La mare aux mots
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Sandrine Kao

Des romans pour les jeunes lecteurs.trices

Par 18 avril 2016 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, je vous propose une sélection de petits romans pour les enfants qui commencent à lire.

Socrate et son papa
Texte d’Einar Øverenget (traduit par Aude Pasquier), illustré par Øyvind Torseter
La joie de Lire dans la collection Philosophie et autres chemins
10 €, 150×180 mm, 52 pages, imprimé en République Tchèque, 2015.
Qui es-tu Morille ? / D’où viens-tu Petit-Sabre
d’Hélène Vignal
Rouergue dans la collection Boomerang
6,50 €, 120×170 mm, 64 pages, imprimé en France, 2016.
Super-Maman
Texte de Gwendoline Raisson, illustré par Sinan Hallak
Samir Éditeur dans la collection Farfelu
6 €, 138×180 mm, 32 pages, imprimé au Liban, 2011.
Maman est un oiseau
Texte d’Anne Loyer, illustré par Leïla Brient
Bulles de savon
6 €, 125×190 mm, 49 pages, imprimé en France, 2015.
Jambon, fromage et potiron
de Sandrine Kao
Syros dans la collection Mini Syros
3 €, 110×165 mm, 45 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2015.
L’énigme du flan empoisonné
Texte de Christine Palluy, illustré par Cyrielle
Hatier Jeunesse dans la collection Hatier Poche
4,99 €, 142×190 mm, 48 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2015.
Parfait achète le pain tout seul
Texte de Nathalie Dargent, illustré par Yannick Thomé
Milan dans la collection Les Inséparables
5,90 €, 120×160 mm, 48 pages, imprimé en Roumanie, 2016.
Lucas s’est fait traiter de fils de lute
Texte de Nathalie Dargent, illustré par Yannick Thomé
Milan dans la collection Les Inséparables
5,90 €, 120×160 mm, 48 pages, imprimé en Roumanie, 2016.
Aminata veut des sous
Texte de Nathalie Dargent, illustré par Yannick Thomé
Milan dans la collection Les Inséparables
5,90 €, 120×160 mm, 48 pages, imprimé en Roumanie, 2016.
Juliette est toute seule dans sa classe
Texte de Nathalie Dargent, illustré par Yannick Thomé
Milan dans la collection Les Inséparables
5,90 €, 120×160 mm, 48 pages, imprimé en Roumanie, 2016.
L’orthophoniste
Texte de Mim, illustré par Jess Pauwels
Magnard Jeunesse dans la collection Mes premiers romans
5,90 €, 147×195 mm, 42 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2016.
La tour Eiffel à New York !
Texte de Mymi Doinet, illustré par Mélanie Roubineau
Nathan dans la collection Premières lectures
5,60 €, 145×191 mm, 32 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2015.
La tour Eiffel se balade à Paris !
Texte de Mymi Doinet, illustré par Mélanie Roubineau
Nathan dans la collection Premières lectures
5,60 €, 145×191 mm, 32 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2016.

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… et un peu d’imagination…

Par 2 février 2014 Livres Jeunesse

Parfois, il faut fuir, c’est nécessaire et quand on est enfant il est difficile de prendre sa valise et de partir alors on part dans un monde fabuleux appelé Imaginaire. Les trois albums du jour (et même le À part ça ?) rendent hommage à ce beau pays.

Je n'ai pas fait mes devoirs parce que...Il aurait bien aimé faire ses devoirs ce petit garçon sauf qu’il a une vie incroyable ! Un avion avec des centaines de singes a atterri dans son jardin, son quartier a été envahi par des reptiles géants, lui et son frère ont été kidnappés par un cirque… et tant d’autres choses encore. Vous imaginez, vous, faire vos devoirs dans de telles conditions ?

Davide Cali et Benjamin Chaud, déjà on se réjouit… et l’on a raison ! Je n’ai pas fait mes devoirs parce que… rassemble donc une vingtaine de prétextes trouvés par le héros de l’histoire pour répondre à la maîtresse qui lui demande la raison de ce devoir non rendu. On rit, on sourit devant ce déluge de raisons plus abracadabrantes les unes que les autres. Benjamin Chaud illustre avec humour cette liste surréaliste et bourre ses dessins de détails et de clins d’œil. Un petit livre drôle et poétique à l’édition particulièrement soignée (comme toujours chez Hélium).
Des extraits sur un blog consacré à l’album.
Le même vu par Dans la bibliothèque de Noukette.

