La mare aux mots
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Prince

Au fond des bois

Par 12 décembre 2017 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, on plonge au fond des bois grâce à deux superbes albums : À l’intérieur des gentils (pas si gentils) de Clothilde Perrin (un vrai bijou !) et le très émouvant Gronouyot

À l’intérieur des gentils : pas si gentils
de Clotilde Perrin
Seuil Jeunesse.
19 €, 280×410 mm, 12 pages, imprimé en France, 2017.
Gronouyot
Texte de Stéphane Servant, illustré par Simone Rea
Didier Jeunesse.
14,20 €, 247×297 mm, 32 pages, imprimé en France, 2017.

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Premières lectures

Par 25 avril 2015 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, je vous propose une nouvelle sélection de romans pour les tout jeunes lecteurs (dès le CP).

3 livres pour lire et s'amuserPrinces et princesses« NON ! » Voilà ce que répond systématiquement cette princesse. « NON ! » Mais voilà qu’un jour elle se fait enlever par un dragon. Heureusement un prince charmant arrive, et après l’avoir sauvé il la demande en mariage. Vous vous doutez de la réponse de la princesse !
D’après son père, Francis est un prince de pacotille, faut dire que se battre à l’épée, c’est pas vraiment son truc ! Charlotte a le droit au même qualificatif de son côté, car elle, justement, c’est l’inverse ! Ces deux-là sont faits pour s’entendre !
Mélisse s’ennuie dans son château, elle rêve de frayeur, de peur bleue. C’est décidé, si son père ne lui accorde pas cette envie, elle s’en ira !
Milan a la très bonne idée de ressortir trois petits romans plein d’humour. En plus des princesses qui disent non aux demandes en mariage des princes ou des princes qui refusent de se battre, on ne peut qu’adhérer ! Les trois romans sont écrits avec beaucoup d’humour et surtout (et c’est assez rares dans les romans pour les jeunes lecteurs), les illustrations sont vraiment réussies, elles accompagnent parfaitement le texte. Les trois romans sont glissés dans une grande feuille qui se déplie avec d’un côté un petit jeu de société (une sorte de jeu de l’oie) et de l’autre des blagues et des devinettes.
Un pack plein d’humour qu’on adore !

série P'tite PommeP’tite Pomme est une petite fille. Elle adore écouter des histoires ! Alors que ce soit l’heure des additions, de l’écriture ou même de la récréation elle n’attend qu’une chose… l’heure de l’histoire ! En attendant, son esprit s’évade par la petite fenêtre, à côté du tableau.
Faire pousser des cerises c’est long ! Mais avec son papy, P’tite Pomme s’est lancée dans l’aventure. Après avoir mis en terre l’arbrisseau, il faut attendre, attendre et encore attendre… et en attendant on observe les changements. Vivement les cerises !
Tous les midis, P’tite Pomme mange chez sa mamy. Et tous les midis, mamy se décarcasse pour faire en sorte que la petite fille se régale. Il en reste toujours, heureusement il y a des boîtes pour conserver les restes. Et le samedi, ces restes sont l’occasion d’une nouvelle recette !
Toute nouvelle série, P’tite Pomme nous raconte donc les histoires d’une petite fille. On peut regretter que forcément c’est papy qui fait le jardinage et mamy la cuisine (et quand c’est pas mamy c’est maman…), mais on adore les illustrations pleines de vie de Gwenaëlle Doumont ! Le texte est court, les dialogues sont dans des bulles (si bien que les enfants habitués aux livres Nathan, voir ci-dessous, ont le réflexe de lire les bulles quand les adultes lisent le récit) et il y a dans chacun des livres un jeu d’observation (chaque fois un animal à retrouver dans chaque page).
Une nouvelle petite héroïne pleine de vie pour donner le goût de la lecture.

