La mare aux mots
Parcourir le tag

Soufie

Entre les contes

Par 10 avril 2014 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, je vous propose deux livres où l’on croise des contes… et où les contes se croisent.

Il était une fois... un Lapin !Un lapin se désolait de n’être jamais dans les contes. Il avait beau lire des livres et des livres, il y a avait des loups, des chèvres, des princesses… mais aucun lapin ! Il alla donc voir le petit Poucet, Boucles d’Or et la petite Poule Rousse, mais aucun d’eux ne voulait céder sa place… En continuant son chemin il finit par croiser une petite fille avec un chaperon de couleur rouge qui elle était d’accord… était-ce vraiment un bon plan ?

Un hommage aux contes, de l’humour et des illustrations pleines de douceur (dont Soufie a le secret) sont la recette d’Il était une fois… un Lapin !… et la recette marche à merveille ! Un texte tout en rime (bon personnellement, ça, ce n’est pas mon truc, mais certains aiment) et une histoire drôlement bien trouvée. On joue avec les enfants à essayer de deviner quel est le personnage et surtout on se demande si c’est bien, finalement, d’être un héros de conte ! Un petit album qui va beaucoup plaire à tous ceux qui aiment jouer avec les contes (je pense notamment aux instits mais pas seulement)… même si j’y ai repéré une faute grammaticale, d’après moi (mais l’album est tellement charmant qu’on lui pardonne).

boucles d'or et jean de l'oursUne petite fille nommée Boucles d’Or décide un jour de s’enfuir de sa chambre avec sa petite valise rouge. En chemin elle rencontra un lapin (tiens il serait content le héros de l’histoire précédente)… et Jean de l’Ours, un être mi-homme, mi-ours et dont la force était incroyable. Ensemble, ils allaient délivrer une princesse.

On vous a déjà parlé de la collection Contes mélangés de chez Karibencyla (mais c’était il y a fort longtemps !). Le principe de la collection se comprend avec le nom, ici les contes sont mélangés : Barbe Bleue rencontre Compè Lapin, le Chaperon Rouge le Dragon de Chine ou encore Blanche-Neige les Korrigans. Dans le cas présent, c’est donc Boucles d’Or (bien connue des enfants) qui rencontre Jean de l’Ours (personnage légendaire du sud de la France). C’est une très jolie histoire écrite par la célèbre Pakita et illustrée à la peinture par Joël Cimarrón. Une façon originale de redécouvrir les contes.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué des albums de Soufie (L’Ogre qui n’avait peur de rien, La petite enquiquineuse et le vieux géant, La mémoire aux oiseaux, Mon papa est comme ciMa maman est comme çaMa grande sœur et Léontine, princesse en salopette), Pakita (Père Noël, La course aux cadeaux !Tout le monde peut se tromper même moi !, Ma demi-soeur que j’aime en entier, Vroum Vroum c’est parti !Pablo le pirate chasse au trésor !Vive la chasse au trésor, Le club des grands inventeurs, Je m’occupe toute seule, Emma ou Léa, qui est qui ?Ambre a peur du noir Julie nous fait la cuisine et Pakita la princesse magique) et Joël Cimarrón (Cendrillon et l’oiseau de feu). Retrouvez aussi notre interview de Soufie.

Il était une fois… un Lapin !
de Soufie
Les éditions des Braques dans la collection Les p’tits braques
6,90€, 160×163 mm, 29 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2014.
Boucles d’or et Jean de l’Ours
Texte de Pakita, illustrations de Joël Cimarrón
Karibencyla dans la collection Contes mélangés
12,80 €, 244×232 mm, 32 pages, imprimé en Union Européenne.

À part ça ?

Et le genre dans les films Disney ? Un sujet absolument passionnant dans l’émission Ecoute ! Il y a un éléphant dans le jardin ! sur Aligre FM 93.1 de la semaine dernière. C’est vers 47 minutes du début (mais même avant c’est intéressant).

Gabriel

You Might Also Like

Le plus fort n’est pas celui qu’on croit !

Par 20 septembre 2013 Livres Jeunesse

Un ogre, un lion et un loup ça vous fait peur ? Et ben pas à eux ! Méfions-nous des apparences et des a priori !

