La mare aux mots
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Des petits romans pour l’égalité filles-garçons [article en libre accès]

Par 10 avril 2017 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, on découvre des histoires qui bousculent les clichés, avec des petites filles et des petits garçons qui ne s’en laissent pas conter. Quatre courts romans pour s’interroger, débattre, réfléchir… parce qu’il n’y a pas d’âge pour aborder l’égalité !

Mattéo fête prochainement son anniversaire et a, pour l’occasion, confectionné une magnifique carte mêlant requins, camions, cœurs et paillettes. Séduit.e.s par l’invitation, ses ami.e.s acceptent de bon cœur, et entreprennent de lui chercher un cadeau. Mais pas facile de trouver la bonne idée pour un camarade qu’ils ne connaissent pas si bien, car il est arrivé deux mois plus tôt. Qu’à cela ne tienne, les enfants se débrouillent pour obtenir une liste de ce que souhaite Mattéo par l’intermédiaire de sa mère. Et là, c’est la stupéfaction ! Car sur la liste, on trouve un ballon de foot, une voiture de police, des dragons… mais aussi une dinette, un petit poney et une poupée ! On s’étonne, on s’inquiète, on n’y croit pas… Et puis petit à petit, on débat. Dans la petite bande, tout le monde y va de son avis et se creuse la tête : mais qui est donc cet étrange garçon dont les goûts ne rentrent dans aucune case ?
Ah, les jouets genrés et leurs rayons rose et bleus… Ce petit livre prend la question à bras le corps et permet aux plus jeunes de creuser leur réflexion. Si l’on peut lui reprocher un aspect un peu trop pédagogique (c’est d’ailleurs la maitresse, à l’aide d’un exercice plutôt malin, qui va aider les enfants à y voir un peu plus clair), le texte a le mérite d’inciter à réfléchir par soi-même, en suivant le débat que les enfants vont mener entre eux. Le sujet y est traité avec pertinence et simplicité, et le questionnement des personnages montre bien l’absurdité de la répartition. : les dauphins, c’est forcément pour les filles ? Mais alors ce sont les requins qui sont pour les garçons ? Et les perles, c’est un truc de filles ? Mais un dragon en perles, c’est pour qui ? Un petit roman qui fera sûrement réagir les jeunes lecteurs et lectrices, donc, et qui leur offre aussi une très jolie histoire d’amitié !
Un court roman parfait pour évoquer le sujet des jouets genrés.

Quand la maîtresse a demandé aux élèves d’écrire une pièce de théâtre sur le Moyen-Âge, Noé a choisi une histoire de chevalier et de princesse, certain qu’elle plairait à la belle Pénélope, dont il est éperdument amoureux. Pourtant, à la lecture, la petite fille a l’air peu convaincue et même passablement énervée. Pourquoi Noé aurait-il forcément le rôle du combattant courageux et elle celui de la demoiselle attendant comme une idiote en haut de sa tour ? Un peu déboussolé, le petit garçon se confie à son ami Azote le troll, qui trouve que les filles sont bien compliquées… Les deux amis entreprennent alors de répéter à leur tour la pièce de théâtre, dans l’espoir de comprendre ce qui a bien pu rendre Pénélope aussi furieuse. Mais Ozone, la sœur d’Azote, a elle aussi bien du mal à jouer les demoiselles en détresse : elle se bagarre, vient en aide au chevalier, et va jusqu’à l’embrasser brusquement sans lui demander son avis ! Vexés, les garçons décident de faire cavaliers seuls, mais une mésaventure survenue en chemin va leur montrer que les garçons aussi ont parfois besoin d’être sauvés…
Cette fois c’est aux contes traditionnels que l’on s’intéresse, avec leur lot de princesses éplorées et de chevaliers téméraires. Si le roman traite le sujet avec humour (et nous offre aussi une belle dose de péripéties), je dois dire que j’ai tout de même été un peu gênée à la lecture par le baiser forcé de la trollesse sur le petit garçon que j’ai trouvé évoqué assez légèrement, quand on voit combien il est important d’enseigner le consentement à toutes et tous. L’inversion des rôles (ici c’est la fille/trollesse qui force le garçon) peut cependant être vue comme un moyen de dénoncer un acte très présent dans les histoires classiques, et d’évoquer le sujet avec les jeunes lecteur.trice.s qui auront sûrement un avis sur la question. Malgré cette légère réserve, ce nouveau tome de Noé et Azote reste un très bon petit roman, qui évoque les clichés avec malice et pertinence et ne manquera pas de susciter le débat chez les plus jeunes !
Un bon petit roman pour réfléchir aux rôles traditionnels et bousculer les clichés !

C’est la rentrée pour le jeune Omar Canard, qui débarque dans une nouvelle école après un déménagement. Dès son arrivée, les ennuis commencent : on se moque de son manteau flambant neuf, on rit de son prénom, on le traite de vilain, de petit, de canard. À la récré, on lui propose tout de même une partie de football, mais Omar refuse, pas vraiment intéressé. Car la passion du petit garçon, ce n’est pas le ballon rond, mais la danse. Le soir, sur le chemin de la maison, il passe devant un lac où s’ébattent de magnifiques cygnes, et reste émerveillé devant leur beauté. C’est décidé, il sera aussi beau que ces derniers, et il dansera avec eux. En deux temps trois mouvements, le petit garçon se fabrique un beau costume, et entame sa carrière de danseur…
Voilà une réécriture du vilain petit canard vraiment originale. Plus court que les deux précédents, ce livre est parfaitement adapté aux débutant.e.s en lecture, avec son texte réduit à l’essentiel, ses dialogues représentés sous forme de bulles et la grande place qu’il laisse aux illustrations. Malgré sa simplicité, Le Vilain Petit Canard (ou presque) propose une variation autour du conte très bien amenée doublée d’une jolie histoire à la conclusion particulièrement émouvante. On peut aussi saluer la diversité présente dans les illustrations, qui font figurer des personnages de toutes origines, ce qui n’est malheureusement pas encore si courant (même si l’on progresse !).
Une vraie réussite, à mettre entre toutes les mains !

