La mare aux mots
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Olivier Ka

Quand je serai…

Par 15 décembre 2016 Livres Jeunesse

Deux albums aujourd’hui, l’un parle d’être grand, l’autre d’être très très vieux.

Quand je serai grand
de Maria Dek
Hélium dans la collection Les petits albums Hélium
14,50 €, 208×268 mm, 40 pages, imprimé en Belgique, 2016.
Quand je serai très très vieux
Texte d’Olivier Ka, illustré par Carole Chaix
Notari dans la collection L’oiseau sur le rhino
19 €, 225×315 mm, 34 pages, lieu d’impression non indiqué, 2016.

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Histoires d’arbres…

Par 15 avril 2016 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, on se met au vert et l’on découvre deux histoires d’arbres. Le premier trône dans une grande forêt, tandis que le second se cache tout au fond d’un jardin. Et l’un comme l’autre révèle bien des secrets !

L’arbre d’Albert
de Jenni Desmond (traduit par Élisabeth Duval)
Kaléidoscope
13 €, 230×270 mm, 32 pages, imprimé en Chine, 2016.
Mon arbre à secrets
Texte d’Olivier Ka, illustré et mis en page par Martine Perrin
Les Grandes Personnes
18,50 €, 148×210 mm, 44 pages, imprimé en Chine, 2013.

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Des BD

Par 29 février 2016 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, je vous propose une sélection de BD. Il y en a pour les plus jeunes… et pour les plus grand.e.s !

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Les invités du mercredi : Delphine Perret et Olivier Ka ( + concours)

Par 12 février 2014 Les invités du mercredi

Aujourd’hui, c’est Delphine Perret notre invitée. J’avais adoré sa série « moi, le loup… » (Moi, le loup et les chocos, Moi, le loup et les vacances avec pépé et Moi, le loup et la cabane) et le livre sorti chez Les Fourmis Rouges qu’elle a illustré (Il était mille fois), j’ai eu envie d’en savoir plus sur elle. À la suite de cette interview, vous pourrez d’ailleurs tenter de gagner Il était mille fois grâce aux Fourmis Rouges. Ensuite, c’est Olivier Ka à qui j’ai proposé de nous donner un coup de cœur et un coup de gueule. Bon mercredi à vous !


L’interview du mercredi : Delphine Perret

Delphine PerretQuel a été votre parcours ?
J’ai fait un BTS de communication visuelle, et je me souviens avoir assisté à une conférence de la grande designer Matali Crasset qui m’a beaucoup interpellée : je trouvais vraiment intéressant notre rapport aux objets, et me sentais frustrée d’être partie pour travailler dans l’image. Le livre m’a permis de concilier les deux. Le fait que ce soit du domaine de l’image, mais qu’on ait un rapport personnel et privilégié avec l’objet. J’ai ensuite fait l’École des arts Déco de Strasbourg en illustration.

Quelles techniques de dessin utilisez-vous ?
Des choses simples : marqueurs très fin (0,05mm), crayon, encres.

Moi le loup et la cabaneParlez-moi de la série Moi, le loup
Le premier tome était un projet de diplôme, j’avais donc eu toute une année pour le développer. Il ne devait pas forcément y avoir de suite mais je me suis attachée aux personnages. Je les connais bien maintenant, il suffit que je les mette en situation et je les laisse faire ! Ils m’ont d’ailleurs surprise dès le départ : je pensais faire un album avec texte et images séparés, mais dès les premières phrases de l’histoire la forme BD s’est imposée.

J’aimerais aussi que vous me parliez du magnifique Il était mille fois.
Il était mille foisJ’ai rencontré Ludovic lors d’un salon. En allant sur mon site plus tard, il a vu de petites images avec juste un peu d’encre de couleur et du trait, qui lui ont donné envie d’écrire Il était mille fois. J’ai tout de suite beaucoup aimé ce texte. Mais j’ai mis un certain temps avant d’arriver à l’illustrer. C’est mon éditrice, Valérie Cussaguet, qui a trouvé comment il fallait que je l’aborde : raconter la petite histoire derrière le texte.

Quelles étaient vos lectures d’enfant, d’adolescente ?
Difficile d’être exhaustive… Je me rappelle des livres illustrés par Quentin Blake que j’adorais, un Ernest et Célestine sans paroles, et Souris en blanc un livre d’une souris super-héros. Plus tard j’ai dévoré pas mal de romans.

Quel regard portez-vous sur la littérature jeunesse actuelle ?
Y a des tonnes de choses, de styles, de genre, de tons. Beaucoup de belles images, et peut-être une tendance aux livres sans narration.

