La mare aux mots
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Rebecca Dautremer

De magnifiques albums

Par 28 novembre 2016 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, je vous propose une sorte de sélection de beaux albums. On en présente souvent des beaux (on essaye de ne faire que ça), mais ceux-ci sont des petites merveilles.

Mon tout petit paysSi l’on ferme les yeux, on embarque dans son tout petit pays. On y trouve des renards au fond des placards et du sable pour construire des châteaux, des piscines, des tours et des villes. On y croise la Belle au bois dormant et les trois petits cochons. Dans ce pays-là, cohabitent un dinosaure géant, un papa en pyjama et Paul, un copain en pull orange. Alors, on y va ?
Mais quelle merveille que ce grand album hommage à l’imaginaire ! Le texte d’Hélène Gaudy et les illustrations d’Anne Beauchard (mises en couleurs par Charline Collette) se marient à merveille ! On voyage avec cet album-là, on se perd dans ses pages, on oublie ce qu’il y a autour de nous. On nous propose parfois de jouer à un cherche et trouve (genre Où est Charlie), mais nos yeux s’attardent sur d’autres choses, cherchent à retrouver des personnages, à reconnaître des références. C’est le genre d’album avec lequel on ne peut pas passer de suite à la page suivante, on passe du temps sur chaque illustration. Le genre d’album qu’on va regarder souvent, longtemps, très longtemps. Une merveille je vous dis !
Un grand album absolument magnifique pour voyager sans quitter son canapé et oublier ce qui se passe autour de nous.

Le bois dormaitMais que se passe-t-il dans cette ville où tout semble arrêté ? À première vue, on dirait que tout le monde est mort, mais non… ils et elles dorment. Tous et toutes, dorment. Les enfants sur leurs balançoires, le balayeur sur son balai et même les boxeurs arrêtés en plein combat. Personne ici ne semble avoir échappé à la malédiction. Que faudrait-il pour les réveiller ?
Rébecca Dautremer s’empare du conte de la belle au bois dormant pour en faire un album absolument sublime. Grandes illustrations pleine page à droite, personnages crayonnés à gauche jusqu’à ce que… Tout est merveilleux ici, le travail de Rebecca Dautremer, le mélange des deux univers graphiques, la façon dont elle s’est emparée du conte, la grande taille de l’album (et son format)… On est surpris par une histoire qu’on connaît par cœur, la fin nous émeut, mais surtout on est ébloui par le talent de cette grande grande illustratrice.
Du grand art !

Louis et les spectresLouis a 11 ans. Comme le chat miaule ou le chien aboie, son père pleure, c’est le vin qui le fait pleurer, Louis le sait. Parfois, Louis aussi a envie de pleurer, surtout quand il pense à avant. La mère de Louis, elle, son truc c’est les lingettes pour tout désinfecter et faire toujours trois bisous, pas un de plus, pas un de moins, toujours sur la même joue. Sa mère, elle aussi, pense à avant… Et puis il y a Billie… Billie qui tient tête aux grands niaiseux, Billie que Louis aimerait aborder, mais c’est si difficile…
Les auteures de Jane, le renard et moi signent un nouvel album… et quel bijou ! On parle ici de l’enfance, de l’amour et du courage. On parle aussi du passé et du futur. D’oser. Les illustrations sont magnifiques tant au niveau du dessin que du choix des couleurs (ah ce jaune !). C’est le genre d’album fort qui bouleverse. C’est un album qui va plaire autant aux adolescent.e.s qu’aux adultes, autant à ceux et celles qui aiment les belles illustrations qu’à ceux et celles qui aiment les histoires qui chavirent, font dresser les poils des bras et pointer les larmes au coin de l’œil.
Entre l’album et la BD, un ouvrage bouleversant… un bijou comme on en trouve régulièrement aux éditions de La Pastèque !

Mon tout petit pays
Texte d’Hélène Gaudy, illustré par Anne Beauchard (mise en couleur de Charline Collette)
Cambourakis
18 €, 258×367 mm, 32 pages, imprimé en Malaisie, 2016.
Le Bois Dormait
de Rebecca Dautremer
Sarbacane
18 €, 290×332 mm, 64 pages, imprimé en France, 2016.
Louis parmi les spectres
Texte de Fanny Britt, illustré par Isabelle Arsenault
La pastèque
28 €, 224×293 mm, 153 pages, imprimé en Slovaquie, 2016.

