La mare aux mots
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Nathalie Hense

Toutes les filles sont des princesses… qui pètent ! (une nouvelle chronique antisexiste)

Par 13 avril 2015 Livres Jeunesse

Même les princesses pètentLaura rentre tracassée de l’école. Il y a eu un débat avec ses camarades : les princesses pètent-elles ou pas ? Son père sait où trouver la solution, dans Le grand livre secret des princesses au chapitre Problèmes gastro-intestinaux.
C’est Magali Le Huche qui illustre cet album extrêmement drôle et ça a certainement participé au fait qu’on ait adoré l’ouvrage. Ici, on va donc tout savoir des flatulences des personnages de contes… vous saurez enfin pourquoi Cendrillon est partie aussi vite du bal du prince ou pourquoi on avait enfermé Blanche Neige dans un cercueil de verre. Les parents se marrent autant en lisant l’histoire que les enfants en l’écoutant. On regrette juste que seuls trois cas de personnages soient traités… on espère une suite !
Un super album pour se rappeler que princesse ou pas, tout le monde pète (et pas des paillettes) !
Des extraits sur le site de l’éditeur.

PHILOMENE M_AIMEQuand Philomène passe, tout s’arrête. Tous les garçons perdent leurs moyens, deviennent bêtas ou ne sont plus capables de faire quoi que ce soit. Pourtant Philomène, elle, continue son chemin… Car Philomène a autre chose en tête…
J’en suis navré, mais je vais devoir vous révéler la fin de Philomène m’aime, car c’est sa chute qui fait essentiellement l’intérêt de l’ouvrage. Si tous les garçons aiment Philomène, elle, c’est Lila qu’elle aime. C’est dit de façon subtile (ici, pas de gros sabots), et naturelle. Le message passe comme une lettre à la poste.
Un très bel album pour montrer que l’homosexualité ce n’est pas une chose si importante.
Des extraits sur le site de l’éditeur.

Princesse... comme je veux !Elle aimerait être une princesse ! Une princesse ? Sa mère s’offusque, une princesse c’est tellement ennuyeux. Ça passe son temps à attendre le prince charmant pendant que celui-ci combat des dragons. Il cavale sur son beau cheval blanc pendant que la princesse, elle, s’exerce à porter couronnes et diadèmes. Non vraiment, princesse c’est pas terrible… mais la petite fille a une bonne raison de vouloir en être une !
Album antisexiste, ou pas ? Chacun se fera son opinion (et je vous donne mon avis quand j’ai fini de débattre avec moi-même). La mère, elle, en tout cas essaye de montrer à son enfant à quel point suivre le modèle des princesses n’est pas forcément un modèle de vie. La chute me laisse plus perplexe. Même si je n’ai pas du tout accroché aux illustrations, c’est quand même un album que je trouve intéressant, car il rappelle qu’une fille ne doit pas avoir comme objectif de vie d’attendre le prince charmant (bon et c’est donc la que la chute me laisse dubitatif…)
Un album pour, pourquoi pas, débattre, en famille, sur l’image de la femme dans les contes de fées.
Ajout de dernière minute : suite à une conversation téléphonique avec Lila du très bon blog Fille d’Album, je maintiens que c’est un album qui est plutôt destiné au débat car lu par un enfant seul, le message reste plus sexiste au final.
Des extraits sur le site de l’éditeur, où vous pourrez vous faire votre propre avis.

margaux la miss cracra des coquinettesMargaux, c’est pas le style de fille à prendre toujours soin d’elle. On la voit rarement propre et bien arrangée, non elle, ce qu’elle aime c’est se jeter dans les flaques, pas se laver et se coiffer ! Mais un jour, un joli garçon débarque dans l’école…
Alors c’est une sacrée surprise, car j’avoue que le titre Margaux, la miss cra-cra des coquinettes… avec du doré sur la couv’ je ne suis pas emballé d’avance… et pourtant ! Pourtant Margaux est une jeune fille qui refuse d’être ressembler au modèle qu’on lui donne de la féminité, mais qui, pour séduire un garçon va essayer de changer sa personnalité… et c’est une bien mauvaise idée ! Ici, on rappelle qu’il faut rester soi-même, que ce ne sont pas forcément les filles bien apprêtées qui plaisent aux garçons. Bref, elle me plaît bien cette Margaux !
Un album qui, sous ses allures d’album très grand public, rappelle qu’on n’est pas obligé d’être dans la norme.
Le même vu par Les lectures de Liyah.

