La mare aux mots
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Rue

Des amours et des rêves

Par 24 avril 2017 Livres Jeunesse

Aujourd’hui on part, direction la rue des Amours avec Carl Norac et Carole Chaix comme guides puis on découvre un ministère pas comme les autres… Le ministère du rêve !

Rue des amours
Texte de Carl Norac, illustré par Carole Chaix
À pas de loups
17 €, 170×270 mm, 72 pages, imprimé en France, 2016.
Le ministère du rêve
Texte d’Anne Loyer, illustré par Leïla Brient
Les Ptits Bérêts 
13,50 €, 186×268 mm, 32 pages, imprimé en France, 2017.

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Baleines poétiques

Par 23 avril 2015 Livres Jeunesse

la baleine du bus 29Ce matin, à l’arrêt de bus, une dame au physique imposant semble attendre.  Elle semble passer beaucoup de temps dans la rue (en réalité, on comprend rapidement qu’elle y vit…), a des comportements étranges et tous les passants détournent le regard. Tous sauf cette petite fille, qui ose aller à sa rencontre, entrer dans son univers si particulier et partager avec elle des moments singuliers…
Ode à la tolérance et à l’ouverture d’esprit, La baleine du bus 29 est un album qui ne laisse pas indifférent. À la première lecture, j’étais émue par le texte sensible et juste de Christine Beigel et les illustrations oniriques d’Alessia Bravo (La baleine du bus 29 est son premier album et je pense que je vais suivre de près les suivants). Puis, en revenant sur cette histoire, j’ai découvert les nombreux sujets de fond qu’il aborde, discrètement et poétiquement : l’exclusion sociale, l’indifférence, mais aussi la tolérance, la solidarité et le partage… On passe devant cette dame sans y prêter attention, on lui jette un regard méfiant, on n’ose pas échanger avec elle parce qu’elle diffère un peu de la norme (elle sourit dans le bus, c’est fou n’est-ce pas ?)… Et pourtant, si tout le monde savait quels trésors elle renferme !
Un album à découvrir, original, poétique et sensible pour s’ouvrir aux autres et à la différence.
Vous pouvez découvrir des visuels de cet album sur le site de l’illustratrice Alessia Bravo.
Le même vu par Enfantipages.

si tu veux voir une baleinePour réussir à voir une baleine, il faut respecter quelques règles et surtout s’armer de patience. Il faut évidemment être à proximité d’un océan, mais ce n’est pas tout. Il faut surtout être très attentif et se concentrer : ne pas perdre son regard dans les nuages aux formes multiples, les herbes folles du jardin fourmillant de petits insectes, ou les roses à la couleur si particulière…
Garder le cap, ne pas abandonner, et se concentrer : voilà comment on pourrait résumer le message délivré par Si tu veux voir une baleine, cet album poétique à la chute bien pensée et illustrée. Julie Fogliano met à l’honneur la patience et la persévérance, avec tendresse et humour. Les illustrations d’Erin E. Stead sont comme toujours douces et pleines de délicatesse, en harmonie avec l’atmosphère de cet album qui invite à prendre le temps et à ne jamais abandonner !
Un album au message fort à la fois simple et philosophique !
Vous pouvez découvrir des illustrations de cet album et même une vidéo, sur le site d’Erin E. Stead.
Le même vu par Le tiroir à histoires et Maman Baobab.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué d’autres albums de Christine Beigel (Pirate des couleurs, Monsieur le loup, Le canari qui faisait pipi au nid, Ami ou ennemi ? et Mini Rikiki Mini), Julie Fogliano (Et puis, c’est le printemps) et Erin E. Stead (Et puis, c’est le printemps et Ours a une histoire à raconter).

La baleine du bus 29
Texte de Christine Beigel, illustré par Alessia Bravo
Motus
13 €, 250 x 250 mm, 40 pages, imprimé en Italie, 2015.
Si tu veux voir une baleine
Texte de Julie Fogliano, illustré par Erin E. Stead
Kaléidoscope
12 €, 185 x 235 mm, 30 pages, imprimé en République Tchèque, 2014.

À part ça ?

Maciek Janiki nous présente une ville de papier.

Marianne

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Question de temps

Par 4 septembre 2012 Livres Jeunesse

En une seconde est un magnifique album pour enfants. Quoi de plus abstrait que la notion de temps ? Silvio Freytes nous propose de s’arrêter durant une seconde et d’observer tout ce qu’il se passe dans la rue de cette petite ville. A 19 heures 27 minutes et 32 secondes, une dame voit une petite fille à la fenêtre. Mais cette petite-fille que fait-elle ? Et ce passant ? Et ce bébé dans sa poussette ? Et ce cafard ? Et ce chien ? Et ce chat ? Et ce gardien ? Tous ces personnages se côtoient et vivent la même seconde très différemment. Toute la force de ce livre réside dans sa construction. A chaque page, on découvre la seconde de chaque personnage, qui est finalement toujours en lien avec le précédent ou le suivant. J’aime beaucoup les illustrations de Flavio Morais : des formes simples, cernées de noirs et un camaïeu de jaune et de marron, qui donnent du charme à ces vues citadines. Alors suspendons le temps un instant et prenons le temps d’observer et d’imaginer ce qu’il se passe au coin de la rue ou au bout du monde !

