La mare aux mots
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Seuil’issime (collection)

L’histoire vous dit peut-être quelque chose…

Par 4 mai 2015 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, je vous propose une sélection d’ouvrages dont les histoires sont généralement connues… mais qui s’éloignent parfois de l’originale.

une bible 3dAu début, il n’y avait rien. Rien. Rien du tout. Puis Dieu a inventé la lumière et bien d’autres choses, dont l’Homme. Le premier s’appelait Adam. D’une de ses côtes, Dieu fit la première Femme, elle ne portait pas de nom. Ils vivaient heureux dans l’Eden jusqu’au jour où la femme fit ce qui était pourtant interdit : croquer dans une pomme de l’arbre de la connaissance. Ensuite, il y eut Caïn et Abel, Noé, Abraham et plus tard, bien plus tard, Jésus.
Que l’on soit croyant ou non, Une bible de Philippe Lechermeier et Rebecca Dautremer est un sublime ouvrage. Près de 400 pages magnifiquement (et le mot est faible) illustrées. Certaines histoires sont connues soit parce qu’on a une culture chrétienne, soit parce qu’on a regardé les grosses productions cinématographiques avec Charlton Eston. On parle du déluge et de Noé, de l’exode et de Moïse qui ouvrit les eaux, de Jonas et du poisson géant, la crucifixion de Jésus… Les Une biblehistoires sont de beaux contes, surtout racontés par Philippe Lechermeier qui alterne les genres littéraires (prose, poésie, théâtre…). C’est souvent très noir et ça ne s’adresse pas aux plus jeunes. C’est, dans tous les cas, un ouvrage extraordinaire, un livre comme on en voit peu, entre le livre d’art et l’album jeunesse, un livre qu’on ne se lasse pas de feuilleter, de regarder, d’admirer. Le genre de livre qu’on ne range pas dans une bibliothèque, qu’on laisse plutôt à portée de main, qu’on soit croyant ou non.
Un des textes les plus anciens, revu pour être relu « comme un roman », sublimé par les illustrations extraordinaires d’une de nos plus grandes illustratrices.
Plus d’informations (extraits, vidéos…) sur le site de Rebecca Dautremer.
Le même vu par Le cabas de Za et Livres et merveilles.

La moufle Palluy RibeyronAlors qu’il marchait dans la neige, Igor a perdu sa moufle. Pour Souris Jolie, c’est une aubaine ! Elle a trouvé où se protéger du froid. Mais alors qu’elle est bien installée, elle entend un petit bruit, c’est Grenouille Fripouille qui aimerait bien la rejoindre… Sourie Jolie ne peut pas laisser son amie dehors, elle l’invite. Tant qu’ils ne sont que deux…
Christine Palluy réécrit ce grand classique en lui donnant une nouvelle fin. Le texte est poétique et les mots bien choisis, c’est un régal de le lire à voix haute. Les illustrations sont signées par le génial Samuel Ribeyron, un pur bonheur !
Un conte classique revisité avec poésie tant dans le texte que dans les illustrations. Une des (la ?) plus belles versions du conte.
Le même vu par Des livres etc et Enfantipages.

Le Petit Chaperon rouge reste un des plus grands classiques et surtout un des contes les plus revisités. Trois nouvelles versions viennent de sortir.

Le Petit Chaperon rouge n'a pas tout vuElle a neuf ans et vit avec sa mère. Elle adore le rouge alors sa mère lui a fait un manteau rouge à capuche. Elle l’adore et le porte tout le temps, si bien qu’on l’a appelée Le Petit Chaperon rouge. Aujourd’hui, elle va voir sa grand-mère quand, tout à coup, elle heurte une chose poilue et malodorante…
Beaucoup d’humour dans Le Petit Chaperon rouge n’a pas tout vu, mais un humour subtil, poétique. On rencontre les personnages (Le Petit Chaperon rouge, le loup, les animaux de la forêt et la grand-mère) un par un et ils s’expriment tous à la première personne. Le loup est gourmand mais n’a aucune intention de manger qui que ce soit ! Les illustrations sont délicates. La fin risque de vraiment vous surprendre !
Une version poétique et drôle du Petit Chaperon rouge.

Le petit chaperon rouge les contes défaitsParce que sa mère était folle de rouge, elle ne l’habillait qu’en cette couleur. Elle lui avait même fait faire un petit chaperon rouge, forcément c’était devenu son surnom. Un jour qu’elle allait voir sa mère-grand malade pour lui porter un petit pot de beurre et une galette elle rencontra un loup un peu menteur…
Pas le même genre d’humour que dans le précédent, ici, on se marre bien. Le Petit Chaperon rouge consulte un psy à cause de sa mère qui ne l’habille que d’une couleur ou demande à un facteur combien ça coûterait de poster le petit pot de beurre et la galette plutôt que de se déplacer. Les répliques de la petite fille et du loup sont tordantes et la fin (un peu cruelle) a scié ma fille !
Une version loufoque du Petit Chaperon, un humour très BD.

