La mare aux mots
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Pauvreté

Enfants d’ici ou d’ailleurs [article en accès libre]

Par 30 novembre 2017 Livres Jeunesse

Ils et elles ont vraiment existé, ou auraient pu. Ces enfants vivent parfois dans un pays en guerre, parfois près de nous. Parfois, en exil ou juste en voyage.

 Le héros n’est pas un enfant, c’est un ourson. Un ourson qui a vécu tout près d’un jeune Hollandais qui s’appelait Fred, un ourson qui a voyagé avec lui, qui s’est caché avec lui, qui a traversé le temps. Il ne l’a quitté que bien plus tard, pour s’installer dans un musée.
Cet ourson existe, tout comme son propriétaire, il est exposé à Yad Vashem, mémorial dédié aux victimes juives de la Shoah. Fred, quant à lui, est maintenant un vieux monsieur. À travers l’histoire de son ours c’est son histoire à lui que l’on suit, un enfant comme tant d’autres qui a dû porter une étoile jaune, fuir, se cacher. Si le sujet est dur, le livre, tout en ne cachant pas les choses, est à portée d’enfant et ne va pas les choquer, il rappelle juste des situations qui se sont passées dans une époque pas si lointaine. Le livre est un bel ouvrage avec de magnifiques illustrations et un beau papier. Adultes comme enfants seront ému·e·s de lire l’histoire de cet ours qui a été, pendant une période difficile, la seule chose qui restait à l’enfant de sa vie d’avant.
Un très bel album pour parler de la Shoah avec les enfants.

Recevoir un cadeau c’est toujours plaisant, alors être un cadeau soi-même… quelle joie ! Après avoir brûlé son village et emprisonné ses habitant·e·s, ils ont donc décidé que lui serait le cadeau, un cadeau pour la reine. Pour ça, il lui faudrait apprendre quelques phrases de français « Oui, ma Reine », « D’accord, ma Reine », « tout de suite, Votre Majesté ». Être un cadeau, c’est quelque chose de peu banal.
Thomas Scotto s’empare d’un sujet lourd (la colonisation) et en fait un album poétique et violent. Car si le texte est extrêmement beau, on se prend quand même en pleine figure la réalité de ces enfants devenus esclaves, de ces peuples déracinés qui ont tout perdu. L’album se termine par une note plus légère, un espoir et le rappel que dans chaque camp il y a des personnes bonnes.
Un album extrêmement fort pour parler de la colonisation et du déracinement.

À Kaboul vit Tamana. Dans la pièce aux vitres cassées où elle vit avec toute sa famille, elle rêve d’une maison où elle vivrait heureuse. Tamana aime l’école et s’y rend chaque jour avec plaisir, mais aujourd’hui c’est une sacrée surprise qui l’attend : elle a gagné un concours de dessin international et va partir à Paris pour recevoir son prix.
Ici encore, il s’agit d’une histoire vraie, celle d’une petite Afghane qui est venue à Paris suite à un concours de dessin. On découvrira tout d’abord sa vie là-bas, puis Paris à travers ses yeux. Si la peur s’installera parfois, c’est surtout l’étonnement qui dominera chez Tamana. L’étonnement de voir des statues dénudées, de voir de l’eau couler partout, mais aussi l’ascenseur ou la machine à laver. Il y aura aussi la peine, en voyant un homme dormir dans la rue sur des morceaux de carton. Le beau texte de Bénédicte Prats est mis en image par de superbes illustrations de Bertrand Dubois.
Un magnifique album sur la découverte de l’autre, et le respect de tous et toutes, d’où qu’ils ou elles viennent.