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Cinq pépites pour un retour en fanfare

Par 1 février 2016 Livres Jeunesse

Le blog revient donc aujourd’hui. Il n’y a pas eu de chroniques ici depuis le 21 août. Alors bien sûr il y a eu le webzine, mais c’était un peu différent. Donc retour aujourd’hui avec cinq albums coup de cœur, j’avais envie de revenir avec du très bon, de très beaux ouvrages. Les cinq meilleurs albums que j’ai lu ces derniers mois.

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L’histoire vous dit peut-être quelque chose…

Par 4 mai 2015 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, je vous propose une sélection d’ouvrages dont les histoires sont généralement connues… mais qui s’éloignent parfois de l’originale.

une bible 3dAu début, il n’y avait rien. Rien. Rien du tout. Puis Dieu a inventé la lumière et bien d’autres choses, dont l’Homme. Le premier s’appelait Adam. D’une de ses côtes, Dieu fit la première Femme, elle ne portait pas de nom. Ils vivaient heureux dans l’Eden jusqu’au jour où la femme fit ce qui était pourtant interdit : croquer dans une pomme de l’arbre de la connaissance. Ensuite, il y eut Caïn et Abel, Noé, Abraham et plus tard, bien plus tard, Jésus.
Que l’on soit croyant ou non, Une bible de Philippe Lechermeier et Rebecca Dautremer est un sublime ouvrage. Près de 400 pages magnifiquement (et le mot est faible) illustrées. Certaines histoires sont connues soit parce qu’on a une culture chrétienne, soit parce qu’on a regardé les grosses productions cinématographiques avec Charlton Eston. On parle du déluge et de Noé, de l’exode et de Moïse qui ouvrit les eaux, de Jonas et du poisson géant, la crucifixion de Jésus… Les Une biblehistoires sont de beaux contes, surtout racontés par Philippe Lechermeier qui alterne les genres littéraires (prose, poésie, théâtre…). C’est souvent très noir et ça ne s’adresse pas aux plus jeunes. C’est, dans tous les cas, un ouvrage extraordinaire, un livre comme on en voit peu, entre le livre d’art et l’album jeunesse, un livre qu’on ne se lasse pas de feuilleter, de regarder, d’admirer. Le genre de livre qu’on ne range pas dans une bibliothèque, qu’on laisse plutôt à portée de main, qu’on soit croyant ou non.
Un des textes les plus anciens, revu pour être relu « comme un roman », sublimé par les illustrations extraordinaires d’une de nos plus grandes illustratrices.
Plus d’informations (extraits, vidéos…) sur le site de Rebecca Dautremer.
Le même vu par Le cabas de Za et Livres et merveilles.

La moufle Palluy RibeyronAlors qu’il marchait dans la neige, Igor a perdu sa moufle. Pour Souris Jolie, c’est une aubaine ! Elle a trouvé où se protéger du froid. Mais alors qu’elle est bien installée, elle entend un petit bruit, c’est Grenouille Fripouille qui aimerait bien la rejoindre… Sourie Jolie ne peut pas laisser son amie dehors, elle l’invite. Tant qu’ils ne sont que deux…
Christine Palluy réécrit ce grand classique en lui donnant une nouvelle fin. Le texte est poétique et les mots bien choisis, c’est un régal de le lire à voix haute. Les illustrations sont signées par le génial Samuel Ribeyron, un pur bonheur !
Un conte classique revisité avec poésie tant dans le texte que dans les illustrations. Une des (la ?) plus belles versions du conte.
Le même vu par Des livres etc et Enfantipages.

Le Petit Chaperon rouge reste un des plus grands classiques et surtout un des contes les plus revisités. Trois nouvelles versions viennent de sortir.

Le Petit Chaperon rouge n'a pas tout vuElle a neuf ans et vit avec sa mère. Elle adore le rouge alors sa mère lui a fait un manteau rouge à capuche. Elle l’adore et le porte tout le temps, si bien qu’on l’a appelée Le Petit Chaperon rouge. Aujourd’hui, elle va voir sa grand-mère quand, tout à coup, elle heurte une chose poilue et malodorante…
Beaucoup d’humour dans Le Petit Chaperon rouge n’a pas tout vu, mais un humour subtil, poétique. On rencontre les personnages (Le Petit Chaperon rouge, le loup, les animaux de la forêt et la grand-mère) un par un et ils s’expriment tous à la première personne. Le loup est gourmand mais n’a aucune intention de manger qui que ce soit ! Les illustrations sont délicates. La fin risque de vraiment vous surprendre !
Une version poétique et drôle du Petit Chaperon rouge.