Mon ami imaginaireDepuis que son papa est parti à la guerre, Tom écrit à un ami. Il lui raconte sa vie avec sa mère, son espoir de revoir son père, des anecdotes de son quotidien. Son ami lui répond toujours, lui envoie parfois des petits cadeaux. C’est une belle relation entre Tom et son ami imaginaire…

Laurie Cohen signe là un texte fort, parfaitement mis en image par Sandrine Kao. Toutes les deux ont réussi à faire de Mon ami imaginaire un ouvrage fin, délicat, poétique tant dans le texte que dans les illustrations. Laurie Cohen écrit avec des mots d’enfants le quotidien de ce petit garçon qui voit sa mère pleurer et qui espère le retour de son père. Sandrine Kao l’illustre avec une infinie délicatesse. Bref (alors que, je ne vais pas m’en cacher, je ne suis pas toujours fan des textes de Laurie Cohen et des illustrations de Sandrine Kao), j’ai été extrêmement touché par cet album sensible et délicat.
Voir des extraits en ligne.
Le même vu par Le tiroir à histoires.

L'étrange histoire de Pétula-Élisabeth ArtichautUne grande danseuse de renom et un bossu s’aimaient. Personne ne comprenait cet amour et ils avaient dû fuir pour vivre loin des autres. Là était née Pétula-Élisabeth Artichaut, une petite fille minuscule. Le bonheur fut de courte durée puisque son père mourut, il fallut donc revenir vivre en ville. Pour son septième anniversaire, Pétula-Élisabeth reçut une lettre que son père lui avait écrite avant sa mort. Une lettre qui contenait un rêve… ce fut le départ d’une aventure pour la jeune fille.

Alors bien sûr, cette fille qui part dans un autre monde, on pense forcément à Alice au pays des merveilles (même si ce n’est quand même pas la seule histoire du genre !). Pétula-Élisabeth fuit dans des mondes rêvés où elle rencontre des créatures rassurantes. Et, même si je n’ai pas toujours réussi à rentrer dans l’univers de ce livre, j’ai vraiment accroché sur la dernière phrase qui demande aux enfants de ne pas chercher où se trouve le petit monde de Pétula-Élisabeth, mais de chercher plutôt le leur. Les illustrations de Kabuki ont un côté manga très acidulé, le monde qu’elle dessine, les personnages, les couleurs utilisées… collent parfaitement avec les mots d’Amélie Billon-Le Guennec. On est très loin, visuellement, de l’album précédent, certains préféreront le côté mélancolique de Sandrine Kao, d’autres le côté explosion de couleurs de Kabuki
Voir des extraits en ligne.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué des ouvrages de Davide Cali (Super Potamo et Bons Baisers ratés de Paris), Benjamin Chaud (L’alimentation – Pourquoi on ne mange pas que des frites ?), Laurie Cohen (À la campagne, Ma maison du bout du monde, Si petit, Si grand, Et toute la ville s’éveille, Est-ce que vous m’aimerez encore…?, Dans le ventre de maman et Ma voisine est une sorcière), Sandrine Kao (Comme deux confettis, Le banc, Les larmes de Lisette, et Des crêpes à l’eau) et Amélie Billon-Le Guennec (Tais-toi !, Le secret de Madame Tannenbaum, Bonne nuit Eddie et Eulalie de la grande rêverie). Retrouvez aussi nos interview d’Amélie Billon-Le Guennec et de Sandrine Kao.

Je n’ai pas fait mes devoirs parce que…
Texte de Davide Cali, illustré par Benjamin Chaud
Hélium
12,50€, 150×200 mm, 40 pages, imprimé en Chine chez un imprimeur éco-responsable, 2014.
Mon ami imaginaire
Texte de Laurie Cohen, illustré par Sandrine Kao
Philomèle
15€, 200×250 mm, 48 pages, imprimé en Bulgarie, 2013.
L’étrange histoire de Pétula-Élisabeth Artichaut
Texte d’Amélie Billon-Le Guennec, illustré par Kabuki
Des ronds dans l’O
16,50€, 226×301 mm, 34 pages, imprimé en France, 2013.

À part ça ?

bonbek 10Le dernier numéro de Bonbek est sorti ! Connaissez-vous ce magazine ? C’est une revue avec un beau papier (on est proche de l’album) qui contient une grande histoire, des jeux et des loisirs créatifs. Pour ce dernier numéro, l’imaginaire est aussi au rendez-vous puisque l’histoire (signée Alex Cousseau et Nathalie Choux) nous parle de deux enfants qui décollent tellement de terre qu’on leur attache le pied avec une ficelle pour ne pas les perdre. Et c’est justement dans le ciel qu’ils vont se rencontrer. Là aussi, c’est une histoire extrêmement poétique. Ensuite, on va fabriquer une cocotte (ou salière, vous savez le truc où l’on glisse les doigts dedans puis on demande aux copains-copines de dire un chiffre puis de choisir un des volets… ok si vous n’avez rien compris allez voir ) pour poser des questions à ses ami-e-s (et ainsi mieux les connaître), on va transformer des légumes en personnages (en dessin), faire des bonshommes en tomate (ok, ce n’est pas la saison on attendra) et mozzarella. Mais on va aussi trouver ici des coloriages, des BD, un jeu des sept différences et un jeu de sept familles (aux illustrations modernes) à découper. Un très chouette magazine (juste un peu cher), imprimé sur un beau papier et avec plein de super trucs dedans !
Feuilletez-le en ligne.

