La mare aux mots
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Physique

La chronique numérique : vive la physique-chimie !

Par 12 avril 2015 Livres numériques, Numérique

Thinkrolls 1Thinkrolls est de retour ! Comme dans le premier opus de la série, il s’agit de guider de petits bonshommes ronds, les Thinkrolls, à travers des labyrinthes en évitant des obstacles et en résolvant de petites énigmes basées sur les lois physiques.
Thinkrolls 2, c’est 235 labyrinthes à explorer et 28 petits personnages à débloquer. Dans chaque labyrinthe, il va falloir déplacer le personnage vers la sortie en respectant le sens de la gravité, donc du haut vers le bas. Lorsque l’on touche le Thinkroll, celui-ci se met en boule et l’on peut le faire rouler. Le premier labyrinthe s’ouvre : le chemin est libre, et il suffit de faire descendre le petit bonhomme. En tombant, le Thinkroll ramasse de petits anneaux qui permettront d’en débloquer un nouveau. Peu à peu viennent s’ajouter des obstacles qui corsent les choses. Parce que figurez-vous que la gravité fait que la petite boule ne peut pas grimper ni sauter au-dessus des obstacles.
ThinkrollsComment faire alors pour traverser un fossé ? Le jeu comporte sept chapitres qui introduisent chacun un élément supplémentaire : accordéon, tonneau, œuf, ventilateur, vortex, pile électrique et ampoule. L’accordéon peut se plier et se déplier pour créer des ponts ou des escaliers ; le tonneau permet de traverser une étendue d’eau, de même que l’œuf — qui peut se casser s’il tombe sur certaines surfaces — ; le ventilateur emporte le Thinkroll dans les airs et lui permet d’utiliser le vent comme un ascenseur ; le vortex le téléporte, mais il faut savoir choisir sa sortie ; la pile lui interdit certains chemins lorsqu’elle est en marche ; et l’ampoule le plonge dans le noir. De labyrinthe en labyrinthe, ces différents éléments se juxtaposent et c’est en les combinant que l’on pourra trouver la sortie. Deux niveaux de difficulté sont possibles, et l’on peut créer jusqu’à six profils de joueurs.
ThinkrollsVoilà une jolie façon de se familiariser avec quelques lois physiques de base, et cela dans un univers graphique joyeux et coloré. Le chapitre qui introduit l’eau et les tonneaux est une sorte d’expérimentation des solides, des liquides et de leur densité. Le chapitre avec les ventilateurs permet d’appréhender les forces aérodynamiques, on doit y estimer le poids des objets et leur distance afin de pouvoir venir à bout des obstacles. Les niveaux de difficulté sont très bien dosés, la progression graduelle, et la prise en main de l’appli simplissime.
Succès assuré chez les enfants !
Bande-annonce :

Toca LabOn passe à la chimie avec Toca Lab, une appli de familiarisation avec la table de Mendeleïev, qui répertorie tous les éléments chimiques, gazeux, liquides ou solides. Ou comment devenir un chimiste en herbe !!
Le but du jeu est de débloquer les 118 éléments qui forment le tableau de classification. Le décor est celui d’un laboratoire de chimiste, et différents appareils sont à notre disposition : une centrifugeuse, des éprouvettes, un bec Bunsen, un oscilloscope et un appareil qui sert à refroidir. Les éléments sont représentés sous forme de petits personnages patatoïdes ; leur forme indique s’il s’agit d’un liquide, d’un solide ou d’un gaz. On en choisit un dans le tableau et on lui fait subir toutes sortes d’expériences afin de pouvoir le transformer en un autre : onToca Labmélange, on chauffe, on refroidit. Lorsque l’on est parvenu à obtenir un nouvel élément, la flèche rouge en haut à gauche de l’écran devient verte. Pour accéder à la table, on baisse le rideau. Apparaissent alors tous les éléments découverts, avec leur symbole chimique.
Alors, soyons clair, ce n’est pas en jouant à Toca Lab que l’on va devenir des cracks en chimie. Parce que, selon le principe du studio qui a créé l’appli, Toca Boca, il n’y a aucune explication. C’est aux parents de venir en complément pour expliquer de quoi il s’agit (et cela nous fait réviser nos connaissances en chimie qui sont pour moi fort lointaines !). Et il faut Toca Labgarder en tête que cela ne correspond pas à une réalité : ce n’est pas en chauffant du nickel que l’on obtient du cuivre… En revanche, cette appli a le grand mérite d’interpeller, d’amorcer un questionnement et de simuler une démarche scientifique : on tâtonne, on explore, on essaie, et parfois on trouve ! L’environnement graphique est très ludique. Les petits personnages ont chacun leur propre caractère, leurs onomatopées. Si bien que Toca Lab peut aussi bien jouer avec les éléments un peu au hasard ou bien chercher vraiment à remplir la table de classification.
Une appli originale et surprenante !
Bande-annonce :

Thinkrolls 2
Avokiddo
Prix constaté : 2,99 € (Apple) et 2,92 € (Android).
Toca Lab
Toca Boca
Prix constaté : 2,99 € (Apple) et 2,69 € (Android).

Erica

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Un petit peu pénible…

Par 21 mars 2014 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, je vais vous présenter des personnages pas forcément antipathiques, mais un rien crispants ! Un poisson qui répète tout ce que l’on dit, un lapin qui dit « caca boudin » en boucle, un lion qui s’y croit un peu trop et un prince qui aime un peu trop les jolies filles.

