La mare aux mots
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Rémi Courgeon

Des séries comme on les aime

Par 9 novembre 2018 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, je vous propose des séries dont on aime retrouver les nouvelles aventures, de très bonnes séries signées par de grands illustrateurs : Rémi Courgeon, Barroux et Olivier Tallec.

Timoto veut un vrai cheval
Timoto a un meilleur copain
Timoto y arrive presque tout seul
de Rémi Courgeon
Nathan dans la série Timoto
6,95 € chacun, 168×240 mm, 32 pages chacun, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2018.
Lina – J’ai pas sommeil
Lina – Il est où mon doudou ?
Lina – Championne de la salle de bain
Lina – Miam, j’ai faim !
de Barroux
Père Castor, dans la série Lina
8 € chacun, 195×255 mm, 32 pages chacun, imprimé au Portugal, 2018.
Les Quiquoi et le bonhomme de neige qui ne voulait pas fondre
Les Quiquoi et l’étrange attaque du coup de soleil géant
Les Quiquoi et le chien moche dont personne ne veut
Textes de Laurent Rivelaygue, illustrés par Olivier Tallec
Actes Sud Junior dans la collection BD
12 € et 12,80 €, 230×160 mm, 32 pages chacun, imprimé en Italie, 2017 et 2018.
Qui quoi quoi qui
d’Olivier Tallec
Actes Sud Junior
12 €, 145×295 mm, 32 pages, imprimé en Chine, 2017.

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Portraits de femmes

Par 2 novembre 2018 Livres Jeunesse

L’une s’occupe des reptiles, l’autre doit se tenir droite, aujourd’hui je vous propose deux beaux albums qui nous parlent de femmes de caractère.

Joan Procter, la femme qui aimait les reptiles !
Texte de Patricia Valdez (traduit par Géraldine Chognard), illustré par Felicita Sala
Cambourakis
14 €, 220×290 mm, 48 pages, imprimé en Lettonie, 2018.
Tiens-toi droite
de Rémi Courgeon
Milan
16,90 €, 180×320 mm, 32 pages, imprimé en Lituanie, 2018.

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Du berger à la bergère : de Rémi Courgeon à Albertine

Par 11 juillet 2018 Les invités du mercredi

Cet été encore, on vous propose à nouveau la rubrique du berger à la bergère tous les mercredis. Cette rubrique vous avait tellement plu les deux derniers étés, nous nous devions de la reprendre (il faut dire qu’à nous aussi elle plaît beaucoup) ! Donc tous les mercredis jusqu’à la rentrée, ce sont des auteur·trice.s et des illustrateur·trice.s qui posent trois questions à un·e auteur·trice ou un·e illustrateur·trice de leur choix. Puis c’est à l’interviewé·e d’en poser trois à son tour à son intervieweur·euse d’un jour. On commence ces mercredis de l’été avec Rémi Courgeon qui a choisi de poser des questions à Albertine !

Rémi Courgeon : La façon dont vous dessinez a l’air tellement fluide et naturelle, que cela soit d’un trait spontané ou dans les scènes en couleurs plus sophistiquées, vous arrive-t-il parfois de rater des dessins, de douter, et de tout jeter à la poubelle en vous traitant de nulle ?
Albertine : On peut se dire « tu » tu sais. Avant, quand j’étais jeune, je prenais tous mes dessins et mes sérigraphies et je les mettais au feu dans mon jardin.
Aujourd’hui, quand je ne suis pas satisfaite d’un dessin, je le range dans un tiroir. Et parfois je le retrouve et je me dis « Y a de l’idée, ce n’était pas si mal ». Je travaille énormément.
Je dessine tous les jours, Je dirais que je cherche tous les jours. Alors forcément, il y a parfois des choses moins réussies. Mais c’est intéressant, car l’imperfection ou les accidents font surgir de nouvelles voies.

Rémi Courgeon : Je sais par des amis indiscrets que tu adores cuisiner. En quoi l’univers culinaire influence ton travail graphique ? En quoi ton travail graphique influence-t-il ta façon de cuisiner ?
Albertine : C’est surtout Germano qui cuisine bien. Comme un Italien. Il dit que la première grande cuisine c’est pas la France, c’est l’Italie. Moi je l’aide surtout à éplucher les légumes ou je lui lis le journal pendant qu’il cuisine. C’est le moment où nous parlons de politique.
Nous aimons les restaurants. D’abord parce qu’on y mange, et aussi on partage ensemble des idées, des projets, des points de vue en dehors de nos ateliers. Mon atelier est le lieu où je cherche, j’explore. L’extérieur est le lieu où je prends des idées.

Rémi Courgeon : Quand aurons-nous l’occasion de nous rencontrer ? (Je me débrouille assez correctement en lapins à la moutarde et en mousses au chocolat.)
Albertine : Avec plaisir. Tu es aussi le bienvenu chez nous. On te fera la pizza maison dans le jardin. On parlera de tout.