Bonbek, numéro 10. 9,50€, imprimé en Espagne chez un imprimeur éco-responsable.

Gabriel

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Les invités du mercredi : Matthieu Maudet, Sandrine beau, Sandrine Kao et Valéria Vanguelov

Par 23 octobre 2013 Les invités du mercredi

Qui ne connaît pas encore Matthieu Maudet ? Si jamais son nom ne vous dit rien, il y a de grandes chances que vous connaissiez ses albums. Nous, à la mare aux mots, on adore son travail et nous avons eu envie d’en savoir plus… nous lui avons donc posé quelques questions ! Ensuite, pour la rubrique Parlez-moi de… nous avons eu envie de revenir sur un roman qui nous a marqué : Des crêpes à l’eau. Son auteur (Sandrine Beau), son illustratrice (Sandrine Kao) et son éditrice (Valeria Vanguelov) ont accepté de nous parler de ce roman sur la précarité. Bon mercredi à vous !


L’interview du mercredi : Matthieu Maudet

matthieu maudetQuel a été votre parcours ?
 Poussé par les encouragements, j’ai dit très tôt que je voulais devenir « dessineur ».
Curieusement, au terrible choix d’orientation de fin de collège, impossible de savoir quoi faire, le dessin était toujours là, mais un « vrai » travail ça serait quand même préférable… Quelques années plus tard, échoué en BTS automatisme, je quitte l’école en cours d’année pour gagner des sous et entrer en école de graphisme à Nantes. Enfin au bon endroit, je passe mes journées et une partie de mes nuits à dessiner. A l’époque, je ne connais rien ou presque de l’illustration jeunesse, mes références viennent de la BD, c’est mon dessin qui m’amène dans cette direction. En sortant de l’école, j’ai l’occasion de faire une première BD sans texte, puis une autre, mais impossible de manger grâce à ça. Je patiente en repeignant des locaux poubelles, en faisant le facteur… Jusqu’au jour où l’on a un retour positif de L’école des loisirs, je me décide alors à tenter ma chance pleinement en étant « dessineur » à plein temps.

PapyQuelles techniques utilisez-vous ?
Pour la partie la plus visible de l’iceberg, c’est à dire mes livres, je dessine très souvent à la tablette graphique. Sauf pour les albums où il y a des contours noir, qui sont fait sur papier au crayon, au pinceau ou à la plume et encre de chine. Dessins qui sont en suite scannés puis colorisé par ordinateur.

Quelles étaient vos lectures d’enfant, d’adolescent ?
Mes seuls souvenirs d’albums jeunesse, sont ceux lus lors de visites scolaires à la bibliothèque. Petite bibliothèque de quartier, où j’ai pu me rendre presque tout les mercredis à partir de 6 ans, et où j’ai emprunté quasi-exclusivement de la BD. Plus grand, j’ai eu accès à une nouvelle réserve dans la médiathèque toute neuve de Saint-Herblain, où j’ai eu la chance de voir des expositions incroyables d’illustrations.

Bonjour FacteurVous avez l’air fidèle à Jean Leroy et Michaël Escoffier, parlez-nous de ces collaborations.
Jean m’a contacté pour un concours via le site Ricochet, alors que je travaillais sur ma première BD. Nous n’avons finalement rien fait pour ce concours, mais la volonté de monter des projets jeunesse était là. Après pas mal de refus, nous avons appris ensemble à faire des dossiers, puis des livres, les réfléchir, les travailler et retravailler jusqu’à l’envoi à l’imprimerie.
Michaël m’avait proposé d’illustré Au secours !!! après avoir vu Ça n’existe pas ! en librairie. Et nous avons pris les mêmes habitudes qu’avec Jean.
C’est à chaque fois un plaisir de pouvoir travailler avec eux, chacun met sa susceptibilité de côté pour ce concentrer sur le projet. Je peux intervenir sur leurs textes et eux sur mes dessins, un seul objectif faire le livre le plus abouti possible (et s’amuser aussi un peu!).

Quels sont les auteurs avec qui vous aimeriez travailler (à part ceux avec qui c’est déjà fait !) ?
Avant de vouloir travailler avec pleins d’auteurs, j’aimerai pouvoir prendre le temps d’écrire un peu plus, mais comme j’écris lentement… Et surtout Jean et Michaël m’envoient 3 nouveaux textes à chaque fin de projet en commun.le ça
Sans doute que les nouvelles collaborations viendront de rencontres avec des auteurs de texte à l’écriture simple, efficace et qui bien sûr ont de l’humour.

