La mare aux mots
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Papa solo

Romans venus de Suède

Par 8 avril 2016 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, je vous propose une longue chronique de romans venus de Suède, une chronique commencée l’été dernier, alors que j’étais dans la magnifique ville de Stockholm et que j’ai terminée il y a quelques jours avec le dernier tome des cousins Karlsson qui vient de sortir.

Mère forte à agitée
de Jenny Jägerfeld (traduit par Agneta Ségol et Marianne Ségol-Samoy)
Thierry Magnier
17,50 €, 140×220 mm, 363 pages, imprimé en France, 2015.
Fifi Brindacier
Texte d’Astrid Lindgren (traduit par Alain Gnaedig), illustré par Ingrid Vang Nyman
Hachette Jeunesse
10 €, 150×207 mm, 125 pages, imprimé en Espagne, 2013.
Fifi Princesse
Texte d’Astrid Lindgren (traduit par Alain Gnaedig), illustré par Ingrid Vang Nyman
Hachette Jeunesse
10 €, 150×207 mm, 125 pages, imprimé en Espagne, 2013.
Fifi à Couricoura
Texte d’Astrid Lindgren (traduit par Alain Gnaedig), illustré par Ingrid Vang Nyman
Hachette Jeunesse
10 €, 150×207 mm, 110 pages, imprimé en Espagne, 2013.
Les ombres grandissent au crépuscule
d’Henning Mankell (traduit par Marianne Ségol-Samoy et Karin Serres)
Seuil Jeunesse
11,90 €, 140×205 mm, 240 pages, imprimé en France, 2012.
Le garçon qui dormait sous la neige
d’Henning Mankell (traduit par Marianne Ségol-Samoy et Karin Serres)
Seuil Jeunesse
11,90 €, 140×205 mm, 240 pages, imprimé en France, 2013.
À l’horizon scintille l’océan
d’Henning Mankell (traduit par Marianne Ségol-Samoy et Karin Serres)
Seuil Jeunesse
11,90 €, 140×205 mm, 264 pages, imprimé en France, 2014.
Une île trop loin
d’Annika Thor (traduit par Agneta Ségol)
Thierry Magnier
18 €, 140×205 mm, 672 pages, imprimé en France, 2012.
Les cousins Karlsson T.1 Espions et fantômes
de Katarina Mazetti (traduit par Agneta Ségol et Marianne Ségol-Samoy)
Thierry Magnier dans la collection Gaïa
6,90 €, 120×180 mm, 208 pages, imprimé en France, 2013.
Les cousins Karlsson T.2 Sauvages et wombats
de Katarina Mazetti (traduit par Agneta Ségol et Marianne Ségol-Samoy)
Thierry Magnier dans la collection Gaïa
6,90 €, 120×180 mm, 208 pages, imprimé en France, 2013.
Les cousins Karlsson T.3 Vikings et vampires
de Katarina Mazetti (traduit par Agneta Ségol et Marianne Ségol-Samoy)
Thierry Magnier dans la collection Gaïa
6,90 €, 120×180 mm, 208 pages, imprimé en France, 2014.
Les cousins Karlsson T.4 Monstres et mystères
de Katarina Mazetti (traduit par Agneta Ségol et Marianne Ségol-Samoy)
Thierry Magnier dans la collection Gaïa
6,90 €, 120×180 mm, 208 pages, imprimé en France, 2014.
Les cousins Karlsson T.5 Vaisseau fantôme et ombre noire
de Katarina Mazetti (traduit par Agneta Ségol et Marianne Ségol-Samoy)
Thierry Magnier dans la collection Gaïa
6,90 €, 120×180 mm, 208 pages, imprimé en France, 2015.
Les cousins Karlsson T.6 Papas et pirates
de Katarina Mazetti (traduit par Agneta Ségol et Marianne Ségol-Samoy)
Thierry Magnier dans la collection Gaïa
6,90 €, 120×180 mm, 208 pages, imprimé en France, 2016.

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Des animaux et de l’humour

Par 22 février 2016 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, je vous propose de rencontrer un Petit Dino qui pense pouvoir se débrouiller seul, de lire une histoire qui n’en est pas une, de chanter un poussin vert sur l’air d’une souris verte et de faire la connaissance d’une sacré girafe, ça vous va ? Alors c’est parti !

