La mare aux mots
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Pamplemousse

Vive la différence !

Par 5 juin 2017 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, on célèbre la différence à travers quatre beaux albums.

Fourchon
Texte de Kyo Maclear (traduit par Fanny Britt), illustré par Isabelle Arsenault
La pastèque dans la collection Pamplemousse
14 €, 198×248 mm, 36 pages, imprimé en Malaisie, 2011.
Comme tout le monde
Texte de Charlotte Erlih, illustré par Marjolaine Leray
Talents Hauts
13 €, 205×140 mm, 40 pages, imprimé en République Tchèque, 2017.
On n’est pas si différents !
Texte de Sandra Kollender, illustré par Claire Cantais
La ville brûle dans la collection Jamais trop tôt
13 €, 170×240 mm, 48 pages, imprimé en Union Européenne, 2015.
Le chat qui est chien
Texte d’Alex Cousseau, illustré par Charles Dutertre
Rouergue
14 €, 210×297 mm, 32 pages, lieu d’impression non indiqué, 2016.

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Pour faire le plein d’humour

Par 25 juillet 2016 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, je vous propose des histoires qui vont vous faire rire.

J’ai perdu un truc
de Patrick Pasques
Points de suspension
13 €, 200×230 mm, 32 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-reponsable, 2015
Jamais contents !
Texte de Mathieu Pierloot, illustré par Baptiste Amsallem
La pastèque dans la collection Pamplemousse
13 €, 198×248 mm, 32 pages, imprimé en Malaisie, 2016.
Crotte !
Texte de Davide Cali, illustré par Christine Roussey
Nathan dans la collection Album Nathan
10 €, 210×260 mm, 32 pages, imprimé en France, 2016.

You Might Also Like

Chien qui pue, affreux chandails et autres inconvénients

Par 13 mars 2015 Livres Jeunesse

Mon chien qui pueAlfred est un super chien. Il est fort pour plein de choses, c’en est même incroyable ! Mais il y a un truc qui n’est pas super avec Alfred… c’est son odeur ! Ce chien pue, mais c’est une horreur, c’est une infection ! Il sent les croûtes de fromage et les champignons pourris, on peut aussi trouver à certains endroits des odeurs de boue moisie… bref s’il arrive, bouchez-vous le nez !
J’adore l’humour de Christine Roussey ! Avec Estelle Billon-Spagnol, Éléonore Zuber, Élise Gravel et quelques autres, elle fait partie de ces illustrateur-trice-s qui pratiquent l’humour mordant, qui font vraiment rire (ce qui est rare en lisant un livre) tout en restant tendre. Mon chien qui pue c’est drôle et décalé, esthétique (je trouve son travail d’illustration sur cet album absolument superbe) et poétique. On parle ici des animaux de compagnie, mais aussi de la différence, de ce qui fait notre identité. On peut aussi y voir une histoire de doudou…
Mon chien qui pue c’est une histoire avec des pets, mais aussi beaucoup d’amour !
Le même vu par Enfantipages, Maman Baobab et La soupe de l’espace (avec des visuels intérieurs).

les affreux chandails de LesterLe jour où Cousine Clara vient habiter chez Lester (parce que sa maison avait été mangée par un crocodile), la vie de celui-ci changea. Cousine Clara adorait tricoter et elle se mit à fabriquer toutes sortes de chandails à Lester. Ils étaient toujours différents, mais ils avaient un point commun : ils étaient épouvantables !
On rit devant la mine déconfite de Lester en chandail jaune à pompons violets, vert olive avec des boutons gigantesques ou turquoises avec des tas de manches. Lester est victime des moqueries de ses camarades et ne sait plus quoi faire, mais vous le savez, dans les histoires, à tout chose malheur est bon et bien sûr au final les chandails de Cousine Clara auront leur utilité.
Un livre plein d’humour et de poésie avec de belles illustrations.