Henri a les oreilles qui bougent Henri a onze doigtsAttention il y a un nouveau dans la classe. Et non seulement il ne parle pas français, mais en plus il est vraiment bizarre… Mais d’où vient-il ? Vient-il vraiment de notre planète ? Manon, qui est assise à côté de lui, trouve qu’il se comporte vraiment étrangement. Elle commence à remarquer que les choses ne sont pas normales quand elle voit qu’il fait bouger ses oreilles…
Aujourd’hui, la maîtresse propose un jeu de mathématique, il suffira de compter sur les doigts de son camarade. Manon n’en revient pas, grâce à cet exercice elle s’est rendu compte qu’Henri a onze doigts…
Coup de cœur pour cette série signée Yves Grevet et Jess Pauwels. Le texte est drôle et plein de suspense (j’ai moi-même très envie de connaître la suite) et les illustrations de Jess Pauwels à la fois esthétiques et pleines d’humour (pari souvent risqué). Les deux premiers tomes sont sortis il y a quelques temps déjà (l’année dernière) j’espère qu’on connaîtra la suite car on veut vraiment savoir qui est ce Henri !
Une super série qui allie humour et suspense.
Les mêmes vu par Les mercredis du Julie, Enfantipages, Les lectures de Kik, À l’ombre du saule et Chez Clarabel.

Quelques titres supplémentaires

L'pprenti chevalier Quel beau troubadour !Quand le chevalier Bernard croise sa voisine Colombe, son comportement change. Son apprenti s’en est bien aperçu et décide d’aider ces deux amoureux à se retrouver. Un petit roman plein d’humour… et d’amour ! Les parents lisent le texte, les enfants les dialogues (mais ils peuvent tout lire tout seul s’ils le souhaitent). L’apprenti chevalier est une série, Quel beau troubadour ! est le dernier sorti.
Le même vu par Maman Baobab et Enfantipages.

Je veux changer de prénomAN-DRÉ ! Son nom est AN-DRÉ, c’est pourtant pas compliqué, alors pourquoi tout le monde l’appelle Dédé ? C’est décidé, il va changer de prénom, mais pour ça il va falloir que le roi des chats accepte… pas si facile !
Beaucoup d’humour ici encore, surtout dans la chute ! Les illustrations sont signées Rémi Saillard. Ici, on retrouve aussi le principe des dialogues à lire par les enfants.
Le même vu par Maman Baobab et Enfantipages.

Kikekoa et OrnicarKikekoa et Ornicar sont deux amis inséparables… surtout quand il s’agit d’embêter Kidodou, le petit frère de Kikekoa ! Mais ce dernier ne se laisse pas forcément faire… Une autre série où l’on va retrouver les bulles pour les enfants.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué des ouvrages de Benoît Broyart (La reine de la nuit, Auprès de mon arbre, La bouche de l’ogre, Les caprices de Mélisse, Vers un monde alternatif ? et Magie noire), d’Elsa Fouquier (Let’s go to school with Jenny and Jack !Let’s play with colours with Jenny and Jack !Mes comptines, Le pilates pour les petits, Les caprices de Mélisse et Gym et comptines pour les petits), de Tristan Pichard (Au pays des korrigans, 4 Contes et Légendes de Bretagne, Contes traditionnels de Bretagne et Égaux sans Ego), de Florence Langlois (La tétine de Kouki), de Gwenaëlle Doumont (Je suis une lionne, Tous différents, un livre jeu à emporter partout, La tapette à mouche et Firmin), d’Yves Grevet (Le voyage dans le temps de la famille Boyau et L’école est finie), de Christophe Nicolas (Tétine Man, Henri ne veut pas aller au centre de loisirs et La fabuleuse méthode de lecture du professeur Tagada), de Bérengère Delaporte (Litchi dans l’espace, Au secours ! J’ai perdu mon slip ! ou la véritable histoire de Tarzan et Le gang des gigoteurs), de René Gouichoux (Le seul roi c’est moi !), de Rémi Saillard (La gentille petite Lou, Bonnets rouges et bonnets blancs, Pousse Piano ou la symphonie des nouveaux mondes, Ogres et ogresses, Petit Beignet rond et doré, Rois et reines de France, Les histoires des musiciens de Brême racontées dans le monde, Au chat et à la souris, Dans ma rue, et Ami ou ennemi ?), d’Arnaud Alméras (Kikekoa et Ornicar, On est de vrais espions !, Calamity Mamie à l’hôpital et Les bêtises magiques de Lucie Caboche) et de Zelda Zonc (Kikekoa et Ornicar, On est de vrais espions !). Retrouvez aussi notre interview de Gwenaëlle Doumont.

