La mare aux mots
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Pépix (collection)

De drôles d’aventures

Par 24 juin 2016 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, il sera question d’un ourson, d’un instituteur passionné de canards et d’un jeune menteur, trois romans que j’ai lus à ma fille de 8 ans.

Winnie L’Ourson
Texte d’A.A. Milne (traduit par Jacques Papy), illustré par Ernest H. Shepard
Gallimard Jeunesse, dans la collection Bibliothèque Gallimard
11,90 €, 145×200 mm, 176 pages, imprimé en Italie chez un imprimeur éco-responsable, 2015.
La famille Cerise
Texte de Pascal Ruter, illustré par Maurèen Poignonec
Didier Jeunesse, dans la collection Mon marque page
10,30 €, 130×200 mm, 144 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2016.
Clin Tiswoud, journal d’un menteur professionnel
Texte d’Estelle Billon-Spagnol, illustré par Alice Morentorn
Sarbacane, dans la collection Pépix
10,90 €, 140×210 mm, 224 pages, imprimé en Italie, 2016.

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Aventures et humour dans trois romans pour les jeunes lecteur.trice.s

Par 16 mai 2016 Livres Jeunesse

Les trois romans du jour sont destinés aux jeunes enfants qui lisent déjà bien (ou ils peuvent être lus à voix haute par les parents, pour des enfants plus jeunes, ce que j’ai fait personnellement).

Capitaine Triplefesse – tome 1 – À l’abordage
de Fred Paronuzzi
Éditions Thierry Magnier, dans la collection En voiture Simone !
7,20 €, 120×180 mm, 192 pages, imprimé en France, 2015.
Popy la tornade
Texte de Stéphanie Richard, illustré par Joëlle Dreidemy
Sarbacane, dans la collection Pépix
10,90 €, 140×210 mm, 208 pages, imprimé en Italie, 2015.
Enquête au collège – L’intégrale 2
Texte de Jean-Philippe Arrou-Vignod, illustré par Serge Bloch
Gallimard Jeunesse, dans la collection Romans Junior
14,50 €, 140×205 mm, 400 pages, imprimé en Italie, 2013.

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D’aventure en aventure…

Par 18 mars 2016 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, on vous emmène vivre des aventures palpitantes !

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Deux romans totalement jubilatoires

Par 5 mai 2015 Livres Jeunesse

Il y a de nombreux points communs entre les deux livres du jour. Leurs auteurs écrivent merveilleusement bien, leurs personnages sont irrésistibles, leurs répliques font mouche, on n’a pas envie de les terminer et surtout ce sont, j’en suis certain, de futurs classiques.

Le journal de GurtyC’est les vacances, Gurty et Gaspard, son humain, viennent comme tous les ans se reposer à Aix-en-Provence. La petite chienne retrouve sa copine, la timide Fleur et le chat trop arrogant surnommé Tête de Fesse à cause de ses grosses joues. Au programme, chasse au rat, tentative de chute d’écureuil ou encore roulage dans la crotte. Cette année encore, Gurty va bien s’amuser !
Gurty c’est une petite chienne qui nous raconte ses vacances. On suit ses aventures en lisant ce journal totalement hilarant (je l’ai lu par chapitres à ma fille de 7 ans qui scandait des « Gurty ! Gurty ! » quand elle voyait arriver le livre). Les livres de Bertrand Santini ne ressemblent décidément à rien d’autre, ils ont généralement des cousins lointains (ici, on pense au Journal d’un chat assassin et à Garfield), mais il va là où personne n’ose. C’est parfois absurde (sans être totalement décalé), c’est parfois hilarant (sans être jamais lourd), c’est tendre et poétique. C’est surtout écrit avec une vraie plume. Peut-être plus grand public (à première vue en tout cas) que Le Yark ou Jonas, Le Journal de Gurty peut devenir un classique pour ceux qui aiment la littérature qui ne brosse pas dans le sens du poil. C’est typiquement le genre de livre de référence dont on se balancera des répliques (ici, « tête de fesse » ou « ui » sont devenus des privates jokes), le genre de livre qu’on va lire et relire (Gurty nous manque à peine le livre terminé), qu’on va connaître par cœur).
Un journal mordant, tendre et hilarant. Un personnage absolument irrésistible qu’on imagine bien en dessin animé. Gurty ! Gurty ! (comme dirait ma fille)
Attention : Le journal de Gurty ne sort que demain !
Le même vu par Le cabas de Za.