Dans la même série, on retrouve également Cendrillon (ou presque). Reposant sur le même principe, celui-ci nous propose une réécriture de l’histoire de la célèbre princesse à travers le personnage de la petite Sandi, une fillette passionnée de football. Bien que très douée, cette dernière peine à s’intégrer dans l’équipe de filles de son quartier, car deux méchantes sœurs se moquent de sa tenue en piteux état. Quand vient le jour du grand concours départemental destiné à désigner la meilleure joueuse, les sœurs l’écartent du groupe. Peinée, la fillette va se réfugier à la bibliothécaire où travaille sa marraine, qui lui dégote une tenue de sport et décide illico presto de l’emmener au tournoi. Sandi y montre toute l’étendue de son talent, mais au moment de désigner la grande gagnante, elle prend peur et s’enfuit. Heureusement, la petite fille a semé sur son chemin une de ses chaussures de foot, et les organisateurs vont vite identifier la mystérieuse joueuse !
Tout aussi réussi que Le Vilain Petit Canard, Cendrillon (ou presque) s’adresse aux enfants un tout petit peu plus à l’aise avec la lecture (mais reste tout de même très accessible). Les références au conte y sont nombreuses, bien trouvées et plutôt rigolotes (la super marraine bibliothécaire conduit par exemple une voiture orange baptisée Citrouille). On peut saluer également le fait qu’ici les clichés sont démontés sans même être mentionnés : le don pour le football de la petite fille et la présence d’une équipe de filles sont présentés comme des choses tout à fait normales. Voilà donc une petite Cendrillon bien différente de celle que l’on connait, et dont le courage et la débrouillardise sont particulièrement salvateurs !
Une Cendrillon nouvelle génération, qui donne un bon coup de pied dans le conte originel et démonte au passage pas mal de clichés !

Le garçon qui jouait à la poupée
de Roger Judenne
Oskar dans la collection Premiers romans
8,95 €, 130×200 mm, 42 pages, imprimé en Europe, 2016.
Noé et Azote T.9 : Coup de théâtre !
Texte de Mim et Benoît Bajon, illustré par Aurélie Guillerey
Magnard Jeunesse dans la collection Mes premiers romans
5,90 €, 145×195 mm, 48 pages, imprimé en Belgique, 2017.
Le Vilain Petit Canard (ou presque)
Texte de René Gouichoux, illustré par Rémi Saillard
Nathan dans la collection Premières lectures
5,60 €, 145×190 mm, 31 pages, imprimé en France, 2017.
Cendrillon (ou presque)
Texte de René Gouichoux, illustré par Rémi Saillard
Nathan dans la collection Premières lectures
5,60 €, 145×190 mm, 31 pages, imprimé en France, 2017.

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On déménage !

Par 11 juillet 2016 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, je déménage ! Après 9 ans dans le même appartement, je pars avec toutes mes affaires et ma petite famille (dans l’ordre que vous voulez). Pourquoi je vous raconte ma vie, c’est pas le genre de la maison ! Parce que j’ai décidé, pour une fois, de coller à mon actualité personnelle pour ma chronique, bref, aujourd’hui on parle déménagement. Notez que je ne serai pas le seul concerné, on m’a dit que 70 % des déménagements avaient lieu en juillet/août *

* À noter que je n’ai aucune preuve de ce chiffre

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Les invité.e.s du mercredi : Mim et Christine Palluy

Par 20 avril 2016 Les invités du mercredi

Cette semaine, c’est l’auteure Mim que nous recevons. J’ai beaucoup aimé il y a peu L’orthophoniste (chroniqué lundi), j’avais envie de savoir qui se cachait derrière ce nom énigmatique. Ensuite, on retrouve une rubrique habituelle, le coup de cœur/coup de gueule. Régulièrement, nous aimons demander à une personnalité de la littérature jeunesse de nous parler de ce qui fait battre son cœur et ce qui l’énerve un peu. Cette fois-ci, c’est l’auteure Christine Palluy qui a accepté de nous répondre. Bon mercredi à vous !


L’interview du mercredi : Mim

MimComment êtes-vous devenue auteure ? Parlez-nous de votre parcours et surtout… d’où vient ce nom « Mim » ?
Je n’aurais jamais imaginé devenir auteure, même si petite fille, je passais mon temps à écrire des histoires. Après des études de littérature anglophone, j’ai commencé ma carrière comme assistante d’édition, chez Grasset, au service de littérature étrangère, où je suis restée dix ans. Parallèlement, je suis devenue traductrice en littérature jeunesse, un univers qui m’a toujours plu car il est très riche, et surtout très libre. Pour signer mes traductions chez d’autres éditeurs, j’ai choisi un pseudonyme, Mim, qui était aussi le surnom que me donnaient ma famille et mes amis… C’était sans doute une façon de me sentir un peu chez moi en littérature jeunesse ! Et puis, Madame Mim, c’est la sorcière de Merlin l’enchanteur… et j’aime bien les personnages un peu ingrats ! À l’époque je traduisais beaucoup d’albums pour Milan, mais j’ai mis quelques années à leur proposer un texte en tant qu’auteure parce que je n’étais pas persuadée d’avoir des choses intéressantes à raconter. Et d’ailleurs, je continue à me faire cette réflexion régulièrement ! La traduction est un exercice d’écriture, souvent difficile, mais on est au service d’un auteur et de ses mots, sur lesquels on s’appuie… Quand on est auteur, on est vraiment seul face à son histoire et on ne sait pas forcément par quel bout la prendre. Mais Alice Aschero, qui était éditrice chez Milan à l’époque, m’a encouragée et a lu mon premier texte… qu’elle a pris !

