La mare aux mots
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Réseaux sociaux

Des romans

Par 19 janvier 2018 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, c’est une sélection de romans que je vous propose.

Génération K
de Marine Carteron
Rouergue dans la collection épik
14 €, 140×205 mm, 304 pages, imprimé en France, 2016.
Maarron
Texte de Håkon Øvreås (traduit par Aude Pasquier), illustré par Øyvind Torseter 
La Joie de Lire dans la collection Hibouk
11,90 €, 130×185 mm, 160 pages, imprimé en Pologne, 2015.
La loi du phajaan
de Jean-François Chabas
Didier Jeunesse
13,50 €, 145×215 mm, 128 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2017.
Un détective très très très spécial
de Romain Puértolas
La joie de lire dans la collection Encrage
15,90 €, 140×210 mm, 144 pages, imprimé en Pologne, 2017.
Les petites reines
de Clémentine Beauvais
Sarbacane dans la collection Exprim’
15,50 €, 135×215 mm, 304 pages, imprimé en Italie, 2015.

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Petits humains, grand potentiel

Par 11 septembre 2017 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, on rencontre des jeunes gens pleins de ressources ! On commence avec une bande de filles à la détermination inépuisable, et l’on finit avec un petit garçon un peu perdu qui va apprendre à mieux se connaître.

Viser la Lune
Texte d’Anne-Fleur Multon, illustré par Diglee
Poulpe Fictions
9,95€, 143×29 mm, 166 pages, lieu d’impression non indiqué, 2017.
QI 142, et alors ?
de Pascale Perrier
Oskar Éditeur
12,95€, 13×210 mm, 168 pages, imprimé en Europe, 2016.

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Les invités du mercredi : Tious et Le tour de la question « Les réseaux sociaux, amis ou ennemis ? » (+ concours)

Par 19 décembre 2012 Les invités du mercredi

Un mercredi monstrueux ça vous dit ? Tout d’abord je vous propose de lire une interview de quelqu’un que j’adore, une de mes plus belles rencontres de cette année (d’abord artistique puis humaine), le génial et déjanté Tious. Vous ne le connaissez peut-être pas encore mais croyez-moi, on va en entendre parler ! A la suite de l’interview vous pourrez participer à un concours pour gagner des coloriages collectors dédicacés. Ensuite j’ai voulu demander à des auteurs et illustrateurs leur point de vue sur les réseaux sociaux, amis ou ennemis ? Bon mercredi à vous !


L’interview du mercredi : Tious

TiousFaut-il être un monstre soi-même pour dessiner des monstres ?
Un psychanalyste a fait une conférence sur les monstres en marge d’une de mes expositions et a expliqué que nous avions tous des  » monstres » en nous.
Là j’ai compris que j’étais barge….

Comment devient-on dessinateur de monstres ?
« Quand j’étais petit j’aimais bien les monstres… » (Stupeflip) mais ça résume bien….
Lorsque mes enfants (3 quand même !) me demandaient de leur dessiner des animaux et bien ils ne les reconnaissaient jamais alors j’ai inventé des monstres en me disant si je fais quelque chose qui n’existe pas, au moins on pourra pas critiquer la ressemblance….
Tranquille !Et puis un jour (janvier 2009) on me demande d’exposer mes monstres (qui sont à la base des peintures et des sculptures) dans un centre culturel et depuis tout s’enchaîne, à une vitesse qui me dépasse un peu…

Quels sont les illustrateurs qui vous inspirent ?
C’est très varié… mais de manière générale, il y a un mélange de ce que j’ai lu regardé dans mon enfance (Domitille de Pressensé, Ungerer, Éric CarleLes fraggle rock, Le village dans les nuages,…) j’en oublie la blinde ; avec quelque chose de plus décalé j’aime ce qui est drôle et stupide en même temps (Franquin, Gotlib, Les robins des bois, Les nuls, Derrick…) ça peut sembler 13 étranges (oh, grave la transition!) mais quand je dessine un monstre, il y a un peu de tout ça.