Sauvetage impossibleMax s’est fait voler son goûter par Clodomir et Alfredo et il ne sait pas trop comment le récupérer, Zazie arrive pour le sauver. Sauf que bon… pour un garçon, être sauvé par une fille c’est un peu la honte… On peut compter sur Zazie pour trouver une solution.
Ah la fameuse Zazie, on l’adore ! Même si, une nouvelle fois, on préfère les illustrations géniales de Delphine Durand aux captures d’écran du dessin animé 3D, on est ravi de retrouver la petite héroïne qui n’a de cesse de combattre les stéréotypes sexistes.
Un personnage qu’on adore dans une nouvelle aventure.
Le même vu par Maman Baobab et par À l’ombre du saule.

Mademoiselle Zazie a-t-elle un ziziEt puisqu’on adore Zazie et qu’on préfère très largement les illustrations d’origine, sachez que Nathan a l’excellente idée de rééditer le premier album en grand format ! Quand Zazie débarque dans l’école, Max est perturbé. Il faut dire que pour lui, avant, tout était simple : il y avait les avec-zizi (qui sont forts et qui jouent au foot) et les sans-zizi (qui jouent à la poupée et dessinent des fleurs). Sauf que Zazie correspond plutôt à la première catégorie… Zazie a-t-elle un zizi ?

Marre du roseEt tant qu’on y est on salue la réédition en petit format (et donc petit prix) de Marre du rose, un grand classique du genre signé Nathalie Hense et Ilya Green. L’histoire d’une petite fille qui n’aime pas le rose, mais qui refuse le terme de garçon manqué. Un album qu’on aime décidément beaucoup.
On avait déjà chroniqué ici, cet album mais retrouvez aussi les avis de La soupe de l’espace, Chez Clarabel, Le blog de Lila, et bien sûr Fille d’albums.

Quelques pas de plus…
Retrouvez les livres antisexistes que nous avons chroniqués ici.
Nous avons déjà chroniqué des albums d’Ilan Brenman (Le téléphone sans fil et Bâillons !), de Magali Le Huche (Paco et la fanfare, Paco et l’orchestre, Jean-Michel et Victoria la fée, Ferme ton bec !, Le chat d’Elsa, Les Pourquoi de Non-Non, Pépito super-héros, Drôles de courses pour Monsieur Ours, Non-non veut faire du sport mais a un peu la flemme, Le loup et la soupe aux pois, À la piscine, L’arpenteur, Le voyage d’Agathe et son gros sac et Le poisson perroquet), de L.Nord (Ras-le-bol d’être une princesse, Les poupées musclées et Le papa mystère), de Thierry Lenain (Mademoiselle Zazie ne veut pas être hôtesse de l’air, Mademoiselle Zazie a des gros nénés, Graine de bébé et Un marronnier sous les étoiles), de Delphine Durand (Mademoiselle Zazie ne veut pas être hôtesse de l’air et Mademoiselle Zazie a des gros nénés), de Nathalie Hense (Une petite heure perdue) et d’Ilya Green (Sophie et les petites salades, La dictature des petites couettes, Achile et la rivière, Bulle et Bob au jardin, Nos beaux doudous, Bulle et Bob à l’école, Mon arbre, Marre du rose, Bulle et Bob préparent Noël, Les plus belles berceuses jazz, Bulle et Bob à la plage, Peter Pan et Wendy, Bulle et Bob dans la cuisine et Le masque). Retrouvez aussi notre interview de Magali le Huche.

Même les princesses pètent
Texte d’Ilan Brenman (traduit par Dorothée de Bruchard), illustré par Magali Le Huche
p’titGlénat dans la collection Vitamine
11€, 213×257 mm, 32 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2015.
Philomène m’aime
de Jean-Christophe Mazurie
p’titGlénat dans la collection Vitamine
10 €, 213×257 mm, 24 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2011.
Princesse… comme je veux !
Texte de Myrna Massad Rougier, illustré par Zeina Bassil
Samir éditeur
13,50 €, 270×280 mm, 36 pages, imprimé au Liban, 2013.
Margaux, la miss cra-cra des Coquinettes
Texte de Fabienne Blanchut, illustré par Camille Dubois
Deux coqs d’or dans la collection Les coquinettes
5,50 €, 198×253 mm, 20 pages, imprimé en Roumanie chez un imprimeur éco-responsable, 2015.
Mademoiselle Zazie, sauvetage impossible
de L. Nord (d’après l’œuvre un scénario de Nicolas Digard)
Nathan dans la collection Mademoiselle Zazie
5,95 €, 173×221 mm, 30 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2014.
Mademoiselle Zazie a-t-elle un zizi ?
Texte de Thierry Lenain, illustré par Delphine Durand
Nathan
10 €, 223×273 mm, 32 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2015 (première édition 1998).
Marre du rose
Texte de Nathalie Hense, illustré par Ilya Green
Albin Michel Jeunesse dans la collection Panda Poche
5,50 €, 150×198 mm, 36 pages, imprimé en France, 2014.