Un petit chaperon à croquerIl était une fois une petite fille qu’on surnommait Le Petit Chaperon rouge à cause de son habit. Elle avait un sacré caractère et à force de lire l’histoire du Petit Chaperon rouge elle savait qu’il fallait se méfier du loup… pourtant un jour elle fit exprès de parler fort pour l’attirer, et forcément il arriva…
Une autre version pleine d’humour du célèbre conte. L’auteur se sert du fait que tout le monde connaisse l’histoire (y compris les héros) pour tout chambouler. Là encore, c’est assez proche de l’univers BD tant dans l’ambiance que dans les illustrations (et la plupart du texte est sous forme de dialogue dans des bulles).
Une version déjantée et vraiment drôle du Petit Chaperon rouge.

On quitte le Petit Chaperon rouge (mais vous trouverez tous les Petit Chaperon rouge qu’on a croisé sur le blog ici)… même si l’on va le recroiser dans les deux albums suivants.

La petite fille de pain d'épiceSongeant à sa propre fille, une vieille dame avait cuisiné une petite fille de pain d’épice. Mais à peine l’avait-elle mise sur le rebord de la fenêtre pour refroidir que celle-ci s’était enfuie pour ne pas être mangée… Sauf qu’elle tomba nez à nez avec Le Petit Chaperon rouge qui justement n’avait plus de galette à cause d’une grand-mère trop gourmande. Notre petite fille de pain d’épice fila et rencontra… le Petit Poucet !
Vous l’aurez compris, ici Céline Lamour-Crochet adapte le Petit bonhomme de pain d’épice et lui fait rencontrer des personnages de contes. Les enfants adorent retrouver dans des histoires inédites des personnages qu’ils connaissent déjà. Ici, ils sont ravis de voir à chaque page le héros d’un de leurs contes préférés. Florian Le Priol accompagne le texte avec des couleurs chaudes et des illustrations pleines de vie.
Un conte revisité qui va ravir ceux qui aiment recroiser les personnages de leurs histoires préférées.

Il n'y a pas d'autruches dans les contes de féesJe ne sais pas si vous avez remarqué (c’est pourtant évident), mais dans les contes dont nous venons de parler (et dans ceux dont nous allons parler ensuite), il n’y a pas d’autruche ! Je sens que vous êtes en train de réfléchir, « même dans… » et non dans aucun ! Vous allez peut-être trouver ça étrange, vous allez penser à un oubli ou un complot anti-autruche. Rien de tout ça, il y a une bonne raison à cette absence.
Dans cet album hilarant, Gilles Bachelet met en situation l’autruche dans les contes classiques et très vite on comprend pourquoi cet animal est absent de ces histoires. Imaginez l’autruche avec un chaperon rouge, dans un lit pendant cent ans ou face à sept nains… Gilles Bachelet s’amuse à ridiculiser l’animal… et l’on s’amuse avec lui.
Dix-huit grandes planches pleines pages pour un album drôle et décalé.

Rapidement, quelques autres livres de contes récemment sortis.

pas de violon pour les sorcièresTrois sorcières sont entrées sans frapper dans la maison de la famille ours. Elles ont décroché les violons du mur et en ont joué mais les ont cassés. Papa ours s’est demandé qui avait joué de sa contrebasse, maman ours s’est demandé qui avait joué de son violoncelle et Petit Ours s’est demandé qui avait joué de son violon.
Une version pleine de rythme des trois petits cochons illustrée par Joëlle Jolivet.

le vilain petit canardUne cane qui couvait eut la surprise de voir sortir de l’un de ses œufs un caneton très laid. Très vite, elle décida de s’en débarrasser, comment pouvait-elle élever un enfant aussi différent ? Notre vilain petit canard erra donc avant de rencontrer quelqu’un qui l’accepta. Un classique d’Andersen, revisité ici par Pascal Vilcollet dans un album petit format.

Les musiciens de BrêmeQuatre animaux (un âne, un chien, un chat et un coq) dont plus personne ne voulait se rencontrèrent un jour. Ensemble, ils décidèrent de partir à Brème pour être musiciens. Mais leur route croisa celle de dangereux bandits. Ensemble, on est plus forts. Un classique des frères Grimm qui ressort en format souple chez le Père Castor illustrée par Amélie Dufour.

la Belle au bois dormant MajewskiParce qu’une méchante fée lui avait jeté un sort, une princesse était condamnée à dormir cent ans. Dans cette belle version illustrée par Marc Majewski, l’histoire ne s’arrête pas au mariage avec le prince, la suite de l’histoire (que je n’avais lue que dans le magnifique ouvrage de Jean-Jacques Fdida) est aussi présente.