Albertine : Tu écris et tu dessines aussi. C’est merveilleux de faire les deux. Comment procèdes-tu ?
Rémi Courgeon : C’est vrai, je ne t’ai pas posé de question sur ton équipe, avec Germano. Votre travail semble si naturellement cohérent. Comme une écriture commune. Pour ma part, je me sens raconteur d’histoires avant d’être illustrateur : tout commence par des débuts de textes griffonnés au stylo bille dans des carnets. Puis je raconte ces histoires à mes proches, mes amis, aux écoliers que je rencontre. Ces histoires s’achèvent souvent à l’oral. Si des petites lumières s’allument dans les yeux de mes interlocuteurs, je passe à l’étape suivante : la frappe du texte définitif, puis la mise en scène, dessinée page par page, en noir et blanc, puis en couleurs. Quand la couleur arrive, c’est comme si je jouais de la musique, c’est une joie nouvelle, qui complète celle du conteur. Je fais souvent la couverture avant les illustrations intérieures. Parfois j’écris des trucs que je suis incapable de dessiner. J’aime bien confier les textes à d’autres illustrateurs, ou illustrer des beaux textes, d’autres auteurs. En vacances, je fais des images qui ne racontent rien : des collages.

Albertine : Est-ce qu’il y a des récurrences dans ton travail. Un truc qui revient malgré toi dans tes histoires ?
Rémi Courgeon : J’aime raconter des histoires de filles, autour de l’identité, notamment à travers 5 albums : Les cheveux de Léontine. La harpe. Brindille. Passion et Patience. Et puis le prochain, qui sort en octobre : Tiens-toi droite. Tous mes personnages de livre en livre, ont à un moment ou l’autre les pieds en liberté, voyant ça, j’ai donc fini par faire un album qui porte ce titre : Pieds nus. Mes autres sujets de prédilection : les arbres, la transmission, la musique. La mort revient aussi, sans pathos. Notre société a trop tendance à l’occulter, alors qu’il faut l’aborder de front, très tôt, pour apprivoiser l’idée de devoir quitter tout ça. Mais en ce moment, c’est le personnage du tigre Timoto, série pour les tout-petits, qui me réveille la nuit. Il ressemble tellement à l’enfant que j’étais.

Albertine : Est-ce qu’il arrive de te censurer ? T’interdire d’aborder certains sujets ? 
Rémi Courgeon : Non, pas vraiment. Les seules censures sont peut-être mes blocages psychologiques. Certains sujets sont difficiles à traiter, comme la mort d’un enfant par exemple, ou le suicide d’un proche. Pourtant je sais que si j’en ai envie, le moment venu, je le ferai. Ce que je me refuse à raconter, c’est les histoires sans espoir. C’est peut-être ça ma censure.

Bibliographie sélective d’Albertine :

  • Ils arrivent…, illustration d’un texte de Sylvie Neeman, La joie de Lire (2018).
  • Le roi nu, illustration d’un texte de Hans Christian Andersen, La joie de Lire (2018).
  • Des mots pour la nuit, illustration d’un texte d’Annie Agopian, La joie de Lire (2017).
  • Le président du monde, illustration d’un texte de Germano Zullo, La joie de Lire (2016), que nous avons chroniqué ici.
  • Farces et attrapes, illustration d’un texte de Jeanne Plante, Little village (2016), que nous avons chroniqué ici.
  • Le grand roman de ma petite vie, illustration d’un texte de Susie Morgenstern, De la Martinière Jeunesse (2016).
  • Mon tout petit, illustration d’un texte de Germano Zullo, La Joie de Lire (2015), que nous avons chroniqué ici.
  • La mer est ronde, illustration d’un texte de Sylvie Neeman, La Joie de Lire (2015), que nous avons chroniqué ici.
  • Caprices, c’est fini ?, illustration d’un texte de Pierre Delye, Didier Jeunesse (2015), que nous avons chroniqué ici.
  • Circus, illustrations, À pas de loups (2014), que nous avons chroniqué ici.
  • Les robes, illustration d’un texte de Germano Zullo, La Joie de Lire (2014), que nous avons chroniqué ici.
  • Dadá, illustration d’un texte de Germano Zullo, La Joie de Lire (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Départ en vacances, illustration, Les apprentis rêveurs (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Ligne 135, illustration d’un texte de Germano Zullo, La Joie de Lire (2012).
  • À la montagne, illustration d’un texte de Germano Zullo, La Joie de Lire (2011), que nous avons chroniqué ici.
  • Les oiseaux, illustration d’un texte de Germano Zullo, La Joie de Lire (2010), que nous avons chroniqué ici.
  • Les gratte-ciel, illustration d’un texte de Germano Zullo, La Joie de Lire (2011).
  • À la mer, illustration d’un texte de Germano Zullo, La Joie de Lire (2008).
  • Le Génie de la Boîte de Raviolis, illustration d’un texte de Germano Zullo, La Joie de Lire (2002), que nous avons chroniqué ici.

