La mare aux mots
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Ricochet

De belles collections pour parler de la nature et apprendre à la protéger

Par 12 avril 2019 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, je vous propose trois collections. Dans la première on met en avant des combats importants, dans la seconde on parle des plantes et dans la troisième des aliments !

Le Rêve de Sacha Cactus
Texte d’Isabelle Grand, illustré par Florence Voegele
Le Cosmographe dans la collection Flore
10,90 €, 166×205 mm, 24 pages, lieu d’impression non indiqué, 2018.
Salix au bord de l’eau
Texte d’Isabelle Grand, illustré par Bianca Spatariu
Le Cosmographe dans la collection Flore
10,90 €, 166×205 mm, 24 pages, lieu d’impression non indiqué, 2019.
Sève, le mimosa pudique
de Sophie Couderc
Le Cosmographe dans la collection Flore
10,90 €, 166×205 mm, 24 pages, lieu d’impression non indiqué, 2019.
Copain Coprin
de Céline Herrmann
Le Cosmographe dans la collection Flore
10,90 €, 166×205 mm, 24 pages, lieu d’impression non indiqué, 2018.
L’Ortie Pique
de Céline Herrmann
Le Cosmographe dans la collection Flore
10,90 €, 166×205 mm, 24 pages, lieu d’impression non indiqué, 2017.
Le Génie Pissenlit
Texte d’Elsa Whyte, illustré par Bianca Spatariu
Le Cosmographe dans la collection Flore
10,90 €, 166×205 mm, 24 pages, lieu d’impression non indiqué, 2017.
Jo Bonobo n’a plus de cabane
Prisca Orca est prisonnière
Roxana et le renard en danger
Carlos Albatros et l’île hantée
Textes de Family Jarvin, illustrés par Tristan Jaudeau
Jarvin Crew
9,99 € chacun, 160×160 mm, 48 pages chacun, imprimés en France chez un imprimeur éco-responsable, 2017-2018.
Le pain
Le lait
Le miel
Textes de Françoise Laurent, illustrés par Nicolas Gouny
Les éditions du Ricochet dans la collection Je sais ce que je mange
12,50 €, 226×262 mm, 36 pages, imprimés en Pologne chez un imprimeur éco-responsable, 2015-2016.
Le sucre
Texte de Michel Francesconi, illustrés par Nicolas Gouny
Les éditions du Ricochet dans la collection Je sais ce que je mange
12,50 €, 226×262 mm, 36 pages, imprimé en Pologne chez un imprimeur éco-responsable, 2015.
L’eau
Texte de Sandrine Dumas Roy, illustrés par Nicolas Gouny
Les éditions du Ricochet dans la collection Je sais ce que je mange
12,50 €, 226×262 mm, 36 pages, imprimé en Italie chez un imprimeur éco-responsable, 2018.
Le œufs
Texte de Philippe Simon, illustrés par Nicolas Gouny
Les éditions du Ricochet dans la collection Je sais ce que je mange
12,50 €, 226×262 mm, 36 pages, imprimé en Pologne chez un imprimeur éco-responsable, 2016.
Les pâtes
Texte d’Emmanuel Trédez, illustrés par Nicolas Gouny
Les éditions du Ricochet dans la collection Je sais ce que je mange
12,50 €, 226×262 mm, 36 pages, imprimé en Italie chez un imprimeur éco-responsable, 2019.
Les bananes
Texte d’Anne-Claire Lévêque, illustrés par Nicolas Gouny
Les éditions du Ricochet dans la collection Je sais ce que je mange
12,50 €, 226×262 mm, 36 pages, imprimé en Pologne chez un imprimeur éco-responsable, 2018.

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Les invité·e·s du mercredi : Natalie Vock-Verley (Les éditions du Ricochet et Tom Poche) et Quentin Gréban

Par 26 septembre 2018 Les invités du mercredi

Cette semaine, c’est une maison d’édition que nous voulions mettre en avant, Les éditions du Ricochet. Nous avons posé des questions à son éditrice, Natalie Vock-Verley, qui a accepté de nous répondre. Avec elle nous revenons sur sa belle maison, mais aussi sur son autre maison, Tom’Poche, ainsi que sur son parcours personnel. Puis nous partons en vacances avec le très talentueux Quentin Gréban. Bon mercredi à vous !