À part ça ?

Olivier Tallec parle de Moi devant et de Bonne journée dans une vidéo de Mollat.

Gabriel

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*slogan utilisé par l’association Mix-cité

Ça faisait longtemps que nous n’avions pas parlé de livres qui combattent les clichés sexistes, et vous savez à quel point ça me tient à cœur. Voici trois albums devenus des classiques et un livre pour les parents pour aller plus loin.

Marre du roseMarre du rose ! Elle c’est le noir qu’elle aime alors pourquoi elle mettrait du rose ? Parce qu’elle est une fille ? Non mais sans blague, c’est moche le rose ! Et les trucs de princesse c’est pas mieux ! Et ne lui dites pas qu’elle est un garçon manqué, hein ! Non on peut être une fille et ne pas aimer le rose !

Je pense que vous êtes nombreux à connaître Marre du rose de Nathalie Hense et Ilya Green mais nous ne l’avions pas encore chroniqué et ce serait dommage de passer à côté de cet album aussi beau que bon. Nathalie Hense a une très belle plume, c’est un Marre du rosetexte doux et plein de poésie, elle joue avec les mots. Les illustrations d’Ilya Green sont superbes et colorées. Oui on peut être une fille et détester le rose, aimer les pierres et les dinosaures, oui on peut être un petit garçon et aimer jouer à la poupée sans pour autant être « manqué » comme les héros de cette histoire. On parle ici, vous l’aurez compris, de lutter contre les clichés qui voudraient que les filles soient faites pour telle chose et les garçons pour telle autre. Un album essentiel, un livre devenu un classique.

mademoiselle Zazie a-t-elle un ziziPour Max c’est simple, il y a les Avec-zizi  (qui jouent au foot, aiment se battre,…) et les Sans-Zizi (qui aiment jouer à la poupée, dessiner des fleurs nunuches,…). Autant vous dire que pour Max la deuxième catégorie n’a pas trop d’intérêt. Mais un jour il rencontre Zazie, alors elle c’est clair dès le départ c’est une Sans-Zizi (ça se voit tout de suite, elle a les cheveux long). Pourtant Zazie aime dessiner des mammouths ! Alors là c’est bizarre… En plus elle aime le foot et se battre… Max en est persuadé Zazie a un zizi… il va essayer de mener l’enquête.

Là aussi c’est devenu un classique et je ne vous ferai peut-être pas découvrir Mademoiselle Zazie a-t-elle un zizi ? mademoiselle zazie a t elle un zizide Thierry Lenain et Delphine Durand, mais là aussi nous n’en avions jamais parlé et c’était intolérable de vouloir parler des livres contre les clichés sexistes et ne pas aborder celui-là. C’est amené avec tellement d’humour (tant dans les dessins que dans le texte) qu’on accroche tout de suite. On parle donc ici aussi du fait que ce n’est pas ce qu’on a entre les jambes qui fait ce que l’on est ! Là encore un livre essentiel, entre le roman jeune lecteur et l’album à leur lire.

mademoiselle zazie a des gros nénésA noter qu’un tout nouveau Mademoiselle Zazie vient de sortir, Mademoiselle Zazie a des gros nénés. Zazie est surprise de voir affichées plein de filles en maillot de bain dans la rue Eh ! Vous vous êtes trompées, c’est la rue ici ! Max, lui, semble apprécier et met des notes aux filles… Quel macho ! Zazie va lui apprendre à respecter les femmes (et pourquoi les garçons ne seraient pas notés aussi ?). Quinze ans après le premier, Mademoiselle Zazie est toujours aussi drôle ! Une héroïne qu’on adore.

La princesse et le dragonElisabeth est heureuse, elle va épouser un beau prince, et pour ça elle a une magnifique robe. Sauf que voilà qu’arrive un dragon qui brûle et casse tout le château et ce qui l’entoure et s’empare du prince ! Elisabeth s’habille avec ce qu’elle trouve  (un sac de papier) et s’en va sauver son prince…

Alors celui-là je ne le connaissais pas et je l’ai trouvé jubilatoire ! J’ai adoré la fin ! Je suis un peu obligé de vous la dire non ? Si vous ne voulez pas savoir sautez ce passage ! La princesse sauve le prince mais celui-ci la rejette car elle n’est plus bien habillée. Finalement elle le traite de gros nul et « finalement ils ne se marièrent pas ». C’est drôle, bien écrit, et franchement jubilatoire, non ? Ma fille (bientôt 5 ans) a été bluffée par la fin, surprise, déroutée (bon peut-être aussi par le fait de voir son père hilare). Un vrai gros coup de cœur.

