La mare aux mots
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Oliver Jeffers

Même si l’on ne peut les voir…

Par 12 décembre 2016 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, il sera question d’amis imaginaires et d’avaleurs de cauchemars.

Mon ami Fred
Texte d’Eoin Colfer (traduit par Jean-François Ménard), illustré par Oliver Jeffers
Gallimard Jeunesse/Kaléidoscope
15,90 €, 220×280 mm, 48 pages, imprimé en Chine, 2016.
Baku, le mangeur de rêves
de Fabien Doulut
Picquier Jeunesse
16 €, 194×296 mm, 48 pages, imprimé en Lituanie, 2016

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Mythe et rébellion

Par 13 janvier 2015 Livres Jeunesse

Tolérance et révolte à hauteur d’enfants…

la vraie fausse histoire du minotaureThésée est taiseux. J’ai toujours aimé cet adjectif, qui signifie qu’il se tait. À tel point qu’on le prend pour un fou, un muet, et pire, imaginez donc, un étranger ! Ainsi, il est chassé, parce qu’on le craint, et qu’on ne sait jamais, il pourrait être dangereux. Mais à force d’errance, il finit par poser ses valises en Crète, où c’est la grande effervescence, puisque comme chaque année, un homme va être envoyé pour affronter le Minotaure, cette bête repoussante et effrayante, dans l’immense labyrinthe. Personne n’en est jamais ressorti vivant. Thésée part donc, non sans avoir d’abord croisé le regard amoureux d’Ariane, qui pour l’aider, lui laissera une bobine de fil. Ainsi, il pourra retrouver son chemin. Il cherche, il se perd, il s’épuise, et finit par rencontrer la bête légendaire, mi-homme, mi-taureau. Le dialogue s’installe, ils apprennent à se connaître, et Thésée ne le tue pas. Au contraire, ils vont ensemble retourner à la ville, pour raconter à tous leur rencontre loin de tous préjugés, et prouver qu’ils ont tous les deux leur place dans la société.
Avec de belles illustrations dans un album grand format, et un texte à la fois sérieux et plein de notes d’humour, Frédéric Laurent nous livre une version revisitée du mythe de Thésée et du Minotaure. C’est plein de bon sens, de suspense, de beaux mots : on ne s’ennuie pas et on réfléchit ! Alliance parfaite !
La Vraie Fausse Histoire du Minotaure, un bel album pour revisiter un mythe grec, qui trouve sa place dans le monde actuel !

TheDayCrayounQuit_PLC_fr.inddDuncan s’apprête à dessiner, et retrouve un paquet de lettres sur sa boîte de crayons. Des lettres adressées au petit garçon par chacun des crayons pour se plaindre : l’un est trop utilisé, l’autre en a marre de dépasser toujours des lignes, le suivant est jaloux de n’être jamais usé, un autre encore se plaint d’être trop court,… C’est la débandade ! Heureusement, Duncan va trouver une solution pour contenter tout le monde !
Avec Rébellion chez les crayons, Drew Daywatt nous propose une histoire originale. Rendre vivants les objets quotidiens et les détourner donne lieu à un récit plein d’humour, construit sous la forme de différentes lettres, une pour chaque couleur. Les illustrations d’Oliver Jeffers sont colorées, d’un style enfantin pour rappeler celui du jeune héros que l’on ne voit finalement jamais ! C’est inventif, drôle, et réussi !
Quand les crayons se rebellent, on a intérêt à se tenir à carreaux !

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué d’autres livres de Frédéric Laurent (L’oubli de Noé, Un autre monde, Momotaro, Monstres en ville, Les deux poissons et Fipopus et Gropopus) et Oliver Jeffers (Cet élan est à moi). Retrouvez également notre interview de Frédéric Laurent.

La Vraie Fausse Histoire du Minotaure
de Frédéric Laurent
Rêves bleus
15 €, 240 x 320 mm, 32 pages, imprimé en France, 2014.
Rébellion chez les crayons
Texte de Drew Daywatt (traduit par Elisabeth Duval), illustré par Oliver Jeffers
Kaléidoscope
13 €, 260 x 260 mm, 38 pages, imprimé en Chine, 2014.


Marianne

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Une grenouille et un élan

Par 9 avril 2013 Livres Jeunesse

Deux livres pleins d’humour !