Talia a sept ans, elle est née au Soudan, mais elle a dû fuir. Prendre un camion, un bateau puis un autre bateau. Elle est arrivée en France, en route elle avait perdu de vue son frère et sa petite sœur était née. Quand Talia et sa famille se sont enfin posées, c’est dans le nord de la France au bord de la mer, dans un abri couvert de bâches bleues.
Autre album extrêmement fort, Chemin des dunes, sur la route de l’exil nous propose de suivre le voyage d’une petite fille de sept ans sur le long chemin qui va la mener de son pays qu’elle doit fuir, aux baraquements d’un camp d’hébergement. Si là encore le propos pourrait être lourd, il est rendu plus léger grâce aux belles illustrations de Nathalie Dieterlé et l’écriture de Colette Hus-David qui se met à hauteur d’enfant. Il y a du suspense (Talia retrouvera-t-elle son frère ?), des non-dits qui laissent chacun·e imaginer les choses (la famille de Naïma, qui a disparu un matin, a-t-elle réussi à traverser en Angleterre ?).
Un bien bel album sur les migrant·e·s.

La mer n’est pas loin, pourtant elle ne la voit pas. Entre la mer et elle, il y a le mur de béton qu’elle aime peindre avec Walid. Pourtant, un jour elle ira voir la mer, elle saura à quoi ressemble l’horizon.
France Quatromme raconte l’enfance en Palestine. La mer si proche et pourtant si loin, le mur de huit mètres, les checkpoints, le blocus. Avec un texte poétique et à hauteur d’enfant, elle fait passer énormément de choses. En fin d’ouvrage, une page documentaire signée par la présidente de la plateforme des ONG françaises pour la Palestine nous permet d’en savoir plus et de mieux comprendre certaines choses que l’on a croisées dans l’album. Le texte est accompagné par de très belles illustrations d’Évelyne Mary. À noter que cet ouvrage a reçu le prix de l’Instruction René Devic lors de la dernière Comédie du livre.
Un bel ouvrage sur les enfants de Palestine.

Qui sont les migrant·e·s et les réfugié·e·s ? D’où viennent-ils·elles ? Pourquoi sont-ils·elles dans cette situation ? Que pouvons-nous faire pour eux·elles ?
Sorti chez Nathan, cet album documentaire (qui se lit finalement comme un album classique) nous apprend plein de choses sur les réfugié·e·s et les migrant·e·s. Avec des phrases simples et adaptées aux enfants, ce bel album saura répondre à leurs questions, avec justesse et sans tabous. On apprendra même ici ce qu’on peut faire pour être utile. Les illustrations colorées et pleines de douceur contribuent à rendre le livre attirant pour les enfants, alors qu’il traite d’un sujet pas facile.
Un documentaire qui parle avec délicatesse et justesse des réfugié·e·s et des migrant·e·s.

Sorti dans la même collection (et illustré par la même illustratrice), La pauvreté et la faim explique, là encore avec justesse, aux enfants ce que c’est qu’être pauvre et ce qui fait qu’on peut le devenir, quels problèmes cela engendre de l’être, qui sont ceux et celles qui aident les autres et comment faire pour aider. Là encore un documentaire particulièrement bien fait.

L’ourson de Fred
Texte d’Iris Argaman (traduit par Livia Parnes et Pierre-Emmanuel Dauzat), illustré par Avi Ofer
Chandeigne
14 €, 165×235 mm, 44 pages, lieu d’impression non indiqué, 2017.
Kado
Texte de Thomas Scotto, illustré par Éric Battut
À pas de loups
17 €, 240×340 mm, 32 pages, imprimé en Belgique, 2017.
Le dessin de Tamana
Texte de Bénédicte Prats, illustré par Bertrand Dubois
Cépages dans la collection Racines du monde
15 €, 240×320 mm, 40 pages, lieu d’impression non indiqué, 2017.
Chemin des dunes, sur la route de l’exil
Texte de Colette Hus-David, illustré par Nathalie Dieterlé
Gautier Languereau
14 €, 270×240 mm, 40 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2017.
On ira voir la mer
Texte de France Quatromme, illustré par Évelyne Mary
Lirabelle
15 € 225×225 mm, 40 pages, imprimé en Italie, 2015.
Les réfugiés et les migrants
Texte de Ceri Roberts (traduit par Christine Liabeuf), illustré par Hanane Kai
Nathan dans la collection Explique moi…
12,90 €, 230×230 mm, 32 pages, imprimé en Chine, 2017.
La pauvreté et la faim
Texte de Louise Spilsbury (traduit par Christine Liabeuf), illustré par Hanane Kai
Nathan dans la collection Explique moi…
12,90 €, 230×230 mm, 32 pages, imprimé en Chine, 2017.