3 livres pour lire et s’amuser. Princes et princesses
Collectif
Milan Jeunesse dans la collection Milan Poche Benjamin
10,90 €, 116×190 mm, 69 pages, imprimé en Chine, 2015.
Maîtresse, une histoire
Texte de Delphine Gilles Cotte, illustré par Gwenaëlle Doumont
Magnard Jeunesse dans la série P’tite Pomme et dans la collection Mes premières lectures
5,60 €, 145×195 mm, 32 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2015.
Oh ! les belles cerises
Texte de Delphine Gilles Cotte, illustré par Gwenaëlle Doumont
Magnard Jeunesse dans la série P’tite Pomme et dans la collection Mes premières lectures
5,60 €, 145×195 mm, 32 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2015.
Les petits plats du samedi
Texte de Delphine Gilles Cotte, illustré par Gwenaëlle Doumont
Magnard Jeunesse dans la série P’tite Pomme et dans la collection Mes premières lectures
5,60 €, 145×195 mm, 32 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2015.
H.E.N.R.I. a les oreilles qui bougent
Texte d’Yves Grevet, illustré par Jess Pauwels
Nathan dans la série H.E.N.R.I. et dans la collection Premiers romans
5,70 €, 147×193 mm, 30 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2014.
H.E.N.R.I. a onze doigts
Texte d’Yves Grevet, illustré par Jess Pauwels
Nathan dans la série H.E.N.R.I. et dans la collection Premiers romans
5,70 €, 147×193 mm, 30 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2014.
Quel beau troubadour !
Texte de Christophe Nicolas et Rémi Chaurand, illustré par Bérengère Delaporte
Nathan dans la série L’apprenti chevalier et dans la collection Premières lectures
5,60 €, 145×192 mm, 35 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2014.
Je veux changer de prénom !
Texte de René Gouichoux, illustré par Rémi Saillard
Nathan dans la collection Premières lectures
5,60 €, 144×190 mm, 29 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2014.
C’est pas toi qui commandes !
Texte d’Arnaud Alméras, illustré par Zelda Zonk
Nathan dans la série Kikekoa et Ornicar et dans la collection Premières lectures
5,60 €, 143×190 mm, 29 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2015.
On est de vrais espions !
Texte d’Arnaud Alméras, illustré par Zelda Zonk
Nathan dans la série Kikekoa et Ornicar et dans la collection Premières lectures
5,60 €, 143×190 mm, 29 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2014.


Gabriel

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La chronique numérique : des contes pas comme les autres

