La mare aux mots
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Pingouins

Livres-jeux

Par 2 juillet 2018 Livres Jeunesse

Une nouvelle chronique que je sais utile pour les vacances, après les jeux et les CD et avant les loisirs créatifs : les livres-jeux ! Des livres à glisser dans les bagages pour s’amuser dans les moyens de transport ou sur le lieu de vos vacances.

Compte avec les pingouins
Textes de Jean-Luc Fromental, illustrés par Joëlle Jolivet
Hélium
13,90 €, 260×320 mm, 28 pages, imprimé en Malaisie, 2017.
Les anachro jeux joue avec l’Histoire de France de Napoléon 1er à nos jours
Textes de Lucie Hoornaert, illustrés par Jacques Lerouge
Faton Jeunesse
14,50 €, 223×294 mm, 46 pages, imprimé en France, 2017.
La tour labyrinthe
de Hiro Kamigaki et IC4DESIGN (traduit par Emmanuelle Pingault)
Milan
16,50 €, 260×350 mm, 32 pages, imprimé en Chine, 2017.
Disparition à Paris
Textes de Les Fées Hilares, illustrés par Caroline Ayrault et Solenne & Thomas
Deux coqs d’Or
13,50 €, 202×242 mm, 128 pages, imprimé en Chine, 2017.
Mon grand imagier quiz des animaux
Auteur·trice non crédité·e, illustré par Tiago Americo
Larousse dans la collection Mon grand imagier quiz
12,90 €, 255×340 mm, 18 pages, imprimé en Chine, 2018.
Tour du monde en 80 jeux
d’Aleksandra Artymowska (traduit par Aurélie Desfour)
Deux coqs d’or
16,95 €, 298×298 mm, 90 pages, imprimé en Chine, 2017.
L’école maternelle
Les bateaux
Aux sports d’hiver

Textes de Mariette Nodet (L’école maternelle), Stéphane Frattini (Les bateaux et Aux sports d’hiver), illustrés par Maud Legrand
Glénat Jeunesse dans la collection Mon premier doc-puzzle
14,50 € (chacun), 252×230 mm, 12 pages (chacun), imprimé en Chine, 2017 et 2018.
Cherche et trouve la coccinelle
de Katherina Manolessou (traduit par Emmanuelle Kecir-Lepetit)
Larousse
12,90 €, 312×312 mm, 31 pages, imprimé en Chine chez un imprimeur éco-responsable, 2017.
Coucou caché !
d’Anders Arhoj (traducteur·trice non crédité·e)
Little Urban
19,50 €, 245×350 mm, 36 pages, imprimé en Asie, 2016.
Cherche et trouve dans la préhistoire
de Thierry Laval et Yann Couvin
Seuil Jeunesse dans la collection Cherche et trouve géant
15 €, 167×377 mm, 12 pages, imprimé en Chine, 2017.
Pirates à la loupe
Textes de David Long (traduits par Samuel Loussouarn), illustrés par Harry Bloom
Larousse
16,95 €, 264×320 mm, 46 pages, imprimé en Chine chez un imprimeur éco-responsable, 2017.
La pyramide mystérieuse
Scénario de Florent Lepeytre, illustré par Virginie Vidal
Deux coqs d’or
12 €, 246×379 mm, 32 pages, imprimé en Roumanie chez un imprimeur éco-responsable, 2017.

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A l’école

Par 26 septembre 2013 Livres Jeunesse

On en a déjà parlé plusieurs fois avant la rentrée, reparlons en maintenant que c’est devenu une routine… l’école ! (bon et après on n’en parle plus avant l’été 2014 !)

MaternelleC’est le jour de la rentrée, on se réveille, on mange et c’est parti pour l’école. Arrivé sur place on accroche son manteau sous sa photo, on retrouve la maîtresse et une dame qui est là pour l’aider. Un dernier bisou aux parents et voici donc la journée en classe qui commence…

Reprenant étape par étape la journée avec une histoire en images et de grandes planches avec des mots-clefs genre imagier, parfois des questions, La maternelle de chez Larousse est un petit album très complet sur la maternelle (le nom est donc bien trouvé !). L’appel, le sport, le tableau de présence, la récré, la sieste, la cantine,… tout y est ! Et tout ressemble à ce que vivent vraiment nos enfants. Les pages sont entièrement plastifiées (donc le livre ne craint pas trop la déchirure) et il propose même, en fin d’ouvrage, des petits jeux avec des autocollants et un puzzle. Je connaissais déjà cette collection (Ma baby encyclopédie) que j’aime beaucoup (même si je ne comprends pas pourquoi ce « baby »). Un très bon ouvrage pour parler de la maternelle.

