La mare aux mots
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Mymi Doinet

La douleur, puis l’espoir

Par 24 février 2017 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, on rencontre deux enfants au parcours semé d’embûches, dans deux romans pleins d’espoir et d’émotion.

George
d’Alex Gino (traduit par Francis Kerline)
l’école des loisirs
14,50 €, 150×218 mm, 174 pages, imprimé en France, 2017.
Un piano pour Pavel
Texte de Mymi Doinet, illustré par Amandine Laprun
Nathan dans la collection Premiers Romans
5,90 €, 146×191 mm, 42 pages, imprimé en France chez un imprimeur écoresponsable, 2017.

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Des romans pour les jeunes lecteurs.trices

Par 18 avril 2016 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, je vous propose une sélection de petits romans pour les enfants qui commencent à lire.

Socrate et son papa
Texte d’Einar Øverenget (traduit par Aude Pasquier), illustré par Øyvind Torseter
La joie de Lire dans la collection Philosophie et autres chemins
10 €, 150×180 mm, 52 pages, imprimé en République Tchèque, 2015.
Qui es-tu Morille ? / D’où viens-tu Petit-Sabre
d’Hélène Vignal
Rouergue dans la collection Boomerang
6,50 €, 120×170 mm, 64 pages, imprimé en France, 2016.
Super-Maman
Texte de Gwendoline Raisson, illustré par Sinan Hallak
Samir Éditeur dans la collection Farfelu
6 €, 138×180 mm, 32 pages, imprimé au Liban, 2011.
Maman est un oiseau
Texte d’Anne Loyer, illustré par Leïla Brient
Bulles de savon
6 €, 125×190 mm, 49 pages, imprimé en France, 2015.
Jambon, fromage et potiron
de Sandrine Kao
Syros dans la collection Mini Syros
3 €, 110×165 mm, 45 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2015.
L’énigme du flan empoisonné
Texte de Christine Palluy, illustré par Cyrielle
Hatier Jeunesse dans la collection Hatier Poche
4,99 €, 142×190 mm, 48 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2015.
Parfait achète le pain tout seul
Texte de Nathalie Dargent, illustré par Yannick Thomé
Milan dans la collection Les Inséparables
5,90 €, 120×160 mm, 48 pages, imprimé en Roumanie, 2016.
Lucas s’est fait traiter de fils de lute
Texte de Nathalie Dargent, illustré par Yannick Thomé
Milan dans la collection Les Inséparables
5,90 €, 120×160 mm, 48 pages, imprimé en Roumanie, 2016.
Aminata veut des sous
Texte de Nathalie Dargent, illustré par Yannick Thomé
Milan dans la collection Les Inséparables
5,90 €, 120×160 mm, 48 pages, imprimé en Roumanie, 2016.
Juliette est toute seule dans sa classe
Texte de Nathalie Dargent, illustré par Yannick Thomé
Milan dans la collection Les Inséparables
5,90 €, 120×160 mm, 48 pages, imprimé en Roumanie, 2016.
L’orthophoniste
Texte de Mim, illustré par Jess Pauwels
Magnard Jeunesse dans la collection Mes premiers romans
5,90 €, 147×195 mm, 42 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2016.
La tour Eiffel à New York !
Texte de Mymi Doinet, illustré par Mélanie Roubineau
Nathan dans la collection Premières lectures
5,60 €, 145×191 mm, 32 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2015.
La tour Eiffel se balade à Paris !
Texte de Mymi Doinet, illustré par Mélanie Roubineau
Nathan dans la collection Premières lectures
5,60 €, 145×191 mm, 32 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2016.

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Dis, tu peux lui demander… ? (Saison 2, 7/9)

Par 12 août 2015 Les invités du mercredi

Cet été, comme l’été dernier, vous pourrez lire, tous les mercredis, une question d’enfant et la réponse d’auteur-e-s, illustrateur-trice-s, éditeur-trice-s… Aujourd’hui, c’est une question de Madeleine, 7 ans : « Dans certains livres, on trouve parfois après l’histoire des informations documentaires. Est-ce que c’est l’auteur qui écrit cette partie ? Si oui, est-ce qu’il doit faire des recherches pour savoir autant de choses ? ». Les auteur-e-s Sigrid Baffert, Mymi Doinet, Anne Ferrier, Lionel Larchevêque, Véronique Massenot et Isabelle Wlodarczyk et l’éditrice Galia Tapiero ont accepté de lui répondre, vous découvrirez, en même temps qu’elle leurs réponses. Chacune des questions retenues fait en plus gagner un ouvrage à l’enfant qui l’a posée. Cette question Igor et Souky à la tour Eiffelpermet donc à Madeleine d’avoir la chance de recevoir, grâce aux éditions des éléphants, Igor et Souky à la tour Eiffel un album justement avec une partie documentaire écrit par Sigrid Baffert et illustré par Sandrine Bonini. Dans cet album (chroniqué ici), les deux héros récurrents visitent le célèbre monument parisien. Igor et Souky c’est une super série dont deux nouveaux tomes sortiront à la rentrée.