L’interview du mercredi : Natalie Vock-Verley

Comment sont nées les éditions du Ricochet ?
Les éditions du Ricochet sont nées en 1995 du désir de sa fondatrice, Marguerite Tiberti, de créer une maison d’édition ouverte aux talents d’auteurs et de peintres-illustrateurs dans des domaines aussi variés que le roman, la poésie, le beau-livre et l’album jeunesse. Cette diversité a tenu un temps, jusqu’à ce que les libraires engagent la maison vers un positionnement mieux identifié. Le choix s’est fait pour la littérature jeunesse, le domaine qui engage la plus grande responsabilité : accompagner les enfants qui grandissent et prennent peu à peu leur place dans le monde.

D’où est venu le nom ?
Entre lecteurs, auteurs et éditeurs, il est question d’interférences, de résonances des messages portés par les livres, de ce que chacun émet ou reçoit. Implantée à l’époque à Nice, face à la Méditerranée, la métaphore du ricochet s’est imposée. Nous aimons l’idée que chaque livre transmet des ondes.

Vous avez créé ensuite les éditions Tom Poche, pouvez-vous nous en parler ?
J’ai rejoint les éditions du Ricochet en tant qu’associée en 2008. Quelques années plus tard, nous nous sommes interrogées sur la longévité de certains de nos albums comme La colère d’Albert ou Bob le zèbre ?. Ces albums avaient connu de beaux succès en librairie, mais pour autant, une réimpression n’était pas toujours (économiquement) envisageable. Et si la solution était une seconde édition en poche ? Pourquoi pas, mais sans collection de taille conséquente et bien identifiée, le risque était de nous trouver noyés dans les rayonnages des librairies. Nous nous sommes dit que la question devait se poser dans les mêmes termes chez d’autres éditeurs. C’est ainsi que Tom’poche est né en 2013 avec les premiers éditeurs qui nous ont fait confiance, Talents Hauts, L’atelier du poisson soluble, Bélize… Aujourd’hui, nous collaborons avec 22 éditeurs partenaires à qui nous achetons les droits pour une édition poche.
Notre édition est homothétique à l’édition cartonnée (pas de cadrage sauvage des illustrations !), tous au prix unique de 5,50 euros.

Une des spécificités de la maison c’est de proposer des abonnements, pouvez-vous en en dire quelques mots ?
En effet, nous savons à quel point la littérature de qualité et à petit prix séduit les familles et les enseignants. Nous avons en 2014 lancé notre première proposition d’abonnements dans les écoles, avec deux partis pris forts : nous appuyer sur le réseau des librairies (nous ne vendons pas les livres directement dans les écoles) et donc proposer dans l’abonnement, les mêmes livres que ceux présents en librairie. Nous souhaitons ainsi recréer du lien entre les librairies et les écoles d’une part et les familles et les libraires d’autre part (il est possible de retirer les livres de l’abonnement en librairie). Des parents « ambassadeurs », attachés à la défense de l’édition indépendante et de la librairie de proximité, s’impliquent souvent dans la mise en place du dispositif. Ils sont de précieux relais !