Quelques pas de plus…
Un autre livre qui traite du rapport au temps : Les Pendules de Dana d’Agnès de Lestrade illustré par Costanza Bravo.

En une seconde
de Silvio Freytes illustré par Flavio Morais
Rouergue
13,20 €, 220×220 mm, 30 pages, imprimé en France

A part ça ?

Suite au concours lancé durant l’été, c’est la bannière de Claire Gaudriot et ses pictogrammes qui habillent désormais La Mare aux Mots ! Bravo et merci à elle ! Si vous voulez découvrir un peu plus son univers, vous pouvez visiter son blog.

Marianne

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Balade dans les rues

Par 2 juin 2012 Livres Jeunesse

A Vinaigrette-sur-Loire, on trouve la Rue de l’Articho. 16 illustrateurs très différents nous la présentent. C’est une rue très commerçante. On y trouve un boucher (Yassine), un pharmacien (Arnaud Boutin), un vendeur de farces et attrapes (Estocafich), un fromager (Vincent Pianina), une fleuriste (Nathalie Lété), un bazar (Delphine Durand), un magasin de sport (Lily Scratchy), un autre de jeux vidéos (Postics), un marchand de jouets (Vincent Mathy), un chausseur (Christian Aubrun), un poissonnier (Espen Friberg), un boulanger (Benjamin Chaud), une vendeuse de vêtements (Florie Saint-Val), une animalerie (Anouk Ricard), un libraire (Charles Dutertre) et un primeur (Chamo). Ça fait du monde j’en conviens ! Et ça donne donc lieu à un festival de couleurs et d’illustrations variées, souvent pleines d’humour. Le texte se résume à ce qu’on peut lire sur les vitrines à droite, et à la page de publicité de chaque magasin qui vante les mérites du commerce. C’est plein de jeux de mots, de produits farfelus, et de détails croustillants. Dans la vitrine de la librairie, qui a l’air d’être indépendante, soit dit en passant…), on retrouve par exemple des livres connus alors que l’animalerie propose des lapins myopes, des araignées funk, ou un caniche du Bengale. Et vous n’êtes pas au bout de vos surprises.
Même si de prime abord, j’ai pu penser que c’était une ode à la surconsommation, je l’ai finalement saisi dans l’autre sens : les illustrateurs, tous membres de l’association Articho qui vise à réunir des artistes d’horizons différents autour de l’image, se moquent finalement de toutes ces réclames, réductions, et stratégies plus farfelues les unes que les autres pour appâter le chaland !

On change de trottoir, pour se rendre Dans ma rue avec Rémi Saillard. Pas de mots, mais la force de l’illustration et de la trouvaille visuelle, et comme d’habitude, j’aime ces originalités. Le seul souci que je rencontre avec ce goût pour les livres un peu particuliers dans leur forme, c’est la difficulté que j’ai à être aussi claire que possible dans mes explications. Je me lance !
Dans ma rue, c’est donc une promenade dans cette allée résidentielle, de bâtiment en bâtiment. On démarre par la façade d’une petite maison à deux étages. On y observe des personnages : une dame qui regarde par la fenêtre, une jeune fille qui lit, un garçon qui s’avance d’un pas décidé vers l’arbre du jardin en tenant un nichoir dans ces bras, un homme marteau à la main et bleu de travail sur le dos… Sur cette page, deux trous.
On tourne la page, et comme par magie, on se retrouve à l’intérieur de la même maison, quelques minutes plus tard : on observe alors l’intérieur des pièces. Le temps a passé, les personnages ont bougé. La dame est affairée à soigner le doigt de l’homme (aïe le marteau), la jeune fille donne à manger au chien, le nichoir est en place et le petit garçon arrivé au grenier. On tourne de nouveau la page, et nous voici cette fois devant la façade de l’immeuble mitoyen. Et ainsi de suite, toujours sur le même principe. Tout au long des pages, on retrouve plusieurs détails : des personnages, mais aussi une cigale qui porte un baluchon, des oiseaux, des animaux…
J’aime beaucoup à la fois les traits et la fraîcheur des illustrations de Rémi Saillard (qui a aussi dessiné pour la presse, et dont j’ai reconnu immédiatement la marque, puisqu’il illustre plusieurs des magazines que je lisais enfant), mais également toute cette richesse visuelle. En écrivant la chronique, j’en découvre encore. Un beau support à la jolie couverture en relief cartonné, pour imaginer, discuter, et s’inventer les histoires de cette rue. Dans ces cas-là, le lecteur est auteur finalement, et j’aime cette idée !

Rue de l’Articho
de Yassine, Arnaud Boutin, Estocafich, Vincent Pianina, Nathalie Lété, Delphine Durand, Lili Scratchy, Postics, Vincent Mathy, Christian Aubrun, Espen Friberg, Benjamin Chaud, Florie Saint-Val, Anouk Ricard, Charles Dutertre, Chamo
Thierry Magnier
18 €
Dans ma rue
de Rémi Saillard
Escabelle
12,90 €

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A part ça ?

Une courte histoire d’amitié entre une marionnette de bois et un oiseau, c’est lumineux et poétique. Alors pourquoi s’en priver ?

Marianne

 

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