« Dans certains livres, on trouve parfois après l’histoire des informations documentaires. Est-ce que c’est l’auteur qui écrit cette partie ? Si oui, est-ce qu’il doit faire des recherches pour savoir autant de choses ? »
(Madeleine 7 ans)

Sigrid Baffert :
Bonjour Madeleine,
Plusieurs cas sont possibles : parfois, c’est l’auteur qui écrit cette partie, d’autres fois, il peut s’agir de l’éditeur, ou encore d’un « spécialiste » à qui l’éditeur fait appel lorsque le thème est très pointu.
L’intérêt de tels ajouts documentaires en fin de livre est d’élargir le sujet. Ça permet de donner à découvrir d’autres points importants que le récit n’a pas pu aborder, de préciser certains détails techniques, ou encore de nuancer un propos. Très souvent, ces recherches ont servi de tremplin en amont à l’auteur pour écrire l’histoire.
Car oui, la plupart du temps, l’auteur doit faire des recherches, il ne sait pas tout sur tout ! C’est justement ce qui est passionnant : il apprend des choses sur des sujets très variés qu’il n’aurait sans doute jamais abordés sans la nécessité de l’écriture, qu’il s’agisse ou non d’une commande.
Dans le cas des Mercredis d’Igor et Souky, une série d’albums de docu-fiction, c’est moi, l’auteur, qui effectue les recherches. Elles m’aident à aborder la partie fiction et sont écrites en premier, puis je me lance dans l’histoire. À la fin, on relit ensemble avec l’éditeur (les Éléphants), on affine. L’illustratrice de la série (Sandrine Bonini) dessine de petits cabochons pour aérer cette partie plus « aride ». Avec elle, tout devient digeste !
La première difficulté est qu’il faut faire des choix. « Qu’est-ce qui fait sens pour un enfant ? », il faut trouver des exemples imagés, percutants, insolites, amusants.
La seconde difficulté est qu’il faut sans cesse revérifier les sources et les données.
Il y a toujours la crainte de faire une erreur. On a beau relire cent fois, une information peut échapper ou évoluer, et une fois que le livre est imprimé, c’est trop tard ! Les chiffres et l’actualité se périment vite et certains sujets sont subjectifs.
Mais à vrai dire, les informations purement documentaires en fin d’ouvrage ne sont pas celles qui me posent le plus de difficultés. Les plus délicates sont celles qui sont distillées au sein même d’un récit de fiction. Quand on écrit un roman ou un album, il ne faut pas étouffer le lecteur avec un pudding de documentation, l’enjeu est de réussir à insérer les informations (techniques ou historiques) sans en avoir l’air, de les mêler à la narration de la manière la plus fluide et la plus naturelle possible, à travers l’action et les dialogues. Un bon auteur de fiction doit savoir coudre la technique dans l’ourlet de l’histoire avec du fil invisible.

Igor et Souky à la tour EiffelSigrid Baffert vient de sortir deux Igor et Souky aux éditions des éléphants (Igor et Souky à la tour Eiffel et Igor et Souky au zoo de Paris) côté albums et côté romans Juste à côté de moi (La joie de lire) et La fille qui avait deux ombres (l’école des loisirs). À la rentrée, on découvrira deux nouveaux Igor et Souky (Igor et Souky à l’Opéra et Igor et Souky dans les égouts). Retrouvez-la sur son site : www.sigrid-baffert.com.

Mymi Doinet :
Oui, j’aime tout particulièrement ce travail de documentaliste, une façon pour moi de devenir incollable sur bien des thèmes. Et puis je trouve qu’un mini documentaire venant compléter une fiction est une piste de découvertes interactives pour les p’tits loups qui font leurs premiers vrais grands pas dans la lecture.
J’ai ainsi tout spécialement créé une double d’infos documentaires pour Les animaux de Lou et désormais aussi pour la série mettant en scène la tour Eiffel (Premières lectures parues chez Nathan). Pour tout ce qui est des documentaires sur la faune par exemple, je demande une relecture attentive à des spécialistes animaliers et de Marc Giraud, « bestiologue » auteur naturaliste hors pair, qui connaît tout des animaux, du minus acarien à la giga baleine bleue.