Le Chat bottéLe fils d’un meunier ne reçut qu’un chat comme héritage. Il trouvait cet animal totalement inutile. La suite de l’histoire lui prouva le contraire. Autre grand classique sorti dans la même collection que le précédent (Contes & Classiques chez Magnard Jeunesse), Le Chat botté est, quant à lui, joliment illustré par Sandrine Desmazières.

les contes de fées illustrés usborneLa belle au bois dormant, Le Rossignol et l’empereur, La Belle et la Bête, Le Peintre et les dragons, La Fille du roi et la grenouille et cinq autres contes classiques sont regroupés dans Les contes de fées illustrés sorti chez Usborne. On aime les recueils de contes (surtout avec une belle couverture à l’ancienne comme ici), malheureusement les illustrations intérieures sont d’une autre époque… et pas de la meilleure !
Le même vu par Maman Baobab.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqués des ouvrages de Philippe Lechermeier (Ce qu’il y avait sur l’image…), de Rébecca Dautremer (Babayaga, Le loup de la 135e, La chèvre aux loups et Les deux mamans de Petirou), de Christine Palluy (Les Tip-Top et les plans secrets, Qui a enlevé Odilon ?, Histoires d’aventurières, Princesses d’Afrique, Princesses de la cour de Versailles aux palais de Vienne et Princesses de tous les pays), de Samuel Ribeyron (Yllavu, Ce n’est pas très compliqué, Les plus belles chansons anglaises et américaines, 38 perroquets, Le grand papa et sa toute petite fille, Super Beige, Super Beige, le retour, Beau voyage, Yllavu, Pi, Po, Pierrot et Salade de fruit. Et aussi les films Et 10,11,12 Pougne le Hérisson, L’hiver de Léon, Le printemps de Mélie et L’été de Boniface), de Charles Perrault (Peau d’âne, Le chat botté, Cendrillon, Le chat beauté, Le petit chaperon rougeLe chat botté et Le petit Poucet dans la collection Les contes en chanson chez Larousse, Peau d’âne illustré par Charlotte Gastaut, Le petit chaperon rouge dans une version « herbier » et une version sans texte et Cendrillon en petit théâtre d’ombre), de Zelda Zonc (C’est pas toi qui commandes !, On est de vrais espions !, Kikekoa et Ornicar, On est de vrais espions !), de Rémi Chaurand (Quel beau troubadour !), de Céline Lamour-Crochet (La veilleuse pour Juliette, Laurélie la chauve souris et Ydriane), de Florian Le Priol (Patatra la p’tite sorcière et les crapauds), de Gilles Bachelet (Le chevalier de Ventre-à-terre), de Joëlle Jollivet (Le ventre de l’arbre et autres contes d’Afrique de l’Ouest, Légendes de Bretagne, Le schmat doudou, Au loup, Zoologique et 10 p’tits pingouins autour du monde), de Kochka (Les cygnes sauvages, À l’heure du loup, Le rossignol et l’empereur de Chine, Peau d’Âne et Dans ma ville il y a…), des Frères Grimm (Contes de Grimm, Grimm contes choisis, Tom Pouce, Les musiciens de Brême, Le vieux Cric Crac, Le voleur de lune, Les musiciens de Brême, L’homme à la peau d’ours, Tom Pouce, Le petit chaperon rouge, Blanche Neige, Hansel et Gretel et Hans la chance), d’Amélie Dufour (Tom Pouce et Où est cachée la maîtresse ?) et de Sandra Desmazières (Le garçon qui voulait se déguiser en reine). Retrouvez aussi notre interview de Christine Palluy, de Samuel Ribeyron et de Florian Le Priol

Une bible
Textes de Philippe Lechermeier, illustrés par Rebecca Dautremer
Gautier Languereau
45 €, 250×275 mm, 381 pages, imprimé en Italie, 2014.
La moufle
Texte de Christine Palluy, illustré par Samuel Ribeyron
Milan dans la collection Mes albums Milan
9,90€, 205×255 mm, 40 pages, imprimé en Espagne, 2015.
Le Petit Chaperon rouge n’a pas tout vu
de Mar Ferrero (traduit par Cécile Hermellin)
Gallimard Jeunesse Giboulées
10,50 €, 180×238 mm, 40 pages, imprimé en Espagne, 2015.
Le Petit Chaperon rouge
Texte de Fabrice Colin d’après Charles Perrault, illustré par Zelda Zonk
Playbac dans la collection Les contes de fées défaits
11,90 €, 207×245 mm, 32 pages, imprimé en Slovénie chez un imprimeur éco-responsable, 2015.
Un petit chaperon à croquer
Texte de Rémi Chaurand, illustré par François Maumont
Milan dans la collection Mes albums Milan
9,90€, 200×245 mm, 24 pages, imprimé en Espagne, 2015.
La petite fille en pain d’épice
Texte de Céline Lamour-Crochet, illustration de Florian Le Priol
La Palissade
13,90 €, 290×195 mm, 36 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2015.
Il n’y a pas d’autruches dans les contes de fées
de Gilles Bachelet
Seuil Jeunesse
15,20 €, 300×305 mm, 22 pages, imprimé en Belgique, 2008.
Pas de violon pour les sorcières
Texte de Catherine Fogel, illustré par Joëlle Jolivet
Seuil Jeunesse dans la collection Seuil’issime
5,90 €, 150×190 mm, 32 pages, imprimé en France, 2015 (première édition 1995).
Le Vilain Petit Canard
Texte de Sophie Koechlin d’après Andersen, illustré par Pascal Vilcollet
Deux coqs d’or dans la collection Mes contes préférés
4,90 €, 153×156 mm, 32 pages, imprimé en Roumanie chez un imprimeur éco-responsable, 2015.
Les musiciens de Brême
Texte de Kochka d’après les Frères Grimm, illustré par Amélie Dufour
Père Castor dans la collection Les classiques du Père Castor
4,75 €, 210×180 mm, 24 pages, imprimé en France, 2015.
La Belle au bois dormant
Texte de Charles Perrault, illustré par Marc Majewski
Magnard Jeunesse dans la collection Contes & Classiques
13,90 €, 280×238 mm, 32 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2014.
Le Chat botté
Texte de Charles Perrault, illustré par Sandra Desmazières
Magnard Jeunesse dans la collection Contes & Classiques
13,90 €, 280×230 mm, 48 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2014.
Les contes de fées illustrés
Collectif
Usborne
16,95 €, 181×229 mm, 352 pages, imprimé en Chine, 2015


