La mare aux mots
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Sigrid Baffert

À la découverte de la préhistoire : la grotte Chauvet et ses mystères

Par 29 septembre 2016 Livres Jeunesse, Loisirs Créatifs et Cahiers d'activités

Aujourd’hui, je vous propose d’aller vous balader en Ardèche, dans la grotte Chauvet plus exactement, et de découvrir l’art pariétal.

Igor et Souky et les ombres de la caverne
texte de Sigrid Baffert, illustré par Sandrine Bonini
Les éditions des éléphants
13 €, 170 x 220 mm, 56 pages, imprimé en Slovaquie, 2016.
La grotte des animaux qui dansent
texte de Cécile Alix, illustré par Barroux
L’élan vert
14,95 €, 320 x 230 mm, 32 pages, imprimé en Chine, 2016.
À la découverte de la grotte Chauvet Pont d’Arc
texte de Sébastien Gayet, illustré par Julien Billaudeau
Actes Sud Junior
12,50 €, 270 x 190 mm, 56 pages, imprimé au Portugal, 2016.
Mon cahier préhisto, la Chauvet Pont d’Arc
d’Éric le Brun et Priscille Mahieu
Glénat Jeunesse
7,50 €, 210 x 285 mm, 36 pages, imprimé en Pologne, 2016.

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Par 12 août 2015 Les invités du mercredi

Cet été, comme l’été dernier, vous pourrez lire, tous les mercredis, une question d’enfant et la réponse d’auteur-e-s, illustrateur-trice-s, éditeur-trice-s… Aujourd’hui, c’est une question de Madeleine, 7 ans : « Dans certains livres, on trouve parfois après l’histoire des informations documentaires. Est-ce que c’est l’auteur qui écrit cette partie ? Si oui, est-ce qu’il doit faire des recherches pour savoir autant de choses ? ». Les auteur-e-s Sigrid Baffert, Mymi Doinet, Anne Ferrier, Lionel Larchevêque, Véronique Massenot et Isabelle Wlodarczyk et l’éditrice Galia Tapiero ont accepté de lui répondre, vous découvrirez, en même temps qu’elle leurs réponses. Chacune des questions retenues fait en plus gagner un ouvrage à l’enfant qui l’a posée. Cette question Igor et Souky à la tour Eiffelpermet donc à Madeleine d’avoir la chance de recevoir, grâce aux éditions des éléphants, Igor et Souky à la tour Eiffel un album justement avec une partie documentaire écrit par Sigrid Baffert et illustré par Sandrine Bonini. Dans cet album (chroniqué ici), les deux héros récurrents visitent le célèbre monument parisien. Igor et Souky c’est une super série dont deux nouveaux tomes sortiront à la rentrée.


« Dans certains livres, on trouve parfois après l’histoire des informations documentaires. Est-ce que c’est l’auteur qui écrit cette partie ? Si oui, est-ce qu’il doit faire des recherches pour savoir autant de choses ? »
(Madeleine 7 ans)

Sigrid Baffert :
Bonjour Madeleine,
Plusieurs cas sont possibles : parfois, c’est l’auteur qui écrit cette partie, d’autres fois, il peut s’agir de l’éditeur, ou encore d’un « spécialiste » à qui l’éditeur fait appel lorsque le thème est très pointu.
L’intérêt de tels ajouts documentaires en fin de livre est d’élargir le sujet. Ça permet de donner à découvrir d’autres points importants que le récit n’a pas pu aborder, de préciser certains détails techniques, ou encore de nuancer un propos. Très souvent, ces recherches ont servi de tremplin en amont à l’auteur pour écrire l’histoire.
Car oui, la plupart du temps, l’auteur doit faire des recherches, il ne sait pas tout sur tout ! C’est justement ce qui est passionnant : il apprend des choses sur des sujets très variés qu’il n’aurait sans doute jamais abordés sans la nécessité de l’écriture, qu’il s’agisse ou non d’une commande.
Dans le cas des Mercredis d’Igor et Souky, une série d’albums de docu-fiction, c’est moi, l’auteur, qui effectue les recherches. Elles m’aident à aborder la partie fiction et sont écrites en premier, puis je me lance dans l’histoire. À la fin, on relit ensemble avec l’éditeur (les Éléphants), on affine. L’illustratrice de la série (Sandrine Bonini) dessine de petits cabochons pour aérer cette partie plus « aride ». Avec elle, tout devient digeste !
La première difficulté est qu’il faut faire des choix. « Qu’est-ce qui fait sens pour un enfant ? », il faut trouver des exemples imagés, percutants, insolites, amusants.
La seconde difficulté est qu’il faut sans cesse revérifier les sources et les données.
Il y a toujours la crainte de faire une erreur. On a beau relire cent fois, une information peut échapper ou évoluer, et une fois que le livre est imprimé, c’est trop tard ! Les chiffres et l’actualité se périment vite et certains sujets sont subjectifs.
Mais à vrai dire, les informations purement documentaires en fin d’ouvrage ne sont pas celles qui me posent le plus de difficultés. Les plus délicates sont celles qui sont distillées au sein même d’un récit de fiction. Quand on écrit un roman ou un album, il ne faut pas étouffer le lecteur avec un pudding de documentation, l’enjeu est de réussir à insérer les informations (techniques ou historiques) sans en avoir l’air, de les mêler à la narration de la manière la plus fluide et la plus naturelle possible, à travers l’action et les dialogues. Un bon auteur de fiction doit savoir coudre la technique dans l’ourlet de l’histoire avec du fil invisible.