La p'tite ŽcoleLes arbres de la cour, les portes manteaux décorés, les activités,… peindre, dessiner, se défouler, manger, se reposer… puis c’est fini, il faut maintenant retrouver les parents et leur raconter la journée.

La p’tite école est un ouvrage très poétique sur une journée à l’école maternelle signé Brigitte Vaultier et Chiara Dattola. Comme dans le précédent, on évoque ici tous les moments qui font le quotidien des petits à la maternelle. Illustrations un peu rétro, texte ressemblant à un poème, les enfants vont aimer retrouver ce qu’ils vivent dans ce très joli petit album.

kiki kiffe l'écolePour Kiki aussi c’est le grand jour, il a le trac ! Il prépare son cartable (on va l’aider), il monte sur le scooter de son père et direction l’école ! Rencontre avec la maîtresse, apprentissage de l’écriture, course en sac, cantine,… une journée à l’école avec Kiki !

Contrairement aux deux premiers livres de cette chronique, si vous cherchez un livre « réaliste » passez votre chemin ! Kiki rentre en petite section et, par exemple, on propose au jeune lecteur de trouver ce qu’il met dans son cartable dans une liste d’objet… sauf que rien ne va en petite section (en plus des battes de baseball, scie, marteau, club de golf,… on trouve bien des crayons, des cahiers, une règle… mais aucun enfant ne prend ça pour aller en petite section). Autre exemple Kiki écrit avec des cubes (drôlement doué à la rentrée de petite section)… Bref comme on adore Kiki on lui pardonne le fait que les enfants ne se reconnaîtront pas forcément. Vincent Malone et Jean-Louis Cornalba continuent cette super série dont on ne se lasse vraiment pas.
Le même vu par Oeil d’ailleurs.

Je, tu, il m'embêteIl s’embête dans la classe jusqu’à ce que l’instituteur soit appelé ailleurs… Il faut rester sage pendant son absence, mais tirer les oreilles du lapin de devant est trop tentant… Ah ce lapin croit lui échapper en se levant, mais non on peut se poursuivre. Y’a pas à dire, on s’embête moins quand on s’embête les uns les autres !

Michel Van Zeveren joue avec les mots (on s’embête, embêter son voisin, c’est embêtant,…) et nous livre un texte très poétique et plein d’humour. On parle aussi des grands qui embêtent les petits, des garçons qui embêtent les filles,… et l’inverse ! Un livre drôle et plein de malice qui joue avec les mots et qui va plaire autant aux enfants qu’aux parents.
Le même vu par Fantasia et Les lectures de Liyah.

Avant quand y'avait pas l'écoleC’était comment quand y’avait pas école ? Qu’offrait-on pour la fête des pères ? Comment résolvait-on les équations à deux inconnues ? Je vous le dit d’avance… c’était un peu n’importe quoi… comme on ne savait pas quoi faire des flûtes, on se le mettait dans le nez, on collait des post-it sans rien écrire dessus, le mot le plus long c’était « onkr »… bref du grand n’importe quoi je vous dis !

Vous connaissez sûrement Quand papa était petit il y avait des dinosaures, grand classique de la littérature jeunesse… par les mêmes auteurs (Vincent Malone et André Bouchard) voici donc Avant quand y avait pas l’école ! On garde le même esprit potache et c’est reparti. Là encore les parents vont autant (voire plus, soyons honnête) se marrer que les enfants. C’est de l’humour bête comme on aime, ça ne se prend pas au sérieux… et tant mieux ! Un grand et bel album (les planches d’André Bouchard sont magnifiques) pour ricaner (bêtement) en famille.
Le même vu par Enfantipages et Les lectures de Liyah.

La vie privée des profsLes professeurs : ces êtres étranges venus d’une autre planète. Leur destination : la Terre. Leur but : en faire leur univers. David Vincent Françoise Grard les a vus. Maintenant, elle  sait que les professeurs sont là, qu’ils ont pris forme humaine et qu’il lui faut convaincre un monde incrédule que le cauchemar a déjà commencé… (ok bon on s’amuse comme on peut !)