Parlez-nous de la série Noé et Azote, comment est-elle née ?
C’est l’histoire d’une belle rencontre… non pas avec un troll des montagnes, comme Azote, mais avec Benoit Bajon, mon co-auteur ! On m’avait proposé à plusieurs reprises d’écrire pour les lecteurs débutants. Mais je suis une grande bavarde et j’étais un peu effrayée par l’économie de mots… qui n’est pas ma spécialité ! Comme Benoit est orthophoniste, je lui ai proposé de m’aider sur les contraintes du début de lecture. Mais en fait, ça ne s’est pas tout à fait passé comme ça ! Parce qu’à force de discuter, d’échanger nos idées et de boire des cafés, finalement, on a conçu la série ensemble, et puis on a basculébienvenue chez les trolls dans l’écriture à quatre mains, ce qui est une sacrée aventure ! Pour Benoit, l’écriture était une découverte, et je pense que notre travail commun lui apporte sans doute un autre regard sur le langage, qui est au cœur de son métier. Pour ma part, j’avais toujours écrit seule, et ça ne m’a pas semblé tout de suite évident de partager ma plume ! Il faut se mettre d’accord, laisser la place à l’autre sans avoir l’impression d’abandonner sa propre écriture… Mais c’est aussi une formidable occasion d’aller sur d’autres terrains que les siens, de bousculer ses marottes, de sortir de chemins rassurants car déjà empruntés… En ce moment, on écrit le 9e tome, et on ne pensait pas qu’on aurait autant d’histoires à raconter… Mais on s’est drôlement attaché à nos personnages ! Et puis il y a quelques semaines, un autre aspect de notre projet a vu le jour : une édition en « lecture aidée » des premiers tomes de Noé et Azote est parue, avec des syllabes en couleurs, destinées à faciliter le déchiffrage des lecteurs débutants. Le texte et les illustrations sont rigoureusement identiques à l’édition originale, mais ce découpage des mots permet d’accompagner des lecteurs hésitants ou en difficulté. Cette idée de « lecture aidée » était au cœur de notre association dès le départ, et c’est ainsi que nous l’avions présenté à Magnard en leur proposant notre série. C’était important pour nous de trouver un éditeur qui veuille s’engager à nos côtés sur cette démarche : apporter un petit coup de pouce à des enfants qui veulent se lancer dans un roman, mais peinent encore à lire de manière fluide… Benoit a aussi conçu des petits jeux autour des mots et du langage pour aider à la compréhension de l’histoire. D’une certaine manière, ça concrétise le lien entre nos métiers respectifs d’auteure jeunesse et d’orthophoniste.

« L’orthophoniste », c’est le titre d’un de vos derniers livres ! Du coup, c’est Benoit Bajon qui a vécu cette histoire d’orthophoniste qui rencontre un dragon ?
Ah, ça aurait pu, mais en fait non ! J’ai commencé à écrire L’orthophoniste avant ma rencontre avec Benoit… Mais cela dit, il y a quand même un petit lien ! Je voulais raconter une histoire autour de ce qui L'Orthophonistese passe dans un cabinet d’orthophonie… mais en prenant le point de vue de l’orthophoniste. Travailler sur ses difficultés de langage, ce n’est pas une démarche évidente pour un enfant (ni pour un adulte d’ailleurs) : il va trouver une aide nécessaire auprès de son orthophoniste, mais cela implique aussi de prendre du temps pour surmonter ses problèmes, au lieu d’aller jouer par exemple… Mais de son côté, peut-être que le soignant ressent lui aussi une appréhension à prendre en charge un nouveau patient ? Alors j’ai voulu interviewer un orthophoniste pour qu’il me parle de son métier, de sa relation avec les patients, de ses doutes et de ses échecs parfois… et c’est comme ça que j’ai atterri dans le cabinet de Benoit, qui m’a raconté tout cela avec beaucoup de sincérité. Quand je lui ai présenté mon roman, où il est question de se pencher sur les problèmes d’élocution d’un dragon, il a considéré cette rééducation avec beaucoup de sérieux. Je ne m’attendais pas à ce qu’il réfléchisse à l’anatomie de la gueule d’un petit dragon, ni au type d’exercices susceptibles de l’aider à prononcer le son « R » sans cracher du feu ! Là, je me suis dit que même si on évoluait dans des univers très différents, on avait quand même quelques points qui nous rapprochaient ! C’est ainsi qu’est née l’envie de travailler ensemble… Magnard a tout de suite pris L’orthophoniste pour sa collection de premiers romans, mais pour des raisons de plannings, Noé et Azote sont parus avant.