L'ogre qui n'avait peur de rien« La belle petite fille que voilà. Comme elle a de jolies joues roses ! Comme elle a de mignons bras potelés ! » dit un ogre en croisant une jolie petite fille, celle-ci est heureuse de recevoir autant de compliments, remercie et s’en va. Comment ? Quoi ? Elle n’a pas peur s’étonne le mangeur d’enfant… et non elle n’a pas peur ! Pourquoi elle aurait peur de lui et pas l’inverse d’ailleurs ? C’est vrai ça, ça a peur de quoi un ogre ?

L’Ogre qui n’avait peur de rien est un petit album très drôle et plein de charme (ah les illustrations de Soufie…) sur la peur. Tout le monde a peur non ? (Note de la relectrice : ben non justement ! Il y a une maladie où les gens n’ont peur de rien !!! http://passeurdesciences.blog.lemonde.fr/2013/02/13/la-femme-qui-ne-connait-presque-pas-la-peur). Chacun a ses propres phobies. C’est toujours rassurant pour les enfants de voir que même l’ogre a peur de quelque chose. Le texte de Sandrine Beau est drôle, délicat et poétique. Que j’aime ces personnages d’enfants au caractère bien trempé (on pense à La petite enquiquineuse que Soufie avait déjà dessiné). Un très bel album.
Le même vu par Enfantipages.

Un roi tout nuMais qu’il fait chaud ! Le lion n’en peut plus… c’est alors qu’il découvre en se grattant que sa peau a une fermeture éclair ! Vite enlevons donc cette fourrure qui tient chaud. Sauf qu’un lion tout nu ça ne fait plus peur du tout ! Mais quand notre roi des animaux veut se rhabiller, sa peau a disparue !

L’habit ne fait pas le moine mais l’apparence un peu quand même ! Ce lion va vite s’apercevoir que c’est grâce à son physique qu’il en impose et d’ailleurs quand il va croiser un autre lion… il ne va pas faire le fier ! Je ne vous raconte pas la chute mais elle est très belle cette histoire qui fera que le lion réfléchira un peu plus désormais avant de terroriser les animaux ! Une belle histoire d’amitié.

lou P'tit Loup et la bergerePetit Lou était gentil, son père un peu moins… Le jour où ce dernier ramena une bergère pour la manger, le petit loup fût bien embêté… Ces deux-là allaient devenir de très bons amis et fuir ensemble.

Lou P’tit Loup et la bergère est le premier tome d’une nouvelle série d’Antoon Krings (le papa des Drôles de petites bêtes). Ici aussi on joue avec les préjugés, un loup n’est pas forcément méchant. Antoon Krings s’amuse avec les contes (on évoque même le petit chaperon rouge) et nous offre une très belle histoire sur l’amitié, la différence. Un très joli petit album aux illustrations pleines de tendresse.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué plusieurs livres de Sandrine Beau (La girafe en maillot de bainRouge Bitume, Ma maman est comme ça, Mon papa est comme ci, On n’a rien vu venir, Roulette Russe Tome 1 Noël en Juillet, Des crêpes à l’eau, L’hippopotin, L’été où mon grand-père est devenu jaunophile, L’étrangleur du 15 Août, et Quand on sera grands), Soufie (La petite enquiquineuse et le vieux géant, La mémoire aux oiseaux, Mon papa est comme ci, Ma maman est comme ça, Ma grande sœur et Léontine, princesse en salopette.), Bruno Gibert (Le livre de tous les jumeaux (petits et grands), Au lit, poussin ! et Peluches à Paris.) et Antoon Krings (L’herbier des drôles de petites bêtes). Nous avons également interviewé Sandrine Beau et Soufie.

L’Ogre qui n’avait peur de rien
Texte de Sandrine Beau, illustré par Soufie
Éditions des Braques dans la collection Les p’tits Braques
6,90€, 161×162 mm, 32 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2013.
Un roi tout nu
de Bruno Gibert
Autrement dans la collection Fil rouge
5,20€, 160×190 mm, 32 pages, imprimé en Chine, 2013 (première édition 2002).
Lou P’tit Loup et la bergère
d’Antoon Krings
Gallimard Jeunesse Giboulées dans la série Lou P’tit Loup
6,20€, 195×195 mm, 24 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2013.

A part ça ?

Les très belles Éditions de La Pastèque fêtent leurs 15 ans, pour l’occasion ils offrent un ex-libris de Michel Rabagliati pour l’achat de l’un de leurs 15 titres « incontournables » ! Tous les renseignements ici.