Le quinzième tome de l’excellente collection Et toc ! de chez Gulf Stream s’intéresse donc aux prof (tiens on pourrait refaire ici le débat sur le pluriel des apocopes puisque l’auteur, professeur de lettre, a mis « profs » mais je vais vous épargner ça !). Qui sont-ils ? Pourquoi se réfugient-ils dans cette mystérieuse salle où l’on n’a pas le droit d’aller appelée Salle des prof ? (et que s’y passe-t-il d’ailleurs ?) Sont-ils vraiment méchants ? Françoise Grard (professeur elle-même) nous raconte leur quotidien, leurs pensées, leurs espoirs. Tout y passe des conseils de discipline aux grèves, de la relation entre prof aux rencontres avec les parents, des mutations aux vacances,… Elle tord le cou à quelques clichés (auxquels on essaye quand même de tordre le cou depuis belle lurette, style les prof sont toujours en vacances etc), dénonce certaines choses (et n’est pas forcément tendre avec ses collègues). Bref j’ai trouvé ce tome vraiment intéressant (même s’il manque un peu de fun), mais mon souci est… à qui est-il destiné ? Les collégiens et lycéens auront-ils vraiment envie de lire un livre sur les prof ? En tout cas s’ils le font ils découvriront qu’eux aussi ont peur, qu’eux aussi ont des doutes, qu’ils ne veulent pas forcément leur mal… Ce documentaire aura au moins le mérite d’humaniser ces êtres pas si étranges que ça, finalement…
Le même vu par Délivrer des livres.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué des livres de Vincent Malone (Papa Houêtu, Maman Houtuva, dont trois avec Jean-Louis Cornalba (Kiki fout le camp, Kiki King de la banquise et Kiki fait caca) et un avec André Bouchard (Quand papa était petit il y avait des dinosaures) et un livre de Michel Van Zeveren (C’est à moi, ça !).
D’autres livres sur l’école dans diverses chroniques regroupées ici.

La maternelle
Texte de Malou Adam, illustré par Claire Wortemann
Larousse dans la collection Ma baby encyclopédie
6,90€, 210×197 mm, 28 pages, imprimé en Chine, 2013.
La p’tite école
Texte de Brigitte Vaultier, illustré par Chiara Dattola
Les éditions du Ricochet dans la collection Les Bouées du Ricochet
7,60€, 196×196 mm, 32 pages, imprimé en Pologne, 2013.
Kiki kiffe l’école
Texte de Vincent Malone, illustré par Jean-Louis Cornalba
Seuil Jeunesse dans la collection L’ours qui pète
5,90€, 165×165 mm, 22 pages, imprimé en France, 2013
Je, tu, il m’embête
de Michel Van Zeveren
Pastel
11,50€, 176×248 mm, 32 pages, imprimé en Belgique, 2013.
Avant quand y avait pas l’école
Texte de Vincent Malone, illustré par André Bouchard
Seuil Jeunesse

18€, 263×377 mm, 40 pages, imprimé en Italie, 2013.
La vie secrète des profs
Texte de Françoise Grard, illustré par Nicolas Wild
Gulf Stream éditeur dans la collection Et toc !
12,50€, 140×220 mm, 231 pages, imprimé en Italie, 2013.


A part ça ?

A propos d’école… sur le forum on débat sur les nouveaux rythmes scolaires !

Gabriel

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Ça pique un peu…

Par 27 mai 2013 Livres Jeunesse

Aujourd’hui on s’intéresse à des livres que j’adore, ceux à l’humour un peu piquant, loin de toute mièvrerie. Ce genre d’album qui fait autant marrer les parents que les enfants.

On commence avec un tout nouveau héros, Kiki de Vincent Malone.

kiki king banquiseTout commence sur la banquise, quand un pingouin fit un clin d’œil coquin à une madame pingouin… et c’est le coup de foudre ! De cette union naît Kiki, un petit pingouin énergique et casse-cou. Mais un jour, suite à un craquement de banquise, Kiki est séparé de ses parents… le voilà parti pour de grandes aventures !