Quelles sont les lignes éditoriales de ces deux maisons, comment choisissez-vous les projets que vous éditez ?
Les éditions du Ricochet se sont au fil du temps orientées dans le livre documentaire jeunesse, qui était un secteur un peu délaissé. Nous avons peu à peu développé notre approche pour identifier des sujets porteurs dans les domaines scientifiques, en lien avec l’environnement, la santé… Il s’agit ensuite de rechercher sous quels angles les aborder avec justesse et simplicité en restant à la hauteur des enfants, et de rêver à une forme graphique attrayante. Cette réflexion se fait avec des auteurs toujours passionnés, eux-mêmes éventuellement parents de jeunes enfants, qui ne redoutent pas la complexité. La qualité de leur plume est essentielle, nous évitons les styles rasoir et sans saveur. C’est donc de nombreux allers-retours pour trouver le bon mot, la bonne tournure de phrase. Rester léger et riche. Quand le texte est abouti, il est confié à une ou un illustrateur dont l’univers esthétique, l’humour, la délicatesse, l’inventivité… nous touchent. Elle ou il partira dans ses propres recherches et inspirations. Pas de directive trop serrées de notre part, mais si besoin notre expertise scientifique ou celle de l’auteur permet de riches échanges !
Un petit nombre de projets nous sont proposés directement. Les critères de choix sont alors le lien avec les thématiques de notre catalogue, l’originalité et la pertinence de l’angle choisi. En fiction ou en documentaire, l’écriture doit nous porter et ouvrir une porte sur nos imaginaires.
Pour Tom’poche, je l’ai évoqué : nous sélectionnons des albums parus chez des éditeurs plutôt indépendants, reconnus pour leur qualité littéraires et graphiques. Ceux-ci ne doivent nécessairement correspondre à notre goût, mais enrichir notre catalogue qui compte aujourd’hui 60 titres.
Nous menons ce travail avec chacun des éditeurs partenaires pour choisir ensemble les titres les plus adaptés en fonction des chiffres de ventes de l’édition cartonnée, de la notoriété des auteurs, de la volonté/possibilité de la maison d’origine de suivre/réimprimer ou non l’édition cartonnée. Nous nous positionnons en partenaire, à l’écoute de la stratégie de chaque maison.

Quelques mots sur les différentes collections et notamment sur la toute nouvelle POCQQ ?
« Ohé la science ! » est la collection phare de Ricochet. Aujourd’hui 22 titres ! Elle traite du monde du vivant (les animaux, les plantes) et de la terre (les séismes, le climat…). En 40 pages, un texte fluide, mais pointu qui se lit comme une histoire. Il porte une problématique, c’est essentiel pour ne pas donner le sentiment d’un catalogue. Les illustrations et le format à l’italienne nous rapprochent de l’univers de l’album de fiction.
Sa petite cousine, « Éveil nature », aborde en partie des mêmes sujets, mais pour les enfants plus jeunes (maternelle). Le texte prend alors la forme d’une comptine documentaire.
« Je sais ce que je mange » abordera avec précision et engagement la question de l’alimentation. D’où viennent les aliments que nous consommons au quotidien ? Par quels circuits, plus ou moins vertueux, sont-ils passés ? Ce sont des questions essentielles pour sensibiliser les enfants à bien manger et à prendre soin de leur santé en connaissance des incidences sur l’environnement. Nicolas Gouny a apporté sa touche d’humour, on adore !
« Je connais mon corps », toujours construit sur le mode d’un texte qui se déroule tout le long du livre. La collection apporte une connaissance pointue de sujets comme le squelette, la respiration, la digestion… scénarisée avec brio par Sébastien Chebret…
Et puis, oui, enfin « POCQQ », notre grand challenge de cette année ! Inspirée de 5 règles d’or du journalisme (Pourquoi ? Où ? Comment ? Qui ? Quand ?) nous abordons des sujets au cœur de l’actualité (Qui sont les féministes ? Où va le climat ?…), largement débattus et pour lesquels les grands ados et adultes ont besoin de se positionner. Nous avons travaillé une forme graphique dynamique, bien « pêchue », à partir des illustrations très inventives d’Elodie Perrotin.
Et bonne nouvelle, le succès est au rendez-vous : nous avons déjà réimprimé tous les titres !

Pour vous, qu’est-ce que c’est un bon livre jeunesse ?
Un bon livre jeunesse c’est d’abord un coup de cœur esthétique. L’harmonie de l’objet, le format, le papier, les couleurs… C’est ensuite un livre dans lequel on se plonge, qui laisse de l’espace au lecteur pour ses propres divagations, dont le texte et l’image se complètent sans redondance ou trivialité. C’est aussi un livre que l’on a envie de relire des dizaines de fois !