Gabriel

You Might Also Like

Une petite fille qui aide et une autre qui enquiquine !

Par 22 octobre 2012 Livres Jeunesse

Il y a un an, presque jour pour jour, je chroniquais un livre que j’avais adoré : Léontine, princesse en salopette de Séverine Vidal illustré par Soufie sorti chez Les p’tits bérets. Ce livre et cette chronique ont été importants pour moi. Déjà l’album a été un vrai coup de foudre comme rarement, à tel point que ma chronique avait vraiment été écrite dans la foulée, avec mes tripes, avec ce que j’avais sur le cœur, presque sans réfléchir. Ma compagne (et d’autres) avaient été surpris par la façon dont elle était écrite, c’était plus personnel, je me lâchais un peu plus. A partir de ce jour-là, de ce livre, de cette chronique La mare aux mots a un peu évolué, changé de ton. Cette chronique reste pour moi importante. Et puis ces deux auteurs sont devenues importantes sur ce blog (tous les livres de Séverine Vidal ont été chroniqués ici et je reste très très fan de son travail, Soufie avait signé l’ancienne version des pictos du blog et notre carte de vœux de l’année dernière). C’est pourquoi quand j’ai reçu un livre de Séverine Vidal et un livre de Soufie tout deux sortis chez Les p’tits bérets j’ai trouvé que c’était une belle manière de fêter cet anniversaire !

Depuis que son papa ne va plus au travail, cette petite fille a repéré quelques petits trucs positifs : ne plus manger à la cantine, c’est lui qui raconte l’histoire du soir. Elle a repéré aussi quelques changements négatifs comme les restrictions budgétaires ou la vente d’objets qu’on aimait bien… Et surtout elle voit bien que son papa se sent inutile, qu’il est triste ! Alors c’est décidé, elle va lui faire une liste des métiers qu’il peut faire ! Avec ça c’est sûr, les choses vont changer.

Je le dis souvent mais Séverine Vidal a le don de parler de choses franchement pas drôles avec légèreté et finesse. Ici donc elle évoque le chômage (mais pas seulement le chômage car le père est non seulement sans emploi mais ne sait pas quoi faire de sa vie, chose dont on parle rarement dans les livres pour enfants). C’est souvent une chose que les enfants ne comprennent pas, le chômage des parents, ou en tout cas ils ne voient pas en quoi c’est négatif. Et comme toujours Séverine Vidal nous livre une histoire pas du tout plombante, on va plus sourire que pleurer ! Le personnage de la petite fille est comme souvent dans les albums signés de cette auteur, plein de piquant. Les belles illustrations d’Éléonore Thuillier ajoutent encore de la légèreté et de l’humour à tout ça. Un superbe livre, plein d’humour (et de magie) sur un sujet pas franchement drôle à la base.

Cette petite fille elle enquiquine tout le monde, une vraie petite peste ! Elle aime ça asticoter les gens, tourmenter les animaux, poser des tas de questions,… sauf que forcément les gens en ont un peu ras la casquette de subir tout ça et elle se retrouve bientôt avec personne à enquiquiner ! Jusqu’à ce qu’elle rencontre un vieux géant qui s’ennuie… Elle a à nouveau quelqu’un à enquiquiner ! Et si c’était l’inverse ?

Décidément j’aime la plume d’Anne Loyer, que ce soit dans les romans (dont le superbe Candy récemment) ou dans les albums, elle sait manier les mots, donner du rythme à l’histoire. Ils sont rares finalement les auteurs qui sont aussi bons dans les deux exercices… Il y a Séverine Vidal, Anne-Gaëlle Balpe et finalement peu d’autres (je parle à ma connaissance évidemment !). Ici donc une jolie histoire de petite fille qui aime agacer son monde et qui découvrira la fameuse expression de l’arroseur arrosé ! Les illustrations de Soufie sont plus belles que jamais. Plus elle avance, Soufie, et plus son travail est recherché, peaufiné (j’avoue que je suis plus fan d’un album comme celui-ci que des albums très épurés qu’elle a signé récemment). Soufie est une artiste que je suis de près depuis le premier album et j’ai eu peur un moment qu’elle tourne en rond, avec cet album elle prouve que non et ça fait du bien. Un album drôle, plein de poésie et très beau.