Caprices c est finiUn roi avait une fille totalement insupportable, chaque jour il se demandait qu’elle serait sa nouvelle lubie, son nouveau caprice. Il eut une idée (enfin, on l’a un peu aidé) pour s’en débarrasser : la faire se chercher un mari. Pas réellement pour qu’elle se marie, mais pour l’occuper. Il suffisait pour ça de proposer une épreuve impossible à réaliser aux prétendants. La princesse serait ainsi occupée toute la journée à voir défiler ces pauvres malheureux, elle n’aurait plus de temps pour ses caprices. Enfin, ça, c’était en théorie…
Le premier roman de Pierre Delye est un régal, il n’y a pas d’autres mots. Un conte de 300 pages follement réjouissant, jubilatoire. Quand on a vu Pierre Delye sur scène, on l’imagine bien faire les expressions de la princesse insupportable, parler à la façon des idiots (une de mes scènes préférées) ou de gens trop fiers d’eux, on entend sa voix, ses intonations. Le texte est un petit bijou à lire à haute voix. Les mots sont bien choisis, on sent que l’auteur maîtrise parfaitement la langue, qu’il joue avec. L’éditeur indique que c’est un roman « à partir de 9 ans bons lecteurs », je serai tenté (pour une fois) d’aller au-delà ! C’est typiquement le genre de roman qu’on peut lire aux enfants plus jeunes (je dirai 6-7 ans) à voix haute. C’est aussi typiquement le genre de roman qu’un adulte peut piquer à ses enfants et se régaler autant qu’eux ! S’il fallait faire des comparaisons, Caprices ? C’est fini !, c’est quelque part entre Roald Dahl et Christian Oster. Un roman qu’on dévore à toute vitesse, qui nous fait sourire tout seul dans le métro, qu’on a envie de recommencer à peine fini (c’est d’ailleurs ce que je vais faire, après l’avoir lu « pour moi » je vais le lire à ma fille de 7 ans).
Un petit bijou joliment illustré par Albertine.
Le même vu par La soupe de l’espace, Le tiroir à histoires, Un petit bout de bib(liothèque) et Les livres de Dorot’.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué des ouvrages de Bertrand Santini (Jonas le requin mécanique, Le Yark et L’étrange réveillon), de Pierre Delye (Les Musiciens de la Nouvelle-Brême, La drôle de maladie de P’tit Bonhomme, Ferme ton bec !, Les aventures de p’tit Bonhomme, La petite poule rousse, Mais il est où ce gros matou ? et La grosse faim de P’tit Bonhomme) et d’Albertine (Circus, Les robes, Le génie de la boîte de raviolis, Dada et À la montagne). Retrouvez aussi nos interviews de Bertrand Santini et d’Albertine.

Le journal de Gurty
de Bertrand Santini
Sarbacane dans la collection Pépix
9,90 €, 140×210 mm, 140 pages, imprimé en Italie, 2015.
Caprices ? C’est fini !
Texte de Pierre Delye, illustré par Albertine
Didier Jeunesse
14,20 €, 145×215 mm, 320 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2015.


Gabriel

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Un peu comme au cinéma

Par 31 octobre 2014 Livres Jeunesse

Jonas le requin mécaniqueParfois, les stars de cinéma très âgées finissent leurs jours dans des maisons de retraite. C’est ce qui arrive à Jonas. Il a pourtant été une énorme star, son premier film avait battu les records avec plus de 100 millions de dollars de recettes. Ensuite, il avait enchaîné les succès… jusqu’à la dégringolade. Et Jonas ne peut pas jouer des rôles très différents… c’est un requin-robot de sept mètres. Alors il finit ses jours chez Monsterland où, avec des momies, fantômes, vampires et autres monstres il fait peur à un public venu rechercher des frissons. Seulement Jonas vieillit de plus en plus et tombe de plus en plus souvent en panne. Le directeur du parc décide de s’en débarrasser. Heureusement que Krokzilla a tout entendu et a décidé d’aider Jonas à fuir. Jonas part donc pour l’océan, et c’est le début d’une très grande aventure.
Quel bonheur de retrouver la plume grinçante et poétique de l’auteur du Yark. On jubile devant le ton gentiment acerbe de cet hommage aux monstres de cinéma. Tout comme dans le Yark, on a l’impression de lire un livre d’horreur pour enfants (une femme est en train de nager et elle se fait dévorer une jambe par Jonas, on verra ensuite que c’est une comédienne et que c’était une jambe en plastique) et l’on prend énormément de plaisir à lire un conte aussi loin des histoires mièvres dont on abreuve les enfants en permanence. C’est certainement ça la force de Bertrand Santini, faire des livres pour enfants sans prendre ceux-ci pour les créatures naïves amatrices d’histoires de princesses nunuches et petits lapins roses. Nos enfants ne sont pas des bisounours et ça, Bertrand Santini l’a compris ! Les parents se régaleront aussi des clins d’œil qui leur sont destinés (les références cinématographiques, mais aussi un discours assez anticlérical). On pense, forcément (d’autant qu’il est cité), à Pinocchio, mais aussi, et surtout à A.I., le film de Spielberg écrit par Kubrick.
Quand Bertrand Santini écrit pour les enfants un hommage au cinéma d’horreur, les parents comme les enfants prennent énormément de plaisir.