13 étrange(s)Comment est née l’idée du cahier d’activité 13 étrange(s) ?
Ça a commencé parce que lors de mon expo, je faisais des ateliers avec les écoles et je donnais un petit livret fait artisanalement aux enfants. Il y avait dedans des coloriages et des jeux monstrueux. Ensuite lors d’un gros projet d’expo que j’ai réalisé à Cambrai dans le Nord en mai 2011 on m’a proposé d’éditer un album de coloriage à la place d’un catalogue des œuvres exposées, l’idée m’a plu et zou… un jour alors que je travaillais sur les illustrations de Tranquille, j’ai envoyé des planches de jeux et coloriages monstrueux à Sophie de Frimousse et re-zou!!!

Avec quels auteurs rêvez-vous de travailler ?
Je sais surtout avec quels auteurs je ne veux plus travailler.
Après je mets les pieds dans la cour des grands depuis peu alors je suis un peu impressionné… j’ai rencontré plein d’auteurs géniaux à Montreuil cette année, alors on verra…

Quels sont vos projets ?
Je viens de finir ma cuisine, j’attaque les travaux dans la salle de bains (Hou le lourdingue… en fait ça part dans tous les sens). En vrac : j’ai participé à un projet d’album jeunesse avec Code animal sur les animaux dans les zoos qui sortira en 2013, depuis, ils m’ont sollicité pour leurs campagne de com. Pour adulte, Laurence coquine un nouveau fanzine, où je peux travailler en toute liberté, et ça, ça fait du bien… d’ailleurs Aurélie m’a demandé de bosser sur un projet de fanzine pour enfants et là : BANZAI !!! On va s’poiler…
Je travaille aussi sur un jeu de société avec des monstres bien sûr !
Je fais des affiches pour des festoch… des ateliers dans des médiathèques… Heureusement que plein d’éditeurs me refusent des projets sinon je pourrai pas suivre (fausse phrase sincère)… Ha excuse moi mon agent me dit à l’oreillette que je ne dois pas tout dire… sinon comme j’ai une idée à la con toutes les 30 secondes faut faire du tri mais des projets va y en avoir!

Sa bibliographie :

Retrouvez Tious sur son blog : http://www.tious.fr où vous pouvez acheter ses toiles, des badges monstrueux,… Allez aussi suivre sa page facebook ici.

Comme je vous le disais avant l’interview, Tious a décidé d’offrir aux lecteurs du blog trois albums de coloriage collector (ceux de l’expo) qu’il va dédicacer. Quand je vous disais qu’il était sympa le monsieur ! Alors pour ça, allez voir sa galerie de monstres sur facebook (ici) et dites moi quel est votre préféré ! Vous avez jusqu’à lundi 20h pour me le dire en commentaire ensuite je tirerai au sort parmi vos réponses. Bonne chance à tous !


Le tour de la question… Les réseaux sociaux, amis ou ennemis ?

Une fois par mois je propose à plusieurs auteurs de répondre à une même question, ce mois-ci je leur ai proposé de nous dire ce qu’ils pensent des réseaux sociaux. J’ai aussi interrogé quelqu’un qui n’y est pas présent, Muriel Zürcher.

Alice Brière HaquetAlice Brière-Haquet : Amis… et même vrais amis ! J’ai mis un peu de temps pour l’assumer. Le monde virtuel me semblait un demi-monde, un espace stérile où l’on perdait son temps en faux-semblants, les amis virtuels étaient donc des demi-amis et je ne les avouais qu’à moitié. Et puis un jour j’ai compris que derrière les écrans il y avait de vraies gens, avec de vraies sensibilités, et qu’il y avait moyen de faire ensemble de vraies belles choses. Alors j’ai ouvert mon blog. C’était le moment où j’écrivais mes premiers textes, le blog devait faire vitrine, il a aussi fait boudoir pour papoter, atelier pour présenter la patouille, carte de visite pour contacter les éditeurs. Internet s’est ainsi révélé être un lieu de rencontres formidable. Quand Facebook est devenu incontournable, j’y ai associé mon blog, c’est-à-dire que j’y annonce chacun de mes posts, et quand j’ai 5 minutes, je vais voir le « mur » de copains comme on va à la machine à café, prendre des nouvelles des enfants d’untel, ou du projet de machine. Tous ces gens, je les croise parfois sur des salons, et c’est sympa de se « retrouver », mais ce n’est finalement pas le plus important. Le « vrai » n’est pas dans le fait de se voir, le « vrai » c’est tout ce qu’on partage : les projets, les espoirs, les confidences… Autant d’échanges qui, paradoxalement, me manquaient cruellement avec mes collègues de salle des profs que je voyais pourtant quotidiennement ! Les faux-semblants sont là où on les installe, et Internet est un espace fécond pour qui veut bien y cultiver son jardin…. Alors voilà… Cinq ans plus tard, à travers tous ces petits mots croisés, j’ai l’impression de voir tissé autour de moi un réseau qui va bien au-delà d’une simple question de carnet d’adresses… Un truc fondamentalement humain… Et je trouve que la Toile, ça tient drôlement chaud parfois 😉
Alice Brière-Haquet est auteur. Elle vient de sortir Le Peintre des drapeaux, chez Frimousse, avec Olivier Philipponneau. Son blog : http://le-wonderblog.blogspot.fr