Le petit chaperon rouge les contes défaitsParce que sa mère était folle de rouge, elle ne l’habillait qu’en cette couleur. Elle lui avait même fait faire un petit chaperon rouge, forcément c’était devenu son surnom. Un jour qu’elle allait voir sa mère-grand malade pour lui porter un petit pot de beurre et une galette elle rencontra un loup un peu menteur…
Pas le même genre d’humour que dans le précédent, ici, on se marre bien. Le Petit Chaperon rouge consulte un psy à cause de sa mère qui ne l’habille que d’une couleur ou demande à un facteur combien ça coûterait de poster le petit pot de beurre et la galette plutôt que de se déplacer. Les répliques de la petite fille et du loup sont tordantes et la fin (un peu cruelle) a scié ma fille !
Une version loufoque du Petit Chaperon, un humour très BD.

Un petit chaperon à croquerIl était une fois une petite fille qu’on surnommait Le Petit Chaperon rouge à cause de son habit. Elle avait un sacré caractère et à force de lire l’histoire du Petit Chaperon rouge elle savait qu’il fallait se méfier du loup… pourtant un jour elle fit exprès de parler fort pour l’attirer, et forcément il arriva…
Une autre version pleine d’humour du célèbre conte. L’auteur se sert du fait que tout le monde connaisse l’histoire (y compris les héros) pour tout chambouler. Là encore, c’est assez proche de l’univers BD tant dans l’ambiance que dans les illustrations (et la plupart du texte est sous forme de dialogue dans des bulles).
Une version déjantée et vraiment drôle du Petit Chaperon rouge.

On quitte le Petit Chaperon rouge (mais vous trouverez tous les Petit Chaperon rouge qu’on a croisé sur le blog ici)… même si l’on va le recroiser dans les deux albums suivants.

La petite fille de pain d'épiceSongeant à sa propre fille, une vieille dame avait cuisiné une petite fille de pain d’épice. Mais à peine l’avait-elle mise sur le rebord de la fenêtre pour refroidir que celle-ci s’était enfuie pour ne pas être mangée… Sauf qu’elle tomba nez à nez avec Le Petit Chaperon rouge qui justement n’avait plus de galette à cause d’une grand-mère trop gourmande. Notre petite fille de pain d’épice fila et rencontra… le Petit Poucet !
Vous l’aurez compris, ici Céline Lamour-Crochet adapte le Petit bonhomme de pain d’épice et lui fait rencontrer des personnages de contes. Les enfants adorent retrouver dans des histoires inédites des personnages qu’ils connaissent déjà. Ici, ils sont ravis de voir à chaque page le héros d’un de leurs contes préférés. Florian Le Priol accompagne le texte avec des couleurs chaudes et des illustrations pleines de vie.
Un conte revisité qui va ravir ceux qui aiment recroiser les personnages de leurs histoires préférées.

Il n'y a pas d'autruches dans les contes de féesJe ne sais pas si vous avez remarqué (c’est pourtant évident), mais dans les contes dont nous venons de parler (et dans ceux dont nous allons parler ensuite), il n’y a pas d’autruche ! Je sens que vous êtes en train de réfléchir, « même dans… » et non dans aucun ! Vous allez peut-être trouver ça étrange, vous allez penser à un oubli ou un complot anti-autruche. Rien de tout ça, il y a une bonne raison à cette absence.
Dans cet album hilarant, Gilles Bachelet met en situation l’autruche dans les contes classiques et très vite on comprend pourquoi cet animal est absent de ces histoires. Imaginez l’autruche avec un chaperon rouge, dans un lit pendant cent ans ou face à sept nains… Gilles Bachelet s’amuse à ridiculiser l’animal… et l’on s’amuse avec lui.
Dix-huit grandes planches pleines pages pour un album drôle et décalé.