Le 1er épisode de la série culte encore inconnue ! nous prévient le bandeau, Kiki King de la banquise est un album très drôle, complètement crétin (dans le bon sens du terme, si si y’en a un). On rit vraiment des jeux de mots, des situations,… Il y a des tas de petit plus comme un avant-propos très drôle « ce qu’il faut savoir par cœur pour comprendre », une frise historique sur laquelle est placée la vie de Kiki. Vincent Malone joue avec les sons et son texte est bourré d’allitérations (Là, Kiki fait le casse-cou avec une catapulte et des cailloux), Jean-Louis Cornalba truffe ses images de petits détails drôles, bref on se marre bien en lisant Kiki King de la banquise (et y’a même des petits messages écolos) !

Kiki fait cacaOh Kiki est bizarre… il est rouge et crispé… mais que se passe-t-il ? Il reste bloqué, accroupi et pendant ce temps des requins passent et repassent sous sa mini-banquise… Ah… Kiki fait caca…

Je vous raconte un peu la chute de Kiki fait caca dans mon résumé mais elle est dans le titre ! On retrouve le même humour, le même grain de folie dans la suite des aventures de Kiki (ici le bandeau prévient Si vous avez aimé Huis clos de Jean-Paul Sartre, vous allez adorer Kiki fait caca !), et je dirai même que ce tome 2 est plus drôle que le tome 1 (mais je suis très humour sur le caca…). Et puis qui ne s’est pas demandé pourquoi son enfant avait arrêté toute activité et paraissait tout à coup hyper concentré… jusqu’à s’apercevoir qu’il allait bientôt falloir changer sa couche… ?

Kiki king de la naquiseUn nouveau héros, une nouvelle série dans laquelle Vincent Malone ose tout (faire des référence au tome 2 dans le tome 1, des bandeaux absurdes, des requins coprophages (oui on apprend aussi du vocabulaire),…) et ça fait drôlement du bien ! Le tome 3 arrive… vivement !

Dans Kiki fait caca, le narrateur s’adresse au personnage principal qui fait face au lecteur, principe que j’adore et qui est aussi utilisé dans les Emile.

Emile se déguiseC’est carnaval, faut se déguiser ! Emile n’a pas envie… si c’est pour être encore en prince charmant ou en tomate… on le comprend ! Allez Emile fait un effort… ok Emile veut bien mais c’est lui qui choisit son déguisement !

Avec Emile on ne s’ennuie jamais, on ne devine jamais ce que va nous faire ce petit garçon ! J’adore ce personnage (je vous avais déjà parlé de Émile veut une chauve-souris, Émile est invisible, Émile fait la fête, Émile veut un plâtre), c’est drôle, bien écrit, décalé,… c’est une des meilleures séries actuelles (ce n’est pas un hasard si le premier tome a reçu le prix sorcière). Un album plein d’humour, c’est comme ça et pas autrement !

LES SOEURS TSSSForcément quand on parle d’humour piquant on pense à Estelle Billon-Spagnol !

Ne croyez pas la première page de cet album, non les sœurs Tsss ne sont pas deux petites filles absolument charmantes (d’ailleurs quelqu’un a eu la bonne idée de rajouter « faux » sous le texte), les sœurs Tsss sont plutôt des pestes qui la ramènent en permanence, savent tout mieux que tout le monde et se moque du physique de leur camarades… alors vraiment il faudrait être tordu pour les trouver absolument charmantes !

soeurs TSSSAh que j’aime les albums avec des pestouilles comme Les sœurs Tsss (ou comme Emile), des personnages hilarants en albums mais qu’on ne souhaiterait pas avoir comme enfant (quoiqu’un peu de caractère c’est bien aussi). Et qui sait mieux qu’Estelle Billon-Spagnol les croquer ? Un album très drôle, légèrement politiquement incorrect comme on les aime. Entrez dans l’univers des sœurs Tsss, vous ne le regretterez pas. Quoique…

Avril le poisson rougeAvril est un poisson rouge qui a eu une adolescence difficile (ses parents étaient aqualitiques), il aimerait s’enfuir de son bocal.