Je sais que la question n’est pas facile, mais si vous deviez me citer quelques albums qui ont marqué Les éditions du Ricochet…
Dans notre fond, Le faunographe, un phonemecédaire sérieux et déjanté. Il est encore demandé par les orthophonistes !
Le tigre mange-t-il de l’herbe ? C’était notre premier album documentaire et c’est aussi une adaptation d’un livre coréen.
Ce titre est important car il nous a mis le pied à l’étrier et pour ce titre, nous en sommes à la 4e édition !
Comme des marmottes ! sur l’hibernation. C’est la première fois que nous avons travaillé avec Capucine Mazille sur une thématique animalière. Tout ça parce que dans son book à partir duquel nous avions publié La princesse au petit pois (extra-fin), il y avait dans un coin une adorable musaraigne. Cette petite bête a ouvert la voie et aujourd’hui… nous en sommes à 13 albums avec Capucine et ses magnifiques illustrations naturalistes !
Sous mes pieds… Là encore, ce livre a marqué un tournant. Emmanuelle Houssais, que nous suivions depuis ses débuts, s’est lancée pour la première fois dans une œuvre en tant illustratrice et auteure. Elle nous a soumis son envie d’explorer la faune dans le sol et l’importance de l’humus. Nous avons plongé dans cette proposition en osant un très grand format carré. Rien n’est trop beau pour montrer les détails de la nature, et le sujet tellement d’actualité !
Qui sont les transhumanistes ? Pour publier cet excellent texte de Florence Pinaud, nous avons créé la collection POCQQ !

Quel est votre rôle à vous au sein de ces deux maisons d’édition et qui sont les autres membres de l’équipe ?
En septembre dernier, j’ai repris l’ensemble des Éditions du Ricochet et me suis alors attelée à structurer une équipe dynamique et motivée.
Audrey Sauser est responsable de la promotion des livres et des auteurs, et de la communication avec la presse, les blogs, mais aussi de la logistique et des échanges avec notre diffuseur Edi. Je l’appelle « la tisseuse de liens ».
Nous faisons également ensemble les choix de livres pour Tom’poche.
Sixtine Angier, en 2e année d’apprentissage et étudiante en Master d’édition, m’assiste dans l’éditorial et s’occupe des mises en pages. Nous travaillons ensemble sur les textes et tous les aller-retour avec les auteurs.
Flore Navarro nous a rejoint à mi-temps. Elle a en charge l’administratif, les contrats et les droits d’auteurs et m’assiste dans le développement de notre activité à l’international.
De mon côté, je partage mon temps entre l’éditorial, la fabrication (toujours en Europe), le développement commercial en France, en francophonie et à l’international (ventes de droits et coéditons) et la gestion.
Nous travaillons également avec Julie Drappier, éditrice scientifique et Anne-Cécile Ferron graphiste.

Parlez-nous de votre parcours
J’ai toujours accordé une place importante à la lecture et l’art. Et pourtant, pour « bien faire », j’ai étudié les mathématiques, l’économie, et le droit. Heureusement, je me suis ressaisie après 3 années en tant que chargée de mission dans une banque d’affaires ! J’ai eu la chance d’intégrer les Éditions Belin, et d’apprendre le métier d’éditrice, pour commencer dans le domaine scolaire. 12 années très formatrices, dont quelques années à Lyon et à Strasbourg, non loin des célèbres Arts décoratifs et École Émile Cohl… Conjuguée à l’arrivée de mes trois enfants, j’avais sauté à pieds joints dans la littérature jeunesse !

Quelles étaient vos lectures d’enfant, d’adolescente ?
Enfant, j’ai le souvenir des collections traditionnelles : Oui-Oui, le club des 5, le club des 7 !
Puis, les contes du monde et la collection des « Mille Soleils » (dont j’adore encore le nom)
Ensuite, sans transition, je suis passée à la littérature adulte avec Cent ans de solitude et Barrage contre le pacifique, mes premières révélations littéraires.

Parlez-nous des prochains livres que l’on va découvrir dans vos maisons.
Chez Ricochet :
Qui sont les hackers ?, la prochaine nouveauté de la collection POCQQ. Avec ce titre, nous ouvrons notre champ aux technos, à l’informatique, à la protection des données, un sujet qui concerne tout le monde !
À paraître en octobre, Les oiseaux ! dans la collection « 21 petites histoires naturelles ». Un livre éblouissant de beauté avec une réussite particulière des étapes de gravure et d’impression !
Chez Tom’poche, Mon petit roi, de Rascal et Serge bloch, édition originale Sarbacane.
Un livre comme nous les aimons autour de la création littéraire et de l’interaction entre l’auteur, l’illustrateur et le lecteur.