Anne LoyerAnne Loyer : Au début on me disait réseaux sociaux, je sortais mon revolver (en plastique). Hors de question de m’inscrire sur Facebook que je ne connaissais que par ouïe-dire et dont j’avais, a priori, une très mauvaise opinion. Mais, il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis c’est bien connu ! Lorsque je me suis retrouvée dans ma bulle-maison, dans ma bulle-bureau, avec pour seul face à face mon ordinateur j’ai vécu de grands moments de solitude. Alors j’ai cherché et j’ai trouvé : des forums d’abord sur le sujet qui me passionnait : la littérature jeunesse. Tiens, je pouvais rencontrer et échanger sur le net avec des personnes dites virtuelles ! Révélation. Et tiens, il y en avait même qui faisaient des blogs. Mais faire un blog quand on débute juste, on a l’air de quoi, ça ressemble à quoi ? Poussée par la curiosité, l’envie d’essayer, j’ai osé ! Deuxième étage de la fusée ! Et puis on m’a dit « Mais un profil facebook c’est pas forcément un profil perso… » Ah bon ? OK J’essaye aussi ! J’ai gravi mes dernières réticences et j’ai poussé la porte de facebook… et franchement ? Je ne le regrette pas ! J’avoue bien humblement m’être trompée ! Et j’en suis ravie. Personnellement je ne mets rien de personnel (justement). Mais professionnellement c’est un fameux tremplin ! Pour découvrir de nouveaux talents, échanger en direct avec des amis virtuels transformés d’un coup de baguette internet en vrais amis, se tenir au courant de l’actualité de l’édition, trouver un contact… C’est une nouvelle fenêtre qui s’ouvre dans cette activité d’écrire qui est quand même bien solitaire… grâce à elle je me sens beaucoup moins seule et même si ça ne remplacera jamais les vrais contacts, avec les vraies tasses de café, les vrais papotages les yeux dans les yeux, ça permet d’attendre le prochain salon avec beaucoup plus de sérénité ! Alors oui, bien sûr, à consommer avec modération – tout comme twitter, google +… – et avec prudence, mettre des frontières entre vie privée et « vie publique », ne pas tout mélanger, savoir s’éloigner et prendre du recul… mais une fois tout cela maîtrisé, les réseaux sociaux ? Je leur tire… mon chapeau !
Anne Loyer est auteur. Son dernier livre sorti est La petite enquiquineuse et le vieux géant que nous avons chroniqué ici. Son blog : http://anne-loyer.blogspot.fr

