La mare aux mots
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Papa absent

Beaux albums

Par 13 juin 2016 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, je vous propose une petite sélection de beaux albums. Il sera question de création, d’enfant né dans une pêche, de père absent, de solidarité familiale et d’un pantin de bois.

Les yeux d’Otonashi
Texte d’Isabelle Wlodarczyk, illustré par Sacha Poliakova
Didier Jeunesse
14,20 €, 247×312 mm, 40 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2016.
La légende de Momotaro
Texte de Margot Remy-Verdier, illustré par Paul Echegoyen
Marmaille & Compagnie
15 €, 247x327mm, 44 pages, imprimé en Union Européenne chez un imprimeur éco-responsable, 2016.
Toc Toc Toc. Papa, où es-tu ?
Texte de Daniel Beaty (traduit par Véronique Mercier-Gallay), illustré par Bryan Collier
Little Urban
10,50 €, 225×290 mm, 32 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2016.
Félicien et son orchestre
Texte de Sébastien Pérez, illustré par Étienne Friess
Éditions Margot
19,90 €, 250×365 mm, 44 pages, imprimé en France, 2015.
Les aventures de Pinocchio
Texte de Carlo Collodi (traduit par Nathalie Castagné), illustré par Roberto Innocenti
Gallimard Jeunesse
25,40 €, 214×288 mm, 192 pages, imprimé en Chine, 2015.

 

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Tendresse et humour

Par 1 mai 2015 Livres Jeunesse

La poupée de Ting-TingTing-Ting a une poupée, une poupée qui lui ressemble. C’est ce que lui a dit son père en la lui offrant. Mais un matin, la petite fille ne trouve plus la poupée. Peut-être l’a-t-elle laissée au champ, où elle était la veille. Mais sur place il n’y rien. Et soudain, Ting-Ting revoit ce qu’il s’est passé, elle a posé sa poupée sur l’établi. Elle est donc certaine que sa mère l’a prise, avec les autres, pour les vendre au marché.
Beaucoup de délicatesse, tant dans le texte que dans les illustrations, dans La poupée de Ting-Ting. L’album est riche par ce qu’il aborde (avec les mots ou par les non-dits) : complicité entre la petite fille et sa grand-mère, transmission, absence du père, communion avec la nature… Et les choses sont dites avec beaucoup de finesse, de poésie. Certaines illustrations de Régis Lejonc sont absolument sublimes (d’autres m’ont moins charmé).
Un bel album riche en émotion.
Le même vu par Enfantipages, Chez Gaëlle la libraire et Les lectures de Liyah.

Les pyjamasques et le robot blizzardAttention, les pyjamasques sont de sortie ! Sauf qu’être un superhéros c’est super… quand il y a des méchants… et là, il ne se passe pas grand-chose ! Nos héros décident de trouver à tout prix quelqu’un à combattre, mais ce n’est pas forcément une bonne idée…
On aime la tendresse des albums des Pyjamasques. Leur côté superhéros qui doivent se coucher tôt parce que demain il y a école. Les héros de Romuald nous font vraiment penser aux enfants avec leurs jeux, leur imagination, leur mauvaise foi… et c’est ça qui fait qu’on les aime.
Un nouvel épisode d’une série qui plaît beaucoup aux enfants.

moi d'abordMoi d’abord ! Voilà ce que hurle le petit canard quand la maman propose à ses petits d’aller dehors. Puis quand elle évoque une partie de pêche à la ligne, on entend encore le même cri, Moi d’abord ! Au moment de passer à table, c’est reparti ! Mais pas sûr que le petit canard ait toujours envie d’être le premier…
Beaucoup d’humour dans Moi d’abord ! mais on sait qu’avec le duo Michaël Escoffier/Kris Di Giacomo on est jamais déçu à ce niveau-là (et à aucun niveau, d’ailleurs). Les enfants qui veulent toujours être les premiers risquent de beaucoup aimer ce petit héros et tout le monde va se poiler devant la chute irrésistible.
Un album vraiment drôle signé par un duo qui fonctionne décidément à merveille.
Le même vu par La littérature de Judith et Sophie et La soupe de l’espace.