Rapidement, quelques autres livres de contes récemment sortis.

pas de violon pour les sorcièresTrois sorcières sont entrées sans frapper dans la maison de la famille ours. Elles ont décroché les violons du mur et en ont joué mais les ont cassés. Papa ours s’est demandé qui avait joué de sa contrebasse, maman ours s’est demandé qui avait joué de son violoncelle et Petit Ours s’est demandé qui avait joué de son violon.
Une version pleine de rythme des trois petits cochons illustrée par Joëlle Jolivet.

le vilain petit canardUne cane qui couvait eut la surprise de voir sortir de l’un de ses œufs un caneton très laid. Très vite, elle décida de s’en débarrasser, comment pouvait-elle élever un enfant aussi différent ? Notre vilain petit canard erra donc avant de rencontrer quelqu’un qui l’accepta. Un classique d’Andersen, revisité ici par Pascal Vilcollet dans un album petit format.

Les musiciens de BrêmeQuatre animaux (un âne, un chien, un chat et un coq) dont plus personne ne voulait se rencontrèrent un jour. Ensemble, ils décidèrent de partir à Brème pour être musiciens. Mais leur route croisa celle de dangereux bandits. Ensemble, on est plus forts. Un classique des frères Grimm qui ressort en format souple chez le Père Castor illustrée par Amélie Dufour.

la Belle au bois dormant MajewskiParce qu’une méchante fée lui avait jeté un sort, une princesse était condamnée à dormir cent ans. Dans cette belle version illustrée par Marc Majewski, l’histoire ne s’arrête pas au mariage avec le prince, la suite de l’histoire (que je n’avais lue que dans le magnifique ouvrage de Jean-Jacques Fdida) est aussi présente.

Le Chat bottéLe fils d’un meunier ne reçut qu’un chat comme héritage. Il trouvait cet animal totalement inutile. La suite de l’histoire lui prouva le contraire. Autre grand classique sorti dans la même collection que le précédent (Contes & Classiques chez Magnard Jeunesse), Le Chat botté est, quant à lui, joliment illustré par Sandrine Desmazières.

les contes de fées illustrés usborneLa belle au bois dormant, Le Rossignol et l’empereur, La Belle et la Bête, Le Peintre et les dragons, La Fille du roi et la grenouille et cinq autres contes classiques sont regroupés dans Les contes de fées illustrés sorti chez Usborne. On aime les recueils de contes (surtout avec une belle couverture à l’ancienne comme ici), malheureusement les illustrations intérieures sont d’une autre époque… et pas de la meilleure !
Le même vu par Maman Baobab.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqués des ouvrages de Philippe Lechermeier (Ce qu’il y avait sur l’image…), de Rébecca Dautremer (Babayaga, Le loup de la 135e, La chèvre aux loups et Les deux mamans de Petirou), de Christine Palluy (Les Tip-Top et les plans secrets, Qui a enlevé Odilon ?, Histoires d’aventurières, Princesses d’Afrique, Princesses de la cour de Versailles aux palais de Vienne et Princesses de tous les pays), de Samuel Ribeyron (Yllavu, Ce n’est pas très compliqué, Les plus belles chansons anglaises et américaines, 38 perroquets, Le grand papa et sa toute petite fille, Super Beige, Super Beige, le retour, Beau voyage, Yllavu, Pi, Po, Pierrot et Salade de fruit. Et aussi les films Et 10,11,12 Pougne le Hérisson, L’hiver de Léon, Le printemps de Mélie et L’été de Boniface), de Charles Perrault (Peau d’âne, Le chat botté, Cendrillon, Le chat beauté, Le petit chaperon rougeLe chat botté et Le petit Poucet dans la collection Les contes en chanson chez Larousse, Peau d’âne illustré par Charlotte Gastaut, Le petit chaperon rouge dans une version « herbier » et une version sans texte et Cendrillon en petit théâtre d’ombre), de Zelda Zonc (C’est pas toi qui commandes !, On est de vrais espions !, Kikekoa et Ornicar, On est de vrais espions !), de Rémi Chaurand (Quel beau troubadour !), de Céline Lamour-Crochet (La veilleuse pour Juliette, Laurélie la chauve souris et Ydriane), de Florian Le Priol (Patatra la p’tite sorcière et les crapauds), de Gilles Bachelet (Le chevalier de Ventre-à-terre), de Joëlle Jollivet (Le ventre de l’arbre et autres contes d’Afrique de l’Ouest, Légendes de Bretagne, Le schmat doudou, Au loup, Zoologique et 10 p’tits pingouins autour du monde), de Kochka (Les cygnes sauvages, À l’heure du loup, Le rossignol et l’empereur de Chine, Peau d’Âne et Dans ma ville il y a…), des Frères Grimm (Contes de Grimm, Grimm contes choisis, Tom Pouce, Les musiciens de Brême, Le vieux Cric Crac, Le voleur de lune, Les musiciens de Brême, L’homme à la peau d’ours, Tom Pouce, Le petit chaperon rouge, Blanche Neige, Hansel et Gretel et Hans la chance), d’Amélie Dufour (Tom Pouce et Où est cachée la maîtresse ?) et de Sandra Desmazières (Le garçon qui voulait se déguiser en reine). Retrouvez aussi notre interview de Christine Palluy, de Samuel Ribeyron et de Florian Le Priol