Le poisson perroquetComentutapel était un petit poisson, un poisson-perroquet. Il était coloré et particulièrement agaçant. Dès qu’il croisait quelqu’un, il ne pouvait s’empêcher de répéter ce que lui disait son interlocuteur. Forcément, ça énervait un peu tout le monde ! Un jour, alors qu’il fuyait Jean-Pierre Maquereau particulièrement agacé par lui, Comentutapel rencontra un requin effrayant… qui n’en fit qu’une bouchée ! Sauf que notre petit poisson-perroquet n’avait pas dit son dernier mot… il répétait maintenant tout ce que disait le requin depuis l’intérieur de son ventre !

Le poisson-perroquet c’est typiquement le livre qu’on prend un plaisir fou à lire à voix haute ! on s’amuse à répéter de façon agaçante (le genre de ton bien crispant qu’utilisent parfois les enfants pour jouer à ce jeu-là). Le texte d’Amanda Sthers est particulièrement rythmé et vraiment plein d’humour (avec même toute une série de « poil à… ») et les illustrations de Magali Le Huche sont hilarantes. Un album que vous allez adorer lire à voix haute et que vos enfants vont adorer écouter ! Un album que vous allez adorer lire à voix haute et que vos enfants vont adorer écouter !
Le même vu par Les lectures de Kik et Chez Clarabel.

Caca boudinC’est l’histoire d’un petit lapin qui, peu importe ce qu’on lui demandait, répondait « caca boudin ». À tout bout de champ… « caca boudin » ! Dans toutes les situations… « caca boudin » ! Mais un jour, notre lapin rencontra un loup…

Vous connaissez tous (ou du moins la plupart d’entre vous) le fameux Simon Lapin de Stéphanie Blake, Caca Boudin est sa toute première aventure sortie en 2002. Dès ce premier livre, on trouve le ton qu’on aime beaucoup dans cette série, le côté piquant de Simon Lapin. Un album qui ne met pas tout le monde d’accord (certains pensent qu’on ne doit pas écrire « caca boudin » dans un livre pour enfants), ce qui est généralement bon signe ! Un super album qui marque les débuts d’un personnage qu’on adore.
Le même vu par Butiner de livres en livres.

Tu te crois le lion ?Tout en haut des collines, perché sur son trône, un lion donnait des ordres aux autres animaux. Il hurlait sans arrêt « Lavez-moi les pattes ! », « je m’ennuie. Amusez-moi ! » et remerciait à coup de « c’est pas trop tôt » et autres « vous êtes nuls ! ». Nuit et jour, jour et nuit, il donnait des ordres. Un jour la pigeonne, que le roi appelait bonne-à-rien, en eut marre et partit vivre sur la plage. Le roi était persuadé qu’elle reviendrait. Le souci c’est qu’elle ne revint pas… et petit à petit tout le monde la suivit. Sur la plage, dès qu’un des habitants ordonnait quelque chose à un de ses camarades il recevait comme réponse « Tu te crois le lion ? »

C’est bien beau d’ordonner, mais est-ce la meilleure façon de se faire des amis ? Et quand on se retrouve seul, on se dit que finalement on aurait dû réfléchir un peu ! Tu te crois le lion ? est un superbe album dont les illustrations à base de collage sont signées par la talentueuse Laetitia Le Saux. On parle en arrière-plan de la dictature, de se battre contre celle-ci et bien sûr du combat des chefs (sans le lion, tout le monde veut être le chef). La chute est très drôle et nous rappelle que la dérision est une belle arme pour combattre ceux qui nous oppressent. Un très bel album qu’on pourra lire de façon très premier degré ou en y voyant des analogies avec les dictatures.
À noter, une partie de la recette du livre est reversée à l’association Lire et Faire lire.
Des visuels intérieurs sur le site de Didier Jeunesse.

Prince en pinceLe prince Guillaume de Malotruy adorait la chasse… mais pas n’importe laquelle, lui c’était les jupons qu’il aimait courir. Un jour, alors qu’il apercevait une jolie baigneuse, il écrasa un crapaud. Pour lui, c’était sans importance, sauf que ce crapaud appartenait à une sorcière qui jeta un sort au prince… Désormais, toutes les belles jeunes filles que le prince ramènerait au château se transformeraient en laiderons…

Il va bien devoir changer, ce prince qui en pince pour les belles jeunes filles, mais je ne vous dévoile pas la fin de ce conte. On parle ici de la superficialité, de la bêtise des gens qui ne regardent que le physique et surtout de la relativité de la beauté. On parle même du goût de la lecture. Un conte plein d’humour, un brin décalé signé Benoît Perroud.
Le même vu par Œil d’ailleurs.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué des albums de Magali Le Huche (Pépito super-héros, Drôles de courses pour M. OursNon-Non veut faire du sport… mais a un peu la flemme, Le loup et la soupe aux pois, A la piscine, L’arpenteur, Le voyage d’Agathe et son gros sac Stéphanie Blake (Je suis le plus grand, Non pas dodo !, Un bébé dans le ventre de maman ?, Je veux des pâtes ! et Je veux pas aller à l’école) et Laetitia Le Saux (Boucle d’ours). Retrouvez aussi notre interview de Magali Le Huche.

Le poisson perroquet
Texte d’Amanda Sthers, illustré par Magali Le Huche
Nathan dans la collection albums Nathan
10 €, 220×270 mm, 32 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2014.
Caca Boudin
de Stéphanie Blake
École des loisirs dans la série Simon Lapin
12,20 €, taille en mm, nombre de pages, imprimé en France, 2002.
Tu te crois le lion ?
Texte d’Urial, illustré par Laetitia Le Saux
Didier Jeunesse
12,50 €, 234×250 mm, 32 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2014.
Prince en pince
de Benoît Perroud
De la Martinière Jeunesse
13,50 €, 230×280 mm, 40 pages, imprimé en Belgique, 2014.

À part ça ?

Le salon du Livre de Paris commence aujourd’hui. De nombreuses animations autour de la littérature jeunesse sont prévues. Tout le programme, ici !

Gabriel

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