La mare aux mots
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Poupée

Des doudous

Par 17 novembre 2017 Livres Jeunesse

On les appelle objets transitionnels ou doudous, aujourd’hui des livres qui mettent en scène des ours en peluche, un lapin de velours, un koala et toute sorte d’autres doudous. Et chez vous, c’est quoi le doudou ?

Le lapin de velours
Texte de Margery Williams (traduit par Rose-Marie Vassallo), illustré par Sarah Massini
Père Castor
16,50 €, 240×265 mm, 64 pages, lieu d’impression non indiqué, 2017.
L’ours et la poupée
Texte d’Hubert Ben Kemoun, illustré par Sejung Kim
Père Castor
13,50 €, 240×300 mm, 32 pages, imprimé en Espagne, 2017.
Je n’aime pas koala
Texte de Sean Ferrell (traducteur·trice non crédité·e), illustré par Charles Santoso
Alice Jeunesse dans la collection Histoires comme ça
12,90 €, 237×242 mm, 40 pages, imprimé en Chine, 2017.
Balthazar a perdu son ours Pépin
Texte de Marie-Hélène Place, illustré par Caroline Fontaine-Riquier
Hatier Jeunesse dans la collection Balthazar
12,94 €, 240×270 mm, 32 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2015.
Tous les doudous et le mien !
Textes de Bénédicte Rivière, illustré par Élise Garcette
Larousse
11,50 €, 205×245 mm, 32 pages, imprimé en Espagne chez un imprimeur éco-responsable, 2017.

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Tendresse et humour

Par 1 mai 2015 Livres Jeunesse

La poupée de Ting-TingTing-Ting a une poupée, une poupée qui lui ressemble. C’est ce que lui a dit son père en la lui offrant. Mais un matin, la petite fille ne trouve plus la poupée. Peut-être l’a-t-elle laissée au champ, où elle était la veille. Mais sur place il n’y rien. Et soudain, Ting-Ting revoit ce qu’il s’est passé, elle a posé sa poupée sur l’établi. Elle est donc certaine que sa mère l’a prise, avec les autres, pour les vendre au marché.
Beaucoup de délicatesse, tant dans le texte que dans les illustrations, dans La poupée de Ting-Ting. L’album est riche par ce qu’il aborde (avec les mots ou par les non-dits) : complicité entre la petite fille et sa grand-mère, transmission, absence du père, communion avec la nature… Et les choses sont dites avec beaucoup de finesse, de poésie. Certaines illustrations de Régis Lejonc sont absolument sublimes (d’autres m’ont moins charmé).
Un bel album riche en émotion.
Le même vu par Enfantipages, Chez Gaëlle la libraire et Les lectures de Liyah.

Les pyjamasques et le robot blizzardAttention, les pyjamasques sont de sortie ! Sauf qu’être un superhéros c’est super… quand il y a des méchants… et là, il ne se passe pas grand-chose ! Nos héros décident de trouver à tout prix quelqu’un à combattre, mais ce n’est pas forcément une bonne idée…
On aime la tendresse des albums des Pyjamasques. Leur côté superhéros qui doivent se coucher tôt parce que demain il y a école. Les héros de Romuald nous font vraiment penser aux enfants avec leurs jeux, leur imagination, leur mauvaise foi… et c’est ça qui fait qu’on les aime.
Un nouvel épisode d’une série qui plaît beaucoup aux enfants.

moi d'abordMoi d’abord ! Voilà ce que hurle le petit canard quand la maman propose à ses petits d’aller dehors. Puis quand elle évoque une partie de pêche à la ligne, on entend encore le même cri, Moi d’abord ! Au moment de passer à table, c’est reparti ! Mais pas sûr que le petit canard ait toujours envie d’être le premier…
Beaucoup d’humour dans Moi d’abord ! mais on sait qu’avec le duo Michaël Escoffier/Kris Di Giacomo on est jamais déçu à ce niveau-là (et à aucun niveau, d’ailleurs). Les enfants qui veulent toujours être les premiers risquent de beaucoup aimer ce petit héros et tout le monde va se poiler devant la chute irrésistible.
Un album vraiment drôle signé par un duo qui fonctionne décidément à merveille.
Le même vu par La littérature de Judith et Sophie et La soupe de l’espace.

Moussy et le tas de l'OpéraPendant que ses amies achètent les derniers vêtements à la mode, Moussy rêve en regardant les magazines. Notre petite souris n’a pas les moyens de dépenser autant dans les boutiques. Elle est même victime des railleries, on se moque de ses vêtements rapiécés. Pourtant, un jour les choses changent et tout le monde est jaloux de Moussy !
Moussy et le tas de l’Opéra c’est un album pour parler du recyclage et de l’anticonsumérisme qu’on avait déjà chroniqué (ici), mais Nathalie Infante ressort son album (réécrit et redessiné) dans un format plus classique (l’album original était une histoire à déplier). On parle donc ici du bonheur de créer, de faire du neuf avec du vieux, de moins consommer.
Un album plein d’humour pour apprendre à ne plus gaspiller.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué des ouvrages de Ghislaine Roman (Contes d’un roi pas si sage), de Régis Lejonc (L’Ogre Babborco, Ianos et le dragon d’étoiles, La boîte à joujoux, Loup ?, La mer et lui, Le petit chaperon rouge ou La petite fille aux habits de fer blanc et Obstinément Chocolat), de Romuald (Les pyjamasques et le croque-chaussettes), de Michaël Escoffier (On verra demain, La maîtresse vient de Mars, 20 bonnes raisons d’aller à l’école, Le moustoc, 20 bonnes raisons de croire au Père Noël, Ouvre-moi ta porte, Le chevalier noir, L’anniversaire, La croccinelle, Le ça, Tous les monstres ont peur du noir, Trois petits riens, Le jour où j’ai perdu mes super pouvoirs, Zizi, Zézette, mode d’emploi, Le grand lapin blanc, Vacances à la ferme, Bonjour FacteurLa plume, Sans le A et Bonjour Docteur), de Kris di Giacomo (On verra demain, L’anniversaire, Trois petits riens, Sans le A, Le jour où j’ai perdu mes supers-pouvoirs, Prune cherche son style, Prune et la colo d’enfer, Quand le loup a faim, Prune : la grosse rumeur, Prune : le fils de la nouvelle fiancée de papa, et Prune et l’argent de poche) et de Nathalie Infante (Moussy & Le fantôme de l’opéra, Moussy la souris petit rat, Jeu de piste à Londres, Moussy, danseuse de balai, Marmottos seule contre le yéti, Moussy le petit tas de l’opéra et Une drôle de fourmilière). Retrouvez aussi nos interviews de Michaël Escoffier, de Kris di Giacomo et de Nathalie Infante.