J’aimerais aussi profiter de cette interview pour reparler d’un album que j’avais adoré, Puisque c’est comme ça, je m’en vais !, pouvez-vous nous dire quelques mots sur ce superbe album ?
Je pourrais déjà vous dire que c’est du vécu, et que j’ai un Émile à la maison qui a fait ses valises un soir Puisque c'est comme ça, je m'en vais !(il peut m’arriver d’être une maman contrariante) ! Bon, heureusement, il est resté… et m’a inspirée cette histoire ! J’aime beaucoup cet album car Alexandra Pichard lui a donné une tonalité tendre et chaleureuse avec un dessin très sobre et élégant. Cette histoire parle différemment aux enfants selon leur âge. Je crois que les petits aiment se faire un peu frissonner en pensant qu’Émile va vraiment partir. Les plus grands décodent l’humour et la tendresse de la maman, qui n’a bien sûr aucune intention de le laisser s’en aller ! Quant aux adultes, ils me disent souvent que c’est le portrait d’une maman idéale, car elle désamorce les conflits sans s’énerver. Ce qu’on devrait toujours essayer de faire… mais en ce qui me concerne, ça relève souvent de la fiction ! Je suis très attachée à cet album, parce que c’est aussi à travers cette histoire que j’ai rencontré Mélanie Edwards, chez Magnard Jeunesse, qui est une éditrice précieuse !

Quelles étaient vos lectures d’enfant, d’adolescente ?
J’aimais beaucoup les histoires qui m’entraînaient ailleurs, vers des mondes imaginaires, ou inconnus. Je crois que le premier album qui m’a marquée et que mes parents ont dû me lire des dizaines de fois, c’est Croc Epic, le mangeur de rêves de Michael Ende, qui n’est probablement plus disponible aujourd’hui. Je ne sais plus vraiment ce que racontait cette histoire, mais je sais qu’elle m’a Un ami au poilaccompagnée un bon nombre de fois avant d’aller me coucher ! Plus grande, j’ai lu et relu les Roald Dahl, et j’adore les redécouvrir aujourd’hui avec mes enfants. J’aime la manière loyale dont cet auteur s’adresse aux enfants, sans concession, ni facilité, et en faisant toujours appel à leur intelligence. On ne le prend jamais en flagrant délit de mièvrerie ! Adolescente, j’ai assez vite basculé vers les classiques, car la « littérature ado » était moins riche que maintenant. J’ai des souvenirs émus de ma découverte de Jack London, ou dans un autre style, d’Alexandre Dumas…

Quels sont vos projets ?
Poursuivre les aventures de Noé et Azote avec Benoit, mais aussi raconter mes propres histoires, toute seule, et n’en faire qu’à ma tête ! Se mettre d’accord avec soi-même, c’est parfois plus compliqué qu’avec un co-auteur ! Mon prochain album, Le déménagement de Maryse Cocotte sort avant l’été chez P’tit Glénat, avec de très belles illustrations de Sébastien Pelon. Et sinon, j’écris beaucoup pour la radio, qui est un univers que j’adore, parce que particulièrement propice à l’imagination : à la radio, tout est possible, il suffit de tendre l’oreille pour voyager très loin ! Sous mon vrai nom, Camille Kohler, je suis auteure d’une série humoristique sur la vie de famille, La vie trépidante de Brigitte Tornade, diffusée sur France Culture. Je travaille actuellement sur les épisodes 41 à 50, qu’on enregistrera à la rentrée… et je trépigne à l’idée de retrouver toute la joyeuse équipe !

Une dernière question, si quelqu’un qui ne vous connaît pas lit cette interview et veut vous découvrir avec un seul de vos ouvrages, lequel lui conseilleriez-vous ?
C’est difficile de répondre à cette question, parce que le point de vue de l’auteur n’est pas forcément ce qui devrait influencer le lecteur… J’aime beaucoup L’orthophoniste, qui reprend un thème qui m’est cher : celui de la rencontre avec un être différent, vaguement inquiétant. Si on surmonte ses appréhensions pour aller vers l’autre, même dans notre monde pas très réjouissant, il y a de grandes chances pour qu’on fasse une rencontre magique ! En y réfléchissant, je crois que ce thème traverse la plupart de mes textes, comme Noé et Azote, Le Mystère Ferdinand ou Le petit monstre d’Adèle. C’était déjà le cas dans mon premier album, « Un loup à la maison », qui n’est malheureusement plus disponible. J’ai une tendresse particulière pour ce livre, parce que c’était un saut dans l’inconnu. C’est comme ça que j’ai rencontré Sébastien Pelon, qui l’a illustré… et qui est devenu un bon copain ! Finalement, je me dis que je vous ai beaucoup parlé de rencontres dans cette interview… C’est vrai que c’est important, et peut-être même que c’est ce qui compte le plus dans la vie ! Mais un bon livre, c’est aussi ça : partir à la rencontre des autres, d’un univers différent, inconnu, en acceptant ses bons côtés et ses aspérités… pour vivre une expérience unique !

Bibliographie :

On peut aussi retrouver La vie trépidante de Brigitte Tornade en podcasts sur le site de France Culture.


Le coup de cœur et le coup de gueule de… Christine Palluy

Régulièrement, une personnalité de l’édition jeunesse (auteur.e, illustrateur.trice, éditeur.trice…) nous parle de deux choses qui lui tiennent à cœur. Une chose qui l’a touché, ému ou qui lui a tout simplement plu et sur laquelle il.elle veut mettre un coup de projecteur, et au contraire quelque chose qui l’a énervé.e. Cette semaine, c’est Christine Palluy qui nous livre son coup de cœur et son coup de gueule.