Igor et Souky à la tour EiffelSigrid Baffert vient de sortir deux Igor et Souky aux éditions des éléphants (Igor et Souky à la tour Eiffel et Igor et Souky au zoo de Paris) côté albums et côté romans Juste à côté de moi (La joie de lire) et La fille qui avait deux ombres (l’école des loisirs). À la rentrée, on découvrira deux nouveaux Igor et Souky (Igor et Souky à l’Opéra et Igor et Souky dans les égouts). Retrouvez-la sur son site : www.sigrid-baffert.com.

Mymi Doinet :
Oui, j’aime tout particulièrement ce travail de documentaliste, une façon pour moi de devenir incollable sur bien des thèmes. Et puis je trouve qu’un mini documentaire venant compléter une fiction est une piste de découvertes interactives pour les p’tits loups qui font leurs premiers vrais grands pas dans la lecture.
J’ai ainsi tout spécialement créé une double d’infos documentaires pour Les animaux de Lou et désormais aussi pour la série mettant en scène la tour Eiffel (Premières lectures parues chez Nathan). Pour tout ce qui est des documentaires sur la faune par exemple, je demande une relecture attentive à des spécialistes animaliers et de Marc Giraud, « bestiologue » auteur naturaliste hors pair, qui connaît tout des animaux, du minus acarien à la giga baleine bleue.

La tour Eiffel à New York !Mymi Doinet est auteure. Elle a notamment écrit la série Les animaux de Lou et Les copains du CP (tous deux chez Nathan). Elle vient de sortir la suite de La tour Eiffel à des ailes, La tour Eiffel à New York, illustré par Mélanie Roubineau chez Nathan là encore.
Son site : http://mymidoinet.blogspot.fr.

Anne Ferrier :
En général, c’est l’auteur lui-même qui rédige la partie documentaire. On fait des recherches qui peuvent prendre du temps, c’est vrai, mais comme en général on a effectué ces recherches avant, pour écrire le roman lui-même (si on parle d’un personnage historique, ou d’un château qui existe vraiment, par exemple, il vaut mieux avoir fait des recherches avant d’écrire l’histoire, pour être sûr de ne pas raconter trop de bêtises), il n’y a plus qu’à récupérer les notes qui nous ont servi pour le roman, et hop ! le travail est déjà fait !
Et moi, j’adooooore effectuer des recherches, j’adore apprendre plein de choses qui ne me serviront sans doute jamais : par exemple, sais-tu que les tatouages existaient déjà à la préhistoire ? Et qu’en shimaore (la langue de Mayotte), un escargot est un kowa ? Bon, c’est vrai, c’est difficile à caser dans une conversation. 😉
Parfois, c’est l’éditeur qui se charge de la partie documentaire, parce qu’il souhaite quelque chose de très précis par exemple : dans la série sur l’enfance des héros arthuriens, à la fin de chaque album l’éditeur a souhaité insérer une petite BD qui reprend les éléments essentiels de l’histoire.

Dernier combatAnne Ferrier vient de sortir, avec Régine Joséphine, une nouvelle aventure des Chroniques étranges des enfants Trotter, Le dernier combat (Oskar) et un album chez Utopique, Mon extra grand frère.
Retrouvez-la sur son site : http://www.anne-ferrier.fr.

Lionel Larchevêque :
Bonjour Madeleine !
Dans les trois livres que j’ai faits pour la collection Le thé aux histoires, il y a d’abord une histoire et quelques pages documentaires sur le même thème. Pour le Graoully (un célèbre dragon qui vivait autrefois à Metz !), et La nuit du Kougelhopf c’est quelqu’un qui travaille au musée qui a aidé à écrire la deuxième partie du livre. Pour Mannele, c’est une pâtissière de talent qui a proposé une recette très gourmande !
Comme tu vois, ce sont à chaque fois des spécialistes de la question ! Je pense que c’est plus intéressant ainsi, car le lecteur peut apprendre davantage de choses, et moi aussi par la même occasion…
Car moi, pour écrire une histoire, j’ai souvent besoin de me documenter, et de lire beaucoup, mais je retiens peu de choses, je ne garde que des idées pour mon histoire. Chacun son métier ! 🙂

ManneleLionel Larchevêque a sorti il y a peu Mannele (aux éditions Feuilles de menthe, avec Clotilde Perrin). À la rentrée, on découvrira Je voulais un chat (chez Alice) et Joe, roi du lasso avec Sylvie de Mathuisieulx (chez Samir Éditeur).
Retrouvez-le sur son site : http://lionellarcheveque.blogspot.fr.