La poupée de Ting-Ting
Texte de Ghislaine Roman, illustré par Régis Lejonc
Seuil Jeunesse
15 €, 296×273 mm, 40 pages, imprimé en France, 2014.
Les Pyjamasques et le robot-blizzard
de Romuald
Gallimard Jeunesse Giboulées dans la collection Les Pyjamasques
6,50 €, 215×255 mm, 36 pages, imprimé en Chine, 2015.
Moi d’abord !
Texte de Michaël Escoffier, illustré par Kris Di Giacomo
Éditions Frimousse
13 €, 252×207 mm, 24 pages, imprimé en Malaisie, 2010.
Moussy et le tas de l’opéra
de Nathalie Infante
Les éditions Marie-Louise
15 €, 265×190 mm, 28 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2014.

À part ça ?

Comme tous les mois, nous vous donnons nos coups de cœur du mois qui se termine. En avril, c’était donc, pour moi : Même les princesses pètent d‘Inlan Brenman et Magali Le Huche (p’titGlénat), Je suis un lion d’Antonin Louchard (Seuil) et Jasmine le concours de flaques d’eau de Guillaume et Thomas Bianco (p’titGlénat),  pour Marie : Le Kojiki, demande à ceux qui dorment de Yan Allegret et Carla Talopp (Gallimard Jeunesse Giboulées), pour Laura : Qui met les animaux au lit de Mij Kell et Holly Clifton-Brown (Gautier Languereau) et pour Marianne : La baleine du bus 29 de Christine Beigel et Alessia Bravo (Motus).
Retrouvez nos coups de cœur des mois précédents sur le blog, sur Facebook (ici pour les albums et pour les romans) et sur Pinterest (ici pour les albums et pour les romans).

Gabriel

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On ne va pas s’ennuyer pendant les vacances !

Par 19 décembre 2014 Loisirs Créatifs et Cahiers d'activités

C’est presque une tradition chez La mare aux mots, avant les vacances il faut une chronique loisirs créatifs ! Car pendant ce genre de période, il faut occuper les enfants ! (et demain, on continuera un peu sur le thème puisqu’on parlera cuisine !)

Mes poupées à décorerOn commence par habiller des poupées grâce à une maison d’édition qu’on aime beaucoup : Le vengeur masqué. Quatre silhouettes cartonnées sont fournies, on peut les colorier… ou pas ! Et des tas de vêtements sont proposés ! On pourra les habiller à la mode des saisons de l’année et là aussi on peut colorier ! La petite mallette propose aussi des socles pour mettre les poupées debout (et pourquoi ne pas en faire de la déco) et un livret pour nous donner des idées. Les vêtements s’accrochent grâce à des encoches (mais ne sont pas toujours faciles à « encocher ») et donc on peut changer les poupées. Tout se range dans la boîte qui se referme grâce à un bouton pression et elle se transporte facilement avec sa poignée. Ludique et pratique, donc, mais aussi esthétique grâce aux jolies illustrations de Gaëlle Duhazé !

 Inès La StylisteC’est un peu le même principe avec Inès La Styliste et Manon La Princesse, deux coffrets sortis chez Hugo Jeunesse et illustrés par Vivi La Blonde, sauf qu’ici la poupée est en plastique souple et les vêtements sont des autocollants repositionnables. Ici, on pourra habiller les deux jeunes filles suivant l’aventure qui nous est contée dans les livres qui les accompagnent. Ici aussi, tout se remet ensuite dans le petit coffret. Même si j’avoue trouver Mes poupées à décorer plus ludique, plus pratique et plus esthétique, je sens que le côté « histoire » des personnages va plaire et qu’il y aura des fans de ces deux coffrets-là.

Festive animal kit On décore un peu ? Festive animal kit de chez Mibo propose des animaux à découper pour faire des guirlandes, des déco à poser ou à mettre dans le sapin ou pourquoi pas décorer des cadeaux ! Même si le thème est un peu Noël, c’est tellement joli qu’on peut les laisser toute l’année ! Le principe est très simple, les formes sont prédécoupées, on les détache et l’on peut soit les poser sur des supports (fournis) soit passer un fil dans un trou prédécoupé. Petit plus (pas si petit d’ailleurs), ici c’est du papier recyclé et des encres végétales… bref on adore ! La maison va être super jolie grâce aux animaux très graphiques de ce joli pack.