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Histoires d’immigrations

Par 19 mai 2016 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, deux albums à l’actualité brûlante, à mettre entre toutes les mains, deux albums qui nous parlent de l’exil et de l’intégration dans un pays d’accueil.

Te souviens-tu de Wei ?
Texte de Gwenaëlle Abolivier, illustré par Zaü
HongFei
15,50 €, 320×240 mm, 52 pages, imprimé en République tchèque, 2016.
Avec trois brins de laine (on peut refaire le monde)
Texte d’Henriqueta Cristina (traduit par Carlos Batista), illustré par Yara Kono
Les éditions des éléphants
 13,50 €, 227×268 mm, 32 pages, imprimé en Lettonie, 2016.

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Adolescence et télévision

Par 4 août 2015 Livres Jeunesse

les étoiles en moiFord et Magnolia sont deux participants du dernier jeu de télé-réalité à la mode. Ils ont tous les deux décidé de s’inscrire au concours musical Spotlight afin d’échapper à leur vie quotidienne. Pour Ford, c’est son Arkansas natal et la négligence de ses parents qu’il faut fuir. Pour Magnolia, ses pensées noires et sa personnalité introvertie qui la tiennent éloignée des autres. Chacun cherche à se révéler, loin du poids du passé et de l’image négative que leur renvoient leurs proches. Mais comment trouver qui l’on est vraiment quand on est pris dans les faux-semblants du show-business ?
Cette comédie romantique est une vraie bonne surprise. Je dois avouer avoir débuté ma lecture avec beaucoup d’a priori : une romance sur fond de télé-réalité… Le risque était grand de tomber dans le feuilleton pour midinette. Passées les vingt premières pages, le doute se dissipe. On est déjà sous le charme des deux personnages principaux dont les points de vue sont alternés. Magnolia a un esprit aiguisé, une grande sensibilité et beaucoup de répartie. Ford est une sorte de mélange entre Johnny Cash, James Dean et Justin Bieber, avec une bonne dose de second degré pour parfaire le tout. Il est en effet beaucoup question de musique, dans cette histoire. Le lecteur est invité à consulter en ligne la liste des tubes chantés ou évoqués par les jeunes concurrents, et c’est un véritable voyage rock’n’roll dans les États-Unis des années 70 à nos jours qui nous est offert. L’intrigue laisse une place importante aux questionnements des adolescents en quête de célébrité, mais tout en restant parfaitement rythmée.
Un roman addictif qu’on referme à regret, la tête pleine de bonne musique.