À part ça ?

conteurs.netVous aimez les conteur-euse-s, vous voulez recevoir un-e conteur-euse dans votre structure ou vous êtes vous-même conteur-euse ? Conteurs.fr c’est le portail du conte et des arts de la parole. On peut y trouver les festivals ou les spectacles qui vont se dérouler près de chez nous, contacter des conteur-euse-s, regarder des vidéos, voir les dernières parutions de CD/DVD et bien d’autres choses encore. Le site est un peu confus, pas toujours facile de s’y retrouver mais avec un peu de patience et de recherche vous devriez trouver ce que vous cherchez ! Une newsletter hebdo vous assurera de ne rien louper. Vous pouvez vous y abonner ici.

Gabriel

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Petits livres, grandes histoires

Par 5 février 2015 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, je vous propose des petits albums (donc à petit prix) avec des textes assez longs, donc des albums qui s’adressent plutôt, d’après moi, aux « grands » de 7-12 ans.

ce qu'il y avait sur limageJabbar était un vendeur itinérant. Il achetait ses marchandises quand la caravane arrivait puis partait dans les villages isolés revendre ce qu’il avait acheté. Cette fois-là, c’étaient des images que Jabbar avait acquises et parmi elles l’image d’une mystérieuse femme…
Ce qu’il y avait sur l’image… de Philippe Lechermeier est un magnifique conte oriental. Une histoire d’amour, un récit d’aventures. Le très beau texte est accompagné par les superbes illustrations de Charlotte Gastaut avec des planches pleine page (même si le petit format de l’album ne leur rend pas justice).
Un magnifique conte oriental magnifiquement illustré, un album pour s’évader.
Des extraits sur le blog Intemporel.

Les amants papillonsSon père l’avait décidé, Naoko quitterait le foyer et partirait étudier les bonnes manières. La jeune fille refuse d’obéir et décide de se déguiser en garçon pour apprendre la littérature. Sauf que Naoko rencontre le beau Kamo…
J’avais déjà lu cette histoire (dans une version assez différente), ici c’est Benjamin Lacombe qui raconte et illustre ce conte classique chinois, Les Amants Papillons, une belle histoire d’amour (qui ne plaira pas aux fervents défenseurs de La Manif pour tous…). Là aussi, très belles illustrations pleine page.
Un conte tragique, mais beau. Une belle histoire d’amour venue de Chine.
Le même vu par Les lectures de Liyah et par Œil d’ailleurs.

Monsieur PanMonsieur Pan était persuadé qu’il allait mourir. Chaque geste, pensait-il, pouvait lui être fatal. Aussi, quand il apprit que sa sœur était mourante, il se dit que lui aussi et n’alla pas à son chevet. Sa sœur mourut quelques jours plus tard, Monsieur Pan non, c’est donc lui qui eut en charge les enfants de sa sœur.
Monsieur Pan est signé Kressman Taylor (l’auteur d’Inconnu à cette adresse) et nous parle de la peur de vieillir et de mourir et des choses qui arrivent dans notre vie et la bouleverse. Ce très beau conte est illustré avec beaucoup de talent (comme d’habitude) par Princesse Camcam.
Une belle histoire sur la peur de mourir et sur les tours que nous joue la vie.
Le même vu par Chez Clarabel, Sous le feuillage et Enfantipages.

Jesus BeltzJésus Betz était né sans jambes et sans bras, sa mère ne savait que faire d’un tel enfant. Pourtant son destin allait être exceptionnel.
C’est un album assez étrange que nous proposent Fred Bernard et François Roca (qui aiment ces ambiances bizarres). Jésus Betz n’aura pas toujours une vie heureuse, loin de là, il va même vivre des choses assez tragiques… heureusement, tout ça se terminera bien. J’avoue avoir surtout été séduit par les illustrations de François Roca dont le travail est toujours extraordinaire.
Une sorte de Freaks (le chef d’œuvre de Todd Browning), et son univers étrange, version album pour enfants.
Le même vu par Chez Clarabel et Les lectures de Liyah.

charles prisonnier du cyclopeUne petite info pour finir, Charles le prisonnier du cyclope, le très bel album d’Alex Cousseau et Philippe-Henri Turin, vient aussi de ressortir en petit format. On vous avait déjà parlé de cette belle série (ici ou encore ) et si vous ne l’aviez pas encore, maintenant vous n’avez plus  aucune excuse !