Véronique Massenot :
Chère Madeleine,
je pense qu’il y a plusieurs réponses à ta question, car tous les éditeurs ne fonctionnent pas de la même façon. Je vais donc te parler de mon expérience à moi, celle que je connais le mieux !
Dans la collection Pont des Arts, pour laquelle j’écris régulièrement des histoires inspirées par l’œuvre de grands artistes, les deux cas se sont présentés.
Pour mes premiers livres (Chagall, Hokusai, Le Corbusier, Picasso…) c’est moi, l’auteure de l’album, qui ai aussi rédigé la double-page documentaire terminant le livre – celle qui raconte la vie de l’artiste, son époque, sa manière de créer… Mais pour les suivants (le facteur Cheval ou Matisse) la formule a changé : maintenant, c’est l’éditeur qui s’en occupe directement avec son partenaire spécialiste de l’enseignement (CANOPÉ).
J’avoue que j’aimais beaucoup le faire. Ce n’était pas compliqué parce que, pour inventer l’histoire du livre, de toutes façons, je fais beaucoup de recherches sur l’artiste, sa vie, son travail, ses idées… (Quand c’est possible, je vais voir l’œuvre « en vrai » au musée, par exemple.) Ce que j’invente ensuite y est forcément relié. C’est d’ailleurs le but de cette collection : faire un pont entre les arts !
Cela dit, je participe toujours à cette dernière double-page. Car une partie de celle-ci (La marmite des auteurs) est désormais réservée aux créateurs du livre (texte et images) qui peuvent expliquer ce qui les intéresse chez l’artiste choisi et comment ils ont travaillé chacun : pourquoi l’auteur a-t-il eu l’idée de tel ou tel personnage, pourquoi l’illustrateur a préféré peindre de telle ou telle manière… C’est drôle parce que, finalement, au lieu d’être rédacteur du documentaire comme avant, l’auteur en est presque devenu une partie du sujet !

merci facteurVéronique Massenot a sorti cette année deux albums : Merci Facteur ! (illustré par Isabelle Charly, chez L’élan Vert, une petite vidéo pour le découvrir) et Le Vieux Tigre et le Petit Renard (illustré par Peggy Nille, toujours chez L’élan Vert).
Retrouvez-la sur son site : http://veroniquemassenot.net.

Isabelle Wlodarczyk :
Bonjour Madeleine,
En fait, ça dépend : parfois, ce sont des spécialistes qui écrivent la partie documentaire. Dans mes livres, je demande à la faire parce que pour gribouiller mes bouquins, je me documente beaucoup. J’aime bien ensuite raconter ce que j’ai lu, restituer les faits. Ça demande, comme tu le dis, de faire des recherches, un peu comme un détective : tu farfouilles dans les articles, les documents. Parfois, tu lis même des vieux papiers aux archives et tu te plonges dans le passé ! Il m’arrive de tomber sur des histoires incroyables, des disparitions étranges, des morts louches… C’est là que je puise mes idées de romans.

Voltaire écraser l'infâmeIsabelle Wlodarczyk est auteure. Elle vient de sortir Voltaire, écraser l’infâme chez Oskar et elle sortira prochainement deux ouvrages en rapport avec l’Odyssée d’Homère : L’odyssée d’Homère pour réfléchir (chez Oskar) et Pénélope d’après l’Odyssée d’Homère (chez Amaterra). Retrouvez-la lors de l’interview que nous avons fait d’elle et sur son site.

Galia Tapiero (Kilowatt) :
Bonjour Madeleine,
Parfois les informations documentaires sont écrites par l’auteur mais pas souvent. Cela dépend de l’auteur et aussi de la longueur et de la difficulté de la partie documentaire. Mais quelle que soit la personne qui écrit, il faut faire des recherches pour être sûr de ne pas se tromper, pour ne pas oublier des informations importantes, pour vérifier une date ou un nom. On fait des recherches sur internet et on va à la bibliothèque. C’est passionnant de découvrir un nouveau sujet et d’apprendre. Chez Kilowatt, la partie documentaire de l’histoire Les Beignets de ma mère a été écrite par l’auteur et l’éditrice. Marion le Hir de Fallois, l’auteur, avait déjà vécu en Louisiane et s’intéressait beaucoup au sujet de la ségrégation. C’est elle qui a eu l’idée de rajouter une recette de cuisine. D’autres auteurs ont envie d’écrire des histoires sans se soucier du documentaire. Chaque livre est unique.

Galia Tapiero est éditrice chez Kilowatt.
Le site de la maison d’édition : http://www.kilowatt.fr.

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Direction Paris !

Par 6 juin 2015 Livres Jeunesse

mme eiffelEiffel, un jeune ingénieur, filait le parfait amour avec Cathy. Parce qu’elle aimait découvrir le monde, il construisait des ponts, des gares et des observatoires. Mais un matin, Cathy dû rester au lit. La jeune fille était malade, elle ne pouvait plus voyager. Eiffel eut une idée pour que son aimée continue à voir du pays.
Alice Brière-Haquet et Csil signent un album extrêmement tendre et poétique. On parle ici d’amour et tout ce qu’on est capable de faire pour la personne aimée, on parle aussi de la maladie. Alice Brière-Haquet imagine une raison poétique à la création de la tour Eiffel. Comme d’habitude, les illustrations de Csil sont d’une extrême délicatesse et d’une infinie poésie. Csil a vraiment un univers à part, un univers où l’on aime aller se perdre.
Un très bel album sur l’amour.
Le même vu par Enfantipages et Maman Baobab.