Parmi les livres sortis aux éditions du Ricochet :

  • Qui sont les hackers ?, textes de Samuel Verley, illustrés par Elodie Perrotin (2018).
  • Une vie de girafe, d’Alicia Quillardet (2018).
  • Une vie de manchot, d’Alicia Quillardet (2018).
  • Où est donc ma maison ?, texte de Françoise Laurent, illustré par Emmanuelle Houssais (2018).
  • Petit Festin du matin, texte d’Anne-Claire Lévêque, illustré par Amélie Falière (2018).
  • Les Bananes, texte d’Anne-Claire Lévêque, illustré par Nicolas Gouny (2018).
  • 1 cœur, 2 poumons – La respiration, texte de Françoise Laurent illustré par Sébastien Chebret (2018), que nous avons chroniqué ici.
  • Qui sont les féministes ?, textes de Julie Guiol, illustrés par Élodie Perrotin (2018), que nous avons chroniqué ici.
  • Avant moi, d’Emmanuelle Houssais (2017), que nous avons chroniqué ici.
  • Un p’tit ruisseau, texte de Françoise Laurent, illustré par Chiara Dattola (2016), que nous avons chroniqué ici.
  • Les Nouveaux Dinosaures, texte d’Éric Mathivet, illustré par Capucine Mazille (2016), que nous avons chroniqué ici.
  • Les P’tites planètes. Astronomie, texte de Fleur Daugey, illustré par Chiara Dattola (2016), que nous avons chroniqué ici.
  • La fosse aux lions, texte d’Adèle Tariel, illustré par Jérôme Peyrat (2016), que nous avons chroniqué ici.

Le site des éditions du Ricochet : http://ricochet-livres-jeunesse.fr.

Parmi les livres sortis chez Tom Poche :

  • Les trois petits champions, de Coralie Saudo (2018).
  • Un livre, ça sert à quoi ?, de Chloé Legeay (2016).
  • Le Petit Grand samouraï, de Kochka et Chiaki Miyamoto (2016).
  • Le Meilleur Cow-boy de l’Ouest, de Fred L. (2015).
  • Ce que lisent les animaux avant de dormir, de Noé Carlain et Nicolas Duffaut (2013).
  • Mes bêtises préférées, d’Agnes de Lestrade et Joao Vaz de Carvalho (2013).

Le site des éditions Tom Poche : https://www.tompoche-livres-jeunesse.fr.


En vacances avec… Quentin Gréban

Régulièrement, nous partons en vacances avec un·e artiste. Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais moi j’adore partir comme ça avec quelqu’un, on apprend à la·le connaître notamment par rapport à ses goûts… cet·te artiste va donc profiter de ce voyage pour nous faire découvrir des choses. On emporte ce qu’elle·il veut me faire découvrir. On ne se charge pas trop… Des livres, de la musique, des films… sur la route on parlera aussi de 5 artistes qu’il·elle veut me présenter et c’est elle·lui qui choisit où l’on va… 5 destinations de son choix. Cette fois-ci, c’est avec Quentin Gréban que nous partons ! Allez, en route !

5 Romans : 

  • Sphère – Michael Crichton (qui m’a valu trois examens de passage car dévoré à 16 ans en plein examens de fin d’année).
  • Harry Potter – JK Rowling (parce que quand c’est bon, c’est bon, peu importe l’âge).
  • Marche ou crève – Stephen King (simple et diablement efficace).
  • Une histoire de tout ou presque – Bill Bryson (pour tous les curieux du monde, dont moi, et en plus avec humour).
  • Peter-Pan – J.M. Barrie (à lire enfant, à lire adulte, à lire le matin, le midi et le soir).

5 CD :

  • Appetite for destruction – Guns N’ roses (parce que fan de hard rock et de Métal, et parce qu’ils ont baigné mon adolescence. Heu… Jusque maintenant encore en fait).
  • Léonard Cohen tout entier… Avec une chanson en particulier pour « Everybody Knows ».
  • Le black album – Metallica (pas besoin de justifier un choix aussi évident !!)
  • Killing in the name of – RATM (de la Bombe humaine…)
  • Coboys from hell – Pantera.