Quelques pas de plus…
Retrouvez Séverine Vidal en interview sur le blog et nos chroniques de ses autres livres : Clovis & le pain d’épices, Rien qu’une fois, Philo mène la danse, Plus jamais petite, Comment j’ai connu papa, Arsène veut grandir, Lâcher sa main, Rouge Bitume, Comme une plume, J’attends Mamy, Roulette Russe tome 1 Noël en juillet, Je n’irai pas, Léontine, princesse en salopette, Mamythologie, On n’a rien vu venir, Du fil à retordre, Prune, tome 1 : La grosse rumeurPrune, tome 2 : Le fils de la nouvelle fiancée de papa, Prune, tome 3 : Prune et la colo d’enfer, 5h22, Les petites marées et La meilleure nuit de tous les temps. Retrouvez aussi ses réponses à Dis, c’est quoi ton métier…
Retrouvez notre interview d’Anne Loyer et ses autres livres que nous avons chroniqués : Candy, Sur les quais, Ma grande sœur et Moi Einstein gardien de maizoo.
Retrouvez notre interview de Soufie et ses autres livres que nous avons chroniqués : La mémoire aux oiseaux, Mon papa est comme ci, Ma maman est comme ça, Ma grande sœur et Léontine, princesse en salopette.

Mon papa est zarzouilleur
de Séverine Vidal, illustré par Eléonore Thuillier
Les p’tits bérets dans la collection La tête sur l’oreiller
12,90€, 212×206 mm, 26 pages, imprimé en Italie
La petite enquiquineuse et le vieux géant
d’Anne Loyer, illustré par Soufie
Les p’tits bérets dans la collection La tête sur l’oreiller
12,90€, 212×206 mm, 28 pages, imprimé en Italie

A part ça ?

Vous aimez l’art urbain ?

Gabriel

You Might Also Like

Les grands parents qui partent… petit à petit

Par 30 août 2012 Livres Jeunesse

Deux très beaux albums, très doux, pour évoquer la vieillesse et la sénilité.

Ce petit garçon aime sa grand-mère « aussi fort que l’univers »… même si elle sort parfois en robe de chambre et pantoufles, qu’elle met ses tartines dans l’armoire ou ses lunettes dans les bégonias. Ce n’est pas toujours évident une grand-mère qui oublie votre prénom… voire même le sien ! Ça rend triste, et même elle ça la fait pleurer de se rendre compte que sa mémoire s’envole avec les oiseaux.

Voilà bien un album d’une extrême douceur pour évoquer un sujet assez difficile et qui mieux que Soufie pour attendrir ? Les illustrations sont comme toujours avec elle, pleines de tendresse et ça adoucit le propos parfois dur du texte. Car, même si on peut regretter un manque de profondeur, Ingrid Chabbert a su parler de choses difficiles comme des larmes de la grand-mère qui se sent partir. Un bien bel album qui aborde en douceur la réalité d’avoir à connaître la sénilité de ses grands-parents, chose souvent difficile à comprendre pour les enfants.

Le grand-père de ce petit ours devient vieux et sans son petit-fils il serait bien seul… même si de temps en temps il ne le reconnaît pas. Le vieil ours apprend des choses au petit ours… et parfois inversement. Chacun est utile à l’autre et c’est une belle relation qui les unit.

C’est un livre sur lequel j’ai craqué dès que je l’ai vu en librairie. Les illustrations sont belles et douces tout en étant drôles. Le texte, pourtant très simple, est beau et percutant. Les traits des personnages sont parfois un peu tristes, mais ça ne dure pas, le sourire revient. Un bien bel album plein d’amour et de douceur et sans aucune mièvrerie.

Quelques pas de plus…
Le plus beau livre sur le sujet reste Mamythologie de Séverine Vidal et Lionel Larchevèque, dans lequel un petit garçon ne supporte pas qu’on se moque de sa mamie qui perd la tête, et imagine, au contraire, que toutes ses absences ont une explication.

La mémoire aux oiseaux
d’Ingrid Chabbert, illustré par Soufie
Des ronds dans l’O
12,50€, 210×210 mm, 24 pages, imprimé en France
Mon grand-père
de Marta Altès
Éditions Piccolia
14,50€, 225×225 mm, 32 pages, imprimé en Chine

A part ça ?

Jusqu’au 17 septembre, les enfants peuvent s’amuser à créer la une de Mon quotidien… et il y a des lots à gagner ! Plus d’informations ici.