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqués plusieurs livres de Charlotte Gastaut (Le petit sapin, Les cygnes sauvages, Boucle d’Or & les 3 ours, Peau d’âne, PoucetteMon amie est princesse et Mais que fait la police ? ), de Princesse Camcam (Suivez le guide, promenade au jardin, Une rencontre, Le jardin de Clara, Je danse à l’Opéra, L’album de famille, Marie de Paris, Marie voyage en France, Drôles de marchés ! et La fille aux cheveux d’encre), de Fred Bernard (Rose et l’automate de l’opéra, L’histoire de vraie de Kiki la tortue géante et L’histoire vraie de Ralfone l’orang-outan), de François Roca (Le papa de Simon, Rose et l’automate de l’opéra et Les mille et une nuits), d’Alex Cousseau (Charles apprenti dragon, Les mammouths, les ogres, les extraterrestres et ma petite soeur, Les Frères Moustaches et Charles à l’école des dragons) et de Philippe-Henri Turin (Charles apprenti dragon et Charles à l’école des dragons). Retrouvez aussi notre interview de Princesse Camcam.

Ce qu’il y avait sur l’image…
Texte de Philippe Lechermeier, illustré par Charlotte Gastaut
Actes Sud Junior dans la collection Encore une fois…
4,95 €, 150×192 mm, 40 pages, imprimé au Portugal, 2014 (première édition 2005).
Les amants papillons
de Benjamin Lacombe
Seuil Jeunesse dans la collection Seuil’issime
5,90 €, 150×190 mm, 40 pages, imprimé en France, 2015 (première édition 2007).
Monsieur Pan
Texte de Kressmann Taylor, illustré par Princesse Camcam
Autrement dans la collection Fil Rouge
5,20 €, 160×190 mm, 36 pages, imprimé en Chine, 2014 (première édition 2008).
Jésus Betz
Texte de Fred Bernard, illustré par François Roca
Seuil Jeunesse dans la collection Seuil’issime
5,90 €, 150×190 mm, 40 pages, imprimé en France, 2015 (première édition 2002).
Charles prisonnier du cyclope
Texte d’Alex Cousseau, illustré par Philippe-Henri Turin
Seuil Jeunesse dans la collection Seuil’issime
5,90 €, 150×190 mm, 32 pages, imprimé en France, 2015 (première édition 2012).

À part ça ?

«Ce n’est pas facile d’entrer dans une librairie en demandant un livre sur le terrorisme.», une interview de Carl Norac et Vanessa Hié sur le blog des librairies sorcières.

Gabriel

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Autour du Petit Chaperon Rouge

Par 31 mars 2014 Livres Jeunesse

Les variations autour du Petit Chaperon Rouge sont nombreuses (on en a même parlé sur le forum), en voici trois autres avec à chaque fois des fins surprenantes.

Un petit chaperon rougeUne petite fille avec un chaperon rouge se promène quand tout à coup elle croise un loup. Celui-ci l’attrape et l’interroge. L’enfant dit aller chez sa grand-mère, le loup a d’autres projets pour elle… mais c’est mal connaître cette petite fille !

On commence par un gros coup de cœur ! Un petit chaperon rouge est sorti il y a quelques années et ressort aujourd’hui en format souple (mais légèrement plus grand que l’original) dans la collection à petit prix Encore une fois… chez Actes Sud Junior. Je connaissais Marjolaine Leray grâce à Avril le poisson rouge, un album que j’avais également adoré. Son trait est assez particulier, ses gribouillages donnent des dessins extraordinaires et surtout elle a un humour bien piquant comme j’aime. Ici, le petit chaperon ne se laisse pas faire, la chute est absolument géniale. Pourquoi se laisserait-il embêter par un loup ? Non mais des fois ! Un album extrêmement drôle et terriblement graphique.
Des extraits en ligne et le même vu par Chez Clarabel, Un petit bout de Bib(liothèque) et Les lectures de Kik.

Le loup de la 135 eUn garçon se souvient. C’était un jour où sa mère lui avait demandé de porter au vieux Johnson, son grand-père, un panier de provisions. Tout vêtu de rouge, l’enfant des quartiers pauvres devait traverser la ville, son panier sous le bras. Quand il rencontra Chili Vince, le loup du quartier, celui-ci lui proposa une course jusqu’à chez le vieux Johnson. Confiant, l’enfant lui donna l’adresse. Chili Vince passerait sous terre, là où est le métro, et notre héros par les rues. La fin ne sera pas forcément celle que l’on croit.