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Vous prendrez bien des bulles ?

Par 25 octobre 2013 Livres Jeunesse

Quelques BD pour les enfants et les ados, ça vous dit ?

Zita la fille de l'espaceAlors qu’ils jouent dans la campagne, Zita et Joseph voient s’écraser une météorite. En allant voir de plus près ils trouvent un étrange objet qui sort de la boule tombée du ciel. Le bouton rouge qui est au centre de l’objet est bien intrigant, Zita décide d’appuyer dessus et les voilà propulsés dans un autre monde ! Zita devra sauver Joseph qui a été enlevé par une sorte de monstre à tentacules. La jeune fille va vivre une grande aventure qui ne sera pas de tout repos, faire des rencontres des plus étranges et elle va devoir savoir à qui elle peut faire confiance…

Zita, la fille de l’espace est une BD pleine de pep’s comme on aime. Le personnage principal est typiquement le genre de personnage auquel les enfants s’attachent (une petite fille ordinaire, un peu casse-cou, qui va vivre une aventure extraordinaire). On ne s’ennuie pas une seconde, il y a un vrai suspense, une bonne intrigue (c’est une BD de près de 200 pages donc c’est important !). L’objet lui-même est très beau, Rue de Sèvres (nouvelle maison d’édition BD créée par L’école des loisirs) a fait un beau boulot : petit format, papier épais, couverture à rabats. Les illustrations de Ben Hatke sont pleines d’humour, de modernité et en même temps magnifiques. Une très bonne BD pour les jeunes lecteurs (à partir de 8 ans d’après l’éditeur) fans de science-fiction.
Des extraits sur Bédéthèque et une vidéo.
Le même vu par Bricabook et par Délivrer des livres.

Ma maman est en Amérique elle a rencontré Buffalo BillJean vit avec son papa et avec Yvette, une dame qui s’occupe de lui et de son petit frère. Aujourd’hui, c’est la rentrée et il est un peu stressé, surtout au moment de dire ce que font ses parents… Jean a aussi une voisine, Michèle, qui lui lit des cartes postales que la mère de Jean lui envoie en secret. Elle voyage beaucoup cette maman, heureusement que Michèle est là pour lui donner des nouvelles ! Car entre son papa absent, sa maîtresse qui lui fait un peu peur, le psychologue de l’école et les amies de sa grand-mère qui passent leur temps à dire « les pauvres… » quand ils le voient lui et son frère, ce n’est pas toujours tout rose !

Ma maman est en Amérique, elle a rencontré Buffalo Bill est un magnifique album (qui vient d’ailleurs d’être adapté au cinéma) signé Jean Regnaud et Émile Bravo. On aborde ici les familles monoparentales, la maman qui n’est plus là, mais avec une infinie poésie, beaucoup de pudeur. La mort de la maman est juste évoquée, par petites touches. On parle aussi ici d’amitié, Michèle raconte à Jean les aventures de sa mère, de la Suisse aux États-Unis pour lui faire croire que sa maman est toujours là, qu’elle voyage. Bien sûr il y a des moments un peu plus durs, où nos poils se dressent, comme quand Jean et son frère se demandent s’ils se souviennent encore de leur mère. C’est surtout une magnifique bande dessinée sur l’enfance, sur l’imagination des enfants, les mondes dans lesquels ils se réfugient et la dureté de la réalité. Un véritable coup de cœur.
Des extraits en ligne.
Le même vu par Enfantipages et par Les lectures de Liyah.

Isadora DuncanDepuis son enfance, Isadora a la danse dans la peau. Devant les vagues, sur une plage de San Francisco elle danse. Née dans une famille très pauvre, elle arrivera à ramener un peu d’argent grâce à son don. Sa vie est faite de coups de chance (alors qu’elle vient d’une famille très pauvre, elle accumulera les succès) et de malheurs (notamment la mort de ses enfants).