CékikapétéCe matin, Titi se lève tôt, car y’a école. Il fait le chemin avec Max et Filou. Il fait encore nuit. De charmants petits bruits forment une mélodie qui accompagne leur marche. Quand tout à coup… Cékicékapété ?!
Voilà un album qui dès son titre nous annonce la couleur ! Antonin Louchard est parti d’une histoire drôle (plus ou moins connue) pour écrire cet album plein d’humour. On parle ici d’odeur, de bruit et de l’intérêt des pets. Le texte est poétique et bucolique, on a l’impression de lire une comptine, ce qui accentue le décalage et qui, forcément, fait encore plus rire !
Cékicékapété, une enquête explosive pleine d’humour !
Le même vu par Des livres, etc. et Enfantipages.

viiite !Viiite ! Petit dragon est pressé ! Et puis cette maman qui traîne, qui traîne… lui s’impatiente ! Viiite !!!! Bon, en même temps, y’a pas le feu non plus… Quoique…
Coralie Saudo et Nicolas Gouny signent un petit album au texte très court, mais terriblement efficace. La chute en fera rire plus d’un ! Les enfants se reconnaîtront dans ce petit dragon impatient, ils reconnaîtront leurs parents, jamais assez rapides.
Un petit album plein d’humour avec les super illustrations de Nicolas Gouny.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué des ouvrages de Christine Roussey (Wilo et Mi, la légende de La Grise, Le ventre de maman et Les cocottes à histoires), d’Antonin Louchard (La planète de la petite bête et La chanson de la Petite Bête), de Coralie Saudo (Mon monde de 1 à 1000 et bien plus encore…, À l’école des poussins !, Le vieux-vieux monsieur du 33e étage, Ca… caca… catastrophe !, Un pour tous, tous poussin, Et si je mangeais ma soupe ?, Au pied de ma lettre, Habille-toi, Zaza !, Ma classe de A à Z, Le petit pot de Zaza, Jour de grève chez les marmottes, Tout seul !, Tous ensemble !, S’échapper d’une île, 101 moutons au chomâge, Manolo, un boudeur de petit fantôme et Manolo, un cochon de petit fantôme) et Nicolas Gouny (Léopold le chevalier au mille-pattes, À cache-cache avec les contraires, À cache-cache avec les formes et les couleurs, Quand on sera grands, Le soleil sur la colline, Vacances à la ferme, Il était une fois… une grenouille, Il était une fois… un papillon, Paolo, La vérité sort toujours de la bouche des enfants, Meuh non ! Y’a pas que les vaches qui pètent qui polluent la planète, Jérôme, Amédée et les girafes et Fête d’anniversaire chez la famille Pompom). Retrouvez aussi nos interviews de Christine Roussey, de Coralie Saudo et de Nicolas Gouny.

Mon chien qui pue
de Christine Roussey
De la Martinière Jeunesse
11,90 €, 207×284 mm, 26 pages, imprimé en France, 2015.
Les affreux chandails de Lester
Texte de K.G. Campbell (traduit par Fanny Britt)
La Pastèque dans la collection Pamplemousse
15 €, 197×247 mm, 36 pages, imprimé en Malaisie, 2015.
Cékicékapété ?
d’Antonin Louchard
Éditions Thierry Magnier
12 €, 187×217 mm, 26 pages, imprimé en Italie, 2014.
Viiite !
Texte de Coralie Saudo, illustré par Nicolas Gouny
Frimoüsse dans la collection Tralala itou
11 €, 186×186 mm, 26 pages, imprimé en Lettonie, 2014.

À part ça ?