Le loup de la 135e aussi est un album sorti il y a quelques années qui ressort en album à petit prix. C’est un bel hommage au Petit Chaperon Rouge. Transposé ici à New York dans un quartier pas trop rupin, le conte prend une autre tournure. Le texte, magnifique, est signé Rebecca Dautremer, surtout connue pour ses illustrations. Elle nous prouve ici à quel point elle sait manier avec grâce et poésie la langue française. Même si ce n’est pas elle qui illustre l’ouvrage (mais Arthur Leboeuf) on retrouve quand même l’univers de l’illustratrice dans ces superbes planches. Un bien bel album pour une version moderne d’un conte classique.
Le même vu par Papier de Soie (avec des illustrations intérieures).

Le petit chaperon qui n'était pas rougeAnouchka vivait dans le nord de la Russie. Elle était tout le temps vêtue de gants bleus, d’un manteau bleu et d’une chapka bleue, si bien qu’on l’appelait Le Petit Chaperon Bleu. Parce que sa grand-mère est malade, elle devait lui porter un pot de miel. Sa mère lui avait recommandé de faire attention aux animaux dangereux qui traînent dans la forêt, mais Anouchka n’écoutait pas toujours les bons conseils… Rassurez-vous tout ça se terminera bien… ou pas !

C’est également une version très originale du Petit Chaperon Rouge qu’a écrite Sandrine Beau. Transposée en Russie, la petite fille croisera un ours… mais aussi un tigre de Sibérie et un lapin. Sandrine Beau ne s’est pas contentée de faire une version russe du conte, elle apporte beaucoup d’éléments dans l’histoire. Mais c’est surtout la fin qui nous surprend. Tout d’abord, on ouvre grands les yeux en lisant le dénouement… avant de se rendre compte qu’on nous en propose une autre… puis une autre… Enfin, on nous propose même d’écrire la nôtre, appelant ainsi les enfants à être créatifs, à faire marcher leur imagination. Marie Desbons a mis en image cette histoire avec beaucoup d’humour et des couleurs qui pétillent. Un bel album original qui réinvente le Petit Chaperon Rouge… et nous invite aussi à le réinventer à notre sauce.
Le même vu par Livresse des mots (avec des illustrations intérieures).

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué des ouvrages de Marjolaine Leray (Avril le poisson rouge), Rebecca Dautremer (La chèvre aux loups et Les deux mamans de Petirou), Sandrine Beau (Manolo, un boudeur de petit fantôme, Manolo, un cochon de petit fantômeFées d’hiver, Je suis une lionne, L’Ogre qui n’avait peur de rien, La girafe en maillot de bainRouge Bitume, Ma maman est comme ça, Mon papa est comme ci, On n’a rien vu venir, Roulette Russe Tome 1 Noël en Juillet, Des crêpes à l’eau, L’hippopotin, L’été où mon grand-père est devenu jaunophile, L’étrangleur du 15 Août, et Quand on sera grands) et Marie Desbons (Ivan et le Loup grisLe messager du clair de lune et Céleste, une étoile dans la nuit). Retrouvez aussi notre interview de Sandrine Beau et notre En vacances avec Rebecca Dautremer.

Un petit chaperon rouge
de Marjolaine Leray
Actes Sud Junior dans la collection Encore une fois
4,95 €, 152×190 mm, 40 pages, imprimé au Portugal, 2014 (première édition 2009).
Le loup de la 135e
Texte de Rebecca Dautremer, illustré par Arthur Leboeuf
Seuil dans la collection Seuil’issime
5,90 €, 149×190 mm, 37 pages, imprimé en France, 2014 (première édition 2008).
Le petit chaperon qui n’était pas rouge
Texte de Sandrine Beau, illustré par Marie Desbons
Milan dans la collection Mes albums Milan
9,90 €, 205×250 mm, 30 pages, imprimé en Espagne, 2014.

À part ça ?

Comme tous les mois, nous vous donnons aujourd’hui nos coups de cœur du mois dernier. En mars, c’était donc, pour Marianne : C’est toi le printemps ? de Ko Okadaet Chiaki Okada (Seuil Jeunesse),Coucou ! de Fiona Roberton (Circonflexe) et Mamie a besoin de bisous d’Ana Bergua et Carme Sala (Océan Jeunesse). Et pour moi : Le trou d’Øyvind Torseter (La joie de Lire), Mais… comment naissent les parents ? de Jean Regnaud et Aude Picault (Magnard Jeunesse) et Qui quoi qui d’Olivier Tallec (Actes Sud Junior).
Côté romans, comme chaque nouveau trimestre, nous avons choisi les romans qui nous ont le plus plu dans les trois mois qui viennent de s’écouler. Pour le premier trimestre de 2014 il s’agit, pour Marianne, L’aventure selon Mo de Sheila Turnage (Seuil Jeunesse), L’affaire Olympia, les secrets mathématiques de T. Folifou de Mickaël Launay et Benjamin Bachelier (Editions Le Pommier) et Histoires de la maison qui voulait déménager d’Hervé Walbecq (L’école des loisirs). Et pour moi : Chevaliers et princesses avec gigot de Christian Oster, Pascal Lemaître, Audrey Poussier et Delphine Perret (L’école des loisirs), Les ailes de la sylphide de Pascale Maret (Thierry Magnier) et Un jour j’irai chercher mon prince en skate de Jo Witek (Actes Sud Junior.
Retrouvez nos coups de cœur des mois précédents sur le blog, sur Facebook (ici pour les albums et pour les romans) et sur Pinterest (ici pour les albums et pour les romans).