Tout en carton !Maintenant, on va travailler un peu avec les enfants, et l’on va même recycler ! Grâce à Delphine Doreau (qu’on aime décidément beaucoup), on va créer des maisons de poupées, des fusées pour les jouets et même de vraies cabanes en carton ! On a chaque fois la liste de matériel nécessaire, les patrons et vraiment tout est expliqué clairement, longuement, avec détails. C’est richement illustré et le résultat a l’air franchement superbe (mais mon honnêteté habituelle me force à vous dire que par manque de temps je n’ai pas encore pu tester).
Encore un super livre d’activités proposé par un auteur qui ne manque pas d’idées géniales pour occuper les enfants !

bracelets du mondePour terminer, on fait des bracelets ? Dans le coffret Bracelets du monde, on va trouver du fil, des perles, des sequins, des boutons… et un livret pour nous donner pleins de conseils pour utiliser tout ça ! On va pouvoir suivre les modèles pour fabriquer des bracelets shambala (Tibet), Kumihimo (Japon), tahitien, indien… et pourquoi pas en offrir à Noël ? (c’est tellement plus sympa d’offrir des cadeaux faits main) Dans le livret on trouve des conseils sur les couleurs, la mode, les accessoires… seul bémol, tout est au féminin ! (erreur que le dossier ne presse n’a pas fait d’ailleurs !) Mais bon ne boudons pas notre plaisir et filles comme garçons, tous autour de la table pour un super atelier bracelets !

Quelques pas de plus…
Une sélection de cahiers d’activités et de loisirs créatifs regroupés dans un tableau pinterest.

Mes poupées à décorer
Illustrations de Gaëlle Duhazé, texte de Sophie Amen
Le vengeur masqué
16,50 €, 225×180 mm,12 pages, imprimé en Malaisie, 2014.
Inès la styliste
Texte de Marion Besnard, illustré par Vivilablonde
Hugo Jeunesse dans la collection Habille ta poupée
14,95 €, 150×210 mm, 48 pages, imprimé en Chine, 2014.
Manon la princesse
Texte de Marion Besnard, illustré par Vivilablonde
Hugo Jeunesse dans la collection Habille ta poupée
14,95 €, 150×210 mm, 48 pages, imprimé en Chine, 2014.
Festive Animal Kit
Illustrations de Madeleine Rogers
Mibo / Coq en pâte
Autour de 12 €, imprimé en UK sur papier recyclé, 2014.
Tout en carton !
de Delphine Doreau
Eyrolles Jeunesse
13,90 €, 195×260 mm, 60 pages, imprimé en Chine, 2014.
Bracelets du monde
de Karine Thiboult, illustré par Lili La Baleine
2 coqs d’or dans la collection Mon petit coffret
10,95 €, 130×180 mm, 32 pages, imprimé en Chine, 2014.

À part ça ?

Un à part ça spécial presse ça vous tente ? Surtout qu’offrir un abonnement c’est un super cadeau de Noël (car il dure toute l’année !). Quatre revues/journal 100 % SANS PUB !

Revues décembre 2014On commence avec mon magazine préféré, Cram Cram ! Le magazine jeunesse qui voyage nous amène cette fois au Chili ! Comme d’habitude, c’est grâce à une famille qui a fait le voyage qu’on découvre le pays, les habitants, la faune et la flore locale… Les photos sont superbes et l’on fait un beau voyage sans quitter sa chambre ! On retrouve les rubriques habituelles : blagues, animaux du mois (le lama), de grandes histoires (Le cavalier, le renard et l’œuf de jument et La princesse qui allait jouer aux échecs au bout du monde, toutes deux illustrées par Lucie Riolland), le jouet de grand-père Daniel (une famille hérisson qu’on va fabriquer avec des cardères), du loisir créatif et une recette ! Encore un super numéro, pour cette super revue !
Plus d’infos : http://www.cramcram.fr.

Une autre revue qu’on adore, La petite salamandre ! La revue des enfants curieux de nature. Au programme : rencontre avec le rougegorge, apprendre à différencier une châtaigne et un marron d’inde, un dossier sur le bouquetin (avec de magnifiques photos comme d’habitude) et puis des jeux, des BDs, des loisirs créatifs, une recette, des astuces, le courrier des lecteurs, des conseils lectures, un poster… Il y a de quoi lire ! Les amoureux de la nature se régalent !
Plus d’infos : http://www.petitesalamandre.net.

La Hulotte est de retour ! Le journal le plus lu dans les terriers s’intéresse cette fois-ci à la mulette perlière (ou moule perlière ou moule d’eau douce). Et comme d’habitude avec cette revue (plus proche du livre finalement) on va TOUT savoir ! C’est chaque fois un dossier hyper complet, très documenté. Et c’est tellement bourré d’humour, de clin d’œil qu’on ne s’ennuie pas une seconde ! La Hulotte c’est une super revue, disponible uniquement par abonnement, qui est capable de nous intéresser à des animaux qui ne nous attireraient pas vraiment au départ. Un magazine qui existe depuis plus de quarante ans et dont on garde tous les numéros précieusement !
Plus d’infos : http://www.lahulotte.fr.

On termine avec Biscoto, le journal plus fort que costaud ! Cette fois-ci ce journal qui met la banane est un spécial Le poil de la bête ! BD, nouvelles, jeux, poster, blagues… bref le programme habituel (de qualité) de ce journal original. Les fans de BD l’adorent, ça change totalement de ce qu’on trouve en presse jeunesse… on est fan ! Et si ça nous aide à reprendre du poil de la bête…
Plus d’infos : http://biscotojournal.com.

Gabriel

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Des filles et des garçons

Par 14 avril 2014 Livres Jeunesse

Une nouvelle chronique sur les livres qui promeuvent l’antisexisme, parce que ça fait du bien. Et en plus, c’est une chronique croisée avec Maman Baobab, c’est chouette, non ?

