La mare aux mots
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Politesse

« Sois poli dis merci, à la dame laisse ta place »*

Par 23 octobre 2017 Livres Jeunesse

Comme on me le répétait quand j’étais petit « sois poli si t’es pas joli ! » (vu le nombre de gens qui ne savent pas dire « bonjour » ou « merci » on n’a pas dû le dire à tout le monde !). Aujourd’hui, des livres pour rappeler l’importance de la politesse et des règles de savoir-vivre.

Les petits mots polis
Texte d‘Alice Le Hénand, illustré par Thierry Bedouet
Milan dans la collection Les minousses
10,90 €, 200×170 mm, 12 pages, imprimé en Malaisie, 2017.
En famille, il y a des règles !
Texte de Laurence Salaün, illustré par Gilles Rapaport
Seuil Jeunesse dans la collection Il y a des règles
13,90 € 183×337 mm, 72 pages, imprimé en France, 2016.
Mon petit manuel de politesse
de Mathis
Thierry Magnier dans la collection Boris
14,50 €, 140×220 mm, 48 pages, imprimé au Portugal, 2016.

* Jacques Lanzmann, extrait de « Fais pas ci, fais pas ça »

 

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Enfants parfaits en solde

Par 13 octobre 2016 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, je vous propose deux albums bourrés d’humour sur des enfants sages comme des images, serviables, polis, des enfants parfaits en quelque sorte !

Un enfant parfait
Texte de Michaël Escoffier, illustré par Matthieu Maudet
l’école des loisirs
12,20 €, 190 x 260 mm, 36 pages, imprimé en France, 2016.
Pavor Nocturnus. L’histoire d’un enfant un peu trop parfait
Texte de Marilina Cavaliere, illustré par Letizia Iannaccone
Seuil jeunesse
12,90 €, 195 x 260 mm, 40 pages, imprimé en Lettonie, 2016.

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Caractères de cochon

Par 3 juillet 2015 Livres Jeunesse

LE PETIT LIVRE QUI DIT NONNon, non, non et NON ! Que ce soit pour aider, pour manger proprement, pour se tenir correctement ou pour ranger ses affaires, elle n’a qu’un mot à la bouche : NON ! Pourtant le petit monstre sait redevenir une petite fille gentille au moment où elle en a besoin…
On rit en voyant la trogne de la petite fille qui s’époumone à dire non, qui multiplie les bêtises et fait absolument n’importe quoi (même son ours en peluche semble ne plus en pouvoir). Les illustrations de Carole Crouzet sont pleines de mouvement, d’énergie. En lisant le texte de Swann Meralli on s’amuse à imiter les enfants en pleine phase d’opposition… et on les fait rire ! Quoi de mieux pour débloquer une situation que de s’en moquer ?
Un album plein d’humour pour rire de la fameuse phase du non (avec un dénouement qui ravira les fans de livres).

Quel caractère !Allez, on se lève ! Ouh la non, ce petit cochon n’a pas envie, il ne veut pas obéir. Les autres sortent ? Et bien qu’ils sortent, il pleut, lui a envie de rester à l’abri ! En plus, il ne veut pas s’habiller comme on le lui demande. Non c’est décidé il ne fera pas comme les autres… et s’il avait raison ?
Dire tout le temps non c’est fatigant… mais il est bon parfois de s’opposer, de refuser ce qui nous semble injuste, de s’indigner, de ne pas être un mouton. Géraldine Collet nous raconte l’histoire d’un petit cochon qui, grâce à son mauvais caractère, va échapper à un destin pas très rose. L’histoire est pleine d’humour, mais c’est aussi un bon moyen de réfléchir à l’effet de groupe, au fait de décider soi-même de ses envies.
Un album pour apprendre à ne plus suivre le troupeau.