Avril, le poisson rouge est aussi un album très drôle, assez difficile à résumer (comme vous pouvez le voir plus haut…). Chaque planche est hilarante (et très graphique). Quelques exemples pour que ça soit plus parlant, quand on nous dit que ses parents sont passés à autre chose on voit deux sushis à côté du bocal d’Avril, un canard en plastique flotte dans le bocal quand on nous dit qu’il aimerait dompter des bêtes sauvages,… c’est subtil, drôle, piquant et très esthétique. Je suis fan d’Avril.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué des livres de Vincent Malone (Papa, Houêtu ?, Maman  Houtuva ? et Quand Papa était petit y avait des dinosaures),  Vincent Cuvellier (La fille verte, La première fois que je suis née, Émile veut une chauve-souris, Émile est invisible, Émile fait la fête, Émile veut un plâtre), Ronan Badel (Bob le loup, Émile veut une chauve-souris, Émile est invisible, Émile fait la fête, Émile veut un plâtre, La mémé de ma mémé, Tout ce qu’une maman ne dira jamais et Le pépé de mon pépé) et Estelle Billon Spagnol (La planète des mius, Ti-Jack, Chiche !, La rentrée de Jacotte, Jacotte en vacances, 5h22, Petit Lagouin, Le jardin du secret, Jacotte, Le petit bois du dimanche soir, À table et Mister Mok. Nous avons aussi interviewé Estelle Billon-Spagnol.

Kiki King de la banquise
de Vincent Malone, illustré par Jean-Louis Cornalba
Seuil Jeunesse dans la collection L’ours qui pète
8,90€, 217×219 mm, 38 pages, imprimé en Italie, 2013.
Kiki fait caca
de Vincent Malone, illustré par Jean-Louis Cornalba
Seuil Jeunesse
dans la collection L’ours qui pète
5,90€, 166×168 mm, 24 pages, imprimé en France, 2013
Emile se déguise
de Vincent Cuvellier, illustré par Ronan Badel
Gallimard Jeunesse dans la série Emile
6€, 175×206 mm, 24 pages, imprimé en France, 2013.
Les soeurs Tsss
d’Estelle Billon-Spagnol
Auzou dans la collection Auzou-bidule
6,50€, 190×145 mm, 32 pages, imprimé en Chine, 2013
Avril le poisson rouge
de Marjolaine Leray
Actes Sud Junior
11,50€, 157×158 mm, 40 pages, imprimé en France, 2013

A part ça ?

We are familyEt puisqu’on parle d’humour pour les enfants… parlons d’humour pour les grands… à propos des enfants. We are Family est une BD qui vient de sortir, écrite par Marie Pavlenko, illustrée par Teresa Valero, elle nous parle du quotidien d’un couple et de leurs deux fils (communément appelés Têtard et Mini Troll) et c’est tout simplement hilarant. Hilarant mais pas seulement, car entre les sorties gênantes des enfants en public, leurs réparties qui nous laissent sans voix et les scènes tordantes du quotidien (sur le papier, car un peu plus crispantes quand on les vit) il y a les scènes de tendresse (ah quand un enfant vous dit qu’être près de vous lui donne des petits frissons ou qu’on est son gros cœur de la galaxie...). We are Family n’est vraiment pas que drôle, on y reconnaît parfaitement nos quotidiens avec nos enfants, parfois attendrissants parfois crispants. Marie Pavlenko nous livre ses petites anecdotes qui sentent le vécu, qui nous font sourire, nous mettent une larme au coin de l’oeil… et nous font nous sentir moins seuls. Une des plus jolies BD que j’ai lu sur le sujet, parce que ses auteurs n’ont pas essayé de faire de l’humour à tout prix, à toutes les pages, mais vraiment nous parler du quotidien, de nos vies.
Vous pouvez lire les premières planches sur le site Bedetheque.com.
We are family de Marie Pavlenko, illustrée par Teresa Valero, Delcourt, 13,95€, 2013.

Gabriel

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Une place pour moi ?

Par 24 février 2013 Livres Jeunesse

Cinq livres qui parlent de personnages qui ont du mal à trouver leur place.

Rita la féroce fée rousseLes fées s’occupent des enfants, ça vous le saviez j’en suis sûr ! Mais saviez-vous que les fées blondes s’occupent des filles et les fées brunes des garçons ? Pas sûr ! (au moins cette chronique vous aura appris quelque chose !). Mais que ce passa-t-il alors quand Rita, une fée rousse naquit… On ne sait pas quoi en faire, pensez-donc ! On la laisse de côté, elle est inutile. Et quand personne ne s’occupe de vous comme ça, c’est pas drôle et au bout d’un moment ça rend méchant… mais si Rita avait elle aussi son utilité ?

