit de l’anglais – Canada par Michèle Moreau), illustré par Sydney Smith
Didier Jeunesse
16 €, 280×210 mm, 52 pages, imprimé en France chez un imprimeur écoresponsable, 2019.
La Vie en rouge
Texte d’Anne Cortey, illustré par Vincent Bourgeau
L’École des loisirs dans la collection Neuf
9,50 €, 210×140 mm, 74 pages, imprimé en France, 2019.

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Deux albums poétiques et sensibles…

Par 26 février 2019 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, je vous propose deux belles découvertes : le très poétique Stína de Lani Yamamoto qui nous conte l’histoire d’une jeune fille qui avait peur du froid et puis on fait la connaissance de Bienvenue une grande maison abandonnée qui recèle des secrets…

Stina
de Lani Yamamoto (traduit par Corinne Verdan-Moser)
Helvetiq
14 €, 203×268 mm, 46 pages, imprimé en Suisse, 2018.
Bienvenue
Texte de Raphaële Frier, illustré par Laurent Corvaisier
À pas de loups
16,50 €, 275×220 mm, 36 pages, imprimé à Bruxelles, 2018.

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