Bibliographie sélective de Rémi Courgeon :

  • Série Timoto, texte et illustrations, Nathan (2017-2018), que nous avons chroniqué ici et .
  • L’oizochat – Le fils caché, texte et illustrations, Mango Jeunesse (2017), que nous avons chroniqué ici.
  • Tohu Bohu, texte et illustrations, Nathan (2016), que nous avons chroniqué ici.
  • Passion et Patience, texte et illustrations, Mango (2016), que nous avons chroniqué ici.
  • C’est l’histoire d’un poisson bavard, texte et illustrations, Seuil Jeunesse (2015), que nous avons chroniqué ici.
  • J’aime pas les clowns, illustration d’un texte de Vincent Cuvellier, Gallimard Jeunesse (2015), que nous avons chroniqué ici.
  • L’oizochat, texte et illustrations, Mango (2014), que nous avons chroniqué ici.
  • Gros chagrin, texte et illustrations, Talents Hauts (2014), que nous avons chroniqué ici.
  • Le grand arbre et autres histoires, recueil d’albums, textes et illustrations, Mango (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Contes d’Afrique, illustration de textes de Jean-Jacques Fdida, Didier Jeunesse (2012), que nous avons chroniqué ici.
  • Pieds nus, texte et illustrations, Seuil Jeunesse (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Blancs comme neige, texte et illustrations, Milan (2013).
  • Toujours debout, texte illustré par Isabelle Simon, L’initiale (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Elvis Presley, illustration d’un texte de Stéphane Ollivier, Gallimard Jeunesse (2012), que nous avons chroniqué ici.
  • Brindille, texte et illustrations, Mango jeunesse (2012), que nous avons chroniqué ici.
  • Pas de ciel sans oiseaux, texte et illustrations, Mango Jeunesse (2012), que nous avons chroniqué ici.
  • Le géant petit cadeau, texte et illustrations, Père Castor (2012).
  • Dans sa tête, texte et illustrations, JBZ & cie (2010).
  • Invisible mais vrai, texte et illustrations, Mango (2006).

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Des mères

Par 15 juin 2018 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, je vous propose cinq beaux albums qui mettent des mères à l’honneur.

Maman
Texte d’Hélène Delforge, illustré par Quentin Gréban
Mijade
20 €, 279×349 mm, 66 pages, imprimé en Belgique, 2018.
Nous
de Paloma Valdivia (traducteur·trice non crédité·e)
La joie de lire dans la collection Les versatiles
9,80 €, 200×200 mm, 44 pages, imprimé en Chine, 2018.
Moi, ma maman…
de Komako Sakai (traduit par Corinne Quentin)
Mijade dans la collection Les petits Mijade
5,20 €, 155×190 mm,32 pages, imprimé en Belgique, 2018.
Timoto aime très beaucoup sa maman
de Rémi Courgeon
Nathan dans la collection Timoto
6,95 €, 168×240 mm, 32 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2018.
Le plus beau des colliers
Texte d’Annelise Heurtier, illustré par Elisa Caroli
Casterman dans la collection Les albums Casterman
13,95 €, 280×235 mm, 32 pages, imprimé en France, 2018.

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Des pères

Par 16 février 2018 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, on parle de pères aux situations diverses (familles homoparentales, recomposées ou situations plus « classiques »).

Deux enfants discutent, tous les deux se battent à coup de « moi mon papa » et chaque fois l’un des deux a le père qui surpasse l’autre. L’un construit des maisons… l’autre des immeubles. L’un a offert un chien aussi grand qu’un cheval, l’autre a carrément offert un cheval ! Mais l’un des deux aura un avantage énorme à la fin, et là l’autre ne pourra vraiment pas rivaliser !
Je suis désolé, mais je vais être obligé pour cet excellent album de vous dévoiler la chute… Ce qui clouera le bec de l’un des enfants c’est un beau « ben moi… bah… j’ai deux papas ! » Cette chute, absolument géniale, est totalement réjouissante. Ici, ce que certain·e·s voudraient voir comme une « tare » (avoir deux pères), est un avantage, quelque chose qui rend fier et qui sera jalousé. C’est drôle, extrêmement original, bien trouvé, percutant… on adore ! Ajoutons que les illustrations sont magnifiques.
Un album qui parle d’homoparentalité de façon originale et intelligente.

Moi, mon papa
Texte de Myriam Ouyessad, illustré par Arnaud Nebbache
Points de suspension
13 €, 200×230 mm, 32 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2017.
L’oizochat – Le fils caché
de Rémi Courgeon
Mango Jeunesse
14,50 €, 227×337 mm, 32 pages, imprimé en Espagne, 2017.
Papa est à moi
Texte d’Ilan Brenman (traduit par Dorothée de Bruchard), illustré par Mayana Itoïz
p’titGlénat dans la collection Vitamine
12 €, 213×257 mm, 40 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2017.

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