La drôle d'évasion1965 : trois prisonniers s’évadent de la prison dont personne ne peut s’évader, Alcatraz. Personne ne les a jamais retrouvés.
2014 : Zach, un jeune garçon passionné par l’histoire des trois prisonniers a réussi à convaincre ses parents d’aller en vacances à San Francisco. Son but ? Profiter de l’étourderie (et le mot est faible) de son père pour rester sur l’île où se trouve la célèbre prison après une visite. Ensuite, il refera le chemin qu’ont fait les illustres gangsters, il s’évadera à son tour ! Seulement, Zach ne savait pas du tout dans quoi il allait être entraîné…
C’est difficile, une nouvelle fois, de vous résumer La drôle d’évasion de Séverine Vidal, car l’auteur nous amène là où l’on ne pensait pas aller… et je déteste gâcher les surprises ! Mais je peux vous dire qu’on passe un excellent moment à la lecture de ce roman drôle et plein de suspense ! On tremble pour Zach, on est pressé de savoir la suite, de connaître le dénouement… mais on rit aussi du côté Pierre Richard du père, des annotations en bas de page (et l’humour du texte est accentué par les dessins de Marion Puech).
Un roman d’aventures, drôle et plein de suspense parfaitement adapté aux jeunes lecteurs (à partir de 8 ans d’après l’éditeur).

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué des ouvrages de Bertrand Santini (Le Yark et L’étrange réveillon), Séverine Vidal (Le petit dodophobe en 27 leçons, Wilo et Mi, la légende de La Grise, Nestor, maudits mercredis, Les bruits chez qui j’habite, Huit saisons et des poussières, J’aime mes cauchemars, Méga-Loup, Fées d’hiver, Billie du bayou, le banjo de Will, Billie du bayou, SOS Garp en détresse, Noël à l’endroit, Mon secret rit tout le temps, 55 oiseaux, Prune et l’argent de poche, Une girafe un peu toquée, Bad Lino, L’œil du pigeon, Au pays des vents si chauds, Petit Minus, Le laboureur de nuages & autres petits métiers imaginaires, La grande collection, Mon papa est zarzouilleur, Clovis & le pain d’épices, Rien qu’une fois, Philo mène la danse, Plus jamais petite, Comment j’ai connu papa, Arsène veut grandir, Lâcher sa main, Rouge Bitume, Comme une plume, J’attends Mamy, Roulette Russe tome 1 Noël en juillet, Je n’irai pas, Léontine, princesse en salopette, Mamythologie, On n’a rien vu venir, Du fil à retordre, Prune, tome 1 : La grosse rumeur, Prune, tome 2 : Le fils de la nouvelle fiancée de papa, Prune, tome 3 : Prune et la colo d’enfer, 5h22, Les petites marées et La meilleure nuit de tous les temps) et Marion Puech (Trop facile la musique !). Retrouvez aussi notre interview de Séverine Vidal.

Jonas, le requin mécanique
Texte de Bertrand Santini, illustré par Paul Mager
Grasset Jeunesse
12,90 €, 150×210 mm, 112 pages, imprimé en France, 2014
La drôle d’évasion
Texte de Séverine Vidal, illustré par Marion Puech
Sarbacane dans la collection Pépix
9,90 €, 140×210 mm, 153 pages, imprimé en Italie, 2014.

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