La mare aux mots
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OQO

Il pleut, c’est tout ce qu’il sait faire*

Par 9 février 2015 Livres Jeunesse

QUELLE AVERSE !Il est des jours
où les lois de la nature ne fonctionnent pas.
Il est des jours
Où l’amour tombe du ciel.

Comme tous les jours monsieur Simon s’est levé puis il s’est lavé le visage, il a disposé ses cheveux autour de son crâne chauve et s’est coiffé la moustache. Il a ensuite pris son petit déjeuner, a enfilé de son bleu de travail et est sorti, comme tous les jours. Mais ce jour-là, il s’est passé une chose qui ne s’était jamais passée auparavant. Il avait commencé à pleuvoir de l’eau, ça, c’était normal, mais d’un coup une femme est tombée du ciel puis une autre et bientôt des dizaines… il fallait se faire à l’idée : il pleuvait des princesses de conte de fées.
Quelle averse ! est sorti chez un éditeur dont je suis totalement fan, OQO. Il est donc question d’un phénomène surnaturel (des princesses qui tombent du ciel), mais pas traité comme dans un conte (très vite, on s’inquiète de ce qu’on va faire de ces princesses). Il y sera aussi question d’une rencontre entre un maçon et une princesse (le livre est d’ailleurs dédié « pour monsieur José, le maçon (et mon père), qui a épousé une princesse ») et leur dialogue est savoureux. C’est délicat, poétique et décalé. Les illustrations sont de celles qui nous invitent toujours à regarder ce qu’il se passe en arrière-plan.
Un superbe conte poétique et décalé sur l’amour.
Des extraits sur le site de l’éditeur.

Il pleut, il pleut Berbère !Dans le sud du Maroc, en pays berbère, il n’a pas plu depuis des années. Et sans pluie, pas de légumes dans les jardins, pas d’orge dans les champs, peu d’amandes dans les amandiers, pas assez d’herbe pour nourrir les moutons. Saïd n’a plus qu’une solution pour nourrir sa famille. Zahra, sa femme, et ses enfants le savent et ils aimeraient tant qu’il ne le fasse pas… mais il n’y a plus d’autres alternatives…
Elles sont superbes les illustrations de Marianne Larvol qui accompagnent le texte de Gérard Alle. Ici, on parle donc des Berbères (en fin d’ouvrage, une page documentaire adaptée aux plus jeunes explique qui ils sont et où ils vivent), de l’importance de l’eau, du sacrifice.
Un très bel album pour voyager.
Quelques extraits sur le site de l’illustratrice.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué des ouvrages de Raquel Saiz (Si les chats portaient des bottes, les grenouilles gouverneraient), Gérard Alle (La sieste du taureau) et Marianne Larvol (La sieste du taureau).

Quelle averse !
Texte de Raquel Saiz (traduit par Laurence Guillas), illustré par Maja Celija
OQO dans la collection O
14 €, 250×230 mm, 36 pages, imprimé en Espagne, 2009.
Il pleut, il pleut Berbère !
Texte de Gérard Alle, illustré par Marianne Larvol
Locus Solus dans la collection Minus
11,90 €, 200×235 mm, 32 pages, imprimé en Bretagne chez un imprimeur éco-responsable, 2014.

A part ça ?

Le recrutement de La mare aux mots est terminé… On vous présente bientôt Laura et Marie !

Gabriel

*le titre de la chronique est un extrait d’Il pleut de Brigitte Fontaine

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Quand la Mort s’invite

Par 5 décembre 2013 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, je vous propose deux contes qui parlent de la mort, deux très beaux albums, très esthétiques pour parler de ce sujet délicat. Ici, la mort est plus vue comme un personnage (comme dans les contes bretons), ce ne sont pas à proprement parler des albums pour parler de la perte de quelqu’un (même si forcément on parle quand même de la mort en tant que telle). Deux petits bijoux (tant au niveau du texte que des illustrations) découverts à Montreuil.

Jack et la MortLa mère de Jack était très malade, il savait qu’elle allait mourir d’un jour à l’autre, aussi quand il rencontra une silhouette élancée, vêtue d’une cape noire et le visage caché sous une capuche lui demandant de lui indiquer la maison de sa mère, Jack sut que c’était la mort. Le petit garçon ne pouvait se résoudre à lui indiquer le chemin, il décida de lui tendre un piège. Il lui demanda de se transformer pour lui prouver qu’elle était bien ce qu’elle disait être, d’abord très grande puis toute petite. C’est lors de cette dernière transformation que l’enfant en profita pour enfermer la mort dans un flacon. Sa mère se sentit tout de suite mieux… sauf que lorsqu’elle voulut prendre un bon repas les animaux ne pouvaient plus être tués, les légumes ne pouvaient plus être cueillis… Si rien ne mourait plus, il devenait impossible de se nourrir.