Une bible
Textes de Philippe Lechermeier, illustrés par Rebecca Dautremer
Gautier Languereau
45 €, 250×275 mm, 381 pages, imprimé en Italie, 2014.
La moufle
Texte de Christine Palluy, illustré par Samuel Ribeyron
Milan dans la collection Mes albums Milan
9,90€, 205×255 mm, 40 pages, imprimé en Espagne, 2015.
Le Petit Chaperon rouge n’a pas tout vu
de Mar Ferrero (traduit par Cécile Hermellin)
Gallimard Jeunesse Giboulées
10,50 €, 180×238 mm, 40 pages, imprimé en Espagne, 2015.
Le Petit Chaperon rouge
Texte de Fabrice Colin d’après Charles Perrault, illustré par Zelda Zonk
Playbac dans la collection Les contes de fées défaits
11,90 €, 207×245 mm, 32 pages, imprimé en Slovénie chez un imprimeur éco-responsable, 2015.
Un petit chaperon à croquer
Texte de Rémi Chaurand, illustré par François Maumont
Milan dans la collection Mes albums Milan
9,90€, 200×245 mm, 24 pages, imprimé en Espagne, 2015.
La petite fille en pain d’épice
Texte de Céline Lamour-Crochet, illustration de Florian Le Priol
La Palissade
13,90 €, 290×195 mm, 36 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2015.
Il n’y a pas d’autruches dans les contes de fées
de Gilles Bachelet
Seuil Jeunesse
15,20 €, 300×305 mm, 22 pages, imprimé en Belgique, 2008.
Pas de violon pour les sorcières
Texte de Catherine Fogel, illustré par Joëlle Jolivet
Seuil Jeunesse dans la collection Seuil’issime
5,90 €, 150×190 mm, 32 pages, imprimé en France, 2015 (première édition 1995).
Le Vilain Petit Canard
Texte de Sophie Koechlin d’après Andersen, illustré par Pascal Vilcollet
Deux coqs d’or dans la collection Mes contes préférés
4,90 €, 153×156 mm, 32 pages, imprimé en Roumanie chez un imprimeur éco-responsable, 2015.
Les musiciens de Brême
Texte de Kochka d’après les Frères Grimm, illustré par Amélie Dufour
Père Castor dans la collection Les classiques du Père Castor
4,75 €, 210×180 mm, 24 pages, imprimé en France, 2015.
La Belle au bois dormant
Texte de Charles Perrault, illustré par Marc Majewski
Magnard Jeunesse dans la collection Contes & Classiques
13,90 €, 280×238 mm, 32 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2014.
Le Chat botté
Texte de Charles Perrault, illustré par Sandra Desmazières
Magnard Jeunesse dans la collection Contes & Classiques
13,90 €, 280×230 mm, 48 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2014.
Les contes de fées illustrés
Collectif
Usborne
16,95 €, 181×229 mm, 352 pages, imprimé en Chine, 2015


À part ça ?

conteurs.netVous aimez les conteur-euse-s, vous voulez recevoir un-e conteur-euse dans votre structure ou vous êtes vous-même conteur-euse ? Conteurs.fr c’est le portail du conte et des arts de la parole. On peut y trouver les festivals ou les spectacles qui vont se dérouler près de chez nous, contacter des conteur-euse-s, regarder des vidéos, voir les dernières parutions de CD/DVD et bien d’autres choses encore. Le site est un peu confus, pas toujours facile de s’y retrouver mais avec un peu de patience et de recherche vous devriez trouver ce que vous cherchez ! Une newsletter hebdo vous assurera de ne rien louper. Vous pouvez vous y abonner ici.