Personnellement, j’adore les livres de perles. On se rend compte de l’absurdité de certains écrits, de la bêtise de certains de nos congénères, de la poésie de certaines erreurs. Chez Larousse plusieurs petits livres sont sortis.
Les perles des examens et des concoursDans Les perles des examens et concours on va retrouver des extraits de copies d’écoliers et d’étudiants. On apprendra, par exemple, qu’un accouchement dure neuf mois, qu’on ignore l’auteur des fables de La Fontaine ou encore que l’Afrique du Sud a été créée par Nelson Mandela en 1815.
Les Perles des réclames publicitairesDans Les perles des petites annonces, on trouvera des plaques mortuaires (cause changement de testament), une encyclopédie complète « pour décorer », une paire de chaussures dont un pied est en 42 et l’autre en 44 ou encore une machine à café qui ne chauffe pas (mais il vous suffira de  mettre ensuite votre café au micro-ondes). On y trouve aussi des annonces matrimoniales et des annonces d’emploi.
Les perles des décisions de justiceC’est surtout d’emploi qu’il est question dans Les perles des décisions de justice. Moins drôle que les deux précédents mais souvent complètement absurde comme lorsqu’on signale que le fait qu’il soit endetté n’est pas suffisant pour licencier un salarié travaillant dans une banque ou flippant quand une décision explique que c’est considéré comme une faute grave de l’employeur le fait d’enfermer volontairement un employé dans un réfrigérateur.
Les Perles des réclames publicitairesDans Les perles des réclames publicitaires, on trouve ces vieilles publicités désuètes qui nous proposent une purge (grâce à la limonette), de grandir rapidement (grâce à l’institut français de physiothérapie) ou encore, bien sûr, de se cultiver pour faire honneur à son mari. C’est un peu dommage que la plupart du temps ce soit des retranscriptions écrites et non des images (comme dans Les pubs que vous ne verrez plus jamais chroniqué ici) mais on va sourire, s’indigner et ne pas regretter le bon vieux temps grâce à ce petit livre.
Les perles des services publicsOn termine avec Les perles des services publics, un des plus drôles de la série. Déclarations aux assurances (« En se relevant, le cycliste n’a formulé aucune déclaration intéressante au sujet de la collision. Il se contentait de répéter « Aïe, aïe, aïe » sur tous les tons »), rapports de police (« dès que l’homme fut abattu, nous avons pu procéder à son interrogatoire »), échanges avec la sécurité sociale (« Pour le traitement informatique des formulaires, votre sexe ne doit pas dépasser de la colonne ») ou les impôts (« Merci de joindre la photocopie de vos enfants ») et enfin des phrases prononcées au tribunal (« mon client a été plumé colle un lapin»). De quoi là aussi, bien rire.
Ces 5 petits livres vous feront passer de bons moments !
Les perles des examens et des concours, Les perles des réclames publicitaires, Les perles des décisions de justice, Les perles des petites annonces et Les perles des services publics, 5,90 € (chacun), Larousse.

Gabriel

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Chronique québécoise

Par 12 août 2014 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, un appel est lancé à acheter des livres québécois, j’ai décidé de vous parler de trois ouvrages qui viennent de chez nos cousins d’outre-Atlantique.

Le grand AntonioIl est grand, il est fort, il est connu pour ça. Il s’appelle Antonio Barichievich, mais on l’appelle le Grand Antonio. Cet homme hors du commun est né en Yougoslavie et à douze ans il pouvait déraciner un arbre sans les mains, avec son cou ! Il est arrivé au Canada quand il avait vingt ans. Un homme d’un mètre quatre-vingt-treize ne passe pas inaperçu et quand il va magasiner il vaut mieux que la boutique du dépanneur soit bien remplie ! Il peut avaler jusqu’à vingt-cinq poulets entiers en un seul repas ! Il faut bien entretenir ses 210 kilos ! Antonio est connu pour sa force, il peut tirer un train de quatre cent quarante-trois tonnes sur une distance de 20 mètres ! Quel homme ce Grand Antonio !
Élise Gravel nous raconte l’histoire vraie du Grand Antonio, cet homme extrêmement fort qui a marqué le Québec et qui est mort en 2003. L’album est bien entendu plein d’humour (on aime Élise Gravel pour ça), mais il est aussi très tendre, il rend parfaitement hommage au vrai Antonio.
Que l’on connaisse ou pas ce personnage légendaire, voici un album attachant, tendre et plein d’humour signé par une des plus talentueuses illustratrices québécoises.

MartinM. Flux vivait dans un quartier qui avait horreur du changement, là-bas il fallait que tout soit carré, planifié, sans surprise. Seulement un jour, un certain Monsieur Flux, qui se déclarait artiste, vint emménager là. Monsieur Flux n’était absolument pas prévisible… Alors que toutes les maisons de la rue étaient carrées et toutes identiques, la sienne ne ressemblait à rien de connu et dans le jardin on pouvait y voir des choses étranges. Un jour où Marin passait devant il vit un carton qui appartenait à cet étrange voisin et décidât de le lui rapporter. Ce fut le début d’une nouvelle vie pour le petit garçon… et pour le quartier.
Là aussi, derrière Monsieur Flux il y a une histoire vraie. Le personnage est inspiré de George Maciunas et l’histoire évoque le mouvement Fluxus. L’album est surtout un superbe hommage à l’art ! Ici, on se rend compte de l’importance des artistes qui rajoutent un grain de folie dans nos vies, qui rendent nos vies moins monotones. On parle aussi du rejet face à la différence, de la peur que peuvent susciter les gens un peu farfelus.
Un très bel ouvrage tant dans les illustrations que dans ce qu’il nous raconte.

