La mare aux mots
Parcourir le tag

Petite Souris

De la suite dans les BD

Par 11 juin 2015 Livres Jeunesse

La flamme et l'orageAu cœur d’une ville ravagée par la guerre, brûle une étrange flamme à laquelle tous les habitants doivent allégeance : les gardiens de la flamme pétrifient quiconque lui manque de respect ou ne respecte pas les règles de la cité. Ici vivent Léor, un jeune homme qui se découvre des pouvoirs et qui rend régulièrement visite à ses parents pétrifiés, Carmine, une bohémienne qui recueille et protège les enfants des rues et Estevan, le prince de la ville qui ne partage pas la dévotion de son père pour la flamme. Tous trois ne se connaissent pas encore, mais ils nourrissent le même besoin de liberté, un besoin qui va les obliger à combattre ensemble contre le pouvoir en place.
Sachez-le : j’adore Karim Friha ! Si vous n’avez pas lu la trilogie Le Réveil du Zelphire, je vous la conseille vivement… tout comme ce premier tome de La flamme et l’orage ! Il faut dire que l’auteur a un sens du récit et une imagination plutôt incroyables. Le tout est porté par des illustrations magnifiques : les scènes qui montrent la ville en plan large, notamment, témoignent d’une maîtrise et d’un talent indéniables pour la bande dessinée. Vite, la suite !
Le même vu par Un petit bout de ma bib(liothèque).

Astrid BromureDans sa grande maison perchée tout en haut d’un haut immeuble, alors que ses parents sont partis pour deux semaines, Astrid se découvre une dent qui bouge. « La petite souris ne va pas tarder » s’exclame un des employés de la maison. Elle qui s’ennuyait ferme trouve alors de qui s’occuper : prouver au majordome et à la gouvernante que la petite souris n’existe pas ! Et Astrid ne manque pas d’imagination pour concevoir des plans machiavéliques… jusqu’à ce qu’elle tombe nez à nez avec la petite souris elle-même !
Cette bande dessinée est vraiment savoureuse ! Astrid, petite fille modèle en apparence, est hilarante : son sens de la répartie est jubilatoire. L’histoire, sur fond de lobby publicitaire et de séquestration de souris, est complètement rocambolesque, les jeunes lecteurs devraient adorer !
Des extraits sur le site de l’auteur et sur le site de l’éditeur.
Le même vu par Sous le feuillage et Un petit bout de ma bib(liothèque).

Bjorn le morphirRevenus des enfers avec le fils du roi, Bjorn le morphir et ses compagnons sont grassement récompensés par celui-ci, même si le nouveau prince ne fait pas l’unanimité dans l’entourage royal. Parti au mariage de son ami Svartog, Bjorn doit finalement retourner auprès du roi après que celui-ci a été blessé d’une dizaine de coups de couteau et que plusieurs clans lui ont déclaré la guerre. Si le roi meurt, qui pourra prendre la tête des armées ?
Encore une belle aventure pour Bjorn le morphir et pour le lecteur : de l’action, des rebondissements, du suspense, le tout illustré avec brio par Thomas Gilbert ! Je ne me lasse pas de l’univers de cette série très visuelle, avec ses dragons, ses maisons nordiques, ses combats à l’épée, ses créatures irréelles. Qui se dévoue pour nous en faire des films à la Harry Potter ?
Des extraits sur le site de l’éditeur.

Arsène LupinLe jeune Arsène Lupin est de retour ! Cette fois, il a 17 ans et il parfait son éducation à l’école de la Croix des Whals. Mais bientôt, des tensions naissent entre Arsène et son ami Bérenger : une compétition sportive et l’arrivée de la jolie Athéna les montent peu à peu l’un contre l’autre. Sans compter que Bérenger se retrouve sous la coupe du professeur Saint-Mérande, que plusieurs indices semblent liés au clan des Lombards…
Quelle frénésie dans le récit ! J’ai l’impression que ce deuxième tome est encore plus fourmillant que le premier ! Plusieurs intrigues forment cette bande dessinée : la rivalité entre Arsène et Bérenger ; l’histoire de Jacob et Toulouse, échappés du bagne où était emprisonné Arsène dans le premier tome ; le combat du père adoptif d’Arsène, membre des francs-juges, contre les Lombards. Pour le moment, ces trois intrigues mettent en scène des personnages différents, dans des lieux différents, mais on sent qu’elles sont toutes appelées à se rejoindre et à prendre sens dans le tome 3. Et l’on attend ça avec impatience !
Des extraits sur le site de l’éditeur.