C’est un conte traditionnel britannique qu’a adapté ici Tim Bowley. Jack et la Mort parle du refus de voir mourir ceux que l’on aime et du fait de devoir s’y faire. On parle aussi de la vie et de la mort en général, de l’importance de cette dernière. Les illustrations de Natalie Pudalov sont comme d’habitude absolument superbes. C’est encore une merveille que nous sortent les éditions OQO.
Des extraits en ligne.

La Vieille dame et les brioches d’orUne vieille femme pensait que la Mort l’avait oubliée, pourtant un matin elle vint la chercher chez elle alors qu’elle préparait des brioches de Noël dont elle était la seule à connaître la recette. La vieille dame insistait pour les finir et sans qu’elle s’en aperçoive, la Mort se retrouva avec une cuillère de pâte dans la bouche. Ce fut un choc ! C’était exquis et la vieille dame lui dit qu’une fois cuit ça serait encore meilleur, bien sûr pour ça il lui faudrait attendre et revenir d’ici quelques jours. Pour la première fois, la Mort accepta de revenir plus tard.

Mais quelle merveille là aussi ! Les illustrations de Violeta Lopiz sont absolument magnifiques. Comme dans le précédent, La Vieille dame et les brioches d’or fait partie de ces livres qui ont un vrai univers graphique, une vraie esthétique. Le genre d’album qu’on ne se lasse pas de regarder. L’histoire de cette vieille dame qui repousse la mort (mais finira par l’accepter) et de cette Mort très gourmande est un très très beau conte sorti chez Cambourakis.
Des extraits sur le site de Cambourakis et sur le blog de l’illustratrice.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué un livre de Natalie Pudalov (Le mariage de Coquet le coq).
D’autres livre sur la mort sur notre fiche thématique.

Jack et la Mort
Texte de Tim Bowley (traduit par Marcelline Fouquet) illustré par Natalie Pudalov
OQO éditions dans la collection O+
15,50€, 220×280 mm, 32 pages, imprimé au Portugal, 2013.
La Vieille dame et les brioches d’or
Texte d’Annamaria Gozzi (traduit par Samuel Delerue), illustré par Violeta Lopiz
Cambourakis
13,50€, 200×285 mm, 32 pages, imprimé en Malaisie, 2013.

A part ça ?

La sorcière dans les airsSorti la semaine dernière, La sorcière dans les airs est encore dans près de 200 salles. Je l’ai vu avec ma fille de cinq ans et un de ses copains du même âge et on a tous les trois passé un très bon moment. Deux courts métrages accompagnent le film qui donne son titre au programme : Juste un petit peu dans lequel des animaux qui complexent tous sur un détail de leur anatomie (le corbeau a un trop long bec, le hérisson pas assez de piquants…) vont avoir la chance de rencontrer un crapaud qui exauce leur vœu le plus cher. Bien entendu ça sera de changer ce détail qui les gêne tant… et si c’était mieux de rester soi-même ? Un très joli court métrage sur les complexes et le fait de s’accepter tel que l’on est. Ensuite, c’est Un jour merveilleux qui nous raconte la journée d’un chat et de sa maîtresse, un joli court en pâte à modeler (j’avoue que j’ai moins aimé celui-là par rapport aux deux autres). Enfin, c’est donc La sorcière dans les airs qui entre en scène ! Un très beau conte en randonnée, tiré de l’album éponyme (dont nous parlerons bientôt) de Julia Donaldson et Axel Scheffler (les auteurs du Gruffalo). Une petite merveille d’humour et de poésie. L’histoire d’une sorcière qui va accueillir sur son balai de plus en plus de compagnons. On parle ici d’amitié, d’entraide, de partage. Trois courts métrages réunis pour un très bon moment avec les enfants dès 4 ans (d’après le dossier de presse, moi j’aurai même dit un peu avant) et devant lesquels les parents ne s’ennuient pas.
La bande annonce et bien d’autres choses encore ici.

Gabriel

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Avec un peu d’aide…

Par 10 juin 2013 Livres Jeunesse

Et si je vous parlais de deux très beaux albums ?

Ours et les papillonsOurs avait pris l’habitude de repêcher les papillons tombés dans l’eau et de les faire sécher sur le bout de son nez. Dès qu’ils se réveillaient ils partaient aussi vite qu’ils le pouvaient, sans même remercier, de peur de se faire manger. Pourtant un jour Ours tomba sur un papillon plus gros que les autres et lui, en se réveillant, ne s’enfuit pas et ils devinrent amis. Jusqu’au jour où Ours, à son tour tombât à l’eau.

