La mare aux mots
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Paresseux

Des animaux en vadrouille

Par 2 septembre 2016 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, on découvre deux jolis albums accessibles aux plus jeunes dans lesquels on suit des animaux avides de voyage. Le premier parcourt le monde à travers les océans, tandis que pour le deuxième, descendre d’un arbre est déjà une belle aventure !

Le fabuleux voyage du petit poisson
d’Hanako Clulow (traduction de Marie Ollier)
Gallimard Jeunesse
15€, 230×282 mm, 18 pages, imprimé en Chine, 2016.
L’ascenseur de Petit Paresseux
de Tomoko Ohmura (traduction de Corinne Atlan)
l’école des loisirs
12,20€, 208×280 mm, 36 pages, imprimé en France, 2016.

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Un peu de poésie !

Par 16 juin 2015 Livres Jeunesse

Les farfelusFaites-vous partie de ces gens que l’on peut qualifier de « farfelus » ? Pour le savoir, suivez le guide : les farfelus prennent soin des petites choses, applaudissent les deux équipes d’un match, tirent la langue aux enfants pour les faire rire, parlent aux plantes, dansent dès qu’ils en ont envie et surtout, choisissent toujours l’autre chemin. Alors, vous en êtes ou pas ?
Tout en bleu et jaune, cet album est d’une délicatesse rare. Le texte et l’illustration se complètent, de sorte que vous ne saisirez la portée ni de l’un ni de l’autre si vous les parcourez sans vous y arrêter : laissez votre côté farfelu découvrir les moindres détails de ces dessins au trait qui ont tant de choses à dire. Un album poétique qui célèbre les petites excentricités dont on a tous besoin !
Des extraits sur le site de l’éditeur.
Le même vu par Dans la bibliothèque de Noukette et La Soupe de l’espace.

De la tarte au citronMustella et son saint-bernard, Montagne, vivent à côté de Chérie-Coco, qui passe son temps à cuisiner des tartes au citron, et Vieille, une dame d’au moins cent ans qui sert du thé à ses 125 chats. Mustella a un livre, « Histoires à dormir debout », dans lequel un petit magicien traverse l’univers sur une météorite. Un jour que Mustella et Chérie-Coco disputent une partie de badminton, ce petit magicien débarque… Et Mustella le suit. Dans le désert, dans la forêt, sur le dos d’un crocodile, dans un cirque où tout le monde porte un masque…
Fanny Ducassé avait déjà séduit avec l’album Louve, elle ne nous déçoit pas avec ce nouvel ouvrage. La couverture est particulièrement réussie : j’adore le rendu au toucher et l’effet visuel. Sous-titré « une histoire à dormir debout », il nous emporte dans un récit qui n’a ni queue ni tête (on se croirait presque dans un rêve), mais on s’en fiche, parce qu’il est beau, poétique et sensible. Un petit album vraiment réussi !
Des extraits sur le site de l’illustratrice et sur le site de l’éditeur.
Le même vu par Gaëlle la libraire, La Soupe de l’espace, Le Tiroir à histoires et Un petit bout de ma bib(liothèque).    

Debout, petit paresseux !Pensant se débarrasser des envies d’animal de compagnie de sa fille, une maman répond : « Tu peux choisir l’animal que tu veux, tant qu’il ne faut ni le promener, ni le baigner, ni le nourrir. » Dans ce cas, ce sera… un paresseux bien sûr ! Baptisé Rapido, le paresseux sera fidèle à sa réputation : endormi, lent, pas réactif du tout ! Même pendant son propre spectacle organisé à son insu !
L’histoire un peu farfelue (on ne peut pas vraiment adopter un paresseux, hein ?) est très touchante, très mignonne : on reconnaît bien les lubies un brin étranges des enfants ! La dernière page est particulièrement adorable. La couverture n’est pas très attirante je trouve, mais prenez le temps d’ouvrir l’album : les illustrations intérieures sont vraiment magnifiques ! Faites à l’aquarelle, il en ressort une grande douceur qui s’accorde parfaitement avec l’histoire et ses personnages.
Des extraits sur le site de l’éditeur.

J'aime pas les clownsLors d’une sortie au cirque, une grand-mère raconte à son petit-fils sa propre sortie au cirque des années plus tôt, deux ans après la fin de la Seconde Guerre monde, dans un Berlin ravagé par les bombes et les combats. Un cirque d’après-guerre, avec un chapiteau tellement troué qu’il laisse voir les étoiles, un cheval boiteux, un funambule sans bras et des clowns ! Mais la petite fille n’aime pas les clowns, et elle ne comprend pas pourquoi sa mère veut absolument l’emmener dans la roulotte du grand clown. C’est que celui-ci, avec son costume tout blanc avec des étoiles, ce n’est pas n’importe quel clown…
Voilà un très bel album intergénérationnel ! Alternant deux époques, il met en scène un dialogue dans lequel on n’entend que la voix de la mamie, qui nous livre son témoignage très émouvant de l’après-guerre : les ruines, la solitude, l’absence d’un être cher parti à la guerre… Les illustrations de Rémi Courgeon sont très réussies : les teintes choisies sont parfaites pour ce retour en arrière mélancolique.
Publié à l’occasion du soixante-dixième anniversaire de la Commémoration de la Seconde Guerre mondiale, cet album complète la trilogie de Vincent Cuvellier, commencée avec L’Histoire de Clara et Je suis un papillon.
Le même vu par Enfantipages.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué d’autres ouvrages de Vincent Cuvellier (Je suis un papillonLes socquettes blanches, La fille verte, La première fois que je suis née, Émile veut une chauve-souris, Émile fait la fête, Émile est invisible, Émile veut un plâtre et Émile se déguise) et de Rémi Courgeon (L’OizochatBrindilleGros ChagrinLe grand arbre et autres histoiresContes d’Afrique, Pieds nusToujours debout, Pas de ciel sans oiseaux et Elvis Presley). Retrouvez aussi notre interview de Rémi Courgeon.