La tour Eiffel à New York !Mymi Doinet est auteure. Elle a notamment écrit la série Les animaux de Lou et Les copains du CP (tous deux chez Nathan). Elle vient de sortir la suite de La tour Eiffel à des ailes, La tour Eiffel à New York, illustré par Mélanie Roubineau chez Nathan là encore.
Son site : http://mymidoinet.blogspot.fr.

Anne Ferrier :
En général, c’est l’auteur lui-même qui rédige la partie documentaire. On fait des recherches qui peuvent prendre du temps, c’est vrai, mais comme en général on a effectué ces recherches avant, pour écrire le roman lui-même (si on parle d’un personnage historique, ou d’un château qui existe vraiment, par exemple, il vaut mieux avoir fait des recherches avant d’écrire l’histoire, pour être sûr de ne pas raconter trop de bêtises), il n’y a plus qu’à récupérer les notes qui nous ont servi pour le roman, et hop ! le travail est déjà fait !
Et moi, j’adooooore effectuer des recherches, j’adore apprendre plein de choses qui ne me serviront sans doute jamais : par exemple, sais-tu que les tatouages existaient déjà à la préhistoire ? Et qu’en shimaore (la langue de Mayotte), un escargot est un kowa ? Bon, c’est vrai, c’est difficile à caser dans une conversation. 😉
Parfois, c’est l’éditeur qui se charge de la partie documentaire, parce qu’il souhaite quelque chose de très précis par exemple : dans la série sur l’enfance des héros arthuriens, à la fin de chaque album l’éditeur a souhaité insérer une petite BD qui reprend les éléments essentiels de l’histoire.

Dernier combatAnne Ferrier vient de sortir, avec Régine Joséphine, une nouvelle aventure des Chroniques étranges des enfants Trotter, Le dernier combat (Oskar) et un album chez Utopique, Mon extra grand frère.
Retrouvez-la sur son site : http://www.anne-ferrier.fr.

Lionel Larchevêque :
Bonjour Madeleine !
Dans les trois livres que j’ai faits pour la collection Le thé aux histoires, il y a d’abord une histoire et quelques pages documentaires sur le même thème. Pour le Graoully (un célèbre dragon qui vivait autrefois à Metz !), et La nuit du Kougelhopf c’est quelqu’un qui travaille au musée qui a aidé à écrire la deuxième partie du livre. Pour Mannele, c’est une pâtissière de talent qui a proposé une recette très gourmande !
Comme tu vois, ce sont à chaque fois des spécialistes de la question ! Je pense que c’est plus intéressant ainsi, car le lecteur peut apprendre davantage de choses, et moi aussi par la même occasion…
Car moi, pour écrire une histoire, j’ai souvent besoin de me documenter, et de lire beaucoup, mais je retiens peu de choses, je ne garde que des idées pour mon histoire. Chacun son métier ! 🙂

ManneleLionel Larchevêque a sorti il y a peu Mannele (aux éditions Feuilles de menthe, avec Clotilde Perrin). À la rentrée, on découvrira Je voulais un chat (chez Alice) et Joe, roi du lasso avec Sylvie de Mathuisieulx (chez Samir Éditeur).
Retrouvez-le sur son site : http://lionellarcheveque.blogspot.fr.

Véronique Massenot :
Chère Madeleine,
je pense qu’il y a plusieurs réponses à ta question, car tous les éditeurs ne fonctionnent pas de la même façon. Je vais donc te parler de mon expérience à moi, celle que je connais le mieux !
Dans la collection Pont des Arts, pour laquelle j’écris régulièrement des histoires inspirées par l’œuvre de grands artistes, les deux cas se sont présentés.
Pour mes premiers livres (Chagall, Hokusai, Le Corbusier, Picasso…) c’est moi, l’auteure de l’album, qui ai aussi rédigé la double-page documentaire terminant le livre – celle qui raconte la vie de l’artiste, son époque, sa manière de créer… Mais pour les suivants (le facteur Cheval ou Matisse) la formule a changé : maintenant, c’est l’éditeur qui s’en occupe directement avec son partenaire spécialiste de l’enseignement (CANOPÉ).
J’avoue que j’aimais beaucoup le faire. Ce n’était pas compliqué parce que, pour inventer l’histoire du livre, de toutes façons, je fais beaucoup de recherches sur l’artiste, sa vie, son travail, ses idées… (Quand c’est possible, je vais voir l’œuvre « en vrai » au musée, par exemple.) Ce que j’invente ensuite y est forcément relié. C’est d’ailleurs le but de cette collection : faire un pont entre les arts !
Cela dit, je participe toujours à cette dernière double-page. Car une partie de celle-ci (La marmite des auteurs) est désormais réservée aux créateurs du livre (texte et images) qui peuvent expliquer ce qui les intéresse chez l’artiste choisi et comment ils ont travaillé chacun : pourquoi l’auteur a-t-il eu l’idée de tel ou tel personnage, pourquoi l’illustrateur a préféré peindre de telle ou telle manière… C’est drôle parce que, finalement, au lieu d’être rédacteur du documentaire comme avant, l’auteur en est presque devenu une partie du sujet !