Coup de cœur :
Le jour d’une intervention scolaire, les plus jeunes arrivent rangés par deux et me lancent des regards mi-charmeurs, mi-intimidés. Quatre syllabes prononcées en bloc sautillent dans leur rang : « christinepalluy…  christinepalluy… » !  Plus grands, les élèves me repèrent dans la cour et engagent la conversation, histoire d’avoir parlé à « l’auteure » avant les autres. Les collégiens, eux, feignent l’indifférence, mais sont parfois trahis par leurs coups d’œil à la dérobée.
Nous entrons, nous nous installons, nous faisons connaissance. D’abord viennent les premières questions, les classiques, les habituelles, celles que l’on pose juste pour déclarer la rencontre ouverte, les « combien de livres avez-vous écrits ? », « depuis quel âge êtes-vous auteure ? », « d’où vous vient l’inspiration ? ». Dociles, les voix égrainent une liste soigneusement préparée en classe jusqu’à ce que, soudain, l’une d’elles s’échappe du carcan : « Si tu écris pour nous, et pas pour les adultes, c’est que tu restes une enfant dans ta tête, non ? » « Dans ton histoire, c’est comme en vrai : pourquoi les mamans s’inquiètent autant pour leurs enfants ? », « Toi, tu es comme moi, tu es une rêveuse. Tu n’aimais pas l’école, je suis sûre ! », « Moi, quand je lis, c’est drôle, j’ai un petit film dans la tête ! ».
Alors, à ce moment-là, l’ambiance bascule. De préréglée, la rencontre s’allume et devient sincérité, partages, la liberté toute neuve fait pousser des ailes à chacun. La vraie rencontre, celle qui donne des coups au cœur, c’est celle-là. Bien sûr, la magie n’est pas toujours au rendez-vous, étouffée par 25 questions numérotées posées par 25 enfants crispés sur leurs papiers (ça sonne… vite, Lily, pose la dernière question ! chuuuut, on écoute Lily !).
Moi, c’est pour happer ce moment privilégié que je reprends avec enthousiasme le train et ma valise, pour ce petit Baptiste qui un jour m’a abordée dans la rue : « Il y a trois ans, j’étais en CE1 et tu es venue dans ma classe et on a écrit une histoire. Depuis, je veux être écrivain. »

Coup de gueule :
Des chaînes de textos insultants, des commentaires Facebook assassins, des images volées via Snapchat ou relayées sur des forums… les nouvelles technologies décuplent la violence dans les rapports entre adolescents. Comment ne pas avoir de haut-le-cœur face aux ravages du cyber-harcèlement ? Aujourd’hui, quand on a 17, 15 ou même 12 ans, on est à la merci d’une diffusion instantanée, rebondissante et indélébile de vos secrets les plus intimes, de railleries ou de mensonges. Sans répit, chez vous, partout, jour et nuit, les bourreaux immatures et masqués vous blessent puis balancent du sel sur votre souffrance. Au collège, au lycée, inutile d’être musclé ou courageux pour affronter sa victime à la sortie des cours : on peut la mettre à mort socialement tout en croquant des fraises Tagada derrière son écran. La cruauté se lâche d’autant plus qu’on ne voit pas souffrir sa victime. Combien d’adolescents abîmés, blessés, combien d’humiliations et de suicides faut-il déplorer pour que le problème cède enfin du terrain ? Un coup de gueule ne sert à rien. Éduquer, montrer, expliquer ces dangers aux enfants, aux ados victimes et bourreaux, aux parents et aux enseignants est le seul chemin. Heureusement, on commence à le prendre : des romans paraissent, des clips sont diffusés, des associations se créent et des adultes enfin, y mettent les pieds.

Christine PalluyChristine Palluy est auteure

Bibliographie sélective :

  • Série Tip-Top, romans illustrés par Cyrielle, Hatier Jeunesse (2014-2016), que nous avons chroniqué ici et .
  • La moufle, album illustré par Samuel Ribeyron, Didier Jeunesse (2015), que nous avons chroniqué ici.
  • Histoires d’aventurières, album illustré par un collectif, Lito (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Princesses d’Afrique, album illustré par un collectif, Lito (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Princesses de la cour de Versailles aux palais de Vienne, album illustré par un collectif, Lito (2012), que nous avons chroniqué ici.
  • Il était une bergère, roman illustré par Grégoire Mabire, SEDRAP jeunesse (2012).
  • Ulysse, BD illustrée par Benjamin Adam, Milan (2011).
  • Princesses de tous les pays, album illustré par un collectif, Lito (2011), que nous avons chroniqué ici.
  • Jason et les Argonautes, roman illustré par Giorgio Baroni, Milan (2011).
  • Histoires de Cavalières, album illustré par un collectif, Lito (2010).
  • Il était une fois le père Noël, album illustré par Évelyne Faivre, Lito (2009).
  • Arthur et Dagobert n’ont pas peur de la nuit, album illustré par Hervé Le Goff, Milan (2009).
  • Histoires de Sorcières, album illustré par un collectif, Lito (2009).

Retrouvez Christine Palluy sur son site : http://www.christine-palluy.fr.

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Des romans pour les jeunes lecteurs.trices

Par 18 avril 2016 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, je vous propose une sélection de petits romans pour les enfants qui commencent à lire.