Et si l’on commençait par rappeler les droits de chacun ?

La déclaration des droits des fillesL’article 1 des droits des garçons le rappelle, oui ils ont le droit de pleurer et de se faire dorloter ! Ils ont aussi le droit d’être coquets, de jouer à la poupée, d’être bons en lecture et nuls en bricolage ou encore de faire de la danse ou de la couture. Les filles, elles, ont le droit d’être débraillées, d’être fortes en maths, de grimper aux arbres, de faire du foot ou du judo, de regarder des films d’horreur ou encore d’avoir les cheveux courts. Filles et garçons ont le droit d’aimer qui leur plaît, filles ou garçons !

Douze articles chacun et tous pleins de bons La déclaration des droits des garçonssens, voire même évidents… mais pas pour tout le monde (hélas). Génial (disons les choses) support pour parler des stéréotypes, Elisabeth Brami et Estelle Billon-Spagnol nous livrent deux petits livres qu’il faudrait absolument placer dans toutes les écoles (d’ailleurs, je propose à Talents Hauts de décliner chaque page en affiche) ! Estelle Billon-Spagnol, à partir des petits textes d’Elisabeth Brami, a fait des dessins hilarants dont elle a le secret. Les raconter serait contre-productif (racontés comme ça, c’est forcément pas drôle), mais vous pouvez voir quelques extraits en ligne (ici par exemple). Deux petits ouvrages absolument IN-DIS-PEN-SA-BLES !

BrindillePavlina n’était pas une petite fille ordinaire. Elle grandissait dans une famille où il n’y avait que des garçons pas vraiment méchants, juste un peu lourdauds. À côté d’eux, Pavlina semblait toute petite, on la surnomma Brindille. Seule fille, c’était à elle qu’incombait les tâches domestiques et quand elle essayait d’y couper il fallait se battre… et c’est parfois avec un œil au beurre noir qu’elle s’en sortait. Un jour, Brindille en eut assez et sous l’hilarité générale elle annonça qu’elle voulait se mettre à la boxe !

On adore les héroïnes comme Brindille. Une petite fille au fort caractère, capable de boxer autant que de faire du piano. Et surtout, qu’elles sont belles les illustrations de Rémi Courgeon ! OK, ce n’est pas nouveau (j’en parlais encore vendredi), mais quel bonheur ! Surtout qu’ici le livre est très grand et donc elles sont magnifiquement mises en valeur (avec un beau papier qui plus est). On parle donc ici de se battre pour avoir les mêmes choses que les garçons, qu’il n’y a pas de fatalité. Un magnifique album signé par un de nos plus talentueux illustrateurs.
Le même vu par Le cabas de Za (avec de nombreuses illustrations intérieures).

Zazie Ras le Bol d'être une PrincesseAu parc retentissent des BLANG ! CLONG ! BLANG ! CLONG ! C’est Max qui a un nouveau tambour ! Et il annonce un spectacle ! Un spectacle ? Tout le monde y croit, c’est malin maintenant faut le préparer. Allez c’est parti, Exaucée a une histoire et distribue les rôles : Tarek fera les décors, Cindy s’occupera des accessoires, Max jouera le prince et Zazie la princesse. PARDON ??? La princesse ? Genre la robe rose bonbon et tout ça ? HORS DE QUESTION ! Zazie veut bien jouer un dragon à la limite, mais la princesse non non non !

Pedro est catastrophé ! Il vient de voir son meilleur ami Max avec une poupée dans les mains. Comme il n’a pas suivi le début, il ne sait pas, lui, qu’en fait ce n’est pas une princesse nunuche, mais une guerrière de l’espace ! Lui ne voit qu’une poupée, forcément ! Zazie Les Poupées MuscléesAlors d’un coup il a peur, si Max commence comme ça bientôt il aura des couettes et se transformera en fille ! Vite, il faut agir, faire tout ce qui est possible pour le faire lâcher sa poupée, quitte même à utiliser Jim Barroud, un mannequin en plastique qui n’a rien d’une poupée, lui.

Deux albums d’un personnage que les enfants connaissent bien, Zazie. On avait déjà parlé de l’adaptation en livres de l’adaptation en dessin animé des livres de Thierry Lenain et Delphine Durand (oui, c’est pas simple), et je vous avais dit tout le mal que je pensais des illustrations, surtout comparées aux super dessins des originaux. Mais là encore, ce sont des histoires très sympas qui luttent aussi contre les clichés sexistes. Même s’il vaut mieux se procurer les premiers livres, les enfants seront heureux de retrouver ici un personnage qu’ils aiment voir à la télévision.
Ras-le bol d’être une princesse vu par Chez Clarabel.