petit mot magiqueIl propose des donuts, mais refuse d’en donner quand on en accepte… mais qu’est-ce qu’il a ce panda ? C’est quoi son problème ? Et s’il attendait simplement un petit mot magique en réponse ?
Là encore, le personnage a bien raison d’avoir sale caractère ! Pourquoi tout accepter des autres ? Face à ceux qui exigent ou ceux qui veulent tout, il remballe la marchandise ! C’est tellement plus agréable d’offrir aux gens aimables.
Un album plein de douceur et d’humour pour se rappeler qu’on gagne toujours à être poli.
Le même vu par Le cahier de lecture de Nathan.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué des ouvrages de Géraldine Collet (À l’école des poussins !, Un pour tous, tous poussin !, Défends-toi !, La petite liseuse, Sais faire moi, La rentrée de Jacotte, Jacotte en vacances, Okimdam, l’oiseau auquel il manquait une case, Tranquille, Tout seul !, Tous ensemble !, Le fil rouge, S’échapper d’une île et A table), de Sébastien Chebret (Arrête de bouder, Les étoiles d’Hubert, La mystérieuse lettre au Père NoëlMon album à compter et L’entrée en maternelle) et de Steve Anthony (Saperlipopette mon chapeau !). Retrouvez aussi nos interviews de Géraldine Collet et de Sébastien Chebret.

Le petit livre qui dit NON !
Texte de Swann Meralli, illustré par Carole Crouzet
p’titGlénat dans la collection Vitamine
11 €, 255×284 mm, 32 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2015.
Quel caractère !
Texte de Géraldine Collet, illustré par Sébastien Chebret
Les 400 coups dans la collection Carré blanc
13 €, 220×285 mm, 32 pages, imprimé en Chine, 2015.
Un petit mot magique
de Steve Antony (traducteur non crédité)
Gautier-Languereau
14 €, 268×270 mm, 32 pages, imprimé en Chine, 2015.

Gabriel

 

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Des encyclopédies décalées

Par 14 mars 2015 Livres Jeunesse

Mon Superlivre des contrairesMon Superlivre des contraires se présente comme un grand imagier en apparence assez classique qui aborde les différences entre le vrai et le faux, le doux et le dur, le chaud et le froid… Les doubles pages foisonnent d’images hautes en couleur et d’expressions assez savoureuses. Le « faux » est par exemple représenté, entre autres, par une serviette en « similicuir » et le « chaud » par « le regard de braise » d’un séducteur. Le vocabulaire est très riche et varié et permet à l’enfant de piocher dans cette vaste étendue de mots de la langue française.
Les éditions Casterman ont lancé cette nouvelle collection de livres pour les jeunes enfants à la croisée entre le documentaire, le manuel d’éducation et l’imagier. Ces « superlivres », écrits par Elisabeth Brami et illustrés par Marie Paruit, sont des albums grand format très colorés qui cherchent à donner les clefs (et les mots) pour aborder des grandes notions. Le pari est tenu avec cet album : les expressions choisies sont peu rencontrées dans les livres pour la jeunesse, et les illustrations les mettent joliment en valeur. Plus qu’un imagier, il s’agit d’un véritable petit guide des expressions françaises destiné à de jeunes lecteurs qui ont déjà un bon vocabulaire, et un certain sens de l’humour !

Mon Superlivre de la politesseMon superlivre de la politesse expose quant à lui différentes scènes de la vie quotidienne d’un enfant (le repas, la sortie de l’école, les jeux au square…). Elles donnent l’occasion de comparer le comportement de Miss ou Monsieur Poli et leurs doubles « maléfiques » les Papoli. Naturellement, les enfants polis sont prévenants et calmes tandis que leurs homologues enchaînent insultes et incivilités.
En ouvrant ce second livre de la collection, on s’attend à trouver le même ton léger teinté de second degré. Or, si on est séduit par l’illustration très dynamique et les détails attachants choisis par Marie Paruit, il est plus difficile d’adhérer au message assez moralisateur du texte. Les lecteurs du Dicos des bêtises et autres catastrophes (avec Émile Jadoul, Casterman, 2011), véritable manuel de référence des garnements, peineront à reconnaître la subtilité habituelle d’Elisabeth Brami. L’auteur et psychologue qui comprend si bien les ambivalences dans le tempérament des enfants, comme elle l’exposait dans son « coup de cœur/coup de gueule » publié sur le blog, dresse ici des portraits très tranchés et normatifs. On peut regretter qu’aucun rapprochement ne s’opère au fil des pages entre les Papoli et les Polis. Les premiers collectionnent les méfaits tandis que les autres sont de tels enfants modèles qu’ils en deviennent agaçants.
Ce « superlivre » est un bel ouvrage. L’illustration de Marie Paruit est dans l’air du temps, très graphique et rend la lecture très agréable. Il répond bien au défi de mettre des mots sur les nombreuses situations de la vie d’un enfant mais, plutôt que d’amener l’enfant à se questionner sur les comportements communément admis en société, ils en donnent une vision un peu trop figée. Un ouvrage à lire avec les enfants en les encourageant à débattre sur ces représentations d’adultes.
Les mêmes vus par Maman Baobab et Sous le feuillage

