La mare aux mots
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Sexisme

Un petit tour dans le futur…

Par 5 août 2016 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, on embarque pour le futur avec trois excellents romans qui nous offrent des aventures palpitantes et nous font réfléchir sur le monde d’aujourd’hui.

Ne ramenez jamais une fille du futur chez vous
de Nathalie Stragier
Syros
16,90 €, 155×226 mm, 427 pages, imprimé en France, 2016.
Ne retournez jamais chez une fille du passé
de Nathalie Stragier
Syros
16,90 €, 155×226 mm, 457 pages, imprimé en France, 2016.
Jungle Park
de Philippe Arnaud
Sarbacane
15,50 €, 135×215 mm, 277 pages, imprimé en Bulgarie, 2016.

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Combattre les clichés

Par 16 juillet 2015 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, je vous propose de répondre à la bêtise, de tordre le cou aux clichés.

Riposte comment répondre à la bêtise ordinaireLes chômeurs sont des profiteurs et les Roms des voleurs. Les gays sont efféminés et ne devraient pas avoir d’enfant, de toute façon c’est aux mamans de s’occuper des enfants. En banlieue, il n’y a que des racailles, les juifs c’est l’argent qui les intéresse et les filles sont des chochottes !
Gros coup de cœur pour Riposte, comment répondre à la bêtise ordinaire, un super ouvrage signé Jessie Magana et illustré par Alain Pilon. L’auteure énumère des phrases d’une bêtise crasse qu’on entend pourtant trop régulièrement sur des catégories de personnes et donne des réponses directes, claires et intelligentes. Jessie Magana n’y va pas par quatre chemins, elle dit les choses. Peut-être un seul petit reproche, un chapitre sur les gays… mais rien sur les lesbiennes (qui sont pourtant tout aussi victimes de clichés persistants). Mais passé ce petit bémol, c’est un ouvrage qu’il faut avoir dans tous les CDI, qui peut servir de support avec une classe. C’est aussi un livre pour répondre aux enfants quand ils ramènent une phrase raciste, sexiste ou autre de l’école. Un bon support de discussion.
Un ouvrage intelligent et indispensable pour dynamiter la connerie.
Le même vu par Le tiroir à histoires et Délivrer des livres.

Filles et garçons, la paritéQu’est-ce que la domination masculine, le féminisme, un stéréotype ? Depuis quand les femmes votent-elles et y en a-t-il qui sont présidentes de la République ? Les hommes et les femmes sont-ils égaux ? Partagent-ils les tâches ménagères de façon équitable ?
Carina Louart répond à toutes ces questions (et d’autres encore) dans un petit ouvrage très facile d’accès, Filles et garçons, la parité. Le livre est clair, richement illustré et aborde vraiment des sujets divers, toujours de façon intelligente. On parle aussi Histoire et de ce qu’il se passe dans le reste du monde.
Un petit documentaire très bien fait et facile d’accès pour parler de l’égalité homme-femme.

Les deux ouvrages suivants ne s’adressent pas aux enfants directement, mais sont très utiles pour les parents et les professionnels (et même les autres !).

Comment parler de l'égalité filles-garçons aux enfantsOn a beau éduquer nos enfants de façon non sexiste (quoiqu’en s’observant on peut se rendre compte qu’on a certains réflexes bien ancrés), la société casse parfois tout ça. Une activité à l’école où l’on propose aux garçons de dessiner et aux filles de colorier des princesses (c’est du vécu…), un petit garçon qui dit à une fille qu’elle n’a pas à regarder tel dessin animé, car il est réservé aux garçons (encore du vécu), les publicités qui présentent les femmes comme des objets, la littérature jeunesse qui montre des femmes aux fourneaux et les hommes devant la télé, les réflexions de la famille, des voisins, des commerçants… Bref, nous ne vivons pas seuls avec nos enfants et même si l’on s’efforce de leur donner une vision non sexiste de la société, la société, elle, s’occupe de tout défaire.
D’où l’urgence d’en parler vraiment avec eux, et de savoir comment répondre avec justesse à leurs questions. Comment parler de l’égalité filles-garçons aux enfants de Jessie Magana (encore elle) est parfait pour ça. Elle classe les sujets en quinze grands thèmes (Le corps, L’apparence, Le sexe, l’identité sexuée et l’orientation sexuelle, Les rôles attitrés, Le modèle féminin dans les religions, L’école, La famille, La politique, Le sport et la culture…) puis propose chaque fois, en partant d’une photo, des questions pour 3 catégories d’âge (5-8, 9-12 et 13-15 ans). C’est vraiment bien fait, clair, intelligent, bien écrit. C’est un magnifique outil de travail, un super support pour aborder l’égalité homme-femme.
Un livre utile pour nous aider à parler avec justesse du sexisme aux enfants.