Quels sont vos projets ?
En ce moment LE gros projet, c’est une maison en paille (oui, je connais les 3 petits cochons…).
Mais ne vous inquiétez pas, j’avais prévu le coup, après la sortie de La Croccinelle avec Michaël Escoffier chez Frimousse et d’ Un jeune loup bien éduqué avec Jean Leroy à L’école des loisirs, en cette rentrée.
J’aurai l’honneur de figurer dans le nouveau recueil de La maison est en carton : Auprès de mon arbre écrit par Benoît Broyart.
Il y aura Le ça notre prochain Loulou & cie avec Michaël.
Et si on pousse jusqu’à début 2014, il y aura un autre Loulou & cie avec Michaël : Ouvre-moi ta porte !. Et une presque suite du Panier dans la collection Mouche de L’école des loisirs, écrit par Jean bien sûr.

Bibliographie sélective :

Retrouvez la bio complète de Matthieu Maudet sur son blog : http://matthieumaudet.blogspot.fr.


Parlez moi de… Les crêpes à l’eau

Une fois par mois on revient sur un livre qu’on a aimé avec son auteur, éventuellement son illustrateur et son éditeur. L’occasion d’en savoir un peu plus sur un livre qui nous a plu. Cette semaine c’est Les crêpes à l’eau (chroniqué ici), le roman de Sandrine Beau illustré par Sandrine Kao sorti chez Grasset Jeunesse sur lequel j’ai eu envie de revenir.

Sandrine BEAUSandrine Beau (auteur) :
Je suis dans mon lit, je rêvasse en attendant l’heure de me lever (c’est souvent là que me viennent les idées !) et tout à coup, une phrase s’impose.
Quand ma mère a su que j’étais dans son ventre, ça a un fait comme un soleil dans sa tête.
Je m’en souviens encore, parce que c’est cette phrase qui a fait démarrer l’écriture Des crêpes à l’eau.
Elle résume tout ce qui en a découlé : les deux  personnages de la maman et de sa fille, leur relation forte et pleine d’amour, le côté positif et joyeux de la maman, même quand tout est noir.
Ça a donné le ton du livre : j’avais envie d’un mélange d’un peu de poésie et de fantaisie, pour que cette histoire ne soit pas trop lourde, ni trop noire.
Et c’est rigolo : cette phrase, qui a été le déclic pour l’écriture Des crêpes à l’eau n’est plus dans le roman !Des crêpes à l'eau
J’ai eu envie de parler de la précarité parce que je suis révoltée de voir que, dans un pays développé comme le nôtre, il y ait encore autant de gens qui vivent en-dessous du seuil de la pauvreté.
J’avais aussi été très choquée par une phrase que j’avais entendue dans la bouche d’un enfant : « Eux, c’est des pauvres ! »
Et pire que la phrase, c’était le ton méprisant avec lequel elle avait été prononcée qui m’avait glacée.
J’ai eu envie, à partir de là, de raconter une histoire qui montre aux enfants qu’on ne choisit pas d’être pauvre et que ça n’enlevait aucune valeur aux gens. J’avais envie également de leur dire « OK, la vie n’est pas toujours facile, n’empêche, elle est drôlement jolie et elle vaut le coup d’être vécue ».
Le titre orignal de cette histoire d’ailleurs, c’était L’argent ne fait pas le bonheur.
J’ai envoyé mon manuscrit à Grasset, qui m’avait déjà fait de jolis retours sur des textes et Valéria Vanguelov a eu envie de publier cette histoire.
Nous l’avons triturée ensemble pendant plusieurs semaines : allongée, puis raccourcie, puis retaillée… jusqu’à arriver au texte final que vous pouvez lire.
Mon plus grand bonheur, maintenant que le livre vit sa vie, c’est de voir à quel point il touche ceux qui le lisent… et ma plus grande fierté, c’est qu’il ait été dans la pré-sélection du Prix Sorcières. (D’accord, c’est juste une pré-sélection, n’empêche, pour une fois, ça a fait grimper mon estime de soi un peu au-dessus du niveau de la mer 🙂
Sandrine Beau vient de sortir L’ogre qui n’avait peur de rien, que nous avons chroniqué ici. Retrouvez la sur facebook et sur son blog.

Sandrine KaoSandrine Kao (illustratrice) :
Quelques mois plus tôt, j’avais travaillé avec Valéria Vanguélov qui avait accepté, sur la suggestion de Séverine Vidal, que j’illustre la couverture de son roman, Lâcher sa main. C’est en voyant des essais d’illustrations pour un autre projet avec Séverine que Valéria m’a à nouveau contactée pour illustrer Des crêpes à l’eau.
En lisant le texte de Sandrine Beau, j’ai tout de suite été attirée par son sujet et par la façon dont Sandrine le traitait. Pourtant, illustrer un roman de première lecture abordant des thématiques sociales n’est pas du tout le même exercice qu’illustrer un album où l’imaginaire prédomine : c’était la première fois que je me trouvais confrontée à ce type de commande et Valéria m’a été d’une aide précieuse pour que mes illustrations ne soient pas simplement des images calquées sur le texte de Sandrine mais qu’elles reflètent son côté lumineux et optimiste. Pour ne pas me laisser enfermer dans des représentations trop réalistes, j’ai donc opté pour une palette de couleurs printanières, essayé de me rapprocher du poétique et des émotions. J’espère ainsi avoir apporté à travers mes cabochons une petite touche supplémentaire à l’ouvrage, en évitant les images trop attendues : cherchez donc une crêpe, vous n’en trouverez pas !
Sandrine Kao vient de sortir Le banc, que nous avons chroniqué ici. Retrouvez la sur son blog.