Gabriel

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Ogresse et sorcières

Par 4 mai 2014 Livres Jeunesse

Les ogresses et les sorcières vous font un peu peur ? Tant mieux ! C’est bon d’avoir peur, non ?

babayagaEst-ce pour cela qu’elle était si méchante ? Toujours est-il que Babayaga n’avait qu’une seule dent. Enfant on s’était tant moqué d’elle, comment pouvait-il en être autrement ? Le temps passa, après avoir mangé son chien, Babayaga commença à manger les enfants. Cacayaga, sa sœur, était la belle-mère d’une petite Miette. L’enfant était adorable, mais sa marâtre qui ne la supportait pas décida de profiter de l’opportunité d’avoir une sœur ogresse pour s’en débarrasser. Elle demanda à Miette d’aller lui porter du fil et une aiguille, c’est certain, elle ne reviendrait pas.

Je me doute que vous êtes nombreux à déjà connaître ce petit bijou de la littérature jeunesse, signé Taï-Marc Le Thanh et Rébecca Dautremer, sorti il y a plus de dix ans. Mais j’avais envie de me faire plaisir en chroniquant ce magnifique album que j’ai dans ma bibliothèque depuis bien avant la création du blog. Un grand album aux superbes illustrations signées par un des plus grands noms de la littérature. Taï-Marc Le Thanh s’inspire du célèbre conte Russe, s’en empare et en livre sa version personnelle, pleine de malice et d’humour. Tout simplement un des plus beaux albums de ma bibliothèque, un livre où il fait bon se plonger et où l’on découvre chaque fois de nouveaux détails.
Le même vu par Za (avec d’autres versions de Babayaga) et par Œil d’ailleurs.

Patatra la p'tite sorcièrePatatra est une petite sorcière qui a très mauvais caractère. Alors qu’elle vient d’apprendre une formule qui changera quiconque en crapaud, un merle lui fait un bien mauvais tour : il envoie une fiente sur la table de pique-nique qu’elle vient de dresser ! Ni une, ni deux et voilà le volatile transformé ! Et il n’est que le premier d’une grande série !

Très loin de l’univers de l’album précédent, voici donc Patatra la p’tite sorcière et les crapauds de Monique Aloujes et Florian Le Priol, une histoire pleine d’humour tant dans les situations que dans la façon dont l’illustrateur s’en est emparé. Mais je dois dire que j’ai été parfois extrêmement surpris ! Mélange des techniques ? Tentatives de styles différents ? On a l’impression que plusieurs illustrateurs ont travaillé sur l’album ! J’avoue avoir été totalement séduit par certaines planches (comme celle avec le prince charmant) quand d’autres m’ont plutôt déplu. Parfois dans une même planche on retrouve des styles extrêmement différents ! Certains apprécieront certainement ce mélange de styles et de techniques, se diront même, peut-être, que ça casse toute monotonie. Pour ma part, je trouve que ça donne un côté inégal à l’album. En fin d’ouvrage, une chose très originale, des éléments à découper pour faire une planche du livre en pop-up.
Vous pouvez feuilleter une partie de l’album ici.

La sorciere verte seme le bazar couv:La sorciere verte seme le bLa sorcière verte a décidé de se lancer dans le jardinage, comme le faisait sa mémé ! Elle a même retrouvé ses affaires : bottes en caoutchouc, salopette et même sachets de graines ! Sauf qu’en ouvrant les sachets, il ne se passe pas ce qu’il doit se passer ! Voilà les graines qui lui sautent dans les trous du nez et notre sorcière a beau tout tenter, elles y restent ! Notre sorcière s’énerve tant et tant que toutes les autres graines tombent entre les fentes du parquet. Et voilà que bientôt elles germent, poussent et s’enroulent autour des chevilles de la pauvre sorcière et ce n’est pas tout… celles de son nez se mettent aussi à réagir et la voici bientôt avec du persil qui sort du nez !

Je vous avais déjà parlé des premières aventures de la sorcière verte qui ne m’avaient pas vraiment séduit, même si là encore pas de coup de cœur, j’avoue avoir préféré celui-ci surtout au niveau des illustrations. Anne Mahler s’est appropriée le personnage, mais ici c’est à la peinture qu’elle lui donne vie. Ce ne doit pas être évident que de reprendre un personnage déjà traité par un autre illustrateur et d’ailleurs c’est dans les autres dessins qu’on la sent plus à l’aise, où le résultat est meilleur (je préfère, par exemple, largement son mage à la sorcière). Comme pour le premier, le texte est entièrement en rime. Un petit album plein d’humour sur une fée pas très adroite.
Des extraits sur le site des Éditions Petite Fripouille.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué des ouvrages de Taï-Marc Le Thanh (Jonah, T.1 Les sentinelles), Rébecca Dautremer (Le loup de la 135e, La chèvre aux loups et Les deux mamans de Petirou) et Viviane lelong-Verdier (La sorcière verte a mal au ventre). Retrouvez aussi notre En vacances avec Rebecca Dautremer.