IlAmi pour-tout-toujours aimerait encore jouer avec son chien, qu’il coure encore après le ballon. Seulement son chien est vieux et fatigué, il ne bouge plus beaucoup. Que voit-il avec ses vieux yeux plissés ? Pense-t-il à avant ? Est-il nostalgique ? Se souvient-il quand il l’a tiré de la gadoue et quand ils couraient ensemble derrière le camion de papa ?
Ami pour-tout-toujours est une magnifique histoire sur un sujet assez rare dans la littérature jeunesse : la vieillesse des animaux. Nos chiens et chats vieillissent plus vite que nous et bien souvent nos enfants les voient vieillir, devenir séniles puis mourir. Or autant on parle souvent de la mort des animaux de compagnie dans la littérature jeunesse, autant la période qui précède c’est une chose assez rare. Ici, c’est fait avec beaucoup de justesse, beaucoup de tendresse. Les illustrations de Pierre Pratt sont vraiment belles.
Un album fort et vraiment réussi sur l’amitié entre un enfant et un animal.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué des ouvrages d’Élise Gravel (Adopte un Gurb !, Le rat et La limace) et de Pierre Pratt (GustaveLa lune voleuse et Le géant de la forêt).
Et je vous propose une petite sélection d’ouvrage québécois que j’aime particulièrement (en cliquant sur les titres vous arrivez sur les chroniques) : Dugenou, Croque et Les malheurs du lion (400 coups), Tout seul !, Tous ensemble ! et À l’école des poussins (400 coups), Léo et les presqu’iles (La montagne secrète), Un cadeau pour Sophie (La montagne secrète), Mingan, mon village (Les éditions de la bagnole), J’ai un bouton sur le bout de la langue (La montagne secrète), Contes traditionnels du Canada (Planète Rebelle), Pierre et le pialeinoPierre et Clara, Pierre et les voyous et Pierre traqué par le trac (Planète Rebelle),  Joseph Fipps (La Pastèque), Le lion et l’oiseau (La pastèque), C’est ma journée, mon imagier, C’est les vacances, mon imagier et C’est à moi, mon imagier (Éditions de la Bagnole), Fatoumata (Planète Rebelle) et Gustave (La Pastèque).

Le Grand Antonio
d’Élise Gravel
La pastèque dans la collection Pamplemousse
14 €, 199×248 mm, 60 pages, imprimé en Malaisie, 2014.
M. Flux
Texte de Kyo Maclear, illustré par Matte Stephens
La Pastèque dans la collection Pamplemousse
14 €, 199×249 mm, 32 pages, imprimé en Malaisie, 2014.
Ami pour-tout-toujours
Texte de Kari-Lynn Winters (traduit par Jennifer Couëlle), illustré par Pierre Pratt
Planète Rebelle
262×234 mm, 36 pages, imprimé au Canada chez un imprimeur éco-responsable, 2014.

À part ça ?

Quand on me dit Québec, je pense à Pierre Lapointe, un chanteur que j’aime énormément. Cet été on peut l’entendre tous les matins sur France Inter dans une émission appelée Les petites morts… et c’est très bon !

Gabriel

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Mon ami est parti…

Par 17 février 2014 Livres Jeunesse

Mon ami est parti
Est parti pour toujours
Mais moi je suis en vie
Fais battre ton tambour
(…)
Je sens les larmes qui montent
Mais je vais pas pleurer
Je sens ma peine qui gronde
Je vais la chanter
Fais battre ton tambour, Emily Loizeau

GustaveGustave n’est plus là. Cette petite souris sait qu’il ne jouera plus avec lui, qu’il ne lui dira plus bonne nuit. Le chat l’a mangé, sa maman les avait pourtant prévenus de ne pas aller jouer si loin. Maintenant, c’est trop tard, Gustave n’est plus là.