La vie d’Isadora Duncan de son enfance à sa mort tragique, voilà ce que nous racontent Josépha Mougenot et Jules Stromboni dans cette magnifique bande dessinée sortie dans la collection Grands Destins de Femmes chez Naïve. L’objet est très beau et les illustrations sont superbes, pleines de mouvement. Jules Stromboni croque avec talent les facéties du personnage, son humour. Les pages les plus dures sont également magnifiques (le visage d’Isadora Duncan qui se décompose jusqu’à devenir tel un spectre quand elle apprend la mort de ses enfants). Une vraie réussite qui m’a donné envie de découvrir les autres titres de la collection : Françoise Dolto, Virginia Woolf, Dian Fossey et Coco Chanel.
Extraits en ligne.

DoraDora est une jeune fille qui travaille dans un service d’archives du Berlin Document Center (où sont réunis tous les documents qui ont été saisis aux nazis après la guerre). Mais Dora ne fait pas qu’y travailler, elle fait des recherches, telle une espionne, sur son père qui a été déporté. Nous sommes en 1959, la guerre est finie depuis 14 ans maintenant, elle est à la fois loin et proche. Certains nazis sont toujours recherchés, Dora va faire partie de ceux qui essayent de les retrouver.

Dora de Minaverry sorti aux éditions L’agrume est une magnifique BD (on peut même dire roman graphique). Esthétiquement très réussi, c’est surtout une histoire passionnante, mêlant la vie d’une jeune fille juive et l’Histoire. Ici, on est entre le thriller et le roman d’espionnage tout en racontant l’histoire de Dora, ses amitiés, ses amours. Une histoire très documentée (d’ailleurs, on nous montre beaucoup de documents d’époque, par exemple les tableaux présentant les insignes des prisonniers d’un camp de concentration ou les témoignages recueillis lors du procès de Nuremberg), passionnante, mais aussi par moment très dure (je le précise pour bien signifier que ce n’est pas un ouvrage pour les jeunes lecteurs, plutôt les ados voire les adultes). En tout cas, un magnifique ouvrage.
Des extraits en ligne.

detective rollmopsRollMops est un célèbre détective (enfin célèbre c’est lui qui le dit !). Il vous propose de l’assister dans ses enquêtes qui ne sont pas de tout repos ! Avec lui on risque de tourner en rond (dans une BD qui forme une boucle) et de perdre notre sens de l’orientation !

La très grande BD, Détective Rollmops est illustrée par quelqu’un qu’on aime beaucoup : Olivier Philipponneau (souvenez-vous Perdu et Le peindre des drapeaux). Avec Renaud Farace ils ont créé un album très original, déjanté et en même temps très graphique (c’est souvent ce qu’il manque à ce genre de BD… c’est souvent assez laid). L’objet, lui-même, est très beau : très grand format, papier épais. C’est une BD très originale où les auteurs s’amusent à surprendre le lecteur, il ne faudra pas toujours lire dans l’ordre « habituel », il faudra même parfois plier pour savoir la suite. Intelligent, original, très graphique et complètement déjanté, on aime !
Des extraits (et beaucoup plus) sur le site dédié au Détective Rollmops.

Chi 3Ça y est, la jeune chatte Chi a découvert comment ouvrir la porte de la maison et elle peut donc aller se promener avec Noiraud… sauf que dans l’immeuble des Yamada les chats sont interdits, attention à ne pas se faire prendre, car la concierge veille ! Avec Noiraud elle va faire les 400 coups, elle va surtout découvrir l’amitié. Chi fait aussi la connaissance d’une petite fille nommée Juri qui lui semble très excitée ! Chi partira-t-elle vivre chez elle pour éviter aux Yamada une expulsion ?

Chi 4Les Yamada ont enfin trouvé un nouvel appartement où les animaux sont acceptés. Fini de toujours avoir peur de la gardienne… Mais qui dit nouvel appart dit déménagement… Pas facile pour Chi de s’y retrouver dans ce nouvel univers ! Qu’est-ce que c’est que cet endroit avec plein de choses de chez soi… sans que ce soit chez soi ? Il va falloir prendre ses marques et surtout bien marquer son territoire surtout qu’ici il y a d’autres animaux : la chatte très élégante Alice et le chien foufou David. On assiste aussi au partage du repas et au douloureux problème des griffes…

Chi 5Chi commence à s’y faire à sa nouvelle maison, c’est devenu son quotidien. Elle expérimente la chatière (pas évident au début !), découvre le bonheur de se faire passer une brosse pour enlever les poils morts, mais fait aussi beaucoup de bêtises à cause d’un rouleau de ruban adhésif. Elle va aussi retrouver Alice, qui est vraiment différente d’elle, le chien tout fou, et un vieux camarade (et peut-être même quelqu’un d’encore plus important…).