La pyramide des besoins humainsChristopher a 14 ans. Un matin, après l’affrontement de trop avec les poings de son père, il quitte la maison et part pour Londres. Rapidement, il se retrouve à faire la manche dans le quartier de Soho, sans attendre plus de la vie qu’un hot-dog épicé, un carton pas trop humide pour passer la nuit, et que les passants lui lancent suffisamment de pièces pour qu’il puisse se saouler pour s’endormir. Cette vie sans perspective va être bouleversée par une affiche : un nouveau jeu de télé-réalité le défie de démontrer qu’il subsiste à ses besoins. Le jeu est inspiré de la pyramide de Maslow qui schématise les besoins humains en cinq grandes catégories. À la base de la pyramide, les besoins physiologiques (se nourrir, dormir…), ensuite viennent le besoin de sécurité, celui d’appartenance, celui de reconnaissance et enfin le besoin de réalisation de soi. À chaque étape du jeu, les candidats, qui se créent un compte en ligne, doivent écrire un texte prouvant la satisfaction de ces besoins successifs. Christopher prend ce défi comme une occasion de se sortir de la rue, mais aussi de démontrer que notre société moderne s’est éloignée de ce qui est vraiment important pour l’homme.
Cette histoire nous emmène dans les bas-fonds de Chinatown, à la marge de la vie moderne, de l’autre côté du caniveau que nous évitons du regard la plupart du temps. Ce qui marque, c’est la simplicité avec laquelle on adopte le point de vue du jeune SDF. Bien qu’il soit vindicatif, un peu déconnecté de la réalité à force de ne fréquenter que des drogués, prostituées et autres rebuts de la société, Christopher ne nous est pas étranger. Encore hier, il était un enfant qui allait à l’école, campait le week-end… Et tout a basculé avec une rapidité désarmante.
Caroline Solé critique notre société superficielle, plus préoccupée par la lueur qu’émet un écran de smartphone ou de télévision que par les plaintes d’un sans-abri. Sa description de la vie quotidienne dans la rue est brute, parfois choquante, sans tomber dans le misérabilisme.
Un roman peu commun qui évoque avec finesse les questions difficiles de la pauvreté et de l’exclusion.
Le même vu par Dans la bibliothèque de Noukette, Bricabook, et Sous le feuillage

La gelée d'étéCoup de tonnerre sur les vacances d’été de Pierre et Jean : la télé familiale ne fonctionne plus ! Pour les deux frères, c’est la catastrophe. Ils ont pour habitude de passer leurs vacances plantés devant leur écran. Et si cette panne était l’occasion de mettre enfin le nez dehors et de redécouvrir la saveur des moments partagés ?
Ce tout petit roman aborde avec légèreté l’abus d’écran par les enfants. Avec l’humour qui le caractérise, Mathis dresse un portrait tendre, mais moqueur de ces deux préados désespérés à l’idée de passer un été sans leur télé. Le texte est très court, mais nous fait rencontrer des personnages attachants. La complicité entre les frères est brillamment suggérée en quelques lignes de dialogue. Les relations familiales sont esquissées à la simple évocation d’une partie de Scrabble. Mathis, en dépit d’une grande économie de mots, raconte une histoire tendre relevée par un humour très fin.
Une réussite.
Le même vu par Bob et Jean-Michel.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué des ouvrages de Mathis (Un parfait petit avion, Et pan !J’ai 1 an + 1 an + 1 an + 1 an, Salut Cousine !, Panique au Mini-MarketJe hais les vacances et Du bruit sous le lit).

Les étoiles en moi
de Brent Bradshaw et Andrea Seigel traduit par Éric Betsch
Hugo Roman dans la collection New Way
16,00 €, 131 x 205 mm, 354 pages, imprimé en France, 2015.
La pyramide des besoins humains
de Caroline Solé
l’école des loisirs dans la collection Médium
12,80 €, 149 x 219 mm, 128 pages, imprimé en France, 2015.
La gelée d’été
de Mathis
Thierry Magnier dans la collection Petite Poche
3,90 €, 105 x 150 mm, 44 pages, imprimé en République Tchèque, 2015.

 À part ça ? 

The Who, Nirvana, Peter Gabriel ou même Beyoncé, retrouvez tous les artistes mentionnés dans le roman Les étoiles en moi sur la chaîne Youtube d’Hugo Roman. De quoi se plonger un peu plus dans l’univers musical des deux personnages principaux Ford et Magnolia.

Laura

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Pauvres et riches

Par 23 janvier 2015 Livres Jeunesse

TOUT et RIENMonsieur Picaillon était extrêmement riche, Basile-le-fil, lui, n’avait rien, même pas un toit pour s’abriter. Mais un jour, quand le premier perdit la clef de son coffre-fort, c’est le second qui la trouva. Monsieur Picaillon n’avait plus accès à son immense fortune, Basile-le-fil, lui, avait autour du cou une clef en or qui faisait des envieux…
Deux personnages qui n’ont rien en commun et qui n’auraient jamais dû se rencontrer et pourtant dans ce bien joli conte ils vont le faire. On verra qu’on n’est pas forcément plus heureux quand on est riche et surtout il arrive parfois qu’un petit événement change une vie. Sans trop vous dévoiler la fin, Maureen Dor a l’intelligence de ne pas la rendre trop morale, pas complètement éloignée de la réalité. Les illustrations de Cédric Babouche sont proches de la BD, pleines de détails et de mouvements, on se régale (d’autant qu’elles sont particulièrement mises en valeur par un beau papier) !
Un joli conte moderne, une histoire d’aujourd’hui.