Par 19 avril 2015 Livres numériques, Numérique

Pipo et l'histoire inachevéePour un lutin, Pipo a une drôle de dégaine : un pantalon trop court, une seule chaussure et une chaussette trouée, un gros nez avec des pustules. Son rêve ? Être le héros d’une histoire. C’est ce qu’il va devenir, avec l’aide du lecteur. Pipo et l’histoire inachevée est un conte interactif, développé par Slim Cricket.
L’aventure commence par la convocation de Pipo par le roi. Pipo n’est pas très courageux, pourtant il ne peut tout de même pas contrevenir aux ordres du roi lui-même. Le voilà donc parti pour traverser une forêt hostile, pleine de monstres méchants et poilus. En route, il va rencontrer un dragon malheureux (il a perdu ses couleurs), un prince en larmes (il ne sait même pas jouer du luth), une méchante reine affligée d’un trou de mémoire (elle mélange les paroles de toutes ses formules magiques) et une princesse en retardPipo et l'histoire inachevée (son cocher s’est transformé en cricket). Ils sont tous bien ennuyés. Mais surtout, ils sont malheureux parce qu’ils voudraient bien ne pas correspondre aux stéréotypes des personnages de contes de fées. Le dragon voudrait bien être pompier, le prince star de rock, la méchante reine messagère de l’amour, et la princesse aventurière. Pipo va alors se transformer en vrai héros pour les aider à accomplir leurs rêves.
Le lecteur n’est pas en reste : c’est lui qui va aider Pipo à chaque étape de son aventure. Au fur et à mesure qu’il avance dans l’histoire, il gagne des « capacités » — colorier l’image, ajouter des sons, corriger le texte de l’histoire, animer les personnages — grâce à des jeux très diversifiés : retrouver des sons pour pouvoir colorier le dragon, reconstituer les mots de formules magiques, conduire le carrosse de la princesse en évitant les obstacles et en ramassant des engrenages. Au cours de l’histoire, le lecteur peut intervenir dans l’histoire — mais il faut auparavant avoir gagné la capacité correspondante — en coloriant les papillons d’un tap sur l’écran, en faisant chanter les oiseaux ou encore courir les petites souris.
Pipo et l'histoire inachevéeAvec une bonne dose d’humour, Pipo et l’histoire inachevée nous parle du destin : est-on obligé d’être ce qu’on attend que nous soyons ? Ne peut-on pas changer la fin des histoires ? Ici, on inverse les rôles et on change les stéréotypes. Et c’est bien agréable ! Surtout quand c’est fait de manière aussi intelligente. Même si l’histoire manque un peu de cohérence parfois (moi, je ne sais toujours pas pourquoi Pipo avait été convoqué par le roi…), ce conte est un vrai régal. L’appli est très interactive, et le lecteur est vraiment sollicité pour faire avancer l’histoire. Quant aux jeux qui l’entrecoupent, ils sont tous très bien faits et s’adaptent réellement à des lecteurs d’âge varié. Par exemple, pour reconstituer les formules magiques, dans le premier niveau, les syllabes sont écrites (il faut donc reconnaître les lettres) ; dans le deuxième, elles sont sonorisées (on reconnaît alors les sons) ; dans le troisième, rien n’est indiqué. La prise en main est très facile et la navigation très fluide, notamment grâce au sommaire que l’on peut afficher sur la gauche de l’écran.
Une chouette histoire, dans un univers drôle et décalé, avec des jeux intelligents. Mais que demander de plus ?
Bande-annonce :