5DVD :

  • Appolo 13 (Fan absolu de films spatiaux « réalistes »).
  • Gravity (Fan je vous dis !  )
  • Kung fu Panda  (oui, je l’assume. Une perfection esthétique, une histoire parfaitement racontée, le sens de l’humour en plus).
  • Amélie Poulain (les mêmes raisons… Une perfection esthétique, et une histoire dont les ficelles sont parfaitement tendues.)

5 Artistes : 

  • Manet. (Le maître absolu. L’équilibre parfait entre énergie du coup de pinceau, réalisme maîtrisé, ambiance, style personnel, bref tout quoi…).
  • Egon Schiele (car une beauté incroyable se cache derrière la laideur apparente. Car une tendresse infinie se cache derrière de la pornographie. En fait une grande pudeur des sentiments qui se cache derrière une impudeur des poses et des corps meurtris).
  • John Singer Sargent. (Un virtuose du pinceau.)
  • Rebecca Dautremer. (Une illustratrice qui n’a pas peur de se remettre en question à chaque album et prend des risques, a de l’audace et du coup évolue à une vitesse incroyable).
  • François Jacob. (Un de mes anciens collègues de classe qui a tout ce que j’aime dans le dessin. Un coup de crayon de Génie. Une énergie dans le trait que je n’ai jamais vu ailleurs que chez les touts grands. Un univers angoissant à la Egon Schiele, mais une grande humanité cachée derrière les figures qu’il dessine).

5 Albums jeunesse :

  • Une bible de Rébecca Dautremer. (250 000 pistes artistiques explorées tout en gardant son propre style. La classe)
  • Le Magicien D’Oz (le meilleur album de la meilleure illustratrice. Rien que ça).
  • Forget me not de Claire Wendling. Un recueil de croquis de la maîtresse du genre.
  • Toute l’œuvre de Edmond Dulac et puisqu’il faut choisir un album, La petite sirène (au hasard)
  • Frankenstein de Bernie Wrightson. Si vous me demandez pourquoi c’est que vous ne l’avez jamais eu entre les mains…).

Quentin Gréban est auteur et illustrateur.

Bibliographie sélective  :

  • Maman, illustration de textes d’Hélène Delforge, Mijade (2018), que nous avons chroniqué ici.
  • Un drôle de papa, illustration d’un texte d’Agnès de Lestrade, Lito (2018), que nous avons chroniqué ici.
  • Un jour je serai Pompier, texte et illustrations, Mijade (2017).
  • Le Livre de la jungle, illustration d’un texte de Rudyard Kipling, Mijade (2016), que nous avons chroniqué ici.
  • Petit Indien, texte et illustrations, Mijade (2016).
  • Peter Pan, illustration d’un texte de James Matthew Barrie, Mijade (2014).

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Parlons du corps !

Par 14 septembre 2018 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, je vous propose de parler des intestins, des poumons, du corps en général et même de sexualité ! C’est parti !

Mais où il va mon caca ?
Texte du Dr Mike Goldsmith (traduit par Alice Diamant), illustré par Richard Watson
Larousse
13,50 €, 215×275 mm, 14 pages, imprimé en Chine, 2018.
1 cœur, 2 poumons – La respiration
Texte de Françoise Laurent, illustré par Sébastien Chebret
Les éditions du Ricochet dans la collection Je connais mon corps
13,50 €, 196×296 mm, 40 pages, imprimé en Italie chez un imprimeur éco-responsable, 2018.
L’encyclopédie des petits – Le corps
Textes de Cécile Jugla, illustrés par un collectif
Larousse dans la collection L’encyclopédie des petits
13 €, 202×240 mm, 94 pages, imprimé en Espagne chez un imprimeur éco-responsable, 2018.
Mes 150 pourquoi – Le corps humain
Texte de Lyse Harinck et Delphine Godard, illustrés par Cécile Becq
Père Castor dans la collection Mes 150 pourquoi
10 €, 205×255 mm, 64 pages, imprimé au Portugal, 2018.
Ma sexualité de 0 à 6 ans
Textes de Jocelyne Robert et Jo-Anne Jacob, illustrés par Jean-Nicolas Vallée
Les éditions de l’homme
11 €, 180×229 mm, 87 pages, imprimé au Canada, 2015.
Ma sexualité de 6 à 9 ans
Textes de Jocelyne Robert, illustrés par Jean-Nicolas Vallée
Les éditions de l’homme
11 €, 180×229 mm, 63 pages, imprimé au Canada, 2015.
Ma sexualité de 9 à 11 ans
Textes de Jocelyne Robert, illustrés par Jean-Nicolas Vallée
Les éditions de l’homme
11 €, 180×229 mm, 62 pages, imprimé au Canada, 2015.