merci facteurVéronique Massenot a sorti cette année deux albums : Merci Facteur ! (illustré par Isabelle Charly, chez L’élan Vert, une petite vidéo pour le découvrir) et Le Vieux Tigre et le Petit Renard (illustré par Peggy Nille, toujours chez L’élan Vert).
Retrouvez-la sur son site : http://veroniquemassenot.net.

Isabelle Wlodarczyk :
Bonjour Madeleine,
En fait, ça dépend : parfois, ce sont des spécialistes qui écrivent la partie documentaire. Dans mes livres, je demande à la faire parce que pour gribouiller mes bouquins, je me documente beaucoup. J’aime bien ensuite raconter ce que j’ai lu, restituer les faits. Ça demande, comme tu le dis, de faire des recherches, un peu comme un détective : tu farfouilles dans les articles, les documents. Parfois, tu lis même des vieux papiers aux archives et tu te plonges dans le passé ! Il m’arrive de tomber sur des histoires incroyables, des disparitions étranges, des morts louches… C’est là que je puise mes idées de romans.

Voltaire écraser l'infâmeIsabelle Wlodarczyk est auteure. Elle vient de sortir Voltaire, écraser l’infâme chez Oskar et elle sortira prochainement deux ouvrages en rapport avec l’Odyssée d’Homère : L’odyssée d’Homère pour réfléchir (chez Oskar) et Pénélope d’après l’Odyssée d’Homère (chez Amaterra). Retrouvez-la lors de l’interview que nous avons fait d’elle et sur son site.

Galia Tapiero (Kilowatt) :
Bonjour Madeleine,
Parfois les informations documentaires sont écrites par l’auteur mais pas souvent. Cela dépend de l’auteur et aussi de la longueur et de la difficulté de la partie documentaire. Mais quelle que soit la personne qui écrit, il faut faire des recherches pour être sûr de ne pas se tromper, pour ne pas oublier des informations importantes, pour vérifier une date ou un nom. On fait des recherches sur internet et on va à la bibliothèque. C’est passionnant de découvrir un nouveau sujet et d’apprendre. Chez Kilowatt, la partie documentaire de l’histoire Les Beignets de ma mère a été écrite par l’auteur et l’éditrice. Marion le Hir de Fallois, l’auteur, avait déjà vécu en Louisiane et s’intéressait beaucoup au sujet de la ségrégation. C’est elle qui a eu l’idée de rajouter une recette de cuisine. D’autres auteurs ont envie d’écrire des histoires sans se soucier du documentaire. Chaque livre est unique.

Galia Tapiero est éditrice chez Kilowatt.
Le site de la maison d’édition : http://www.kilowatt.fr.

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Dis, tu peux lui demander… ? (Saison 2, 5/9)

Par 29 juillet 2015 Les invités du mercredi

Cet été, comme l’été dernier, vous pourrez lire, tous les mercredis, une question d’enfant et la réponse d’auteur-e-s, illustrateur-trice-s, éditeur-trice-s… Aujourd’hui, c’est une question de Madeleine, 7 ans : « Comment font les auteurs pour ne jamais faire de fautes d’orthographe ? Est-ce qu’ils faisaient zéro faute dans leurs dictées quand ils étaient à l’école ? ». Les auteur-e-s Clémentine Beauvais, Bertrand Santini, Charlotte Moundlic, Jean-Luc EnglebertAnnelise HeurtierCathy Ytak et Mymi Doinet ont accepté de lui répondre, vous découvrirez, Mon chien qui pueen même temps qu’elle leurs réponses. Chacune des questions retenues fait en plus gagner un ouvrage à l’enfant qui l’a posée. Cette question permet donc à Madeleine d’avoir la chance de recevoir, grâce aux éditions du Seuil Jeunesse, Mon chien qui pue de Christine Roussey, un album aussi drôle que beau (et sans faute), que nous avions chroniqué ici.