Quel genre ?Être une fille ou un garçon, qu’est-ce que ça change ? Qu’est-ce que ça dit de nous ? Est-ce vraiment la chose qui nous définit le mieux ? Le genre est omniprésent dans notre société (à tel point que, comme le souligne l’auteure, c’est souvent l’objet de la première question à des futurs parents « alors ? Garçon ou fille ? »), mais qu’est-ce que ça veut dire, et qu’est-ce que ça change, d’être une fille ou un garçon.
Dans son essai, Quel genre ?, sorti chez Thierry Magnier, Christine Détrez s’interroge et constate. Elle analyse notre société, la façon dont sont traités les genres… et c’est tout simplement passionnant. Elle remarque par exemple que dans les livres sur le corps humain, les hommes sont montrés pour représenter les biceps ou les abdominaux et les femmes… les muscles des paupières ! Elle parle de vêtements, de cinéma, de littérature, comment tout ce qui nous entoure nous renvoie une image « active » de l’homme et « passive » de la femme. Comment la société demande aux femmes de prendre le moins de place possible pour laisser la place aux hommes. Dans un chapitre, elle se fait l’avocate du diable et se demande si au fond c’est important de se battre contre les stéréotypes, si tout ça est grave… et bien sûr elle explique l’importance de ce combat et qu’il faut lutter même sur les petites choses qui peuvent sembler insignifiantes.
Un essai sur le genre absolument passionnant et totalement accessible.

Quelques pas de plus…
Retrouvez les livres antisexistes que nous avons chroniqués ici.

Riposte ! Comment répondre à la bêtise ordinaire
Textes de Jessie Magana, illustrés par Alain Pilon
Actes Sud Junior
11 €, 145×210 mm, 48 pages, lieu d’impression non indiqué, 2014.
Filles et garçons, la parité
Textes de Carina Louart, illustrés par Pénélope Paicheler
Actes Sud Junior dans la collection À très petits pas
6,80 €, 145×206 mm, 40 pages, imprimé en France, 2015.
Quel genre ?
de Christine Détrez
Thierry Magnier
13,50 €, 135×220 mm, 200 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2015.
Comment parler de l’égalité filles-garçons aux enfants
de Jessie Magana
Le baron perché dans la collection Comment parler aux enfants
16 €, 135×220 mm, 108 pages, imprimé en Italie, 2014.


À part ça ?

Continent Musiques sur France Culture a proposé toute la semaine dernière cinq émissions sur les femmes dans la chanson. Lundi, Les femmes prennent la parole, mardi Des chansons qui tiennent au corps, mercredi 1975, l’année de la femme, jeudi Émission spéciale Anne Sylvestre et vendredi Pas de gène, du plaisir !. Cinq émissions au top où l’on parle du droit de vote, de l’avortement, du viol, de la nudité exposée pour mieux vendre ses produits, du harcèlement de rue… On découvre des tas de chansons drôles ou bouleversantes. Cinq émissions indispensables.

Gabriel

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Chacun fait ce qu’il lui plait !

Par 25 octobre 2014 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, on fait comme on le sent et comme on en a envie !

le grand bateau de grand oursGrand Ours a donné à Petit Ours son bateau dans lequel il commençait à se sentir à l’étroit. Du coup, il entreprend de se construire une nouvelle embarcation.   Il est très heureux de sa réalisation mais chacun de ses amis y va de son petit commentaire. Et si on mettait une voile ? Un pont ? Une cabine ? Ce ne sont pas de mauvaises idées, mais au final, Grand Ours n’est pas vraiment satisfait ! Ce n’est pas ce qu’il veut ni ce qu’il avait imaginé. Et s’il prenait le temps de s’écouter ? De faire comme bon lui semble ? Après tout c’est son bateau, sa vie, ses rêves !
Faire en fonction de ses envies et pas de celles des autres, voici le message porté par cette belle histoire ! Eve Bunting propose un texte à la fois simple et beau et les illustrations de Nancy Carpenter sont pleines de douceur et de tendresse. On a envie de faire comme Grand Ours : tenir compte de l’avis de ses amis, c’est bien, mais il faut veiller à ne pas aller contre ses propres idées, et prendre le temps, dans un monde qui va toujours plus vite, de s’écouter parfois un peu égoïstement.
Le grand bateau de Grand Ours est un bel album pour apprendre aux enfants à ne pas se laisser influencer et à affirmer leurs choix personnels !