Quels sont vos projets ?
Je viens de terminer une histoire pour le magazine Georges, et j’ai des projets de textes sous le coude. Au printemps sortira notamment Bigoudi, que j’ai écrit et que Sébastien Mourrain a illustré.

Bibliographie sélective :

  • Pedro crocodile et George alligator, texte et illustrations, Les fourmis rouges (2013).
  • Il était mille fois, illustration d’un texte de Ludovic Flamant, Les fourmis rouges (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Moi, le loup et la cabane, texte et illustrations, Thierry Magnier (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Le beau selon Ninon, illustration d’un texte de Oscar Brenifier, Autrement (2012).
  • Princesse pas douée, illustration d’un texte de Christian Oster, L’école des loisirs (2012).
  • Monsieur Stan n’a qu’à bien se tenir, illustration d’un texte de Claudine Aubrun, Syros (2012).
  • Moi, le loup et les vacances avec pépé, texte et illustrations, Thierry Magnier (2010), que nous avons chroniqué ici.
  • Imagier ron-ron, texte et illustrations, Thierry Magnier (2008).
  • L’amour selon Ninon, illustration d’un texte de Oscar Brenifier, Autrement (2008).
  • Moi, le loup et les chocos, texte et illustrations, Thierry Magnier (2005).

Retrouvez la bibliographie complète de Delphine Perret (et plein d’autres choses encore) sur son site : http://www.chezdelphine.net.

Concours
Comme je vous le disais avant cette interview, grâce aux éditions Les fourmis Rouges, je vais pouvoir offrir à l’un de vous un exemplaire du magnifique Il était mille fois (qu’on avait chroniqué ici et qui a été coup de cœur du mois) ! Pour participer au tirage au sort dites-moi, en commentaire, une phrase commençant par « Il était une fois » (ensuite vous parlez de ce dont vous voulez). Vous avez jusqu’à mardi 10 h ! Bonne chance à tous !


Le coup de cœur et le coup de gueule de… Olivier Ka

Une fois par mois, un acteur de l’édition jeunesse (auteur, illustrateur, éditeur…) nous parle de deux choses qui lui tiennent à cœur. Une chose qui l’a touché, ému ou qui lui a tout simplement plu et sur laquelle il veut mettre un coup de projecteur, et au contraire quelque chose qui l’a énervé. Cette semaine, c’est l’auteur Olivier Ka qui nous livre son coup de cœur et son coup de gueule.

Alfred Cpme PrimaMon coup de cœur est pour Alfred et sa merveilleuse bédé Come Prima, sortie chez Delcourt. Il vient de recevoir le prix du meilleur album à Angoulême, c’est énorme, et j’étais pas là pour le prendre dans mes bras, j’étais loin, pour un autre événement, l’arrivée de ma petite fille. Deux coups de cœur, j’y ai droit ?

Le premier, il est pour Alfred, pour lui, pas seulement pour son ouvrage qui reçoit déjà toutes les louanges. Il est pour lui, mon pote, mon frangin, parce que je sais tout ce qu’il a mis dans ce travail, tous les doutes, toutes les larmes et toute la beauté qu’il y a en lui. Je l’ai vu souffrir, et se torturer, et maigrir et grossir, tout ça, alors ce prix, c’est une vraie et belle récompense qui lui va bien. Je suis heureux pour lui, et je le remercie du bonheur que je reçois en écho.

Je n’ai pas de coup de gueule. Non, c’est vrai, pas un seul. Ça fait un petit moment que je n’en ai plus, d’ailleurs. Je n’ai pas de coup de gueule parce que j’arrive, maintenant, à ne plus me laisser atteindre par tout ce qui agace. Je m’en fiche, royalement. Tout ce qui énerve, qui irrite, qui crispe, je laisse ça mourir devant moi, je l’enjambe, et puis voilà. De la sagesse, un peu, c’est ce qu’on cherche tous à atteindre, non ? Je ne regarde plus la télé, je ne lis plus les journaux, j’écoute la radio d’une oreille distraite. Vous pensez : mon autre coup de cœur est là (voir plus haut). Elle s’appelle Métis, elle dort, elle râle, elle tète, elle chie, elle dort, elle râle, elle tête, elle chie. Et elle sourit. Alors le reste, hein…

Olivier KaOlivier Ka est auteur.