La grenouille qui avait mal aux oreillesJ’avoue avoir ri aux éclats, toute seule dans mon appartement à la lecture de cet album. L’effet s’est reproduit avec ma petite soeur, et d’autres enfants plus jeunes. A mon avis, La petite grenouille qui avait mal aux oreilles ne vous laissera pas non plus indifférent.

Une petite grenouille avait donc mal aux oreilles. Naturellement, elle se rend donc chez le docteur. Celui-ci lui répond que les oreilles, ce n’est pas son domaine, et l’envoie chez un spécialiste. Mais lui s’occupe de toutes les oreilles, mais pas de celles des grenouilles. Il la dirige chez un « grenouillo-oreilliste », qui malheureusement, ne prend pas en charge les enfants. Le « pediatro-batraciologue » vient de rencontrer un problème avec son matériel d’auscultation. Le « grenouillopathe » a déménagé. Etc. Etc. Et en attendant, notre pauvre petite grenouille se fait balader et a toujours extrêmement mal aux oreilles. Elle verra même un « oreillistobatriciopalpopatopahte ». Mais  trouvera-t-elle enfin un spécialiste pour la soigner ? Ce n’est pas gagné ! Heureusement qu’il y a Papy Roger.

Je ne veux pas vous dévoiler plus en détail la suite des événements tant l’effet de surprise doit être conservé. Déjà, on s’amuse de tous ces noms compliqués et du parcours du combattant que vit cette pauvre grenouille pour réussir à obtenir écoute et réponse. Mais alors la chute est absolument délicieuse ! Voutch signe un texte plein d’humour qui devrait réjouir les enfants et les parents (qui eux, y verront aussi certainement un parallèle avec certains systèmes de santé, et une gentille critique de certains grands médecins spécialistes peut-être pas toujours assez à l’écoute de leurs patients…). Les illustrations sont modernes, colorées et la grenouille a vraiment l’air fatigué de chercher une réponse à son problème ! Un véritable coup de cœur !

Elan_bdCette fois, on fait la rencontre d’un élan. Un élan qui a croisé la route de Wilfred et qui du coup est baptisé Marcel. Wilfred décrète que dorénavant c’est SON élan et décide de faire de lui un « parfait animal de compagnie ». A quelques détails près, il pense qu’il y est arrivé. Mais apparemment, il n’est pas le seul à avoir eu cette idée. Marcel, c’est Rodrigo pour une vieille dame, et Dominique pour un autre monsieur. Et si finalement Marcel restait un animal sauvage, est-ce que ça ne serait pas plus mal ?

Quel bel album ! Grâce aux illustrations d’abord, qui mêlent dessin, peinture et décors qui font penser à des photos. On voit les pixels de l’image, comme si les personnages étaient posés sur un décor de carte postale. Je pense que je ne suis pas très claire, mais le fait est que c’est beau ! Et puis l’histoire ! Oliver Jeffers nous propose une réflexion Pleine d’humour sur le couple que forment cet enfant et cet élan. Le petit garçon pense que l’animal réagit de telle ou telle manière parce qu’il le lui a appris. Or, on se rend bien compte que l’élan reste sauvage et n’est pas si attaché à Wilfred. S’il veut bien aller dans telle ou telle direction par exemple, c’est plus parce qu’il a flairé une pomme qu’il pourrait dévorer que parce qu’il suit bien les consignes. Et après tout, pourquoi vouloir à tout prix domestiquer les animaux ? Pourquoi pourrait-on s’autoriser à se déclarer propriétaire d’un animal qui n’a rien demandé ? Sous couvert d’une histoire vivante, tendre et drôle, on aborde tous ces sujets ! Beau et intéressant, que demander de plus ?

Quelques pas de plus…
Retrouvez d’autres livres qui traitent du monde médical dans notre chronique thématique sur l’hôpital.

La petite grenouille qui avait mal aux oreilles
de Voutch
Circonflexe
12 €, 210 x 210 mm, 32 pages, imprimé en France, 2013
Cet élan est à moi
de Oliver Jeffers traduit par Elisabeth Duval
Kaléidoscope
14 €, 228 x 285 mm, 32 pages, imprimé en Chine, 2013

A part ça ?

Un site pour fabriquer des portraits-robots, comme dans les vraies enquêtes !

Marianne

 

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