Le garcon qui voulait se déguiser en reinePour Carnaval, Nino voudrait se déguiser en reine. Son père, Aby sa grande sœur, sa mère, tout le monde veut l’en dissuader. Selon eux c’est impossible parce qu’il est un garçon. Mais c’est sans compter sur la ténacité de Nino, qui va prouver à toute sa famille qu’il a bien le droit de faire comme bon lui semble et qu’il n’y a aucune règle en la matière ! Il ira au bout de son idée, en démontant les préjugés sur la question. Et finalement, personne ne s’en portera plus mal !
Quelle belle histoire ! Le garçon qui voulait se déguiser en reine est un album qui se bat contre les clichés sexistes, et met à l’honneur le libre choix et l’indépendance ! Après tout, Nino ne fait de mal à personne et il a bien raison de faire comme bon lui semble en matière de déguisement. Dans une ambiance carnavalesque que l’on retrouve autant dans le texte d’Elsa Valentin (huuum les bugnes !) que dans les illustrations très colorées de Sandra Desmazières, voici une histoire au message fort !
Un album pour combattre les préjugés dans la bonne humeur et avec le sourire !
Vous pouvez feuilleter cet album sur le site des éditions L’initiale.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué un autre livre d’Eve Bunting et Nancy Carpenter (Le petit bateau de Petit Ours).

Le grand bateau de Grand Ours
Texte d’Eve Bunting, illustré par Nancy Carpenter
Pastel
10,50 €, 212 x 212 mm, 36 pages, imprimé en Belgique, 2014.
Le garçon qui voulait se déguiser en reine
Texte d’Elsa Valentin, illustré par Sandra Desmazières
L’initiale
12 €, 200 x 200 mm, 24 pages, imprimé en France, 2014.

Marianne

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L’importance d’une littérature antisexiste

Par 12 septembre 2014 Livres Jeunesse

Vous commencez à nous connaître, nous sommes toujours à l’affût de livres antisexistes. Nous aimons vous les présenter, car c’est pour nous quelque chose de très important. Je me suis encore rendu compte cette semaine de l’importance de la littérature dans l’esprit de nos enfants (s’il en était encore besoin). Ma fille de 6 ans nous a affirmé que « SI ! les garçons sont plus grands que les filles » et n’en démordait pas. Son père (moi-même) n’étant pas très grand (et plus petit qu’une grande partie des filles), elle-même étant assez grande (et plus grande que la grande partie des garçons de sa classe), il était évident que ce jugement ne pouvait pas se faire sur son vécu, mais sur la représentation qu’elle voit des deux sexes. Et si vous regardez, très souvent les « papas » des histoires dominent les « mamans » (et pas seulement en taille…). Bref, j’avais envie de présenter une nouvelle fois (et de compléter notre album antisexiste) deux ouvrages sortis récemment. Mais je voulais une chronique un peu spéciale, je me disais que ça serait sympa de demander son avis à Laura du blog Fille d’album qui est en train de devenir le blog référence en matière d’antisexisme dans la littérature jeunesse. Elle complétera donc mes deux avis avec le sien (et chronique ces deux mêmes ouvrages aujourd’hui). Et parce que plus on est de fous plus, on rit, c’est une chronique croisée avec Maman Baobab (elle chronique aussi, aujourd’hui, des ouvrages antisexistes ici) !