Moussy et le tas de l'OpéraPendant que ses amies achètent les derniers vêtements à la mode, Moussy rêve en regardant les magazines. Notre petite souris n’a pas les moyens de dépenser autant dans les boutiques. Elle est même victime des railleries, on se moque de ses vêtements rapiécés. Pourtant, un jour les choses changent et tout le monde est jaloux de Moussy !
Moussy et le tas de l’Opéra c’est un album pour parler du recyclage et de l’anticonsumérisme qu’on avait déjà chroniqué (ici), mais Nathalie Infante ressort son album (réécrit et redessiné) dans un format plus classique (l’album original était une histoire à déplier). On parle donc ici du bonheur de créer, de faire du neuf avec du vieux, de moins consommer.
Un album plein d’humour pour apprendre à ne plus gaspiller.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué des ouvrages de Ghislaine Roman (Contes d’un roi pas si sage), de Régis Lejonc (L’Ogre Babborco, Ianos et le dragon d’étoiles, La boîte à joujoux, Loup ?, La mer et lui, Le petit chaperon rouge ou La petite fille aux habits de fer blanc et Obstinément Chocolat), de Romuald (Les pyjamasques et le croque-chaussettes), de Michaël Escoffier (On verra demain, La maîtresse vient de Mars, 20 bonnes raisons d’aller à l’école, Le moustoc, 20 bonnes raisons de croire au Père Noël, Ouvre-moi ta porte, Le chevalier noir, L’anniversaire, La croccinelle, Le ça, Tous les monstres ont peur du noir, Trois petits riens, Le jour où j’ai perdu mes super pouvoirs, Zizi, Zézette, mode d’emploi, Le grand lapin blanc, Vacances à la ferme, Bonjour FacteurLa plume, Sans le A et Bonjour Docteur), de Kris di Giacomo (On verra demain, L’anniversaire, Trois petits riens, Sans le A, Le jour où j’ai perdu mes supers-pouvoirs, Prune cherche son style, Prune et la colo d’enfer, Quand le loup a faim, Prune : la grosse rumeur, Prune : le fils de la nouvelle fiancée de papa, et Prune et l’argent de poche) et de Nathalie Infante (Moussy & Le fantôme de l’opéra, Moussy la souris petit rat, Jeu de piste à Londres, Moussy, danseuse de balai, Marmottos seule contre le yéti, Moussy le petit tas de l’opéra et Une drôle de fourmilière). Retrouvez aussi nos interviews de Michaël Escoffier, de Kris di Giacomo et de Nathalie Infante.

La poupée de Ting-Ting
Texte de Ghislaine Roman, illustré par Régis Lejonc
Seuil Jeunesse
15 €, 296×273 mm, 40 pages, imprimé en France, 2014.
Les Pyjamasques et le robot-blizzard
de Romuald
Gallimard Jeunesse Giboulées dans la collection Les Pyjamasques
6,50 €, 215×255 mm, 36 pages, imprimé en Chine, 2015.
Moi d’abord !
Texte de Michaël Escoffier, illustré par Kris Di Giacomo
Éditions Frimousse
13 €, 252×207 mm, 24 pages, imprimé en Malaisie, 2010.
Moussy et le tas de l’opéra
de Nathalie Infante
Les éditions Marie-Louise
15 €, 265×190 mm, 28 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2014.

À part ça ?

Comme tous les mois, nous vous donnons nos coups de cœur du mois qui se termine. En avril, c’était donc, pour moi : Même les princesses pètent d‘Inlan Brenman et Magali Le Huche (p’titGlénat), Je suis un lion d’Antonin Louchard (Seuil) et Jasmine le concours de flaques d’eau de Guillaume et Thomas Bianco (p’titGlénat),  pour Marie : Le Kojiki, demande à ceux qui dorment de Yan Allegret et Carla Talopp (Gallimard Jeunesse Giboulées), pour Laura : Qui met les animaux au lit de Mij Kell et Holly Clifton-Brown (Gautier Languereau) et pour Marianne : La baleine du bus 29 de Christine Beigel et Alessia Bravo (Motus).
Retrouvez nos coups de cœur des mois précédents sur le blog, sur Facebook (ici pour les albums et pour les romans) et sur Pinterest (ici pour les albums et pour les romans).

Gabriel

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C’est la famille !

Par 6 mars 2015 Livres Jeunesse

Et si l’on parlait de la famille ?