Gabriel

EDIT : Erreur sur la mémoire des oiseaux, corrigée !

You Might Also Like

Les invités du mercredi : Laura Guéry et Soufie

Par 2 mai 2012 Les invités du mercredi

L’interview du mercredi : Laura Guéry

C’est avec les Contes Inuit que j’ai découvert Laura Guéry et craqué sur ses illustrations. Je l’avais rencontré lors d’une lecture et depuis j’ai aimé tous les ouvrages qu’elle a illustré. Elle a accepté de répondre à mes questions, merci à elle

La mare aux mots : Quel a été votre parcours ?
Laura Guéry : Après avoir passé un Bac Arts appliqués, j’ai fait un BTS Option Communication Visuelle à Toulouse suivi de quatre années à l’École Emile Cohl à Lyon, où je suis restée et où je travaille actuellement.

La mare aux mots : Vous avez illustré des contes inuit, des plats de cuisine du monde, un voyage musical en Afrique de l’Ouest et un autre en Amérique Latine et même un jeu de carte avec des costumes du monde… Vous êtes passionnée par les peuples du monde ou c’est une pure coïncidence ?
Laura Guéry : euhhh les deux… Disons que j’ai toujours aimé et je me suis toujours intéressée aux cultures du monde, m’ inspirant énormément des  différents motifs et tissus, mais sans avoir l’ impression de dessiner ou peindre les cultures du monde.
Et puis Myriam de Mitik m’a proposé mon premier travail d’illustratrice sur Wokabi et ses amis, jeu de cartes sur différents enfants du Monde en 2007 (chroniqué sur La mare aux mots ici). C’est à partir de ce moment-là que j’ai commencé réellement à devoir préciser mes recherches sur différents pays sans avoir forcément le temps ni les moyens de voyager loin malheureusement ! Et de fil en aiguille, j’ai été contacté et j’ai travaillé sur des contes Africains, d’Amériques Latines, des recettes de 19 pays du monde et des contes inuit sans m’ en apercevoir!

La mare aux mots : Avez-vous beaucoup voyagé ?
Laura Guéry : J’ai eu l’occasion de voyager un peu mais pour l’ instant ce n’ était pas en rapport avec mes projets d’ illustrations…peut-être un jour pourrais-je allier les deux!

La mare aux mots : Quels sont les illustrateurs qui ont marqué votre enfance ? Vous ont-ils inspirée ?
Laura Guéry : Les deux premiers que je citerai sont deux personnes dont j’ai encore les livres et qui ont croisé mon chemin lors de mes études : Jean Claverie que j’ai eu comme professeur à l’École Émile Cohl et Georges Lemoine qui faisait partie du jury de mon diplôme à École Émile Cohl aussi. De jolies coïncidences…
Il y a aussi Ève Tharlet avec un carnet de recette de cuisine du monde en partenariat avec l’ UNICEF, qui a été mon premier livre de cuisine et qui est toujours dans ma cuisine… peut-être mon intérêt pour la cuisine et les cultures du monde a-t-il commencé là ?!
Et puis Pef et La Belle Lisse Poire du prince de Motordu …Incontournable!
J’avoue ne pas me souvenir vraiment mais j’attends avec impatience de pouvoir remettre le nez dans quelques vieux cartons pour retrouver ceux qui m’ ont sans doute inspirés…..

La mare aux mots : Quels sont aujourd’hui les illustrateurs qui vous plaisent ? Que pensez-vous de la production littéraire actuelle pour les enfants ?
Laura Guéry : Les illustrateurs qui me plaisent aujourd’hui sont ceux qui m’ont pour le coup inspirée et qui m’ont donné envie de devenir illustratrice et de faire une école d’illustration : Les Chats Pelés, Frédérique Bertrand avec Les petits héritages et  les Éditions Du Rouergue, à leur tout début, Anne Herbauts, Isabelle Chatelard et Stéphane GirelDave McKean. Puis sont arrivées Muriel Kerba, Cécile Gambini, Rébecca Dautremer, Béatrice Alemagna et tellement d’autres.

La mare aux mots : Comment travaillez-vous, quelle est votre technique ?
Laura Guéry : Disons que je n’ai pas de techniques à proprement parler, c’est un petit mélange : crayons de couleurs, aquarelle, acrylique, gouache… cela dépend vraiment de la matière ou des effets que je souhaite obtenir mais la plupart du temps ce mélange est réalisé sur papier kraft.