Les mots indispensables pour parler du sexismeQuand j’ai vu qu’était sorti un livre sur le sexisme, Les mots indispensables pour parler du sexisme, j’étais vraiment très intéressé. On parle beaucoup (trop ?) du féminisme, et pas assez du sexisme. Comme je le dis souvent, c’est ensemble qu’on avancera dans l’égalité des sexes et pas les uns envers les autres. C’est en déconstruisant tous les clichés sexistes qu’on fera reculer les inégalités. Bref, je commençai donc, réjoui, la lecture de ce petit livre sorti chez Syros… J’avoue avoir été un peu déçu parfois. Même si c’est un très bon livre (mais je le dirai ensuite, évacuons tout de suite ce qui fâche pour vite l’oublier et se concentrer sur les points positifs), ici c’est quand même surtout un livre féministe. On parle de la difficulté des filles qui font du foot… mais pas un mot sur les garçons qui font de la danse (par exemple). On parle du viol et tout le chapitre concerne les femmes (sauf quand il est rappelé qu’un-e violé-e sur dix est un garçon… mais juste ça…). On parle des soucis des femmes à accéder à certains métiers, mais pas l’inverse (alors que, croyez-moi d’expérience, ça existe). Dans le chapitre sur la rumeur, on nous explique à quel point ça détruit surtout les filles (alors que de nombreux garçons se suicident aussi à cause de vidéos lancées sur internet, notamment par rapport à l’homosexualité). On nous explique que s’il y a moins d’enfants confiés aux pères lors des divorces c’est à cause de « la plus forte proportion d’hommes violents à qui on ne peut pas confier d’enfants » (si ça, ce n’est pas un propos sexiste…). Dans la partie sur les kilos on nous parle du diktat de la minceur chez les femmes, notamment à cause de la pub, sans nous dire que chez les hommes on y arrive de plus en plus avec des mannequins toujours imberbes et bodybuildés. J’ai eu aussi quelques doutes sur l’utilité de certaines entrées (alors que, d’après moi, il y a quelques manques, comme parler de l’image des pères au foyer dans la société ou de la difficulté des pères de prendre leurs congés parentaux), mais bon… Bref, j’avoue qu’à plusieurs moments j’ai eu quelques remontées acides ! Mais passons ce sujet de discorde (qui ne choquera peut-être que moi), donc, pour nous concentrer sur le reste. Construit comme un abécédaire, Les mots indispensables pour parler du sexisme est un livre très bien fait. Le genre de livre très bien construit dans lequel on peut piocher plein de choses (ou lire d’une traite, car il est vraiment intéressant). Les auteurs ont vraiment réussi à aborder beaucoup de thèmes, généralement avec justesse, complétant leurs propos avec des chiffres. On trouve ici, donc, des chapitres sur le rose et le bleu, le genre, les métiers, les seins, la jupe mais aussi quelques entrées sur des personnalités (Olympe de Gouges, Simone de Beauvoir, Angela Davis…). Parce qu’il est temps que ça change, qu’on en finisse avec le sexisme, voilà un petit livre indispensable (à partir de 14 ans d’après l’éditeur) !

Quelques pas de plus…
Retrouvez donc la chronique du jour de Maman Baobab, sur le même sujet.
Nous parlons régulièrement des livres qui combattent les clichés sexistes. Tout ceux dont nous avons parlé sont regroupés ici (et retrouvez ma chronique radio sur le sujet ).
Nous avons déjà chroniqué des livres d’Estelle Billon-Spagnol (Grong, Bonne nuit Eddie, La catcheuse et le danseur, Bad Lino, Les chaussettes qui puent, Les sœurs Tsss, La planète des mius, Ti-Jack, Chiche !, La rentrée de Jacotte, Jacotte en vacances, 5h22, Petit Lagouin, Le jardin du secret, Jacotte, Le petit bois du dimanche soir, À table et Mister Mok), Elisabeth Brami (Moi j’adore, maman déteste et vice-versa) et Rémi Courgeon (Gros Chagrin, Le grand arbre et autres histoiresContes d’Afrique, Pieds nusToujours debout, Pas de ciel sans oiseaux et Elvis Presley). Nous avons également interviewé Estelle Billon-Spagnol et Rémi Courgeon.

La déclaration des droits des filles
Texte d’Élisabeth Brami, illustré par Estelle Billon-Spagnol
Talents Hauts
11,90 €, 157×217 mm, 32 pages, imprimé en Italie, 2014.
La déclaration des droits des garçons
Texte d’Élisabeth Brami, illustré par Estelle Billon-Spagnol
Talents Hauts
11,90 €, 157×217 mm, 32 pages, imprimé en Italie, 2014.
Brindille
de Rémi Courgeon
Milan
16,95 €, 264×368 mm, 32 pages, imprimé en Belgique, 2012.
Ras-le-bol d’être une princesse
Texte de L. Nord d’après un scénario de Maud Garnier et David Robert
Nathan dans la collection Mademoiselle Zazie
5,95 €, 174×222 mm, 30 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2014.
Les poupées musclées
Texte de L. Nord d’après un scénario de Joris Morio
Nathan dans la collection Mademoiselle Zazie
5,95 €, 174×222 mm, 30 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2014.
Les mots indispensables pour parler du Sexisme
de Jessie Magana et Alexandre Messager
Syros dans la collection Les documents Syros
12 €, 120×168 mm, 168 pages, imprimé en France, 2014.

À part ça ?

Tempête sous un crâneÀ Saint Ouen (93), au collège Joséphine Baker, Alice, professeur de français, et Isabelle, professeur d’art plastique, tentent d’enseigner devant des classes qui ne sont pas toujours attentives. En plus du programme, il faut sans arrêt faire des rappels à l’ordre, enseigner la discipline, séparer les élèves qui se battent, supporter le brouhaha presque incessant, les élèves qui arrivent au milieu du cours, ceux qui ont leur portable à la main. Armées d’humour, elles affrontent le quotidien, tentent de faire s’élever, parfois contre leur volonté, des élèves qui ne sont pas tous nés avec les mêmes armes. Tempête sous un crâne était sorti au cinéma l’année dernière, il vient de sortir en DVD. Loin d’être plombant (comme le sont parfois des films et documentaires tournés dans les écoles, généralement du 93), on voit ici aussi les rires, les bons moments. Alors bien sûr il y a aussi les moments où l’on se demande comment Alice tient face à une classe aussi dissipée, les réunions du personnel encadrant se demandant quelles sont les solutions face à un élève qui semble dealer dans l’établissement, certains ados qui ne connaissent que la violence comme langage, mais il y a aussi les œuvres créées en cours d’art plastique qu’expose Isabelle et les lettres écrites en français sur le modèle du J’accuse de Zola. Ces moments qui en disent long, qui nous prennent aux tripes. Il y’a les rires en plus des cris, l’espoir est plus présent que l’envie de baisser les bras. Un très beau documentaire sur une classe parmi tant d’autres dans une école de la République Française.
Vous pouvez vous procurer ce DVD notamment sur le site du Point du jour.