Babayaga
Texte de Taï-Marc Le Thanh, illustré par Rébecca Dautremer
Gautier languereau
14,95 €, 250×370 mm, 34 pages, imprimé en Italie, 2005 (première édition 2003).
Patatra la p’tite sorcière et les crapauds
Texte de Monique Aloujes, illustré par Florian Le Priol
Karibencyla
11,20 €, 200×210 mm, 36 pages, imprimé en Union Européenne, 2014.
La sorcière verte sème le bazar
Texte de Viviane Lelong-Verdier, illustré par Anne Mahler
Éditions Petite Fripouille dans la collection La sorcière Verte
7,50 €, 170×220 mm, 32 pages, imprimé en Espagne, 2014.

À part ça ?

Mercredi, dans l’émission Écoute, il y a un éléphant dans le jardin, j’ai parlé de livres à l’humour piquant ! Mon passage est réécoutable dans l’onglet Chroniques Radio.

Gabriel

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Autour du Petit Chaperon Rouge

Par 31 mars 2014 Livres Jeunesse

Les variations autour du Petit Chaperon Rouge sont nombreuses (on en a même parlé sur le forum), en voici trois autres avec à chaque fois des fins surprenantes.

Un petit chaperon rougeUne petite fille avec un chaperon rouge se promène quand tout à coup elle croise un loup. Celui-ci l’attrape et l’interroge. L’enfant dit aller chez sa grand-mère, le loup a d’autres projets pour elle… mais c’est mal connaître cette petite fille !

On commence par un gros coup de cœur ! Un petit chaperon rouge est sorti il y a quelques années et ressort aujourd’hui en format souple (mais légèrement plus grand que l’original) dans la collection à petit prix Encore une fois… chez Actes Sud Junior. Je connaissais Marjolaine Leray grâce à Avril le poisson rouge, un album que j’avais également adoré. Son trait est assez particulier, ses gribouillages donnent des dessins extraordinaires et surtout elle a un humour bien piquant comme j’aime. Ici, le petit chaperon ne se laisse pas faire, la chute est absolument géniale. Pourquoi se laisserait-il embêter par un loup ? Non mais des fois ! Un album extrêmement drôle et terriblement graphique.
Des extraits en ligne et le même vu par Chez Clarabel, Un petit bout de Bib(liothèque) et Les lectures de Kik.

Le loup de la 135 eUn garçon se souvient. C’était un jour où sa mère lui avait demandé de porter au vieux Johnson, son grand-père, un panier de provisions. Tout vêtu de rouge, l’enfant des quartiers pauvres devait traverser la ville, son panier sous le bras. Quand il rencontra Chili Vince, le loup du quartier, celui-ci lui proposa une course jusqu’à chez le vieux Johnson. Confiant, l’enfant lui donna l’adresse. Chili Vince passerait sous terre, là où est le métro, et notre héros par les rues. La fin ne sera pas forcément celle que l’on croit.

Le loup de la 135e aussi est un album sorti il y a quelques années qui ressort en album à petit prix. C’est un bel hommage au Petit Chaperon Rouge. Transposé ici à New York dans un quartier pas trop rupin, le conte prend une autre tournure. Le texte, magnifique, est signé Rebecca Dautremer, surtout connue pour ses illustrations. Elle nous prouve ici à quel point elle sait manier avec grâce et poésie la langue française. Même si ce n’est pas elle qui illustre l’ouvrage (mais Arthur Leboeuf) on retrouve quand même l’univers de l’illustratrice dans ces superbes planches. Un bien bel album pour une version moderne d’un conte classique.
Le même vu par Papier de Soie (avec des illustrations intérieures).

Le petit chaperon qui n'était pas rougeAnouchka vivait dans le nord de la Russie. Elle était tout le temps vêtue de gants bleus, d’un manteau bleu et d’une chapka bleue, si bien qu’on l’appelait Le Petit Chaperon Bleu. Parce que sa grand-mère est malade, elle devait lui porter un pot de miel. Sa mère lui avait recommandé de faire attention aux animaux dangereux qui traînent dans la forêt, mais Anouchka n’écoutait pas toujours les bons conseils… Rassurez-vous tout ça se terminera bien… ou pas !