Coeur élastiqueUne famille, ça commence souvent par de l’amour. Deux êtres s’aiment, un enfant naît. Un enfant dont le prénom a été choisi avec amour. Un enfant qui sera parfois le portrait de ses parents… parfois totalement différent. Qu’il soit l’aîné ou l’un des suivants, il sera aimé tout autant… un cœur c’est élastique !
On parle des parents, des enfants, des grands-parents, des cousins et des cousines… dans Cœur élastique d’Anne-Claire Lévêque et Arianna Tamburini. On parle de la famille et du bonheur qu’elle procure. Alors bien sûr ici tout est positif, la famille c’est que de l’amour et des bons moments. C’est forcément un papa et une maman, des grands-parents encore en vie, des tonnes de cousins et plus tard « les petits devenus grands, ont à leur tour, des enfants ». Même si l’on peut regretter cette version très caricaturale de la famille, Cœur élastique reste un album plein de poésie (notamment grâce aux belles illustrations d’Arianna Tamburini) et de douceur.
Cœur élastique, pour rappeler que l’amour ne se divise pas.
Des extraits sur le site de l’éditeur et le même vu par Les lectures de Liyah.

9782246787259-X_0Un futur bébé et un futur grand frère s’écrivent. L’un, dans le ventre de sa mère, s’interroge sur le monde et dit sa hâte de rencontrer son aîné. L’autre, raconte sa vie pas toujours rose et explique qu’il se passe très bien de lui. L’un aime celui qu’il va rencontrer, espère qu’il sera son guide. L’autre a déjà peur de ne plus être le centre du monde.
Lettres à mon cher petit frère qui n’est pas encore né est un album épistolaire plein d’humour et de tendresse. Avec beaucoup d’originalité, Frédéric Kessler parle de la crainte des aîné-e-s en voyant arriver les petits frères et les petites sœurs et de la fascination qu’éprouvent ces dernier-e-s pour leurs aîné-e-s. Bien entendu, la rencontre sera belle, le grand finalement pas si mécontent. Le texte est illustré par des dessins aux allures rétro.
Un très bel album sur l’arrivée d’un petit frère ou d’une petite sœur.

SOEURS MODE D EMPLOIUne sœur, ce n’est pas évident à comprendre, heureusement voici un guide pour vous aider ! Vous y apprendrez qu’une petite sœur c’est souvent bruyant et que ça mord parfois. Vous saurez comment les bloquer pour pouvoir les chatouiller (et où les parquer quand y’en a marre). Vous allez apprendre que ça fait beaucoup de bêtises… mais qu’au fond ce n’est pas si nul.
Sorti en Angleterre sous le titre A Guide to Sisters, voici que sort en France Sœurs mode d’emploi traduit par Aliyah et la pétillante Susie Morgenstern. C’est drôle et tendre, piquant et poétique. On parle autant des agacements que des moments de complicité. Les illustrations ont également ce côté tendresse sans mièvrerie.
Un super guide pour comprendre les sœurs et savoir comment s’en servir.
Le même vu par Enfantipages.

Raconte encore grand-mère !Depuis que son grand-père est parti, sa grand-mère habite avec eux. Parfois, elle entend ses parents dire que sa grand-mère ne sourit plus, qu’elle est devenue vieille, elle, elle sait que c’est faux. Elle la voit rire et faire des farces comme quand par exemple elle fait semblant de ne plus la reconnaître. Elle écoute ses histoires en sachant que même le jour où elle ne sera plus là, elle sera encore dans sa tête.
Raconte encore grand-mère ! est un très bel album sur les grands-parents, sur la relation entre eux et leurs petits-enfants, sur la transmission. L’histoire n’a rien d’original, elle nous a même été racontée très souvent, mais les mots de Marido Viale nous touchent et les illustrations de Xavière Broncard sont superbes.
Un album qui nous donne envie de demander encore et encore à nos grands-mères de nous raconter des histoires, leur histoire.
À noter : le livre existe aussi en arabe.
Des extraits sur le site de l’éditeur.