Je découvre avec Rita, la féroce fée rousse, les éditions Clochette et c’est une très bonne surprise. Au départ, comme beaucoup je pense, je me suis dit « tiens Maureen Dor… la nana de la télé là ? » Et en fait il suffit qu’on laisse de côté ses préjugés (datés en plus) et on découvre qu’elle a du talent, que ce n’est pas juste une « nana de la télé » qui s’est dit Rita le féroce fée rousse« tiens si je faisais un livre pour enfants » (c’est d’ailleurs pas son premier). Avec sa voix qui pétille de malice (c’est un livre-CD), elle nous raconte donc l’histoire de cette petite fée née différente et qui va trouver sa place malgré le fait que les autres ne veulent pas d’elle. Au-delà du sujet sur la rousseur (qui est quand même un vrai sujet, vu tout ce qui continue de courir sur les roux et rousses…) on parle bien-sûr de la différence en général, de se faire accepter avec ses différences. On évoque aussi des aînés qui ont peur d’être moins aimés quand un bébé arrive. Le CD est un vrai bonheur, Maureen Dor est drôle, pétillante, et les enfants sont captivés par sa voix (et les parents ne la trouvent pas agaçante, c’est tellement rare les histoires pour enfants sur CD pas agaçantes pour les parents qu’il faut le signaler !). Des tas de bonus très sympa, une chanson d’abord, drôle et entrainante, ensuite la même chanson mais sans la voix pour que les enfants puissent la reprendre et enfin l’histoire est reracontée avec des trous pour jouer avec les enfants et voir s’ils ont bien suivi. Ah et le petit plus, il y a une clochette pour indiquer quand tourner la page ! Ce petit truc qui existait déjà quand nous étions petits est devenu assez rare… et c’est bien dommage. J’ai été séduit, ma fille a été conquise !
Vous pouvez d’ailleurs découvrir en ce moment ce livre-CD en ligne : http://www.editions-clochette.fr/une-histoire/sample-page

MomotaroMomotarō a été trouvé, bébé, au bord d’une rivière, il a été élevé par les gens du village. Il grandit et devient même le plus fort du village mais seulement voilà… Momotarō est fainéant, le roi des fainéant ! Les villageois trouvent qu’il n’est pas utile, il doit partir ! Pas utile Momotarō, vraiment ?

C’est en partant d’une légende japonaise que le talentueux Frédéric Laurent a fait ce petit livre très graphique avec le système de frise qu’il a utilisé également dans Monstres en Momotaroville (dont je vous parlais récemment). Si on dépliait tout le livre on aurait toute l’histoire de Momotarō dans une seule et même bande (et c’est peut-être dommage que le livre ne propose pas des doubles pages qui auraient permis de mettre en valeur cette frise). Même si je reste très fan du travail de Frédéric Laurent, je trouve que le texte aurait mérité d’être développé ici, que l’histoire aurait mérité d’être plus longue à lire (on a parfois l’impression de lire un résumé). Toutefois il signe là encore un très bel ouvrage, un bien bel objet artistique.

Monsieur OiseauMonsieur Oiseau non plus n’est pas à sa place. D’accord il est un oiseau, il est donc logique qu’il fasse comme ses congénères… Mais lui n’aime pas chanter à la chorale, il n’a pas envie de construire un nid… il aimerait être autre chose… Oui mais quoi ? Il tente d’abord d’être un coussin… mais une vache s’assoit sur lui, s’il était un hérisson on n’aurait pas envie de s’assoir sur lui ! Oui mais les hérissons hibernent l’hiver et lui n’a pas envie de dormir ! Et s’il était un bonhomme de neige ? Sauf que quand vient l’été il va fondre… Monsieur Oiseau se demande quoi être… et si c’était être lui le mieux ?

Autant, pour être franc, je n’ai pas trop accroché sur les illustrations de Monsieur Oiseau veut changer de peau, autant j’ai aimé cette histoire proche du conte philosophique. On parle donc ici de ces moments où l’on voudrait être autre chose, de ce fameux « l’herbe est toujours plus verte à côté ». Monsieur Oiseau va comprendre que la situation des autres n’est pas plus enviable que la sienne, que chacun a ses problèmes et finalement il vaut mieux être soi même. Bien sûr ses voyages, ses expériences, lui seront utiles, l’aideront à grandir. On parle aussi, ici, d’amour car c’est ce que trouvera Monsieur Oiseau au bout du chemin, et qui le fera se sentir bien.