Ours et les papillons fait partie de ces albums qui vous donnent la chair de poule et vous mettent les larmes aux yeux alors qu’il n’y a rien de triste, juste parce qu’ils véhiculent Ours et les papillonsénormément d’émotion. La première fois que je l’ai lu je n’ai pu m’empêcher de dire à voix haute (alors que j’étais seul) « mais que c’est beau !». Je suis tout de suite tombé sous le charme de cette magnifique histoire d’entraide, cette histoire d’ours qui vit pour aider les autres, qui passe son temps à repêcher les papillons pour les sauver. Je ne peux pas vous raconter la suite, je préfère que vous la découvriez mais c’est d’une extrême poésie, d’une telle beauté… les illustrations de Marjorie Pouchet accompagnent parfaitement cette histoire. Un album tout simplement magnifique.

Le calligrapheLaolao la Vieille se lamentait, le temps ne lui était pas favorable, comment vendre des éventails alors qu’il ne fait pas très chaud ? Elle n’allait pas rapporter d’argent chez elle et ne pourrait pas nourrir son petit-fils. Wang Xizhi, le plus célèbre calligraphe de Chine, lui proposa de déposer une vingtaine de ses éventails par terre et il se mit à dessiner dessus, comme ça elle les vendrait bien mieux et plus cher. Laolao n’en était pas persuadée et elle se disait que maintenant elle avait des éventails tout tachés dont personne ne voudrait… et si elle se trompait ?

Le calligraphe est une petite merveille sortie chez HongFei et écrit par le talentueux Chun-Liang Yeh. On y parle ici de l’importance de l’art dans nos vies, comment un objet usuel peut devenir une œuvre. On parle aussi de la valeur marchande de l’art (Laolao pense que ses éventails sont maintenant tout abimés quand d’autres sont prêts à payer une fortune pour les acquérir). Avec beaucoup de poésie, Chun-Liang Yeh Le calligrapheparle également d’entraide, de générosité. Wang Xizhi va faire don de son talent pour permettre à Laolao de gagner de l’argent. C’est enfin un très beau livre sur la calligraphie et la poésie, qui a déjà eu une dédicace de Chun-Liang Yeh fera le parallèle entre les calligraphies pleines de sens de Wang Xizhi et les idéogrammes que l’auteur dessine sur les livres, prenant chaque fois le temps de les expliquer. Cette histoire, issue d’une anecdote célèbre d’un personnage qui a vraiment existé, est magnifiquement illustrée par Nicolas Jolivot. Un magnifique album, une petite merveille.
Voir plus d’extraits.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué des ouvrages signés par Chun-Liang Yeh (Le goût de la pêche, L’auberge des ânes, Pi, Po, Pierrot, Yexian et le soulier d’or, Le duc aime le dragon et L’autre bout du monde).

Ours et les papillons
Texte de Susanna Isern, illustrations de Marjorie Pourchet
OQO dans la collection O
14€, 250×230 mm, 36 pages, imprimé au Portugal, 2013.
Le calligraphe
Texte de Chun-Liang Yeh, illustrations de Nicolas Jolivot
HongFei
14€, 185×250 mm, 40 pages, imprimé à Taïwan, 2013.

A part ça ?

On vous parlais l’autre jour de Mes deux papas, l’homophobie existe jusque dans les librairies

Gabriel

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Deux très belles fables

Par 16 mai 2013 Livres Jeunesse

TrocCatherine la brebis a ses petites habitudes, elle aime tous les après-midi boire son petit chocolat chaud, en lisant, assise sur sa chaise préférée. Imaginez donc la catastrophe le jour où un pied de la chaise cassa en pleine histoire des trois petits cochons ! Catherine rafistola le tout mais se dit qu’en vendant sa vieille chaise elle pourrait en acheter une autre… A peine exposée, Romuald le coq se porte acquéreur et la lui échange contre un tabouret. Le marché est vite conclu et Catherine put retourner à son histoire… mais sur un tabouret on n’est pas bien assis… et si on échangeait ce tabouret ? Contre un canapé du cochon Narcisse ça semble une bonne affaire…

OQO sort toujours des petites merveilles, c’est encore le cas avec ce conte enTroc randonnée, Troc. Une magnifique histoire sur la lecture, sur le troc et sur le destin des choses. Les illustrations sont très belles et pleines d’humour. Le texte est rythmé (et entrecoupé par l’histoire des Trois petits cochons qui font aussi parti visuellement du décor), agréable à lire. C’est un album riche, le genre d’album dont on scrute les détails, les références. Un superbe album.