Igor et Souky à la tour EiffelLe père d’Igor doit reprendre son travail à plein temps, fini les mercredis après-midi passés ensemble. Pourtant il le lui assure, les mercredis resteront spéciaux, il visitera un monument de Paris chaque semaine. Et cette semaine, on commence par la tour Eiffel ! Le père d’Igor en profitera pour lui présenter quelqu’un qui compte beaucoup dans sa vie.
En dehors du fait que cet album est un très bon documentaire sur la tour Eiffel, c’est un super album. Donc déjà parce que les données documentaires sont intéressantes et intégrées dans une histoire (ce n’est donc pas lourd à lire), ensuite parce que le récit parle, en arrière-plan, de choses particulièrement intéressantes : un père qui passe du temps avec son fils (c’est assez rare en littérature jeunesse pour le signaler), la rencontre avec la nouvelle amoureuse du père (il n’est jamais dit s’il est divorcé ou veuf, la mère n’est pas évoquée), la rencontre avec une fille de son âge qui va partager sa vie (la fille de l’amie du père)… Enfin, parce que les illustrations de Sandrine Bonini sont magnifiques.
Entre album et documentaire, Igor et Souky à la tour Eiffel est un très bel album qu’on aurait tort de résumer à « un livre sur la tour Eiffel ».
Le même vu par Un livre dans ma valise et par Enfantipages.

igor et Souky au zoo de ParisLe vendredi suivant, c’est au zoo de Vincennes que se rendent Igor et Souky (surnommée Souky-je-sais-tout). Étant personnellement résolument anti-zoo j’ai été forcément moins touché par cet album (qui fait la publicité du lieu), mais on est ravi de retrouver nos deux héros, la plume de Sigrid Baffert et les belles illustrations de Sandrine Bonini.
D’autres aventures d’Igor et Souky sortiront bientôt.

ParisSavez-vous qui a fondé Paris, depuis quand est-elle la capitale de la France, combien de ponts enjambent la Seine ou encore quand a été construit le métro ? Vous êtes-vous déjà demandé s’il y avait beaucoup de rats à Paris, quand sont lavées les rues où il y a beaucoup de voitures ou si les cloches de Notre-Dame de Paris sonnaient ? Vous aurez les réponses à toutes ces questions (et plus encore) dans Question ? Réponses ! Paris.
Ici, c’est vraiment un documentaire. Richement illustré, tout est abordé à auteur d’enfants (dès 4 ans d’après l’éditeur). Le côté question/réponse fait que ce n’est jamais pénible à lire et même les adultes apprennent plein de choses (vous savez, vous, où se situe la plus vieille maison de Paris et quelle est la station de métro la plus profonde ?)
Un documentaire très intéressant sur Paris.

Lily mène l'enquètePour finir, on joue ! Lily est à Paris, sur les toits cinq chats gris se promènent… Encore faut-il les trouver ! À Montmartre, un seul peintre a fait un portrait fidèle de Lily… mais lequel ? Direction Barbès maintenant, Lily veut trouver un boubou, un djembé et un ananas… mais quelles sont les boutiques qui en vendent ?
Après avoir fait le tour du monde, voilà que Lily fait le tour de Paris. Même principe que dans l’album précédent, c’est un cherche et trouve (avec même un côté « livre dont vous êtes le héros »). Les illustrations de Peggy Nille fourmillent de détails. Elle fait en sorte que les enfants s’amusent à chaque page, variant les jeux.
Un très bon (et très bel) album-jeux pour découvrir Paris et ses quartiers les plus célèbres.

Quelques pas de plus…
Les livres que nous avons chroniqués sur Paris sont regroupés ici.
Nous avons déjà chroniqué des ouvrages d’Alice Brière-Haquet (La princesse qui n’aimait pas les princesLe chat d’Elsa, Pouce !, Le petit prinche, Le bonhomme et l’oiseau, Rouge !Mon voyage en gâteau, MélinaPierre la Lune, Mademoiselle Tricotin, Une vie en bleu, Aliens mode d’emploi, Dis-moi l’oiseau, Le peintre des drapeaux, Paul, A quoi rêve un pissenlit ? et Perdu !), de Csil (Le vilain défaut, 55 oiseaux, C’est la mienne, Paul et Rien qu’une fois), de Sigrid Baffert (La fille qui avait deux ombres et Halb, l’autre moitié), de Sandrine Bonini (Les quatre voeux, Le zoo des légumes et Petits contes des 1001 nuits) et de Peggy Nille (Petites bêtes et gros animaux, Perce-Neige et les trois ogressesLily cherche son chat, Mon cher petit coeur, La Princesse Optipois, Le petit oiseau au grain de blé, Le voleur de lune, Le Petit Chaperon Rouge, Les amoureux du ciel, Le nom du diable et Contes d’un autre genre). Retrouvez nos interviews d’Alice-Brière Haquet et de Peggy Nille.

Mme Eiffel
Texte d’Alice Brière-Haquet, illustré par Csil
Frimousse
16 €, 205×305 mm, 26 pages, imprimé en Slovénie, 2015.
Igor et Souky à la tour Eiffel
Texte de Sigrid Baffert, illustré par Sandrine Bonini
Les éditions des éléphants dans la collection Les mercredis d’Igor et Souky
11€, 175×230 mm, 40 pages, imprimé en France, 2015.
Igor et Souky au zoo de Paris
Texte de Sigrid Baffert, illustré par Sandrine Bonini
Les éditions des éléphants dans la collection Les mercredis d’Igor et Souky
11€, 175×230 mm, 40 pages, imprimé en France, 2015.
Question ? Réponses ! Paris
Textes de Jean-Michel Billioud, illustrés par Vincent Desplanche
Nathan dans la collection Questions ? Réponses !
6,80 €, 220×250 mm, 32 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2015.
Lily mène l’enquête à Paris
de Peggy Nille
Nathan
13,90 €, 269×321 mm, 32 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2015.