Bibliographie sélective  :

  • Mon arbre à secret, album illustré par Martine Perrin, Les grandes personnes (2013).
  • Obstinément chocolat, recueil de nouvelles illustré par Régis Lejonc, éditions L’Edune (2011), que nous avons chroniqué ici.
  • Lisa et l’oiseau de sang, roman ado/adultes, Plon (2011)
  • La vie merveilleuse de la princesse Olga, album illustré par Olivier Latykéditions L’Edune (2009), que nous avons chroniqué ici.
  • Les Contes Imbéciles, recueil de nouvelles illustré par Alfredéditions L’Edune (2009), que nous avons chroniqué ici.
  • Une maman tout entière, album illustré par Luc MelansonMilan (2008), que nous avons chroniqué ici.
  • Le fils de la conteuse, roman ado, Grasset (2008)
  • Ti-Grô et le Mamoumouth, album illustré par Jean-Denis PendanxPetit à Petit (2008)
  • Rien qu’un enfant, roman, Grasset (2006)
  • Y a pas plus grognon qu’un fantôme, roman, Magnard (2005)
  • Nos vacances chez les Gz, roman, Lire c’est Partir (2005)
  • Garuel et l’elfe fou, roman, éditions SED (2005)

Retrouvez la bibliographie complète d’Olivier Ka (et d’autres choses encore) sur son site : http://olivierka.blogspot.fr.

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Les invités du mercredi : Olivier Ka et Séverine Vidal (+ concours)

Par 5 juin 2013 Les invités du mercredi

Cette semaine je suis très heureux de recevoir Olivier Ka avec qui j’ai une histoire un peu particulière… J’ai découvert cet auteur à une époque où il n’écrivait pas encore pour les enfants (il y a 15 ans), j’ai tout de suite été très fan au point que quelques années plus tard j’ai fait un site sur lui (site qui n’est malheureusement plus en ligne) avec sa complicité. C’est donc le premier dont j’ai lu des livres jeunesse alors que je n’étais plus trop la cible ! J’avais envie depuis un moment de revenir sur son parcours, ça donne une interview un peu différente de d’habitude… forcément ! Puis je vous proposerai de gagner son dernier livre, Obstinément chocolat. Ensuite, pour notre rubrique Parlez moi de…, j’ai voulu revenir sur un livre que j’avais trouvé riche et qui pouvait sembler déroutant, Au pays des vents si chauds avec son auteur, Séverine Vidal et une des éditrices, Chloé Laborde des éditions L’élan vert. Bon mercredi à vous !


L’interview du mercredi : Olivier Ka

Olivier Ka

Bonjour Olivier Ka, permets-tu que je vous vouvoie ?
Tu tu tu tu, je suis un garçon très simple, encore jeune et toujours sympathique, on se vouvoiera quand on sera fâché.

Une maman toute entiereÉvacuons toute suite la question, être fils de… ça aide ?
Pas vraiment. Disons que ça oblige à y aller franco, parce que ça serait la honte d’échouer là où tes parents on réussi. Ça met un certaine pression au début. Par la suite, c’est plus emmerdant. J’ai maintenant 45 balais, je crois que j’ai fait mes preuves en matière de publication, et on me rappelle toujours, systématiquement, qui sont mes parents. Surtout les journalistes. Dernièrement, dans le dépliant d’un salon, les organisateurs, pour me présenter, n’ont parlé QUE de mes parents, sans rien dire sur moi ni sur mes bouquins. C’est un peu agaçant.

Quel a été ton parcours pour devenir auteur jeunesse ?
Je suis passé par la presse écrite tout d’abord, puis j’ai fait mes armes en écrivant des nouvelles pour divers magazines, et enfin un premier roman adulte paru en 1997. "La vie merveilleuse de la princesse Olga"Je suis venu ensuite à la jeunesse, parce que j’avais envie d’écrire court. Et c’est en creusant cette écriture-là que j’y ai pris goût.

J’ai remarqué que souvent dans tes histoires il y a un dérapage, tout semble « normal » et d’un coup tout bascule, un peu comme dans La quatrième dimension, c’est une référence dont tu as conscience ?
Absolument ! J’aime donner des coups de pied dans le décor. J’aime emprunter un chemin de traverse, quitter les rails, mettre mes histoires et mes personnages en danger. Les scénarios de La Quatrième Dimension étaient délicieusement effrayants, ils nous disaient : « Ne vous fiez surtout pas à ce que vous voyez ». J’adore quand on joue avec les faux-semblants.lisa et l'oiseau de sang

Quelles sont tes autres influences ?
Elles sont multiples et viennent de différents secteurs. Je me suis beaucoup nourri de la série Philémon (par Fred, décédé récemment), et des albums de Franquin (surtout Spirou et Fantasio). J’ai beaucoup écouté Le Petit Prince raconté par Gérard Philipe. Ensuite, j’ai énormément regardé de films d’horreur, durant toute mon adolescence.