Le grand livre des outilsDans le domaine des encyclopédies décalées, Le grand livre des outils de Pronto et Raphaël Martin est une véritable réussite. Ce grand format, qui fait l’inventaire exhaustif des outils, est un ravissement pour les bricoleurs mais surtout pour les amoureux de la langue française. La scie japonaise, la truelle « langue de chat », le marteau Polka, le rivet pop… même si on ne sait pas fixer une étagère ou planter un clou sans se taper sur les doigts, on se surprend à être fasciné par les noms des 165 outils qui sont minutieusement référencés comme des oiseaux rares. Chaque famille d’outils est accompagnée par une scène imaginée par Pronto pour expliquer une expression courante en français avec humour et second degré : être marteau, enfoncer le clou, en pincer pour quelqu’un, etc.
Nul besoin d’être un pro du bricolage pour apprécier cette encyclopédie très drôle et finement réalisée. Les dessins des outils sont parfaits et très évocateurs, mais c’est bien entendu la page qui leur fait face qui donne tout son pétillant à ce livre. Comme l’évoque Pronto lors d’une interview accordée à la Librairie Mollat, la grande force du livre réside dans son humour sans concession ni censure, très revigorant en ces temps où la liberté d’expression est malmenée.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué d’autres livres d’Élisabeth Brami (Le doudou de Tiloulou, La déclaration des droits des filles, La déclaration des droits des garçons, et Moi j’adore, maman déteste, et vice-versa), et de Marie Paruit (Petit-Paul rentre de l’école, Je fabrique des livres).

Mon superlivre
Texte d’Élisabeth Brami, illustré par Marie Paruit
Casterman dans la collection Mon superlivre.
14,95 €, 247×310 mm, 48 pages, imprimé en Espagne, 2014.
Mon superlivre de la politesse
Texte d’Élisabeth Brami, illustré par Marie Paruit
Casterman dans la collection Mon superlivre.
14,95 €, 247×310 mm, 48 pages, imprimé en Espagne, 2014.
Mon grand livre des outils. Pour joindre l’outil à l’agréable
Texte de Raphaël Martin, illustré par Pronto
De la Martinière
14,90 €, 370×270 mm, 36 pages, imprimé où, 2014.

À part ça ?

Dimanche 15 mars à partir de 11h, la librairie Les Enfants sur le Toit (22, rue Ramey, Paris 18ème) accueillera Murielle Szac et Bruno Doucey qui présenteront en avant-première Le Feuilleton d’Ulysse (Bayard Jeunesse). Ils parleront également de la collection « Ceux qui ont dit non » éditée par Actes Sud Junior qui regroupe des romans historiques sur des personnalités qui incarnent l’esprit de résistance. Cette rencontre sera suivie par une dédicace, vous pouvez donc ressortir les excellents Feuilleton d’Hermès et Feuilleton de Thésée (Bayard Jeunesse, 2006 et 2011), superbes recueils de mythologie grecque destinés aux enfants signés par Murielle Szac.

Laura

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On ne fait pas n’importe quoi !

Par 13 avril 2014 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, on va apprendre à bien se tenir, il était temps, non ?

Il y a des reglesIl y a des règles ! Quand maman dit « arrête » on arrête (on ne reste pas accroché au lustre), on ne dit pas « c’est qui qui » (sauf si l’on parle du chien), on ne parle pas la bouche pleine (sauf en cas d’urgence genre l’arrivée inopinée d’un dinosaure), on ne suit pas un monsieur dans la rue qui dit avoir perdu son chien, on ne demande pas à papa quand maman a déjà dit « non »… on ne fait pas n’importe quoi !