Contre les jouets sexistesOn termine par un livre pour les parents, un livre essentiel là encore. Contre les jouets sexistes écrit par un collectif et publié aux éditions L’échappée. Ce livre est passionnant, tout simplement. On part du sexisme et de la société patriarcale en général en rappelant des chiffres ou des états de fait (la part d’homme à l’assemblée nationale, le fait qu’en général les enfants prennent le nom du père, que les femmes gagnent moins que les hommes,…) pour arriver sur le sexisme dans les jouets et les albums jeunesse. On va donc parler du fait que c’est moins grave pour une fille de vouloir jouer avec des jouets dits de garçons que pour un garçon de jouer à des jouets dits de filles (c’est dévalorisant), par exemple. Il vaut mieux être un garçon qu’une fille, dès l’enfance. Les filles doivent être douces, coquettes, maternantes, discrètes, et bien sûr soumises quand les garçons peuvent être bruyants, violents et dominants. Le livre fait des tas de remarques passionnantes et pertinentes comme le fait que dans une cour de récré ou dans un parc les jeux dits de garçons (foot, skate, basket,…) occupent toute la place alors que ceux dits de filles (marelle, corde à sauter, élastique,…) une toute petite place ou par exemple lorsqu’il explique pourquoi le marché des jeux dits de garçons fait plus de profits que celui dit des filles en expliquant que les jeux dits pour filles préparent à devenir une maman, ce que la petite fille sera probablement alors que les jeux dits de garçons préparent à devenir chevalier, guerrier etc ce que le garçon ne sera probablement pas, donc les filles arrêtent d’acheter poupées, têtes à coiffer,… assez vite alors que les garçons, n’ayant pas accompli leur « fantasme » continuent à acheter jeux vidéo, figurines,… très tard (voir adulte).

On parle aussi des albums jeunesse en mettant l’accent sur la proportion dominante des garçons parmi les héros, sur leurs professions (sur 537 albums étudiés une seule reine, une seule avocate pour un grand nombre de rois, ministres,…), sur le fait que les garçons sont presque toujours représentés à l’extérieur et les filles à l’intérieur,… On évoque également la presse avec ce retour en force des titres pour filles (Witchmag, Les p’tites sorcières, Les P’tites filles à la vanille,…) qui cloisonnent déjà les sexes et apprennent dès le plus jeune âge les conseils de beauté, les potins ou la cuisine…

Le livre le rappelle, le jouet n’est pas qu’un jouet, il prépare au monde. On donne dès l’enfance une base à l’enfant. On parle aussi du consumérisme (on rappelle qu’un jeu de construction est  meilleur pour le développement d’un enfant que pléthore de jeux destinés à une seule chose et on parle aussi du fait que ces jouets sont souvent fabriqués dans des conditions abjectes et qu’ils peuvent être dangereux). Il souligne aussi que de plus en plus on a une déclinaison fille des jouets (les légos roses en sont le meilleur exemple) comme si la version « classique » qui existe depuis toujours était pour les garçons et que les filles n’avaient le droit qu’à une déclinaison. La normalité, la base c’est le garçon.

On évoque aussi les décorations de chambres qui préparent, dès la naissance, les enfants à vivre dans les clichés alors qu’un nourrisson se contrefout que sa chambre, sa peluche ou sa lampe soient roses ou bleues. Plus tard on dira « ben si, tu vois quand même qu’il y a des différences entre les deux sexes » alors qu’on a conditionné l’enfant dès sa naissance.

Le livre donne aussi un historique très intéressant du jouet, parle d’exemples concrets dans des classes avec des témoignages, donne des pistes pour aller plus loin, pour combattre ces clichés (pour les enseignants et les parents), parle des asso qui luttent, donne des listes d’ouvrages (les trois chroniqués plus haut y sont d’ailleurs),…

Bref c’est un livre passionnant et complet qui développe tous ces thèmes et en aborde tant d’autres…  je pourrais vous citer la quasi-totalité de l’ouvrage (j’ai d’ailleurs souligné dans le livre tant de choses que je voulais dire dans ma chronique que celle-ci devrait faire 10 pages !). Un livre qui nous apprend comment on conditionne les enfants à être de « vrais garçons » et de « bonnes filles ». En excusant la violence pour les premiers alors qu’elle sera mal vue pour les seconds. Un livre qui aborde aussi la vision patriarcale qu’on donne aux enfants de la société, une société forcément blanche, hétérosexuelle. Bref ce livre est à lire ABSOLUMENT !

contre  les publicites sexistesA noter que dans la même collection (Pour en finir avec) et toujours aux Éditions L’échappée est sorti Contre les publicités sexistes de Sophie Pettrucci, Chris Vientiane et Aude Vincent (militantes féministes au sein du Collectif contre le publisexisme).