Gabriel

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Pas facile, la famille

Par 12 mai 2015 Livres Jeunesse

alors alfred« Alors, Alfred ? » Voici la phrase que notre jeune héros entend le plus. Il est toujours un peu à côté de ses baskets, en décalage par rapport aux événements et ce qu’on attend de lui. Cette attitude nonchalante ne manque pas de mettre sa grand-mère sur les nerfs. Selon elle, il faut lui apprendre la vie ! Le faire redescendre de force de la lune et lui remettre les deux pieds bien enfoncés dans le sol ! Alfred n’en peut plus de cette vieille sorcière qui ne cesse de l’accabler de reproches et d’émettre des jugements sur l’éducation que lui prodiguent ses parents. Un jour, Alfred décide de laisser de côté sa discrétion habituelle et de clouer le bec de cette grand-mère envahissante. Mais comment assumer qu’on n’aime pas un membre de sa famille quand on a que 8 ans ?
Ce roman aborde une question rarement abordée avec les enfants, celle des conflits familiaux. Dans la famille d’Alfred, sa grand-mère est parvenue à imposer ses jugements sans que personne ne s’y oppose. Les parents d’Alfred étant souvent en déplacement, c’est à elle que revient la tâche de garder les enfants. Mais elle use et abuse de cette position et ne tarit pas de critique envers son petit fils ou ses parents. La révolte d’Alfred est celle que ses parents n’ont jamais osé mener des années durant contre cette personnalité toxique.
Si ces situations ont lieu dans beaucoup de familles, il est peu courant de rencontrer un tel franc-parler : Alfred ne se fait pas punir pour s’être opposé à sa grand-mère, il est normal de se rebeller contre une personne malfaisante, quel que soit son lien de parenté ou son statut. Ce court roman plaira aux jeunes lecteurs sensibles aux relations, parfois compliquées, entre les membres d’une même famille. Véritable plaidoyer pour la tolérance, il rappelle qu’il est parfois difficile d’aimer son prochain, même quand il est issu de la même lignée.

la fille qui avait deux ombresÉlisa, ne supporte plus sa grand-mère. Il faut dire que Rose se comporte comme un vrai chef de clan. Despotique, sans tendresse, elle ne rate pas une occasion de rappeler à sa fille et son beau-fils qu’ils vivent sous son toit avec leurs enfants et qu’ils doivent se plier à ses règles. Les parents d’Élisa se sont en effet installés dans le corps de ferme familial après avoir perdu leur emploi. La famille vivote, chacun cherche sa place, mais l’équilibre fragile est dangereusement menacé quand Élisa décide de se dresser contre le joug de la matriarche. En même temps, tout va de travers ces derniers temps : des objets changent de place mystérieusement, de vieilles lettres en italien refont surface, Rose prend des décisions délirantes… Il va falloir bien du courage à la jeune collégienne pour se confronter à la colère de sa grand-mère et découvrir quelles sont les blessures qu’elle a enfouies derrière son attitude de tyran domestique.
Dès les premières pages de ce roman, on s’installe, on se fait une place bien douillette, et on laisse la magie opérer. Ce roman est peuplé de personnages au magnétisme solaire, auprès desquels on se réfugie volontiers, comme Élisa le fait dans le grenier de la maison où elle s’est construit un petit théâtre. Les rapports humains sont décrits avec une finesse travaillée, mais jamais maniérée, à l’image des silences bienveillants entre Élisa et son père en tête à tête à la table du petit déjeuner, ou la protection distante qu’exerce son grand frère envers sa petite sœur au caractère entêté. Happé par cette famille, on embrasse également ses problèmes. Le mal-être d’Élisa résonne en chacun : elle souffre des non-dits qui accablent certaines familles, des rapports de force non résolus qui empoisonnent la vie familiale. La quête d’Élisa est comme une aventure intérieure dans une contrée méconnue et intime : celle de l’histoire de sa famille.
Le roman de Sigrid Baffert évoque la question des secrets de famille avec une grande subtilité. Il parle de transmission, de vieillesse, de la difficulté des rapports familiaux, d’amour, aussi… le tout dans une langue très imagée et dans un style aussi vif qu’intelligent. On quitte cette famille presque à regret au terme de la lecture. On aimerait prolonger les moments passés avec Jules, le grand-père, occupé à trouver la meilleure combinaison pour sa bière artisanale, on voudrait fouiner encore le grenier à la recherche d’un vieux chariot de Poste ou d’un buste de couture à remettre en état…
Un très joli texte qui allie humour, mystère, et surtout tendresse : une réussite !
Le même vu par Chez Clarabel et Enfantipages.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué un ouvrage de Clotilde Bernos (Ram et Lila) et de Sigrid Baffert (Halb, l’autre moitié).

Alors, Alfred ?
de Clotilde Bernos
Bulles de savon
7,50 €, 140 x 190 mm, 96 pages, imprimé en République Tchèque, 2015.
La fille qui avait deux ombres
de Sigrid Baffaert
l’école des loisirs dans la collection Médium
15,80 €, 148 mm × 218 mm, 267 pages, imprimé en France, 2015.