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Girl Power ! [Article en accès libre]

Par 20 août 2018 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, je vous propose un livre sur le féminisme, un livre sur le droit des femmes et des portraits de femmes.

Qui sont les féministes ? Comment est né ce mouvement et est-il toujours aussi important de se battre aujourd’hui ? Peut-on être féministe et croyante et quelle est justement la place des femmes dans les religions ? Qui étaient Alexandra Kollontaï, Simone de Beauvoir ou les Famous Five ? Que signifient les termes « charge mentale » et « misogynie internalisée » ?
Allez commençons par évacuer les bémols pour se concentrer sur le positif. J’aurai préféré le mot « autrice » à « auteure » (moins invisibilisant) et « tous et toutes » au lieu de « tous » (le fameux masculin qui l’emporte sur le féminin), l’utilisation de « genre » au lieu de « sexe » et il y a, d’après moi, des erreurs dans des dates. J’avoue que les premiers bémols n’auraient pas eu lieu dans un autre livre, mais on parle ici de féminisme. Maintenant que c’est dit… Qui sont les féministes sorti aux éditions du Ricochet est un très bon ouvrage pour comprendre le mouvement féministe et son histoire. On découvre ici des grands noms, des événements, des chiffres actuels (qui nous montrent que tout n’est pas gagné, loin de là). Les textes sont passionnants et le documentaire donne vraiment envie de le lire de la première à la dernière ligne. C’est assez engagé (et ça fait du bien) et vraiment complet, on trouve même en fin d’ouvrage un lexique, des idées de lecture et des liens intéressants. Enfin, et il faut le souligner, car ce n’est pas si souvent dans les livres sur le sujet, les hommes ne sont pas oubliés ici. Les illustrations d’Élodie Perrotin accompagnent à merveille le texte et rendent le livre plus vivant.
Un très bon album documentaire sur le féminisme, tellement passionnant qu’il se lit du début à la fin.

Maria Fernanda est Colombienne, grâce à l’association FXB elle va pouvoir acheter une machine à laver afin de gagner un peu d’argent en lavant le linge des autres. Chékéba est née en Afghanistan, elle a fui son pays à 11 ans, depuis elle a créé une association pour l’éducation des filles. Isabelle peint des cygnes noirs à la manière des peintres aborigènes, sa grand-mère va lui raconter un terrible secret qui va changer sa vie. Fatoumata est astronome et elle crée des nuages de débris pour nettoyer l’espace…
La très bonne maison d’édition À dos d’âne propose 4 histoires des droits des femmes d’aujourd’hui. Quatre femmes vues par des enfants (Maria Fernanda est racontée par sa fille, Chékéba par une petite voisine et Fatoumata par une élève d’une classe dans laquelle elle intervient). Chaque histoire aborde un thème fort quand il s’agit des droits des femmes : l’autonomie, l’éducation, le respect du corps et l’égalité au travail. Les deux premières et la dernière sont suivies d’une petite partie documentaire qui explique des choses sur l’association qui est citée dans l’histoire. C’est bien écrit et ça se lit facilement, même par des enfants jeunes (même si la troisième histoire peut être un peu dure) et ça peut même être un bon support pour aborder les droits des femmes et faire des débats en classe. On peut ajouter qu’ici les femmes dont on lit le portrait ne sont pas des célébrités, pas des personnages historiques, juste des femmes comme on peut en croiser dans notre vie, il est donc plus facile pour les enfants de s’identifier à elles.
L’histoire de quatre femmes d’aujourd’hui pour parler des droits des femmes