RéunisSon papa ne rentre pas très souvent à la maison. Il construit de grands immeubles, loin. Une fois par an il est avec eux, au moment du Nouvel An… et c’est aujourd’hui.
C’est encore un très bel album que nous proposent les éditions HongFei. Un album extrêmement poétique et plein de tendresse sur la relation entre une petite fille et son père qu’elle ne voit pas souvent. L’histoire se passe en Chine, mais elle pourrait se passer en France, le papa pourrait être tout simplement marin, militaire ou prisonnier. On parle ici aussi de la transmission, du bonheur d’être ensemble, de l’amour, de la famille. On parle aussi du Nouvel An chinois et des traditions qui l’accompagnent.
Un album plein de tendresse sur la joie d’être réunis.
À noter : l’album original a été désigné « meilleur album » par un prestigieux prix chinois.
Des extraits sur le site de l’éditeur.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué d’autres livres d’Anne-Claire Lévêque (La pluie et le beau temps et Le p’tit déjeuner), d’Arianna Tamburini (Mon alphabet zinzin des animaux du zoo, Marguerite, la vache jongleuse, Alain, le lapin magicien, Hector l’éléphant funambule et Ernesto le coq acrobate) et Frédéric Kessler (Le doudou-qui-parle et L’album de famille). Retrouvez aussi notre interview d’Arianna Tamburini.

Cœur élastique
Texte d’Anne-Claire Lévêque, illustré par Arianna Tamburini
Les Éditions du Ricochet dans la collection Les canoës du ricochet
11 €, 225×225 mm, 30 pages, imprimé en Pologne, 2014.
Lettres à mon cher petit frère qui n’est pas encore né
Texte de Frédéric Kessler, illustré par Alain Pilon
Grasset Jeunesse
13,90 €, 210×175 mm, 32 pages, imprimé en Espagne, 2015.
Sœurs mode d’emploi
de Paula Metcalf et Suzanne Barton (traduit par Aliyah et Susie Morgenstern)
De la Martinière Jeunesse
12,90 €, 240×275 mm, 32 pages, imprimé en Chine, 2014.
Raconte encore grand-mère !
Texte de Marido Viale, illustré par Xavière Broncard
Samir
11 €, 190×260 mm, 36 pages, imprimé au Liban, 2014.
Réunis
Texte de Yu Liqiong (traduit par Chun-Liang Yeh), illustré par Zhu Chengliang
HongFei dans la collection Vent d’Asie
14,50 €, 258×290 mm, 35 pages, imprimé en République Tchèque, 2015.

À part ça ?

Les 10 Bienfaits de la Lecture : Pourquoi Vous Devriez Lire Tous les Jours.

Gabriel

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… et un peu d’imagination…

Par 2 février 2014 Livres Jeunesse

Parfois, il faut fuir, c’est nécessaire et quand on est enfant il est difficile de prendre sa valise et de partir alors on part dans un monde fabuleux appelé Imaginaire. Les trois albums du jour (et même le À part ça ?) rendent hommage à ce beau pays.

Je n'ai pas fait mes devoirs parce que...Il aurait bien aimé faire ses devoirs ce petit garçon sauf qu’il a une vie incroyable ! Un avion avec des centaines de singes a atterri dans son jardin, son quartier a été envahi par des reptiles géants, lui et son frère ont été kidnappés par un cirque… et tant d’autres choses encore. Vous imaginez, vous, faire vos devoirs dans de telles conditions ?

Davide Cali et Benjamin Chaud, déjà on se réjouit… et l’on a raison ! Je n’ai pas fait mes devoirs parce que… rassemble donc une vingtaine de prétextes trouvés par le héros de l’histoire pour répondre à la maîtresse qui lui demande la raison de ce devoir non rendu. On rit, on sourit devant ce déluge de raisons plus abracadabrantes les unes que les autres. Benjamin Chaud illustre avec humour cette liste surréaliste et bourre ses dessins de détails et de clins d’œil. Un petit livre drôle et poétique à l’édition particulièrement soignée (comme toujours chez Hélium).
Des extraits sur un blog consacré à l’album.
Le même vu par Dans la bibliothèque de Noukette.