Les Habits neufs du présidentLes Habits neufs du président est basé sur le conte bien connu d’Andersen, d’origine espagnole. Et c’est un éditeur espagnol, El Pudu Studios, qui nous en donne ici une version assez originale.
Il était une fois, dans un pays lointain et imaginaire, un président qui n’avait qu’un seul souci, être à la mode. Il possédait des milliers de costumes magnifiques, et parader était son plus grand plaisir. Du coup, il avait bien sûr une conseillère en image… Le jour du grand défilé annuel approche, et le président… n’a rien à se mettre… Sa conseillère doit donc lui trouver un nouveau costume, mais un vraiment exceptionnel ! Les Habits neufs neufs du présidentC’est alors que deux escrocs font leur apparition et proposent de fabriquer un habit dans un tissu si magnifique que seuls les gens qui ont bon goût pourront le voir. Quant aux imbéciles, ils ne verront rien puisque ce sont des imbéciles. Tope là, marché conclu. Mais chacun n’a alors plus qu’une question en tête : verra-t-il ce fameux costume ou bien est-il un idiot imbécile ?
Si l’histoire est ici assez proche du conte originel (elle est surtout transposée dans le monde d’aujourd’hui), ce qui fait l’originalité de l’appli, c’est le mode d’utilisation de la tablette. Le conte est découpé en huit tableaux. Au fur et à mesure que l’on avance dans la lecture, Les Habits neufs du présidentun chemin en pointillé indique le tableau suivant, mais rien n’oblige à le suivre. Chaque tableau présente une scène de l’histoire. Le texte s’affiche (attention, il n’y a pas de sonorisation ici) et disparaît en cliquant sur une croix. Puis on retourne l’écran, le décor se transforme, et on accède à un jeu en lien avec l’histoire : aider le président à s’habiller, à récupérer l’or du pays emporté par les deux escrocs, faire courir autour du monde la conseillère en image en sautant les obstacles ou encore aider le président à s’échapper en se cachant derrière les bosquets pour cacher sa nudité… Bizarrement, les jeux n’ont pas de fin. C’est-à-dire que soit on perd et le jeu recommence immédiatement, soit on décide nous-mêmes de retourner la tablette. Il n’y a aucun lien avec la progression de l’histoire, ce qui peut paraître un peu frustrant. Quant aux tableaux de l’histoire, s’ils sont animés, ils ne sont en aucune façon interactifs. Les Habits neufs du présidentC’est aussi un choix graphique fort qui donne à cette appli sa particularité. Décors et personnages sont faits de feutrines et de cartons découpés, et c’est assez réussi.
Étrange appli que celle-ci. L’association entre texte et jeux est très intéressante, et l’univers graphique vraiment travaillé et séduisant. C’est vraiment chouette de retourner la tablette, de voir le décor dégringoler et se reconstituer avec les mêmes formes pour donner quelque chose de différent. Mais quelles drôles d’idées que de ne pas avoir intégré une option lecture du texte et d’avoir choisi des jeux qui n’ont pas de fin définie…

Pipo et l’histoire inachevée
Slim Cricket
Prix constaté : 3,99 € (Apple) et 3,49 € (Android) ; version lite gratuite (Apple).
Les Habits neufs du président
Texte et animation de Luis L. Navarro, illustrations d’Isabelle Zambelli
El Pudu Studios
Prix constaté : 1,99 € (Apple).

À part ça ?

Ciné puzzlesLe Forum des images vient de sortir une petite appli gratuite, Ciné puzzles. À partir de quatre images au choix, tirées de vieux films, Le Petit mécano de Dave Fleisher, Kiriki acrobates japonais de Segundo de Chomon, Voyage à travers l’impossible de Georges Méliès et Koko dessinateur des frères Fleisher, on peut choisir de faire des puzzles de quatre, neuf ou seize pièces, en se chronométrant ou non. Une fois l’image reconstituée, elle s’anime pour nous faire découvrir un petit (à peine quelques secondes) extrait du film avec une légende explicative (qui peut être lue ou écoutée). Une jolie façon de s’initier à l’histoire du cinéma et de découvrir quelques chefs d’œuvres d’animation. On attend avec impatience les mises à jour annoncées, qui permettront de télécharger plus de puzzles !
Ciné puzzles est disponible gratuitement sur Apple et Android.

Erica

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Qu’est-ce qu’on se marre !