À part ça ?

telle mere telle filleOn remplit les albums de naissance de nos bambins avec une attention de collectionneurs : « Ah, son premier sourire, et les premiers pas, son premier mot ! Qu’est-ce qu’elle était mignonne à cet âge-là ! » Les éditions Minus vous proposent de poursuivre l’expérience une fois vos enfants, en l’occurrence vos filles, devenues grandes. Pas toujours facile de garder de bons rapports mères-filles quand l’adolescence montre son nez ! Ce petit cahier a pour ambition de renouer le dialogue sous le signe de l’humour. Ce cahier à remplir à quatre mains revient sur les bons souvenirs (la maman se souvient du choix du prénom, de la naissance…), on compare ses enfances à une génération d’intervalle, on se dit des choses importantes (« ce que j’admire chez toi » contre « ce qui m’agace »), d’autres plus futiles. Lili Scratchy met son dessin pop au service d’un petit carnet qui déjoue les pièges du cliché. Le ton est toujours un peu décalé, à l’image de la liste des ressemblances à cocher par la mère « tu as le caractère du caniche de ta grand-mère, ou les pieds de ton père… ». On est loin de la vision un peu bête des fifilles qui prennent le vernis à ongles de leur maman ! Parfait pour passer entre mère et grande fille.
Telle mère, telle fille, de Lili ScratchyMinus éditions, collection Grand Minus, 2015.

Laura

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Chut ! J’écoute encore une histoire !

Par 16 mai 2014 Livres Jeunesse

On a commencé hier, voici la suite de notre sélection de CD et livres-CD pour écouter des histoires (toujours en chronique croisée avec Maman Baobab).

pierre et les voyousCe matin, Pierre refuse d’aller à l’école prétextant être malade. Sa mère voit bien qu’il ne l’est pas et l’oblige à y aller, pourtant le jeune garçon traîne des pieds. Arrivé dans l’établissement il retrouve Clara, son amie et Sébasse, le gros dur qui le surnomme Vivaldi et se moque de lui. Parce que Pierre joue du piano et peut-être parce qu’il est un peu plus chétif, il est le souffre-douleur de Sébasse et de ses copains. Mais sa rencontre avec Joachim, un jeune hockeyeur va peut-être changer la donne !

Troisième aventure de Pierre, après avoir croisé un pialeno et avoir rencontré Clara, le voici donc maintenant harcelé par une bande de voyous. Comme pour chaque livre-CD de la collection, un compositeur est mis à l’honneur. Après Prokofiev et Shuman, ici on va entendre du Tchaïkovski et des extraits de l’Album pour enfants op.39. C’est décidément une série qu’on aime beaucoup tant pour la qualité des illustrations que du point de vue de l’histoire racontée. Et bien sûr les choix musicaux ! Encore une nouvelle aventure d’un héros qu’on aime décidément beaucoup.
Des extraits sur le site de l’éditeur.

Pierre traqué par le tracQuand Pierre rentre chez lui, il entend courir les notes de musique. Qui joue aussi bien cette Arabesque de Debussy ? C’est sa vieille tante Juliette. Mais elle a beaucoup changé, elle semble si frêle, si fragile. Toute la famille a l’air triste en l’écoutant, Pierre se pose des questions. Il se rend vite compte qu’en plus Juliette tient des propos incohérent, mais que se passe-t-il ? En fait il va apprendre que la vieille dame souffre de la maladie d’Alzheimer et que tout semble s’envoler de sa tête. Au moment de jouer à son tour, il ne trouve plus les notes, aurait-il la même maladie ?

C’est donc la quatrième (et dernière à ce jour) aventure du jeune pianiste et c’est certainement la plus forte, la plus touchante. Ici, c’est accompagné par le Children’s Corner de Debussy que nous suivons cette histoire de perte de mémoire et de trac. On recroise le pialeno, personnage important du premier opus et bien entendu on retrouve la jolie Clara. Une histoire forte, belle avec des illustrations toujours aussi jolies et un accompagnement musical de grande qualité.
Des extraits sur le site de l’éditeur.

HalbBaka, la grand-mère de Tallinn lui offre pour ses dix ans sa clarinette, celle qui lui appartenait. La famille de Balka a été si dispersée par les guerres qu’il ne lui reste plus que la musique à transmettre et surtout une mélodie, celle que lui avait apprise sa mère, qui la tenait de sa mère, qui la tenait elle-même de sa mère et ainsi de suite. Sauf que Balka a vieilli, elle ne se souvient plus. La dernière partie de la mélodie s’est envolée de sa tête. Alors Tallin va tenter d’aider sa grand-mère à retrouver la partie manquante, ça sera le début d’un grand voyage.

Une bouffée d’émotion, un livre-CD extrêmement fort. Déjà parce que, personnellement, la musique Klezmer m’émeut énormément, me touche particulièrement. Ensuite parce que cette histoire sur la transmission est particulièrement belle. Enfin parce les illustrations de Barroux sont, comme d’habitude, superbes. Cette grand-mère dont les souvenirs s’envolent et cette petite fille vont retourner dans le village d’origine de la vieille dame, en espérant retrouver ce qui est perdu. Pendant ce temps, pendant qu’elles se demandent quelle est la fin de la mélodie, que la grand-mère dépérit, le chien Frageh (qui veut dire question en yiddish) grossit de plus en plus, jusqu’à devenir gigantesque. On parle donc de la transmission, de la sénilité, mais aussi des relations intergénérationnelles, de la création (et même en arrière-plan de la guerre, de la persécution des juifs, des villages détruits en Serbie). Un magnifique livre-CD avec une histoire et une musique bouleversante et de magnifiques illustrations.
Un site dédié avec des extraits et vu par Enfantipages.