Mon ami imaginaireDepuis que son papa est parti à la guerre, Tom écrit à un ami. Il lui raconte sa vie avec sa mère, son espoir de revoir son père, des anecdotes de son quotidien. Son ami lui répond toujours, lui envoie parfois des petits cadeaux. C’est une belle relation entre Tom et son ami imaginaire…

Laurie Cohen signe là un texte fort, parfaitement mis en image par Sandrine Kao. Toutes les deux ont réussi à faire de Mon ami imaginaire un ouvrage fin, délicat, poétique tant dans le texte que dans les illustrations. Laurie Cohen écrit avec des mots d’enfants le quotidien de ce petit garçon qui voit sa mère pleurer et qui espère le retour de son père. Sandrine Kao l’illustre avec une infinie délicatesse. Bref (alors que, je ne vais pas m’en cacher, je ne suis pas toujours fan des textes de Laurie Cohen et des illustrations de Sandrine Kao), j’ai été extrêmement touché par cet album sensible et délicat.
Voir des extraits en ligne.
Le même vu par Le tiroir à histoires.

L'étrange histoire de Pétula-Élisabeth ArtichautUne grande danseuse de renom et un bossu s’aimaient. Personne ne comprenait cet amour et ils avaient dû fuir pour vivre loin des autres. Là était née Pétula-Élisabeth Artichaut, une petite fille minuscule. Le bonheur fut de courte durée puisque son père mourut, il fallut donc revenir vivre en ville. Pour son septième anniversaire, Pétula-Élisabeth reçut une lettre que son père lui avait écrite avant sa mort. Une lettre qui contenait un rêve… ce fut le départ d’une aventure pour la jeune fille.

Alors bien sûr, cette fille qui part dans un autre monde, on pense forcément à Alice au pays des merveilles (même si ce n’est quand même pas la seule histoire du genre !). Pétula-Élisabeth fuit dans des mondes rêvés où elle rencontre des créatures rassurantes. Et, même si je n’ai pas toujours réussi à rentrer dans l’univers de ce livre, j’ai vraiment accroché sur la dernière phrase qui demande aux enfants de ne pas chercher où se trouve le petit monde de Pétula-Élisabeth, mais de chercher plutôt le leur. Les illustrations de Kabuki ont un côté manga très acidulé, le monde qu’elle dessine, les personnages, les couleurs utilisées… collent parfaitement avec les mots d’Amélie Billon-Le Guennec. On est très loin, visuellement, de l’album précédent, certains préféreront le côté mélancolique de Sandrine Kao, d’autres le côté explosion de couleurs de Kabuki
Voir des extraits en ligne.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué des ouvrages de Davide Cali (Super Potamo et Bons Baisers ratés de Paris), Benjamin Chaud (L’alimentation – Pourquoi on ne mange pas que des frites ?), Laurie Cohen (À la campagne, Ma maison du bout du monde, Si petit, Si grand, Et toute la ville s’éveille, Est-ce que vous m’aimerez encore…?, Dans le ventre de maman et Ma voisine est une sorcière), Sandrine Kao (Comme deux confettis, Le banc, Les larmes de Lisette, et Des crêpes à l’eau) et Amélie Billon-Le Guennec (Tais-toi !, Le secret de Madame Tannenbaum, Bonne nuit Eddie et Eulalie de la grande rêverie). Retrouvez aussi nos interview d’Amélie Billon-Le Guennec et de Sandrine Kao.

Je n’ai pas fait mes devoirs parce que…
Texte de Davide Cali, illustré par Benjamin Chaud
Hélium
12,50€, 150×200 mm, 40 pages, imprimé en Chine chez un imprimeur éco-responsable, 2014.
Mon ami imaginaire
Texte de Laurie Cohen, illustré par Sandrine Kao
Philomèle
15€, 200×250 mm, 48 pages, imprimé en Bulgarie, 2013.
L’étrange histoire de Pétula-Élisabeth Artichaut
Texte d’Amélie Billon-Le Guennec, illustré par Kabuki
Des ronds dans l’O
16,50€, 226×301 mm, 34 pages, imprimé en France, 2013.

À part ça ?

