La mare aux mots
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Sentiment d’abandon

Des histoires (extra)ordinaires

Par 25 octobre 2016 Livres Jeunesse

Aujourd’hui on accompagne deux personnages rocambolesques au gré de leurs aventures : l’enfant aux cheveux d’or de Monsieur Tilali et la petite Mara, une drôle de commerçante dans La petite boutique des objets perdus

Monsieur Tilali
Texte de Sabine du Faÿ, illustré par Eglantine Ceulemans
L’Élan vert
12,70 €, 235×296 mm, 15 pages, imprimé en France, 2016.
La petite boutique des objets perdus
Texte d’Agnès de Lestrade, illustré par Sébastien Chebret
Alice Editions
12 €, 280×200 mm, 32 pages, imprimé en France, 2016.

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Du Japon sous la neige aux États-Unis des années 60

Par 10 avril 2012 Livres Jeunesse

Quatre albums très doux, aux styles intemporels venus du Japon et des États-Unis.

La ville est silencieuse, une petite fille marche dehors avec son chien quand d’un coup la neige se met à tomber.
Odeur de froid
très froid
Même les yeux fermés
Étendue blanche
Neige
La neige sur laquelle on peut dessiner grâce à ses pas, la neige avec laquelle on peut faire un bonhomme.
La neige et les sensations qu’elle procure.

Un superbe album à la couverture toilée, aux dessins très doux, très apaisants, au texte très poétique, dans l’esprit des haïku japonais. C’est un album que je connais depuis quelques années et pour lequel j’avais eu un vrai coup de foudre. Je pense que c’est l’un des livres les plus poétiques que je connaisse. Une pure merveille.

Fanny et Mélanie ont un petit restaurant. Aujourd’hui elles ont fait une soupe et tous les amis de la forêt sont là pour la manger. Tous ? non il manque l’ours Henry ! Il ne peut plus bouger, il est à bout de force. La bonne soupe de Fanny et Mélanie devrait le remettre sur pied !

Ici aussi c’est un bien bel album, très poétique. On y parle de générosité, de partage. Le livre est même accompagné de la recette de la fameuse soupe de Fanny et Mélanie, la soupe spéciale aux légumes de la forêt et les enfants seront heureux de la faire ou au moins de la déguster. Et que j’aime cette idée de cuisiner pour ses amis pour les faire aller mieux. Les illustrations sont très douces et esthétiquement c’est vraiment un très joli livre au charme intemporel, le genre de livre que nous lisaient nos grands-parents.

On quitte le Japon pour les États-Unis avec les deux premiers livres de la collection Cligne Cligne.

Deux ours sont avec leur maman quand tout à coup un putois vient à passer… et si on le suivait ? Sauf qu’à force de le suivre ils se sentent perdus… Mais où est Maman Ourse ?

Maman Ourse est là depuis le début, cachée dans chaque dessin, intégrée au décor, elle ne lâche pas ses oursons du regard. En fin d’ouvrage, on nous apprend qu’Ann Jonas vient du design graphique et ça se sent ! On pense aux publicités américaines, un peu anciennes. C’est très tendre, très doux ici aussi. L’album date de 1982 et n’était jamais sorti en France. On parle ici bien-sûr de la peur de l’éloignement des parents, du besoin qu’ont les enfants de les sentir présents à leurs côtés (et du besoin qu’ont les parents de toujours garder un œil sur leurs enfants). Des phrases courtes, des dessins très contrastés, le livre idéal pour lire aux plus petits.

Peter aimerait tellement savoir siffler comme le grand qu’il a vu un jour appeler son chien de cette façon, mais il a beau essayer, aucun son ne sort. Alors il s’amuse autrement, joue dans un carton, trace un long trait au sol avec une craie,… mais tout en continuant d’essayer de siffler.

Ici aussi on est dans un univers très graphique. On pense aux génériques des vieux films américains. Un garçon sachant siffler date de 1964 (et n’avait jamais été publié en France non plus). L’album est très esthétique avec ses couleurs chaudes, ses formes découpées qui créent de vrais contrastes, le jeu des matières (l’auteur a utilisé, par endroit, du papier peint, des journaux,…). L’histoire est très belle avec cet enfant noir (on nous apprend en fin d’ouvrage que l’auteur a été précurseur dans la représentation des minorités, dans la lutte contre la discrimination) qui s’amuse avec peu dans les rues, ne lâche jamais l’espoir de siffler, continue de persévérer pour être « un grand ». Un bien bel album au charme ancien.

Ces deux derniers livres sont donc sortis dans la collection Cligne Cligne, une collection de chez Didier Jeunesse dont le but est de ressortir des vieux trésors de la littérature jeunesse. À la fin de ces deux ouvrages on retrouve une notice biographique sur l’auteur et son courant artistique. C’est une bien belle démarche que l’ont doit à Loïc Boyer, graphiste et chineur passionné qui a créé le site Cligne Cligne que je vous invite à visiter ici : http://www.ccmag.fr

Neige
de Keiko Maeo
Autrement
14,50 €
La soupe magique
de Hiroyuki Aihara et Nami Adachi
Autrement
12,50 €
Où est maman ourse
d’Ann Jonas
Didier Jeunesse dans la collection Cligne Cligne
11,90€
Un garçon sachant siffler
d’Ezra Jack Keats
Didier Jeunesse
dans la collection Cligne Cligne
11,90€

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A part ça ?