Bande annonce :

Gabriel

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Vous dansez ?

Par 7 avril 2014 Livres Jeunesse

Tourne, tourne, tourne
Ça va tourner les p’tits jupons
Chauffe, chauffe, chauffe
Ça va chauffer les p’tits chaussons
Danse, danse, danse
Ça va danser dans les foyers
Danse danse danse, Henri Dès.

Aujourd’hui, on va parler de danse ! Que ce soit chez nous en écoutant de la musique ou carrément à l’opéra, aujourd’hui on va bouger en rythme, avec grâce… ou pas ! Et l’on commence par des livres pour les petits.

Coco DanseAttention le spectacle va commencer ! Tout le monde est bien installé ? L’éléphant s’avance, fait quelques pointes pendant que la souris chante. La chanson continue, les autres animaux rejoignent la scène avec grâce. Mais tout à coup, les paroles de la chanson prennent une tournure à laquelle on ne s’attendait pas… et c’est la cata !

The show must go on ! Peu importe ce qu’il se passe, le spectacle doit continuer (d’ailleurs, le public est ravi !). Avec beaucoup d’humour, Dorothée de Monfreid nous fait assister à un drôle de spectacle. Parle-t-on ici aussi de jalousie ? Un bien joli petit album cartonné sur le spectacle et la danse.
Le même vu par Des livres, etc.

Viens danser !Souris est triste… Il lui faut de la musique, une musique gaie. Elle allume sa radio et voilà que l’envie de danser est irrésistible. Elle bouge en rythme, se déhanche et elle est bientôt rejointe par la Tortue. Toutes les deux dansent maintenant quand arrive Loup puis Crocodile, Hippopotame, Éléphant, Chimpanzé et Ours. Ça danse dans tous les sens ! Mais tout à coup… la musique s’arrête ! Que va-t-on faire ?

On danse dans Viens danser ! de Natacha de Bradké et Émilie Philipot ! Au son des onomatopées, tout comme les héros de l’histoire on est dans le rythme, on a envie de bouger. Ici, en plus de parler de danse, on évoque le bonheur d’avoir des amis, de partager, de ne pas être seul. Un très chouette album coloré et cartonné pour les tout-petits.
Le même vu par Enfantipages.

ma poupée ballerinePour son cinquième anniversaire, sa mère lui avait fabriqué une poupée avec une étoile sur le nombril. La petite fille aimait habiller sa poupée en danseuse. Avec son tutu, elle lui ressemblait vraiment. Mais un jour, alors qu’elle l’a amené à son cours de danse, la poupée tombe du sac… les chaudes larmes n’y firent rien, la poupée restait introuvable.

Ma poupée ballerine est un bel album sur l’amitié entre un enfant et sa poupée. La danse n’est pas ici le sujet, mais elle est en arrière-plan. Les illustrations de Junko Shibuya tout en tissus brodés sont très particulières, on accroche… ou pas ! Une très jolie histoire sur une petite danseuse et sa poupée en tutu.
Le même vu par Enfantipages et Maman Baobab.

EntrechatsMacha est le genre de petite fille qui adore s’amuser avec ses camarades. Ses jeux préférés ? Monter aux arbres, chat perché, le foot et se bagarrer ! Alors forcément quand les petites filles passent à côté d’elle, elles rigolent… C’est quoi cette fille qui joue à des jeux de garçons (sic). Macha en a assez ! Elle voudrait avoir des amies et décide de s’inscrire à la danse. Comme le dit Mlle Petitpas, son professeur, il va falloir beaucoup travailler !

Le début m’a un peu dérangé, le côté « jeux de filles »/« jeux de garçons »… et la fin m’a surpris (un retournement de situation des plus plaisants). Même si l’histoire manque un peu de crédibilité (la petite fille qui aime la bagarre et le foot et qui a d’un coup envie de faire de la danse… et devient la meilleure élève en peu de temps…), voilà un album plein d’humour avec des illustrations qui font un peu BD, un album qui déconstruit (un peu maladroitement) les stéréotypes sexués.

Moussy & le fantôme de l'opéraMoussy va passer le concours d’entrée à l’Opéra seulement voilà, la souris n’est pas aussi menue que les sœurs Fluettes et l’on se moque d’elle, la qualifiant de grassouillette. Moussy décide de se priver quand vient l’heure du repas, seulement passer un concours le ventre vide… ce n’est pas l’idéal.

On vous a parlé régulièrement de Moussy la souris petit rat, le personnage créé par Nathalie Infante dont les aventures se lisent généralement dans des livres à dérouler (on ouvre des pans au fur et à mesure de l’histoire et quand on arrive à la fin on a déplié une grande image). On ne pouvait pas vous parler d’ouvrages sur la danse sans vous reparler de Moussy et c’était l’occasion de vous présenter ceux qu’on n’avait pas encore chroniqués. Donc ici, on parle de surpoids, de la « norme », des moqueries et surtout de s’assumer. Une histoire tout en rimes et aux couleurs qui pétillent.