La mare aux mots : Parlez-nous des Mamouchkas.
Laura Guéry : « Les Mamouchkas » c’est la rencontre de deux amies illustratrices pour des illustrations ou des œuvres réalisées à quatre mains. Julie Wendling et moi étions dans la même école, chacune ayant son univers mais aspirant aux mêmes envies et s’inspirant de références communes. Nous nous sommes donc vite retrouvées complémentaires lors de nos travaux et l’envie de mettre tout cela en commun sur une même illustration, idée ou objet est venue rapidement créant ainsi l’univers des Mamouchkas…

La mare aux mots : Quels sont vos projets ?
Laura Guéry : Une question bien vaste… je commencerai par quelques projets d’album jeunesse en ce qui me concerne,  avec l’envie d’arpenter mon univers et mon mélange de culture. Et puis des projets  d’œuvres originales pour les Galerie Carré d’artistes, en ce moment je suis à Strasbourg.
Et puis avec Les Mamouchkas, il y aura des nouvelles cartes postales, des expositions, de nouvelles créations originales pour la boutique en ligne et peut-être des albums …

Bibliographie de Laura Guéry:

  • Le Prince des Mers, dans L’ île aux contes (2006) Vilo Jeunesse
  • La rose bleue (2007) Vilo jeunesse
  • Les nouvelles histoires du soir (2007) Gründ
  • Igor et Bigou, Contes et +, 10 Histoires de Noël (2007) Fleurus
  • Les histoires du soir autour du monde (2008) Gründ
  • Dalaka, voyage musical en Afrique de l’ouest, avec Zaf Zapha (2008) Rue des Enfants (chroniqué ici)
  • Les histoires du soir, Magie et Contes de Fées (2008) Gründ (chroniqué ici)
  • Contes des soirs d’ été (2010) Gründ
  • Yemaya, voyage musical en Amérique Latine, avec Zaf Zapha (2010) Rue des Enfants (chroniqué ici)
  • La Grande Marmite du Monde (2010) Éditions du Sorbier (chroniqué ici)
  • Les Classiques d’Itak (2010) Itak Edition
  • Contes des Nuits d’été (2011) Gründ
  • Histoires du soir Les Animaux, Histoires Fables et Légendes (2011) Gründ
  • Contes Inuit de Sylvie Téveny et Emmanuelle Stimamiglio (2012) Circonflexe (chroniqué ici)

Son  site : http://lauramamouchka.canalblog.com

Merci infiniment à Laura Guéry d’avoir répondu à mes questions.

———————————————————————————————————————-

En vacances avec… Soufie

Tous les 15 jours je pars en vacances avec un artiste (je sais vous m’enviez). Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais moi j’adore partir comme ça avec quelqu’un, on apprend à le connaître notamment par rapport à ses goûts… cet artiste va donc profiter de ce voyage pour me faire découvrir des choses. On emporte ce qu’il veut me faire découvrir. On ne se charge pas trop… 5 de chaque ! 5 albums jeunesse, 5 romans, 5 DVD, 5 CD, sur la route on parlera aussi de 5 artistes qu’il veut me présenter et c’est lui qui choisit où on va… 5 destinations de son choix. Cette semaine c’est Soufie qui s’y colle, merci à elle !
Allez en route !

5 albums jeunesse :

5 romans :

  • L’homme que l’on prenait pour un autre, de Joël Egloff
  • Ce que je fais là assis par terre, de Joël Egloff
  • La vie ardente de Michel-Ange, de Irving Stone
  • L’élégance du hérisson, de Muriel Barbery
  • Un roi sans divertissement, de Jean Giono

5 DVD :

  • Ponette
  • Marthe
  • Les enfants du siècle
  • Juno
  • Black Swan

5 CD :

5 artistes :

5 endroits :

La Corse, (mais on part hors saison alors…) j’y ai passé mes étés quand j’étais enfant, et je suis amoureuse de cette île!!
Et sinon, je n’ai malheureusement pas eu la chance de voyager beaucoup… Alors il y a un million d’endroits où j’aimerais aller, mais aucun à te faire « découvrir »!!

Soufie est illustratrice.

Sa bibliographie :

A paraitre

Retrouvez Soufie dans l’interview que j’avais fait d’elle et visitez son blog.

You Might Also Like

Secured By miniOrange