Valeria VanguelovValéria Vanguelov (éditrice) :
Lorsque j’ai lu le manuscrit des Crêpes à l’eau, arrivé par la poste, j’ai tout de suite été charmée par la fraîcheur de ce texte, sa sensibilité, et son humour aussi. Aborder la problématique du manque d’argent est délicat et l’on peut vite tomber dans un traitement très social qui correspond pas à ce que nous avons envie de publier pour les 7 ans et plus ; dans ce texte, c’était tout le contraire, ce qui prime, c’est la façon de sublimer le quotidien, de lui donner des couleurs malgré la grisaille, de garder espoir en soi et en les autres. Il me semblait néanmoins que l’auteur pouvait aller encore plus loin. Je ne connaissais pas Sandrine Beau, et lorsque nous nous sommes parlées au téléphone pour la première fois, elle a tout de suite été d’accord avec ce sentiment, et elle a su ensuite, avec beaucoup de finesse, ajouter de très belles scènes, qui sont venues renforcer l’intensité de son texte, et le rendre encore plus touchant.
Elle a aussi immédiatement adhéré à ma proposition d’en confier l’illustration à Sandrine Kao, dont le travail délicat a apporté beaucoup de douceur et de poésie à ce bien joli roman.
Tout de suite, l’accueil fait au livre a été très enthousiaste. Des crêpes à l’eau a depuis été sélectionné pour de nombreux prix, et a rapidement été réimprimé… Cela prouve que ce travail commun valait la peine d’être mené ainsi, et que nous pouvons être heureuses de penser qu’en suivant son bonhomme de chemin, il peut mettre un peu de baume aux cœur de certains enfants, et ouvrir le dialogue sur des situations difficiles à vivre.
Le blog des éditions Grasset Jeunesse :
http://grasset-jeunesse.blogspot.fr.

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Les invités du mercredi : Sandrine Kao et Pascaline Hervéet

Par 11 septembre 2013 Les invités du mercredi

Cette semaine j’ai eu envie de poser quelques questions à Sandrine Kao dont j’ai adoré le roman Le banc (que j’avais chroniqué ici). Avec elle j’ai voulu aussi aborder son parcours et son activité d’illustratrice. Ensuite nous avons rendez-vous avec La chronique de… j’ai décidé de changer légèrement ce rendez-vous que vous connaissez. Jusqu’à présent c’était un acteur de la littérature jeunesse (auteur, illustrateur,…) qui nous parlait d’un livre jeunesse qu’il avait aimé. J’avais envie d’avoir une vision extérieure, quelqu’un qui n’est pas lié à la culture jeunesse. Ainsi une fois par mois je demanderai à un artiste que j’aime de nous parler d’un livre qu’il a aimé lire à ses enfants ou qu’il a lui-même aimé enfant. Mon but est aussi de profiter de ce blog pour vous faire découvrir des artistes que j’aime et que, peut-être, vous ne connaissez pas. Je rêvais de commencer par une artiste dont je suis très fan, Pascaline Hervéet, chanteuse, entre autre, des Elles… elle a accepté tout de suite (vous n’imaginez pas ma joie !). Vous pourrez donc retrouver sa chronique sur Dans moi après l’interview de Sandrine Kao. Bon mercredi à vous !


L’interview du mercredi : Sandrine Kao

Sandrine KaoQuel a été votre parcours ?
Je me suis d’abord orientée dans les métiers du livre avant de découvrir la littérature jeunesse et l’illustration dans les albums pour enfants. J’ai alors suivi un atelier de dessin pour me familiariser avec les pratiques artistiques puis intégré une école d’art. Lieu d’expérimentation et d’émulation, l’école a été l’occasion de concevoir des projets d’édition. À la fin de mon cursus, je suis allée présenter mon travail au salon de Montreuil, comme nous nous devions de le faire, et c’est ainsi que j’ai pu rencontrer mon premier éditeur, qui a accepté mon projet de diplôme. La suite de mon parcours n’a été que tâtonnements (je crois d’ailleurs que ce sentiment de tâtonner me poursuit depuis que je me suis lancée dans le dessin, alors que je m’étais clairement tracé un autre chemin). J’ai continué à essayer de progresser en illustration, en expérimentant différentes techniques, j’ai tenté d’écrire des textes plus conséquents (des romans donc), en envoyant mes projets un peu ici et là, là où je lisais des textes qui me parlaient, là où je voyais des choses qui me plaisaient. C’est un peu ce que je continue à faire aujourd’hui, avec un tout petit peu moins de difficulté qu’au début. Quoique…