Tout un dossier très intéressant sur Nos enfants et la culture sur le site de Télérama : http://www.telerama.fr/idees/nos-enfants-et-la-culture,78710.php

Gabriel

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Des cochons, une souris et des poussins

Par 13 janvier 2012 Livres Jeunesse

Aujourd’hui 4 livres pour les petits, deux chez Didier Jeunesse (rééditions des plus belles histoires de Didier Jeunesse en format souple) et deux aux Éditions des 400 coups.

Un jour dans une étable, trois petit pourceaux entendirent qu’ils étaient assez dodus pour être mangés. Ni une ni deux les voilà qui fuient et se réfugient dans la forêt, et comme il faut bien vivre quelque part le premier fait une maison de feuille, le second une de bois et le dernier une de pierre…

Cette histoire vous dit quelque chose ? c’est normal c’est bien l’histoire des trois petits cochons (ou des petits trois cochons d’après ma fille, c’est selon) mais dans une version populaire du Pas-de-Calais. L’histoire est très drôle et a quelques différences avec la plus connue (ici les deux premiers cochons seront mangés, le loup souffle, crache et pète sur les maisons, autant vous dire que ça amuse les enfants, et la fin… je vous laisse la découvrir). Si vous connaissez le travail de Joëlle Jolivet, vous savez que les illustrations sont à la hauteur de ce texte plein d’humour.

C’est l’histoire d’une petite souris qui décide de se chercher un mari. Grâce à une pièce de monnaie qu’elle a trouvé, elle s’achète un joli ruban. Et là c’est le défilé pour conquérir la petite souris devenue si jolie. Mais que ce soit le coq, le canard, le cochon ou le cheval, tous font trop de bruit pour elle, elle veut un mari à la voix douce. Et c’est finalement le chat que la souris choisi… mais est-ce un bon choix ?

Ce conte catalan (que je ne connaissais pas) joue sur la répétition (les animaux répètent tous la même chose à la souris et elle leur répond de la même façon) et les enfants adorent ça, ils complètent eux même les phrases. Ici aussi c’est très drôle et très poétique. Les illustrations, tout en collage, de Martine Bourre sont vraiment très belles.

Ces deux petits albums (16,5 x 16,5cm) font partie d’une jolie collection, À petits petons, de Didier Jeunesse en format souple et à petit prix. C’est toujours agréable de trouver ce genre de petits livres pour faire un petit cadeau.

Après deux petits livres souples, deux livres un peu plus gros à couverture matelassée.

Anatole est tout seul… sa maman est partie chercher des graines. Mais il est tout seul avec d’autres dans le même cas ! Tous s’interrogent… elles rentreront quand ces mamans ? Et si elles ne rentraient pas ?

Pas facile la vie en société… Personne ne veut jouer aux même jeux… et tout le monde aimerait que les autres fassent comme lui… Alors on se crie dessus, on se brouille, et on se couche fâché… mais quand on est de vrais amis ça ne dure jamais bien longtemps !

J’aime beaucoup Géraldine Collet (Jacotte, Le fil rouge, S’échapper d’une île, À table,…), elle arrive à mettre vraiment de la poésie et de l’humour dans de petits textes destinés aux jeunes enfants. Dans Tout seul ! et Tous ensemble ! c’est encore le cas. Le premier est une jolie métaphore sur la crèche ou l’école. Quand les parents nous laissent et qu’on se demande quand ils vont revenir. Le deuxième est sur la vie en société, apprendre à partager les jeux des autres, faire des concessions. Comme dans le très charmant S’échapper d’une île, les textes de Géraldine Collet sont très joliment illustrés par Coralie Saudo. Ses petits poussins sont absolument superbes et grâce à ses dessins elle ajoute encore plus de poésie et d’humour au texte. Ce sont vraiment deux très beaux albums, qu’on a envie de lire et relire à ses enfants.

Les trois petits pourceaux de Coline Promeyrat, illustré par Joëlle Jolivet
La souris qui cherchait un mari de Francine Vidal, illustré par Martine Bourre
Tout deux chez Didier Jeunesse, collection À petits petons. 5,50€ chacun

Tout seul ! et Tous ensemble ! de Géraldine Collet, illustrés par Coralie Saudo
Les 400 coups, 8€ chacun

Public :  A leur lire / Lecteurs débutants

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A part ça ?

J’ai vu l’autre jour un très bon documentaire d’Yves Eudes : Ma vie à poil sur le net. J’ai trouvé ça tout simplement passionnant. On y parle des réseaux sociaux, bien sûr, mais aussi d’applications de smatphone par exemple. C’est assez terrifiant. Le documentaire commence par Obama qui répond à un gamin lui demandant un conseil pour être président, il lui répond de se méfier de ce qu’il met sur internet, car tout peut ressortir un jour. Je trouve ça important que les enfants en aient conscience. C’est affolant de voir comment sur internet rien ne disparait, comment la vie de certaines personnes est détruite à cause d’une publication sur le net. Bref un documentaire à voir pour prendre conscience de tout ça. Visiblement il est disponible en streaming très facilement… mais comme je ne sais pas si c’est très légal je vous laisse chercher !

Gabriel

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