Socrate et son papa
Texte d’Einar Øverenget (traduit par Aude Pasquier), illustré par Øyvind Torseter
La joie de Lire dans la collection Philosophie et autres chemins
10 €, 150×180 mm, 52 pages, imprimé en République Tchèque, 2015.
Qui es-tu Morille ? / D’où viens-tu Petit-Sabre
d’Hélène Vignal
Rouergue dans la collection Boomerang
6,50 €, 120×170 mm, 64 pages, imprimé en France, 2016.
Super-Maman
Texte de Gwendoline Raisson, illustré par Sinan Hallak
Samir Éditeur dans la collection Farfelu
6 €, 138×180 mm, 32 pages, imprimé au Liban, 2011.
Maman est un oiseau
Texte d’Anne Loyer, illustré par Leïla Brient
Bulles de savon
6 €, 125×190 mm, 49 pages, imprimé en France, 2015.
Jambon, fromage et potiron
de Sandrine Kao
Syros dans la collection Mini Syros
3 €, 110×165 mm, 45 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2015.
L’énigme du flan empoisonné
Texte de Christine Palluy, illustré par Cyrielle
Hatier Jeunesse dans la collection Hatier Poche
4,99 €, 142×190 mm, 48 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2015.
Parfait achète le pain tout seul
Texte de Nathalie Dargent, illustré par Yannick Thomé
Milan dans la collection Les Inséparables
5,90 €, 120×160 mm, 48 pages, imprimé en Roumanie, 2016.
Lucas s’est fait traiter de fils de lute
Texte de Nathalie Dargent, illustré par Yannick Thomé
Milan dans la collection Les Inséparables
5,90 €, 120×160 mm, 48 pages, imprimé en Roumanie, 2016.
Aminata veut des sous
Texte de Nathalie Dargent, illustré par Yannick Thomé
Milan dans la collection Les Inséparables
5,90 €, 120×160 mm, 48 pages, imprimé en Roumanie, 2016.
Juliette est toute seule dans sa classe
Texte de Nathalie Dargent, illustré par Yannick Thomé
Milan dans la collection Les Inséparables
5,90 €, 120×160 mm, 48 pages, imprimé en Roumanie, 2016.
L’orthophoniste
Texte de Mim, illustré par Jess Pauwels
Magnard Jeunesse dans la collection Mes premiers romans
5,90 €, 147×195 mm, 42 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2016.
La tour Eiffel à New York !
Texte de Mymi Doinet, illustré par Mélanie Roubineau
Nathan dans la collection Premières lectures
5,60 €, 145×191 mm, 32 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2015.
La tour Eiffel se balade à Paris !
Texte de Mymi Doinet, illustré par Mélanie Roubineau
Nathan dans la collection Premières lectures
5,60 €, 145×191 mm, 32 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2016.

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Premières lectures autonomes

Par 25 mai 2015 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, je vous présente une sélection de livres pour les lecteurs débutants, des histoires à lire tout seul, comme un grand !

Noé est un petit garçon, Azote un troll blanc ! Leur rencontre va faire des étincelles !

Un ami au poilNoé vient de déménager. Dans sa nouvelle école, il n’a pas encore d’amis. Les journées passent lentement, et le moral n’est pas au beau fixe. Un jour, alors qu’il joue dans le jardin, il rencontre Azote, un troll entièrement blanc. Très vite, ils deviennent inséparables. Ils s’encouragent mutuellement, se soutiennent et découvrent la force de l’amitié.
Un ami au poil ! raconte la rencontre entre ses deux personnages hors du commun.

super balèzeMonter à la corde ? Quelle horreur ! C’est un exercice insurmontable pour Noé, qui n’est pas très sportif. Tout le monde se moque de lui… Heureusement qu’il y a Azote pour l’encourager, lui donner confiance et lui faire comprendre qu’il n’est pas plus nul que les autres.
Dans ce second tome, Noé et Azote sont de plus en plus proches et apprennent à se connaître. Noé aide Azote à apprendre à lire, ils jouent, et vivent de folles aventures.

bienvenue chez les trollsNoé aimerait beaucoup rencontrer la famille d’Azote. L’amitié, c’est aussi le partage. Azote n’est pas très partant… Noé insiste pourtant et son ami l’emmène finalement à la rencontre du peuple de trolls. Et ça fait des étincelles !
Troisième aventure de Noé et Azote, Bienvenue chez les trolls ! nous plonge au cœur d’une espèce aux mœurs un peu particulières… En effet, une famille de trolls blancs ne fonctionne pas tout à fait comme une famille ordinaire !

Noé et Azote forment un sacré duo comme on les aime ! Tout le monde pense qu’Azote est l’ami imaginaire de Noé, mais lui sait bien que les trolls existent. Et heureusement que son compagnon est là au quotidien… Entre ses parents débordés, ses camarades pas toujours tendres et l’école, il a parfois besoin de se confier. Et Azote, avec Noé, apprend à lire et à écrire, ces trucs bizarres que font les humains. Chacun va à la rencontre du monde de l’autre. Mim et Benoit Bajon ont écrit ces histoires à quatre mains. Benoit Bajon est orthophoniste et il a aidé Mim à rendre ces textes accessibles aux lecteurs débutants. C’est réussi ! Le vocabulaire, les tournures de phrases, la longueur des chapitres, tout est adapté aux lecteurs autonomes, mais parfois encore hésitants, sans pour autant rogner sur la qualité des histoires. Les thèmes abordés sont variés et originaux : la confiance en soi, l’apprentissage parfois difficile de la lecture et de l’écriture, la solitude… C’est drôle, plein d’espoir et de jolis messages et les illustrations d’Aurélie Guillerey, vivantes et colorées accompagnent la lecture de ces petites histoires. On attend les prochains tomes avec impatience ! Sachez également que tous ces titres sont disponibles en livre audio numérique, un autre moyen d’accompagner les jeunes lecteurs.

Kimamila est un petit lutin vert aux pouvoirs magiques ! Plusieurs de ses aventures sont déjà sorties.