bonbek 10Le dernier numéro de Bonbek est sorti ! Connaissez-vous ce magazine ? C’est une revue avec un beau papier (on est proche de l’album) qui contient une grande histoire, des jeux et des loisirs créatifs. Pour ce dernier numéro, l’imaginaire est aussi au rendez-vous puisque l’histoire (signée Alex Cousseau et Nathalie Choux) nous parle de deux enfants qui décollent tellement de terre qu’on leur attache le pied avec une ficelle pour ne pas les perdre. Et c’est justement dans le ciel qu’ils vont se rencontrer. Là aussi, c’est une histoire extrêmement poétique. Ensuite, on va fabriquer une cocotte (ou salière, vous savez le truc où l’on glisse les doigts dedans puis on demande aux copains-copines de dire un chiffre puis de choisir un des volets… ok si vous n’avez rien compris allez voir ) pour poser des questions à ses ami-e-s (et ainsi mieux les connaître), on va transformer des légumes en personnages (en dessin), faire des bonshommes en tomate (ok, ce n’est pas la saison on attendra) et mozzarella. Mais on va aussi trouver ici des coloriages, des BD, un jeu des sept différences et un jeu de sept familles (aux illustrations modernes) à découper. Un très chouette magazine (juste un peu cher), imprimé sur un beau papier et avec plein de super trucs dedans !
Feuilletez-le en ligne.

Bonbek, numéro 10. 9,50€, imprimé en Espagne chez un imprimeur éco-responsable.

Gabriel

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Acheter des souvenirs et jouer au foot avec un robot… Au-delà du réel !

Par 5 octobre 2013 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, je vous présente deux histoires fantastiques !

le marchand de souvenirsUn nouveau magasin vient d’ouvrir près de chez Antoine. Un magasin de souvenirs. Vous pensez immédiatement aux aimants de lieux touristiques, aux nappes provençales et aux boules à neige ? Raté ! Ce marchand propose réellement des souvenirs, pour vous permettre de vivre des moments que vous n’avez pas vécus. Alors Antoine choisit, d’abord sceptique, des souvenirs de vacances à la plage où sa mère ne l’emmène jamais. Puis de son père, qu’il n’a jamais connu… Jusqu’où le mèneront ces morceaux de vie rêvée ?

Fou n’est-ce pas ? Mais tellement fort ! En une soixantaine de pages Ghislaine Biondi nous plonge dans une très belle histoire, pleine de poésie et d’émotion. Cette idée de marchands de souvenirs est vraiment une belle manière de mettre en scène les rêves les plus fous du petit garçon, et de sa maman, duo fort mais sensible. Et en même temps, voilà un récit qui pose de nombreuses questions sur les liens familiaux, la famille monoparentale, et surtout le pouvoir de l’imagination ! Et vous, qu’iriez-vous chercher dans un magasin de souvenirs ?

zqwick le robotTitus est d’humeur maussade. Il démarre l’année scolaire sans Pacôme, son meilleur ami, qui a déménagé, et sa nouvelle maîtresse n’est pas des plus aimables. Papyrus, son grand-père, lui fabrique alors un petit androïde, Zqwick, prévu au départ pour rendre de menus services. Titus s’y attache immédiatement, mais se rend compte rapidement que le robot ne partage pas vraiment ses centres d’intérêt. Alors, il lui apprend patiemment à jouer au foot, aux cartes, ou bien à voler, pour que ce soit un peu plus drôle. Alors quand Pacôme revient pour les vacances, les deux garçons s’amusent beaucoup de leur compagnon technologique. Jusqu’au moment où la machine s’enraye… Les deux garçons trouvent alors de nouvelles occupations, et se rendent compte que finalement, une machine ne peut jamais remplacer tout à fait un véritable ami !

Thème classique des histoires fantastiques, le lien entre les humains et les machines de plus en plus sophistiquées est abordé en profondeur par Isabelle Jarry, qui nous présente une forte histoire d’amitié. Zqwick est attachant, et Titus, qui se sent abandonné par son ami, s’en remet à cette machine, qui plus est offerte par son grand-père, avant de prendre conscience que ça ne fait pas tout ! Zqwick le robot est un beau roman (avec quelques jolies illustrations colorés d’Aurore Callias) plein de malice, qui devrait ravir les jeunes lecteurs amateurs d’inventions et de technologie !

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué un autre livre de Ghislaine Biondi : Amaia cherche une grand-mère.

Le marchand de souvenirs
de Ghislaine Biondi
Oskar
6,95 €, 115 x 170 mm, 59 pages, imprimé en Europe, 2013
Zqwick le robot
Texte d’Isabelle Jarry, illustré par Aurore Callias
Gallimard Jeunesse Giboulées
15 €, 155 x 218 mm, 126 pages, imprimé en France, 2013

A part ça ?

Un petit site animé très bien fait pour découvrir les œuvres du musée d’Orsay ? C’est 1 minute au musée, c’est drôle et instructif !

Marianne

 

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