TanbouAlors qu’elle pleure parce qu’elle n’arrive pas à chanter, Marie rencontre Donga. Il lui propose de l’aider, pour cela il lui demande de revenir le voir le lendemain. Quand elle revient, il a un tambour pour elle, le même tambour qu’avaient le père de Donga, ses grands-pères et même ses arrière-grands-pères. À l’école la maîtresse confisque le tambour. Donga raconte à Marie comment, il y a longtemps, des hommes avaient décidé que les gens comme lui seraient des marchandises. Il lui explique pourquoi ces tambours sont importants et il la rassure, quand la maîtresse connaîtra l’histoire, elle le lui rendra.

Il y a énormément d’émotion dans ce livre-CD. Grâce à l’histoire, grâce à la musique, grâce aux magnifiques illustrations. Au son du tambour et d’une version africaine de la comptine À la Claire Fontaine, on nous parle donc d’esclavage. À hauteur d’enfant, cet ouvrage sorti en 2000 et qui vient de ressortir, réussi à nous parler de ce sujet délicat sans aucune lourdeur, sans que ça soit pesant. Et quel plaisir de retrouver la chanteuse Maya Barsony qui interprète ici le rôle de Marie. Un magnifique livre-CD pour évoquer l’esclavage.

Le secret de grand-pèreSes parents ont un peu honte de son vieux grand-père, un paysan… pensez donc, eux qui habitent la ville ! Pourtant, lui l’aime ce vieil homme et dès qu’il le peut, il va lui tenir compagnie. Un jour, le grand-père évoque sa femme, disparue il y a vingt ans et tient des paroles bien énigmatiques… Le petit fils va connaître le secret de son grand-père.

J’avoue que je ne connaissais pas Le secret de grand-père de Michael Morpurgo sorti en 1997. C’est donc une version racontée par Frédéric Dimnet qui vient de sortir chez Gallimard Jeunesse dans la très bonne collection écouter lire. Une magnifique histoire sur l’amitié entre un petit fils et son grand-père, sur la transmission, sur l’amour de la campagne… et tant de choses encore (que je ne peux vous révéler pour ne pas vous révéler trop de l’histoire). Découpé en deux parties (le petit fils et son grand père puis une histoire de l’enfance du grand-père qu’il raconte), c’est un roman passionnant, captivant. Une très belle histoire.

JAMES et la GROSSE PECHEJames Henry Trotter est orphelin depuis que ses parents ont été écrasés par un rhinocéros échappé d’un zoo. Il est élevé par deux tantes ignobles : Tante Piquette et Tante Éponge. James est leur souffre-douleur, leur domestique. Un jour le chemin de James croise celui d’un vieil homme qui lui dit lui vouloir du bien et lui offre un sachet mystérieux en lui disant de bien y faire attention que ce qu’il contient changera sa vie. Malheureusement, James laisse échapper son sachet au pied d’un pêcher… Il pense qu’il ne lui arrivera donc rien de positif, qu’il va devoir continuer à servir ses tantes. Mais le lendemain, une pêche géante a poussé dans l’arbre et celle-ci va changer sa destinée.

Grand classique de la littérature jeunesse américaine, James et la grosse pêche est un roman des années soixante qui n’a pas pris une ride… par contre cette version CD des années quatre-vingt un peu ! Mais quel plaisir de redécouvrir cette aventure riche en rebondissement, où un petit orphelin va voyager dans une pêche accompagné d’animaux aux caractères bien trempés. Soyons honnête, je n’ai pas lu le roman et je ne connaissais que l’adaptation ciné signée Henry Sellick (réalisateur de L’étrange Noël de Mr Jack) que j’aime énormément. Ma fille de six ans et moi avons pris énormément de plaisir à entendre le roman raconté, entre autre, par Claude Villers.
Un extrait sur le site de Gallimard.

Sans les mains et en danseuseTout commence dans un jardin en Champagne. Il y a une mère qui arrive en poney (qui, tous les deux, finissent par tournoyer dans le ciel), le Général de Gaulle, des portes qui rétrécissent, des escaliers qui remontent en descendant, des histoires racontées en fin de repas et qui mettent la famille mal à l’aise, une bergère avec des lèvres en colle UHU, un mur contre lequel on est adossé mais qui est devant et même Jane Birkin !

Mais quel grand moment ! Mais quel bonheur que d’écouter Sans les mains et en danseuse de Pépito Matéo ! J’ai ri (pas juste souri, vraiment ri), j’ai été ému, je ne me suis pas ennuyé une seconde pendant les soixante-quinze minutes que durent cette histoire complètement loufoque. On est ici dans une sorte de rêve, où tout est possible. Pépito Matéo joue avec les mots, les expressions, on se régale ! Une folle histoire, pas toujours aussi déjantée qu’elle en a l’air, racontée par un conteur absolument génial. Un CD qui est entré directement dans mes albums de contes préférés.
Des extraits sur le site de Oui’dire.

Sans les mains et en danseuse
Et parce que ce texte est extrêmement riche, vous pouvez retrouver une version écrite très joliment illustrée par Marion Fournioux sortie chez Winioux. Plus d’infos ici : http://editionswinioux.com/-Sans-les-mains-et-en-danseuse.