« Comment font les auteurs pour ne jamais faire de fautes d’orthographe ? Est-ce qu’ils faisaient zéro faute dans leurs dictées quand ils étaient à l’école ? » (Madeleine 7 ans)

Clémentine Beauvais :
Ça dépend des auteurs! Moi j’adorais les dictées, d’autres les détestaient. En fait, ça n’a que peu d’importance, car les histoires que l’on écrit sont relues par des éditeurs ou des éditrices qui sont champion-nes en orthographe. Donc les fautes sont corrigées. Parfois on en oublie, et elles se retrouvent dans le livre fini. Argh!!! ça s’appelle des ‘coquilles’. Rien à voir avec les escargots…

Les petites reinesClémentine Beauvais écrit des romans (le dernier : Les petites reines, sorti chez Sarbacane) et des albums (le dernier : Lettres de mon hélicoptêtre, chez Sarbacane également). À la rentrée, on découvrira Les bébés ça pue chez Hachette.
Retrouver ici l’interview que nous avions réalisée d’elle.
Le site de Clémentine Beauvais : http://www.clementinebeauvais.com.

Bertrand Santini :
Non, les auteurs ne font jamais zéro faute et on peut avoir une belle imagination même si on est nul en orthographe… Néanmoins, l’orthographe n’est pas une invention uniquement destinée à faire enrager les enfants. Sans le savoir, apprendre l’orthographe vous apprend à penser. Plus vous maitrisez l’orthographe, mieux vous savez utiliser votre esprit. Ça vaut le coup de faire des efforts, non ? Et puis rassurez-vous ! Vous avez toute la vie pour faire des progrès.
Et pour répondre plus précisément à la question de Madeleine, le texte que l’auteur remet à l’éditeur est relu plusieurs fois par des super héros que l’on appelle “les correcteurs” et qui arrivent avec leurs yeux bionics à détecter toutes les fautes d’orthographe, mais également les erreurs de grammaire ou les lourdeurs de style.

Le journal de GurtyBertrand Santini est auteur et illustrateur de romans et d’albums. Son dernier roman, Le journal de Gurty, vacances en Provence, est sorti il y a peu chez Sarbacane. Avant cela, il a sorti, entre autres, Le Yark et Jonas le requin mécanique chez Grasset Jeunesse.
Retrouver ici l’interview que nous avons réalisée de lui.

Charlotte Moundlic :
Chère Madeleine,
pour pouvoir te répondre je dois te livrer un secret de fabrication…
afin de ne pas faire de fautes d’orthographe, l’auteur a une potion magique à deux ingrédients.
– Le premier d’entre eux, est un livre très précieux qu’on appelle un dictionnaire (!)
Il permet de vérifier les mots sur lesquels l’auteur a un doute.
– L’ingrédient suivant est absolument indispensable il s’agit du correcteur (ou une correctrice).
C’est une sorte d’humain surdoué qui connait toutes les règles de grammaire et autres pièges de notre chère langue française.
Ce dernier a un œil de lynx et son métier est de traquer, de vérifier et de corriger toutes les erreurs qui se cachent dans les textes.
C’est une personne impitoyable pour les fautes et très précieuse pour un auteur.
C’est ainsi que des gens qui ont fait des tas de fautes dans leurs dictées lorsqu’ils étaient enfants ont la possibilité d’écrire des histoires sans avoir de mauvaises notes.

Je suis le fruit de leur amourCharlotte Moundlic est auteure. Elle alterne les albums et les romans. Son dernier roman, Je suis le fruit de leur amour, est sorti chez Thierry Magnier, son dernier album, Le papa de Simon (d’après une histoire de Maupassant, illustré par François Roca), chez Milan.
Retrouvez l’interview que nous avons réalisée d’elle ici.

Jean-Luc Englebert :

Je fais encore des fautes d’orthographe quand j’écris la première version d’un texte, ensuite je corrige. Mon texte est ensuite à nouveau corrigé par mon éditeur.
Je faisais des fautes pendant les dictées mais en général je n’étais pas trop mauvais en orthographe. Juste dans la moyenne.

Donne-moi une histoireJean-Luc Englebert est auteur et illustrateur. Il vient de sortir Donne-moi une histoire (Pastel) dont il a fait le texte et les illustrations et Ulysse 15 de Christine Avel (l’école des loisirs) qu’il a illustré. À la rentrée, on découvrira Un ours à l’école (Pastel).
Son site : http://englebert.ultra-book.com/portfolio.