Par 24 mars 2015 Livres Jeunesse

Ma famille normale contre les zombiesEn vacances en Bretagne où les mouettes contractent une maladie étrange, MadoLoup se retrouve acculée dans la maison de ses grands-parents devenus zombies, avec sa mère (surnommée « la petite personne » par ses enfants), son père (écrivain qui passe son temps à inventer des histoires qu’il décide de ne pas écrire), son frère ThéoPaïle (passionné par l’Apocalypse zombie), sa sœur Sarouchka (qui ne parle qu’en citations) et sa sœur Louve (5 ans, mais qui s’exprime comme une adulte), cherchant une solution pour échapper à l’attaque des morts-vivants et rentrer chez eux.
Alors, là, attention ! J’annonce : ce roman est un chef-d’œuvre. Je pense que je n’ai jamais autant ri en lisant un roman, jeunesse ou non. J’ai été bluffée par l’écriture de Vincent Villeminot, qui est drôle et subtile, et par son récit truffé de références littéraires, cinématographiques, télévisuelles, etc. La mise en page est également très chouette : uniquement en rouge et noir (« j’exilerai ma peur, j’irai plus haut que ces montagnes de douleur », Jeanne Mas, 1987), des illustrations partout, des gravures, des phrases manuscrites… Chapeau au graphiste, qui a dû y passer un temps fou, et à Yann Autret, qui dessine parfaitement bien les zombies à grandes oreilles !
J’aurais voulu ne jamais m’arrêter de lire ce texte. Heureusement, l’éditeur indique sur son site que c’est le tome 1 : sachant que ce tome est sorti en janvier 2015, quelles sont les chances pour que le tome 2 sorte demain ?…
Allez, une petite citation pour que vous faire sentir la portée de cet ouvrage : « Elle photographie des trucs sans intérêt (…) avec son polaroïd afin qu’on découvre qu’ils avaient en fait quelque intérêt. » C’est beau, non ? Plus sérieusement, que peut-on reprocher à un roman qui cite Sheila et La Cité de la peur ? Rien.
Des extraits sur le site de l’éditeur.
Le même vu par Sous le feuillage et Butiner de livre en livre.

NiakWahoo (oui, c’est le nom du héros), un jeune garçon d’une dizaine d’années, s’occupe de la ménagerie de son père, Mickey Cray, qui ne peut plus travailler depuis qu’un iguane gelé lui est tombé sur la tête. Mais dans cette ménagerie, pas de lapins, de poules ou de moutons, non, plutôt des serpents, des perroquets, des tortues et des alligators ! Bref, des animaux sauvages, que Wahoo et Mickey adorent et chouchoutent. Et c’est justement pour ça que la famille Cray est contactée par le programme de téléréalité « Expédition survie », une émission complètement truquée au cours de laquelle Derek Blair, vedette mégalo insupportable, doit survivre seul (mais entouré de caméras) dans une nature hostile (généralement reconstituée en studio), au milieu des animaux sauvages (mais apprivoisés, voire morts). Une émission qui n’est pas du tout du goût des Cray, mais quand on a des dettes à payer, on fait moins la fine bouche. Les voilà donc tous partis dans les Everglades, où le tournage ne se passe pas exactement comme prévu, surtout quand Derek Blair disparaît seul (vraiment seul cette fois) dans la forêt peuplée de vraies bêtes sauvages, après avoir été mordu par une chauve-souris qu’il tentait de manger crue et vivante.
C’est une satire bien sentie des trucages de la téléréalité que nous offre là Carl Hiaasen, et une bonne façon de faire comprendre aux préados qu’il ne faut pas croire tout ce qu’on voit à la télé ! On ne s’ennuie pas une seconde dans ce roman très bien écrit, qui traite de la famille, de l’écologie et de la société moderne, avec humour et subtilité. Sous ses airs de comédie railleuse, Niak aborde aussi des sujets sérieux comme l’alcoolisme et les parents violents. Ça n’est pas le sujet central de l’histoire, mais ça a le mérite de faire s’interroger Wahoo, et de fait le lecteur, sur la vie difficile de son amie Anguille.
En résumé, c’est fin, drôle et intelligent ! Foncez !
Le même vu par Chez Clarabel.

Le prince qui voulait rester propreVoilà un petit garçon dont tous les parents pourraient rêver ! En effet, ce petit prince déteste la saleté et n’aspire qu’à une chose : garder son bel habit tout propre. Un jour qu’il se balade sur son beau cheval, lui aussi tout propre, il croise une sorcière très très sale, qui fait du stop. Évidemment, il n’est pas question de s’arrêter, le prince risquerait de se salir. C’était sans compter sur les super pouvoirs de la sorcière qui, elle, est bien décidée à se frotter à ce petit garçon impeccable. Quand le prince découvre que cette sorcière l’emmène au Grand Congrès international des sorcières dégoûtantes, là, c’est vraiment la panique !
Un petit roman pour finir, parfait pour les enfants qui commencent à maîtriser la lecture ou qui n’aiment pas trop ça. C’est simple et rapide à lire, c’est marrant, c’est divertissant. Je suis sûre que les descriptions des sorcières plus dégoûtantes les unes que les autres, avec les illustrations qui vont bien, plairont beaucoup aux enfants !
Des extraits sur le site de l’illustrateur.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué d’autres livres de Yann Autret (Tour de magie de Toto) et de Christian Oster (Chevaliers et princesses avec gigot et L’invitation faite au loup).