Quelques pas de plus…
Retrouvez les autres BD que nous avons chroniquées sur notre album Pinterest.

Nous avons déjà chroniqué des ouvrages de Karim Friha (Paris, légendes et mystères et Créatures, légendes et mystères), de Thomas Lavachery (Bjorn le morphir, tomes 1 à 3), de Thomas Gilbert (Bjorn le morphir, tomes 1 à 3), de Benoît Abtey (Arsène Lupin, les origines, tome 1), de Pierre Deschodt (Arsène Lupin, les origines, tome 1), de Christophe Gaultier (Arsène Lupin, les origines, tome 1) et de Marie Galopin (Arsène Lupin, les origines, tome 1).

La flamme et l’orage – T.1, La ville pétrifiée
de Karim Friha
Gallimard
14,50 €, 230×310 mm, 56 pages, imprimé en France, 2015.
Astrid Bromure – T.1, Comment dézinguer la Petite Souris
de Fabrice Parme
Rue de Sèvres
10,50 €, 216×282 mm, 30 pages, imprimé en France, 2015.
Bjorn le morphir – T.4, Les armées du Roi
Scénario de Thomas Lavachery, illustré par Thomas Gilbert
Rue de Sèvres
14 €, 217×282 mm, 74 pages, imprimé en France, 2015.
Arsène Lupin, les origines – T.2, Le dernier des Romains
Scénario de Benoît Abtey et Pierre Deschodt, illustré par Christophe Gaultier et Marie Galopin
Rue de Sèvres
13,50 €, 240×319 mm, 56 pages, imprimé en Belgique, 2015.

À part ça ?
Depuis le 3 juin, les éditions Dargaud, Les Deux Royaumes, Dupuis et Le Lombard proposent en librairie une sélection de bandes dessinées à 3 € ! Boule et Bill, Cédric, Kid Paddle, Spirou et autres Marsupilami figurent parmi les 30 titres de cet évènement « L’été BD ».

Marie

You Might Also Like

Lapins, souris et contes imbéciles

Par 25 mars 2013 Livres Jeunesse

Aujourd’hui je vous propose un grand écart tout en restant dans des contes de qualité.

Lapins, souris et compagnieCinq histoires. Il est tout d’abord question d’un lapin à qui tout le monde refuse l’aide qu’il propose sous prétexte qu’il est trop petit et qui va prouver, un soir de Noël, à quel point il est courageux. Puis c’est l’histoire de Didi Bonbon, une petite souris qui adorait fabriquer des sucreries et qui va tomber sur un loup très gourmand. Ensuite on rencontrera le Docteur Loup, qui fait bien peur à une maman lapin, une magnifique histoire sur les a priori. On parle de la différence dans Neige, l’histoire d’un loup blanc, rejeté dès l’enfance à cause de sa couleur et qui va rencontrer un loup noir, la méfiance entre les deux loups sera réciproque. Enfin on apprendra pourquoi la petite souris ne s’occupe plus des lapins.

Mais quel magnifique livre, tant au niveau du contenant que du contenu ! Belle couverture épaisse au dos toilé, signet, grandes illustrations. Et les histoires d’Olga Lecaye sont absolument magnifiques, pleines de tendresse et de poésie. C’est à la fois plein de morale (mais pas cette morale bien pensante souvent omniprésente dans ce genre de contes) et de philosophie. Les illustrations sont absolument superbes. Le seul défaut du livre serait peut-être que, comme l’éditeur a choisi de mettre certaines illustrations sur deux pages (pour qu’elles soient plus grandes), elles sont coupées par la pliure, c’est un tout petit défaut (qui résulte d’une bonne idée).

La préface signée Grégoire Solotareff (fils d’Olga Lecaye) est un très bel hommage. Émouvant et pudique.