Pourquoi les riches sont-ils de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus pauvresPourquoi les riches sont-ils de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus pauvres ? C’est la question à laquelle répondent Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon dans un petit livre documentaire sorti chez La ville brûle. Les deux sociologues expliquent aux enfants ce que c’est que d’être riche, comment on le devient, ce que font les riches, comment ils vivent…
Bien que le livre manque parfois de nuance (et, j’ai l’impression, avec les enfants il en faut un peu) et que certains lui reprocheront un côté partisan (par exemple dans un dessin en fin d’ouvrage en face de la question « Que peut-on faire pour que ça change ? » un personnage sur un bateau hurle « la barre à gauche toute »), voilà un magnifique outil de travail. Ce n’est pas, personnellement, un livre que je donnerai à un enfant pour qu’il le lise seul, mais c’est un ouvrage parfait pour répondre à des questions, discuter, entamer des débats. Avec un enfant, ou avec une classe !

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué d’autres livres de Maureen Dor (Les 3 sœurs du roi méchant, Pauvre Stupidon, Moi, super moi, Le rêve de l’arbre, Rita la féroce fée rousse et Quelle chatastrophe !).

Tout et rien
Texte de Maureen Dor, illustré par Cédric Babouche
Les éditions Clochette dans la collection Le Livre Ami
16,95 €, 214×318 mm, 25 pages, lieu d’impression non indiqué, 2014.
Pourquoi les riches sont-ils de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus pauvres ?
Texte de Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon, illustré par Étienne Lécroart
La ville brûle dans la collection Jamais trop tôt
8,50 €, 150×210 mm, 64 pages, imprimé en Union Européenne, 2014.

À part ça ?

Dans l’émission Écoute ! Il y a un éléphant dans le jardin ! du 14 janvier, Véronique Soulé a lu deux textes que j’ai trouvés extrêmement forts, vraiment justes et bien écrits. Deux textes d’enseignants à propos de la tuerie de Charlie Hebdo. Si vous ne les connaissez pas, je vous invite fortement à les lire :
« Comment avons-nous pu laisser nos élèves devenir des assassins ? »
« Pour mes élèves de Seine Saint-Denis »

Vous pouvez aussi écouter la lecture de ces articles par Véronique Soulé dans son émission.

Gabriel

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Charlie et Cucu la praline

Par 29 novembre 2014 Livres Jeunesse

Charlie et la chocolaterieCharlie vit dans une extrême pauvreté avec ses parents et ses quatre grands-parents. Dans la ville où il habite, une usine bien mystérieuse rejette des odeurs de chocolat que Charlie aime humer, c’est la chocolaterie de Willy Wonka. Personne ne sait ce qu’il se passe à l’intérieur, personne n’y entre plus depuis des années. Comment Willy Wonka fait-il pour produire autant de sucreries ? Qui est cet homme ? Bientôt, cinq enfants le sauront puisque l’étrange inventeur a décidé de faire entrer cinq chanceux dans son usine, le temps d’une journée. Charlie fera-t-il partie de ces enfants ? Suspense…
Il y a peu de chance que vous ne connaissiez pas l’histoire de Charlie et la chocolaterie, ceux qui n’ont pas lu le livre ont certainement vu le film de Tim Burton. Je l’ai lu par petits morceaux à ma fille de 6 ans, elle s’est régalée ! L’écriture est simple, même pour les plus jeunes, et le récit est tout simplement passionnant pour eux ! On se lèche les babines en imaginant les sucreries fabriquées dans la chocolaterie, on rit de l’excentricité de Willy Wonka, on se demande ce que deviennent les enfants qui disparaissent…
L’ouvrage de Roald Dahl a fêté cette année ses 50 ans… et n’a pas pris une ride ! Il se moque des enfants trop gâtés, de ceux gavés par la télévision (la chanson des Oompa Lumpas sur la télévision est un passage absolument génial)… J’avais rarement vu ma fille aussi hilare, aussi passionnée, par un récit. À lire à vos enfants de toute urgence, donc !