Ma famille normale contre les zombies
Texte de Vincent Villeminot, illustré par Yann Autret
Nathan dans la collection Romans grand format.
14,90 €, 152×211 mm, 240 pages, imprimé en France, 2015.
Niak
Texte de Carl Hiaasen, traduit par Yves Sarda
Gallimard Jeunesse.
13,50 €, 140×205 mm, 294 pages, imprimé en France, 2013.
Le prince qui voulait rester propre
Texte de Christian Oster, illustré par Grégory Elbaz
l’école des loisirs dans la collection Mouche.
7,50 €, 125×190 mm, 56 pages, imprimé en France, 2015.

À part ça ?

La Fédération Française des Associations des Chiens guides d’aveugles a fait une super vidéo pour rappeler qu’il y a encore des endroits où les chiens guides d’aveugle, et de fait leurs maîtres, ne sont pas les bienvenus…

Marie

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Chouette, on peut mettre deux Alice Brière-Haquet dans la valise !

Par 10 juillet 2014 Livres Jeunesse

Vous savez (sinon vous le saurez) à quel point j’aime la plume d’Alice Brière-Haquet. Deux de ses albums viennent de ressortir en petit format. Petit format ça veut dire petit prix… mais ça veut aussi dire « facile à transporter ». Voilà donc deux super albums à mettre dans sa valise.

la princesse qui n'aimait pas les princesIl était une fois, dans un royaume lointain, une princesse qui, d’après son père, était bonne à marier. Il faut dire qu’elle avait réussi à faire une super mayonnaise. On fit donc venir, comme de coutume, tous les princes des environs afin de trouver mari. Seulement, voilà, aucun d’eux ne lui plaisait. Il fallut donc chercher plus loin… puis encore plus loin, car jamais la princesse ne trouvait celui qui faisait battre son cœur… jusqu’au jour où…
Vous avez peut-être entendu parler de La princesse qui n’aimait pas les princes. Il faisait partie des livres pointés du doigt par quelques coincés du bulbe qui souhaitaient une littérature jeunesse dont rien ne dépasse, lisse et qui, surtout, ne promeut pas des choses que la morale réprouve. Forcément, cette histoire de princesse qui à la fin (oui, je vous raconte la fin, mais si vous n’y tenez pas passez donc au prochain retour à la ligne) se rend compte qu’elle préfère une fille à tous ces princes.
C’est drôle, bien écrit (comme toujours avec Alice Brière-Haquet), on se régale ! Dans ses illustrations, Lionel Larchevèque rend hommage à de nombreux personnages de la littérature jeunesse et là aussi quel bonheur !
Un super album à lire, à relire et à rerelire pour se rappeler qu’il ne faut pas toujours prendre les chemins balisés.