On me conseillait depuis bien longtemps de lire du Olga Lecaye car elle est la mère de Nadja, auteur jeunesse qui est pour moi une des meilleures choses qui soit arrivée à la littérature jeunesse. Je n’ai vraiment vraiment pas été déçu. Un livre à offrir, à s’acheter, à avoir chez soi. Ma fille s’est régalée à écouter, à regarder les images… et moi à le lire ! Un petit bijou.

Les contes imbécilesUn dragon qui aime le cirque, un chien qui adore mordre les fesses, un roi qui pue, une princesse aux dents pourries, un élève qui pète… bienvenue dans Les contes imbéciles d’Olivier Ka !

Avec Olivier Ka je ne suis jamais déçu ! J’adore cet auteur qui arrive à écrire des choses vraiment décalées mais toujours avec une belle plume. Ici ces contes sont complément délirants et éclatent autant les parents que les enfants. Certaines histoires ont beaucoup fait rire ma fille et ma lecture était gênée par mon propre rire. Alors parfois ça fait même un peu peur (les recettes de l’ogre ou une ferme où les animaux sont des humains) mais c’est vraiment un recueil absolument génial, qui change complètement des contes qu’on peut lire habituellement. Et au-delà du rire, ces contes ne sont pas si imbéciles, on y dit des choses… Seul petit défaut, les illustrations dévoilent souvent la chute. Allez je déteste mettre les quatrièmes de couverture mais là je ne résiste pas !

Les histoires d’amour, c’est pour les balourds.
Les belles aventures, c’est pour les œufs durs.
Les récits d’horreur, ça fiche des haut-le-cœur.
Les cow-boys et les indiens, ça craint du boudin.
Les trucs de pirates, c’est pour les patates.
Et les histoires de princesses, c’est de la bouillabaisse.
Alors, que reste-t-il ?
Les Contes Imbéciles ?

Du pur Olivier Ka !
Les contes imbéciles est également un spectacle, plus d’informations sur le blog d’Olivier Ka.

Tiens un petit aparté… c’est drôle de voir réunis (sincèrement sans le faire exprès) dans une même chronique Olivier Ka et Olga Lecaye car ils font tous les deux parti de deux familles que je compare souvent. Dans la famille Ka (Carali, Gudule, Mélaka, Edika) et la famille Solotareff (Nadja, Grégoire Solotareff, Olga Lecaye, Raphaël Fejto), on trouve des gens complètement décalés qui apportent énormément à la littérature jeunesse ou à la BD. Deux familles qui ont en commun le Liban mais aussi une vraie liberté, et de vrais talents (pas juste « je suis le fils de machin donc j’écris »). Ravis de les voir réunis ici.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué un livre d’Olivier Ka (Une maman toute entière) et vous pouvez retrouver la chronique de Parfums de livres sur Les contes imbéciles.

Lapins, souris et compagnie
d’Olga Lecaye
L’école des loisirs
25,40 €, 229×288 mm, 173 pages, imprimé en France, 2009.
Les contes imbéciles
d’Olivier Ka, illustré par Alfred
Éditions l’Édune
8,10€, 160×230 mm, 52 pages, imprimé en France, 2012.

A part ça ?

On reste dans le même esprit délirant que celui des écrits d’Olivier Ka
BiscotoIl y a quelques semaines je disais au génial Tious : « Tu sais ce qu’il manque en jeunesse ? Un magazine délirant, un truc à la Grodada. Il n’y a plus rien de ce style, la presse jeunesse est soit éducative soit aseptisée. Faudrait qu’on crée ça ! » Visiblement on était sur écoute car Biscoto est né !
Biscoto c’est un journal mensuel très drôle et complètement déjanté comme j’aime. Une sorte de Psikopat (génial magazine de BD), Fluide Glacial ou Charlie Hebdo mais pour les enfants (à partir de 6 ans). Des histoires à suivre, des BD, des blagues, des jeux… Chaque numéro décline un thème (le premier c’était Le sauvage, le second La machine et le dernier Miam Miam) et chaque fois c’est du pur plaisir. Si vous cherchez un magazine décalé, drôle, mordant, délirant… vous l’avez trouvé !
Message à Tious : Bon ils l’ont fait, tant pis pour nous mais je veux voir tes dessins dans ce magazine !
Plus d’informations sur leur site : http://biscotojournal.com

Gabriel

You Might Also Like

Secured By miniOrange