Elles s’appellent Cléopâtre, Ada Lovelace, Jeanne d’Arc ou encore Rosa Parks. Elles ont un point commun, elles ont osé être elles-mêmes, ne pas rester dans l’ombre des hommes.
Là aussi, on va commencer par évacuer un point… Ce livre est édité par Fleurus et c’est une énorme surprise. Vous ne le savez peut-être pas, mais nous refusons de chroniquer des livres édités par cette maison d’édition depuis des années (en partie à cause de la collection Petite fille qui véhicule des stéréotypes sexistes, lire par exemple ici, mais surtout à cause du Dico des filles, horrible livre dont vous pouvez lire un avis par exemple ici). Bref, imaginez donc ma surprise en découvrant ce Portrait de femmes libres. Je l’ai donc ouvert, curieux, et je le dis tout de suite je n’ai, personnellement, rien à reprocher à cet ouvrage et je l’ai même trouvé vraiment bien fait. Après une introduction qui rappelle que le combat pour l’égalité a été un long chemin (qui n’est pas terminé) et une chronologie avec des dates clefs, on nous propose ici douze portraits de femmes. À chaque fois une grande illustration avec une sorte de fiche signalétique, puis un texte qui raconte un passage clef de leur vie (la genèse de Frankenstein lors d’une soirée pour Mary Shelley, le départ pour la traversée de l’océan pour Amélia Earhart…). Bref, c’est un super moyen de découvrir des femmes qui se sont battues… et avoir envie aussi de ne pas se laisser faire. Ajoutons que les illustrations sur magnifiques.
Un super livre documentaire, qui se lit comme un recueil de nouvelles, sur des femmes d’exception.

Les sœurs Brontë, Aung San Suu Kii, Hillary Clinton, Astrid Lindgren, Marie Curie, Jane Goodall ou encore Cléopâtre. Cent femmes à ne pas oublier.
Un peu sur le même principe que le précédent (mais sorti avant, signalons-le), Histoires du soir pour filles rebelles, d’Elena Favilli et Francesca Cavallo propose cent portraits de femmes sous forme de textes courts qui se lisent comme on lirait des histoires. Bien entendu, on aurait préféré un titre bien moins sexiste (on pourra lire ce livre aux garçons), mais cet album est vraiment un très bel ouvrage. On vous en avait déjà parlé lors de notre webzine antisexiste (ici), mais il aurait été dommage qu’il n’apparaisse pas dans un article du site.
Un bien bel ouvrage qui met en avant des femmes (dont certaines peu connues) pour les filles rebelles… et les garçons !

Qui sont les féministes ?
Textes de Julie Guiol, illustrés par Élodie Perrotin
Les éditions du Ricochet dans la collection POCQQ
12 €, 152×210 mm, 125 pages, imprimé en Pologne chez un imprimeur éco-responsable, 2018.
La moitié de l’humanité – 4 histoires des droits des femmes d’aujourd’hui
Textes de Marilyn Plénard, illustrés par Mathieu de Muizon
À dos d’âne dans la collection Un monde pas à pas
10 €, 115×170 mm, 64 pages, imprimé en Union Européenne chez un imprimeur éco-responsable, 2018.
Portraits de femmes libres – Elles ont osé être elles-mêmes !
Textes de Sophie Blitman, illustré par Annette Marnat
Fleurus
12,95 €, 175×245 mm, 96 pages, imprimé en Slovénie, 2018.
Histoires du soir pour filles rebelles – 100 destins de femmes extraordinaires
Texte d’Elena Favilli (traduit par Jessica Shapiro), illustrés par Francesca Cavallo
Les arènes
19,90 €, 185×248 mm, 212 pages, imprimé en Italie, 2017.

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Que d’eau !

Par 31 juillet 2018 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, je vous propose de faire de beaux voyages, ceux du cycle de l’eau.

Kaplia, voyage d’une goutte d’eau
d‘Anastasia Kovalenkova
Points de suspension
15 €, 200×230 mm, 48 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2018.
Un p’tit ruisseau
Texte de Françoise Laurent, illustré par Chiara Dattola
Les éditions du Ricochet dans la collection Éveil Nature
8,50 €, 195×197 mm, 28 pages, imprimé en Pologne, 2016.

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