Histoire de Julie qui avait une ombre de garçonDans sa chambre, Julie lit, ses patins à roulettes aux pieds. Faut dire que, comme elle le précise, elle n’est pas comme tout le monde ! Julie n’aime pas se coiffer, mais elle aime se regarder dans le miroir habillée d’un rideau, elle dit des gros mots, elle est un « vrai garçon manqué » comme le dit son père. Les mots résonnent dans la tête de Julie « garçon manqué », ces deux mots qui reviennent sans cesse… Jusqu’à ce qu’un jour, Julie se rende compte qu’elle a une ombre de garçon. Personne ne la croit, elle veut certainement faire son intéressante ! Mais non, Julie le voit bien, elle a une ombre de garçon !
J’avais entendu parler de ce livre dans l’excellent Contre les jouets sexistes (chroniqué ici) et j’avais follement envie de le lire depuis, mais il était épuisé. Thierry Magnier a eu la très bonne idée de le rééditer.
Cet ouvrage de 1975, disons-le, a quand même un peu vieilli… et en même temps pas tant que ça ! Si les illustrations nous semblent d’une autre époque (et peut-être aussi le rapport texte-image), le thème est totalement d’actualité. On parle ici du genre, Julie s’interroge, est-elle un garçon manqué ? Qui est ce garçon qui est son ombre ? Comment s’en débarrasser ? Et si c’était l’ombre qui était vraie ? Et si elle était un garçon en réalité ? Tant de questions qui tenaillent Julie. La petite fille rencontrera un garçon qui « pleure comme les filles ». Ensemble, ils décideront qu’on a le droit d’être qui l’on est, il faut être soi et pour cela il faut savoir qui l’on est. Julie le sait, elle est Julie, tout simplement.
Magnifique ouvrage sur le genre, un classique qu’on peut (enfin) à nouveau se procurer.
L’avis de Laura de Fille d’album :
Cet album est complètement bouleversant quand il aborde le décalage entre ce qu’est Julie et ce que ses parents, attachés aux stéréotypes et à l’image d’une petite fille modèle, attendent d’elle. Et les dégâts que cela cause à leur fille.  « Julie ne sait plus qui elle est puisqu’elle devrait toujours faire comme quelqu’un d’autre pour être aimée. » (…)Ici, les adultes ne sont d’aucun secours. Ce sont les enfants, seuls, qui s’affirment tels qu’ils sont.
Voir la chronique complète ici.
Des extraits sur le site de Thierry Magnier.

La dictature des petites couettesOh un coffre rempli de vêtements ! Et si l’on se déguisait se disent les filles, Olga complimente Ana, lui dit qu’elle est belle, Sophie, s’énerve, elle affirme que c’est elle la plus belle, surtout qu’elle a des couettes ! Gabriel regarde la scène, en dessinant. Les filles décident de faire un concours de beauté pour savoir qui est la plus belle, le petit garçon pose ses crayons : il veut participer ! Sophie s’énerve, il ne peut pas participer c’est un garçon ! Un garçon ce n’est pas beau surtout que ça n’a pas de couettes ! Gabriel pleure, pourquoi le fait d’être un garçon ferait-il qu’il ne peut pas être beau ? Le chat arrive, lui aussi aimerait savoir s’il peut participer, est-il beau ?
Au-delà de l’antisexisme, on parle aussi ici de la beauté, et surtout du fait que toute beauté est relative. Pour Sophie il faut des couettes pour être beau (et surtout ne pas être un garçon), pour Gabriel le chat ne peut pas gagner un concours de beauté : il est poilu. Ilya Green raconte à merveille les jeux d’enfants et les exclusions par rapport au genre (combien de fois a-t-on entendu « tu ne peux pas jouer avec nous tu es une fille/un garçon » ?) et le diktat de la beauté selon des normes pas toujours justifiées (et surtout pas toujours partagées par tous). La chute est vraiment très drôle et viendra justement confirmer que les critères de beautés ne sont pas les mêmes pour chacun.
Un album drôle et tendre signé Ilya Green pour se rappeler que toute beauté est relative.
L’avis de Laura de Fille d’album :
Les critères de beauté présentés par les enfants, même s’ils peuvent faire sourire, paraître dérisoires, sont cependant très proches de leur vécu, et pas foncièrement différents de ceux qui pèsent sur les adultes. Comme chez les adultes, les critères de beauté et les normes à respecter pèsent davantage chez les filles que chez les garçons. Elles les connaissent, les ont intégrées. Et cherchent à les reproduire, à les imposer aux autres. Elles sont certaines que ces critères relatifs sont absolus. La chute va rappeler que ce n’est pas le cas.
Voir la chronique complète ici.
Extraits sur le site de Didier Jeunesse.

Quelques pas de plus…
Retrouvez les livres antisexistes que nous avons chroniqués ici.
Nous avons déjà chroniqué des albums d’Ilya Green (Achile et la rivière, Bulle et Bob au jardin, Nos beaux doudous, Bulle et Bob à l’école, Mon arbre, Marre du rose, Bulle et Bob préparent Noël, Les plus belles berceuses jazz, Bulle et Bob à la plage, Peter Pan et Wendy, Bulle et Bob dans la cuisine et Le masque).