Chi, une vie de chat est une série que j’adore. Je vous avais déjà parlé des tomes 1 et 2 (et je vous parlerai prochainement des tomes 6 à 9). On suit donc la vie d’une petite chatte dans la famille Yamada (composée d’un petit garçon et de ses parents) et on reconnaît complètement nos chats, leurs habitudes, leurs côtés attendrissants… et leurs côtés exaspérants ! C’est extrêmement bien croqué. Au-delà d’une série sur les chats, c’est aussi une belle fenêtre sur la culture japonaise et la vie d’une famille dans ce pays qu’on connaît généralement peu (tout en restant accessible, je le précise, car il m’est arrivé de voir des mangas dans lesquels je me sentais perdu, les références culturelles étant tellement présentes). On rit beaucoup, mais pas seulement. La BD plaît autant aux jeunes enfants (ma fille de 5 ans la « lit » sans lire le texte) qu’aux grands (on l’a même offerte à des adultes). Bref une série dont on est vraiment fans et qu’il vous faut découvrir de toutes urgences… si ce n’est déjà fait !
À savoir : l’auteur sera présente cette année à Montreuil !
Les mêmes vu par La littérature de Judith et Sophie, par Sous le feuillage et par Fantasia (forcément !).

Les cadeaux d'Axel 1Alex reçoit un paquet par la poste, c’est sa grand-mère qui a pensé à lui pour son anniversaire et lui a envoyé un casque de Viking. À peine le casque mis, voilà Alex devenu un vrai Viking qui doit sauver une jeune fille qui est menacée par un ours ! Notre héros va devoir être rusé pour combattre l’animal et conquérir la jeune fille.

P’tit Viking est le premier tome de Les cadeaux d’Axel. Cette BD aurait pu figurer dans ma chronique de lundi sur l’imaginaire des enfants, car ici c’est de ça qu’on parle, Axel a beaucoup d’imagination et un simple casque le fait devenir un autre, le transporte dans un pays lointain. Le petit garçon qui serre (non sans raison) son ours dans la dernière planche de l’album est, le temps d’une aventure, un héros qui sauve une jeune fille (jeune fille qui existe dans le vrai quotidien d’Axel). Peu de dialogues, de grandes cases, on est ici dans de la BD pour les plus jeunes (tout jeunes lecteurs, voire même un peu avant). Les illustrations sont aussi belles que drôles, derrière l’humour il y a énormément de tendresse. Un très beau départ pour cette série, on attend la suite avec impatience !
Des extraits en ligne.

Super PotamoSuper Potamo est un superhéros… enfin il aimerait bien ! Quels sont ses super pouvoirs ? Il est super sympa… super gentil… ok ça s’arrête là ! Forcément, imaginez les autres superhéros, ils n’ont pas trop envie de se liguer avec Super potamo ! Tant pis il va sauver le monde seul… mais où aller, il y a déjà des superhéros partout ! Il n’y a pas une place pour lui ?

Beaucoup d’humour dans Super Potamo. Ce personnage me fait penser aux enfants, un brin turbulents, assez bagarreurs qui aiment jouer à « c’est moi le plus fort » et à « c’est moi le chef ». Super Potamo veut se battre, combattre les méchants, il fait tout pour les provoquer et prouver qu’il est un super héros (forcément, il se fait ratatiner). On rit bien de ce héros un poil crispant et de son mauvais caractère. Là aussi, c’est une BD jeune public (dès 6 ans d’après l’éditeur).
Des extraits sur le site de l’éditeur.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà fait plusieurs chroniques BD par exemple ici, ou encore ici (mais vous pouvez toutes les retrouver sous le tag BD)