Quelles étaient tes lectures d’enfant, d’adolescent ?
Je ne lisais pas… J’ai découvert la littérature assez tard, vers dix-huit ans. Je me nourrissais de bande dessinée, mais pas de romans. Comme beaucoup de gamins que je rencontre aujourd’hui dans les écoles, je n’aimais pas lire. Le livre me faisait peur. Je raconte d’ailleurs dans mon dernier roman (Un Cœur Noir, éditions Plon) les circonstances particulières qui m’ont amenées à découvrir le plaisir de la lecture.

Petites histoires détraquéesQuels sont tes projets ?
Cet été j’écris un troisième roman pour les éditions Plon. Il sortira en littérature générale mais, tout comme le précédent, il parlera de l’adolescence. Une histoire dure qui met en scène un garçon de quinze ans entraîné dans la folie de sa mère, jusqu’à l’horreur… J’ai également un projet d’album (bien plus léger) avec l’illustratrice Carole Chaix. Sinon, je consacre beaucoup de temps à monter et présenter des spectacles, dont le dernier, Petites Histoires Détraquées, commence à tourner.

Ses derniers titres (jeunesse)  :

  • Obstinément chocolat, recueil de nouvelles illustré par Régis Lejonc, éditions L’Edune (2011), que nous avons chroniqué ici.
  • Lisa et l’oiseau de sang, roman ado/adultes, Plon (2011)
  • La vie merveilleuse de la princesse Olga, album illustré par Olivier Latykéditions L’Edune (2009), que nous avons chroniqué ici.
  • Les Contes Imbéciles, recueil de nouvelles illustré par Alfredéditions L’Edune (2009), que nous avons chroniqué ici.
  • Une maman tout entière, album illustré par Luc MelansonMilan (2008), que nous avons chroniqué ici.
  • Le fils de la conteuse, roman ado, Grasset (2008)
  • Ti-Grô et le Mamoumouth, album illustré par Jean-Denis PendanxPetit à Petit (2008)
  • Rien qu’un enfant, roman, Grasset (2006)
  • Y a pas plus grognon qu’un fantôme, roman, Magnard (2005)
  • Nos vacances chez les Gz, roman, Lire c’est Partir (2005)
  • Garuel et l’elfe fou, roman, éditions SED (2005)

Retrouvez la bibliographie complète d’Olivier Ka, les dates de son spectacle et plus d’informations sur lui sur son site : http://olivierka.blogspot.fr

Obstinement chocolatComme je vous le disais avant cette interview, grâce aux éditions L’édune, je vais faire un chanceux parmi vous ! Racontez-moi, en commentaire à cet article, une anecdote vraie ou inventez une histoire (ou ce que vous voulez) qui parle de chocolat et l’un de vous, celui qui sera tiré au sort, gagnera le recueil Obstinément Chocolat, un recueil d’histoires autour du chocolat (plutôt pour les grands enfants) ! Même si ça n’augmente pas les chances, soyez créatifs, c’est plus drôle ! Vous avez jusqu’à lundi 20h… bonne chance à tous !


Parlez moi de… Au pays des vents si chauds

Une fois par mois on revient sur un livre qu’on a aimé avec son auteur, éventuellement son illustrateur et son éditeur. L’occasion d’en savoir un peu plus sur un livre qui nous a plu. Cette semaine c’est Au pays des vents si chauds, le livre de Séverine Vidal et Bruno Pilorget sur lequel j’ai eu envie de revenir.

Séverine VidalSéverine Vidal (auteur) :
Nous sommes sur une plage près de Royan, la pointe espagnole, tout au bout de la côte sauvage… Il y a du vent, du soleil, c’est l’automne et les filles se baignent malgré tout.
Je dis à mon amoureux que j’ai envie d’une histoire de montgolfière.
Il y a un moment de silence et puis Jérôme prend un bout de bois et se met à tracer des dessins dans le sable.
Il me raconte l’idée qui lui vient, comme ça. Un pays noyé sous la mer, un peuple qui devient nomade, à la recherche d’une terre où se poser, des montgolfières.
Nous imaginons ensemble ce qui sera « Au pays des vents si chauds ».
Le soir et le lendemain, j’écris le texte, en ajoutant une rencontre, une projection de souvenirs, une famille qui cherche sa place et une carte pour rêver.
J’envoie ce texte que j’appelle De l’amour dans l’air.
C’est Chloé Laborde des éditions L’Élan vert qui m’appelle un jour pour me dire qu’elle aime beaucoup, que je dois changer certaines choses.
Je modifie le texte, je me sens portée par son enthousiasme, qui est vraiment touchant.