Histoire de Julie qui avait une ombre de garçon
Texte de Christian Bruel, illustré par Anne Bozellec
Éditions Thierry Magnier
16,50 €, 216×217 mm, 72 pages, imprimé en République Tchèque, 2014.
La dictature des petites couettes
d’Ilya Green
Didier Jeunesse
11,10 €, 195×178 mm, 48 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2014.

À part ça ?

« Chahutages et autres désordres », quand une classe échappe au professeur… Encore un très beau numéro de Les pieds sur Terre.

Gabriel

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En petit format

Par 4 septembre 2014 Livres Jeunesse

Aujourd’hui je vous propose trois albums qui viennent de ressortir en petit format (et donc à petit prix).

ChaussetteAdieu chaussette c’est un lapin buffle (d’après ce petit garçon) incroyablement mou et franchement nul en tout ! Alors c’est décidé, il va l’abandonner parce ce que bon… il n’est plus un bébé ! Il va le laisser dans les bois, partir en courant et adieu Chaussette ! Sauf que ce n’est pas facile de traîner un animal aussi lent au cœur de la forêt… c’est long ! Et forcément, rien ne va se passer comme prévu !
Adieu Chaussette est un magnifique album signé Benjamin Chaud. Chaussette est vraiment un personnage attachant (quelle idée que de vouloir l’abandonner), le genre de personnage irrésistible, qu’on a envie d’adopter. Ici, on parle de l’amitié (d’avoir peur de perdre ceux qu’on aime et de rencontrer de nouveaux amis), du fait de grandir, de l’imagination.
Les planches sont magnifiques, drôles et tendres, voilà un album qu’on ne va pas abandonner dans les bois !
Le même vu par Les lectures de Liyah, La littérature de Judith et Sophie et Les riches heures de Fantasia.

IlRose bonbon était un pays où les éléphantes avaient la peau douce et rose. Cette couleur était le résultat de leur alimentation : anémones et pivoines ! On encourageait même le rose à venir en habillant ces éléphantes avec des vêtements de cette couleur. De leur enclos, dont elles n’avaient pas le droit de sortir, elles regardaient leurs frères manger ce qu’ils voulaient et se rouler dans la boue. Un jour naquit une éléphante qui ne devenait pas rose au grand désespoir de ses parents…
Encore une histoire antisexiste particulièrement bien faite. Les éléphantes, pour rester roses, doivent obéir à des tas de règles pendant que les éléphants, eux, font ce qu’ils veulent. Heureusement que quelqu’un va venir bouleverser tout ça !
Un classique de l’antisexisme totalement réjouissant qui ressort enfin en petit format.

Marcel a des poux TR Marcel a des poux de Christine Noyer, illustré par Anne Laval nous présente Marcel, un petit garçon qui se réveille un matin la tête pleine de poux. Pour sa mère, c’est évident, il ne faut pas en parler, c’est vraiment trop la honte ! Pourtant à l’école un secret ne le reste pas longtemps. Et puis tout le monde commence à se gratter… et personne n’assume… jusqu’à ce que…
Un album plein d’humour, aux jolies illustrations, pour dédramatiser le fait d’avoir des poux ! Car après tout… tout le monde en a, non ?
Le même vu par Les lectures de Liyah.

Nous avons déjà chroniqué des ouvrages de Benjamin Chaud (Je n’ai pas fait mes devoirs parce que… et L’alimentation – Pourquoi on ne mange pas que des frites ?) et Anne Laval (La vie de château).

Adieu Chaussette
de Benjamin Chaud
Actes Sud Junior dans la collection Encore une fois…
4,95 €, 150×192 mm, 40 pages, imprimé au Portugal, 2014 (première édition 2010).
Rose bonbon
Texte d’Adela Turin, illustré par Nella Bosnia
Actes Sud Junior dans la collection Encore une fois…
4,95 €, 150×192 mm, 40 pages, imprimé au Portugal, 2014 (première édition 1975 sous le titre « Rose Bombonne » aux Éditions des femmes).
Marcel a des poux
Texte de Christine Noyer, illustré par Anne Laval
Actes Sud Junior dans la collection Encore une fois…
4,95 €, 150×192 mm, 32 pages, imprimé au Portugal, 2014 (première édition 2008).

À part ça ?

On est pas très livres numériques, mais quand c’est gratuit, antisexiste, de qualité (rare dans les livres numériques) et signé Élise Gravel on fonce ! C’est ici.

Gabriel

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