Le mariage d'Atyek


CHRONIQUE RETIRÉE A LA DEMANDE D’ARMELLE AUDIGANE



DiablerieCinq histoires de diables. Une filandière qui rencontre le malin et qui lui propose de faire son travail, en échange elle devra dire son nom et son âge, sans ça… Un ancien soldat errant à qui tout le monde refuse l’aumône, à qui le diable va proposer de porter une peau d’ours pendant sept ans et s’il le fait il le rendra riche (mais en plus de la peau d’ours, il lui faudra aussi ne plus se laver, ne plus se couper les cheveux, ne plus se couper les ongles…), en sera-t-il capable ? Quand Dieu a créé l’homme et la femme, il les a fait égaux, de même force… mais l’homme n’était pas d’accord ! Il est retourné voir Dieu pour qu’il soit plus fort et plus grand. Ainsi la femme allait obéir… sauf que le Diable s’en mêla. Un roi qui refuse de laisser sortir sa fille parce qu’il a peur que le diable l’enlève et qui finira par lui laisser sa liberté pour qu’elle ne meure pas d’ennui. Notre jeune fille part donc découvrir le monde, avec une épée que son père lui a confié… et elle lui sera utile… Un disciple qui demande à son maître la différence entre l’Enfer et le Paradis.

Je connaissais déjà certaines des histoires que raconte Elisa de Maury (Le diable et la tissandière est une histoire connue qu’on retrouvait dans Le nom du diable, chroniqué ici, et Peau d’Ours est un conte des frères Grimm qu’on avait déjà chroniqué ici) mais quel plaisir que d’écouter ces histoires racontée avec autant de talent ! Issues de contes traditionnels, ces histoires sont captivantes. C’est aussi grâce à la qualité de son des CD Oui’Dire, on est enveloppé par la voix et la musique, on oublie tout ce qui se passe autour de nous, happé par les histoires. Cinq contes de grande qualité, comme on les aime, racontés par une conteuse très talentueuse.
Des extraits sur le site de Oui’dire.

Quelques pas de plus…
Retrouvez toutes les histoires racontées sur CD que nous avons chroniquées sur notre album Pinterest.
Nous avons déjà chroniqué des ouvrages de Mathieu Boutin, Paule Trudel-Bellemarre et Denise Trudel (Pierre et Clara et Pierre et le pialeino), Barroux (Un bond de géant – 1969, on a marché sur la lune, Méga-Loup, Mon voyage en gâteauKako le terrible et La rentrée de Noé), Roal Dahl (Matilda) et Pépito Matéo (Le petit Cépou et Le carnaval des animaux). Retrouvez aussi notre interview de Barroux.

Pierre et les voyous
Texte de Mathieu Boutin, illustré par Paule Trudel Bellemare, Musique de Piotr Tchaïkovski interprétée par Denise Trudel
Planète rebelle dans la collection Conter Fleurette
22 €, 205×205 mm, 76 pages, CD 1h20 environ, imprimé au Canada, 2010.
Pierre traqué par le trac
Texte de Mathieu Boutin, illustré par Paule Trudel Bellemare, Musique de Claude Debussy interprétée par Denise Trudel
Planète rebelle dans la collection Conter Fleurette
22 €, 205×205 mm, 64 pages, CD 1h18 environ, imprimé au Canada, 2012.
Halb, l’autre moitié
Texte de Sigrid Baffert raconté par Elsa Zylbertein, illustré par Barroux, musique d’Alexis Ciesla
Les éditions des Braques dans la collection Un livre – Un CD
18,30 €, 212×214 mm, 36 pages, CD 42 min. environ, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2014.
Tanbou
Texte et illustrations de Piotr Barsony, percussion Ka d’Edmony Krater
Syros
19,95 €, 239×310 mm, 30 pages, CD 13 min. environ, imprimé en Espagne, 2014.
Le secret de grand-père
Texte de Michael Morpugo (traduit par Diane Ménard), lu par Frédéric Dimnet
Gallimard Jeunesse dans la collection Écoutez lire
12,90 €, CD 1h05 environ, 2014.
James et la grosse pêche
Texte de Roald Dahl (version abrégée traduite par Maxime Orange), lu par Claude Villers, Sophie Wright, Geneviève Lezy, Henri Marteau et Christine Martin
Gallimard jeunesse dans la collection Écoutez lire
15,90 €, CD 2h08 environ, 2014.
Sans les mains et en danseuse
de Pépito Matéo
Oui’dire dans la collection Contes d’auteurs
17 €, CD 1h16 environ, 2013.
Le mariage d’Atyek
de Armelle & Peppo Audigane
Oui’dire dans la collection Contes d’auteurs
17 €, CD 52 min. environ, 2013.
Diableries
d’Élisa de Maury
Oui’dire dans la collection Contes d’auteurs
17 €, CD 1h01 environ, 2005.

À part ça ?

On vous parle dans cette chronique de Oui’dire, et on vous en parle régulièrement car c’est une super maison d’édition. C‘est un label discographique qui a un magnifique catalogue d’histoires à écouter pour les parents et pour les enfants. Ils ont besoin de vous pour continuer leurs beaux projets. Je vous laisse cliquer sur ce lien, vous en saurez plus !

Gabriel

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