La souris petit ratMoussy a été sélectionnée, elle va participer à un spectacle et elle va même avoir un bel habit cousu sur mesure. Seulement, voilà… quand Moussy vient le chercher, un fantôme se manifeste et la prévient qu’il ne la laissera pas en paix si elle touche à ce costume…

Autre aventure de la petite souris de Nathalie Infante, donc, avec ici une histoire de fantôme… qui n’est peut-être pas ce qu’on croit ! On parle ici de la peur, de la jalousie, de la compétition. Et c’est ici aussi un livre à dérouler avec un texte en rimes et plein d’humour (et de suspense !). Moussy c’est vraiment un héros qu’affectionnent les enfants.

Un crocodile dans le ventreCerise aime danser. En tutu et chaussons, elle fait des pointes et des entrechats. Plus tard, elle sera petit rat ! Seulement, depuis que son papa est parti, Cerise est triste, chaque nuit elle se relève en cachette pour manger ce qu’elle trouve dans les placards. Bientôt, elle ne rentre plus dans ses vêtements de danse. Maman se fâche, une danseuse, ça doit être mince ! Peu de temps plus tard, Cerise est même renvoyée du cours de danse…

Ici, on parle du diktat de la minceur que les danseuses connaissent bien. Cerise est bien triste de ne plus être dans les normes… mais très vite, elle apprendra qu’il n’y a pas qu’une forme de danse et que tout le monde n’a pas les mêmes exigences. Même s’il y a quand même quelques maladresses (en gros, parce qu’elle a des rondeurs elle est faite pour la danse africaine, un cours de danse exige rarement de ses danseuses d’être filiformes… surtout un cours de danse où les danseuses ne sont pas en chignon…), c’est un album pour s’aider à s’accepter et trouver sa voie.

Pieds de cochonsUn vieux loup maigre et miteux découvrait un nouveau quartier de la ville quand il tomba sur une affiche : Le lac des truies, les ballets de Bayonne, chorégraphie : Jean Bon d’York ! Le texte était déjà alléchant, mais la photo encore plus : des petits cochons merveilleusement juteux étaient représentés. Il lui fallait entrer, et bondir sur la scène pour dévorer les petits danseurs… sauf que…

Pieds de cochons de James Marshall et Maurice Sendak a quand même pris un sacré coup de vieux ! Tant dans les illustrations que dans la mise en page, mais quelle histoire originale ! Le loup va se laisser surprendre par la beauté de la danse et oublier pourquoi il est là. C’est aussi ça l’art, ça nous cueille, nous transporte, nous fait oublier le reste.

Rose et automateIl avait été abandonné depuis longtemps, si longtemps qu’il ne sait plus depuis quand. Il avait fallu un petit rat pour le sortir. Elle lui avait souri, l’avait caressé, dépoussiéré, ça l’avait tant ému. Puis elle lui a même parlé, cherché le reste de son corps (car il n’y avait qu’une tête) et avec l’aide du vieux machiniste elle l’a entièrement remonté. Quand il a été enfin complet, il s’est mis à danser, la petite fille n’avait plus qu’une envie… danser avec lui !

Mais qu’elles sont belles les planches de François Roca ! La grande taille de l’album les met parfaitement en valeur et l’on admire le travail de l’illustrateur à chaque page. Son acolyte (ils ont signé plusieurs albums ensemble), Fred Bernard a écrit un texte extrêmement poétique, l’histoire d’un vieil automate retrouvé par une jeune danseuse, et surtout l’histoire de celle-ci qui va se battre pour réhabiliter l’automate. On parle aussi ici du plaisir de danser. C’est extrêmement beau, le genre d’album dont on ne se sépare pas.

On quitte les albums pour passer aux documentaires.

JOSEPHINE Baker la danse libéréeAu milieu des années 20, une jeune fille danse devant un public médusé, elle est à moitié nue et elle a conquis le public européen. Ce n’était pas gagné pour la jeune Joséphine que tout le monde appelle Tumpie. Née dans une famille pauvre, elle a commencé à travailler à huit ans comme femme de ménage. Elle a tout fait pour quitter cette misère et vivre de sa passion : la danse.

Joséphine Baker, la danse libérée est un petit livre sorti dans la collection Des graines et des guides dont on vous a déjà parlé ici. Une super collection qui, chaque fois, nous présente un homme ou une femme qui a marqué l’histoire, la culture. Construits comme de courts romans, légèrement illustrés, c’est chaque fois une lecture passionnante. Ici donc on va mieux connaître la vie de cette danseuse qui a marqué la France des années 20 et dont la générosité reste célèbre. On regrette juste parfois que l’auteur n’ait pas plus détaillé certaines choses, certaines périodes, passant trop vite à la suite. Encore un livre très intéressant de la collection Des graines et des guides chez À dos d’âne.

Les arts de la danseLes arts de la danse de Carole Laffon sorti chez Mango jeunesse est un documentaire dont la couverture matelassée avec sa belle photo attire. Les photos intérieures sont un peu moins sympa… Elles semblent parfois datées et ne sont pas toujours en adéquation avec le texte (par exemple, pour accompagner un texte sur le fait de danser pieds nus à partir de trois ans… on voit des enfants en chaussures !). Ici, on parle des différentes danses, de quand commencer, des vêtements, des cours… le livre aborde vraiment tout des premiers pas aux professionnels. Mais c’est un peu fouillis… En fin d’ouvrage, on trouve des quizz sur l’art de la danse et un vocabulaire technique. Un documentaire à destination des plus jeunes pour une première approche, qui aurait mérité des photos plus adaptées et un classement plus réfléchis.