Les farfelus
de Miguel Tanco
Les fourmis rouges
13,80 €, 181×247 mm, 32 pages, imprimé en Italie, 2015.
De la tarte au citron, du thé et des étoiles
de Fanny Ducassé
Éditions Thierry Magnier
11,90 €, 105×205 mm, 205 pages, imprimé en Italie, 2015.
Debout, petit paresseux !
Texte de Jenny Offil (traduit par Benjamin Kuntzer), illustré par Chris Appelhans
Circonflexe, dans la collection Albums
13 €, 291×248 mm, 34 pages, imprimé en Chine, 2014.
J’aime pas les clowns
Texte de Vincent Cuvellier, illustré par Rémi Courgeon
Gallimard Jeunesse Giboulées
13,50 €, 225×295 mm, 32 pages, imprimé en Europe, 2015.

Marie

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Rire et écologie font bon ménage !

Par 21 mars 2015 Livres Jeunesse

On verra demainPaco, en bon paresseux (l’animal hein, aucun jugement de valeur dans mes propos, je vous rassure), remet toujours tout au lendemain : ranger sa chambre, jouer avec ses copains… En grandissant, cette tendance à la procrastination ne s’arrange guère. Jusqu’au jour où des castors, qui avaient besoin de bois pour construire un barrage, après avoir abattu tous les arbres de la forêt, en viennent à attaquer son arbre. Tout d’un coup, c’est la panique… Il doit les convaincre de ne pas toucher à son refuge ! Alors il leur raconte les secrets de cet arbre, la vie des espèces qu’il abrite et qu’il a eu le temps et le loisir d’observer depuis toutes ces années. Les castors sont subjugués !
Qu’il est malin ce Paco ! Ce paresseux, un animal que l’on voit peu en littérature jeunesse, est attachant. Sous ses airs d’animal pataud et fainéant, toujours un peu ensommeillé, il est en fait très futé ! Et si on l’écoutait ? Et si on prenait le temps d’observer ce qu’il se passe autour de nous ? Michaël Escoffier et Kris di Giacomo forment un duo toujours aussi fort ! Avec On verra demain, ils nous offrent un texte et des illustrations tendres, vivants et pleins d’humour ! La chute est comme souvent, très bien pensée ! Et puis l’air de rien, au-delà de cette histoire de paresseux, on trouve un message écologique, pour inviter le lecteur à réfléchir à la destruction des forêts et des espèces animales qui y vivent.
Une fois de plus, je suis conquise !
Des extraits de cet album sur le blog de Kris di Giacomo et sur celui de Michaël Escoffier.
Le même vu par Maman Baobab.

mamie faut pas gâcherMamie « Faut pas gâcher » a toujours une idée pour ne pas gaspiller ! Attacher les bouts de crayons usés et donc trop petits ensemble pour former un crayon arc-en-ciel, transformer les dessins ratés en costume de dragon, mettre les épluchures de clémentine dans l’eau du bain pour la parfumer… Elle a décidément réponse à tout ! Toujours une solution, une idée, un principe, pour lutter contre le gaspillage !
Mariko Shinju voulait faire passer un message sérieux avec humour et au travers d’une histoire pleine de tendresse, et c’est réussi ! Parler d’écologie, de protection de la planète et de chasse au gaspillage tout en livrant une belle histoire de complicité entre une grand-mère et son petit-fils, c’est bien plus agréable ! Les illustrations sont originales et le texte bien pensé, les conseils étant bien adaptés au quotidien des jeunes lecteurs.
Un album tendre et utile !
Des extraits de cet album sur le site des éditions Nobi-Nobi.
Le même vu par Délivrer des livres.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué d’autres ouvrages de Michaël Escoffier (La maîtresse vient de Mars, 20 bonnes raisons d’aller à l’école, Le moustoc, 20 bonnes raisons de croire au Père Noël, Ouvre-moi ta porte, Le chevalier noir, L’anniversaire, La croccinelle, Le ça, Tous les monstres ont peur du noir, Trois petits riens, Le jour où j’ai perdu mes super pouvoirs, Zizi, Zézette, mode d’emploi, Le grand lapin blanc, Vacances à la ferme, Bonjour FacteurLa plume, Sans le A et Bonjour Docteur) et Kris di Giacomo (L’anniversaire, Trois petits riens, Sans le A, Le jour où j’ai perdu mes supers-pouvoirs, Prune cherche son style, Prune et la colo d’enfer, Quand le loup a faim, Prune : la grosse rumeur, Prune : le fils de la nouvelle fiancée de papa, et Prune et l’argent de poche). Retrouvez également nos interviews de Michaël Escoffier et Kris di Giacomo.

On verra demain
Texte de Michaël Escoffier, illustrations de Kris di Giacomo
Kaléidoscope
13 €, 210 x 305 mm, 26 pages, imprimé en Italie, 2014.
Mamie « Faut pas gâcher »
De Mariko Shinju (traduit par Fédoua Lamodière)
Nobi-Nobi
13,50 €, 220 x 306 mm, 40 pages, imprimé en République Tchèque, 2015.

À part ça ?

Quand j’étais enfant, j’aimais regarder le dessin animé Les Moomins. Cette année, ils fêtent leurs 70 ans, et à cette occasion, la Cité Internationale de la Bande dessinée propose, jusqu’au 4 Octobre 2015, une exposition en l’honneur de ses créatures que j’ai longtemps prises pour des hippopotames.

Marianne

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