Annelise Heurtier :
En fait, tous les auteurs ne sont pas forcément des champions de l’orthographe. Bien sûr, certains sont très forts – à l’école, ils ne devaient pas faire de faute en dictée, comme tu le dis – mais d’autres sont « moyens », et certains sont peut-être même archi-nuls !
Heureusement, être mauvais en orthographe n’empêche pas d’écrire des livres et il existe tout un tas de techniques pour éliminer ces vilaines fautes… La plus efficace reste l’examen du texte par le correcteur/correctrice. Cet employé de la maison d’édition est une sorte de super-champion de l’orthographe. Son travail consiste à débusquer la moindre petite faute dans chaque manuscrit. Fautes d’orthographe, de grammaire, typographiques (qui concernent les majuscules et la ponctuation), de syntaxe (construction de la phrase), manque de clarté et de cohérence : rien ne lui échappe ! Enfin, le plus souvent 🙂

RefugesAnnelise Heurtier est auteure de romans et d’albums. Son dernier roman Refuges est sorti chez Casterman. Son dernier album, Combien de terre faut-il à un homme, chez Thierry Magnier.
Retrouver ici une interview que nous avions réalisée d’elle.
Le site d’Annelise Heurtier : http://histoiresdelison.blogspot.fr.

Cathy Ytak :
Aïe aïe aïe… De mon côté, lorsque j’étais à l’école primaire, je collectionnais les fautes d’orthographe et les zéros en dictée. Et, au collège, je ne comprenais rien au cours de grammaire. Cela ne m’a jamais empêché d’écrire ! Mais, une fois adulte, lorsque j’ai voulu faire de l’écriture un métier, j’ai repris des cours d’orthographe et de grammaire, pour m’améliorer. Aujourd’hui, cela va nettement mieux.
Il existe aussi des logiciels de corrections orthographiques, dans les ordinateurs, qui permettent de corriger certaines fautes. Mais ça ne suffit pas ! Lorsque l’on donne un manuscrit à un éditeur, lui-même va le confier à une personne que l’on appelle un « correcteur », ou une « correctrice ». Eux (ou elles) sont des spécialistes de l’orthographe et de la grammaire. Rien ne leur échappe ! Et ils sont irremplaçables. Tous les manuscrits des écrivains passent entre leurs mains (parfois deux fois de suite), pour donner un texte dans lequel il n’y aura plus aucune faute, même toute petite.

La seule façon de te parlerCathy Ytak écrit non seulement des romans jeunesse mais aussi des livres de cuisine. Et quand elle n’écrit pas ses propres histoires, elle traduit celles des autres ! Son dernier roman vient tout juste de sortir chez Nathan et s’intitule La seule façon de parler.
Son site : http://www.cathy-ytak.net.

Mymi Doinet :
Gamine, je n’étais pas une flèche en maths, mais assez championne en dictées. À ce propos, je conseille souvent aux pioupious qui me posent cette question que le bon moyen de devenir imbattable en orthographe, c’est de bouquiner encore et encore. Comme notre cerveau est un peu plus performant que celui d’un gentil poisson rouge, à force de les lire, les mots finissent par s’imprimer dans la mémoire de notre fantastique disque dur !

La tour Eiffel à New York !Mymi Doinet est auteure. Elle a notamment écrit la série Les animaux de Lou et Les copains du CP (tous deux chez Nathan). Elle vient de sortir la suite de La tour Eiffel à des ailes, La tour Eiffel à New York, illustré par Mélanie Roubineau chez Nathan là encore.
Son site : http://mymidoinet.blogspot.fr.

 

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Dis, tu peux lui demander… ? (Saison 2, 1/9)

Par 1 juillet 2015 Les invités du mercredi

Cet été, comme l’été dernier, vous pourrez lire, tous les mercredis, une question d’enfant et la réponse d’auteur-e-s, illustrateur-trice-s, éditeur-trice-s… Aujourd’hui, la question est de Maxime, 6 ans et demi : « Est-ce que les gens qui écrivent les histoires savent tout avant d’écrire ou est-ce qu’ils font des recherches ? Par exemple quand ils écrivent une histoire de dinosaures est-ce qu’ils lisent des livres sur les dinosaures ? ». Cécile Roumiguière, Charlotte Moundlic, Loïc Méhée, Laurent Audouin, Mymi Doinet et Isabelle Wlodarczyk ont accepté de lui répondre, vous découvrirez, en même temps que lui leurs réponses. Chacune des questions retenues fait en plus gagner un ouvrage à l’enfant qui l’a posée. AdamaCette question permet donc à Maxime d’avoir la chance de recevoir, grâce à Zoom éditions, Adama de Remedium, un très bel album qui parle de la bataille d’une classe pour empêcher l’expulsion d’un de leurs camarades (album que nous avions chroniqué ici).