La danse racontée aux enfantsNous (j’ai demandé son avis sur ces trois documentaires à ma compagne qui a fait de la danse pendant plusieurs années) avons été plus enthousiastes sur La danse racontée aux enfants de Christine Beigel sorti chez De la Martinière jeunesse. Déjà, ici les photos sont superbes, les thématiques claires et la mise en page attrayante. L’Histoire de la danse, les différentes danses, les costumes, les décors, la danse au cinéma… les thèmes sont un peu les mêmes que dans l’ouvrage précédent, mais ici on parle moins des cours de danse, c’est plus un livre sur l’art de la danse que sur son apprentissage. Mais voilà un livre extrêmement réussi visuellement qui donne donc envie de s’y plonger, un livre original qui traite de sujets qu’on ne trouve pas souvent dans les livres pour enfants. Mais ça reste quand même un ouvrage qui s’adresse aux plus grands par rapport à Les arts de la danse.
Le même vu par Enfantipages.

Copains de la danseOn termine par un classique : la collection Copains et son tome sur la danse : Copains de la danse. Ici, c’est extrêmement complet. Plus de 250 pages pour explorer la danse, son Histoire, les différentes danses, les vêtements… mais ici on va aussi voir la fabrication d’un chausson de danse ou savoir qui a inventé les pointes, voir la différence entre le vaudeville et le music-hall, s’essayer au smurf et apprendre à se faire un cataplasme à l’argile. On est proche ici de l’encyclopédie ! Copains de la danse est un livre extrêmement complet, richement illustré (avec des dessins pleins de modernité et des photos très bien choisies). LE livre pour tout savoir sur la danse.

Quelques pas de plus…
D’autres livres qui parlent de danse que l’on a chroniqués : Jeu de piste à LondresL’ours qui danseLes ailes de la sylphideIsadora DuncanFlamingo, La catcheuse et le danseur, Moussy, danseuse de balai, Je danse à l’Opéra, Petites danseuses, Lilichou l’atelier ballerines, Tonnerre de catch, Danse, Prosper, danse ! et Philo mène la danse.

Coco danse
de Dorothée de Monfreid
L’école des loisirs dans la collection Loulou & Cie
10,70 €, 205×205 mm, 24 pages, imprimé en Malaisie, 2009.
Viens danser !
de Natacha de Bradké et Émilie Philipot
L’école des loisirs
11,20 €, 191×220 mm, 28 pages, imprimé en Malaisie, 2011.
Ma poupée ballerine
de Junko Shibuya
Autrement
12,50 €, 170×230 mm, 40 pages, imprimé en Chine, 2013.
Entrechats
Texte de Rosine & Claire Wortemann
p’titGlénat dans la collection Vitamine
11 €, 306×215 mm, 24 pages, imprimé en Espagne, 2013.
Moussy & Le fantôme de l’opéra
de Nathalie Infante
Les Éditions Marie-Louise dans la collection Roll Story
6€, 160×120 mm, 18 pages, imprimé en France, 2010.
Moussy la souris petit rat
de Nathalie Infante
Les Éditions Marie-Louise dans la collection Roll Story
6€, 160×120 mm, 18 pages, imprimé en France, 2009.
Un crocodile dans le ventre
Texte d’Anne Ferrier, illustré par Roseline d’Oreye
Pastel
11,20 €, 180×250 mm, 35 pages, imprimé en Belgique, 2008.
Pieds de cochons
Texte de James Marshall, illustré par Maurice Sendak
L’école des loisirs
13,70 €, 200×230 mm, 30 pages, imprimé en France, 2001.
Rose et l’automate de l’opéra
Texte de Fred Bernard, illustré par François Roca
Albin Michel Jeunesse
19 €, 290×365 mm, 32 pages, imprimé en Italie, 2013.
Joséphine Baker la danse libérée
Texte de Marianne Stjepanovic, illustré par Pauline Sciot
Éditions À dos d’Âne dans la collection Des graines et des guides
7,50 €, 105×150 mm, 50 pages, imprimé en Italie, 2013.
Les arts de la danse
Textes de Caroline Laffon
Mango dans la collection Qui sommes nous ?
13,50 €, 255×310 mm, 59 pages, imprimé en Chine, 2012.
La danse racontée aux enfants
Textes de Christine Beigel
De la Martinière Jeunesse
14,50 €, 291×262 mm, 70 pages, imprimé en France, 2012.
Copains de la danse
Textes d’Agnès Izrine, illustrés par Sophie Lebot, Jérôme Brasseur et Claude Cachin
Milan dans la collection Copain
14,95 €, 195×255 mm, 254 pages, imprimé en Chine, 2013.

À part ça ?

l'age heureuxAnnées 60, Delphine, petit rat à l’Opéra de Paris, a été choisie pour interpréter un grand rôle dans Galatée. Certains ne comprennent pas pourquoi c’est elle et non pas la très sage et très talentueuse Julie. Mais le maître n’en démord pas, ça sera elle. Un soir, Delphine et ses amies réussissent à monter sur les toits de l’Opéra, ce qui est formellement interdit. Julie en profite pour les enfermer à l’extérieur afin qu’elles se fassent avoir et punir. C’est grâce à une amie que j’ai connu L’âge Heureux, une série de 1966 qui existe en DVD. Quatre épisodes de 50 minutes en noir et blanc dans lesquels on suit donc de jeunes danseuses de l’Opéra de Paris. On est plongé dans les années 60 avec ses rites, sa mode, sa vie quotidienne mais aussi, donc, dans la vie des petits rats de l’Opéra de Paris. L’intrigue principale rend le tout passionnant. Une série à découvrir de toutes urgences, que vous aimiez la danse ou pas.
Une vidéo composée d’extraits.
L’âge heureux de Philippe Agostini, d’après un roman d’Odette Joyeux, autour de 20€.

Gabriel

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