Kimamila et le bébé pandaManu et Alorie voyagent en Chine. Alors qu’ils découvrent le pays, ils font la rencontre de Li-Li, un jeune panda. Soudain, celui-ci disparaît ! Il faut le retrouver et le ramener à sa famille au plus vite ! Les deux amis partent à sa recherche. Ils sont aidés de Kimamila, leur fidèle allié. Ils ne sont pourtant pas au bout de leurs surprises et vont devoir s’armer de courage ! Un voyage dépaysant au pays du Soleil Levant et de la Grande Muraille !

Kimamila et le voyage sur un nuageManu et Alorie sont en vacances à la plage. Soudain, alors que la fillette se baigne, une vague l’emporte au large. Alorie aimerait pouvoir l’aider, mais le courant marin est décidément trop fort, il risque de se noyer ! Heureusement, Kimamila arrive pour les sauver avant qu’une vague ne les emporte… Ils embarquent alors sur un nuage magique et prennent un peu de hauteur ! Ils ne sont pas au bout de leurs surprises !

Kimamila et la récré ensorceléeLa nouvelle maîtresse est très étrange. Et depuis son arrivée, il se passe de drôles de choses, principalement dans la cour de récré. Certains élèves sont pétrifiés, d’autres emprisonnés, une autre encore s’envole après avoir joué à la marelle. C’est terrifiant ! Mais finalement, cette maîtresse ne serait-elle pas une sorcière ? Vite ! Il faut que Kimamila vienne rétablir l’ordre dans cette école ! Ça ne peut plus durer !

COUV_KimamilaPyramideAujourd’hui, Manu et Alorie vont au musée avec leur oncle. Ils sont enchantés. La visite est intéressante ! Mais au détour d’une allée, alors qu’ils découvrent la tombe d’un pharaon, les voilà plongés au cœur d’une folle course-poursuite avec une momie. Quel monde étrange et inquiétant ! Heureusement, encore une fois, ils pourront compter sur Kimamila, le fameux lutin vert aux pouvoirs magiques !

Kimamila Et La Terre En ColereAlorie et Manu jardinent tranquillement. Mais soudain, le ciel se couvre… La nature se déchaîne, des nuages noirs déversent une pluie toxique sur les plantes, des éclairs zèbrent le ciel, une véritable tempête éclate ! Il faut absolument que Kamimila intervienne au plus vite pour sauver la nature ! Et si l’on faisait un peu plus attention à la nature qui nous entoure ? Une réflexion écologique simple et accessible.

Kimamila à la montagneOn retrouve Manu et Alorie en vacances chez Mamie Biscotte, qui habite à la montagne. Ils skient, profitent des joies de la glisse, prennent du bon temps et s’amusent dans la neige. C’est vraiment la belle vie ! Mais la montagne est aussi pleine de dangers : chute, ours, nuit dans une grotte glacée… Ils ne sont pas au bout de leurs peines ! Encore une fois, Kimamila va devoir leur donner un petit coup de pouce ! Que feraient-ils sans lui ?

Kimamila Dans L'EspaceToujours plus haut, toujours plus loin ! Kimamila et ses amis partent pour un voyage dans l’espace en soucoupe volante ! Ce n’est déjà pas banal ! Ils ont un peu de mal à y croire ! En plus, voilà qu’ils atterrissent sur la planète des Kimamila, un monde étrange peuplé de lutins. Drôle de sensation : ils ont l’impression de voir leur ami partout ! Une nouvelle histoire du trio, toujours prêt pour vivre de nouvelles aventures !

9782092557785Alors qu’ils profitent d’un voyage en Écosse, au pays de la cornemuse et des châteaux, Kimamila, Manu et Alorie tombent nez à nez avec le légendaire monstre du Loch Ness, cette créature inquiétante venue des eaux sombres du lac… Ils rencontrent aussi des fantômes… Tout cela n’est décidément pas très rassurant ! Vont-ils s’en sortir ? Une aventure au cœur des légendes écossaises pour rire et frissonner !

Au départ, Kimamila est le héros d’une méthode d’apprentissage de la lecture. Dans ces très courts romans écrits par Anne Loyer et illustrés par Nils, il est au cœur d’aventures fantastiques aux quatre coins du globe, avec ses amis Manu et Alorie. Le texte est très court, très simple, et laisse une grande place aux illustrations. À la fin de chaque ouvrage, on trouve un lexique des mots les plus difficiles et quelques jeux pour s’entraîner à la lecture.

Gafi est un fantôme. Un gentil fantôme, rassurez-vous.

Gafi à ParisAujourd’hui, notre gentil fantôme visite Paris avec la classe de ses amis. Lors d’une visite à Notre-Dame il se rappelle de son vieil ami Tino, un autre fantôme. Où habitait-il ? Il part à sa recherche : Opéra, métro, Tour Eiffel, bateau-mouche… La capitale n’a bientôt plus aucun secret pour lui. Retrouvera-t-il son vieux copain ?
Françoise Bobe nous raconte les aventures parisiennes de Gafi, le petit fantôme et vraiment, avec lui, on ne s’ennuie pas !

Gafi chez Toc-Toc ChefLe célèbre pâtissier de l’émission de télévision Toque Chef s’est tordu le poignet. Il ne pourra pas préparer son célèbre dessert Chocofolie lors de la prochaine émission. Heureusement, il croise la route de Gafi et de ses amis qui se proposent de l’aider et de passer derrière les fourneaux… Rien ne se passe vraiment comme prévu : gaffes et rires au programme !
Gafi chez Toc-Toc Chef, une histoire de cuisine pleine d’humour de Laurence Gillot.