« Est-ce que les gens qui écrivent les histoires savent tout avant d’écrire ou est-ce qu’ils font des recherches ? Par exemple quand ils écrivent une histoire de dinosaures est-ce qu’ils lisent des livres sur les dinosaures ? » (Maxime, 6 ans et demi)

Cécile Roumiguière :
Oh non, les écrivains ne savent pas tout… C’est un côté de ce métier que j’aime beaucoup, on doit apprendre tout le temps, toute sa vie. Des choses sur les dinosaures, sur les facteurs ou les cosmonautes, la danse classique, le jazz ou comment poussent les brins d’herbe. On apprend dans les livres, sur internet, en regardant des photos, des films, des documentaires… on apprend tout le temps. De quoi passer de longues heures (de longues semaines ?) à flâner en repoussant le moment de se mettre à écrire.

LilyCécile Roumiguière est auteure de romans et d’albums. Côté romans, elle vient de sortir Lily chez La joie de Lire. Côté albums, Sur un toit un chat avec Carole Chaix chez À pas de loups. À la rentrée, on pourra découvrir Mon chagrin éléphant chez Thierry Magnier.
Son site : http://cecileroumiguiere.com.

Charlotte Moundlic :
Cher Maxime,
pour écrire un livre documentaire sur les dinosaures qui doit donner des informations précises qui vont aider les enfants à apprendre des choses, l’auteur doit faire des recherches pour ne pas faire d’erreurs.
En revanche s’il souhaite écrire une histoire imaginaire dans laquelle un petit dinosaure mangerait du chocolat en dansant comme Michaël Jackson, pas besoin de se renseigner car les enfants en lisant l’histoire sauront bien que son objectif n’est pas de donner des informations scientifiques.
Mais parfois l’auteur, même si son récit est imaginaire, a besoin de faire des recherches.
Par exemple si son histoire se passe dans une ville qu’il ne connaît pas, il cherche à quoi les rues et les maisons peuvent ressembler pour que son récit soit crédible.

Je suis le fruit de leur amourCharlotte Moundlic est auteure. Elle alterne les albums et les romans. Son dernier roman, Je suis le fruit de leur amour, est sorti chez Thierry Magnier, son dernier album, Le papa de Simon (d’après une histoire de Maupassant, illustré par François Roca), chez Milan.
Retrouvez l’interview que nous avons réalisée d’elle ici.

Loïc Méhée :
Oui ! Autant pour les histoires que pour le dessin.
À chaque fois qu’on raconte ou qu’on dessine quelque chose, il faut savoir de quoi on parle… (pour dessiner un chien, il faut avoir vu un chien au moins une fois dans sa vie !) alors il y a deux possibilités :
– Soit on connaît déjà le sujet, ou bien on l’a souvent dessiné : on n’a plus besoin de faire des recherches par ce qu’on est déjà imprégné… Par exemple si je raconte l’histoire de mon chat, je connais déjà son caractère, ce qu’il mange, si il aime les câlins, de quelle couleur sont ses yeux, etc. Il faudra juste que je l’observe un petit peu, pour avoir des détails plus précis (comment il se tient pour se gratter, quelle tête il fait quand il est en colère…).
– Soit on ne connaît pas (ou mal) le sujet : si on dessine pour la première fois quelque chose, ou si c’est un sujet compliqué… Par exemple si je fais une histoire de dinosaures, et que mon héros est un tricératops, je vais regarder dans des livres ou sur internet comment ils étaient (taille, forme des cornes, longueur, forme de la queue…) mais aussi ce qu’ils mangeaient, quelles étaient leurs habitudes… C’est ce qu’on appelle le travail de documentation.
Parfois, c’est justement en faisant des recherches qu’on trouve des idées : en recherchant des informations sur les tricératops, je vais connaître aussi quels étaient leurs prédateurs, leurs ennemis. Ceci peut me donner une idée d’histoire. Par exemple un tricératops et un tyrannosaure qui se détestent et qui deviennent ensuite amis. Ou qui se battent. Ou un tyrannosaure très gentil mais qui fait peur à tout le monde… Il y a des milliards d’idées, de possibilités.
Et une fois que j’aurai dessiné un tricératops plusieurs fois, je saurai le redessiner sans avoir à me documenter…
Tout dépend aussi du type de livre qu’on écrit, ou qu’on illustre.
– Pour un livre documentaire, il faut être très précis, car le lecteur lit ce livre pour avoir des informations justes. Et même si on imagine certains événements (un combat de dinosaures par exemple), on veut qu’ils soient proches de la réalité.
– Pour un conte, ou une histoire, on fait ce qu’on veut ! Libre court à notre imagination ! On peut même inventer nos propres dinosaures, avec 8 pattes, des ailes, deux mâchoires, etc.
La plupart du temps, on fait tout en même temps !
On imagine, on se documente, on trouve une autre idée, on fait des recherches dans des livres, on invente quelque chose d’incroyable, on regarde autour de nous, on s’en inspire…
Mon conseil : achète ou fabrique-toi un petit carnet qui rentre dans tes poches. Ainsi, dès que tu n’as rien à faire, en attendant le bus, en voiture ou devant la télévision… note ce que tu vois et entends (une situation rigolote, une expression intéressante…) et dessine tout ce que tu vois (une coiffure incroyable, un drôle de chien, un beau paysage…) ! Au bout d’un certain temps ton carnet sera rempli d’idées écrites et dessinées, que tu pourras réutiliser et mélanger pour écrire tes propres histoires… On se documente aussi (et surtout) en regardant autour de nous, sans ouvrir un seul livre… même si il est très compliqué de voir un dinosaure en vrai de nos jours ! (quoique… ma voisine a quand même de très longues dents…).