Zita, la fille de l’espace T.1
de Ben Hatke
Rue de Sèvres dans la série Zita, la fille de l’espace
11,50€, 150×215 mm, 192 pages, imprimé en France, 2013.
Ma maman est en Amérique, elle a rencontré Buffalo Bill
de Jean Regnaud et Émile Bravo
Gallimard
16€, 195×265 mm, 122 pages, imprimé en Espagne, 2007.
Isadora Duncan
de Josepha Mougenot et Jules Stromboni
Naïve dans la collection Grands destins de Femmes
23€, 185×230 mm, 104 pages, imprimé en France, 2013.
Dora
de Minaverry (traduit par Chloé Marquaire)
L’agrume dans la série Dora
18€, 170×240 mm, 170 pages, imprimé en France, 2009.
Détective Rollmops
de Renaud Farace et Olivier Philipponneau
The Hoochie Coochie
17€, 300×400 mm, 28 pages, imprimé en France, 2013.
Chi, une vie de chat Tome 3
Texte de Konami Kanata (traduit par Fédoua Lamodière)
Glénat Kids dans la série Chi
10,75€, 130×180 mm, 146 pages, imprimé en Italie, 2011.
Chi, une vie de chat Tome 4
Texte de Konami Kanata (traduit par Kayo Chassaigne et Elodie Lepelletier)
Glénat Kids dans la série Chi
10,75€, 130×180 mm, 150 pages, imprimé en Italie, 2011.
Chi, une vie de chat Tome 5
Texte de Konami Kanata (traduit par Kayo Chassaigne et Elodie Lepelletier)
Glénat Kids dans la série Chi
10,75€, 130×180 mm, 146 pages, imprimé en Italie, 2011.
Les cadeaux d’Axel – p’tit Viking
Texte de Thomas Priou
Paquet dans la collection Le p’tit paquet
11€, 245×210 mm, 30 pages, imprimé en Belgique, 2013.
Super Potamo
Texte de Davide Cali et Raphaëlle Barbanègre
Bang Ediciones dans la collection Mamut
10€, 190×260 mm, 50 pages, imprimé en Espagne, 2013.

A part ça ?

Biscoto La préhistoireBiscoto, Le journal plus fort que costaud ! (dont on vous avait déjà parlé) sort son numéro 9 ! Et c’est un numéro spécial préhistoire (chaque numéro est sur un thème), l’époque où pouvait dessiner sur les murs sans se prendre de savon. Ici, on va rencontrer des mammouths, faire des jeux, lire des blagues, fabriquer un collier de chamane, mais bien sûr lire des BD (hilarantes). Dans ce numéro, cerise sur le mammouth, Vincent Malone nous raconte l’histoire (délirante) de l’arrière-arrière-arrière-arrière-grand-mère de l’arrière arrière-arrière arrière-grand-mère de l’arrière-arrière-arrière-arrière-grand-mère du Petit Chaperon Rouge (qu’on appelait le Petit Chimpanzé au Cul Rouge). Et comme à chaque fois, on retrouve aussi la suite des aventures de Francis saucisson et celle du feuilleton Les années bacchante. On adore Biscoto pour son côté original, déjanté. Un journal de BD pour enfants qui liront dans quelques années Fluide Glacial ou mieux, le Psikopat !
Le site de Biscoto : http://biscotojournal.com et Biscoto est sur Facebook.

Gabriel

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Familles particulières pour animaux ordinaires