9782092548479 Dans cette nouvelle aventure, Gafi le gentil fantôme emmène ses amis découvrir un vieux château qui appartient à sa famille depuis longtemps. Le comte Dracula y a élu domicile et rencontre les enfants. D’abord effrayés, très vite ils reprennent du poil de la bête et ne se laissent finalement pas impressionner par cette créature revêche aux grandes dents…
Gafi contre Dracula est l’histoire d’une rencontre un peu particulière !
9782092556573Rachid a très peur de l’eau. Alors que tout le monde s’amuse à la piscine, saute, plonge ou met la tête sous l’eau, Rachid est terrorisé. Aidé de Gafi et encouragé par ses amis, il réussira à vaincre progressivement ses craintes, pour profiter de ce bon moment entre amis.
C’est ce que nous raconte Stéphane Descornes dans ces deux aventures pleines d’humour du fameux petit fantôme.

Là encore, Gafi est au départ un héros de méthode de lecture. On le retrouve ici dans des aventures courtes, largement illustrées par Mérel, permettant aux plus jeunes de commencer à lire en autonomie. Les mots sont simples (on trouve un lexique en fin d’ouvrage pour les plus complexes), les phrases sont courtes et quelques petits jeux sont proposés dans les dernières pages pour s’amuser avec les mots et la lecture. Une série d’aventures pour prendre confiance et lire tout seul !

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué d’autres ouvrages d’
Aurélie Guillerey (Bien fait pour vous, Ma mère est partout, Coquillette la mauviette et Le mystère des graines à bébé), de Mim (Puisque c’est comme ça, je m’en vais !), d’Anne Loyer (Lucien le magicien, Dans l’enfer d’Ecomode, La rentrée de Noé, La petite enquiquineuse et le vieux géant, Candy, Sur les quais, Ma grande sœur et Moi, Einstein, gardien de maizoo) et de Laurence Gillot (Lulu-Grenadine fait du vélo, Petit-Paul rentre de l’école et Lulu-Grenadine dort chez une copine). Retrouvez également notre interview d’Aurélie Guillerey et notre interview d’Anne Loyer.

Noé et Azote T1 : Un ami au poil !
Texte de Mim et Benoît Bajon, illustré par Aurélie Guillerey
Magnard dans la collection Mes premiers romans
5,90 €, 145 x 195 mm, 46 pages, imprimé en France, 2015.
Noé et Azote T2 : Super balèze
Texte de Mim et Benoît Bajon, illustré par Aurélie Guillerey
Magnard dans la collection Mes premiers romans
5,90 €, 145 x 195 mm, 46 pages, imprimé en France, 2015.
Noé et Azote T3 : Bienvenue chez les trolls !
Texte de Mim et Benoît Bajon, illustré par Aurélie Guillerey
Magnard dans la collection Mes premiers romans
5,90 €, 145 x 195 mm, 46 pages, imprimé en France, 2015.
Kimamila et le bébé panda
Texte d’Anne Loyer, illustré par Nils
Nathan dans la collection Kimamila
4 €, 121 x 179 mm, 27 pages, imprimé en France, 2014.
Kimamila et le voyage sur un nuage
Texte d’Anne Loyer, illustré par Nils
Nathan dans la collection Kimamila
4 €, 121 x 179 mm, 27 pages, imprimé en France, 2014.
Kimamila et la récré ensorcelée
Texte d’Anne Loyer, illustré par Nils
Nathan dans la collection Kimamila
4 €, 121 x 179 mm, 27 pages, imprimé en France, 2014.
Kimamila et le secret de la pyramide
Texte d’Anne Loyer, illustré par Nils
Nathan dans la collection Kimamila
4 €, 121 x 179 mm, 27 pages, imprimé en France, 2014.
Kimamila et la terre en colère
Texte d’Anne Loyer, illustré par Nils
Nathan dans la collection Kimamila
4 €, 121 x 179 mm, 27 pages, imprimé en France, 2014.
Kimamila à la montagne
Texte d’Anne Loyer, illustré par Nils
Nathan dans la collection Kimamila
4 €, 121 x 179 mm, 27 pages, imprimé en France, 2014.
Kimamila dans l’espace
Texte d’Anne Loyer, illustré par Nils
Nathan dans la collection Kimamila
4 €, 121 x 179 mm, 27 pages, imprimé en France, 2014.
Kimamila et le monstre du Loch Ness
Texte d’Anne Loyer, illustré par Nils
Nathan dans la collection Kimamila
4 €, 121 x 179 mm, 27 pages, imprimé en France, 2014.
Gafi à Paris
Texte de Françoise Bobe, illustré par Mérel
Nathan dans la collection Gafi raconte
4 €, 120 x 180 mm, 31 pages, imprimé en France, 2014.
Gafi chez Toc-Toc chef
Texte de Laurence Gillot, illustré par Mérel
Nathan dans la collection Gafi raconte
4 €, 120 x 180 mm, 31 pages, imprimé en France, 2015.
Gafi contre Dracula
Texte de Stéphane Descornes, illustré par Mérel
Nathan dans la collection Gafi raconte
4 €, 120 x 180 mm, 31 pages, imprimé en France, 2014.
Gafi à la piscine
Texte de Stéphane Descornes, illustré par Mérel
Nathan dans la collection Gafi raconte
4 €, 120 x 180 mm, 31 pages, imprimé en France, 2015.

À part ça ?

La nature est incroyable !

Marianne

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