Cécile VangoutCécile Vangout : Pour moi Facebook est, professionnellement parlant (sur le plan personnel ce serait plutôt une drogue, une horreur ce truc (rires)) un outil comme un autre, utilisé avec bon sens c’est bien pratique, plus interactif qu’un blog par exemple. Au tout début j’avais du mal avec cette petite phrase « untel aime untel et vous demande de l’aimer » !
J’ai un profil personnel sur lequel je ne me sens pas obligée de me « vendre », il y a bien sûr autant d’utilisations possibles que d’utilisateurs et ce n’est pas une critique, je m’y inclue d’ailleurs, mais il me semble qu’il y a une sorte de « copinage » un peu étrange qui peut parfois s’installer avec les profils perso, on a parfois du mal à poser des limites ou même à les distinguer. Et puis on s’auto censure, en tant qu’illustrateur on n’a pas forcément envie que tout le monde sache qu’on fait partie du club des amateurs d’andouillette ! Ou encore, j’ai eu l’occasion de le constater, il suffit parfois d’un mot, d’une phrase, mal interprété (ou pas), pour lancer de grands débats sur tout le réseau, avec le risque de se compromettre professionnellement.
A côté j’ai une page dédiée à l’illustration, mais du coup je décline plus systématiquement les demandes de contact sur le profil perso, c’est un peu le revers de la médaille car il m’arrive de faire de jolies rencontres par ce biais, il y a souvent de belles synchronicités, des personnes qui viennent à moi pour l’illustration mais avec qui je découvre de nombreuses affinités. L’un dans l’autre j’ai l’impression qu’il n’y a pas de réponse toute faite, entre soif de reconnaissance sociale et vrai plaisir d’échanger et de communiquer il faut faire preuve de souplesse et y aller au feeling, non ?
Cécile Vangout est illustratrice, son prochain album, Petit minus sort le 17 janvier chez L’élan Vert. Retrouvez-la sur son blog : http://cecilevangout.ultra-book.com

Nicolas GounyNicolas Gouny : J’ai effectivement une grosse présence sur les réseaux sociaux, je considère que c’est une partie de mon travail, et j’y consacre plusieurs heures par jour.
Je tiens à jour plusieurs blogs, trois pages Facebook, une page DeviantArt, trois boutiques en ligne et un site Internet (je crois n’avoir rien oublié)…
Donc clairement, pour moi, les réseaux sociaux sont des amis, d’autant plus que j’habite dans une campagne isolée, certes magnifique et peuplée d’animaux fabuleux, mais bien vide pour ce qui concerne mes co-disciples et les directeurs artistiques.
Comme tous les médias, ils ont un rôle déformant et grossissant. Il faut en tenir compte, et savoir que ce que l’on y bâti n’est qu’une image.
Et moi ça m’amuse d’en jouer, et de voir parfois le décalage entre l’opinion que se font mes « amis » de moi et ce que je crois être la réalité (finalement, on peut gommer des petits défauts, comme l’impatience, les caractères d’ours…).
Sans Internet, de toute manière, il serait inenvisageable, pour moi, de faire ce métier, c’est par Internet que j’y suis arrivé.
Nicolas Gouny est auteur et illustrateur, il vient de sortir Paolo !, que nous avons chroniqué ici, chez Frimousse. Retrouvez-le sur son site : http://www.la-parenthese-enchantee.fr

OLYMPUS DIGITAL CAMERAMuriel Zürcher : Je ne suis pas sur les réseaux sociaux. Ce n’est pas une question de principe (quoique j’aurais un gros pincement aux neurones si je me décidais à cocher la petite case des conditions générales d’utilisation de Facebook). Je raisonne plutôt comme on évalue un médicament, dans une logique bénéfices/coûts.
Côté bénéfices, difficile de se passer des réseaux sociaux pour partager son point de vue sur telle ou telle question ou pour expérimenter de nouvelles formes d’écritures, mêlant réalité et fiction, écriture interactive, ou encore se pliant à un format spécifique, du genre twitter fiction. Pour le moment, je n’ai pas ce type de projet. Ma présence sur le web se limite donc à une vitrine professionnelle et ça me suffit. Evidemment, je passe à côté des bénéfices secondaires : la circulation de beaucoup d’infos, probablement aussi les rencontres avec les collègues, les échanges avec les lecteurs.
Mais tout cela ne fait pas le poids face au coût à payer, celui d’y passer un temps fou ! Et du temps, j’en manque déjà tellement…
Sans compter que les réseaux restent là, à portée de main. Le jour où j’en ressentirai le besoin, plouf !
Muriel Zürcher est auteur, elle vient de sortir Krok mais illustré par Emilia Conesa chez Winioux, nous l’avons chroniqué ici. Son site : http://minisites-charte.fr/sites/muriel-zurcher

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