Par 10 mai 2012 Livres Jeunesse

Ollie cherche un petit frère. Le titre n’est on ne peut plus clair ! Ollie est une petite éléphante qui n’a ni frère ni sœur. Elle en réclame à sa maman, mais comme celle-ci ne lui donne pas satisfaction, elle décide de se mettre en quête d’un petit frère d’adoption. Elle va donc à la rencontre de nombreux animaux, en leur demandant s’il n’est pas possible qu’un de leurs petits devienne son compagnon de jeu… Malheureusement, on lui explique à chaque fois qu’ils ont une famille qu’ils ne peuvent pas quitter ainsi… Mais si finalement, il n’était pas nécessaire d’aller si loin ?
Cette histoire m’a complètement charmée. Et ce dès la couverture : j’ai déjà un faible pour les éléphants au départ, mais Ollie assise au fond de l’eau qui parlemente avec une grenouille me mettait l’eau à la bouche (quoi de plus normal sur La Mare aux Mots ?) Notez d’ailleurs qu’aucun détail n’est oublié : la trompe sort bien de l’eau pour qu’Ollie puisse respirer ! Vous pensez sans doute que je mets le doigt sur un centimètre carré de la page, et que je chipote un peu. Il n’empêche que je suis sûre que c’est cette précision qui m’a en partie séduite. Puis les couleurs sont belles, douces et lumineuses. Vous l’aurez compris : les illustrations d’Hans de Beer me plaisent !
Mais pas seulement : l’histoire de cette éléphante qui se plaint d’être fille unique m’a semblé intéressante. Je n’ai pas eu l’occasion de lire beaucoup de livres jeunesse sur ce thème. On nous parle souvent des fratries, de la jalousie, du partage, mais finalement assez peu de la solitude, du manque et de l’ennui. Burny Bos le fait avec justesse et humour ! Et finalement, de manière plus générale, Ollie permet de se souvenir qu’il faut souvent se contenter de ce que l’on a la chance d’avoir, et qu’il suffit parfois de regarder autour de soi pour être heureux.

Autre manque, autre recherche, et autre animal avec Mon petit poussin vert. Cette fois, on parle de désir d’enfant, d’adoption, de différence, mais aussi des pères qui élèvent seuls leurs enfants. Beaucoup de sujets pour un petit livre !
Otek vit paisiblement à la ferme. Cependant, il manque quelque chose à son bonheur : un enfant. Il aimerait tant être papa. Un jour, il trouve un œuf, un très gros œuf. Il entreprend alors de le couver. Quelques temps plus tard, il en sort un petit poussin vert… Tout du moins, c’est ce que crois Otek. Le lecteur comprend vite que ce cher papa fait erreur. Qu’à cela ne tienne, Otek prend son rôle très à cœur : il nourrit, il protège, il câline, plein d’amour et d’attention. Malheureusement, autour d’eux, on n’arrête pas de leur signaler leurs différences : ils ne se ressemblent pas, ils ne peuvent pas être père et fils. Et pourtant !
J’ai vraiment beaucoup apprécié cet album. Adele Sansone traite avec naturel, poésie et finesse des thèmes pourtant importants, sur fond d’histoire de la ferme comme on en connaît beaucoup d’autres. Et les illustrations d’Anke Faust sont tout aussi originales : à la seconde lecture, on repère que l’herbe, le plumage, les écailles, les poules,… sont pleins de motifs qui donnent du relief !

Deux petits albums souples des éditions Mijade que je conseille vivement !

Quelques pas de plus…
Notre sélection  sur le thème de l’adoption
Notre sélection sur le thème de la fratrie

Ollie cherche un petit frère
de Burny Bos illustré par Hans de Beer
Mijade
5,20 €
Mon petit poussin vert
de Adele Sansone, illustré par Anke Faust
Mijade
5,20 €

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A part ça ?

Que fait-on à l’ombre d’un grand arbre ? On peut pique-niquer, se reposer, construire une cabane, prendre le frais, écouter les oiseaux chanter… Sachez que désormais vous pouvez aussi y trouver chaque jour des articles consacrés à la littérature jeunesse, par les auteurs de 15 blogs différents ! Rien que ça ! Et si je vous dis que la belle bannière de ce blog collaboratif, convivial et passionné est signée Soufie, vous n’avez plus qu’à vous y précipiter ! C’est http:/www.alombredugrandarbre.com et on vous y attend nombreux !

Marianne

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Au pays de l’absurde

Par 26 février 2012 Livres Jeunesse

Aujourd’hui je voulais vous parler de trois livres que je qualifierais de loufoques.

Alors qu’ils étaient déjà très vieux, un homme et une femme se rendirent compte qu’ils voulaient un enfant. Mais comment faire… Après avoir tenté la petite fille de bois (trop dure), le petit garçon de chiffon (trop mou), celui en farine (dévoré par les souris), écrit au roi et aux cigognes, jeté des pièces dans une fontaine, essayé d’enfanter… ils réussirent enfin à avoir un bébé… à moustache !