Quelques pas de plus…
On a chroniqué beaucoup d’autres livres qui combattent le sexisme comme par exemple Philo mène la danse, Giga Boy, La princesse Rose-Praline ou encore notre chouchou Léontine princesse en salopette. Vous pouvez retrouver la liste complète sur notre fiche thématique.
Nous avons déjà chroniqué un livre écrit par Nathalie Hense, Une petite heure perdue, un livre de Thierry Lenain, Un marronnier sous les étoiles et de nombreux livres d’Ilya Green : Bulle et Bob préparent Noël, Les plus belles berceuses jazz, Bulle et Bob à la plage, Peter Pan et Wendy, Bulle et Bob dans la cuisine et Le masque.

Marre du rose
de Nathalie Hense, illustré par Ilya Green
Albin Michel Jeunesse
11€, 240×245 mm, 34 pages, imprimé en France, 2009.
Mademoiselle Zazie a-t-elle un zizi ?
de Thierry Lenain, illustré par Delphine Durand
Nathan dans la collection Premiers romans
5,60€, 147×190 mm, 32 pages, imprimé en France, 1998.
Mademoiselle Zazie a des gros nénés
deThierry Lenain, illustré par Delphine Durand
Nathan
dans la collection Premiers romans
5,60€, 147×192 mm, 29 pages, imprimé en France, 2013.
La princesse et le dragon
de Robert Munsch, illustré par Michael Martchenko
Talents hauts
11,70€, 220×210 mm, 24 pages, imprimé en Italie, 2011.
Contre les jouets sexistes
de Collectif
Éditions L’échapée dans la collection Pour en finir avec
12,20€, 120×185 mm, 128 pages, imprimé en France, 2007.

A part ça ?

Une expérience très intéressante est menée dans Contre les jouets sexistes. Des enfants doivent dire à quel sexe ils associent des métiers (ministre, journaliste,…) et les résultats font mal ! Une application présentée par nos amis de Déclickids, Wigupuzzle, permet de construire des petits puzzles avec des têtes et des corps en tenue (qui correspond à un métier). Ici on peut très bien faire des femmes cosmonautes ! Une idée sympa pour lutter contre les clichés !

Gabriel

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« C’est l’histoire d’une petite heure en creux, une petite heure à attendre… »

Par 3 septembre 2011 Livres Jeunesse

Connaissez-vous la collection Mouchoir de poche, chez Motus ? Si non, précipitez-vous vers ces petites perles noires. Vous y découvrirez des textes poétiques illustrés grâce à des dessins en blanc et rouge sur fond noir.

Dans Une petite heure perdue de Nathalie Hense (auteure également de Marre du rose), on fait la rencontre d’un petit garçon qui attend sa maman, qui devait venir le chercher et tarde à arriver. On découvre son pied, qui shoote dans les feuilles mortes, sa main qui tortille ses doigts… Le petit garçon rêve, imagine qu’il devient dresseur de baleines dans le ciel ou chef d’orchestre imaginaire. Puis sa maman arrive enfin, s’excusant de son retard… Mais le garçon au fond n’a pas vraiment attendu et n’était pas vraiment seul…

Ce texte est vraiment plein de poésie, avec de très belles sonorités, très agréable à lire à haute voix et à entendre bien sûr.

Les illustrations en blanc sur fond noir (le texte est d’ailleurs également écrit en blanc sur fond noir) paraîtront peut-être fade à certains. Je les trouve, moi, parfaites, apportant juste un peu plus de poésie, laissant au texte toute sa place, tout son sens. Elles sont d’autant plus adaptées que c’est Nathalie Hense elle-même, alors qu’elle n’est pas illustratrice, qui a réalisé l’accompagnement graphique de son texte, en utilisant ici des cartes à gratter.

C’est là le but de la collection Mouchoir de poche : « mettre l’accent sur la place de l’auteur ». Une petite perle de plus donc, entre album miniature et mini-roman.

Une petite heure perdue, de Nathalie Hense.
Motus, 4 euros 50
Public : A leur lire / lecteurs débutants

Alexandra

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