Le Chat d'ElsaDans une grande maison vivait Elsa. Elle aurait pu s’ennuyer seule comme ça, mais non, car Elsa avait un chat. Ses parents, qui ne voyaient pas son ami, félicitaient Elsa pour son imagination jusqu’au jour où ils en eurent assez de ses histoires bizarres. De l’imagination ? Des histoires bizarres ? Mais non Elsa n’inventait rien ! Il était là ce chat ! Qui aurait vidé le pot de confiture ou fait des dessins sur les livres de papa, sinon ? Quand même pas Elsa !
Le chat d’Elsa est une très jolie histoire, pleine d’humour, sur l’imagination des enfants (et sur les amis imaginaires), sur les parents un peu trop absents et sur les bêtises. Elsa ne se sent jamais seule avec son ami. Et qui prouve qu’il n’existe pas ? Qui prouve aussi que ce n’est pas Elsa l’amie imaginaire du chat ?
Père Castor a eu bien raison de ressortir ce très joli album illustré par la talentueuse Magali Le Huche.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué des ouvrages d’Alice Brière-Haquet (Pouce !, Le petit prinche, Le bonhomme et l’oiseau, Rouge !Mon voyage en gâteau, MélinaPierre la Lune, Mademoiselle Tricotin, Une vie en bleu, Aliens mode d’emploi, Dis-moi l’oiseau, Le peintre des drapeaux, Paul, A quoi rêve un pissenlit ? et Perdu !), Lionel Larchevèque (Arsène veut grandir et Mamythologie) et Magali Le Huche (Les Pourquoi de Non-Non, Pépito super-héros, Drôles de courses pour Monsieur Ours, Non-non veut faire du sport mais a un peu la flemme, Le loup et la soupe aux pois, A la piscine, L’arpenteur, Le voyage d’Agathe et son gros sac, Le poisson perroquet). Nous les avons interviewé tous les trois, retrouvez nos interviews d’Alice-Brière Haquet, Lionel Larchevèque et Magali le Huche.

La princesse qui n’aimait pas les princes
Texte d’Alice Brière-Haquet, illustré par Lionel Larchevèque
Actes Sud Junior dans la collection Encore une fois…
4,95 €, 150×190 mm, 40 pages, imprimé au Portugal (2014, première édition : 2010).
Le chat d’Elsa
Texte d’Alice Brière-Haquet, illustré par Magali Le Huche
Père Castor dans la collection Les p’tits albums du Père Castor
5,50 €, 170×210 mm, 32 pages, imprimé en France (2014, première édition : 2011).

À part ça ?

Parce qu’après tout on a le droit aussi de lire des livres pour nous…

meres anonymesIl y a Angélique, Caroline, Marie… et beaucoup d’autres. Elles se rejoignent parfois le soir pour échanger, pour parler de leurs expériences, pour s’entraider, se sentir moins seules. Toutes se retrouvent aux Mères Anonymes. Il y a la mère complètement dépassée, la maman solo, celle qui aimerait insulter ses enfants, celle qui prend des trucs pour tenir le coup…
Mères anonymes de Gwendoline Raisson et Magali Le Huche c’est une BD dans laquelle beaucoup de parents risquent de se reconnaître. Il faudrait attaquer en justice tous ceux qui nous disent, quand on attend un enfant, « tu verras c’est QUE du bonheur ! ». Pour se rendre compte de ce qui nous attend, il vaut mieux lire Mères Anonymes.
Une super BD (à l’édition soignée) bourrée d’humour et de tendresse pour rire de situations pas toujours drôles.
Extraits.
Mères Anonymes, scénario de Gwendoline Raisson, illustrations de Magali Le Huche, Dargaud, 17,95 €, 2013.

Le guide du mauvais père 2Je vous avais déjà parlé du Guide du Mauvais Père… Il n’a pas fini d’être horrible avec ses enfants puisque voici le tome 2 !
Pour être le meilleur papa du monde il n’hésite pas à nourrir ses enfants de sushis et magnums au chocolat et le tout en regardant la télé, il critique les autres parents devant ses enfants, il adore faire durer le suspense quand il s’agit d’arracher une dent (accrochée à un fil qui est relié à une porte), en vacances, il prévient son fils qu’il a le lit le plus proche de la porte pour protéger sa sœur si un psychopathe entre… Bref, vous l’aurez compris, ce père ne fait pas toujours tout pour rassurer les enfants, il est même parfois plus que limite… et pourtant on l’adore !
Une super BD avec un humour bien mordant.
Extraits.
Le guide du mauvais père -2-, de Guy Delisle, Shampooing, 9,95 €, 2014

Une autre super BD sur la parentalité que l’on avait chroniqué : We are Family.

Gabriel

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