C’est également une version très originale du Petit Chaperon Rouge qu’a écrite Sandrine Beau. Transposée en Russie, la petite fille croisera un ours… mais aussi un tigre de Sibérie et un lapin. Sandrine Beau ne s’est pas contentée de faire une version russe du conte, elle apporte beaucoup d’éléments dans l’histoire. Mais c’est surtout la fin qui nous surprend. Tout d’abord, on ouvre grands les yeux en lisant le dénouement… avant de se rendre compte qu’on nous en propose une autre… puis une autre… Enfin, on nous propose même d’écrire la nôtre, appelant ainsi les enfants à être créatifs, à faire marcher leur imagination. Marie Desbons a mis en image cette histoire avec beaucoup d’humour et des couleurs qui pétillent. Un bel album original qui réinvente le Petit Chaperon Rouge… et nous invite aussi à le réinventer à notre sauce.
Le même vu par Livresse des mots (avec des illustrations intérieures).

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué des ouvrages de Marjolaine Leray (Avril le poisson rouge), Rebecca Dautremer (La chèvre aux loups et Les deux mamans de Petirou), Sandrine Beau (Manolo, un boudeur de petit fantôme, Manolo, un cochon de petit fantômeFées d’hiver, Je suis une lionne, L’Ogre qui n’avait peur de rien, La girafe en maillot de bainRouge Bitume, Ma maman est comme ça, Mon papa est comme ci, On n’a rien vu venir, Roulette Russe Tome 1 Noël en Juillet, Des crêpes à l’eau, L’hippopotin, L’été où mon grand-père est devenu jaunophile, L’étrangleur du 15 Août, et Quand on sera grands) et Marie Desbons (Ivan et le Loup grisLe messager du clair de lune et Céleste, une étoile dans la nuit). Retrouvez aussi notre interview de Sandrine Beau et notre En vacances avec Rebecca Dautremer.

Un petit chaperon rouge
de Marjolaine Leray
Actes Sud Junior dans la collection Encore une fois
4,95 €, 152×190 mm, 40 pages, imprimé au Portugal, 2014 (première édition 2009).
Le loup de la 135e
Texte de Rebecca Dautremer, illustré par Arthur Leboeuf
Seuil dans la collection Seuil’issime
5,90 €, 149×190 mm, 37 pages, imprimé en France, 2014 (première édition 2008).
Le petit chaperon qui n’était pas rouge
Texte de Sandrine Beau, illustré par Marie Desbons
Milan dans la collection Mes albums Milan
9,90 €, 205×250 mm, 30 pages, imprimé en Espagne, 2014.

À part ça ?

Comme tous les mois, nous vous donnons aujourd’hui nos coups de cœur du mois dernier. En mars, c’était donc, pour Marianne : C’est toi le printemps ? de Ko Okadaet Chiaki Okada (Seuil Jeunesse),Coucou ! de Fiona Roberton (Circonflexe) et Mamie a besoin de bisous d’Ana Bergua et Carme Sala (Océan Jeunesse). Et pour moi : Le trou d’Øyvind Torseter (La joie de Lire), Mais… comment naissent les parents ? de Jean Regnaud et Aude Picault (Magnard Jeunesse) et Qui quoi qui d’Olivier Tallec (Actes Sud Junior).
Côté romans, comme chaque nouveau trimestre, nous avons choisi les romans qui nous ont le plus plu dans les trois mois qui viennent de s’écouler. Pour le premier trimestre de 2014 il s’agit, pour Marianne, L’aventure selon Mo de Sheila Turnage (Seuil Jeunesse), L’affaire Olympia, les secrets mathématiques de T. Folifou de Mickaël Launay et Benjamin Bachelier (Editions Le Pommier) et Histoires de la maison qui voulait déménager d’Hervé Walbecq (L’école des loisirs). Et pour moi : Chevaliers et princesses avec gigot de Christian Oster, Pascal Lemaître, Audrey Poussier et Delphine Perret (L’école des loisirs), Les ailes de la sylphide de Pascale Maret (Thierry Magnier) et Un jour j’irai chercher mon prince en skate de Jo Witek (Actes Sud Junior.
Retrouvez nos coups de cœur des mois précédents sur le blog, sur Facebook (ici pour les albums et pour les romans) et sur Pinterest (ici pour les albums et pour les romans).

Gabriel

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