Gabriel

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Vive la différence !

Par 10 mars 2014 Livres Jeunesse

Thème que l’on retrouve souvent dans la littérature jeunesse (et forcément sur le blog) aujourd’hui nous allons parler de la différence et du rejet qu’elle provoque souvent. Je vais vous présenter des personnages qui ne sont pas comme leurs congénères, mais c’est si bon de ne pas être tous faits dans le même moule, non ?

Le crocodile qui avait peur de l'eauCe crocodile-là avait peur de l’eau… Pendant que ses frères et sœurs s’amusaient à patauger, lui les regardait bien au sec. Par contre, il aimait grimper aux arbres, contrairement aux siens. Comme il avait quand même envie de faire comme les autres notre crocodile s’acheta une bouée… mais rien à faire, avec une bouée il ne pouvait pas faire comme eux et donc il restait différent…

Je ne vous raconte pas la chute de Le crocodile qui avait peur de l’eau, mais cette différence a forcément une raison. Ce magnifique album nous fait forcément penser au vilain petit canard (bon du coup je vous dis la chute sans vous la dire). Beaucoup d’humour, de tendresse, de très belles illustrations pour nous rappeler que nos différences sont des forces, que si l’on ne fait pas certaines choses aussi bien que d’autres, on en fait peut-être d’autres mieux ! Un gros coup de cœur !
Le même vu par Enfantipages.

Limbo le lionParce qu’il avait la crinière raide, Limbo était la risée des visiteurs du zoo. On se gaussait de sa coiffure qui ressemblait à une serpillière mouillée. À côté, les autres lions paradaient, fiers de leur crinière. Quand les animaux s’aplatissaient devant eux, ils rigolaient devant Limbo. Il fallait agir ! Et si Limbo devenait le modèle ?

Parce qu’il est différent, Limbo va devenir le chouchou d’un soigneur qui va s’occuper de lui et lui offrir les coiffures les plus extravagantes. Celui qui était moqué deviendra celui qui est jalousé. On parle de la différence qui est une force, de la roue qui tourne (les moqués d’hier seront peut-être les héros de demain) dans ce très bel album traduit du coréen. Sur la couverture on peut même caresser la chevelure de Limbo. Encore un magnifique album sorti chez Picquier jeunesse.

A la recherche de MahoQuand Bernard vivait sur sa planète rose (où TOUT était rose), il était le seul bleu. Il se sentait si différent… Jusqu’au jour où il a rencontré Zoé, qui est verte. C’était la première fois que Bernard voyait du vert ! Aujourd’hui, il va quitter pour la première fois sa planète rose, car Zoé veut retrouver une amie Maho qui vit sur la planète rouge. En chemin, Bernard va découvrir des tas de couleurs…

Le cousin de BasileBasile habite sur une planète bleue. Il a entendu parler de son cousin Bernard, qui est parti sur la planète rose, car sa santé ne lui permettait pas de rester sur la planète bleue, mais il ne s’en souvient pas vraiment. Mais alors qu’il est chez sa grand-mère, il voit à la télévision un drôle de vaisseau qui a atterri aujourd’hui sur leur planète avec à son bord une petite fille verte, une petite fille rouge… et un petit garçon bleu.

Je vous avais déjà parlé de Bernard Bleu (ici) qui était le deuxième tome de cette série, Un monde en couleur, voici donc le troisième et le quatrième. Série qu’on pourrait résumer par « personne dans la vie ne choisit sa couleur, l’important c’est d’écouter son cœur » ! J’aime décidément beaucoup l’univers graphique de Matthieu Roussel, ces personnages qui semblent être en bois crayonnés… je ne sais pas comment vous expliquer mais le mieux est de vous rendre compte vous-même (sur Papier de soie par exemple) ! Un monde en couleur est une très bonne série sur la différence et le fait de vivre en harmonie, peu importe d’où l’on vient, peu importe sa couleur.

La Vache sans tacheAmédée avait des vaches de toutes sortes, aucune ne se ressemblait, mais elles avaient toutes un point commun : elles avaient des taches ! Toutes ? Non pas vraiment, il y en avait une qui n’avait pas la moindre tache. Les autres trouvaient ça bizarre et la rejetaient. Alors notre vache partit à la recherche de taches…

Bien sûr, notre vache ne trouvera pas de tache et elle sera acceptée (et s’acceptera elle-même) telle qu’elle est (car elle a une qualité qui n’avait pas été prise en compte). La vache sans tache est une histoire classique sur la différence, mais pleine d’humour avec des dessins très colorés signés Manola Caprini.