FirminFirmin tombe, sans arrêt il glisse. Il a tout essayé, rien à faire, ce petit pingouin se retrouve Firmintoujours le nez dans la neige. Alors Firmin est triste, pourquoi il n’arrive pas à être un pingouin normal, qui tient debout ? Et si en fait c’était utile aussi les pingouins maladroits ?

Firmin est un tout petit livre signé Ingrid Chabbert et illustré par Gwenaëlle Doumont. Le joli texte est plein d’humour et de tendresse, deux qualificatifs qui s’appliquent également parfaitement aux illustrations. On parle ici de l’importance de ceux qui semblent décalés, pas aux normes et on en parle bien !

Le prince KangorKangor était un prince timide, au désespoir de ses parents. Il était maladroit et lorsqu’il s’entraînait au combat il avait peur de blesser ses adversaires… Que faire d’un tel fils qui était pourtant appelé à régner un jour… Kangor, lui-même, souffrait d’être différent. Pourtant un jour, après avoir entendu un homme parler de sa fille enlevée par les loups, le prince décida de partir sauver la jeune fille.

Ici aussi il est question de différence et de vouloir changer sa vie. Kangor souffre de sa timidité, il aimerait être courageux. Il va d’ailleurs réussir à aller au-delà de ses peurs et découvrir qu’il n’est pas aussi peureux qu’il le croit, et qu’il a un don qu’il ne soupçonnait pas. C’est également parce qu’il est plus sensible que les autres qu’il va vouloir sauver la jeune fille. On peut aussi voir ici un texte sur l’agoraphobie, Kangor se cache, ne parle à personne et va décider de sortir, d’affronter les gens. Comme toujours avec Catherine Leblanc c’est très bien écrit, elle sait manier les mots, faire de belles phrases, faire passer des émotions.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué…
– d’autres livres de Frédéric Laurent : Monstres en ville, Les deux poissons et Fipopus et Gropopus.

– d’autres livres d’Ingrid ChabbertUn accordéon sinon rien, La vérité sort toujours de la bouche des enfants, La mémoire aux oiseaux, L’oiseau, Les écharpes de Mamie Berthe, Tonnerre de catch, La fête des deux mamans, Raconte-moi la révolution, Les yeux du parapluie, Sur les quais et Le bateau de Malo. (retrouvez aussi notre interview d’Ingrid Chabbert)
– d’autres livres de Catherine Leblanc : Ce crime, Ma couleur, Au lit, Ludo !, Le goût d’être un loup, Les petites personnes, Au revoir, bonjour, Lulu et Moussu, Ah ! Si j’étais président ! et Comment ratatiner les monstres ? (Nous avons également interviewé Catherine Leblanc)

Rita, la féroce fée rousse
de Maureen Dor, illustré par Olivier Nomblot
Éditions Clochette dans la collection Les Zygomots
14,95€, 214×212 mm, 25 pages, imprimé en Belgique, 2011.
Momotarō
de Frédéric Laurent
Balivernes éditions dans la collection Petites sornettes
9€, 175×178 mm, 20 pages, imprimé en Espagne, 2012.
Monsieur Oiseau veut changer de peau
de Piret Raud traduit de l’estonien par Marie-Agathe Le Gueut
Éditions Le pommier dans la collection Les bouts d’choux explorent le monde
13€, 207×257 mm, 38 pages, imprimé en France, 2012.
Firmin
d’Ingrid Chabbert, illustré par Gwenaëlle Doumont
Gargantua Jeunesse
4,90€, 120×160 mm, 30 pages, imprimé en Bretagne sur papier recyclé, 2011.
Le prince Kangor
de Catherine Leblanc, illustré par Pascale Breysse
Lire c’est partir
0,80€, 220×190 mm, 32 pages, imprimé en France, 2009.

A part ça ?

Quand une émission qu’on adore reçoit quelqu’un qu’on adore ça donne une super émission. L’émission Ecoute ! Il y a un éléphant dans le jardin ! reçoit Nathalie Colombier de DéclicKids et elle est tout simplement passionnante à écouter. Que vous vous intéressiez déjà au numérique ou pas, je suis certain que ça va vous captiver. L’émission est en ligne, à écouter d’urgence !