lolitaLoïc Méhée est auteur et illustrateur. Il connaît bien les dinosaures puisqu’il sortira à la rentrée Au temps des dinosaures (avec Romain Amiot chez Fleurus). Le dernier album qu’il a illustré c’est Lolita d’Alexandra Neraudeault sorti chez Les 400 coups.
Son site : http://loicmehee.wix.com/illustration

Laurent Audouin :
Eh bien, je te répondrai plutôt en tant qu’illustrateur…. est-ce qu’avant de dessiner tu te renseignes sur tout ce que tu dois dessiner, avant !
et là, je te dis oui ! Moi, je fonctionne avec le cerveau d’un enfant ! c’est-à-dire que je suis curieux, très curieux, je me renseigne (sans a priori), je lis, je consulte ! je ne dessine jamais rien sans aller voir sur place ou sans me renseigner sérieusement sur le sujet…

Aventures fantastiques de Sacre CœurLaurent Audouin est auteur et illustrateur. Il a notamment illustré les séries Mirette (chez Sarbacane) et Génial mon école part… (chez Les p’tits bérets). Il vient de sortir le sixième tome des Aventures fantastiques de Sacré-Cœur d’Amélie Sarn chez Le lézard Noir.
Retrouvez l’interview que nous avons réalisée de lui ici.
Son site : http://laurentaudouin.canalblog.com.

Mymi Doinet :
Ah les dinosaures, vaste sujet ! Je ne savais pas grand-chose les concernant avant d’étudier leur cas. J’ai d’ailleurs appris pas mal de détails amusants en écrivant justement toutes sortes de documentaires les concernant. Par exemple, on imagine ces ancêtres des crocodiles tous énormes, alors qu’il existait un dinosaure minus comme une poule, le compsognathus, un vrai poids plume comparé au tyrannosaure et ses plus de 6 tonnes. Et les dinos n’étaient pas tous carnivores : le diplocus par exemple était un pur herbivore qui n’aurait pas fait de mal à une mouche, sauf à l’insu de son plein gré !

La tour Eiffel à New York !Mymi Doinet est auteure. Elle a notamment écrit la série Les animaux de Lou et Les copains du CP (tous deux chez Nathan). Elle vient de sortir la suite de La tour Eiffel à des ailes, La tour Eiffel à New York, illustré par Mélanie Roubineau chez Nathan là encore.
Son site : http://mymidoinet.blogspot.fr.

Isabelle Wlodarczyk :
Bonjour Maxime,
Si je devais écrire un livre sur les dinosaures, je serais un peu embêtée… car je n’y connais vraiment rien. Alors je devrais lire une foultitude de livres, me transformer en rat de bibliothèque. Ça m’arrive parfois. Par exemple, j’ai écrit un livre sur le foot pour lequel j’ai dévoré toutes les encyclopédies du foot et regardé toutes les vidéos que je dénichais ! Mais souvent, je choisis mes sujets en fonction de ce que je connais, de ce qui me passionne et ça me donne l’occasion de relire mes livres préférés. Écrire, c’est souvent lire, avant tout…

Voltaire écraser l'infâmeIsabelle Wlodarczyk est auteure. Elle vient de sortir Voltaire, écraser l’infâme chez Oskar et elle sortira prochainement deux ouvrages en rapport avec l’Odyssée d’Homère : L’odyssée d’Homère pour réfléchir (chez Oskar) et Pénélope d’après l’Odyssée d’Homère (chez Amaterra).
Retrouvez l’interview que nous avons fait d’elle ici.
Son site : http://papierbrouillard.blogspot.fr.

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