Au pays des vents si chauds

Au pays des vents si chauds écrit par Séverine Vidal et illustré par Bruno Pilorget, L’Élan vert (chroniqué ici)

Puis Chloé me rappelle, elle est conquise, elle veut publier cet album.
Plus tard, j’apprends que Bruno Pilorget (dont je connais La grande vague avec Véronique Massenot, album que j’aime énormément) va illustrer mon texte.
Jérôme et moi attendons quelques mois et un matin, nous recevons les premiers croquis de Bruno. Il a inventé un monde à partir du notre, notre émotion est réelle. Nos montgolfières sont devenues des tortues, des baleines, des poissons. Nils et Loli ont des visages, leurs fêtes prennent vie. C’est magique.
Plus tard, les couleurs, la lumière (quelle lumière dans les images de Bruno !) viendront encore nous saisir, et nous emporteront.
Plus tard, encore, Bruno m’appellera pour me dire ce qu’il a aimé dans cette histoire, ce qu’elle a suscité en lui, comment ses images sont nées. Nous parlons presque une heure, alors que nous venons de faire connaissance, lui aussi travaille parfois avec sa femme et notre histoire écrite à deux lui plaît.
Nous rêvons d’une suite, d’un autre voyage.
J’espère que nous le ferons.
En tout cas j’ai déjà le titre … « Du feu sous la glace ».
Jérôme a déjà de belles idées, que je lui volerai sans doute, puisqu’il y a de l’amour dans l’air.
Affaire à suivre…
Merci à Bruno, pour cette plongée magnifique.
Merci à Chloé Laborde et aux éditions de L’Élan vert pour leur confiance qui ne s’est pas démentie depuis.
Séverine Vidal vient de sortir , retrouvez là sur son blog et sur sa page facebook.

L'élan vertChloé Laborde (éditrice) :
C’est Cécile Vangout, illustratrice dans notre maison, qui a eu la bonne idée de transmettre mon mail à Séverine Vidal. J’avais repéré leur « Je n’irai pas » qui m’avait beaucoup fait rire… Séverine a donc commencé à nous envoyer quelques textes… Un jour d’octobre 2011, j’ai reçu « De l’amour dans l’air« . Ce qui a fait mouche, ce n’était pas tellement l’histoire en tant que telle, mais le monde où se déroulait cette histoire. Un monde où il était question de nomades des airs et de montgolfières… Nous avons eu une conversation avec Séverine… ce qu’on s’est dit, je l’ai oublié, mais quelques jours après, j’ai reçu une nouvelle version : le titre qui allait devenir Au pays des Vents si chauds. Ce texte, je l’ai adoré à la seconde ! Il fallait qu’on l’édite ! L’équipe a eu le même coup de cœur que moi. J’ai pensé à Nausicaa de Miyasaki, à Tobie Lolness de Timothée de Fombelle, je me suis dit que cet univers méritait 1000 fois d’être partagé.
Restait à trouver l’illustrateur… Qui pourrait bien façonner le monde du Pays des Vents si chauds, lui donner toutes ses couleurs ? Bruno Pilorget bien sûr ! Nous avions déjà collaboré plusieurs fois ensemble. Chez L’Élan vert, il nous a emmené au Japon, dans le Grand Nord américain, en Afrique, dans le Paris du XIXe… ce livre était un nouveau voyage où il pouvait tisser des fils entre son imaginaire et les différentes cultures. Bruno a eu l’étonnante et belle idée de faire des montgolfières en forme d’animaux marins multicolores ! C’était une sacrée surprise ! et une réussite !
Chaque personne reçoit un texte différemment. Dans les premiers crayonnés de Bruno, le côté onirique du voyage et les montgolfières prenaient une large place. À L’Élan vert, nous avions soif de détails sur ce peuple. Nous avons donc demandé à Bruno de se rapprocher un peu des personnages et de leurs vies dans ces bateaux volants. La planche de Virgil qui fait le feu est née de cette discussion. Bruno a été ensuite plongé dans son univers : papier aux couleurs du ciel et de la terre, métissage, sens de la fête, vêtements aux motifs ethniques, un projecteur de cinéma digne de Jules Verne… Le monde a pris corps ! Le Pays des Vents si chauds est né !
Le site de L’Élan vert et sa page facebook.

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