Quelles étaient vos lectures d’enfant, d’adolescente ?
J’ai très peu lu enfant. Il y avait beaucoup de livres chez mes parents, mais ils étaient écrits en chinois, alors, je ne pouvais pas les lire. J’étais extrêmement timide, et je n’osais pas choisir des livres dans la bibliothèque de l’école. J’ai donc surtout lu et relu les mêmes livres dont deux en particulier : un recueil de contes chinois, et le seul album que je possédais à l’époque et que l’on m’avait offert, Les derniers géants de François Place, la toute première édition.
Et puis, au collège, comme j’étais une bonne élève, j’ai lu ce qu’on nous demandait de lire, je piochais dans les listes de lectures que nos professeurs de français nous prescrivaient pour l’été ; j’ai donc dévoré les classiques, forcément. J’avais aussi un abonnement à la bibliothèque et je la fréquentais assidûment, en empruntant régulièrement les livres sur présentoirs, en me fiant aux coups de cœur des bibliothécaires. C’est comme cela que j’ai aussi été amenée à lire d’autres auteurs, hors des sentiers battus de l’éducation nationale !

Le bancLe banc parle du racisme anti taïwanais, vous êtes vous-même d’origine taïwanaise, y-a-t-il une partie de vécu ? Comment est né ce livre ?
Le banc aborde effectivement le racisme envers les Asiatiques, à travers les insultes écrites à l’encontre du narrateur. Il y a bien sûr une part de vécu, non pas dans le fait qu’on ait pu écrire à mon encontre des insultes racistes — heureusement, je n’ai jamais eu à gratter des inscriptions sur un banc –, mais dans la vie quotidienne, il est courant que l’on m’interpelle dans la rue en me disant « bonjour » en japonais, que l’on mime les yeux bridés, ou qu’on ne trouve je ne sais quelle farce ayant trait à mon apparence physique, comme j’ai pu l’écrire dans Le banc. Ce n’est pas bien méchant, c’est juste pour « rigoler » sûrement, mais je voulais tout de même traduire dans ce roman cette impression d’une stigmatisation latente envers une population qu’on entend peu.
Le banc est en fait le tout premier roman que j’ai tenté d’écrire. Je l’ai modifié plusieurs fois, il a eu diverses formes avant d’avoir celle que l’on peut lire aujourd’hui. Je l’ai longtemps laissé de côté, parce que beaucoup d’éléments avaient une part de vécu et je ne voulais surtout pas écrire une histoire qui ressemblerait trop à la mienne ; j’ai même failli changer les origines du personnage, et puis, je me suis dis, après tout, pourquoi ne serait-il pas taïwanais, on connaît assez mal cette île et ce serait l’occasion d’en parler. Seuls quelques points s’inspirent encore de mon vécu, le reste n’est plus que fiction.

BEAU_KAO_DesCrepesaleau_2011Vous vous sentez plus auteur ou illustratrice ?
Je ne sais pas si on peut réellement poser la question ainsi : après tout, à partir du moment où l’on a publié en tant qu’auteur, on peut se dire auteur, tout comme on peut se dire illustrateur en ayant illustré un livre. Dans mon cas, il s’agit plutôt de savoir si je me considère meilleur auteur qu’illustratrice ou l’inverse, ou plus à l’aise ou épanouie dans un domaine que dans l’autre, non ? À vrai dire, je ne me suis jamais sentie à l’aise dans l’illustration : j’ai commencé à dessiner tardivement et j’avais un niveau technique assez faible par rapport à ceux de ma promotion à l’école d’art. Il m’a fallu beaucoup travailler, expérimenter, et cela a été laborieux. Dessiner pour moi relève toujours d’un combat d’où je ressors rarement satisfaite. Au contraire, l’écriture est associée à l’idéal et à l’enfance, parce que j’ai aimé écrire depuis toute petite ; c’est l’écriture qui m’a amenée au dessin, parce qu’à un moment, je me suis dit que ça pourrait être bien, d’illustrer ses propres histoires. L’écriture a toujours été là, je m’y sens donc plus à l’aise, même si je suis toujours hésitante face à mes textes, et que je ne saurais me passer de la relecture et de l’œil critique d’un éditeur.

Quelle technique utilisez-vous pour vos illustrations ?
La technique du moment, en fonction de mes expérimentations, de mes influences. Du texte à illustrer. Dernièrement plutôt collage, crayons de couleurs, peinture.

Quels sont vos projets ?
Trouver un travail salarié parce que l’écriture et l’illustration + les petits boulots à côté ne me suffisent pas pour vivre correctement.
Arrêter d’écrire des projets d’albums tristes ou mélancoliques parce que personne n’en veut plus. Arrêter par la même occasion de faire des illustrations tristes ou mélancoliques parce que ça ne débouche que rarement sur des commandes.
Et sinon, tout de même, quelques projets d’écriture en cours, chez Syros, et pour l’illustration, on verra bien…

Bibliographie jeunesse :

Son blog : http://sandrinekao.blogspot.fr


La chronique de… Pascaline Hervéet

Une fois par mois un artiste hors littérature jeunesse qu’on aime à La mare aux mots nous parle d’un livre qu’il a aimé enfant ou qu’il a aimé lire à ses enfants. Cette fois-ci c’est Pascaline Hervéet qui s’y colle ! Merci à elle.