Charles à l'école des dragonsQuand il est né Charles était tout maigrichon mais il avait de grands pieds et des ailes majestueuses. En grandissant ses pieds et ses ailes grandirent aussi… mais son imagination également. Car même s’il était toujours aussi maigrichon, Charles se démarquait par les poèmes qu’il écrivait. À l’école des dragons, pendant que ses congénères brûlaient des cahiers lui les remplissait de ses écrits. Alors forcément ces gros costauds se moquaient de celui qu’ils surnommaient avec mépris « le poète ».

On en a beaucoup parlé de ce livre lors de sa sortie (couronné par plusieurs prix, remarqué par les libraires et même sur La mare aux mots Za l’avait choisi dans sa liste de Noël et sa suite, Charles prisonnier du cyclope, par Chantepages sur notre Pavé de la mare de Noël 2012). Je profite de sa sortie en poche au Seuil (donc à petit prix) pour vous présenter à mon tour ce petit dragon poète, différent des autres de son espèce. Les mots d’Alex Cousseau, pleins de poésie, sont magnifiquement mis en image par les illustrations hautes en couleur (découvrez les aussi sur Papier de Soie) de Philippe-Henri Turin (même si le petit format n’est pas l’idéal pour les découvrir). Un album extrêmement poétique avec de somptueuses illustrations.
Le même vu par Le cabas de Za, Sous le Feuillage et Chez Clarabel.


ElmerDans le troupeau des éléphants il y en avait de toutes les sortes : des jeunes et des vieux, des gros et des minces, mais tous étaient de la même couleur, un seul était différent : Elmer. Il était jaune, mais aussi orange et rouge et violet, mais aussi bleu et vert et noir et même blanc. Elmer était la joie des autres éléphants, il était le plus drôle d’entre eux et mettait tout le monde de bonne humeur. Mais un jour, Elmer en eut assez d’être différent, il voulut être comme les autres…

À cause d’a priori idiots (mais les a priori sont rarement intelligents), je n’ai jamais été attiré par Elmer. Voyant l’éléphant bariolé sur des sacs et des t-shirts, le voyant sous forme de figurine ou de tirelire, je me disais que c’était plus un produit de marketing qu’une œuvre de littérature jeunesse. Aussi j’ai été extrêmement surpris de tomber sur un livre d’une telle qualité (quand je vous disais que les a priori sont idiots). Je pense que vous serez peu nombreux à découvrir Elmer grâce à moi, mais peut-être ne suis-je pas le seul donc j’avais envie de vous parler de la poésie de ce personnage. Elmer va tout faire pour être comme les autres, alors que ce qui est bon c’est d’être différent, non ? Un grand classique de la littérature jeunesse qui n’a pas pris une ride en 46 ans (et oui, Elmer a 46 ans).
Le même vu par Dans la bibliothèque de Noukette.

Quelques pas de plus…
Vous trouverez beaucoup d’autres livres sur la différence que nous avons chroniqué sur notre fiche thématique.
Nous avons déjà chroniqué des ouvrages de Matthieu Roussel et Nathalie Tousnakhoff (Bernard Bleu), Alex Cousseau (Les Frères Moustaches), Bénédicte Carboneill (La lampe des jumeaux), Manola Caprini (Un accordéon sinon rien) et David McKee (Six hommes).

Le crocodile qui avait peur de l’eau
de Gemma Merino (traduit par Rémi Stéfani)
Casterman dans la collection Les albums Casterman
13,95 €, 270×216 mm, 32 pages, imprimé en Chine, 2014
Limbo le lion
Texte de Kim Kyung Hwa (traduit par Lee Ji Won), illustré par Yi Jiwon
Picquier Jeunesse
13,50 €, 226×268 mm, 36 pages, imprimé en Chine, 2014.
À la recherche de Maho
Texte de Nathalie Tousnakhoff, illustré par Matthieu Roussel
Kilowatt dans la collection Un monde en couleur
10,20 €, 170×240 mm, 30 pages, imprimé à Singapour, 2009.
Le cousin de Basile
Texte de Nathalie Tousnakhoff, illustré par Matthieu Roussel
Kilowatt dans la collection Un monde en couleur
10 €, 170×240 mm, 26 pages, imprimé à Singapour, 2012.
La vache sans tache
Texte de Bénédicte Carboneill, illustré par Manola Caprini
Les éditions du pas de l’échelle
10,45 €, 209×249 mm, 32 pages, imprimé en République Tchèque, 2014.
Charles à l’école des dragons
Texte d’Alex Cousseau, illustré par Philippe-Henri Turin
Seuil dans la série Seuil’issime
5,90 €, 190×149 mm, 48 pages, imprimé en France, 2014 (première édition 2010).
Elmer
de David McKee (traduit par Elisabeth Duval)
Kaléidoscope dans la série Elmer
10,70 €, 206×236 mm, 36 pages, imprimé en Italie, 2013 (première édition 1989).

À part ça ?

Livres pour enfants : les clichés sexistes n’ont jamais été aussi présents, un article de Libération.

Gabriel

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