Gabriel

 

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Pingouin et manchot

Par 11 février 2013 Livres Jeunesse

Parce qu’il n’y a pas que les hippopotames dans la vie, je vous présente aujourd’hui trois livres qui ont pour héros un pingouin ou un manchot.
1417088Petit Pingouin vit sur la banquise (jusque là, rien de bien surprenant). Il y fait un jour une curieuse rencontre : une pomme de pin. Passée une première phase de questionnements où le petit animal se demande bien sur quoi il est tombé, il décide finalement d’en faire sa meilleure compagne. La pomme de pin est donc habillée d’une belle écharpe et participe à toutes les aventures de Petit Pingouin. Mais Pomme de Pin n’est pas tellement habituée au climat de la banquise. Respectueux du bien-être de sa nouvelle amie, notre petit héros décide de la ramener dans son milieu naturel : la forêt. Mais il ne l’oublie pas pour autant et en grandissant, il décide de lui rendre visite. Comment se passeront leurs retrouvailles, bien longtemps après ?

Petit Pingouin et Pomme de Pin est un album pour enfants très poétique. L’histoire paraît toute simple, mais elle aborde plein de thèmes universels : la rencontre avec la différence, l’amitié, la tendresse, mais aussi la séparation, le respect, le courage, le temps qui passe et l’évolution, et même la protection de l’environnement. Salina Yoon signe à la fois le texte, court et beau, et les illustrations très douces : du coup, l’ensemble est vraiment harmonieux et plein de poésie. Un album bien plus fort qu’il n’y paraît au premier abord !

how_deep_is_the_sea_frCette fois, on suit un tout petit manchot nommé Chouchou qui se pose de grandes questions sur tout et n’importe quoi ! Dans La mer, c’est profond comment ?, il se demande donc ce qui peut bien se trouver dans ce monde si mystérieux dans lequel il a pourtant l’habitude de nager. Pour avoir les réponses à ses questions, pas d’autre moyen que de plonger. Il descend progressivement, et à chaque fois rencontre de nouveaux animaux. Il fait de plus en plus sombre (les pages du livre sont elles aussi de plus en plus foncées) et les créatures rencontrées de plus en plus étranges.

Anna Milbourne propose donc aux enfants de découvrir les profondeurs de la mer que l’on connaît finalement assez peu. Chouchou y croisera une baleine, des montagnes, un sous-marin, des animaux luisants qui ressemblent à des plantes. Les illustrations de Serena Riglietti sont belles et assez détaillées, accessibles aux plus jeunes, qui n’auront pas l’impression de lire un documentaire très scientifique. En bonus, on trouve à la fin du livre, une très grande frise verticale à accrocher à la manière d’une toise, pleine d’informations sur les profondeurs !

how_big_was_a_dinosaur_frDans la même collection, et sur le même principe, Un dinosaure, c’était grand comment ? propulse cette fois Chouchou au coeur de la préhistoire, à la rencontre de ces fascinantes créatures disparues. A chaque fois que le pingouin rencontre un dinosaure, il croit avoir trouvé le plus grand. Mais tous lui répondent qu’il existe ENCORE plus grand ! Et effectivement, le dernier est vraiment immense ! Tous se retrouvent sur le grand poster à la fin du livre, et sont présentés à l’échelle des villes actuelles : l’un est aussi long que 5 autobus, l’autre plus haut qu’un arbre.. Tout ça est quand même impressionnant !

Quelques pas de plus…
Retrouvez d’autres chroniques de livres d’Anna Milbourne : Mon grand livre de coloriage, Des milliers de choses à trouver.

Petit Pingouin et Pomme de Pin
de Salina Yoon traduit par Alice Delarbre
Seuil Jeunesse
12,50 €, 235 x 235 mm, 40 pages, imprimé en Chine, 2013
La mer, c’est profond comment ?
de Anna Milbourne illustré par Serena Riglietti traduit par Deborah Cixous
Usborne
9,50 €, 250 x 250 mm, 24 pages, lieu d’impression non précisé, 2013
Un dinosaure, c’était grand comment ?
de Anna Milbourne illustré par Serena Riglietti traduit par Deborah Cixous
Usborne
9,50 €, 250 x 250 mm, 24 pages, lieu d’impression non précisé, 2013

A part ça ?

Si vous aimez Petit Pingouin, Salina Yoon a créé un blog à partir de l’album Petit Pingouin et Pomme de Pin, où le petit héros est reconstitué en pâte à modeler, et mis en scène !

Marianne

 

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