Dans moi
Alex Cousseau & Kitty Crowther
Éditions MeMo

Dans moi

Dans moi y’a pas la place pour moi
Un ogre en moi est moi
Un ogre qui fait la loi
Dans moi c’est le silence
L’ogre avale ma voix
Dans moi il fait tout noir
L’ogre avale la lumière
J’aim’rais bien qu’on discute
Mon ogre et moi
Mais ça ne marche pas
Faudrait que je le mange
Mais ça ne marche pas
Faudrait qu’on fasse plus qu’un
Faudrait qu’on soit copains…
Alors j’ai une idée
Je me laisse manger
Et j’ai tell’ment crié
Dans le ventre de l’ogre
Qu’il a eu très très peur
Et il a disparu
Dans moi je suis chez moi
Dans ma bouche y’a des mots de toutes les couleurs
De toutes mes couleurs

Dans moi est un voyage initiatique, vers la connaissance et l’affirmation de soi.
La traversée solitaire d’un désert silencieux, d’un pays où les mots n’existent pas.
Comment affronter son démon, celui qui nous ressemble, celui qui nous empêche , nous  emprisonne, étouffe nos cris…

Comment trouver les mots, ses mots, ces mots de toutes les couleurs, sans lesquels nous sommes perdus.

Alex Cousseau et Kitty Crowther nous offrent l’impalpable, les émotions, les sensations qui nous habitent.
Dans ce pays de chair et d’os, des petits monstres se cachent au bord de nos rivières de sang.
Ils sont aussi vrais que nos ventres.

Car l’imaginaire n’est pas moins sérieux, moins respectable, moins précieux que la réalité.

Ce livre est d’une vérité charnelle, brute, sans tabou. D’une poésie pure, onirique et sombre.

Je crois qu’il est l’image de ce que chaque enfant traverse, si on lui autorise le temps du rien, du vide, sans avoir peur…
Je crois que c’est de là qu’on naît pour de vrai…

Les EllesPascaline Hervéet est surtout connue pour être la chanteuse des Elles, un groupe à l’univers particulier, de ceux qu’on ne quitte pas une fois qu’on y est entré (moi ça fait une dizaine d’années). Un des groupes les plus extraordinaires que je connaisse. Autant sur scène qu’en disque.
Malheureusement la plupart des disques sont aujourd’hui introuvables… mais en octobre sortira en numérique une compilation avec des titres inédits et tous les anciens albums ressortiront en 2015.
Actuellement Pascaline Hervéet est directrice artistique du Cirque du Dr Paradi (tout renseignements : docteurparadi.com)

Pour découvrir Les elles je peux vous conseiller d’écouter, par exemple, La chatte de Monsieur Clock, Orthopédia ou regarder la vidéo d’Alors sur le myspace officiel.

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Etre parents, ou faire semblant

Par 13 juillet 2013 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, je vous présente trois albums très très différents, qui ont tous les trois pour thème la parentalité.

comme deux confettis

« Quand je n’étais pas née, Maman ne s’appelait pas Maman. Et c’est pareil pour Papa… Lui non plus ne s’appelait pas Papa. » Voilà comment commence ce très très bel album. Il et Elle ne se connaissaient pas et avaient autant de chance de se rencontrer que deux confettis au milieu d’un carnaval. Puis, à la faveur d’un ascenseur en panne, Ils ont fini par faire connaissance. Longue discussion, pique-nique improvisé et passion commune pour la tarte au citron, le temps a fait son affaire. Quelques rires, un passage au tutoiement, et enfin, embrassades, caresses et désir d’enfant… Elle tombe enceinte, Ils discutent prénoms, et un jour l’enfant a envie de savoir à quoi ressemble ses parents. C’est la naissance et la rencontre du trio : elle s’appelle Maman, et il s’appelle Papa.

J’ai essayé de vous retranscrire là toute la poésie de ce magnifique texte de Didier Jean et Zad, mais je suis moins forte qu’eux pour décrire avec force et simplicité des sentiments si complexes que ceux liés à la rencontre amoureuse, puis à la naissance. Déjà, j’ai beaucoup aimé cette métaphore des confettis, petites pastilles de couleur qui se rencontrent par hasard, en fonction du vent. Puis toute cette tendresse qui met en avant de petits détails simples, qui ont finalement leur importance dans une histoire. Et les illustrations de Sandrine Kao servent magnifiquement ce texte : les regards, les rondeurs, les couleurs, tout respire l’amour et l’harmonie (je m’enflamme un peu et dit comme ça ça peut paraître mièvre mais ce n’est absolument pas le cas, et c’est là aussi la force de cet album). A la fin, on retrouve une présentation de la diversité des familles d’aujourd’hui (recomposée, monoparentale, homoparentale, adoptive, d’accueil, et même sans enfants), et une double-page à compléter par quelques photos et renseignements personnels. Un livre pour les enfants et les adultes, et pourquoi pas en cadeau de naissance pour la naissance d’un premier enfant !