J’ai beaucoup aimé cette histoire, elle est très drôle. Les illustrations d’Alessandra Cimatoribus ajoutent encore plus d’humour à ce texte qui n’en manque pas. Au delà de l’humour, cette histoire tirée d’un conte mongol parle de la vieillesse et de l’amour. C’est tout à fait le genre d’album qui éclate les enfants et que les parents, qui le lisent avec un autre niveau de lecture, adorent. C’est sorti chez OQO, maison d’édition que j’ai découvert il y a peu, et dont je vous avais parlé il y a peu de temps qui fait, décidément, de bien beaux albums.

C’est l’histoire d’un roi et d’une reine sans cœur qui arrosaient leurs jardins avec les larmes des pauvres. Un jour La Misère s’invita au château pour leur faire une farce, une farce qui leur pourrit tellement la vie que leur médecin leur conseilla de mourir, c’était la seule solution ! Mais on ne peut pas mourir sans avoir fait d’enfant ils devaient donc en faire un… Ils en firent un tout moche !

L’histoire de ce petit roman est impossible à raconter, c’est du grand n’importe quoi, mais du grand n’importe quoi génial ! J’ai beaucoup ri en le lisant, les situations sont complètement farfelues, le texte fourmille de petites blagues du genre Et l’hiver est passé et le printemps est passé et l’été est passé et l’automne et les 4 saisons sont passées et Vivaldi avec ou un loup qui voit mal à qui on conseille d’aller chez Ahfleloup. Ça m’a rappelé un film qui me faisait mourir de rire quand j’étais pré-ado Elle voit des nains partout ou un peu l’humour des Robins des bois. Ça part dans tous les sens, c’est réjouissant, bienvenu au pays où on mange les enfants pour s’en débarrasser, où les fées ont l’accent pied-noir et où les princesses ressemblent à des Picasso. L’auteur, Moussa Lebkiri est conteur et humoriste et ce texte est d’ailleurs tiré d’un de ses spectacle. J’espère le voir sur scène depuis que j’ai lu cette histoire.

Mireille a un papa qui est un papa-maman (il est tout à fait comme un papa (avec de la barbe, un zizi et tout) mais il sert aussi de maman). Il fait tout comme une maman et tout comme un papa du coup il n’a jamais de temps. Un jour il rencontre une dame appelée Beautiful, elle va devenir la belle-mère de Mireille et avec elle son père va lui faire un demi-enfant Anne-Fr (qui n’a qu’un bras, une jambe, un œil, une oreille… logique pour une demi-sœur). Tout se passe bien jusqu’au jour où le père de Mireille trouve du travail à Paris chez le Maître-des-sous, ça va être le début d’un tas d’aventures où on rencontrera un ogre, une sorcière, un marchand de temps et d’autres personnages étranges et hauts en couleur dans un Paris fantasmagorique.

Par le biais d’un conte moderne, on parle des papas solo, du remariage, des demi-frères et demi-sœurs, du chômage et du fait de devoir partir pour le travail, du manque de temps des parents… et de tellement d’autres choses ! L’histoire est riche en thèmes, souvent traités de façon métaphoriques. Graphiquement le livre est très beau, j’aime beaucoup les illustrations de Zeina Abirached. Le CD est un délice à écouter, non seulement Angelina Galvani passionne par sa façon de raconter mais l’habillage musical est vivant, dynamique. C’est drôle et très original. Marianne vous a déjà parlé du travail des éditions Benjamins Média et de leurs livres CD. Ici aussi le livre existe en braille et en gros caractères.
Extrait sonore.

Bébé Moustaches
de Patacrúa, illustré par Alessandra Cimatoribus
OQO
12€
La belle histoire du beau Prince tout Moche
de Moussa Lebkiri, illustré par Sess
Jeunesse L’harmattan
10€
Le papa-maman
d’Angelina Galvani, illustré par Zeina Abirached
Benjamins Média
22€

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A part ça ?

Sandrine Beau, qu’on aime beaucoup sur La mare aux mots, était sur Besançon TV mercredi dernier. Pour revoir l’émission c’est ici : http://www.besancon.tv/video.php?id_prod=939.

Gabriel

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