Gros coup de cœur pour À la maison il y a des règles ! de Laurence Salaün et Gilles Rapaport ! Déjà parce que les exemples sont bons (et généralement partagés par tous), ensuite parce que c’est extrêmement drôle. L’allure de la petite fille qui se lève (visiblement d’une humeur de chien), les situations qu’on connaît bien (ne pas chercher et dire qu’on n’a pas trouvé, l’envie d’aller aux toilettes quand il faut débarrasser la table…), des dialogues percutants, des dessins hilarants… bref ici on rit beaucoup de ces situations qui nous disent quelque chose ! La seule exception, celle où il est même précisé « et l’on ne rigole pas avec ça ! », c’est le dessin sur le fait qu’il ne faut pas suivre un monsieur dans la rue, mais ensuite on a à nouveau le droit de rire avec une famille à tête de cochon (pour nous dire de manger proprement). Un bon moyen de reparler des règles de politesse, de respect et de vie commune, sans que ça soit sentencieux. Avec de l’humour, tout passe mieux !

Petit manuel de politesseUne baby-sitter a décidé d’apprendre la politesse (poil aux fesses) à deux enfants… ça ne sera pas toujours facile. Douze règles allant de se mettre la main devant la bouche pour éternuer à ne pas chuchoter devant les autres en passant par ne pas soulever les jupes des filles et ne pas faire pipi n’importe où. Après avoir reçu ces douze recommandations c’est certain ces enfants seront bien plus sages… ou pas !

Après le grand livre, le tout petit. Ici, il y a un fil conducteur, une histoire à suivre et pour chaque règle édictée on trouve un volet à ouvrir… où la règle sera généralement contredite. J’avoue avoir moins aimé ce principe (et le livre en général). Ainsi à côté de « On ne fait pas pipi n’importe où. On va au “petit coin” lorsqu’on en a besoin », un volet s’ouvre et l’on découvre un enfant heureux d’uriner sur une pelouse, après « Devant une porte fermée il est bien élevé de toquer » on découvre les enfants entrants, hilares, sans frapper dans une salle de bain où la baby-sitter prend son bain… J’ai eu un peu de mal, donc, avec ce principe de déconstruire les règles pour un effet comique, j’ai trouvé ça contre-productif. Alors peut-être est-ce justement le but du livre, dire qu’il y a des règles, mais qu’il ne faut pas les respecter, tourner tout ça en ridicule… J’avoue préférer le premier livre qui arrive, sans être moraliste à faire passer plein de choses.
Des extraits en ligne.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué des ouvrages de Gilles Rapaport (Alex et Léon dans les camps français 1942/1943) et de Robin (Essie, et si j’étais parfaite et Hercule attention travaux).

À la maison il y a des règles !
Texte de Laurence Salaün, illustré par Gilles Rapaport
Seuil Jeunesse
13,90 €, 180×330 mm, 72 pages, imprimé en Belgique, 2014.
Petit manuel de politesse, poil aux fesses !
Texte d’Alexandra Garibal, illustré par Robin
P’titGlénat dans la collection Vitamine
12 €, 145×168 mm, 32 pages, imprimé en Chine, 2014.

À part ça ?

Bonbek 11Le nouveau Bonbek est sorti ! On vous a déjà parlé de cette revue qui nous offre une grande histoire, des loisirs créatifs, des jeux… Ce numéro 11 est un numéro spécial Même pas peur ! On y trouve une grande histoire (31 pages) signée Agnès Bertron-Martin et Gwen Keraval dans laquelle on va rencontrer Noulouk qui n’a pas peur des créatures féroces de la banquise quand il est question d’aller offrir un poisson à Anouk son amoureuse. Ensuite on va faire une araignée en chocolat, on va customiser une basket, colorier, découper des poissons et ajouter des vêtements à des personnages… et là il y a l’ombre au tableau ! Quand on avait parlé de Bonbek sur À l’ombre du grand arbre j’avais déjà parlé de ce qui est pour moi un grave souci et qu’on retrouve dans ce numéro… la pub ! Et surtout, la pub bien sournoise ! En effet les vêtements à découper et à ajouter aux personnages sont tous accompagnés de leur références et de leur marque (et on nous signale même sur quel site internet on peut les trouver). Pour moi c’est un gros gros problème, et ces deux pages font oublier la qualité du magazine (qui pour le coup passe de « assez cher » à « très cher », car 9,50 € pour un magazine avec pub, pour moi c’est pas possible). S’il y a bien un endroit où j’ai du mal à supporter la publicité, c’est dans les ouvrages pour enfants. Bref, dommage c’est une bonne revue Bonbek, mais je refuse qu’on prenne mes enfants pour des pigeons.
Le site de Bonbek : http://www.bonbek.fr.

Gabriel

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