Cucu la praline met son grain de selAngèle Chambar est une petite fille qui n’a pas sa langue dans sa poche. Elle vit avec ses parents, Patrick et Sandrine, et ses deux frères, Victor et Jean-Maxime (dit JM ou Mad Max), qui la surnomment Cucu la praline (alors qu’ils n’en ont pas le droit !). Elle est amoureuse de Kévin (surnommé Kévinounet par les frères). Il y a aussi Mémé Chambar et Chloé sa meilleure amie.
Dans Cucu la praline met son grain de sel, trois nouvelles aventures de notre héroïne. Cucu la praline va tenter de trouver qui a osé mettre un nez de clown à la statue de Joël Chambon, le fondateur de l’école. Puis elle va s’occuper, avec Kévin, d’un petit garçon, trouvé dans un magasin et qui semblait abandonné. Enfin, elle va prouver l’importance du portable à ses parents lors d’une promenade en barque qui tourne mal.
Cucu la praline mène la danseDans Cucu la praline mène la danse elle va avoir un rendez-vous mouvementé chez le dentiste (à cause de gloumfiks au citron offerts par Kévin), elle va faire une chorégraphie pour le spectacle de fin d’année grâce à mémé Chambar et avoir très peur pour sa boîte à secrets lors d’un départ en vacances.
Cucu la praline c’est le genre d’héroïne qu’on adore. Une petite fille qui cumule les bêtises et qui ne se laisse jamais faire. Là aussi, les livres s’adressent à de jeunes lecteurs (à partir de 8 ans d’après l’éditeur) mais je les ai lus à ma fille de 6 ans qui est très fan des aventures de cette petite fille et de ses terribles frères.
Rigolade assurée à la lecture des aventures de Cucu la praline !

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué des ouvrages de  Roal Dahl (James et la grosse pêche et Matilda), Quentin Blake (Matilda), Fanny Joly (Embrouille en Bretagne et Cucu la praline se déchaîne) et Ronan Badel (Le cahier de Leïla, de l’Algérie à Billancourt, Lyuba ou la tête dans les étoiles, Les Roms, de la Roumanie à l’Île-de-France, Le carnet secret de Timothey Fusée, La bonne humeur de Loup GrisDragons père et fils, Billie du bayou, le banjo de Will, Billie du bayou, SOS Garp en détresseHenri ne veut pas aller au centre de loisirs, Cucu la praline se déchaîne, Émile se déguise, Bob le loup, Émile veut une chauve-souris, Émile est invisible, Émile fait la fête, Émile veut un plâtre, La mémé de ma mémé, Tout ce qu’une maman ne dira jamais et Le pépé de mon pépé).

Charlie et la chocolaterie
Texte de Roald Dahl (traduit par Élisabeth Gaspar), illustré par Quentin Blake
Gallimard Jeunesse dans la collection Bibliothèque Gallimard Jeunesse
12,90 €, 145×200 mm, 210 pages, imprimé en Italie, 2013.
Cucu la praline met son grain de sel
Texte de Fanny Joly, illustré par Ronan Badel
Gallimard Jeunesse dans la collection Folio Cadet
6 €, 122×180 mm, 108 pages, imprimé en Espagne, 2013.
Cucu la praline mène la danse
Texte de Fanny Joly, illustré par Ronan Badel
Gallimard Jeunesse dans la collection Folio Cadet
6 €, 122×180 mm, 108 pages, imprimé en Espagne, 2014.

Gabriel

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