COUV-GP_myTigre et Cheval sont impressionnés par les connaissances de leur ami Serpent lors d’une balade en forêt. Serpent lit beaucoup et connaît donc bien le nom des choses, ainsi quand il voit une pêche il sait que c’est le fruit le plus délicieux du monde et il veut absolument la faire goûter à ses amis. Ni une ni deux Serpent monte à l’arbre chercher ce fruit. Il n’est pas seulement cultivé, il est drôlement courageux comme le remarque Cheval. Mais Tigre est jaloux, tant de compliments adressés à quelqu’un d’autre que lui, il ne le supporte pas…

Je ne vous dévoile pas la suite de cette très belle histoire pleine d’humour et de bon sens sortie chez un autre éditeur fétiche deLe gout de la pêche La mare aux mots, HongFei. Un conte sur l’amitié, la jalousie, le partage, et tant d’autres choses encore. Chun-Liang Yeh a une plume magnifique et chacun de ses textes est un petit bijou de poésie, des histoires très riches. Un album plein d’humour et de pep’s qui va beaucoup plaire aux enfants.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué plusieurs livres de Chun-Liang YEH : L’auberge des ânes, Pi, Po, Pierrot, Yexian et le soulier d’or, Le duc aime le dragon et L’autre bout du monde.

Troc
de Roberto Castro, illustré par Margherita Micheli
OQO dans la collection O
14€, 250×230 mm, 36 pages, imprimé au Portugal, 2013
Le goût de la pêche
de Chun-Liang YEH, illustré par Pauline Kalioujny
HongFei Cultures
12,70€, 216×217 mm, 32 pages, imprimé à Taïwan, 2013

A part ça ?

Un très beau clip d’Amnesty international pour vous rappeler que vos signatures ont du poids

 

Gabriel

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Attention les animaux s’en vont !

Par 11 janvier 2013 Livres Jeunesse

Le coq mange-noixUn coq et une poule avaient décidé de quitter la ferme pour découvrir le monde seulement voilà… le coq adorait les noix et dès le premier noyer croisé le voilà qui se gave, qui se gave, qui se gave… jusqu’à ce que des noix restent coincées dans sa gorge ! La poule ayant peur pour son coq part chercher l’aide de la fermière mais celle-ci ne peut l’aider sans bottes en laine et il faut donc courir chez le cordonnier ! Seulement le cordonnier a besoin de laine… il faut aller voir le mouton… bref il en faudra bien du monde pour sauver le coq… espérons qu’il puisse attendre !

Le coq mange-noix, vous l’aurez compris, est un conte de randonnée. Chaque fois la Le coq mange-noixpoule devra trouver un élément dont une personne a besoin puis faire le chemin dans le sens inverse pour revenir sauver son coq. On parle donc ici d’entraide, et avec humour et poésie. Les illustrations de Bernardo  Carvalho sont magnifiques et jouent avec les couleurs (l’illustrateur montre aux enfants ce que donnent les mélanges de couleurs par un ingénieux jeu de transparence). Un très bel album sorti chez OQO (une référence !).

Vacances à la fermeCOCORICOOOOOOOOO ! Le fermier n’en revient pas… c’est déjà l’heure ? il lui semble qu’il est plus tôt que d’habitude… Allez hop dans la cuisine ! Aïe… plus de lait pour le petit déjeuner ! Courons voir la vache… elle dort ! Bon une omelette alors ? Mais où sont les poules ? Ouh la… rien n’a l’air de tourner rond ce matin…

Ah le tandem Michaël Escoffier / Nicolas Gouny ! Quel bonheur de le retrouver. Les Vacances à la fermeenfants adorent (et nous aussi) leur humour décalé (un poil déjanté), l’énergie de leurs albums (ça va à 200 à l’heure ici aussi). Ici il est donc question des animaux qui ont décidé de s’offrir un peu de vacances, ce que le fermier ne voit pas d’un très bon œil ! C’est drôle, moderne, plein de petits détails, bien écrit… bref encore une belle réussite !

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà parlé de Bernardo Carvalho lors de notre chronique sur Les deux routes.
Quand à Michaël Escoffier et Nicolas Gouny ce sont des habitués du blog, d’eux deux nous avons chroniqué La plume et séparément…
… de Michaël Escoffier : Bonjour facteur, Bonjour Docteur et Sans le A.
… de Nicolas Gouny : Il était une fois… une grenouille, Il était une fois… un papillon, Paolo, La vérité sort toujours de la bouche des enfants,  Meuh non ! Y’a pas que les vaches qui pètent qui polluent la planète !, Jérôme, Amédée et les girafes. Et l’interview que nous avons faite de lui.

Le coq mange-noix
de Roberto Mezquita (traduit de l’espagnol par Maud Huntingdon), illustré par Bernardo Carvalho
OQO dans la collection O
14€, 250×230 mm, 36 pages, imprimé au Portugal, 2012.
Vacances à la ferme
de Michaël Escoffier, illustré par Nicolas Gouny
Balivernes
12€, 200×250 mm, 40 pages, imprimé en Italie, 2011


A part ça ?

Une petite vidéo qui montre que Michaël Escoffier est aussi drôle « en vrai » que dans ses livres.

Gabriel

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