raconte-moi quand j'étais néEnsuite, on retrouve Lapingouin, ce petit personnage mi-pingouin mi-lapin. Je vous avais déjà dit tout le bien que je pense de cette série d’albums pour enfants, et je vous présente aujourd’hui le dernier sorti. Dans Raconte-moi quand j’étais né, Lapingouin se pose plein de questions sur sa naissance.

Comment fait-on les bébés ? Comment grandissent-ils dans le ventre de la maman ? Qu’est-ce qu’ils entendent, qu’est-ce qu’ils perçoivent du monde extérieur ? Et surtout, comment ça se passe le jour de la naissance ? Le départ, l’émotion qui fait parfois faire n’importe quoi (Papa Pingouin a failli partir à la maternité sans Maman Lapin), les premiers moments après la naissance, les visites à la maternité,… Carole-Anne Boisseau et Galaxie Vujanic ont pensé à tout. Alors certes, c’est extrêmement romancé, et le monde onirique et fantaisiste de Lapingouin n’a pas grand-chose à voir avec le nôtre, mais il est très facile de transposer plein de choses et ce texte plein de tendresse contient par mal de réponses aux questions des enfants. Les illustrations de Masami Mizusawa sont toujours aussi douces et originales, et fourmillent de petits détails délicats. En voici une manière originale de parler de la naissance avec les enfants !

gaufrette et nougat jouent au papa et à la mamanEt puis en grandissant, ce sont les enfants qui jouent à imiter les parents. Gaufrette et Nougat jouent au papa et à la maman, et ce n’est pas triste ! Nougat décrète d’emblée que Gaufrette restera à s’occuper de la maison pendant qu’il ira travailler mais la petite souris ne l’entend pas de cette oreille et décide que c’est à son tour d’aller jouer à travailler. Pendant ce temps-là son ami le chat prépare une délicieuse crème à la gadoue à base de terre, d’eau et de cailloux. Quand il a fini, Gaufrette n’est pas rentré du travail. Alors, il s’occupe de leur bébé (une poupée) et veut même lui donner la tétée. Gaufrette se moque de lui, mais le jeune chat a plus d’un tour dans son sac !

Encore une fois, l’écriture de Didier Jean et Zad fait mouche. Avec des mots et surtout des situations qui parleront aux plus jeunes, ils traitent d’un sujet important et qui nous tient à cœur : la lutte contre les idées sexistes. Et le plus fort est sans doute le fait que le message passe discrètement. Tout semble naturel pour ces enfants et le sujet principal du livre semble être avant tout le plaisir qu’ont ces enfants à s’inventer des histoires avec des bouts de cartons, trois cailloux et une poupée, et pas le fait que la souris aille travailler et le chat reste à s’occuper de la maison. Il se trouve que la souris est obligée de rouspéter pour avoir le droit de jouer ce rôle ce jour-là, mais comme deux enfants se chamaillent dans ce type de jeu au moment de la distribution des rôles. Mais finalement, on s’interroge quand même : qu’est-ce que ça veut dire être papa ? Et être maman ? Est-ce vraiment différent ? Pour ne rien gâcher, Sophie Collin signe de très belles illustrations colorées, douces et pleines de tendresse ! Un album à la fois simple et fort, comme on les aime !

Quelques pas de plus…
Retrouvez d’autres chroniques de livres de Didier Jean et Zad (Les Artichauts), Sandrine Kao (Le banc, Les larmes de Lisette, et Des crêpes à l’eau), Sophie Collin (Le secret de Lili, La folle journée de Marie-Belle) et d’autres aventures de Lapingouin (Aujourd’hui y’a école ?, Même pas peur des monstres).

Comme deux confettis
Texte de Didier Jean et Zad. Illustrations de Sandrine Kao.
2 vives voix dans la collection Bisous de famille
15,50 €, 220 x 320 mm, 40 pages, imprimé en France (papier issu de forêts durablement gérées et encres végétales), 2013
Raconte-moi quand j’étais né…
Textes de Carole-Anne Boisseau et Galaxie Vujanic. Illustrations de Masami Mizusawa.
HC Editions dans la collection Lapingouin
12,50 €, 267 x 220 mm, 24 pages, imprimé en Espagne, 2013
Gaufrette et Nougat jouent au papa et à la maman
Textes de Didier Jean et Zad. Illustrations de Sophie Collin.
2 vives voix dans la collection Gaufrette et Nougat
9,50 €, 200 x 200 mm, 32 pages, imprimé en France (papier issu de forêts durablement gérées et encres végétales), 2013

Marianne

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