Gustave est un livre sombre, très sombre… dont la fin surprend. Même si cette petite souris vit un vrai drame, ce n’est pas le drame que l’on croit (je n’ai pas envie de vous révéler la chute). Gustave est un album magnifique, très graphique qu’il est difficile de décrire. Un album à l’atmosphère pesante, voire oppressante dont la fin est lumineuse, une belle porte de sortie vers un avenir plus joyeux. Un véritable petit bijou.
Le même vu par Enfantipages.

Le bonhomme et l'oiseauC’est l’hiver, un petit oiseau perdu ne sait où se réchauffer jusqu’à ce qu’il rencontre un bonhomme de neige. Celui-ci prend pitié et héberge le volatile déplumé au chaud de son écharpe. Entre les deux naît une amitié. L’oiseau raconte ses voyages, le bonhomme de neige a envie que lui poussent des ailes. L’oiseau réchauffe le cœur du bonhomme de neige, et celui-ci aide l’oiseau à se remettre. Mais l’hiver finit, et forcément le bonhomme commence à fondre…

Le bonhomme et l’oiseau est encore un magnifique texte d’Alice Brière-Haquet, un texte plein de poésie (ce qui est une habitude avec cet auteur). On parle ici de l’amitié, d’entraide, mais aussi du temps qui passe (la vie, les saisons…), du moment où il faut dire au revoir à ceux qu’on aime, des souvenirs qu’il nous reste d’eux (ici, un arbre poussera de la branche du bonhomme de neige). Les illustrations de Clotilde Perrin accompagnent à merveille les mots d’Alice Brière-Haquet, l’illustratrice ajoute même des personnages secondaires (des enfants au début et à la fin de l’histoire). Encore un bien bel album signé par un des auteurs jeunesse qui, décidément, me touchent le plus.

Tu vivras dans nos coeur pour toujoursRenard a bien vécu, une vie heureuse avec les autres animaux. Maintenant, il est fatigué, il s’allonge et s’endort, pour toujours. Ses amis se rassemblent autour de lui, ils sont tristes, ils ont le cœur lourd. Mais quand tous commencent à évoquer leurs souvenirs heureux avec Renard, ils se sentent un peu moins tristes, même si les larmes montent.

Très belle histoire, ici aussi, que celle de ce renard dont on évoque le souvenir au moment de sa mort. Les moments heureux doivent prendre le pas sur la douleur, tour à tour chacun se remémore un moment passé avec cet ami qui les quitte aujourd’hui. La neige recouvre petit à petit le corps et à la place du renard poussera un arbre, un arbre frémissant de vie qui leur servira de nid, d’abri… Ainsi Renard restera toujours près d’eux. Une très belle évocation, très poétique, de la mort et du deuil.

Quelques pas de plus…
Même si je ne trouve pas que ça soit une chronique sur la mort, retrouvez tous les livres que nous avons chroniqué sur ce sujet sur notre fiche thématique.
Nous avons déjà chroniqué des ouvrages de Pierre Pratt (La lune voleuse et Le géant de la forêt), Alice Brière-Haquet (Rouge !Mon voyage en gâteau, MélinaPierre la Lune, Mademoiselle Tricotin, Une vie en bleu, Aliens mode d’emploi, Dis-moi l’oiseau, Le peintre des drapeaux, Paul, A quoi rêve un pissenlit ? et Perdu !), Clotilde Perrin (L’ogre bouquiniste) et Britta Teckentrup (Monsieur Lion chez le coiffeur). Retrouvez aussi notre interview d’Alice Brière-Haquet.

Gustave
Texte de Rémy Simard, illustré par Pierre Pratt
La Pastèque dans la collection Pamplemousse
15,60 €, 191×241 mm, 56 pages, imprimé en Malaisie, 2013.
Le bonhomme et l’oiseau
Texte de Alice Brière-Haquet, illustré par Clotilde Perrin
Père Castor
10,50 €, 195×240 mm, 24 pages, imprimé en France, 2014.
Tu vivras dans nos cœurs pour toujours…
Texte de Britta Teckentrup (traduit par Rose-Marie Vassalo)
Larousse
12,90 €, 245×245 mm, 32 pages, imprimé en Chine, 2013.

A part ça ?

Régalez-vous en regardant ces deux courts métrages faits par des classes : Le gardien des secrets et Je suis différent, et alors ? (qui a remporté un prix international).

Gabriel

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